Cathédrale de león

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Cathédrale de león

Cathédrale de León

Cathédrale Notre-Dame de León
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Nom local Catedral de Santa María de León
Latitude
Longitude
Non renseigné
(Chercher ce lieu) 
Pays Espagne Espagne
R√©gion Castille-et-Le√≥n Castille-et-Le√≥n
D√©partement Le√≥n Province de Le√≥n
Ville León
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattaché à Diocèse de León (siège)
Début de la construction 1205
Fin des travaux 1301
Style(s) dominant(s) Gothique
Classé(e) Monument historique (1844)
Les Tours gothiques

La Cathédrale Santa Maria de la Regla - Plaza de Regla. León
Appel√©e famili√®rement la ¬ę Pulchra leonina ¬Ľ, textuellement la "lionne soign√©e".

Edifi√©e √† un endroit strat√©gique de la ville, la cath√©drale de Le√≥n, en Espagne est un chef-d'Ňďuvre des d√©buts du gothique espagnol. Construite pour le gros Ňďuvre entre le milieu du XIIIe si√®cle et la fin du XIVe si√®cle, cet √©difice gothique tr√®s homog√®ne est la seule cath√©drale d'Espagne √† avoir adopt√© le go√Ľt fran√ßais pour les hautes nefs √©lanc√©es largement √©clair√©es.

Sommaire

Histoire

Sur l'actuel emplacement de la cath√©drale, la Legio VII Gemina avait construit des thermes et d'autres b√Ętiments publics. On a r√©cemment d√©couvert certains de ces restes romains, √† c√īt√© la fa√ßade sud.

Avec la Reconquista, ces b√Ętiments ont √©t√© transform√©s en palais royal. En 916 le roi Ordo√Īo II (914-924) , roi depuis peu gagn√Ęt la bataille de San Esteban de Gormaz, contre les arabes. En remerciement √† Dieu de cette victoire, il a c√©d√© son palais pour construire la premi√®re cath√©drale espagnole. Sous l‚Äô√©piscopat de l‚Äô√©v√™que Fruminio II, le b√Ętiment est transform√© en lieu sacr√©. Elle re√ßoit les restes du roi Ordo√Īo II, d√©c√©d√© √† Zamora en 924.

L‚Äô√©glise √©tait gard√©e et r√©gie par des moines de l'ordre de Saint Beno√ģt, et tr√®s probablement sa structure √©tait semblable √† celle de tant d'autres existants pendant la p√©riode mozarabe de Le√≥n.

Les chroniques parlent du passage de Mohammed ibn-Abi Amir dit el-Mansour, al-Manzor en espagnol (938-1002), le victorieux en arabe, à la fin du premier millénaire, en dévastant la ville et en détruisant ses églises.
Les dommages provoqu√©s √† la cath√©drale ont d√Ľ √™tre facilement r√©par√©s, puisque en 999 √©tait couronn√©, dans un √©v√©nement plein de splendeur, le roi Alphonse V le Noble (999-1028).
Après une succession de politiques confuses et d'entreprises de guerre, en 1067, la Cathédrale était dans une situation d’extrême pauvretée.
Cela affectait au roi Ferdinand Ier le Grand, 1035-1065 : celui qui, apr√®s avoir transf√©r√© les restes de Saint Isidore de S√©ville √† Le√≥n, ¬ę s'est impliqu√© dans les faveurs √† cette derni√®re ¬Ľ. C'√©tait pendant la p√©riode de l‚Äôexpansion de l‚Äôart roman.

Avec l'aide de Urraca, sŇďur du roi, on entame la construction d'une seconde cath√©drale romane. Bien qu'initialement romane, son style est fondamentalement gothique, construite en brique et ma√ßonnerie, avec trois nefs termin√©es par des absides semi-circulaires, la centrale consacr√©e √† sainte Mar√≠a, comme dans l'√©glise pr√©c√©dente. En examinant sa structure on peut constater qu‚Äôelle a subi des influences mozarabes, l‚Äôutilisant de l'arc en fer √† cheval comme d√©coration.

Elle a été consacrée le 10 novembre 1073.

Cette cath√©drale a √©t√© pr√©serv√©e jusqu'√† la fin du si√®cle suivant. Quand acc√®de au tr√īne le dernier roi de Le√≥n, Alphonse IX (1188-1230), on assiste dans la ville et dans le royaume √† un important changement social, de cr√©ativit√© artistique et de d√©veloppement culturel.

Les travaux de la troisième cathédrale ont commencé vers 1205 et sa structure fondamentale est terminée en 1301, bien que les travaux de la tour sud se poursuivent jusqu'au XVe siècle.
Une grande partie de la construction reposant sur les restes romains, un hypocauste du IIe si√®cle, ce qui a fragilis√© la solidit√© des fondations des piliers. L'accumulation d'humidit√© et l‚Äôinfiltration des eaux ont provoqu√© de graves difficult√©s au ma√ģtre d‚ÄôŇďuvre. D'autre part, la majorit√© des piliers de la cath√©drale sont de pierre de mauvaise qualit√©, de type calcaire, avec une faible r√©sistance aux agents atmosph√©riques. En outre, son style √©lanc√© est un d√©fi √† la mati√®re ; les supports sont supr√™mement fragiles, les lignes ont √©t√© r√©duites √† une purification totale, de sorte que quelques architectes de l'√©poque aient mis en doute qu'un tel projet puisse √™tre men√© √† terme.

