Cheval

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Cheval
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 Cheval gris (Equus caballus) de race Camargue
Cheval gris (Equus caballus)
de race Camargue
Classification
RĂšgne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Perissodactyla
Famille Equidae
Genre Equus
Nom binominal
Equus Caballus ou Equus ferus caballus[1],[2]
Linnaeus, 1758
 Des chevaux au galop

Des chevaux au galop

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Le cheval (Equus ferus caballus ou Equus caballus) est un grand mammifĂšre herbivore et ongulĂ© appartenant Ă  l'une des sept espĂšces de la famille des Ă©quidĂ©s. Il a Ă©voluĂ© au cours des derniĂšres 45 Ă  55 millions d'annĂ©es Ă  partir d'un petit mammifĂšre possĂ©dant plusieurs doigts pour devenir un grand animal Ă  sabot unique. L'utilisation du cheval, peut-ĂȘtre domestiquĂ© il y a 9 000 ans dans la pĂ©ninsule arabique, se serait rĂ©pandue de 3 000 Ă  2 000 ans av. J.-C. Ă  toute l'Eurasie. Bien que la quasi-totalitĂ© des chevaux soient dĂ©sormais domestiques, le cheval de Przewalski est considĂ©rĂ© comme le dernier vrai cheval sauvage, et il existe de nombreux chevaux domestiques retournĂ©s Ă  l'Ă©tat sauvage.

Il s'agit d'une espĂšce animale employĂ©e par l'Homme et celui-ci a dĂ©veloppĂ© un vaste vocabulaire spĂ©cialisĂ© pour dĂ©crire les concepts qui y sont liĂ©s. Ce lexique va de son anatomie et sa morphologie aux Ă©tapes de sa vie en passant par sa couleur, ses races, sa locomotion et son comportement. En ce qui concerne les spĂ©cificitĂ©s liĂ©es Ă  l'espĂšce, les chevaux comptent sur leur vitesse pour Ă©chapper aux prĂ©dateurs, ont un bon sens de l'Ă©quilibre, un fort instinct de fuite et un trait inhabituel dans le rĂšgne animal : ils sont capables de dormir debout ou en position couchĂ©e. Les femelles, appelĂ©es juments, mettent bas aprĂšs onze mois de gestation un petit nommĂ© poulain. Celui-ci peut se lever et courir peu de temps aprĂšs sa naissance. La plupart des chevaux domestiques sont dressĂ©s pour l'Ă©quitation entre l'Ăąge de deux et quatre ans. Ils atteignent leur plein dĂ©veloppement Ă  cinq ans en moyenne et leur durĂ©e de vie va de 25 Ă  30 ans.

Des siĂšcles durant, les chevaux sont des animaux de guerre et de transport au service des hommes. Ils permettent l'essor du commerce et l'expansion de civilisations sur de grandes Ă©tendues. ConsidĂ©rĂ© comme « la plus noble conquĂȘte de l'homme Â», prĂ©sent dans les mythes, les lĂ©gendes, nombre d'encyclopĂ©dies et toutes les formes d'art, le cheval est, de tous les animaux, celui qui a sans doute le plus marquĂ© l'histoire et les progrĂšs de l'humanitĂ©. Il est Ă  l'origine de mĂ©tiers liĂ©s Ă  son entretien, son commerce ou aux activitĂ©s sportives, les plus cĂ©lĂšbres Ă©tant les sports hippiques. Dans la plupart des pays dĂ©veloppĂ©s, le cheval est dĂ©sormais montĂ© pour les loisirs ou des compĂ©titions, il reprĂ©sente le troisiĂšme sport français en nombre de licences[3], mais il peut aussi ĂȘtre utilisĂ© en thĂ©rapie ou pour la production de biens de consommation grĂące Ă  sa viande, son lait, son cuir et mĂȘme son urine. Dans d'autres pays, le cheval reste un partenaire indispensable Ă  l'agriculture et au transport. L'entretien de chevaux domestiques demande un matĂ©riel particulier et l'attention de spĂ©cialistes.

Sommaire

Étymologie et terminologie

« Cheval Â» (/ʃəval/, pluriel « chevaux Â» /ʃəvo/) est un terme gĂ©nĂ©rique qui dĂ©signe en premier lieu l'espĂšce domestique Equus caballus[4], ce qui inclut les populations redevenues sauvages comme les mustangs. Le cheval de Przewalski et le tarpan appartiennent Ă  une autre espĂšce ou sous-espĂšce, mais sont dĂ©signĂ©s comme « chevaux Â».

La racine indo-europĂ©enne du mot « cheval Â» est *h₁éឱwos, tous les termes issus de la langue indo-europĂ©enne primitive pour dĂ©signer le cheval en dĂ©rivent[5], tel le latin classique equus[6] et le sanskrit ĂĄsva[7]. Le terme « cheval Â» dĂ©rive du latin populaire caballus et dĂ©signa d'abord un « mauvais cheval Â», puis un hongre et, populairement, un « cheval de travail Â»[4]. Ce mot dont l'usage est attestĂ© au IIe siĂšcle est probablement d'origine gauloise[8] et remplace, sans doute avant le milieu du IIIe siĂšcle[Note 1], le classique equus[9]. Les principaux dĂ©rivĂ©s du mot « cheval Â» sont « chevalier Â», « chevaliĂšre Â», « chevalerie Â», « chevaucher Â», « chevalet Â», « cavale Â», « cavalier Â», « cavalerie Â» et « cavalcade Â».

D'autres termes savants liĂ©s au cheval sont empruntĂ©s au grec ancien áŒ”Ï€Ï€ÎżÏ‚ (hĂ­ppos), d'oĂč l'adjectif « hippique Â» ou le terme « hippodrome Â». Cette racine grecque se retrouve aussi dans le prĂ©nom « Philippe Â» (qui aime les chevaux), « Hippolyte Â» (qui dĂ©lie les chevaux), « hippocampe Â» (cheval cambrĂ©), et hippopotame (cheval du fleuve)[9]. Le latin equus est lui aussi issu de cette racine indo-europĂ©enne, Ă  l'origine des termes comme « Ă©quidĂ©s Â», « Ă©quitation Â» et les adjectifs « Ă©questre Â» et « Ă©quin Â»[10].

Chez les AmĂ©rindiens, le cheval est parfois dĂ©signĂ© sous le nom de « grand chien Â»[11]. Le caractĂšre sigillaire montre un Ɠil et la criniĂšre du cheval dans sa partie supĂ©rieure, et la partie infĂ©rieure ses membres et sa queue.

De nombreux termes familiers, pĂ©joratifs ou anciens dĂ©signent aussi le cheval. Parmi les termes pĂ©joratifs figurent notamment « bidet Â», « bourrin Â», « canasson Â», « carne Â», « rosse Â» et « haridelle Â».

Noms génériques

Une vaste terminologie est utilisĂ©e pour dĂ©signer les diffĂ©rents types de chevaux. « Jument Â» dĂ©signe l'animal adulte femelle[12], la pouliniĂšre est une femelle adulte destinĂ©e Ă  la reproduction[13]. L'Ă©talon est un adulte mĂąle reproducteur et reconnu, l'entier un adulte mĂąle non castrĂ©, le hongre un mĂąle castrĂ©. Le poulain et la pouliche sont les jeunes animaux respectivement mĂąle et femelle de moins de trois ans, le yearling un jeune animal de plus d'un an mais moins de deux, le foal le jeune poulain de moins de six mois. Le poney est un cheval de petite taille, officiellement de moins d'1,48 m au garrot[14].

Idiotismes

De par sa proximitĂ© historique avec la vie de l'homme, le cheval a donnĂ© lieu Ă  de nombreux idiotismes animaliers dont de nombreuses expressions sont encore utilisĂ©es couramment. On notera les exemples les plus typiques de la langue française comme « Prendre le mors au dents Â», « Partir du bon pied Â», « Prendre les rĂȘnes Â», « Avoir une fiĂšvre de cheval Â», « un remĂšde de cheval Â» ou « monter sur ses grands chevaux Â».

Hippologie

Article dĂ©taillĂ© : Hippologie.
Taille comparée entre un poney Shetland et un cheval de selle.

Le cheval est un mammifĂšre herbivore, membre de la famille des Ă©quidĂ©s qui compte aussi l'Ăąne et le zĂšbre. Il y a controverse quant au statut du cheval domestique, considĂ©rĂ© comme une espĂšce (Equus caballus) Ă  part entiĂšre ou une sous-espĂšce (Equus ferus caballus) du tarpan (Equus ferus). L'hippologie (du grec áŒ±Ï€Ï€ÎżÏ‚ « cheval Â» et Î»ÏŒÎłÎżÏ‚ « discours Â») Ă©tudie le cheval dans sa globalitĂ©[15], ce qui comprend le fonctionnement biologique et anatomique, ainsi que le comportement et l'entretien.

Les chevaux peuvent ĂȘtre regroupĂ©s et classĂ©s en fonction de leur race, leur utilisation, leur taille ou leur robe. La taille du cheval varie Ă©normĂ©ment d'une race Ă  l'autre. Le plus petit cheval miniature reconnu mesure 44,5 cm pour 26 kg[Note 2] et le plus grand, un cheval de trait, 2,19 m pour 1 500 kg[Note 3],[16]. Le poids et la longĂ©vitĂ© varient de mĂȘme, les poneys ayant une longĂ©vitĂ© gĂ©nĂ©ralement supĂ©rieure aux chevaux. Celle du cheval domestique s'est allongĂ©e grĂące aux soins prodiguĂ©s par l'homme, ils peuvent dĂ©sormais vivre de 25 Ă  plus d'une trentaine d'annĂ©es, bien qu'ils commencent Ă  dĂ©cliner physiquement vers l'Ăąge de quinze ans[17]. Le plus vieux cheval connu, Old Billy, est mort Ă  62 ans[18].

Le cheval domestique possĂšde 32 paires de chromosomes[19], contre 33 paires pour le cheval de Przewalski. La sĂ©quence complĂšte de son gĂ©nome a Ă©tĂ© Ă©tablie en 2007, quatre ans aprĂšs celle de l'ĂȘtre humain[20].

