Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle

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Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle
Cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle
Image illustrative de l'article Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle
Présentation
Nom local Catedral de Santiago de Compostela
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
RattachĂ© Ă  siĂšge de l'ArchevĂȘchĂ© de Saint-Jacques de Compostelle
Début de la construction 1098 (cathédrale romane)
1738 (façade baroque)
Fin des travaux 1428 (cathédrale romane)
1750 (façade baroque)
Style(s) dominant(s) Roman
Baroque
Protection Monument non historique (1896)
 Patrimoine mondial (1985)
GĂ©ographie
Pays Drapeau d'Espagne Espagne
RĂ©gion Galice Galice
DĂ©partement Province de La Corogne La Corogne
Ville Saint-Jacques-de-Compostelle
CoordonnĂ©es 42° 52â€Č 00″ N 8° 33â€Č 00″ W / 42.866667, -8.55000042° 52â€Č 00″ Nord
       8° 33â€Č 00″ Ouest
/ 42.866667, -8.550000
  

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Cathédrale de Saint-Jacques de Compostelle

La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle est une cathédrale située dans le centre historique de la ville de Saint-Jacques-de-Compostelle (Galice), but de l'un des plus grands pÚlerinages de l'Europe médiévale. En 2010, c'est encore l'un des plus vivants foyers de la dévotion catholique.

La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle a été le facteur déterminant pour que la Galice et l'Espagne entre dans les cercles culturels médiévaux grùce au chemin de Saint-Jacques, route initiatique dans laquelle des personnes suivaient le sillage de la Voie lactée.

Elle est consacrée à l'apÎtre Jacques de Zébédée, saint patron et protecteur de l'Espagne.

Sommaire

Origines

La cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle

DĂ©couverte du corps de l'apĂŽtre au dĂ©but du IXe siĂšcle .

La premiĂšre Ă©glise construite en l’honneur de Santiago (saint Jacques) le fut par Alphonse II le Chaste (791–835) au dĂ©but du IXe siĂšcle.

Alphonse III le Grand (866–910) la remplaça en 899 par une Ă©glise prĂ©romane plus grande. Elle fut rĂ©duite en cendres lorsque les BerbĂšres de Mohammed ibn-Abi Amir dit el-Mansour, al-Manzor en espagnol (938-1002), le victorieux en arabe, chef de guerre du calife de Cordoue Hiƥām II al-Mu'ayyad (976-1009), saccagĂšrent la ville en 997. Il fait arracher les portes et les cloches, que des captifs chrĂ©tiens transportent jusqu'Ă  Cordoue, oĂč elles furent entreposĂ©es dans la Grande MosquĂ©e. Ce fait marqua les esprits puisque lors de la prise de Cordoue en 1236 par Ferdinand III le Saint (1217-1230-1252), ce sont d’autres prisonniers, mais cette fois musulmans, qui transportĂšrent ces mĂȘmes cloches et portes jusqu’à TolĂšde oĂč elles furent entreposĂ©es dans la CathĂ©drale Santa MarĂ­a.

C'est Ă  Brioude que le pape Urbain II (1042-1088-1099), venant du Puy-en-Velay et se rendant Ă  Clermont-Ferrand, signa, en dĂ©cembre 1095, le dĂ©cret transfĂ©rant le siĂšge de l’évĂȘchĂ© d’Iria-Flavia (aujourd’hui PadrĂłn) Ă  Compostelle.

La cathĂ©drale actuelle est un Ă©difice roman, construit en granite, dont les travaux ont dĂ©butĂ© en 1075, avec l'Ă©vĂȘque PĂ©laez, et grĂące Ă  l'Ă©lan donnĂ© par l'Ă©vĂȘque GelmĂ­rez, ainsi que le roi Raimond de Bourgogne (v. 1059-1107), Ă©poux de la reine Urraque Ire de Castille (1081-1109-1126), ils furent terminĂ©s en 1128. Elle fut consacrĂ©e la mĂȘme annĂ©e en prĂ©sence du roi Alphonse IX de LeĂłn (1166 ou 1171-roi 1188-mort en 1230).

Selon le Codex Calixtinus, sont intervenus comme architectes, Bernard « le vieux Â» et Robert dans la premiĂšre Ă©tape, et Esteban et Bernard « le jeune Â», dans la deuxiĂšme.

C’est l’une des rĂ©alisations les plus reprĂ©sentatives du type de la grande Ă©glise romane vouĂ©e au culte des reliques et des pĂšlerinages. Cet Ă©difice constitue l’aboutissement des recherches poursuivies dans les sanctuaires français apparentĂ©s : Sainte-Foy de Conques, Saint-Martial de Limoges, Saint-Martin de Tours et Saint-Sernin de Toulouse. Elle a Ă©tĂ© beaucoup parĂ©e et enrichie entre les XVIe et XVIIIe siĂšcles.