Toutes ces difficultés sont certainement les raisons plus importantes pour lesquelles, fin du XIVe siècle, on commençait déjà à apercevoir des fissures dans son architecture.
√Ä cette √©poque la fa√ßade sud s'en est ressentie, ce qui a eu pour effet de d√©s√©quilibrer les piliers des tours. Pour les consolider, on a construit la ¬ę silla de la reina ¬Ľ (chaise de la reine), Ňďuvre du ma√ģtre Jusqu√≠n. En 1631, il a fallu d√©truire une partie des vo√Ľtes de la nef centrale. Le conseil municipal fait appel √† Juan Naveda, architecte de Philippe IV d'Espagne (1605-1621-1665), il couvrit la crois√© du transept avec une grande coupole, en brisant les r√©sistances du syst√®me gothique, diff√©rentes de celles du baroque.
Tous ces travaux ont mis la fa√ßade sud, le chevet et les chapelles, √† nouveau en danger. Celles-ci ont d√Ľ √™tre reconstruites en 1694.

La cath√©drale a vu d√©filer de grands architectes, comme Giacomo de Pavie, tandis que les maux continuaient √† s‚Äôaggraver. Le s√©isme de Lisbonne en 1755 a affect√© tout le b√Ętiment, particuli√®rement les vitraux. En l‚Äôan 1830 les d√©collements de pierres se sont acc√©l√©r√©s dans le chevet sud et, pour la sauver, S√°nchez Pertejo a renforc√© les but√©es de toute la fa√ßade.

Le conseil municipal a craint un d√©nouement fatal, lorsque en 1857 a commenc√© √† tomber des pierres des vo√Ľtes. C‚Äôest alors qu‚Äôintervient l'Acad√©mie royale de Beaux Arts de San Fernando, et le gouvernement a charg√© les travaux √† Mat√≠as Lavi√Īa. Celui-ci a commenc√© √† d√©monter les quatre pinacles qui l‚Äôentouraient, mais le danger d'un effondrement total √©tait rendu plus imminent. √Ä son d√©c√®s, les travaux ont √©t√© confi√©s √† Hern√°ndez Callejo, celui pr√©tendait continuer √† d√©monter le b√Ętiment, lorsqu‚Äôon lui a retir√© sa charge.
Juan Madrazo a continu√©, en 1869 la restauration, avec les projets de Mat√≠as Lavi√Īa. Celui-ci √©tait un sp√©cialiste du gothique fran√ßais. Il a notamment modifi√© la disposition des vo√Ľtes, a refait √† nouveau l‚Äôarche de la fa√ßade sud et a planifi√© toute la cath√©drale comme nous la trouvons aujourd'hui.

Demetrio de los R√≠os lui a succ√©d√© dans sa charge en 1880. Puriste, il a continu√© √† donner √† la cath√©drale l'aspect primitif, selon sa pens√©e rationaliste, et a d√©mont√© la fa√ßade occidentale, qui avait √©t√© faite par Juan L√≥pez et Juan de Badajoz el Mozo, au XVIe si√®cle. √Ä son d√©c√®s Juan Bautista L√°zaro a √©t√© nomm√© architecte de la cath√©drale, qui a conclu les travaux de restauration architectonique dans la plus grande partie du b√Ętiment, et en 1895, il entreprit la t√Ęche difficile de recomposer les vitraux.

Le portail et la statue de sainte Marie

Ceux-ci avaient été démontées depuis plusieurs années et stockées, avec de grande détérioration. Il a été aidé par Juan Crisóstomo Torbado, son collaborateur.

Les travaux des dernières décennies ont été dans le traitement de la pierre, dans un effort pour conserver cette merveille architectonique.

La Façade principale

Avec cinq arches finement taill√©s du XIIIe si√®cle, trois portails d'une grande profondeur et d'une grande richesse statuaire s'intercalent deux arcades tr√®s aigu√ęs, et une rosace centrale, flanqu√©e par deux tours gothiques de 65 et 68 m√®tres respectivement.
Au portail central tr√īne Sainte Marie la Blanche, Nuestra Se√Īora la Blanca, au doux sourire (c'est une copie : l'original se trouve dans la chapelle absidale). Les statues des jambages du portail central sont d'une √©l√©gance raffin√©e
Sur le linteau, le thème du Jugement Dernier, oppose de façon très expressive le sort des bienheureux et celui des réprouvés. Le tympan du Portail gauche retrace divers épisodes de la vie du Christ.
A droite, le portail de saint François présente la Dormition et le Couronnement de la Vierge.

