Cathédrale de Rouen

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Cathédrale de Rouen

Cathédrale Notre-Dame de Rouen

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Cathédrale Notre-Dame de Rouen
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Latitude
Longitude
49¬į 26‚Ä≤ 25‚Ä≥ Nord
       1¬į 05‚Ä≤ 41‚Ä≥ Est
/ 49.440269, 1.094717
 
Pays France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Ville Rouen
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Début de la construction 1020
Fin des travaux 1884
Style(s) dominant(s) Architecture gothique
Classé(e) Monument historique

La cathédrale primatiale Notre-Dame de l'Assomption de Rouen est le monument le plus prestigieux de la ville. Elle est le siège de l'archidiocèse de Rouen, chef-lieu de la province ecclésiastique de Normandie. L'archevêque de Rouen portant le titre de "primat de Normandie", sa cathédrale a donc le rang de primatiale.

Elle fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis 1862[1].

C'est une construction d'architecture gothique dont les premi√®res pierres remontent au haut Moyen √āge. Elle a la particularit√©, rare en France, de conserver son palais archi-√©piscopal et les constructions annexes environnantes datant de la m√™me √©poque.

Un de ses √©l√©ments les plus remarquables est sa fa√ßade occidentale, encadr√©e de deux tours dissemblables : la tour Saint-Romain et la tour ¬ę de Beurre ¬Ľ. La tour nord (tour Saint-Romain) est la partie la plus ancienne de la fa√ßade (XIIe si√®cle, premier gothique ) et √©tait couronn√©e d'une fl√®che en pierre √† l'origine. Apr√®s la destruction de cette derni√®re, un autre niveau en style gothique flamboyant a √©t√© ajout√© et dot√© d'un toit en charpente dit ¬ę en hache ¬Ľ. L'autre tour, celle au sud (tour de beurre) est beaucoup plus r√©cente et date du XVIe si√®cle, elle est ¬ę couronn√©e ¬Ľ ce qui est caract√©ristique du style flamboyant. Ces deux √©difices sont construits hors d'Ňďuvre, c'est-√†-dire qu'ils ne s'√©l√®vent pas au-dessus des collat√©raux, comme c'est habituellement le cas, mais √† c√īt√©. Les deux portails des bas-c√īt√©s datent du premier gothique, mais leurs tympans n'ont √©t√© ajout√©s qu'au XIIIe si√®cle. Le porche principal est le dernier √©l√©ment gothique adjoint √† la cath√©drale pour renforcer la fa√ßade qui avait √©t√© mise √† mal par la construction de la tour de Beurre. La rosace au-dessus est la quatri√®me √† cet endroit, la pr√©sente date de l'apr√®s-guerre. Des deux c√īt√©s, des niches accueillent des statues, align√©es dans deux galeries au sud et dans trois au nord. Ces galeries sont uniques en France mais communes en Angleterre, ce qui sugg√®re une influence britannique. La partie sup√©rieure de la fa√ßade est d√©cor√©e de beaux gables gothiques de styles rayonnant et flamboyant et le sommet de la fa√ßade est achev√© par quatre pyramides (sortes de pinacles) dont deux ne sont pas ant√©rieures au d√©but du XXe si√®cle.

Comme la plupart des grands √©difices du gothique normand, la cath√©drale est dot√©e d'une ¬ę tour-lanterne ¬Ľ sur la crois√©e du transept. La fl√®che en bois couverte en plomb de style renaissance qui la couronnait, fut d√©truite par un incendie allum√© par la foudre en 1822. Elle est √† pr√©sent surmont√©e d'une fl√®che en fonte, construite de 1825 √† 1876 qui culmine √† 151 m√®tres de hauteur. C'est la plus haute de France, et c'√©tait le plus haut b√Ętiment du monde au moment de son ach√®vement (1876-1880).

Ce site est desservi par les trois lignes TEOR, station Cathédrale.

