Charente-Maritime

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Charente-Maritime
Charente-Maritime
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Localisation de la Charente-Maritime en France
Administration
Pays France
Région Poitou-Charentes
Code département 17
Création 4 mars 1790
Chef-lieu
(Préfecture)
La Rochelle
Sous-préfecture(s) Jonzac
Rochefort
Saintes
Saint-Jean-d'Angély
Président du
conseil général
Dominique Bussereau (UMP)
Préfet de département Béatrice Abollivier
Statistiques
Population totale 611 714 hab. (2008)
Densité 89 hab./km2
Superficie 6 864 km2
Subdivisions
Arrondissements 5
Circonscriptions législatives 5
Cantons 51
Intercommunalités 25
Communes 472

La Charente-Maritime est un département situé dans le Sud-Ouest de la France.

Il fait partie de la région Poitou-Charentes et est divisé en cinq arrondissements (Jonzac, Rochefort, La Rochelle, Saint-Jean-d'Angély et Saintes). La préfecture est La Rochelle.

Deuxième département par sa superficie en Poitou-Charentes, il est le seul de la région à disposer d'une vaste façade maritime et d'une large ouverture sur le plus grand estuaire d'Europe, la Gironde. Il est arrosé par plusieurs fleuves dont la Charente à laquelle il doit en partie son nom.

D√©partement le plus peupl√© de la r√©gion Poitou-Charentes avec 35 % de la population r√©gionale, la Charente-Maritime en est √©galement le plus dens√©ment peupl√© et le plus attractif. Si le d√©partement ne poss√®de pas de grandes villes, ni de centre urbain polarisant √† lui seul tout l'espace d√©partemental, il n'en dispose pas moins d'un r√©seau √©quilibr√© de villes moyennes et secondaires dont les principales sont La Rochelle, Saintes, Rochefort et Royan.

Disposant d'un secteur primaire encore important gr√Ęce √† une agriculture diversifi√©e et la premi√®re conchyliculture de France, la Charente-Maritime n'a jamais √©t√© un grand d√©partement industriel. Mais il dispose d'un secteur tertiaire devenu pr√©pond√©rant o√Ļ plus des 3/4 des emplois sont occup√©s par les commerces et services, les administrations et les services financiers, le tertiaire sup√©rieur et le tourisme, ce dernier √©tant le segment √©conomique le plus dynamique du d√©partement.

Dépendant de la 18e région militaire (Bordeaux), il ressort de la cour d'appel et de l'académie de Poitiers. Il abrite un diocèse (La Rochelle et Saintes) suffragant de l'archidiocèse de Poitiers.

L'Insee et la Poste lui attribuent le code 17.

Sommaire


Géographie

Article d√©taill√© : G√©ographie de la Charente-Maritime.

Les aspects généraux du département

Avec une superficie de 6 864 km2, il occupe le deuxi√®me rang en Poitou-Charentes[N 1], mais il en est cependant le d√©partement le plus peupl√© avec, en 2008, 611 714 habitants.

Les données géographiques générales

Le département de la Charente-Maritime appartient au Poitou-Charentes, dont il occupe le quart sud-ouest.

Unique département littoral de la région, la Charente-Maritime est limitrophe de cinq départements. Au nord, elle confine avec la Vendée, au nord-est avec les Deux-Sèvres, à l'est avec la Charente - département avec lequel elle partage la plus grande longueur administrative -, au sud-est avec la Dordogne et, au sud avec la Gironde.

Les données géophysiques sommaires

Du point de vue g√©ophysique, la Charente-Maritime forme la partie septentrionale du Bassin aquitain, o√Ļ le d√©partement est s√©par√© du Massif armoricain par la vaste d√©pression du Marais poitevin, tandis qu'au nord-est, le seuil du Poitou dont il occupe la frange m√©ridionale le s√©pare du Bassin parisien.

Sur le plan g√©ologique, la Charente-Maritime est confin√©e dans les terrains calcaires, marneux et gr√©seux du Secondaire repr√©sent√©s par le Jurassique au nord et le Cr√©tac√© au sud tandis que sa bordure m√©ridionale est compos√©e en grande partie de formations argilo-sableuses du Tertiaire. De direction armoricaine dans ses structures tectoniques, le d√©partement conna√ģt une activit√© sismique l√©g√®re.

Ce d√©partement, tout en longueur et √† la curieuse configuration g√©ographique, est constitu√© de plaines et de bas plateaux peu bois√©s au nord mais davantage au sud du fleuve, notamment dans sa partie m√©ridionale. Caract√©ris√© par un relief doucement ondul√©, o√Ļ les altitudes sont en g√©n√©ral peu √©lev√©es, la Charente-Maritime est parcourue par des fleuves et des rivi√®res s'√©coulant dans des vall√©es peu profondes et √©vas√©es et est bord√©e sur son littoral par de larges espaces de marais qui occupent le 1/5 du territoire d√©partemental.

Le département dispose d'une large façade maritime, tant sur l'océan Atlantique que sur l'estuaire de la Gironde.

