Christian II De Danemark

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Christian II De Danemark

Christian II de Danemark

Christian II de Danemark

Christian II ‚ÄĒ Christian 2. en danois ‚ÄĒ (1481 - 1559) est roi de Danemark, de Norv√®ge (1513 - 1523) et de Su√®de (1520 - 1521), sous l'union de Kalmar. Christian est n√© fils du roi Jean Ier (Kong Hans) et de Christine de Saxe au ch√Ęteau de Nyborg en 1481 et succ√®de √† son p√®re comme roi au Danemark et Norv√®ge. Son successeur est son oncle Fr√©d√©ric Ier.

Christian II
R√®gne au Danemark 22 juillet 1513-20 janvier 1523
R√®gne en Norv√®ge 22 juillet 1513-20 janvier 1523


Régence à partir de 1506.

R√®gne en Su√®de 1er novembre 1520 - ao√Ľt 1521
Couronnement 11 juin 1514 au Danemark


20 juillet 1514 en Norv√®ge
4 novembre 1520 en Su√®de

Reine Isabelle d'Autriche
Prédécesseurs Jean Ier au Danemark et Norvège


Sten Sture le Jeune en Suède

Successeurs Frédéric Ier au Danemark et Norvège


Gustave Ier en Suède

Date de naissance 1er juillet 1481
Place de naissance Ch√Ęteau de Nyborg (Danemark)
Date de la mort 25 janvier 1559
Place de la mort Ch√Ęteau de Kalundborg (Danemark)
Lieu d'enterrement Odense (Danemark)

Sommaire

Politique de Christian

Comme vice-roi de Norv√®ge (1506 - 1512), il montre d√©j√† une capacit√© singuli√®re √† gouverner, dans des circonstances particuli√®rement difficiles, gr√Ęce √† de v√©ritables qualit√©s : patriotisme, vision, courage, stature d'homme d'√Čtat, √©nergie, malheureusement contrebalanc√©es par de r√©els d√©fauts : obstination, suspicion, morne rouerie sous laquelle bouillonne un volcan de cruaut√© vengeresse.

Une autre particularit√©, plus fatale pour lui dans cette √©poque aristocratique qu'une autre, est son penchant pour le peuple ordinaire qui s'accentue avec sa passion pour une belle fille danoise nomm√©e Dyveke, sa ma√ģtresse en 1507 ou 1509.

Son acc√®s au tr√īne est confirm√© au Herredag, ou assembl√©e des notables des trois royaumes nordiques, r√©uni √† Copenhague en 1513. Les nobles et le clerg√© des trois royaumes s'inqui√®tent d'un souverain ayant d√©j√† montr√© en Norv√®ge qu'il n'a pas peur d'appliquer son autorit√© au plus haut point.

Les conseils privés du Danemark et de Norvège ou Rigsraad insistent dans le Haandfæstning (c’est-à-dire la charte extorquée du roi) pour que les couronnes des deux royaumes soient électives et non héréditaires, interdisent explicitement toute transgression de la charte par le roi et se réservent expressément le libre choix du successeur de Christian à sa mort. Mais les délégués suédois refusent d'accepter Christian comme roi.

¬ę Nous avons, ¬Ľ dirent ils, ¬ę le choix entre la paix chez nous et la dissension ici, ou la paix ici et la guerre civile √† domicile, et nous pr√©f√©rons le premier. ¬Ľ Toute d√©cision sur la succession su√©doise est donc remise. Le 12 ao√Ľt 1515, Christian √©pouse Isabelle d'Autriche, la petite fille de l‚Äôempereur Maximilien Ier, sans renoncer √† la liaison avec Dyveke. Seule la mort de cette malheureuse en 1517, dans des circonstances suspectes, √©vite de s√©rieuses complications avec l‚Äôempereur Charles Quint.

Christian se venge lui-même en exécutant le riche Torben Oxe, très probable meurtrier de Dyveke, malgré le soutien apporté à Oxe par ses pairs. Le roi ne perd aucune occasion de réduire la noblesse et promouvoir les sujets ordinaires.

Son conseiller principal est la m√®re de Dyveke, Sigbrit, administratrice n√©e et g√©nie commercial de premier ordre. Christian la nomme d‚Äôabord contr√īleuse du p√©age d‚Äô√Ėresund, et finalement ministre des finances. Son origine bourgeoise explique sa politique permanente pour d√©velopper l‚Äôinfluence de la classe moyenne, en concurrence avec le Rigsraad.