Sommaire

Historique

La premi√®re mention attest√©e d'un √©v√™que √† Rouen remonte √† l'an 314. Mais cette date, un an apr√®s l'autorisation du culte chr√©tien dans l'Empire romain, semble trop pr√©coce pour imaginer l'existence d'un √©difice religieux. Par contre, quelques dizaine d'ann√©es plus tard, un sermon de l'√©v√™que Victrice dat√© d'environ 395/396 sous-entend la pr√©sence d'une cath√©drale dans la cit√© et √©voque la construction d'une basilique √† proximit√©. En 1986, les fouilles men√©es par l'arch√©ologue Jacques Le Maho ont permis de confirmer l'existence de cette derni√®re √©glise. Elle se trouvait quelques dizaines de m√®tres au nord de la cath√©drale actuelle. Comme beaucoup d'autres villes m√©tropolitaines pal√©ochr√©tiennes, le groupe √©piscopal de Rouen se composait donc d'au moins deux √©glises :

  • un √©difice principal d√©di√© √† Notre-Dame, implant√© √† l'endroit de la cath√©drale actuelle ;
  • une √©glise martyriale, d√©di√©e peut-√™tre √† saint √Čtienne, (aujourd'hui la cour d'Albane) ;
  • probablement un baptist√®re entre les deux.

En 1954, l'arch√©ologue Georges Lanfry ouvrit un sondage au niveau de la derni√®re trav√©e de la nef afin justement de d√©couvrir l'antique √©glise Notre-Dame. En fait, il mit au jour une crypte plus tardive, de l'√©poque carolingienne. √Ä la lumi√®re de cette d√©couverte, on suppose que Notre-Dame √©tait en ce temps un √©difice bien plus petit qu'aujourd'hui (60 m de long ?).

Au IXe si√®cle, on proc√©da √† plusieurs r√©am√©nagements (palais √©piscopal, logement canonial, ajout d'un Westwerk √† l'√©glise martyriale) mais en 841, l'incendie de Rouen par les Vikings d√©truisit le groupe cath√©dral. L'ensemble semble remis en √©tat d'une fa√ßon provisoire en attendant le retour de la paix dans la r√©gion. Au Xe si√®cle, apr√®s le Trait√© de Saint-Clair-sur-Epte (en 911), Rouen devint la capitale du jeune duch√© de Normandie, le chef viking Rollon aurait re√ßu le bapt√™me en 912 (sous le nom Robert) dans la basilique primitive. N√©cropole des premiers ducs, la cath√©drale b√©n√©ficia d'importants travaux. Vers 1030, l'archev√™que Robert le Danois reconstruisit le chŇďur en style roman et ins√©ra une crypte en dessous. Gr√Ęce √† des fouilles arch√©ologiques men√©es vers 1938-1939, Georges Lanfry a pu d√©gager le plan oriental de l'√©glise : un d√©ambulatoire faisait le tour du chŇďur et ouvrait sur trois chapelles absidiales. Un autre archev√™que, Maurille (1055-1067), acheva le chantier ainsi que la reconstruction de la nef. Malgr√© la construction de la cath√©drale gothique ensuite, la crypte qui abritait s√Ľrement les reliques de la Vierge, subsiste et peut se visiter.

En somme, on peut d√©terminer trois √©tats successifs du monument :

Des fouilles récentes ont montré qu'un premier sanctuaire à double nef a été construit sur le site de la cathédrale actuelle à la fin du IVe siècle. La basilique fut détruite lors des invasions normandes.

  • La cath√©drale romane :

Les travaux de la cath√©drale romane d√©but√®rent vers 1020, sous l'√©piscopat de Robert d'√Čvreux. Le vaisseau central reprenait l'emplacement de la nef sud de la basilique primitive. Il ne reste actuellement qu'une crypte, correspondant aux fondations du chŇďur de la cath√©drale romane.