La façade ouest de facture baroque churrigueresque fut construite entre 1738 et 1750 en intĂ©grant les deux tours datant du Moyen Âge. Elle est prĂ©cĂ©dĂ©e d’un escalier monumental datĂ© de 1606.

Les chapelles de la cathédrale forment un musée de peintures, de retables, de reliquaires, de sculptures accumulées au cours des siÚcles.

Dans le Guide du Pùlerin, d’Aymeri Picaud

Le Guide du PĂšlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle correspond au Ve livre du Codex Calixtinus ou Liber Sancti Jacobi. Écrit au XIIe siĂšcle, date supposĂ©e 1170.
Il donne des informations prĂ©cises sur les maĂźtres d’Ɠuvre qui intervinrent, au XIIe siĂšcle, dans la construction de la cathĂ©drale romane de Saint-Jacques-de-Compostelle : « Les maĂźtres lapicides qui entreprirent la construction de la basilique du bienheureux Jacques s'appelaient Bernard le Vieux - c'Ă©tait un maĂźtre gĂ©nial - et Robert avec l'aide d'autres lapicides au nombre de cinquante environ sous la direction de Don Segeredo, vicaire et maĂźtre du chapitre, et de l'abbĂ© Gundesindo, sous le rĂšgne d'Alphonse, roi d'Hispanie et de Diego Ier, vaillant chevalier et homme gĂ©nĂ©reux. Â»
Il la dĂ©crivait ainsi : une basilique « Ă  neuf nefs dans sa partie infĂ©rieure et six dans la partie haute Â» ; « soixante-trois fenĂȘtres noyĂ©es de vitraux Â» ; « trois portails principaux et six petits Â».

Description générale

La cathĂ©drale a un plan de trois nefs, un vaste transept dotĂ© de collatĂ©raux et de tribunes, un chevet Ă  dĂ©ambulatoire entourĂ© d’une ceinture de chapelles rayonnantes.
La nef centrale est couverte d’une voĂ»te en berceau, ainsi que les latĂ©rales. Il a eu neuf tours, deux dans chaque façade et trois dans la croisĂ©e du transept. De plan mĂ©diĂ©val, elle a eu des adjonctions renaissance et Baroque.
Le sanctuaire est d'une exubérance surprenante dans ce cadre roman. Le maßtre-autel que surmonte une statue de saint Jacques du XIIIe siÚcles, somptueusement parée, est dominé par un énorme dais sculpté. Les pÚlerins peuvent aller baiser le manteau du saint par un escalier situé derriÚre l'autel.
Sous le maĂźtre-autel une crypte, constituĂ©e par les soubassements de l'Ă©glise du IXe siĂšcle qui abritait le tombeau de l'apĂŽtre, renferme les restes de saint Jacques et de ses disciples : saint ThĂ©odore et saint Athanase.

Plan au sol

Parmi les beautĂ©s de cette cathĂ©drale, on remarque dans le dĂ©ambulatoire, les belles grilles et la voĂ»te de la chapelle de MondragĂČn (1521) ainsi que, dans le croisillon sud, les portes Renaissance de la sacristie et du cloĂźtre.
Les chapelles de la cathédrale forment un musée de peintures, de retables, de reliquaires, de sculptures accumulées au cours des siÚcles.

Ses dimensions intĂ©rieures sont de 97 m x 67 m et d’une hauteur de 32 m.
Chacune de ses façades forme avec ses places respectives de magnifiques ensembles urbains. Celle de l'Obradoiro, chef-d’Ɠuvre de style baroque, a Ă©tĂ© effectuĂ©e par Fernando Casas y Novoa en 1740 ; celle de l'AcibecharĂ­a est aussi baroque, Ɠuvre de Ferro Caaveiro et FernĂĄndez Sarela, modifiĂ©e par Ventura Rodriguez ; celle de las PraterĂ­as, Ɠuvre de maĂźtre Mateo en 1103 ; et surtout, le Porche de la Gloire, sommet de la sculpture romane exĂ©cutĂ© par maĂźtre Mateo en 1188, il est composĂ© de trois arcs d'un demi-point, le central divisĂ© par un trumeau, oĂč on trouve l’image du maĂźtre. Dans les piĂ©droits, les ApĂŽtres et les prophĂštes maintiennent des conversations sacrĂ©es. Dans le tympan, le Sauveur entourĂ© par les quatre ÉvangĂ©listes.
Au centre de la cathĂ©drale s'Ă©lĂšve une tour-lanterne du sommet de laquelle est accrochĂ© par des filins d’acier un encensoir en laiton (le Botafumeiro, en galicien). Haut de 1,60 m pesant 54 kg. En certaines occasions on l’agite, il peut alors atteindre la vitesse de 60 km/h. Il fut exĂ©cutĂ© par l’orfĂšvre Losada en 1851.