Histoire Ă©volutive

Article dĂ©taillĂ© : Histoire Ă©volutive des Ă©quidĂ©s.
Schéma évolutif du cheval.

Le cheval est un exemple-phare de la thĂ©orie de l'Ă©volution puisque les nombreux fossiles retrouvĂ©s, dont les plus anciens datent de 60 millions d'annĂ©es, montrent qu'il descend d'un petit mammifĂšre forestier possĂ©dant plusieurs doigts, qui s'est ensuite adaptĂ© aux plaines et aux steppes en devenant plus grand, et en dĂ©veloppant son seul doigt mĂ©dian comme point d'appui sur les sols durs. L' aboutissement est l’Equus du plĂ©istocĂšne, toisant environ 1,40 m et se dĂ©plaçant sur quatre sabots[21].

L'histoire rĂ©cente des Ă©quidĂ©s est mal connue en ce qui concerne la spĂ©ciation entre les Ăąnes, les chevaux sauvages (Equus ferus), les zĂšbres et le cheval domestique (Equus caballus). On ignore si les diffĂ©rents types de chevaux prĂ©historiques dont les ossements datĂ©s d'une mĂȘme Ă©poque sont retrouvĂ©s appartenaient Ă  la mĂȘme espĂšce, s'ils Ă©taient des sous-espĂšces ou s'il s'agissait d'espĂšces diffĂ©rentes[22]. Ils Ă©taient sans doute interfĂ©conds et n'appartenaient pas Ă  des espĂšces complĂštement sĂ©parĂ©es.

Origines du cheval domestique

Articles dĂ©taillĂ©s : Cheval des forĂȘts, cheval oriental et tarpan.
Un tarpan des steppes, animal précurseur du cheval domestique.

L'unique théorie admise a longtemps voulu que les différentes races de chevaux domestiques soient le résultat de l'élevage sélectif opéré par l'homme à partir d'une souche sauvage unique, probablement le tarpan. Différentes études, notamment celle de l'université d'Uppsala réalisée à partir d'analyses ADN, ont remis cette idée en question, postulant que le cheval domestique descend de plusieurs sous-espÚces adaptées à différents biotopes avant la domestication[23]. La question reste disputée parmi les communautés scientifiques, mais les chevaux domestiques descendent certainement de souches sauvages capturées et domestiquées en différents lieux d'Eurasie[24].

La thĂ©orie « des quatre lignĂ©es fondatrices Â» postule que toutes les races de chevaux modernes descendent de quatre Ă  sept sous-espĂšces, dont le cheval des forĂȘts, le cheval « de trait Â», le cheval oriental et le tarpan[22].

Anatomie et morphologie

CrĂąne et vertĂšbres cervicales de cheval, exposĂ©s Ă  l'École nationale vĂ©tĂ©rinaire d'Alfort.
Articles dĂ©taillĂ©s : anatomie du cheval et morphologie du cheval.

Le cheval est un animal quadrupĂšde. Une terminologie spĂ©cifique s'applique aux diffĂ©rentes parties de son corps, dont des termes habituellement rĂ©servĂ©s Ă  l'ĂȘtre humain, comme « bouche Â», « jambe Â», « nez Â» et « pied Â», et contrairement Ă  tout autre animal domestique. Sa hauteur se mesure au garrot, sorte de renflement situĂ© Ă  la jonction de l'encolure et du dos[25]. Par convention, le cheval a trois parties externes principales : l'avant-main, qui comprend la tĂȘte, l'encolure et les membres antĂ©rieurs ; l'arriĂšre-main composĂ©e de la croupe, des hanches, des membres postĂ©rieurs et de la queue ; et le corps, la partie centrale[26]. Il porte une criniĂšre et une queue dont les poils sont appelĂ©s crins[27]. L'Ă©tude de sa morphologie permet de dĂ©crire et d'apprĂ©cier la beautĂ©, les dĂ©fectuositĂ©s et les tares d'un animal[28].

L'anatomie du cheval comprend l'Ă©tude du squelette, des muscles, des tendons, du systĂšme digestif, respiratoire, reproducteur, cardiaque et nerveux. Il possĂšde 469 muscles qui reprĂ©sentent environ la moitiĂ© de son poids[27]. Toutes ses particularitĂ©s anatomiques (incapacitĂ© Ă  vomir, possibilitĂ© de bloquer ses jambes pour dormir debout en phase de sommeil lĂ©ger, etc.) rĂ©sultent de sa niche Ă©cologique, celle des grandes herbivores dont la fuite rapide est la seule dĂ©fense[29]. Le pied du cheval est particuliĂšrement important et doit faire l'objet de soins attentifs, justifiant l'expression populaire « pas de pied, pas de cheval Â»[30].

Schéma des parties externes.

Types et races

Articles dĂ©taillĂ©s : races chez le cheval, cheval de selle, cheval de trait et cob.
Le cheval arabe est l'une des races de chevaux de selle les plus typées et les plus connues.
Le cheval de trait est de haute taille et de forte constitution, souvent avec des fanons abondants.

Les races issues de l'espĂšce chevaline sont nombreuses et variĂ©es. Cette grande diversitĂ© a pour origine leur adaptation Ă  l'environnement (aptitude Ă  jeĂ»ner, rĂ©sistance aux hautes tempĂ©ratures ou encore sĂ»retĂ© de pied en terrain montagneux), et surtout l'Ă©levage sĂ©lectif puis les croisements opĂ©rĂ©s par l'homme sur le cheval domestique. Certains traits tels la rapiditĂ©, la capacitĂ© de portage ou encore celle Ă  tracter de lourdes charges, ont Ă©tĂ© privilĂ©giĂ©s[31]. Les races sont gĂ©nĂ©ralement divisĂ©es en trois grandes catĂ©gories : les chevaux de trait destinĂ©s Ă  la traction, les chevaux de selle destinĂ©s Ă  ĂȘtre montĂ©s, et les poneys. Les cobs, chevaux Ă  deux fins pouvant ĂȘtre montĂ©s aussi bien qu'attelĂ©s, sont parfois classĂ©s Ă  part[32]. Pour le cheval comme pour bon nombre d'animaux domestiques, des listes d'ancĂȘtres ont Ă©tĂ© Ă©tablies et de nombreuses races possĂšdent un registre d'Ă©levage qui peut ĂȘtre fermĂ© (seuls les animaux descendants d'animaux dĂ©jĂ  enregistrĂ©s peuvent faire partie de la race) ou ouvert (le registre accepte des croisements avec d'autres races). L'inscription d'un cheval Ă  un tel registre est soumise Ă  des rĂšgles de signalement et de conformitĂ© au standard de race[31]. Ces informations sont reprises par de vastes bases de donnĂ©es spĂ©cialisĂ©es[Note 4].

Les races les plus connues incluent le Pur Sang[33], l'Arabe[34], le Frison, le Pure race espagnole et le Lusitanien, Le Quarter Horse, le Percheron, le poney Fjord[35] et le poney Shetland[36].

Poneys

Article dĂ©taillĂ© : Poney.
Les poneys, comme ce Dartmoor, se différencient souvent des chevaux par des caractÚres morphologiques spécifiques.

Le poney est un cheval de petite taille, souvent avec une conformation et un tempĂ©rament particuliers. Par rapport aux chevaux, ils prĂ©sentent une criniĂšre plus Ă©paisse, une queue et un pelage plus fournis, ainsi que des jambes proportionnellement plus courtes, un corps plus large et une ossature plus lourde[37], bien que certains poneys puissent ressembler Ă  des chevaux en modĂšle rĂ©duit. La FĂ©dĂ©ration Ă©questre internationale (FEI) ne prend en compte que la taille pour dĂ©finir un poney. Selon ses normes, tout cheval de moins d' 1,48 m au garrot (ou 1,49 m ferrĂ©) est classĂ© « poney Â», afin de faciliter les compĂ©titions officielles[38].

Il y a toutefois des exceptions Ă  cette classification, comme le Camargue et l’Islandais, chevaux relativement petits, et le cheval miniature, qui malgrĂ© sa taille de 70 cm possĂšde les caractĂ©ristiques extĂ©rieures d'un cheval.

Marronnage

Article dĂ©taillĂ© : cheval sauvage.
Troupeau de mustangs au galop

Si certaines races de chevaux sont complĂštement infĂ©odĂ©es Ă  l'homme, d'autres demeurent capables de retourner Ă  l'Ă©tat sauvage et de former des troupeaux. C'est le cas des mustangs aux États-Unis et des brumbies en Australie, qui sont considĂ©rĂ©s comme invasifs et provoquent des dĂ©gĂąts importants sur la flore et les sols[39]. Seul le cheval de Przewalski est restĂ© totalement sauvage[40].

Hybrides

Un mulet, hybride né d'un ùne et d'une jument.

Le cheval peut s'hybrider avec d'autres Ă©quidĂ©s, mais l'animal hybride est gĂ©nĂ©ralement stĂ©rile. Le produit d'un entier et d'une Ăąnesse est un « bardot », celui d'un Ăąne et d'une jument est un « mulet Â» ou une « mule Â»[41], celui d'une jument et d'un zĂšbre est nommĂ© « zĂ©brule Â».

Robes et signalisations

Article dĂ©taillĂ© : Robe du cheval.
Chevaux islandais aux robe variées, dont un rouan, un noir, un alezan et un gris au fond.

La couleur des poils et des crins du cheval constituent sa robe. TrĂšs variĂ©es, elles sont un moyen d'identification de chaque animal, aussi font-elles l'objet d'une classification rĂšglementĂ©e et d'un vocabulaire prĂ©cis. Le nom des robes est basĂ© sur la couleur des poils et des crins[42], en ne comptant pas les poils blancs de la tĂȘte et des membres. Les plus courantes sont le bai, l'alezan et le gris.