Aperçu du littoral de la Charente-Maritime

La longueur totale de son littoral est de 463 km dont 230 km proviennent des quatre √ģles charentaises qui, du nord au sud en longeant la frange continentale du d√©partement, sont R√©, Aix, Madame et Ol√©ron.

Aperçu de l'hydrographie du département

Quatre fleuves tributaires de l'oc√©an Atlantique arrosent le d√©partement :

  • La S√®vre Niortaise, tout au nord de la Charente-Maritime, sert de d√©limitation naturelle avec le d√©partement de la Vend√©e ;
  • La Charente coule au centre du d√©partement, c'est l'art√®re fluviale maitresse de la Charente-Maritime ;
  • La Seudre, qui est l'un des plus petits fleuves c√ītiers de France, se jette dans l'oc√©an par un v√©ritable bras de mer ;
  • La Gironde, qui correspond √† l'estuaire de la Garonne, marque la limite m√©ridionale avec le d√©partement de la Gironde. Il correspond au plus grand estuaire de l'Europe dont le d√©partement de Charente-Maritime borde sa rive droite jusqu'√† son embouchure.

Climat

Le d√©partement de la Charente-Maritime b√©n√©ficie d'un climat temp√©r√© oc√©anique gr√Ęce √† sa large ouverture sur l'oc√©an Atlantique et sur l'estuaire de la Gironde, caract√©ris√© en g√©n√©ral et principalement sur le littoral par des hivers doux et des √©t√©s temp√©r√©s.

Faune et flore

Article d√©taill√© : Faune et flore de la Charente-Maritime.

La Charente-Maritime est un d√©partement caract√©ris√© par une grande richesse floristique et faunistique. Cela est d√Ľ √† plusieurs facteurs.

  • Les sp√©cificit√©s climatiques o√Ļ le d√©partement b√©n√©ficie de nuances m√©t√©orologiques repr√©sentant le climat oc√©anique aquitain caract√©ris√© par des hivers doux gr√Ęce √† la proximit√© de l'oc√©an Atlantique et des √©t√©s chauds rafra√ģchis par les effluves oc√©aniques.
  • La pr√©sence d'une flore de type sub-m√©diterran√©en, surtout sur la fa√ßade littorale et dans l'archipel charentais, est repr√©sent√©e par les agaves, les cistes, les mimosas, les oliviers, les palmiers, les ch√™nes verts, les roses tr√©mi√®res, ... Toute cette v√©g√©tation √©voque √† bien des √©gards le climat d'un "Midi atlantique".
  • La pr√©sence de sites naturels ou artificiels ayant des caract√©ristiques bien diff√©renci√©es, qui ont favoris√© des √©cosyst√®mes riches en termes de biodiversit√© : marais, slikkes, schorres, pelouses calcicoles, falaises calcaires, vasi√®res, estrans rocheux, dunes, prairies humides, estuaires, etc. La diff√©rence est grande entre le sud du d√©partement et les √ģles du littoral. Ce qui se rep√®re d'ailleurs √† travers la diversit√© des paysages.
  • L'existence de nombreuses r√©serves naturelles qui ont permis de pr√©server des habitats naturels[1], ainsi qu'une urbanisation et une emprise agricole encore assez mod√©r√©es.
  • La pr√©sence de vasi√®res et de marais, situ√©s sur la grande voie atlantique de migration, qui drainent des populations importantes d'oiseaux, notamment nordiques.

Population

Aspects généraux

Article d√©taill√© : D√©mographie de la Charente-Maritime.

Le d√©partement de la Charente-Maritime recense 605 410 habitants[N 5] en 2007, se classant au 38e rang des d√©partements de la France m√©tropolitaine, ce qui correspond √† une position assez moyenne dans le territoire national. Cependant, il demeure de loin le plus peupl√© des d√©partements de la r√©gion Poitou-Charentes, rassemblant aujourd‚Äôhui plus de 34,8 % de la population r√©gionale.

C’est un département moyennement peuplé, sa densité de population atteint 88 hab/km², contre 114 pour la France métropolitaine[N 6]. Mais il est le plus densément peuplé des départements de la région Poitou-Charentes, dont la densité est nettement inférieure à celle de la Charente-Maritime (67 hab/km² en 2007)[N 7].

Cependant, une analyse plus affin√©e de la r√©partition de la population sur le territoire d√©partemental fait appara√ģtre de fortes disparit√©s de peuplement.

Le littoral, densément peuplé et fortement urbanisé, supporte aisément la comparaison avec la moyenne nationale, tandis que la Saintonge continentale présente les mêmes caractéristiques de la France rurale et faiblement peuplée, à l’exception notable de la vallée centrale de la Charente, organisée autour de Saintes, et singularisée par un dynamisme démographique soutenu et régulier.

Historique de l'évolution démographique

Article d√©taill√© : Historique de l'√©volution d√©mographique de la Charente-Maritime.

L’évolution démographique du département se définit en quatre grandes périodes historiques, depuis la mise en place des recensements intercensitaires de population.

De la p√©riode napol√©onienne jusqu‚Äôau Second Empire, le d√©partement a enregistr√© une croissance d√©mographique remarquable et son premier maximum d√©mographique avec une population de 481 060 habitants en 1861. Ce chiffre record n‚Äôa √©t√© d√©pass√© qu‚Äôun si√®cle plus tard, en 1968.