Description des façades

Une vue sur la façade de la cathédrale
Une vue sur la façade de la cathédrale

Façade sur la Place de l'Obradoiro

Exemple type du baroque churrigueresque, effectuĂ© par Fernando Casas y Novoa. Obradoiro : de obra, Ɠuvre et oiro, or en galicien, d’oĂč une Ɠuvre d’or. "obradoiro"= orfĂšvre en galicien. La façade fut nommĂ©e ainsi du fait de la finesse de son aspect filigranĂ©, comparable au travail d'un orfĂšvre.

En haut, dans le centre se trouve saint Jacques ApĂŽtre. Un niveau plus bas, ses deux disciples, Athanase et ThĂ©odomir. Tous en vĂȘtements de pĂšlerins. Au milieu, l'urne (reprĂ©sentation de la tombe trouvĂ©e) et une Étoile (reprĂ©sentation des lumiĂšres qu'aurait vu l'ermite Pelayo ou Paio) entre des anges et des nuages ([1]).

Dans la tour de droite se trouve Marie SalomĂ©, mĂšre de saint Jacques. Dans la tour de gauche, son pĂšre ZĂ©bĂ©dĂ©e. À gauche, sur la balustrade on peut voir Sainte Suzanne et Saint Jean l’ÉvangĂ©liste. À droite, sur la balustrade Sainte Barbare et Saint Jacques le Mineur.

Le bùtiment à la droite de la cathédrale est le cloßtre. Celui de la gauche, est le Palais de Gelmírez ou Xelmirez, du XIIe siÚcles.

De la place de l'Obradoiro, un escalier, dont les deux rampes encadrent la porte de la crypte romane, du XIIe siÚcle, conduit au parvis de la cathédrale. Une fois franchi le portail, l'espace compris entre le plan arriÚre de l'Obradorio et le plan avant de ce qui était la façade romane, forme un narthex étroit ([2]).

Le porche de la Gloire, o PĂłrtico da Gloria

Le porche de la Gloire

. Ce porche se trouve dans le narthex au-delĂ  de la façade baroque. La statuaire de ce triple portail offre le spectacle des ressources d’un art variĂ© dans son expression, ses dĂ©tails, sa facture et sa polychromie.

Construit Ă  la demande du roi Ferdinand II de LeĂłn (1137-1157-1188), par maĂźtre Mateo, entre 1168 et 1188.
Le tympan central du porche de la Gloire : dans le centre on observe un Christ en majestĂ© montrant les blessures de ses pieds et de ses mains, il expose sa souffrance comme un homme. L'entourant apparaissent les tĂ©tramorphes (reprĂ©sentation divine des quatre apĂŽtres). Aux deux cĂŽtĂ©s du Christ, on observe aussi des Anges portant les instruments de la Passion. Ceux qui ont Ă©tĂ© les plus prĂšs du Christ, les clous, la couronne d'Ă©pines et la croix, ne sont pas directement touchĂ©s par les Anges puisqu'ils n’ont pas le pouvoir de les toucher. Les autres sont portĂ©s dans leurs mains comme la fiole oĂč Pilate a lavĂ© ses mains ( [3]).

Dans l’archivolte siùgent les 24 vieillards de l’Apocalypse, qui affinent leurs instruments pour donner un concert à la gloire de Dieu[4].
Sur les piĂ©droits sont reprĂ©sentĂ©s les apĂŽtres (chacun portant son Ă©lĂ©ment : Saint Pierre, les clĂ©s...) et les prophĂštes tous Ă©taient polychromes et avec leur nom dans un livre ou un parchemin. De droite Ă  gauche sont reprĂ©sentĂ©s MoĂŻse et les prophĂštes IsaĂŻe, Daniel et JĂ©rĂ©mie avec le mĂȘme rĂ©alisme que les autres personnages du portique ([5]). On remarquera le sourire voilĂ© du prophĂšte Daniel annonçant ([6]) de Reims.

Ces piliers ne sont qu’un dĂ©tail de l’ensemble solennel, remarquable par l’harmonie de ses proportions, sculptĂ© dans un granite trĂšs dur. Ces statues prĂ©figurent la sculpture gothique.

Le trumeau du porche de la Gloire représente saint Jacques. Son visage reflÚte une sérénité extatique.
L’inscription du parchemin qu’il tient, Misit me Dominus, le dĂ©signe comme l’envoyĂ© du Seigneur. Son rĂŽle de tĂ©moin de la Transfiguration explique que son effigie soit disposĂ©e sur un trumeau essentiellement dĂ©corĂ© d’images se rapportant au Christ. Ainsi, la colonne en dessous de saint Jacques figure, dans un style dĂ©licat, la filiation terrestre de JĂ©sus par un arbre de JessĂ©, tandis que le chapiteau surmontant ce support prĂ©sente la TrinitĂ© suivant la trĂšs remarquable formule de la Paternitas : le PĂšre tient le fils sur ces genoux, et la colombe de l’Esprit-Saint se pose sur sa tĂȘte ([7]).