Les Ă©pis sont des zones de directions irrĂ©guliĂšres des poils, dont le nombre et les localisations sont relevĂ©s dans le signalement des chevaux, afin de permettre leur identification. Les chevaux possĂšdent parfois des marques blanches sur les membres ou sur la tĂȘte, dont la taille et la forme peuvent varier. Ce sont des facteurs d'identification, des termes prĂ©cis existent pour les dĂ©crire[43]. La balzane est une marque blanche au bas des jambes, suivant sa taille et sa forme, elle porte un nom diffĂ©rent[44].

Éthologie et comportement

Article dĂ©taillĂ© : Éthologie Ă©quine.
Les chevaux interagissent entre eux par des frottements et grattages réciproques.

L'éthologie équine est l'étude du comportement du cheval. Animal grégaire, le cheval vit en hardes d'une petite dizaine d'individus[45]. Il passe la majeure partie de son temps à se nourrir, et le reste à explorer son territoire, jouer et interagir avec les membres de son troupeau[46], tout en restant attentif à d'éventuels prédateurs. Il se rassure par des contacts physiques avec ses congénÚres, incluant des frottements et des grattages réciproques[47]. Paradoxalement, l'éthologie du cheval domestique est encore peu étudiée.

Organisation du groupe

Le groupe de compose d'un Ă©talon protecteur (rarement deux), de trois Ă  quatre juments — dont la plus ĂągĂ©e est souvent dominante et leader - et de leurs poulains sur deux ou trois ans, qui sont ensuite chassĂ©s par l'Ă©talon, ou partent d'eux-mĂȘmes pour crĂ©er leur propre harde et assurer leur descendance. En libertĂ©, l'Ă©talon se constitue un harem et se reproduit uniquement avec les juments de celui-ci. Si un autre Ă©talon veut s'approprier le harem ou agrandir sa harde, il s'ensuit une bataille entre mĂąles pour la domination du troupeau. Elles peuvent ĂȘtre violentes mais sont trĂšs rarement mortelles. L'Ă©talon vainqueur rĂ©cupĂšre la harde du perdant.

Communication

Hennissement du cheval

L'Ă©tude de la gestuelle, des mouvements d'oreilles et des attitudes de la tĂȘte permet de dĂ©terminer l'humeur du cheval. Il couche ses oreilles en arriĂšre s'il est en colĂšre, et les pointe vers l'avant s'il est attentif[48]. Ses lĂšvres sont souples et dĂ©tendues s'il est calme, sa lĂšvre infĂ©rieure pend durant son sommeil, crispĂ©es elles montrent que l'animal est nerveux. La tĂȘte et l’encolure sont Ă©galement trĂšs expressifs. Ses membres peuvent frapper le sol en cas d’impatience et de colĂšre, voire d’énervement.

Sommeil

Le cheval ne dort pas toujours debout. Il se couche parfois « en vache Â», comme cette ponette grise, et s'allonge entiĂšrement sur le sol pour les phases de sommeil paradoxal.

Comme la plupart des grands herbivores, le cheval dort peu, de trois Ă  cinq heures par jour, en raison de sa vulnĂ©rabilitĂ© aux prĂ©dateurs[49]. La croyance bien connue selon laquelle il dort debout provient de sa capacitĂ© Ă  bloquer ses jambes pour somnoler dans cette position. Il ne s'agit toutefois que de sommeil lĂ©ger, pour ses phases de sommeil profond et de sommeil paradoxal, le cheval doit s'allonger entiĂšrement. Dans cette position, il peut rĂȘver[50].

Reproduction

Un poulain nouveau-né. Ses longues jambes lui permettent de courir peu aprÚs la naissance afin d'échapper aux prédateurs.
Articles dĂ©taillĂ©s : Reproduction du cheval et Poulain.

En liberté, le mùle manifeste son activité sexuelle dÚs l'ùge d'un an à dix-huit mois[51], et la jument est apte à pouliner dÚs deux ans[52]. Sa durée de gestation est en moyenne de onze mois, soit 330 jours[53]. Elle donne naissance à un poulain à la fois, sauf exception. Celui-ci nait généralement au printemps, ce qui lui évite les grosses chaleurs de l'été et le froid de l'hiver, et lui permet de se nourrir d'herbe verte. Il peut marcher moins d'une heure aprÚs la naissance, et doit téter le colostrum de sa mÚre avant deux jours[54]. Il devient adulte de deux à cinq ans plus tard, suivant la race à laquelle il appartient.

En captivité, la fécondation de la jument se fait de plus en plus souvent par insémination artificielle en sperme congelé. Cette technique permet aux éleveurs de disposer facilement d'un large choix de géniteurs mùles pour leurs pouliniÚres. Pour des raisons économiques, certains éleveurs recherchent une naissance précoce, au début de l'année, et parviennent à déclencher des chaleurs en jouant par exemple sur l'intensité de l'éclairage[55].

Allures et mouvements

Article dĂ©taillĂ© : Allures du cheval.

Naturels

Les diffĂ©rentes façons dont le cheval se meut sont nommĂ©es allures. Tous les chevaux en possĂšdent naturellement trois. Le pas, la plus lente, est en quatre temps et correspond Ă  une vitesse de 8 ou 9 kilomĂštre par heure. Le trot, allure intermĂ©diaire et sautĂ©e Ă  deux temps, permet habituellement d'atteindre une vitesse de 15 Ă  18 km/h[56]. Le galop, la plus rapide, est une allure en trois temps, basculĂ©e et sautĂ©e, permettant d'atteindre une vitesse moyenne de 20 Ă  25 km/h, jusqu'Ă  60 km/h chez le Pur Sang[57]. Certains chevaux sont capables d'aller l'amble, allure oĂč les deux membres d'un mĂȘme cĂŽtĂ© se dĂ©placent simultanĂ©ment[58].

Le cheval saute naturellement les obstacles qui se présentent à lui, et effectue parfois des sauts sur place[59]. Il connaßt le cabrer et la ruade, mouvements qui témoignent généralement d'une volonté d'attaque ou de se défense de sa part[60].

Artificiels

Lipizzan exécutant une pesade.
Articles dĂ©taillĂ©s : Airs relevĂ©s et Rassembler.

Le dressage permet d'apprendre de nouveaux mouvements au cheval. L'apprentissage du rassembler est souvent nécessaire afin de les obtenir. Le pas espagnol est un pas lent caractérisé par une forte extension des membres antérieurs, le passage, un trot majestueux, et le piaffer, un passage sur place[61]. Le dressage classique inclut aussi des airs relevés travaillés à partir du cabrer et de la ruade, comme la levade, la croupade, la pesade et la cabriole[60].

Les allures peuvent présenter des irrégularités, telles l'aubin (mélange de trot et de galop) et le traquenard (trot désuni)[62].

Sens

Article dĂ©taillĂ© : Sens du cheval.
ƒil du cheval

Le cheval possĂšde cinq sens, mais l'existence d'un sixiĂšme sens lui permettant de prĂ©voir le climat ou un danger est souvent Ă©voquĂ©e[63]. Les plus dĂ©veloppĂ©s sont l'odorat, l'ouĂŻe et le toucher. Sa vision est bichromatique[64], son angle de vue de 340 degrĂ©s, mais son acuitĂ© visuelle est moyenne Ă  mĂ©diocre[65] bien qu'il voie trĂšs clair durant la nuit[66]. Son ouĂŻe, trĂšs fine[67], lui permet de prĂ©voir les tremblements de terre, de percevoir les ultrasons et de dĂ©tecter les prĂ©dateurs[68]. Il possĂšde un sens dĂ©veloppĂ© de l'odorat lui permettant entre autres de trouver de l'eau et de dĂ©tecter une femelle en chaleur Ă  800 m[69], et un organe de Jacobson pour analyser les odeurs pendant le flehmen[70].

Le cheval est en principe peu attirĂ© par le goĂ»t sucrĂ©, mais la frĂ©quentation de l'homme l'y a habituĂ©[71]. Il possĂšde un sens du toucher trĂšs dĂ©veloppĂ© sur la tĂȘte et le dos, et peut faire frĂ©mir une partie de son corps afin de chasser les mouches qui s'y posent[72]. Son pied est sensible aux variations de pression. Ses lĂšvres sont entourĂ©es de poils sensibles appelĂ©s vibrisses, comparables aux moustaches du chat[73].

Alimentation et digestion

Article dĂ©taillĂ© : Alimentation des Ă©quidĂ©s.

En liberté, les chevaux se nourrissent de végétaux (principalement d'herbe) et doivent avoir accÚs réguliÚrement à de l'eau. Lorsqu'ils sont mis au travail, leur alimentation est souvent complétée de granulés et de céréales telles que l'avoine.

Tempérament

Les chevaux dits « Ă  sang chaud Â», comme ce Pur Sang, sont fins, vifs et nerveux

Les chevaux Ă©tant des mammifĂšres, ils ont toujours le sang chaud biologiquement parlant. Les termes de « cheval Ă  sang chaud Â», « cheval Ă  sang froid Â», « proche du sang Â» et demi-sang (ou son Ă©quivalent « warmblood Â») sont utilisĂ©s pour dĂ©crire le tempĂ©rament de l'animal, non la tempĂ©rature de son corps.

Le races dites « Ă  sang chaud Â» sont surtout d'origine orientale et incluent l'Akhal-Teke, le Barbe, l'arabe, le turkoman (maintenant Ă©teint) et les Pur Sang dĂ©veloppĂ©s Ă  partir de ces derniers. Ils sont Ă©levĂ©s pour leur agilitĂ© et leur vitesse, vifs, ils apprennent rapidement[74]. Physiquement raffinĂ©s, leur peau est mince, leur silhouette longiligne, et leurs jambes longues[75]. Ces races ont Ă©tĂ© importĂ©es en Europe depuis le Moyen-Orient et l'Afrique du nord lorsque les Ă©leveurs souhaitĂšrent insuffler des qualitĂ©s de vitesse et de vivacitĂ© aux montures de la cavalerie lĂ©gĂšre[74].