S’ensuit une longue période de déclin démographique, fortement marquée par l’exode rural, malgré la vitalité des villes du département. Deux phases assez dissemblables apparaissent, dont la première se caractérise par une forte décroissance démographique, depuis la chute du Second Empire et le début de la Troisième République jusqu’au lendemain de la Première Guerre mondiale, puis un temps de stagnation démographique est observé dans l’Entre-deux-Guerres.

La quatrième période démographique correspond à une reprise vigoureuse et régulière de la croissance de la population depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale et qui s’est de nouveau accélérée depuis 1990.

Tableau de l'√©volution d√©mographique de la Charente-Maritime de 1946 √† 2007 : plus d'un demi si√®cle de croissance ininterrompue

Un département attractif

La Charente-Maritime fait partie des d√©partements les plus attractifs de la France, et notamment de la fa√ßade atlantique. Le d√©partement doit cette fortune gr√Ęce √† sa frange littorale particuli√®rement attrayante, √† une ruralit√© active et √† un r√©seau de petites et moyennes villes bien pourvues en commerces et services.

La Charente-Maritime affiche depuis 1975 un solde migratoire positif qui n'a cessé de se renforcer depuis cette date et est à l'origine d'une croissance démographique constante à laquelle les principales villes du département ont largement contribué ainsi que le littoral.

Bien que le vieillissement de la population soit devenu un phénomène global bien réel dans le département, des secteurs ruraux frappés depuis longtemps par l'exode rural comme la Haute-Saintonge, la Double saintongeaise et la Saintonge du nord-est, et présentant un caractère préoccupant de leur démographie, sont devenus à leur tour des zones attractives[2].

Cependant, la r√©partition de la population par tranche d'√Ęge est relativement in√©gale en Charente-Maritime et tend √† accentuer les contrastes de peuplement. En effet, elle oppose des zones de peuplement caract√©ris√©es par une population encore jeune en milieu urbain et p√©ri-urbain √† d'autres de population majoritairement √Ęg√©e en milieux littoral et rural profond.

Les moins de 25 ans en Poitou-Charentes en 1999

De fait, trois secteurs de peuplement apparaissent en Charente-Maritime et se différencient nettement par leur démographie.

Les principaux p√īles √©conomiques et urbains - bip√īle La Rochelle-Rochefort, Pays d'Aunis autour du triangle Surg√®res- Aigrefeuille-d'Aunis-Marans et aire urbaine de Saintes compl√©t√©e par l'axe Pons-G√©mozac - tendent √† concentrer une population jeune et de jeunes m√©nages (plus de 30 % de la population ayant moins de 25 ans)[3]. Le dynamisme d√©mographique dans ces secteurs g√©ographiques se caract√©rise √† la fois par un solde naturel et un solde migratoire nettement positifs. Cette vitalit√© ne concerne pas seulement la r√©sidence de personnes √Ęg√©es mais aussi l'installation d'actifs souvent jeunes. Ces territoires g√©ographiques sont les plus dynamiques et les plus attractifs du d√©partement.

Par contraste, la situation appara√ģt nettement moins favorable dans les secteurs du rural profond, repr√©sent√©s par la Haute Saintonge et la Saintonge du nord-est, qui ont √©t√© lamin√©s par de longues d√©cennies d'exode rural et de d√©prise agricole. Ces deux micro-r√©gions pr√©sentent les m√™mes caract√©ristiques d√©mographiques que la "diagonale des faibles densit√©s" (la France des Ardennes jusqu'au sud du Massif Central, absence de centres urbains dynamiques, solde naturel n√©gatif, solde migratoire positif mais caract√©ris√© par l'installation de personnes √Ęg√©es). Il s'agit de zones rurales en crise d√©mographique profonde qu'aggrave une d√©prise √©conomique de plus en plus pr√©occupante. Les petits centres urbains comme Saint-Jean-d'Ang√©ly, Jonzac ou Montendre sont en perte de vitesse et en crise urbaine, ils exercent une influence limit√©e sur leur propre r√©gion.

Quant √† la zone littorale du d√©partement, dont l'√©conomie repose essentiellement sur le tourisme, celle-ci a vu son attractivit√© se renforcer consid√©rablement depuis 1990. Malgr√© le remarquable essor d√©mographique du littoral charentais - notamment l'aire urbaine de Royan, la basse vall√©e de la Seudre de Saujon √† Marennes, les stations baln√©aires de Fouras et de Ch√Ętelaillon-Plage et l'archipel charentais (Ol√©ron et R√©) -, celui-ci n'√©chappe pas au ph√©nom√®ne du vieillissement de la population o√Ļ, dor√©navant, la proportion de retrait√©s, souvent sup√©rieure √† 40 % de la population totale, est de m√™me ampleur que ce qui est observ√© sur le littoral m√©diterran√©en (C√īte d'Azur, c√ītes varoise et languedocienne notamment). Cependant, il s'agit d'une zone g√©ographique qui s'urbanise rapidement et o√Ļ la densit√© de population est √©lev√©e, bien sup√©rieure √† celle du d√©partement et m√™me √† celle de la France.