Sur le meneau, au-dessous de la statue assise de saint Jacques, est creusĂ©e l’empreinte des doigts d’une main. La tradition veut en effet que les pĂšlerins harassĂ©s posent la main lĂ , ainsi que le prĂ©voit l'itinĂ©raire rituel pour arriver Ă  la tombe de l'apĂŽtre.
Au pied du trumeau, maĂźtre Mateo se serait reprĂ©sentĂ© par un buste. Les pĂšlerins plaçaient leurs mains dans les renforcements pratiquĂ©s de part et d’autre du buste du maĂźtre pour s’assurer une place au paradis.
DerriĂšre se trouve la statue du «saint aux bosses» qui aurait la vertu de donner mĂ©moire et intelligence Ă  quiconque viendrait s’y cogner la tĂȘte.

Sous tout le porche de la gloire sont représentés des démons, donnant à signifier que le poids de la Gloire écrase le péché.
Les linteaux du portique portent, gravĂ©, le texte suivant : « L'annĂ©e de l'incarnation du Seigneur de 1188, de l'Ăšre 1226, le jour des calendes d'avril, furent mis en place les linteaux des portails principaux de l'Ă©glise du bienheureux saint Jacques, par le maĂźtre Mateo, qui dirigea les travaux de ces portails, depuis leurs fondations... Â»
Les portails latĂ©raux sont consacrĂ©s aux Églises rivales celle des Juifs Ă  gauche et celle des gentils ou paĂŻens Ă  droite.

Le tympan du portail de droite : la reprĂ©sentation du salut des Ăąmes, il est divisĂ© en trois parties, dans le centre sont reprĂ©sentĂ©s Saint Michel et le Christ et Ă  chaque cĂŽtĂ© de d'eux l'Enfer (oĂč sont reprĂ©sentĂ©s des dĂ©mons de tout type) et le ciel oĂč on reprĂ©sente des enfants (symbolisant les Ăąmes sauvĂ©es). Dans un cĂŽtĂ© est reprĂ©sentĂ© le purgatoire ([8]).
Le tympan du portail de gauche, oĂč sont reprĂ©sentĂ©es des scĂšnes de l'Ancien Testament.

Façade nord ou d'Acibecharía

La Place da Inmaculada ou da AcibecharĂ­a

Elle donne sur la Place da Inmaculada ou da Acibecharía, ainsi nommée car il y était vendu des bijoux de jais, acibeche en galicien.

Au XVIIe siĂšcle fut dĂ©montĂ© l'ancien portail roman, dit Francigena ou Porte de France, par cette place arrivaient les pĂšlerins qui avaient suivi le Camino frances. Il fut construit par Bernard, trĂ©sorier de Saint-Jacques en 1122. On l’appelait aussi Porte du Paradis, car c’est par elle qu’entraient les pĂšlerins. Devant cette porte coulait une fontaine oĂč se purifiaient les pĂšlerins avant d'entrer.
Du XVIIIe siĂšcle : soulignĂ©e par le couronnement d’une statue de saint Jacques et Ă  ses pieds, deux rois dans une position de priĂšre, qui sont Alphonse III le Grand (866–910) et Ordoño II (914-924). Dans le centre on voit la statue de la Foi.

Façade est ou da Quintana

La Place da Quintana ou dos Literarios, car c'est sur cette place que se vendait les «placards», des feuilles manuscrites, et Ă  partir du XVIIe siĂšcle imprimĂ©es, portant une image de saint Jacques bĂ©nissant des Jacquets, avec le texte d’une chanson de route, sous forme strophique, pour narrer les diffĂ©rentes Ă©tapes et pĂ©ripĂ©ties de leur voyage.

Il y a deux portes :