La plupart des chevaux de trait, puissants et musclĂ©s, sont « Ă  sang froid Â». Ils sont Ă©levĂ©s Ă  l'origine pour leur force, leur calme et leur patience, des qualitĂ©s nĂ©cessaires pour tirer une charrue ou un lourd charriot rempli de passagers. Ils sont parfois surnommĂ©s les « doux gĂ©ants Â»[76]. Les races les plus connues incluent le trait belge et le Clydesdale. Certains, comme le Percheron, sont un peu plus lĂ©gers et vifs. D'autres, comme le lent et puissant Shire, sont crĂ©Ă©s pour labourer les champs aux sols lourds Ă  base d'argile[76]. Les chevaux Ă  sang froid regroupent aussi quelques races de poneys comme le Fjord[22].

Le demi-sang moderne est grand, mais agile et athlétique.

Les demi-sang (ou Warmblood) comme le selle français, le hunter irlandais, le trakehner ou le hanovrien, sont Ă  l'origine des montures produites pour l'armĂ©e et issues du croisement de cheptels locaux Ă  sang froid avec des chevaux Ă  sang chaud, comme l'arabe ou le Pur Sang, afin d'obtenir un cheval ayant davantage de raffinement que le cheval de trait, mais aussi une plus grande taille et un tempĂ©rament plus calme que les chevaux de sang[77]. Certains poneys demi-sang ont Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s par croisement des cheptels locaux avec des chevaux de sang, par exemple le Connemara[78]. DĂ©sormais, les termes « demi-sang Â» et « warmblood Â» tendent Ă  dĂ©signer un type spĂ©cifique de races qui dominent les sports Ă©questres olympiques du dressage et du saut d'obstacles depuis les annĂ©es 1970. Avant cette date, le terme français demi-sang) dĂ©signait tout croisement entre une race dite Ă  sang froid et une race dite Ă  sang chaud. Parfois, ce terme est utilisĂ© pour faire rĂ©fĂ©rence Ă  des races de chevaux lĂ©gers autres que les Pur Sangs[79].

Intelligence et apprentissage

Au dĂ©but du XXe siĂšcle, Hans le malin le cheval « intelligent Â», a dĂ©frayĂ© la chronique. Il interprĂ©tait en rĂ©alitĂ© les mouvements subtils de son public.

Par le passĂ©, les chevaux ont souvent Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s comme des animaux stupides et incapables d'abstraction, soumis Ă  leur seul instinct grĂ©gaire. Depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle, des Ă©tudes (et des faits comme l'affaire Hans le malin) ont mis en Ă©vidence leurs facultĂ©s cognitives dans la rĂ©solution d'un certain nombre de tĂąches quotidiennes, incluant la recherche de nourriture et la gestion de l'organisation sociale. Les chevaux sont Ă©galement douĂ©s de bonnes habilitĂ©s de visualisation spatiale[80]. Ils font preuve d'intelligence dans la rĂ©solution de problĂšmes, sont douĂ©s de facultĂ©s d'apprentissage et retiennent les connaissances qu'ils ont acquises. Leurs rĂ©sultats sont excellents en apprentissage simple, les chevaux sont aussi capables de rĂ©soudre des problĂšmes cognitifs avancĂ©s qui impliquent la catĂ©gorisation et l'apprentissage de concepts. Ils rĂ©pondent bien Ă  l'habituation, Ă  la dĂ©sensibilisation, au conditionnement pavlovien et au conditionnement opĂ©rant. Leur renforcement peut ĂȘtre positif comme nĂ©gatif. Une Ă©tude de 2009 suggĂšre mĂȘme que les chevaux sont capables de compter jusqu'Ă  quatre[81].

Les chevaux domestiques tendent Ă  savoir rĂ©soudre des problĂšmes plus complexes que les chevaux sauvages, parce qu'ils vivent dans un environnement artificiel qui inhibe leur comportement instinctif tout en apprenant des tĂąches non-naturelles[80]. Les chevaux sont, de maniĂšre gĂ©nĂ©rale, trĂšs sensibles aux habitudes. Ils rĂ©pondent et s'adaptent bien mieux lorsque les mĂȘmes routines et techniques sont utilisĂ©es de maniĂšre cohĂ©rente. Certains formateurs estiment que l'« intelligence Â» des chevaux est un reflet de celle de leur formateur, qui utilise efficacement les techniques de conditionnement et de renforcement positif pour former chaque animal Ă  la maniĂšre qui correspond le mieux Ă  ses inclinations naturelles. D'autres personnes qui travaillent rĂ©guliĂšrement avec des chevaux notent que la personnalitĂ© peut aussi jouer un rĂŽle pour dĂ©terminer comment un animal donnĂ© rĂ©pond Ă  des expĂ©riences diverses[82].

Le cheval et l'homme

Extrait du Larousse du cheval, 1983

En l'espace d'une génération, la civilisation du cheval vient de disparaßtre. Une civilisation quasi-universelle, dont l'origine se perd dans les millénaires, vient de mourir sans bruit, discrÚtement. [...] Il s'agit là d'une rupture décisive et irréversible dans l'histoire des sociétés[83].

L'alliance de l'homme et du cheval, animal qui a « sans doutes Â» le plus marquĂ© l’histoire et les progrĂšs de l'humanitĂ©[84], dure plusieurs millĂ©naires[85] durant lesquels le cheval devient l’auxiliaire favori de l'homme[86] pour le transport, la guerre et le travail. La premiĂšre rencontre entre l'homme et le cheval remonte peut-ĂȘtre Ă  un million d'annĂ©es, voire davantage, mais ces rapports demeurent ceux du prĂ©dateur et de la proie jusqu'Ă  la domestication[87]. Le lien entre le cheval et l'homme est basĂ© sur l'utilisation de la force musculaire de l'animal, au service des besoins humains[88]. Cette « exceptionnelle Â» association contribue significativement Ă  l'Ă©volution de la sociĂ©tĂ©, et se transforme radicalement au cours du XXe siĂšcle dans la plupart des pays dĂ©veloppĂ©s[87]. La place symbolique du cheval demeure nĂ©anmoins, Ă  travers un grand nombre d'expressions populaires et l'utilisation de l'unitĂ© cheval-vapeur[88].

Domestication

Article dĂ©taillĂ© : Domestication du cheval.

Plusieurs thĂ©ories existent quant Ă  la domestication du cheval. La dĂ©couverte la plus rĂ©cente la situe voici 9 000 ans, dans la pĂ©ninsule arabique[89], mais n'a pas encore Ă©tĂ© validĂ©e. Auparavant, la date de 6 500 ans avant notre Ăšre, dans l'actuel Kazakhstan[90], a Ă©tĂ© Ă©voquĂ©e aprĂšs celle, longtemps admise, de 5 500 ans avant notre Ăšre, au sein de la culture BotaĂŻ, oĂč des traces d'attelage et de collecte de lait de jument ont Ă©tĂ© retrouvĂ©es[91]. Le linguiste Winfred P. Lehmann soutient que le cheval est domestiquĂ© depuis le VIIIe millĂ©naire av. J.-C., prĂšs de la mer Noire[92]. D'autres thĂ©ories Ă©voquent le sud de la Russie, la Roumanie, ou l'Ukraine vers le IVe millĂ©naire av. J.-C., pour l'hypothĂšse kourgane[93]. Une preuve irrĂ©futable est l'utilisation de chariots funĂ©raires dans la culture d'Andronovo, vers le IIe millĂ©naire av. J.-C.[94].

La domestication est aussi étudiée sur la base de la comparaison entre le matériel génétique des chevaux actuels et celui des os et des dents de chevaux trouvés au cours de fouilles archéologiques et paléontologiques. Les variations constatées au niveau du matériel génétique semblent montrer qu'un nombre trÚs réduit d'étalons sauvages, et par contre un nombre élevé de juments sauvages, seraient à l'origine du cheval domestique[95],[96],[97],[98],[99]. En effet, il y a trÚs peu de variabilité génétique au niveau du chromosome Y, transmis de mùle en mùle (lignée paternelle), alors que la variabilité de l'ADN mitochondrial, transmis par les mÚres (lignée maternelle) aux petits de tous les sexes, est trÚs importante[95],[96],[97],[98],[99].

Il existe aussi des variations régionales dans l'ADN mitochondrial, dues à l'inclusion a posteriori de juments sauvages parmi des hardes déjà domestiquées[97],[98],[99],[100]. Une autre conséquence de la domestication est une augmentation de la variabilité des robes[101], chez le cheval, cette variabilité augmente énormément entre 5000 et 3000 ans avant notre Úre[102].

Antiquité

Article dĂ©taillĂ© : Cheval dans l'AntiquitĂ©.
MosaĂŻque romaine d'une course de char, Sicile, IIIe/IVe siĂšcle

En Europe, les Grecs, Romains et Byzantins utilisaient le cheval pour la guerre, les communications, le transport mais aussi les courses de chars. De leur cĂŽtĂ©, les Celtes vĂ©nĂ©raient Épona, dĂ©esse des chevaux, dont le culte nous a Ă©tĂ© transmis du fait de son adoption par les troupes Ă©questres romaines. Au Moyen-Orient, certaines tribus Perses semblent avoir sĂ©lectionnĂ© les pur-sang arabesModĂšle:Ref insuffisante, chevaux du dĂ©sert, robustes et Ă©lĂ©gants, ils inventent aussi le polo. Lorsque les HyksĂŽs envahissent l'Égypte au XVIIe siĂšcle av. J.‑C., les Égyptiens n'utilisaient les chevaux que pour des tĂąches civiles. La cavalerie, qui fera la puissance des pharaons du Nouvel empire, Ă©tait alors du cĂŽtĂ© de l'ennemi et sera un facteur dĂ©terminant dans la dĂ©faite Ă©gyptienne. En Afrique, la cavalerie numide est une unitĂ© importante des armĂ©es carthaginoises lors des guerres puniques tandis que la cavalerie romaine Ă©tait rĂ©putĂ©e mĂ©diocre.

En Asie, le plus ancien char hippomobile Ă  nous ĂȘtre parvenu intact provient de la tombe de l'empereur Chinois Wu Ding, mort en 1118 av. J.-C. Le cheval Ă©tait peu utilisĂ© comme animal de trait dans l'agriculture mais les Chinois seraient Ă  l'origine du collier d'Ă©paule. Ils utilisĂšrent l'Ă©trier au VIe siĂšcle av. J.‑C., la cavalerie formant le gros des troupes chinoises. Le cheval (銏) sert de moyen de transport et de communication (coursier). Quand le jeu de polo perse arriva Ă  la cour de l'empereur, tout le monde s'en Ă©prit. Les Chinois ne faisant pas d'Ă©levage permanent des chevaux, ces derniers restaient un produit de luxe importĂ© du Moyen-Orient.