Une urbanisation encore moyenne mais qui s'accélère

La Charente-Maritime est un d√©partement moyennement urbanis√©. Son taux d‚Äôurbanisation approche les 60 % alors qu‚Äôil est de plus de 75 % en France. Cependant l'armature urbaine du d√©partement est relativement bien √©quilibr√©e dans son ensemble, sauf √† l'extr√™me sud-est (ou Double saintongeaise).

En 2007, les agglom√©rations urbaines principales du d√©partement sont La Rochelle (127 033 habitants), Rochefort (39 161 habitants), Royan (34 918 habitants) et Saintes (30 086 habitants).

Ce maillage urbain est compl√©t√© par huit autres unit√©s urbaines de plus de 5 000 habitants qui sont par ordre d√©croissant de population : La Tremblade (11 023 habitants), Saint-Jean-d'Ang√©ly (8 689 habitants), Marennes (8 626 habitants), Saujon (6 404 habitants), Saint-Pierre-d'Ol√©ron (6 204 habitants), Surg√®res (6 188 habitants), La Flotte (5 511 habitants) et Jonzac (5 183 habitants).

√Čconomie

Panorama général de l'économie départementale

Article d√©taill√© : √Čconomie de la Charente-Maritime.

L'√©conomie de la Charente-Maritime est en grande partie li√©e √† son milieu naturel qui a favoris√© une agriculture aux productions tr√®s vari√©es (lait, c√©r√©ales, vigne, fruits et l√©gumes) et des activit√©s maritimes aux ressources importantes (hu√ģtres, moules, sel, poissons et crustac√©s). Un grand nombre de ces productions ont donn√© naissance √† une industrie agro-alimentaire, mais le secteur industriel est peu d√©velopp√©, quoique modernis√© et diversifi√©.

L'économie départementale est dominée par un puissant secteur commercial que renforce le tourisme qui est devenu l'activité majeure de la Charente-Maritime.

Enfin, le tertiaire sup√©rieur rev√™t une certaine importance dans l'√©conomie de la Charente-Maritime o√Ļ il s'est consid√©rablement renforc√© dans la derni√®re d√©cennie du XXe si√®cle, gr√Ęce √† l'ouverture de l'Universit√© de La Rochelle en 1993.

Une agriculture modernisée et performante

La Charente-Maritime est un important département agricole dont les productions sont basées sur la céréaliculture intensive, aujourd'hui prédominante, l'élevage laitier et d'embouche bien que cette activité soit en déclin et la viticulture. Une large part de ces différentes productions est transformée sur place, ayant généré une industrie agro-alimentaire diversifiée, et contribue à la renommée du département par l'élaboration des eaux-de-vie de cognac, du pineau des Charentes et du beurre.

Les ressources de la mer

La Charente-Maritime dispose d'une importante fa√ßade maritime qui la positionne aujourd'hui au premier rang national pour les productions conchylicoles (hu√ģtres et moules).

Un secteur industriel innovant

Certes, le secteur industriel est peu d√©velopp√© en Charente-Maritime o√Ļ il n'existe pas de grandes concentrations industrielles comme dans le Nord et l'Est de la France. Mais il s'est modernis√© et diversifi√©, s'√©tendant sur une gamme assez vari√©e d'activit√©s qui sont concentr√©es essentiellement dans le quart Nord-Ouest du d√©partement (bip√īle La Rochelle-Rochefort, axe Surg√®res-Aigrefeuille-d'Aunis) et est diffus dans quelques villes de la Saintonge (Saintes, Pons, Saint-Jean d'Ang√©ly) ainsi qu'en milieu rural.

Les entreprises industrielles sont majoritairement des PME qui ont su s'adapter aux exigences du monde moderne et de la mondialisation et nombre d'entre elles travaillent à l'exportation, d'autres cultivent l'innovation technologique dans des bureaux d'étude performants.

Un secteur tertiaire prédominant

Le secteur tertiaire est devenu prédominant occupant près des 3/4 des emplois du département, et doit cette situation particulière d'une part à une tradition commerciale fortement ancrée et d'autre part à l'importance de plus en plus accrue de l'économie touristique.

Le tertiaire supérieur

Le secteur du tertiaire supérieur s'est beaucoup renforcé en Charente-Maritime depuis la création de l'Université de La Rochelle en 1993 et s'est développé en trois domaines de compétence représentés par l'enseignement supérieur, les laboratoires de recherche et la recherche et développement.

Voies de communication et transports

Article d√©taill√© : √Čconomie de la Charente-Maritime.

Le département de la Charente-Maritime a de tout temps été un territoire de passage entre le Nord et le Sud, et ce, depuis ses origines antiques. Disposant d'une large ouverture sur l'océan Atlantique, il a développé une tradition maritime ancienne et importante.

Aujourd'hui, la Charente-Maritime a consid√©rablement modernis√© ses infrastructures de communication (voies ferr√©es, routes et autoroutes) et d'√©quipements portuaires (Grand port maritime de La Rochelle) et a accru son r√īle de transit et d'√©changes, appel√© √† se d√©velopper davantage encore avec les projets d'√©lectrification des voies ferr√©es, de modernisation des routes et d'agrandissement des installations portuaires du port de La Pallice.