La Porte Sainte ou Porte du Pardon

La Porte Sainte[9]est la plus proche des perrons, généralement fermée avec une grille. Elle était une des sept plus petites portes et a été consacrée à Saint Pelayo (dont le monastÚre est juste en face).
La fonction qu’elle a actuellement dĂ©bute au XVIIe siĂšcle, quand on a accordĂ© Ă  la cathĂ©drale le privilĂšge du JubilĂ©. Par cette porte, on accĂšde Ă  une petite cour et, au fond, c'est la vĂ©ritable Porte Sainte par laquelle on entre dans l'abside.
Le privilĂšge de l'AnnĂ©e Sainte date du XIIe siĂšcle. En 1119, le pape Calixte II (1060-1119-1124) attribut l’exceptionnel privilĂšge de « l’annĂ©e sainte» et par la bulle « Regis Aeterni Â» promulguĂ©e en 1179, le pape Alexandre III (1105-1159-1181), confirmera ce privilĂšge, qui fait de Saint-Jacques-de-Compostelle une ville sainte Ă  l’égale de Rome et de JĂ©rusalem.
Elle n’est ouverte que pendant les annĂ©es saintes (annĂ©es dont le 25 juillet, fĂȘte de la Saint Jacques est un dimanche), le 31 dĂ©cembre prĂ©cĂ©dent, par l’archevĂȘque, Ă  l’aide d’un marteau d’argent extrait du trĂ©sor.
DominĂ©e par l’apĂŽtre Saint Jacques, et ses disciples Athanase et ThĂ©odore. Elle fut construite en 1611 par Fernandez Lechuga en rĂ©utilisant les statues de prophĂštes et de patriarches qui ornaient l’ancien « coro Â» roman et sculptĂ©es par maĂźtre Mateo.

La Porte Royale

Elle est ainsi appelĂ©e en rapport avec l'Ă©cusson royal qu’elle possĂšde.

Façade sud ou das Praterías

Le Portail des Orfùvreries, car il s’y faisait le commerce de bijoux d’argent, prata en galicien ([10]).
La place das Praterías est délimitée par la cathédrale et le cloßtre dans deux de ses cÎtés. Contiguë à la cathédrale, se trouve la Maison du Conseil municipal, qui est installée dans le palais Raxoi.
A droite, se trouve la tour de l’Horloge, ancienne tour fortifiĂ©e du XIVe, qui fut Ă©levĂ© Ă  la fin du XVIIe siĂšcle, de son clocher baroque, rĂ©alisation de l'architecte Domingo de Andrade. À gauche, se dresse la tour du TrĂ©sor.
Cette porte romane Ă  double arcature est sculptĂ©e en bas relief de scĂšnes juxtaposĂ©es, selon le procĂ©dĂ© de SangĂŒesa et de Leyre.
Compte tenu des diffĂ©rents indices chronologiques, dont une inscription faisant rĂ©fĂ©rence Ă  Alphonse VI (1040-1065-1109), on peut dater l’annĂ©e d’achĂšvement entre 1112 et 1117.
C’est la seule Ă  s'ĂȘtre maintenue, au sud du transept. Elle a Ă©tĂ© complĂ©tĂ©e avec des fragments provenant des autres portails. ComposĂ©s de dalles trĂšs diffĂ©rentes, les deux tympans du double portail de 1103 produisent un effet plutĂŽt disparate.

Sur le tympan de gauche, la Tentation de Jésus dans le désert, assemblée en plusieurs fragments, paraßt encore plus hétéroclite.
Sur la droite, on voit une femme Ă  demi-dĂ©vĂȘtue qui porte un crĂąne sur ses genoux. Cette scĂšne peut se rĂ©fĂ©rer Ă  une lĂ©gende initiatique d'origine templiĂšre ou peut-ĂȘtre cathare. La lĂ©gende dit qu'il y eu une pucelle qui serait tombĂ©e enceinte, alors qu’elle assurait ne pas avoir eu de contact avec un homme. Ses parents l'ont tuĂ©e pour dissimuler la honte et ils l'ont enterrĂ©e. Une fois enterrĂ©e, une tĂȘte sortait de la tombe et elle prĂ©disait le futur des hommes. Cette pucelle ne prie pas Ă  genoux, mais est assise sur deux de lions. Le sujet est rĂ©pĂ©tĂ© dans la cathĂ©drale, dans un chapiteau du dĂ©ambulatoire ; au lieu de crĂąne elle soutient une tĂȘte monstrueuse.

Et Aymeri Picaud dans son Guide du PĂšlerin de commenter : « Et il ne faut pas oublier de mentionner la femme qui se trouve Ă  cĂŽtĂ© de la Tentation : elle tient, entre ses mains, la tĂȘte immonde de son sĂ©ducteur qui fut tranchĂ©e par son propre mari et que, deux fois par jour, sur l'ordre de celui-ci, elle doit embrasser, Ô horrible et admirable chĂątiment de la femme adultĂšre qu'il faut raconter Ă  tous. Â»

Le tympan de droite porte, au centre de son registre inférieur, la flagellation du Christ, à cÎté, à gauche, le couronnement d'épines et la guérison des aveugles, et sur le registre supérieur, trÚs endommagé, l'Adoration des Mages.

Pour la plupart de ces reliefs, on s'accorde à relever, du moins pour les historiens d'art français, de nombreuses ressemblances stylistiques avec Conques, tandis que la scÚne de la guérison des aveugles est rapprochée de la Basilique de San Isidoro de León.