Au Japon, le cheval sert d'animal de combat, de coursier et au transport de marchandises, mais dans ce dernier cas il est guidĂ© par des hommes Ă  pied[rĂ©f. souhaitĂ©e], ce qui limite son potentiel. Des peuples d'Asie ont dĂ©veloppĂ© une unitĂ© militaire originale qui est l'archer Ă  cheval.

Moyen Âge

Article dĂ©taillĂ© : Cheval au Moyen Âge.
Joute bavaroise du XVe siĂšcle
Arrivée des croisés à Constantinople

Au Moyen Âge, des types spĂ©cifiques d'animaux sont dĂ©veloppĂ©s. Le destrier est le plus connu, Ă  travers l'image d'un Ă©norme animal bardĂ© de fer associĂ© Ă  son chevalier en armure complĂšte, mais la rĂ©alitĂ© historique est plus nuancĂ©e[103]. Les prestigieuses et puissantes montures de guerre portent le chevalier en armure, son armement, une large selle et son caparaçonnage[104],[105]. Le coursier, plus rapide, est Ă©galement utilisĂ© pour la guerre[106]. Les chevaux de prestige et de parade, dits « palefrois Â», sont rĂ©putĂ©s trĂšs coĂ»teux[107], tout comme la haquenĂ©e, jument des dames fortunĂ©es. Le roussin, de moindre valeur, sert occasionnellement de monture aux chevaliers les plus pauvres ou de cheval de bĂąt[106]. L'utilisation des chevaux de traction est accrue par la diffusion du collier d'Ă©paule en Europe au XIIe siĂšcle, permettant au cheval de trait de remplacer avantageusement le bƓuf dans les exploitations agricoles[108]. Les chevaux mĂ©diĂ©vaux sont nommĂ©s d'aprĂšs leur lieu d'origine, par exemple « cheval espagnol Â», mais ce terme se rĂ©fĂ©rait peut-ĂȘtre Ă  plusieurs races[109]. D'importants progrĂšs technologiques, comme l'amĂ©lioration des selles, l'arrivĂ©e de l'Ă©trier, du collier d'Ă©paule et du fer Ă  cheval permettent des changements capitaux dans l'Ă©quipement Ă©questre, pour la guerre et l'agriculture. L'Église interdit l'hippophagie en 732[107].

Au Moyen-Orient, les chevaux portent les cavaliers Islamiques jusqu'en Espagne et des échanges culturels ont lieu à l'occasion des croisades et des invasions maures. Huit croisades, entre 1097 et 1300, font se rencontrer deux cultures équestres radicalement différentes, les chevaliers chargeant lourdement et essayant de désarçonner leurs adversaires, les Bédouins cherchant à tailler l'ennemi en piÚce[110]. En Asie, la cavalerie est la principale force des armées mongoles et tartares.

Renaissance et temps modernes

Les académies d'équitation privilégient le dressage du cheval. Ici un travail sur deux piliers
Article dĂ©taillĂ© : Cheval Ă  la Renaissance.

À l'arrivĂ©e de la Renaissance, l'invention de la poudre Ă  canon entraĂźne la fin de la cavalerie lourde et une nouvelle sĂ©lection du cheval de guerre. Des acadĂ©mies d'Ă©quitation sont crĂ©Ă©es, d'abord en Italie, pour obtenir des chevaux plus maniables[104]. L'Ă©cole espagnole de Vienne est construite dĂšs 1572, et les Habsbourgs fondent le haras berceau d'Ă©levage du Lipizzan Ă  Lipica en 1580[111].

L'idĂ©e de mieux sĂ©lectionner les chevaux de guerre fait son chemin sous François Ier, et le 17 octobre 1665, Colbert ordonne la crĂ©ation des haras nationaux. Au XVIIIe siĂšcle, la crĂ©ation de haras, d'Ă©curies et d'Ă©coles de dressage renforce la renommĂ©e des chevaux royaux, devenus plus lĂ©gers et plus souples. À la veille de la RĂ©volution française, l'État possĂšde quinze haras nationaux et prĂšs de 750 reproducteurs. Ces haras sont supprimĂ©s par l'assemblĂ©e constituante en 1790[112].

Les Anglais croisent des chevaux pur-sang arabes et Barbes avec leurs espĂšces indigĂšnes pour crĂ©er les Pur Sangs, fameux chevaux de course. Les premiers colons espagnols rĂ©introduisient le cheval Barbe et andalou dans les deux continents amĂ©ricains. L'espĂšce y avait disparu depuis plus de huit millĂ©naires. En 1519, Les conquistadores d'HernĂĄn CortĂ©s amĂšnent avec eux onze chevaux et six juments[113] qui deviennent les premiers ancĂȘtres des mustangs. Les AmĂ©rindiens n'ayant jamais vu ces bĂȘtes, les conquistadores remportent de nombreuses batailles en passant pour des divinitĂ©s. Cortez aurait dĂ©clarĂ© : « Nous devons notre victoire Ă  Dieu et Ă  nos chevaux Â». L'animal se rĂ©pand rapidement, surtout en AmĂ©rique du Nord. Durant la conquĂȘte de l'Ouest, plusieurs centaines de milliers de chevaux sauvages peuplent le continent. Au XVIIIe siĂšcle, les AmĂ©rindiens Ă©lĂšvent de grandes hardes de chevaux dont le nombre total dĂ©passe les cent cinquante mille individus[rĂ©f. nĂ©cessaire]. À partir de ces mustangs dressĂ©s Ă©mergent la plupart des races amĂ©ricaines. Les Indiens Nez-PercĂ©s opĂšrent des sĂ©lections Ă  partir des mustangs pour obtenir l'appaloosa.

Époque contemporaine

Article dĂ©taillĂ© : Haras sous le Premier Empire.
Napoléon Ier avec ses généraux

Les chevaux jouent un rĂŽle indispensable dans les conquĂȘtes napolĂ©oniennes, et les pur-sang arabes sont des montures de choix pour la cavalerie. Au XIXe siĂšcle, des programmes d'Ă©levage transforment les races Ă©quines locales et en crĂ©ent de nouvelles pour les besoins de la cavalerie, parallĂšlement, de puissantes races de chevaux de trait sont sĂ©lectionnĂ©es. L'arrivĂ©e successive du chemin de fer, des transport motorisĂ©s et du tracteur agricole signent le glas de la traction hippomobile au cours du XXe siĂšcle dans la plupart des pays dĂ©veloppĂ©s[88].

Les cavaliers Ă©voluent : militaires, agriculteurs, voyageurs et marchands laissent leur place aux cavaliers de loisir, souvent des citadins Ă  la recherche de sensations et d'un contact avec la nature, et de sport. ParallĂšlement, l'Ă©quitation oĂč dominait le machisme Ă  l'Ă©poque militaire, se fĂ©minise totalement[88]. DĂ©sormais, seuls les peuples cavaliers, et notamment les Mongols dont les enfants apprennent toujours Ă  monter avant de savoir marcher, prouvent encore Ă  quel point l'utilisation du cheval a Ă©tĂ© primordiale et dĂ©terminante dans l'histoire de l'humanitĂ©[87].

Activités liées au cheval

Article dĂ©taillĂ© : MĂ©tiers Ă©questres.

De nombreux métiers existent autour du cheval[114]. Les deux principales utilisations historique du cheval sont celle de monture pour un cavalier, et celle d'animal de traction. Ces deux objectifs donnent lieu à une classification entre le cheval de selle et le cheval de trait.

Les cavaliers professionnels, jockeys et drivers montent des animaux en compétition, les moniteurs et accompagnateurs qui instruisent les nouveaux cavaliers et organisent les randonnées. Les éleveurs font naßtre et commercialisent des chevaux. Les cavaliers de spectacle, gardes républicains, entraßneurs, marchands de chevaux, vendeurs en écurie, loueurs d'équidés, auxiliaires de santé et la filiÚre de la boucherie travaillent au quotidien avec ces animaux.

Certains mĂ©tiers sont spĂ©cialisĂ©s dans les soins apportĂ©s aux chevaux, les MarĂ©chaux ferrants s'occupent de la ferrure et des sabots, les palefreniers des soins quotidiens. Des mĂ©tiers annexes concernent la confection et la vente d'outils et d'instruments spĂ©cialisĂ©s : les selliers-bourreliers confectionnent les selles et les brides.

Élevage et commerce

Article dĂ©taillĂ© : Ă©levage Ă©quin.

L’élevage de chevaux emploie environ 47 000 professionnels en France[115], dont 11 000 Ă©lĂšvent des chevaux de trait et n'ont souvent que deux ou trois juments.

Il existe trois filiĂšres pour le commerce des chevaux. La premiĂšre est liĂ©e au monde des courses. Les chevaux naissent dans des haras spĂ©cialisĂ©s dans la sĂ©lection. Ils peuvent ĂȘtre mis en vente aux enchĂšres, vendus et placĂ©s par leur propriĂ©taire dans des haras qui se chargeront de les entraĂźner et de les faire courir. AprĂšs leur carriĂšre, ils sont destinĂ©s ou non Ă  la reproduction en fonction des rĂ©sultats. Au milieu des annĂ©es 2000, la valeur en France d'un foal destinĂ© au galop de niveau moyen Ă©tait de 25 000 â‚Ź et 30 000 â‚Ź en moyenne, mais entre 10 000 â‚Ź et 20 000 â‚Ź pour un trotteur. Les gains gĂ©nĂ©rĂ©s par les victoires aux courses peuvent ĂȘtre substantiels. Par exemple, le cheval appelĂ© « Lawman Â» vendu yearling Ă  un prix de 75 000 â‚Ź en 2005 a rapportĂ© 1 858 000 â‚Ź Ă  son propriĂ©taire en 2007. Certains investisseurs crĂ©ent des sociĂ©tĂ©s pour les acquĂ©rir et louent des places dans les haras pour les entraĂźner et les faire courir. Les meilleurs chevaux de plat se nĂ©gocient Ă  plusieurs millions d'euros.