  • la cath√©drale gothique

La cathédrale gothique aujourd'hui

Plan de la cathédrale de Rouen.
Incendie de la tour Saint-Romain en juin 1944.
  • La tour nord (tour Saint-Romain) est la partie la plus ancienne de la construction gothique. Son √©dification d√©bute en 1145. Son dernier √©tage flamboyant d√©note sur l'ensemble plus rude du premier gothique. Elle a enti√®rement br√Ľl√© le 1er juin 1944, suite au bombardement alli√© du 31 mai et les cloches ont fondu sur le sol du premier √©tage qui n'a pas c√©d√©. Seuls les murs sont rest√©s debout. Son fameux toit en ardoise d√©cor√© d'un soleil n'a √©t√© restitu√© que r√©cemment.
  • La tour sud, dite ¬ę de beurre ¬Ľ, parce qu'elle a √©t√© financ√©e avec les indulgences de car√™me, c'est √† dire que des fid√®les riches s'achetaient le droit de consommer du beurre et autres laitages pendant le car√™me, tout comme √† la cath√©drale de Bourges o√Ļ existe √©galement une tour de beurre. Elle n'est construite qu'√† partir de 1485 et le chapitre de la cath√©drale va conna√ģtre de houleux d√©bats entre les ¬ę anciens ¬Ľ et les ¬ę modernes ¬Ľ pour d√©cider qui des partisans d'une fl√®che ou d'une couronne l'emportera. Finalement les seconds vont gagner.
  • La nef reprend des √©l√©ments des parties romanes, d√©truites par un incendie en 1200. Elle est vraiment caract√©ristique du premier gothique, car elle est construite sur quatre niveaux, contrairement au gothique post√©rieur qui n'en conna√ģt que trois. En effet, on y distingue un niveau de tribune avec ses ouvertures, mais les tribunes n'ont jamais √©t√© r√©alis√©es, contrairement √† Notre-Dame de Paris par exemple, en raison d'une reconstruction plus tardive des collat√©raux, appuy√©e d√®s l'origine par des arc-boutants.
  • Les tympans des portails sont histori√©s : le portail Saint-Jean au nord repr√©sente des √©v√®nements des vies de saint Jean Baptiste et de saint Jean l'√Čvang√©liste, c'est le seul tympan qui soit intact, car il a connu plusieurs campagnes de restauration d√®s 1769. Les tympans des deux autres portails sont endommag√©s et cela depuis les guerres de religion, √©poque o√Ļ les calvinistes, nombreux √† Rouen, ont d√©capit√© et mutil√© les statues de presque toutes les √©glises de la ville, d√©truisant √©galement le mobilier et les tombes √† l'int√©rieur des √©difices. Cependant, on reconna√ģt un arbre de Jess√© sur le porche principal, qui constitue une des rares repr√©sentations de ce th√®me dans la pierre. Saint √Čtienne est m√©connaissable sur le portail du m√™me nom au sud, mais on y reconna√ģt le Christ en majest√© qui accueille fid√®les et p√®lerins, car il n'a pas √©t√© mutil√© par les protestants.
  • La tour-lanterne est inachev√©e et sa fl√®che de pierre ne peut donc √™tre r√©alis√©e. On construit donc une fl√®che en charpente couverte de plomb dite ¬ę la tour gr√™le ¬Ľ, mais un plombier y met le feu accidentellement, ainsi qu'aux √©tages de la tour lanterne. De nouveaux √©tages sont reconstruits en style gothique flamboyant et une nouvelle fl√®che en bois recouverte de plomb, de style renaissance nomm√©e ¬ę la pyramide ¬Ľ la coiffe. Apr√®s son incendie en 1822, une fl√®che de fonte, accost√©e de quatre clochetons de bois recouvert de cuivre est √©rig√©e par √©tapes tout au long du XIXe si√®cle (projet de l'architecte Jean-Antoine Alavoine).
  • Le palais archi-√©piscopal de style gothique, contemporain de la cath√©drale, a vu se tenir la derni√®re s√©ance du tribunal qui a condamn√© Jeanne d'Arc le 29 avril 1431 et le second proc√®s dit de ¬ę r√©habilitation ¬Ľ en 1456.