Sur la frise du centre : le Sauveur, Abraham, et diverses ScĂšnes de l'Ancien Testament.
Sur le piĂ©droit gauche, on trouve, de bas en haut, le roi David, la crĂ©ation d’Adam et le Christ bĂ©nissant le roi David ([11]).
Les sculptures du roi David jouant du luth et de la crĂ©ation d'Adam tĂ©moignent d'une trĂšs grande qualitĂ© artistique. Cette derniĂšre Ɠuvre surtout, oĂč Adam tient sa main droite sur son cƓur, comme pour donner vie Ă  son portrait, rayonne d'une extraordinaire dignitĂ©.
C'est probablement de la dĂ©molition de la Puerta Francigena que proviennent les reliefs encastrĂ©s dans les contreforts des jambages Ă©brasĂ©s de la Puerta de las Platerias et qui datent de la derniĂšre dĂ©cennie du XIe siĂšcle.
À gauche du vestibule : Adam et Ève chassĂ©s du Paradis. Ces statues proviennent de la Porte de AzabacherĂ­a.

Les pÚlerins entraient par la porte Nord de Acibecharía comme symbole de ce qui est noir et sortaient purifiés par la porte Sud de Praterías, comme symbole de ce qui est blanc.

Façade latérale du cloßtre

Au niveau de la rue, il y a des dépendances pour des magasins de bijoux et de souvenirs.

Ornementation :

Santiago dans la Bataille de Clavijo.
L'Écusson de l'Espagne.
Le Transfert du corps de saint Jacques en Galice.
Une Tombe avec une Ă©toile.
Dans l’angle, une coquille gigantesque[12].

La nef de la cathédrale

Au dĂ©but, la construction fut dirigĂ©e par un certain Bernardus, qui assumait sans doute les fonctions d'administrateur, tandis que l'architecte proprement dit portait le titre de « mirabilis magister Bernardus senex Â» et Ă©tait chargĂ© d'Ă©laborer un plan de construction qui liait Ă©galement ses Ă©ventuels successeurs. Ce plan prĂ©voyait donc un Ă©difice Ă  triples nefs, avec transept saillant Ă©galement Ă  triples nefs, et un chƓur sur le pourtour duquel les collatĂ©raux se prolongeaient en dĂ©ambulatoire. Ce chƓur Ă©tait dotĂ© de cinq chapelles, la chapelle centrale n'Ă©tant pas absidiale, mais prise dans un mur Ă  angle droit. À cela s'ajoutent deux chapelles orientĂ©es sur chacun des bras du transept.

Au centre du chƓur s'Ă©lĂšve le maĂźtre-autel au-dessus de la crypte oĂč Ă©taient conservĂ©es les reliques de l'apĂŽtre, but suprĂȘme de tout le voyage. De hautes tribunes font tout le tour de l'Ă©difice, y compris des bras du transept. C'est ainsi que la cathĂ©drale prĂ©sente une Ă©lĂ©vation intĂ©rieure Ă  deux Ă©tages, les hautes tribunes Ă©voquant la splendeur d'un palais, comme le fait remarquer le Guide du PĂšlerin. Les nefs centrales du vaisseau longitudinal et du transept sont couvertes de voĂ»tes en berceau renforcĂ©es par des doubleaux qui retombent sur des piliers.

Malgré ses dimensions monumentales, la cathédrale de Compostelle n'est pas seulement la plus grande église romane d'Espagne, mais aussi l'une des plus vastes d'Europe, elle donne une impression générale d'élancement due à la remarquable structuration des divers éléments, particularité qui saute aux yeux lorsqu'on la compare à certains modÚles français. Les supports, par exemple, sont relativement sveltes et montent à une grande hauteur, les piliers de section carrée - sur une plinthe également carrée - alternent avec des piliers aux angles arrondis portés par une plinthe cette fois circulaire, esquisse d'une alternance des supports qui par une scansion insensible, évite l'impression de monotonie que pourrait faire naßtre cet ensemble aux dimensions impressionnantes.

Chaque pilier est flanqué de demi-colonnes dont trois portent les doubleaux des bas-cÎtés et les tirants des arcades tandis que la quatriÚme, interrompue seulement par une étroite imposte, monte jusqu'à la naissance de la voûte. Aux grandes arcades du rez-de-chaussée, portées à une hauteur remarquable, correspondent au second niveau les ouvertures des tribunes, arcatures de baies géminées divisées par des colonnettes doubles accolées l'une derriÚre l'autre, le tout sous un arc de décharge.

Les gigantesques nefs centrales des vaisseaux tant longitudinal que transversal ne sont Ă©clairĂ©es que par les fenĂȘtres des collatĂ©raux et des tribunes ainsi que par la tour de la croisĂ©e ce qui engendre un demi-jour diffus oĂč la sĂ©vĂšre structuration prend toute sa valeur. Le chevet est le seul Ă  possĂ©der une couronne de fenĂȘtres, qui contribuait certainement Ă  inonder d’une lumiĂšre mystique le Saint des Saints et le sĂ©pulcre du martyr avant que divers ajouts ultĂ©rieurs ne viennent affaiblir l’effet de cette remarquable mise en scĂšne.