Un cheval sans pedigree peut valoir moins de 1 000 â‚Ź pour ces deux filiĂšres, parfois mĂȘme des chevaux jugĂ©s mauvais sont vendus aux prix de la masse de viande (150 Ă  500 â‚Ź) ; mais un cheval sans pedigree peut aussi ĂȘtre vendu Ă  un prix aussi Ă©levĂ© qu'un cheval de grande filiation si on a dĂ©tectĂ© en lui de trĂšs grandes capacitĂ©s.

La troisiĂšme filiĂšre concerne les animaux destinĂ©s au loisir, au tourisme ou aux travaux. Elle est plus traditionnelle et moins formalisĂ©e. Pour les mĂąles aux rĂ©sultats sportifs remarquables, la semence pour l'insĂ©mination artificielle est une source de revenus non nĂ©gligeable. Les chevaux des trois filiĂšres peuvent terminer leur vie aux abattoirs et ĂȘtre donc cĂ©dĂ©s Ă  moins de 800 â‚Ź en 2007. La vente pour cette fin est, selon certaines sources, essentielle Ă  la pĂ©rennisation de l'activitĂ© des petits Ă©leveurs et donc du maintien de la diversitĂ©.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Soins

Un vétérinaire prenant une Radiographie d'un antérieur
Articles dĂ©taillĂ©s : Soins des Ă©quidĂ©s, MĂ©decine Ă©quine et MarĂ©chalerie.

La valeur Ă©conomique et affective des chevaux expliquent la diversitĂ© des soins qui leur sont prodiguĂ©s, et les sommes que certains propriĂ©taires peuvent dĂ©penser pour leur cheval. Les palefreniers et les marĂ©chaux-ferrants s'occupent de l'alimentation et des soins aux chevaux. Ces soins sont Ă  pratiquer au quotidien (comme le pansage), ou en fonction des conditions climatiques, comme la tonte ou la douche. Les pieds doivent aussi faire l'objet d'un soin tout particulier. Ces derniers sont en effet graissĂ©s, parĂ©s et ferrĂ©s, si le travail quotidien de l'animal le nĂ©cessite. Lors de concours ou de compĂ©titions, il peut aussi ĂȘtre amenĂ© Ă  recevoir un toilettage particulier qui peut ĂȘtre complĂ©tĂ© par des nattes, voire, dans certains cas de rubans. Enfin l'entretien des boxes et des pĂątures participe au bien-ĂȘtre des chevaux et Ă  leur santĂ©.

En 2004, 262 vĂ©tĂ©rinaires sont spĂ©cialistes Ă©quins en France[116]. Il existe Ă©galement une recherche dans le domaine de la gĂ©nĂ©tique Ă©quine. D'autres professions concourent aux soins mĂ©dicaux. Les dentistes Ă©quins ont pour activitĂ© principale le limage des dents car celles du cheval poussent tout au long de sa vie. Les ostĂ©opathes Ă©quins pratiquent une thĂ©rapie manuelle en appliquant les mĂȘmes principes que l'ostĂ©opathie pour l'homme. Les marĂ©chaux-ferrants orthopĂ©distes soignent certaines pathologies du pied en mettant des ferrures orthopĂ©diques. Les palefreniers-soigneurs s'occupent des soins lĂ©gers.

Il existe plusieurs techniques de relaxation telles que l'aromathĂ©rapie et la massothĂ©rapie. L'aromathĂ©rapie consiste Ă  traiter un cheval Ă  base d'huiles essentielles. L'aromathĂ©rapie est la base de la massothĂ©rapie. Dans cette derniĂšre, on utilise souvent les huiles essentielles pour effectuer les massages. Dans le soin des blessures des jambes, l'hydrothĂ©rapie peut ĂȘtre utilisĂ©e, soit par massage par jet d'eau ou en faisant nager le cheval.

Travail

Cours de labour Ă  Beaune

Le cheval est historiquement un animal de travail permettant le transport de passagers et la traction de matĂ©riel agricole. Au cours du XXe siĂšcle, il est dĂ©laissĂ© suite Ă  la motorisation. Il disparait du paysage des villes face Ă  la montĂ©e de l'automobile. Paris hĂ©bergeait plus de 50 000 chevaux au dĂ©but du XXe siĂšcle dont environ 10 000 dĂ©diĂ©s au transport public. De nos jours, cette ville reste une des grandes capitales europĂ©ennes oĂč la circulation Ă  cheval est interdite sauf par dĂ©rogation. Certaines races de cheval de trait ont failli disparaĂźtre avec la fin du halage et la mĂ©canisation de l'agriculture.

Certaines utilisations traditionnelles du cheval ont toujours continuĂ© par tradition plus que pour des raisons Ă©conomiques comme la surveillance de troupeaux en Camargue. En France, aprĂšs avoir Ă©tĂ© dĂ©laissĂ© en tant qu'outil de travail, le cheval est de nouveau employĂ© dans de nombreuses tĂąches dans le cadre d'une sociĂ©tĂ© qui se veut davantage sensible Ă  l'Ă©cologie. Le cheval passe Ă  des endroits difficilement accessibles au tracteur et n'endommage pas le sol. Le dĂ©bardage est en dĂ©veloppement grĂące Ă  un bon rapport rendement/coĂ»t dans certaines configurations de terrain. Exemple de lieux de dĂ©bardage en France : bois de Vincennes (Paris), parc de La Courneuve (La Courneuve, Seine-Saint-Denis), parc de Saint-Cloud (Saint-Cloud, Hauts-de-Seine), etc. Longtemps associĂ© Ă  une image de sous-dĂ©veloppement, le labour du sol par traction Ă©quine reprend de l'ampleur en particulier en viticulture. Cette pratique est tout particuliĂšrement respectueuse des terroirs en limitant les tassements de sol dus au poids des engins agricoles motorisĂ©s, elle s'inscrit donc idĂ©alement dans une dĂ©marche de dĂ©veloppement durable[117].

Le cheval est utilisé par des unités de recherche et de sauvetage aux victimes au Canada. Le ramassage des ordures avec un cheval de trait est une utilisation anecdotique, mais réelle comme à Trouville (Calvados, France).

Utilisation militaire

Police montée anglaise
Article dĂ©taillĂ© : RĂŽle du cheval dans la guerre.

Outre la traditionnelle Garde rĂ©publicaine qui, outre ses missions de reprĂ©sentation, assure des patrouilles montĂ©es dans des massifs forestiers ou jardins, il existe un renouveau des unitĂ©s montĂ©es de police ou de gardien d'espaces verts. Un agent Ă  cheval a une capacitĂ© de dĂ©placement accrue, bĂ©nĂ©ficie d'une vision haute et dĂ©gagĂ©e, inspire le respect et rentre plus facilement en contact avec la population par l'intermĂ©diaire de sa monture. Exemples de police montĂ©e : Gendarmerie royale du Canada (GRDC ou GRC), police montĂ©e Ă  La Courneuve (Seine-Saint-Denis, France), Ă  OrlĂ©ans (Loiret, France), etc.

Équitation Ă©thologique

Cheval de dressage sur une reprise

L'Ă©quitation Ă©thologique est une mĂ©thode pĂ©dagogique de dressage nouvelle s'inspirant largement de l'Ă©thologie Ă©quine. Certains dresseurs de chevaux s'en rĂ©clament et donnent des cours de « dressage Ă©thologique Â». Ces dresseurs, les nouveaux maĂźtres, sont les disciples français des « chuchoteurs Â», traduction littĂ©rale de leur appellation anglaise, Horse whisperers. Les pionniers sont les amĂ©ricains Ray Hunt, Pat Parelli, Monty Roberts et Tom Dorrance[118].

Zoothérapie

Article dĂ©taillĂ© : HippothĂ©rapie.

Certaines associations utilisent le cheval comme un intermĂ©diaire qui contribue Ă  la thĂ©rapie de personnes souffrant d'un handicap physique ou mental ou qui sont dĂ©structurĂ©es socialement. Les mouvements du cheval contribuent Ă  fortifier les muscles et l'Ă©quilibre du cavalier. Ce dernier est astreint Ă  faire preuve d'attention et de raisonnement. Le cheval est Ă©galement utilisĂ© sans ĂȘtre montĂ©. La thĂ©rapie consiste alors pour le patient Ă  entrer en contact avec un animal et Ă  interagir avec lui. Comme dans toute les zoothĂ©rapies, l'animal est un catalyseur social permettant par exemple de faire parler des vieillards qui ne parlaient plus depuis des annĂ©es. Le pansage du cheval permet aussi de revalider autant que possible des articulations fatiguĂ©es. Ces associations nĂ©cessitent des compĂ©tences diverses comme des infirmiers, des mĂ©decins, des kinĂ©sithĂ©rapeutes, des assistants sociaux, des Ă©ducateurs, des moniteurs d'Ă©quitation et des chevaux adaptĂ©s Ă  leur activitĂ©[119].

La Fédération Française d'Equitation(FFE) organise désormais des concours paraéquestre de dressage et d'obstacle grùce à une réglementation adaptée aux cavaliers handicapés[120].

Il existe mĂȘme des championnats nationaux et internationaux tirant la pratique vers des niveaux impressionnants.[rĂ©f. souhaitĂ©e]

Sport et loisir

Concours de saut d'obstacles
Articles dĂ©taillĂ©s : Ă©quitation, sport Ă©questre et sport hippique.