Les patriciens d√©testent √©videmment cette concurrence, et attribuent toutes les mesures impopulaires √† l‚Äôinfluence de ¬ę la sorci√®re danoise qui a envout√© le roi ¬Ľ.

Reconquête de la Suède

Cependant Christian pr√©pare la guerre in√©vitable contre la Su√®de o√Ļ le parti patriotique, men√© par le vice-roi √©lu librement Sten Sture le Jeune, s‚Äôoppose au parti pro-danois de l‚Äôarchev√™que Gustave Trolle.

Christian, qui a d√©j√† pris des mesures pour isoler la Su√®de politiquement, pr√©cipite les √©v√©nements au soulagement de l‚Äôarchev√™que, assi√©g√© dans sa forteresse de Stake, mais il est d√©fait par Sture et ses lev√©es de paysans √† Vedila et forc√© de retourner au Danemark. Une seconde tentative de ma√ģtriser la Su√®de en 1518 est √©galement emp√™ch√©e par la victoire de Sture √† Br√§nnkyrka. Le troisi√®me essai en 1520 avec une grande arm√©e de mercenaires fran√ßais, allemands et √©cossais est un succ√®s.

Sture est bless√© mortellement √† la bataille de Bogesund le 19 janvier et l‚Äôarm√©e danoise, sans opposition, approche Uppsala o√Ļ les membres du conseil priv√© de Su√®de ou Riksr√•d, sont d√©j√† assembl√©s. Les conseillers consentent √† rendre hommage √† Christian, √† la condition qu‚Äôil verse une indemnit√© compl√®te pour le pass√© et garantisse de laisser la Su√®de se gouverner suivant les lois et coutumes su√©doises. Une convention √† cet effet est confirm√©e par les parties le 31 mars.

La veuve de Sture, Dame Christina Gyllenstierna, tient encore bien Stockholm, et la paysannerie du centre de la Suède, soulevée par son patriotisme, prend les armes et défait les envahisseurs danois,le 19 mars à Balundsås, battus difficilement à la bataille sanglante d’Uppsala le 6 avril 1520.

En mai de la m√™me ann√©e, la flotte danoise arrive et Stockholm est investi par terre et mer ; mais Dame Gyllenstierna r√©siste vaillamment quatre mois de plus et prend soin, quand elle se rend le 7 septembre, d‚Äôobtenir une amnistie totale. Le 1er novembre, les repr√©sentants de la nation jurent loyaut√© √† Christian comme monarque h√©r√©ditaire de Su√®de bien que les lois pr√©voient que la transmission de la couronne se fasse par une √©lection.

Le bain de sang de Stockholm

Le 4 novembre, il est sacré par Gustave Trolle dans la Cathédrale de Stockholm, et pour prendre le pouvoir, il fait le serment habituel, en principe réservé aux Suédois de naissance. Les trois jours suivants sont consacrés à des banquets, mais une fête d’un autre genre survient. Dans la soirée, Christian fait rassembler ses capitaines pour une conférence privée au palais. Le résultat est qu’une bande de soldats danois, avec des lanternes et des torches, surgit dans le grand hall et s’empare d’un bon nombre de personnes sélectionnées.

Ensuite, les autres invités sont placés dans des cachots. Toutes ces personnes ont été désignées par une liste de l’archevêque Trolle. Le lendemain un conseil, présidé par Trolle, prononce solennellement un jugement de mort sur ces prisonniers comme hérétiques évidents.

À minuit, cette nuit-là, les évêques patriotiques de Skara et Strängnäs sont emmenés dans le grand parc et décapités. Quatorze nobles, trois maires, quatre conseillers municipaux et vingt citoyens ordinaires sont noyés puis décapités. Les exécutions continuent le jour suivant. En tout, quatre-vingt huit personnes sont tuées.

Christian se venge aussi sur les morts. Ainsi, la d√©pouille de Sten Sture est exhum√©e et br√Ľl√©e, ainsi que celle de son jeune fils. Dame Christina et plusieurs femmes su√©doises nobles sont d√©port√©es comme prisonni√®res au Danemark. En Su√®de Christian est d√©sormais qualifi√© de tyran.