La Crypte de l’apître Saint Jacques le Majeur

Elle est et reste le but de tout pÚlerin, conformément au rite prescrit par le chapitre de la cathédrale.

Elle se trouve sous l’autel majeur de la basilique (au centre), elle a Ă©tĂ© mise en place au XIXe siĂšcle, aprĂšs l’authentification des reliques en 1884 par le pape LĂ©on XIII (1810-1878-1903).

Elle abrite une chĂąsse en argent exĂ©cutĂ©e en 1886, qui renferme les reliques de l'apĂŽtre. Le Sauveur dans sa mandorle, Marie, SalomĂ© et les apĂŽtres, sous arcades, sont figurĂ©s en position strictement frontale sur le plus long cĂŽtĂ© principal. La signature de l’orfĂšvre, JosĂ© Losada, apparaĂźt sur le couvercle, oĂč se dĂ©tachent le Chrisme, l’Alpha et l’OmĂ©ga. Elle est inspirĂ©e des programmes sculptĂ©s de l’ancien devant d’autel, du portail des OrfĂšvres et du porche de la Gloire

D’aprĂšs le Guide du PĂšlerin, « ...il est enfermĂ© dans une tombe de marbre qu’abrite un trĂšs beau sĂ©pulcre voĂ»tĂ© d’un travail admirable et de dimension convenable. [
] Sur son sĂ©pulcre est un autel modeste Ă©levĂ©, dit-on, par ses disciples et que par amour pour l’apĂŽtre et ses disciples, nul par la suite n’a voulu dĂ©truire. Et au-dessus se trouve un autre autel grand et admirable. Â» Le Guide nous apprend aussi que le Christ y Ă©tait figurĂ© au centre, trĂŽnant et entourĂ© des vingt-quatre vieillards de l’Apocalypse. Les ÉvangĂ©listes et les apĂŽtres Ă©taient Ă©galement prĂ©sents. L’ensemble des personnages Ă©tait entourĂ© d’un dĂ©cor floral, et des colonnes sĂ©paraient les apĂŽtres.

Le dĂ©cor et l’orfĂšvrerie baroque ont aujourd’hui remplacĂ© la structure romane de la chapelle. La crypte, dans laquelle sont conservĂ©es les reliques du saint, a Ă©galement subi des transformations. En effet, avec le temps, le lieu dans lequel reposait le saint avait fini par ĂȘtre oubliĂ©. En 1589, les prĂ©cieuses reliques avaient Ă©tĂ© transfĂ©rĂ©es dans un endroit plus sĂ»r que sous l’autel principal, en raison des incursions anglaises et hollandaises. Elles ne furent redĂ©couvertes qu’en janvier 1879, grĂące aux travaux de recherche entrepris par l’archevĂȘque PayĂ , aidĂ© de LĂČpez Ferreiro et de LavĂŹn. Afin de permettre l’accĂšs aux nombreux fidĂšles, la crypte dans laquelle se trouvaient les reliques fut agrandie.

Le Musée de la Cathédrale

Au rez-de-chaussĂ©e se trouve la bibliothĂšque, oĂč sont exposĂ©s les botafumerios, ainsi que la salle capitulaire tendue de tapisseries flamandes du XVIIe siĂšcle, et de trois tapisseries madrilĂšnes du XVIIIe siĂšcle. Au premier Ă©tage, le musĂ©e des tapisseries rassemble des Ɠuvres rĂ©alisĂ©es d'aprĂšs les cartons de TĂ©niers, de Goya, de Bayeu. Les souterrains sont consacrĂ©s Ă  l'archĂ©ologie : piĂšces provenant des fouilles effectuĂ©es dans la nef et le transept sud.

Le Trésor

Il est installé dans une chapelle gothique dans le bras sud du transept de la cathédrale.

Il possĂšde un tympan reprĂ©sentant la figure Ă©questre du saint ApĂŽtre, elle date du XIIIe siĂšcle. C’est une des premiĂšres reprĂ©sentations conservĂ©es de saint Jacques Ă  cheval.

Le trĂ©sor abrite un ostensoir rĂ©alisĂ© par Antoine d’Arfa (1539-1554), du « miracle Â» de la protection des disciples, poursuivis par les soldats du PrĂ©fet romain de Duyo (Dugium), sur le pont du fleuve Tambre, pont dĂ©nommĂ© de Las Pias , entre Negreira et Ons.