Les principaux carrefours de voies de communication ferroviaires, routi√®res et autorouti√®res sont repr√©sent√©s par les villes principales, o√Ļ Saintes en particulier joue un r√īle de premier plan. La Rochelle et Rochefort sont √©galement d'importants centres de transit et d'√©changes et ces deux agglom√©rations disposent d'a√©roports dont celui de La Rochelle - Ile de R√© est le plus important entre Loire et Gironde.

Tourisme

Article d√©taill√© : Tourisme en Charente-Maritime.

Des conditions climatiques particuli√®rement cl√©mentes, un important patrimoine architectural et environnemental, une vie culturelle anim√©e et diversifi√©e, le tout conjugu√© √† l'attractivit√© du littoral et de ses √ģles font du d√©partement la deuxi√®me destination touristique de la France.

La Ronde de nuit à La Rochelle

Parmi les sites embl√©matiques de la Charente-Maritime, figurent le vieux-port de La Rochelle, les citadelles de Brouage, Saint-Martin-de-R√© et du Ch√Ęteau-d'Ol√©ron, les anciennes fortifications militaires du littoral comme Fort Boyard, Fort Louvois ou encore l'arsenal maritime du XVIIe si√®cle de Rochefort, les stations baln√©aires de Royan, Fouras et Ch√Ętelaillon ou les villages de Talmont-sur-Gironde, Mornac-sur-Seudre, La Flotte et Ars-en-R√©, ces derniers ayant obtenu le label des plus beaux villages de France. Enfin, Saintes, Rochefort et Royan sont class√©es villes et pays d'art et d'histoire en raison de la concentration de monuments historiques dans les deux premi√®res et de l'architecture des ann√©es cinquante pour la derni√®re.

Plusieurs lieux du d√©partement sont inscrits au patrimoine mondial de l'humanit√© par l'Unesco. Sur cette liste prestigieuse figurent la citadelle de Saint-Martin-de-R√©, la basilique Saint-Eutrope de Saintes, l'H√īpital des p√®lerins de Pons et l'√©glise Saint-Pierre-de-la-Tour d'Aulnay.

A cette longue liste, le d√©partement poss√®de de tr√®s nombreuses √©glises romanes pour la plupart et gothiques pour d'autres comme la belle √©glise de Marennes, ainsi qu'un grand nombre de ch√Ęteaux dont quelques uns sont ouverts aux touristes dont, entre autres, le Ch√Ęteau de la Rochecourbon, le ch√Ęteau de la Gataudi√®re √† Marennes ou encore celui de Dampierre-sur-Boutonne. Un grand nombre de mus√©es et d'√©comus√©es aux th√®mes tr√®s vari√©s et souvent renouvel√©s s'offrent aux nombreux visiteurs.

Le d√©partement compte √©galement une douzaine de p√īles nature, un parc naturel interr√©gional, le Marais Poitevin (lequel s'√©tend √©galement sur les d√©partements de la Vend√©e et des Deux-S√®vres), et une r√©serve ornithologique, la R√©serve naturelle du Marais d'Yves.

Histoire

Toponymie du département

Dénominations dialectales et actuelles

La Charente-Maritime (en saintongeais Chérente-Marine) tire son nom à la fois du fleuve et de son littoral.

Le fleuve est d√©nomm√© Ch√©rente en saintongeais[4]. Quant √† l'adjectif ¬ę maritime ¬Ľ, il provient simplement de la situation littorale du d√©partement en bordure de l'oc√©an Atlantique.

Ant√©rieurement, le d√©partement porta le nom de Charente-Inf√©rieure en raison de sa position sur le cours inf√©rieur du fleuve et, ce, depuis sa cr√©ation jusqu'au 4 septembre 1941[N 8].

Anciennes appellations du fleuve

Le d√©partement tire son nom du fleuve qui, √† l'√©poque gallo-romaine, √©tait connu sous le nom grec de ¬ę őöőĪőĹőĶőĹŌĄőĶőĽőŅŌā ¬Ľ (Kanentelos"). Ce nom est mentionn√© par le c√©l√®bre g√©ographe Claude Ptol√©m√©e en 140 apr√®s J√©sus-Christ[5].

En 360, √† l'√©poque de l'Antiquit√© tardive, le po√®te de langue latine Ausone latinise le nom du fleuve sous la forme ¬ę Carentonus ¬Ľ[5].

Plus tard, dans un manuscrit dat√© de 865, le cours d'eau est orthographi√© sous la forme latine ¬ę Caranto ¬Ľ[5].

A la fin du Moyen √āge, il appara√ģt sous sa forme presque contemporaine dans un texte o√Ļ est mentionn√© le village de ¬ę Taillebourg qui siet sur une male rivi√®re que l'on appelle Carente ¬Ľ[5].

La plupart des noms des villes et des villages riverains du fleuve des deux départements charentais ont accolé à leur toponyme le nom du fleuve vers la fin du XIXe siècle ou dans le courant du siècle suivant - cas de Salignac-sur-Charente en 1952 ou de Bussac-sur-Charente en 1984 -, généralement pour éviter des confusions d'homonymie géographique[N 9].