Le transept et les vitraux

La nef, vaisseau de lumière

Ses dimensions sont, 90 m de long, 29 m de large et 30 m de hauteur. Divisée en trois nef de l'entrée à la croisé du transept, et à cinq nefs du transept à l'autel principal.

L'exceptionnelle parure de vitraux qui éclaire le vaisseau de lumière domine la Plaza de Regla - 1200 m2 de surface, répartis sur 125 panneaux et 57 médaillons - est unique en Espagne, c’est la vitrerie la plus importante d'Europe après celle de Chartres, et a fortement compromis la solidité de l'ensemble, la dernière restauration date de la fin du XIXe siècle.
Les plus anciens vitraux sont du XIIIe au XVe si√®cle, habillent la rose de la fa√ßade principale et les trois chapelles centrales de l'abside ; ceux de la chapelle Saint-Jacques ont d√©j√† une allure Renaissance ; ceux de la nef, ex√©cut√©s plus tardivement et jusqu'√† l'√©poque contemporaine, illustrent trois grands th√®mes : en bas, le r√®gne v√©g√©tal et min√©ral ; derri√®re le triforium, des personnages civils et des blasons ; sur les fen√™tres hautes, la th√©orie des Bienheureux.

Dans le d√©ambulatoire et le transept, nombreux tombeaux gothiques ; remarquer celui de l'√©v√™que don Rodrigo, surmont√© d'un arc √† lobes, dans la chapelle de la Vierge del Carmen, √† droite du ma√ģtre-autel.

Le trascoro

De style Renaissance, il a √©t√© r√©alis√© d'apr√®s les plans de Juan de Badajoz ; l'arc triomphal, encadr√© de chaque c√īt√© par quatre magnifiques bas-reliefs en alb√Ętre, Ňďuvre d'Esteban Jord√†n, lib√®re la perspective sur la nef.

Le Ma√ģtre-autel

Le R√©table, peint par Nicol√†s Franc√©s, est un exemple du style international du XVe si√®cle. √Ä sa gauche une remarquable Mise au tombeau d'influence flamande est attribu√©e au ma√ģtre de Palanquinos.
Au pied de l'autel une ch√Ęsse d'argent abrite les reliques de saint Froil√†n patron de L√©on.

Images de Pèlerins et de saint Jacques dans la Cathédrale

Au portail central de la fa√ßade occidentale, √† la droite de saint Pierre, saint Jacques p√®lerin est soutenu par une petite colonne us√©e par la pi√©t√© des jacquets. On le retrouve au portail de la Vierge, par lequel passaient les p√®lerins. Ce portail est aussi appel√© del Dado, en souvenir du miracle suivant : un joueur se convertit en voyant saigner le front de L'Enfant J√©sus contre lequel, furieux d'avoir perdu son argent, il avait jet√© ses d√©s.
Au portail du Jugement dernier, Saint François et saint Dominique, discutant avec le roi Saint Ferdinand, sont des pèlerins d'exception qui font partie du cortège des bienheureux en route vers le paradis.
La sculpture fun√©raire, fait elle aussi r√©f√©rence au p√®lerinage, soit par la foule des p√®lerins secourus, portant besace et coquille (tombeau de l'√©v√™que Mart√¨n II Rodriguez), soit par l'image de l'ap√ītre lui-m√™me, qui remplace saint Jean l'√©vang√©liste dans un calvaire (tombeau de Domingo Y√†√Īez, dans le clo√ģtre.)
Saint Jacques, en homo viator, guide également plusieurs pèlerins, thème qui connut une certaine diffusion.

Le Clo√ģtre

Avant d'y p√©n√©trer, on voit le portail nord du transept, abrit√© des intemp√©ries, qui a conserv√© sa polychromie et qui est d√©di√© √† la Vierge de l'offrande plac√©e sur le trumeau. Les arcades du clo√ģtre datent de la construction de la nef, des XIIIe -XIVe si√®cle, mais les vo√Ľtes avec leurs cl√©s tr√®s ouvrag√©es ont √©t√© remani√©es au XVIe si√®cle par Juan de Badajoz. Les murs des galeries s'ornent de fresques murales de Nicol√†s Franc√©s, de tombeaux romans et gothiques.

Le Musée de la Cathédrale

El Museo catedralicio, est l'un des meilleurs du genre et la salle consacrée à l'époque romane compte plus de 50 pièces datant des XIIe et XIIIe siècles.
On conserve un Christ d'ivoire du XIIIe siècle, quelques sculptures de Juan de Juni et ses disciples, un missel du XVIe siècle et plusieurs ornements liturgiques la même époque.
Il abrite √©galement nombre d'ivoires, peintures, √©toffes, c√©ramiques et manuscrits anciens, le tout expos√© dans les salles qui entourent le clo√ģtre.

Dans la bibliothèque il y a plusieurs manuscrits wisigothiques et un exemplaire de la Lex Romana Visigothorum.

La cath√©drale abrite √©galement de nombreux tombeaux, dont celui de Ordo√Īo II, roi de Galice de 914 √† 924, √©tant particuli√®rement richement d√©cor√©.

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