Parmi les autres objets, on remarquera un petit retable d’albĂątre et de bois polychrome, d’origine anglaise. Donation faite par John Goodyear Ă  la cathĂ©drale de Saint-Jacques-de-Compostelle, pour l’annĂ©e Sainte 1456. Les deux derniers Ă©lĂ©ments reprĂ©sentent le martyr de saint Jacques par HĂ©rode Agrippa (-10 avant J.-C.-44 aprĂšs J.-C.), roi de JudĂ©e, et le navire de la translation de son corps.

A cĂŽtĂ©, la chapelle des Reliques, de style plateresque, rĂ©alisation de Juan de Alava, conserve la tĂȘte de saint Jacques AlphĂ©e, Ă©vĂȘque de JĂ©rusalem au Ier siĂšcle.

Les Archives de la Cathédrale

Elles possĂšdent un des deux exemplaires, qui nous sont parvenus, du Codex Calixtinus ou Liber Sancti Jacobi. C’est un ensemble de textes qu’on s’accorde Ă  dater aux environs de 1140 (date du dernier miracle dĂ©crit). Il fut rĂ©digĂ© Ă  la gloire de Saint Jacques le Majeur. Il comprend cinq livres, le Ve livre, Le Guide du PĂšlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle, qui est le guide proprement dit, paraĂźt ĂȘtre du moine Aimery Picaud, de Parthenay le Vieux, en Poitou. La somme des conseils pratiques pour les pĂšlerins, leur indiquant les lieux oĂč ils doivent s'arrĂȘter, les reliques Ă  vĂ©nĂ©rer, les sanctuaires Ă  visiter avant de parvenir Ă  la cathĂ©drale Ă©levĂ©e Ă  la gloire de saint Jacques.
Il commence ainsi : Si veritas a perito lectore nostris voluminibus requiratur, in hujus codicis serie, amputato esitationis scrupulo, secure intelligatur. Que enim in eo scribuntur, multi adhuc viventes vera esse testantur.
Si le lecteur instruit recherche la vérité dans nos ouvrages, qu'il aborde ce livre sans hésitation ni scrupule, il est assuré de l'y trouver, car le témoignage de bien des gens encore vivants atteste que ce qui y est écrit est vrai.

Ainsi que Le Grand Livre des Actes et privilÚges de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle. Qui est un parchemin du XIIe siÚcle. ([13])

La chapelle San Salvador ou chapelle de France

Connue au Moyen Âge comme la « chapelle du roi de France Â», car le roi Charles V le Sage (1338-1364-1380) fit un don de trois milles florins pour que fĂ»t cĂ©lĂ©brĂ©e, en cette chapelle, une messe chaque jour "pour la prospĂ©ritĂ© de la France".

C'est dans cette chapelle que les pĂšlerins aprĂšs s'ĂȘtre confessĂ©s, recevaient la Compostela, attestation du pĂšlerinage.

Elle possĂšde un retable en albĂątre polychrome du XVIe siĂšcle.

La restauration constitue la part primordiale de l'action de la SociĂ©tĂ© des Amis de Saint-Jacques en France pour l’annĂ©e sainte 1993.

La Catedral Vieja

Ou l’église infĂ©rieure.

Au pied du grand escalier qui prĂ©cĂšde la façade de l’Obradoiro s’ouvre la crypte construite au XIe siĂšcle, lorsque l’on achevait la nef qu’elle soutient pour rattraper l’inĂ©galitĂ© du terrain. Belle facture romane, chapiteaux et colonnes sculptĂ©s.

La Crypte sous le Portique de la Gloire

Cette crypte a été renforcée sur le principe des ponts, par maßtre Mateo , afin de pouvoir supporter le poids du Portique de la Gloire.
On y dĂ©couvre une exposition d’instruments de musique anciens, copiĂ©s d’aprĂšs les sculptures du portail de la cathĂ©drale.

Le CloĂźtre

Un passage de l’Historia compostellana, rĂ©digĂ©e sur l’ordre de Diego GelmĂ­rez, rapporte que ce prĂ©lat entreprit, vers 1124, de pourvoir Saint-Jacques-de-Compostelle d’un cloĂźtre somptueux en s’inspirant des Ă©glises d’outre-monts.
Simple et majestueux, le cloßtre actuel, aux vastes galeries fut construit en 1521, sur les plans de Juan de Alava, avec des mélanges d'éléments du Gothique et de la Renaissance. Il est couronné d'une balustrade ajourée et de pinacles.
Rodrigo Gil de Hontañón, architecte espagnol (Rasines, 1500 - Ségovie, 1577), l'un des principaux représentants du style plateresque participa à la construction du cloßtre de Saint-Jacques-de-Compostelle ([14] et[15])

La Cathédrale et l'euro

La Cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle se trouve sur la face des piÚces de 1, 2 et 5 centimes d'euro espagnoles.

Galerie


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Notes et références

Voir aussi

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