Histoire de la Charente-Maritime

Pour mettre fin √† l'Ancien R√©gime, le d√©partement a √©t√© cr√©√© √† la R√©volution fran√ßaise, le 4 mars 1790, en application de la loi du 22 d√©cembre 1789.

La Rochelle, ancienne capitale de l'Aunis et actuelle préfecture de Charente-Maritime, est aujourd'hui la principale ville du département

Il a √©t√© form√© artificiellement √† partir des anciennes provinces d'Aunis et de Saintonge, ainsi qu'une petite portion du Poitou, avec Saintes comme chef-lieu. Il porta √† l'origine le nom de Charente-Inf√©rieure en raison de la position g√©ographique du fleuve o√Ļ la Charente y √©coule ses eaux dans son cours inf√©rieur jusqu'√† son embouchure dans l'oc√©an Atlantique.

Le 1er juillet 1810, Napoléon 1er à travers un décret impérial transféra le chef-lieu du département de Saintes à La Rochelle.

Ce n'est que le 4 septembre 1941 qu'une loi autorisa le d√©partement de Charente-Inf√©rieure √† changer de d√©nomination au profit de celle de Charente-Maritime.

Héraldique du département

Armes de la Charente-Maritime

Les armes de la Charente-Maritime se blasonnent ainsi : ¬ę Parti, en 1 d‚Äôazur √† la mitre d‚Äôargent accompagn√©e de trois fleurs de lys d‚Äôor, et en 2 de gueules √† la perdrix couronn√©e et contourn√©e d‚Äôor. 1 Saintonge, 2 Aunis contourn√©. ¬Ľ

Administration

Carte représentant les cinq arrondissements de la Charente-Maritime et leurs chefs-lieux respectifs
Les 5 arrondissements de la Charente-Maritime et leurs chefs-lieux
Article d√©taill√© : Administration de la Charente-Maritime.

Dans le domaine de l'administration territoriale, le d√©partement de la Charente-Maritime, qui r√©sulte de la fusion des deux anciennes provinces de l'Aunis et de la Saintonge ainsi que d'une fraction du Poitou lors de la Constituante de 1790, est compos√© de la mani√®re suivante :

La Rochelle est la préfecture de la Charente-Maritime depuis 1810.
  • Saintes fut pr√©fecture du d√©partement depuis sa cr√©ation en 1790 et ce jusqu'en 1810.
  • Avant les remaniements de la carte administrative en 1926, Marennes √©tait √©galement sous-pr√©fecture.


Politique

Situation géographique des cantons et étiquette politique depuis mars 2011
Article d√©taill√© : Politique de la Charente-Maritime.

Justice

Article d√©taill√© : Justice en Charente-Maritime.

Suite √† la r√©forme de la Justice de 2007, l'organisation de la carte judiciaire de la Charente-Maritime a subi un profond remaniement[6]. Mais elle a en m√™me temps entra√ģn√© une certaine forme de ¬ę d√©sertification ¬Ľ des instances judiciaires dans le d√©partement, souvent pr√©judiciable pour les justiciables, la notion de ¬ę justice de proximit√© ¬Ľ √©tant mal per√ßue par les citoyens autant qu'elle est d√©nonc√©e par l'ensemble des professions juridiques[7].

Ainsi deux Tribunaux de grande instance (TGI) se partagent le territoire départemental, l'un à La Rochelle et l'autre à Saintes. Avant la réforme, Rochefort abritait un TGI.

Quatre Tribunaux d'instance (T.I.) sont maintenant répartis sur le département au lieu de six avant la réforme de la carte judiciaire. Ils sont situés à La Rochelle, Saintes, Rochefort et Jonzac. Les deux TI supprimés avaient leur siège à Marennes et à Saint-Jean-d'Angély.

Le palais de justice de Saintes qui abrite la Cour d'assises en fait le chef-lieu judiciaire de la Charente-Maritime.

La Charente-Maritime dispose toujours d'une Cour d'assises, celle-ci demeure fix√©e √† Saintes qui reste le chef-lieu judiciaire du d√©partement. Mais son r√īle est appel√© √† √™tre fortement amenuis√© du fait que La Rochelle a √©t√© choisie pour abriter le p√īle de l'instruction judiciaire d√©partemental. Sa fonction de pr√©fecture ayant fortement pes√© sur ce choix, d'autant que la ville dispose d'une Universit√© avec une Facult√© de Droit. De plus, La Rochelle abrite une Maison de la Justice et du Droit qui a √©t√© inaugur√©e en 2002. C‚Äôest l‚Äôunique instance d‚Äôinformations juridiques de ce genre pr√©sente dans le ressort de la Cour d'appel de Poitiers.

La Cour d'appel est à Poitiers de laquelle dépend la Charente-Maritime.

Trois centres de détention sont présents en Charente-Maritime (Maisons d'arrêt de Saintes, Bedenac et Rochefort et un centre pénitencier qui est situé à Saint-Martin-de-Ré. Un projet de prison départementale de 600 places est envisagé dans le département en remplacement des quatre prisons actuelles.