De nos jours, le cheval est gĂ©nĂ©ralement utilisĂ© montĂ© (Ă©quitation) pour le loisir (pony-games, balades et randonnĂ©es), dans les sports Ă©questres(dressage, saut d'obstacle, hunter, cross, concours complet, voltige, TREC, Ă©quitation western), dans les sports hippiques et comme animal de spectacle. Il est aussi utilisĂ© attelĂ© que ce soit en loisir ou en sport. Le cheval est aussi parfois apprĂ©ciĂ© comme animal de compagnie (minichevaux). Il existe aussi des jeux par Ă©quipe : polo, polocrosse et horse-ball. Certains passionnĂ©s pratiquent et dĂ©veloppent une Ă©quitation originale telle les joutes Ă©questres, reproduction sĂ©curisĂ©e des joutes moyenageuses ou encore le tir Ă  l'arc Ă  cheval, le yabusame.

Production de viande

Articles dĂ©taillĂ©s : Viande de cheval et Hippophagie.

La viande de cheval est une viande rouge apprĂ©ciĂ©e dans certains pays mais considĂ©rĂ©e comme taboue dans d'autres, dont le Royaume-Uni et les États-Unis, et dans une moindre mesure la France. Cette aversion de l'hippophagie provient de son interdiction par les papes GrĂ©goire III en 732 et Zacharie en 751, mais aussi du statut du cheval, proche dĂ©sormais de l'animal de compagnie. En 2005, 24 460 tonnes de viande chevaline sont consommĂ©es en France, et il existe environ 1000 boucheries spĂ©cialisĂ©es[121].

Le cuir, le crin, le lait et l'urine du cheval sont également utilisés.

Le cheval dans la culture

Article connexe : Symbolique du cheval.

Depuis ses premiĂšres reprĂ©sentations sur les parois des grottes telles que la grotte de Lascaux, le cheval a toujours Ă©tĂ© prĂ©sent dans la culture humaine, que ce soit par le biais de mythes et de lĂ©gendes, d'Ɠuvres d'art ou d'Ɠuvres de fiction. L'animal possĂšde une vaste symbolique et des histoires le mettent en scĂšne dans des pays aussi Ă©loignĂ©s que la GrĂšce antique, l'Inde, la France, l'Iran ou encore les Philippines. Des qualitĂ©s particuliĂšres et des attributs fantastiques peuvent ĂȘtre associĂ©s Ă  ces chevaux, souvent dĂ©crits comme les montures des rois, des prophĂštes et des hĂ©ros.

Sacrifice et inhumation

Article dĂ©taillĂ© : sacrifice du cheval.

Nombre de peuples indo-europĂ©ens, tels les Germains et les Celtes[122], dĂ©veloppent des cultes et des rituels liĂ©s au cheval et Ă  son sacrifice. Certains trouvent leur explication dans les BrĂąhmana[123]. Ainsi, le rituel romain d'October Equus, impliquant le sacrifice d'un cheval en octobre, est rapprochĂ© du rituel indien ancien appelĂ© ashvamedha. Les mythes indo-europĂ©ens sont fortement influencĂ©s par la domestication du cheval. En Basse-Saxe et dans la lande de Lunebourg, on trouve encore beaucoup de maisons anciennes ornĂ©es de deux tĂȘtes de chevaux en bois : il s'agit peut-ĂȘtre lĂ  de la marque d'une tradition qui remonte aux temps oĂč les tĂȘtes des chevaux sacrifiĂ©s Ă©taient fixĂ©es sur les huttes pour protĂ©ger les habitants et bannir le mal[123]. Le cheval est Ă©galement l'animal que l'on retrouve enterrĂ© avec l'Homme : un cimetiĂšre a Ă©tĂ© dĂ©couvert en France avec des tombes d'hommes et de chevaux disposĂ©s volontairement dans certaines positions[123].

Mythes et légendes

Articles dĂ©taillĂ©s : Cheval dans la mythologie nordique et Cheval dans la mythologie celtique.
BellĂ©rophon montĂ© sur PĂ©gase, v. 440 av. J.-C., musĂ©e du Louvre

Le cheval est trÚs présent dans la mythologie grecque, notamment avec le fameux cheval ailé Pégase, et les Centaures, créatures mi-homme mi-cheval. Les cavales de DiomÚde sont des juments carnivores et sauvages capturées par HéraclÚs[124] ,[125]. Selon la tradition, Bucéphale, le cheval d'Alexandre le Grand, descendrait de l'une d'elles[126]. Chez les dieux grecs, le cheval est l'attribut de Poséidon, dieu des océans et des mers, qui l'a créé et a appris aux hommes à le monter[127]. Les chevaux du soleil tirent le char d'Hélios selon les anciennes traditions[128] et Ulysse fait construire le Cheval de Troie, un cheval de bois géant dans lequel il cache des soldats pour prendre la ville de Troie[129].

Les peuples celtes accordent une grande place au cheval Ă  travers les dĂ©esses comme Épona, dĂ©esse-jument gauloise dont le culte a Ă©tĂ© reprit par les romains. L'intelligence et la fĂ©rocitĂ© des chevaux de bataille est louĂ©e dans les Ă©popĂ©es hĂ©roĂŻques et la lĂ©gende arthurienne. Certaines traditions perdurent jusqu'Ă  nos jours, comme celle de la Kelpie, un cheval aquatique du folklore Ă©cossais qui transporte ses victimes dans l'eau. La mythologie nordique mentionne aussi un trĂšs grand nombre de chevaux dans les Eddas et les sagas, dont le plus cĂ©lĂšbre est Sleipnir, l'Ă©talon Ă  huit jambes du Dieu Odin.

Dans la tradition chinoise, le cheval reprĂ©sente les nomades des steppes. Il est aussi le symbole des « barbares Â». Les Chinois s'en servaient pour tirer les chars mais Ă©vitaient de le monter[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Un signe zodiacal chinois correspond au cheval. En Inde, un des avatars de Vishnou est le cheval blanc, cet animal est aussi liĂ© aux hymnes Ă  Indra, divinitĂ© de la guerre. Une figure mythique du cheval est le qilin, dĂ©crit comme la licorne asiatique. Dans le lĂ©gendaire corĂ©en, Chollima est un cheval ailĂ© trop rapide pour ĂȘtre montĂ©.

Religions

Mahomet lors de l'épisode du Voyage Nocturne chevauchant le cheval Bouraq et entouré d'anges, dont l'archange Gabriel, à gauche.

Dans la religion chrĂ©tienne, les cavaliers de l'Apocalypse montent chacun un des quatre chevaux apparus Ă  l'ouverture des quatre sceaux. Ils sont mentionnĂ©s dans la Bible, dans le 6e chapitre du Livre d'Apocalypse, qui prĂ©dit qu'ils chevaucheront lors de la fin du monde. Les quatre cavaliers sont nommĂ©s « Guerre Â», « Famine Â», « Pestilence Â» et « Mort Â». Au Moyen Âge, l'image du cheval rĂ©apparaĂźt Ă  travers la licorne, animal fantastique et christique qui possĂšde une longue corne sur son front. Saint Georges, martyr chrĂ©tien, est souvent reprĂ©sentĂ© Ă  cheval en train de terrasser un dragon. Il est le saint patron des chevaliers.

Selon certains contes, Allah crĂ©e le cheval Ă  partir d'un pincĂ©e de vent et le donne au guerrier en lui dĂ©clarant : « Va et, sur son dos, tu goĂ»teras aux jouissances que je te rĂ©serve dans mon paradis. Â»[130]. Kuhaylan est considĂ©rĂ© comme Ă©tant le premier cheval dressĂ© dans l'histoire de l'humanitĂ© pour les Arabes. Il appartient Ă  IsmaĂ«l, fils d'Abraham. Les chevaux jouent un rĂŽle important dans tous les textes fondateurs arabes. Ainsi, Al-Bouraq, dont le nom signifie « Ă©clair Â», est le cheval ailĂ© Ă  tĂȘte de femme et queue de paon sur lequel Mahomet, guidĂ© par l'archange Gabriel, voyage de nuit de La Mecque Ă  Al-Aqsa (la mosquĂ©e lointaine) au cours du Miraj.

Arts

Cheval effrayé d'EugÚne Delacroix
Tapisserie de Bayeux, datée du XIe siÚcle
Article dĂ©taillĂ© : Cheval dans l'art.

Le cheval est trĂšs reprĂ©sentĂ© dans l'art, tant en peinture qu'en statue. De nombreux peintres se sont pris de passion pour le cheval : en 1812, ThĂ©odore GĂ©ricault et son Officier chasseur Ă  cheval, EugĂšne Delacroix et ses Chevaux arabes se battant dans une Ă©curie en 1860, Auguste Rodin et Le cheval en 1864. La Tapisserie de Bayeux prĂ©sente 202 chevaux. On trouve le cheval cĂ©lĂ©brĂ© en poĂ©sie chez Paul Verlaine, dans les Chevaux de bois (Bruxelles II ), ou Paul Fort et sa Complainte du petit cheval blanc, ou Jacques PrĂ©vert et son Cheval Rouge. Quelques chansons, dites populaires, ont glorifiĂ© le cheval : Stewball, d'Hugues Aufray, Le petit cheval de Georges Brassens, Saucisson de cheval no 1 de Boby Lapointe, Les chevaux de Jacqueline Dulac, La Ballade Du Cheval Mallet, de Tri Yann, Le cheval de Jacques Brel, Demandez Ă  mon cheval (Florent Pagny).

Robert Doisneau photographia, en 1942, un cheval qui avait glissĂ© sur le verglas et qui n'arrivait plus Ă  se relever : Le cheval tombĂ©.

Sculpture Ă©questre

Article dĂ©taillĂ© : statue Ă©questre.

L'intĂ©rĂȘt militaire du cheval a donnĂ© un genre d'art particulier : la statue Ă©questre, qui reprĂ©sente de maniĂšre hagiographique un chef d'État, un chef militaire ou un hĂ©ros. De par sa nature, elle ne peut ĂȘtre que trĂšs difficilement rĂ©alisĂ©e en pierre, le bronze est prĂ©fĂ©rable, mais mĂȘme dans ce mĂ©tal, sa rĂ©alisation tient de la prouesse. La plus ancienne encore intacte est celle de Marc AurĂšle, Ă  Rome. La plus grande connue est celle du cheval de LĂ©onard.

LittĂ©rature et Ɠuvres audiovisuelles

Article dĂ©taillĂ© : Cheval dans la fiction.
Europe
Don Quichotte et sa jument Rossinante.