Christian fait taire ses opposants politiques sous le prétexte de défendre un système ecclésiastique qu’en fait il déteste. Même quand il devient nécessaire de faire des excuses pour son crime, il fait preuve de la même duplicité. Dans une proclamation au peuple suédois, il présente le massacre comme une mesure nécessaire pour éviter une interdiction papale.

Tentatives de réforme

Le cerveau bouillonnant de grand projets, Christian revient dans son royaume natal, soucieux du "bien-être" de ses possessions. Aussi inhumain qu'il soit lorsqu'il est en colère, il est tout autant un humaniste que ses contemporains les plus éclairés. Mais, il agit à sa manière et se méfie profondément des nobles danois avec lesquels il partage ses pouvoirs. Il cherche un appui parmi les riches et la classe moyenne des Flandres.

En juin 1521, il fait une visite soudaine aux Pays-Bas et y demeure quelques mois. Il visite la plupart des grandes villes, prend √† son service plusieurs artisans flamands et fait la connaissance personnelle de Quentin Matsys et Albrecht D√ľrer qui fait son portrait. Christian discute aussi avec √Črasme de la r√©forme avec son expression habituelle : ¬ę Les mesures faibles sont sans utilit√©; les rem√®des qui donnent au corps une bonne secousse sont les meilleures et les plus efficaces. ¬Ľ

Lors de son retour au Danemark le 5 septembre 1521, le roi Christian semble plus que jamais au maximum de sa puissance. Confiant dans sa force, il commence brutalement par les plus fortes r√©formes. Bient√īt, il √©dicte le grand Landelove, ou code des lois, bas√© pour la plus grande partie sur les mod√®les hollandais et t√©moignant des vis√©es √©galitaristes du roi. L‚Äô√©ducation est g√©n√©ralis√©e et le haut clerg√© perd de son influence politique. Des peines s√©v√®res sont pr√©vues contre les naufrageurs et ceux qui mettent les paysans en esclavage. Les corporations sont maintenues mais les r√®gles d‚Äôadmission sont assouplies. Les accords commerciaux favorisant les riches bourgeois au d√©triment des vendeurs plus petits sont interdits.

Malheureusement, ces réformes supposent l’action d’un monarque de droit divin et non d’un meneur élu. Certaines sont même en contravention directe avec la charte, et, le vieil esprit scandinave d’indépendance est profondément blessé par la préférence donné aux Hollandais.

Chute

La Suède est désormais en révolte ouverte. La Norvège et le Danemark sont lourdement taxées afin de recruter une armée pour mater le royaume frère. Des complications avec l’étranger s’ajoutent à ces troubles. Dans le but de libérer le commerce danois de la dépendance envers la ligue hanséatique, et de faire de Copenhague le grand marché du nord, Christian augmente arbitrairement les péages du détroit et saisit plusieurs vaisseaux hollandais qu’il soupçonne de ne pas payer la taxe.

Aussi ses relations avec les Pays-Bas sont ternies et L√ľbeck et ses alli√©s sont ouvertement en guerre. Finalement le Jutland se soul√®ve et, le 20 janvier 1523, offre le tr√īne danois √† Fr√©d√©ric. Christian se sent incapable de surmonter tous ces probl√®mes et prend la mer pour chercher de l‚Äôaide √† l‚Äô√©tranger. Le premier mai 1523, il d√©barque √† Veere en Z√©lande.

Huit ann√©es plus tard, soit le 24 octobre 1531, il essaie de reprendre ses royaumes, mais une temp√™te disperse sa flotte au large de la c√īte norv√©gienne. Le premier juillet 1532, par la convention d‚ÄôOslo, il se rend √† son rival le roi Fr√©d√©ric. Les 27 ann√©es suivantes, il vit en r√©sidence forc√©e, d‚Äôabord dans la tour bleue √† Copenhague, puis au ch√Ęteau de S√łnderborg.

Précédé par Christian II de Danemark Suivi par
Jean Ier
Blason Christian Ier de Oldenbourg (1425-1481) Roi de Suède, de Danemark et de Norvège .svg
roi de Danemark et de de Norvège
1513-1523
Frédéric Ier
Sten Sture le Jeune
roi de Suède
1520-1521
Gustave Ier Vasa
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