Il n'existe pas de juridiction administrative en Charente-Maritime, celle-ci est implantée à Poitiers (Tribunal administratif) et à Bordeaux pour la Cour administrative d'appel.

Par ailleurs, deux tribunaux de commerce sont en activité en Charente-Maritime. Ils ont leur siège à La Rochelle et Saintes. Ils étaient six avant la réforme. Ceux qui fonctionnaient avaient leur siège à Jonzac, Marennes, Rochefort et Saint-Jean-d'Angély.

√Ä leurs c√īt√©s fonctionnent maintenant trois Conseils des Prudhommes en Charente-Maritime. Ils sont situ√©s √† La Rochelle, Saintes et Rochefort. Trois tribunaux de cette comp√©tence ont √©t√© supprim√©s, ils √©taient implant√©s √† Jonzac, Marennes et Saint-Jean-d'Ang√©ly.

Médias

Culture

Article d√©taill√© : Culture en Charente-Maritime.

Dialectes

La langue de la Charente-Maritime, le poitevin-saintongeais, est pr√©sent dans la liste des langues de France depuis d√©but 2010 avec le libell√© suivant : ¬ę poitevin-saintongeais (dans ses deux vari√©t√©s : poitevin et saintongeais) ¬Ľ [9] . Il s'agit d'une langue d'o√Įl sp√©cifique, bien que teint√©e de quelques tournures et de vocabulaire occitan[10].

La limite entre les deux vari√©t√©s, le poitevin et le saintongeais traverse le nord de la Charente-Maritime, d√©partement partag√© entre une petite zone linguistiquement poitevine (√ģle de R√©[11], nord de l'Aunis[12] , r√©gions de Loulay et d'Aulnay[13]), et une grande zone linguistiquement saintongeaise (tout le reste du d√©partement).

Les habitants de la Saintonge et de l'Aunis ont fourni d'importants contingents d'émigrants qui se sont fixés en Nouvelle-France (Acadie et Québec). De nombreux mots du vocabulaire saintongeais subsistent dans le langage franco-canadien d'aujourd'hui.

Les échanges culturels dans le cadre du jumelage et de la coopération internationale

Article d√©taill√© : Jumelage et coop√©ration.

Dans le cadre des échanges culturels entre nations, près d'une vingtaine de communes de la Charente-Maritime, principalement des villes, sont associées avec d'autres villes, surtout de l'Europe, mais aussi de l'Afrique et de l'Amérique du Nord.

Hors du cadre des conventions communales qui les lient √† des villes du monde, l'Universit√© de La Rochelle, par le biais notamment de sa Facult√© des Lettres et des Sciences Humaines, entretient de nombreux √©changes avec d'autres villes universitaires comme avec Halmstad en Su√®de, Montr√©al au Canada ou encore avec des villes des √Čtats-Unis.

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Notes

  1. ‚ÜĎ Il se situe en effet apr√®s le d√©partement de la Vienne qui s'√©tend sur 6 990 km2 - [source : Insee]
  2. ‚ÜĎ La superficie totale de l'√ģle d'Ol√©ron telle qu‚Äôelle est retenue par l‚ÄôINSEE est de 174,39 km2, dont 106,12 km2 pour le canton de Saint-Pierre-d'Ol√©ron et 68,27 km2 pour le canton de Le Ch√Ęteau-d‚ÄôOl√©ron.
  3. ‚ÜĎ Au dernier recensement officiel de l‚ÄôINSEE, r√©alis√© en 2007, la population de l‚Äô√ģle d‚ÄôOl√©ron est de 21 242 habitants
  4. ‚ÜĎ , √©tant distanc√©e par Sainte-Marie-de-R√© et La Flotte o√Ļ, d'ailleurs avec cette derni√®re, elle forme une agglom√©ration urbaine d√©nomm√©e unit√© urbaine de La Flotte
  5. ‚ÜĎ Tandis que la population totale s'√©tablit √† 623 201 habitants, cette derni√®re donn√©e est prise en compte par les administrations, notamment en vue du calcul de la DGF des communes lors de l'√©tablissement du budget. Sur ce, consulter notamment la Base A.S.P.I.C. des d√©partements [http://www.aspic.interieur.gouv.fr/Acces_ASPIC/asAcces-000-Portail.php?mod=CONS / Site ASPIC des d√©partements, intercommunalit√©s, communes.
  6. ‚ÜĎ Au recensement de 2007, la population de la France m√©tropolitaine est de 61 795 550 habitants r√©partis sur une superficie de 543 965 km¬≤, soit une densit√© d'environ 114 hab/km¬≤ - (Source : INSEE).
  7. ‚ÜĎ Densit√© de population en 2007 : Deux-S√®vres (61 hab/km¬≤), Vienne (60 hab/km¬≤) et Charente (59 hab/km¬≤).
  8. ‚ÜĎ Ce sont les n√©gociants de Cognac qui demand√®rent le changement pour pr√©server la r√©putation de qualit√© de leurs produits. Voir par exemple le livre de Jean-Michel Le Corfec, "La vie d'autrefois en Charente", √©ditions Sud-Ouest 2008, en p.48
  9. ‚ÜĎ Dans le d√©partement de la Charente, sept communes riveraines du fleuve ont accol√© le nom de la Charente √† leur toponyme. Il s'agit par ordre alphab√©tique des communes suivantes : Angeac-Charente, Bourg-Charente, Ch√Ęteauneuf-sur-Charente, Montignac-Charente, Saint-Quentin-sur-Charente, Saint-Yrieix-sur-Charente et Verteuil-sur-Charente tandis qu'en Charente-Maritime, six communes sont concern√©es : Brives-sur-Charente, Bussac-sur-Charente, Dompierre-sur-Charente, Saint-Nazaire-sur-Charente, Salignac-sur-Charente et Tonnay-Charente.