Compagnon constant des hĂ©ros, le cheval est plus rarement mis en scĂšne pour lui-mĂȘme. Miguel de Cervantes a crĂ©Ă© Rossinante, la jument de Don Quichotte. Au XIXe siĂšcle, Anna Sewell crĂ©Ă© le premier roman animalier avec Black Beauty, narrĂ© par le cheval lui-mĂȘme. À l'Ă©poque contemporaine, Jolly Jumper est la monture du personnage titre de la bande dessinĂ©e Lucky Luke. Crin-Blanc, chef d'un troupeau de chevaux de Camargue en libertĂ©, est le hĂ©ros du court mĂ©trage Ă©ponyme d'Albert Lamorisse, couronnĂ© du prix Jean-Vigo en 1953. Tornado est le destrier de Zorro. Gripoil (en version originale ShadowFax), est le cheval de Gandalf dans Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien. Ulysse, vieux cheval qui doit ĂȘtre livrĂ© Ă  un picador dans les arĂšnes d'Arles dans le film français d'Henri Colpi, Heureux qui comme Ulysse, avec Fernandel, dĂ©nonce le remplacement de l'animal par la machine. Le Cheval venu de la mer, film irlandais de Mike Newell, sur un scĂ©nario de Jim Sheridan, sorti en 1994 en France, met en valeur l'importance de l'animal en Irlande et dans les croyances populaires.

Amériques

Plusieurs chevaux illustrent les Ɠuvres de fiction amĂ©ricaines. La sĂ©rie L’Étalon noir raconte les aventures de Black, un grand crack de course, et d'Alec son jeune jockey. Les aventures de Flicka sont racontĂ©es dans les romans de Mary O'Hara : Mon amie Flicka, Le Fils de Flicka et L'Herbe verte du Wyoming. Une autre cheval de fiction amĂ©ricaine est Mister Ed, « le cheval qui parle Â», hĂ©ros de sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e des annĂ©es 1960. Pilgrim est le cheval de la jeune Grace, 14 ans, dans L'Homme qui murmurait Ă  l'oreille des chevaux, le best-seller de Nicholas Evans qui donnĂ© le film de Robert Redford. Hidalgo est un mustang qui participe Ă  une grande course en Arabie, et que Joe Johnston met en scĂšne en 2002.

Chevaux célÚbres

Certains chevaux sont rentrĂ©s dans la postĂ©ritĂ© et leur nom est devenu cĂ©lĂšbre. Ils peuvent l'ĂȘtre grĂące Ă  la notoriĂ©tĂ© de leur propriĂ©taire, tandis que d'autres ont brillĂ© par leurs performances. Enfin, quelques-uns possĂšdent des particularitĂ©s physiques.

BucĂ©phale, cheval d'Alexandre le Grand. Incitatus, que Caligula nomma consul. Roan Barbary, cheval du roi Richard II d'Angleterre. Old Billy, le plus vieux cheval, nĂ© en 1760 et mort le 27 novembre 1822, Ă  l'Ăąge de 62 ans[131]. Nickel, Le Vizir et Marengo, chevaux de NapolĂ©on 1er. Serko, cheval ayant traversĂ© 9 000 km dans l'Empire russe en deux cents jours et qui a inspirĂ© un roman et un film. Isham, cheval blanc de Buffalo Bill. Iris XVI, cheval du marĂ©chal Leclerc et fusillĂ© pendant la Seconde Guerre mondiale pour acte de rĂ©sistance car il a tuĂ© un officier allemand.

Chevaux de course

Article dĂ©taillĂ© : Liste de chevaux de course.
Statue de Seabiscuit devant l'hippodrome de Santa Anita en 1942

Bellino II, premiĂšre grande star du trot français, au palmarĂšs exceptionnel (3 Prix d'AmĂ©rique, 3 Prix de Cornulier, 3 Prix de Paris...)[132]. GĂ©nĂ©ral du Pommeau, qui a disputĂ© les plus grandes courses françaises et europĂ©ennes. À Vincennes, sa plus grande victoire reste le Prix d'AmĂ©rique de l'an 2000, remportĂ© dans la rĂ©duction kilomĂ©trique de 1 min 12 s 60 centiĂšmes. Ourasi, quadruple vainqueur du Prix d'AmĂ©rique (record)[133]. Varenne, record du monde des gains pour un trotteur (6 035 666 â‚Ź)[134]. Jag de Bellouet, record des gains pour un trotteur français (4 223 699 â‚Ź)[135]. Persik, prestigieux Ă©talon qui a gagnĂ© un nombre impressionnant de courses d'endurance et pĂšre de nombreux gagnants en raids nationaux et internationaux, mort Ă  32 ans le vendredi 24 aoĂ»t 2001. Seabiscuit, cheval amĂ©ricain de course dont les victoires inattendues ont redonnĂ© l'espoir Ă  des millions de personnes durant la Grande DĂ©pression.

Chevaux de sport

Jappeloup de Luze, mĂ©daillĂ© d'or de saut d'obstacles aux Jeux olympiques de SĂ©oul en 1988 sous la selle de Pierre Durand. Milton, cheval de John Whitaker, au palmarĂšs exceptionnel et considĂ©rĂ© par beaucoup comme le meilleur cheval de saut d'obstacles de tous les temps. Huaso, pur-sang chilien dĂ©tenteur du record du monde de hauteur en saut d'obstacles depuis 1949 avec 2,47 m.

Chevaux de spectacle et autres

Certains chevaux accĂšdent Ă  la cĂ©lĂ©britĂ© grĂące au spectacle ou Ă  un physique particulier, comme Stormy, une femelle zĂ©brule issue du croisement d'un zĂšbre et d'un cheval, dressĂ©e grĂące aux mĂ©thodes Ă©thologiques d'Andy Booth, ou encore Tritonis, le plus grand pur-sang anglais, mort en septembre 1990 Ă  l'Ăąge de sept ans, qui mesurait 1,98 m et pesait 950 kg[131]. Templado est un cheval lusitanien du spectacle Ă©questre Cavalia, rĂ©putĂ© pour son allure et son immense criniĂšre, et Zingaro, un cheval frison noir ayant appartenu Ă  Bartabas, qui a donnĂ© son nom Ă  la troupe. Black Beauty est le cheval ayant jouĂ© dans la sĂ©rie Les Aventures de Prince Noir.

Notes et références

Notes

  1. ↑ Le roumain cal renvoie Ă©videmment Ă  caballus. Or la sĂ©paration linguistique de la Dacie avec le reste de l'Empire romain date de 271 aprĂšs J.-C.
  2. ↑ Il s'agit de Thumbelina, une jument miniature amĂ©ricaine.
  3. ↑ Il s'agit de Sampson, cheval anglais de race Shire
  4. ↑ Comme Genequs, qui comptait en 2007 plus de 210 000 chevaux toutes races confondues, et qui remonte pour les plus anciennes inscriptions Ă  1764

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Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Références taxonomiques

Bibliographie

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  • Étienne Saurel, Le Cheval: Ă©quitation et sports hippiques... Vie active, Larousse, 1966, 408 p. (ISBN 9782030781357) 
  • Deb Bennett, Conquerors : The Roots of New World Horsemanship, Amigo Publications, Inc., Solvang, CA, 1998, 422 p. (ISBN 9780965853309) 
  • Denis Bogros, Des hommes, des chevaux, des Ă©quitations : Petite histoire des Ă©quitations pour aider Ă  comprendre l'Équitation, Caracole, Favre, 1989, 180 p. (ISBN 9782828904548) 
  • Jean-Louis Gouraud, Le cheval : Le bestiaire divin, Favre, 2000, 189 p. (ISBN 9782828905613) 
  • Le Cheval, Centre de rĂ©fĂ©rence en agriculture et agroalimentaire du QuĂ©bec, 2003 405 p. (ISBN 978-2-7649-0098-7 et 9782764900987)

Ouvrages universitaires

  • Brigitte PrĂ©vot et Bernard RibĂ©mont, Le cheval en France au Moyen Âge : sa place dans le monde mĂ©diĂ©val ; sa mĂ©decine, l'exemple d'un traitĂ© vĂ©tĂ©rinaire du XIVe siĂšcle, la Cirurgie des chevaux, vol. 10 de Medievalia, Caen, Paradigme, 1994, 522 p. (ISBN 9782868780720) [prĂ©sentation en ligne] 
  • Philippe Seringe, « Le cheval : sources archĂ©ologiques et linguistiques indo-europĂ©ennes Â», dans Le cheval en Eurasie: pratiques quotidiennes et dĂ©ploiements mythologiques, vol. 8 de Eurasie, Paris, L'Harmattan, 1999, 17-28 p. (ISBN 9782738478450) [prĂ©sentation en ligne] 
  • Claude Gauvard, Alain de Libera et Michel Zink, « Cheval Â», dans Dictionnaire du Moyen Âge, Presses Universitaires de France, 2002 (ISBN 2130543391) 

Encyclopédies

Ouvrages de vulgarisation

  • (en) Marguerite Henry, All About Horses, New York, Random House, 1967 
  • Pierre-Charles Le Metayer et Robert Ladou, Le livre du cheval, Gallimard, coll. Â« DĂ©couverte Cadet Â», 1984 (ISBN 2070395154) 
  • Patricia Kindermans, Le cheval, Artis, coll. Â« Historia Â», 1999 
  • Sibylle Luise Binder et Gabriele KĂ€rcher (trad. Karine Van Butsele), La Vie fascinante des chevaux, Larousse, 2002 (ISBN 2035602890) Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article 
  • Le Cheval, comportement et caractĂšres, Atlas Nature, 2004 (ISBN 2723440621) Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article 
  • Les Chevaux du monde, Atlas Nature, 2004 (ISBN 2723432203) 
  • Collectif, Les plus beaux chevaux du monde, Atlas, coll. Â« Atlas Nature Â», mai 2005 (ISBN 2723451402) Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article 
  • (en) Chris DeFilippis, The Everything Horse Care Book, Avon, MA: Adams Media, 2006 (ISBN 1593375301) (OCLC 223814651) 


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