Sources et références

  1. ‚ÜĎ Le d√©partement compte 4 r√©serves naturelles nationales et 4 r√©serves naturelles r√©gionales en 2009 Les r√©serves naturelles de France. En 2003, la superficie des r√©serves naturelles atteignait 2 992 ha, ce qui √©tait la plus grande superficie des d√©partements du littoral atlantique INSEE [PDF]
  2. ‚ÜĎ L'arrondissement de Jonzac a gagn√© 2 447 habitants entre 1999 et 2007, passant de 51 675 habitants √† 54 122 habitants. Dans le m√™me temps, l'arrondissement de Saint-Jean-d'Ang√©ly a enregistr√© un gain de 1 816 habitants, passant de 50 292 habitants √† 52 108 habitants (source : INSEE).
  3. ‚ÜĎ Voir la carte ci-contre et sa l√©gende - (Source : INSEE)
  4. ‚ÜĎ Dans le d√©partement voisin de la Charente, il est √©galement appel√© Charanta dans le dialecte limousin de la langue occitane
  5. ‚ÜĎ a, b, c et d Jean Marie Cassagne et Mariola Korsak, ¬ę Origine des noms de villes et villages de la Charente-Maritime ¬Ľ, √©ditions Bordessoules, 2003, p.115
  6. ‚ÜĎ La r√©forme judiciaire en Charente-Maritime et en Poitou-Charentes
  7. ‚ÜĎ Carte judiciaire de la Charente-Maritime
  8. ‚ÜĎ Limousin Poitou-Charentes France 3
  9. ‚ÜĎ Le poitevin-saintongeais r√©appara√ģt dans la liste des langues de France, langues d'o√Įl, d√©but 2010, sur le site de la D√©l√©gation g√©n√©rale √† la langue fran√ßaise et aux langues de France (DGLFLF), service du Minist√®re de la Culture, sous le libell√© suivant : ¬ę poitevin-saintongeais [dans ses deux vari√©t√©s : poitevin et saintongeais] ¬Ľ. DGLF - Minist√®re de la Culture
  10. ‚ÜĎ Liliane Jagueneau, Le parlanjhe de Poitou-Charentes-Vend√©e, p.  7-8
  11. ‚ÜĎ - Albert Dauzat (Les Patois, 1927, p. 142) parle de la limite : ¬ę entre les √ģles de R√© (parlers vend√©ens) et d‚ÄôOl√©ron (parlers saintongeais du sud) ¬Ľ - Raymond Doussinet (Le Parler savoureux de Saintonge, 1958, p. 21) : ¬ę L‚Äô√ģle de R√© se rattache plut√īt au patois poitevin, l‚Äė√ģle d‚ÄôOleron au patois charentais ¬Ľ
  12. ‚ÜĎ Brigitte Horiot (Les parlers du Sud-Ouest, dans : Fran√ßais de France et Fran√ßais du Canada : Les parlers de l‚ÄôOuest de la France, du Qu√©bec et de l‚ÄôAcadie, Centre d‚ÄôEtudes Linguistiques Jacques Goudet, Universit√© Lyon III, 1995, p. 226) parlant du secteur compris entre L‚ÄôIle-d‚ÄôElle, Cour√ßon-d‚ÄôAunis, P√©r√©, Saint-Marie-de-R√© et Les Portes-en-R√©, √©crit : ¬ę On constate que cette partie nord du d√©partement de la Charente-Maritime, surtout l‚Äô√ģle de R√©, a tendance √† se rattacher √† la Vend√©e et, plus g√©n√©ralement, au poitevin. ¬Ľ
  13. ‚ÜĎ Raymond Doussinet (Le paysan charentais dans ses bots, 1963) dans la carte du ¬ę patois saintongeais ¬Ľ qu‚Äôil met en premi√®re page de son second ouvrage (1963) indique la mention ¬ę zone de transition ¬Ľ entre d‚Äôune part les localit√©s de Tonnay-Boutonne et de Saint-Jean-d‚ÄôAng√©ly (√† tendance saintongeaise) et d‚Äôautre part les localit√©s de Surg√®res, de Loulay et d‚ÄôAulnay (√† tendance poitevine)
  14. ‚ÜĎ (fr) ¬ę Un nouveau logo pour la Charente-Maritime ¬Ľ sur lepetiteconomiste.com, 11 novembre 2008

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