Principaux dommages

Outre, les incendies qui affectent les deux premi√®res fl√®ches, la rosace de la fa√ßade occidentale va √™tre d√©truite trois fois : tout d'abord, lors de la construction de la tour de beurre, ensuite par un ¬ę ouragan ¬Ľ au XVIIIe si√®cle et finalement au cours de la Seconde Guerre mondiale. En effet, le 19 avril 1944, un bombardement de Rouen par les Alli√©s atteint de nombreux monuments embl√©matiques de la ville, faisant pr√®s de 900 victimes sur Rouen et son agglom√©ration, la cath√©drale n'est pas √©pargn√©e. L'√©difice est touch√© par sept bombes dont une, tomb√©e dans le chŇďur, n'explosera pas. Les bas-c√īt√©s de la nef et les chapelles du collat√©ral sud, sauf une, sont d√©truites. De plus, un des quatre piliers soutenant la fl√®che est gravement endommag√©. Le pilier sera rapidement renforc√© et √©tay√© par l'entreprise Lanfry, pour emp√™cher la fl√®che de s'abattre sur l'ensemble. La nef restera debout gr√Ęce aux arc-boutants de la chapelle Sainte-Catherine qui la soutinrent √† eux seuls.

Lors de la temp√™te de d√©cembre 1999, l'un des quatre clochetons en bois recouvert de cuivre qui se dressent √† la base de la fl√®che, Ňďuvre du ma√ģtre-ferronnier Ferdinand Marrou, est tomb√© dans le chŇďur, d√©fon√ßant la toiture, faisant un trou dans la vo√Ľte et abimant des stalles.

Les principaux travaux de restaurations sont aujourd'hui achev√©s, cependant le temps poursuit son Ňďuvre et l'√©tat du porche principal min√© par l'humidit√©, le gel et la pollution atmosph√©rique se d√©grade irr√©m√©diablement. Le petit portail Saint-Sim√©on dit aux ¬ę machons ¬Ľ (ma√ßons) n'est toujours pas restaur√©, ainsi que le clocheton, mais les attaches des clochetons avec la fl√®che sont corrod√©es, car celle-ci est rouill√©e de n'avoir pas √©t√© entretenue et peinte depuis 1913, malgr√© d'importants travaux de consolidation dans les ann√©es quatre-vingts. D'inesth√©tiques tirants en m√©tal ont √©t√© install√©s provisoirement.

Dimensions

Portail des libraires.
  • Longueur totale : 137 m
  • Largeur de la fa√ßade : 61,60 m
  • Longueur de la nef : 60 m
  • Largeur de la nef : 11,30 m
  • Hauteur de la nef : 28 m
  • Hauteur de la tour-lanterne : 51 m
  • Longueur du chŇďur : 34,30 m
  • Largeur du chŇďur : 12,70 m
  • Hauteur de la tour Saint-Romain : 82 m
  • Hauteur de la tour de Beurre : 75 m
  • Hauteur totale de la fl√®che : 151 m

Visite intérieure

Gisant XIIIe si√®cle de Richard CŇďur de Lion, socle du XXe si√®cle.
Vitraux du XIIIe siècle dans le déambulatoire.
Chapelle de la Vierge.
Vitraux renaissance,
bras sud du transept.

Tous les vitraux anciens ont été déposés dès 1939 et envoyés pour l'essentiel dans les soubassements du donjon de Niort, les préservant ainsi d'une destruction certaine.

Quelques √©l√©ments remarquables sont pr√©sents dans la cath√©drale :

    • Dans la salle basse de la tour Saint-Romain
  • Une cuve de baptist√®re
Celui de Rollon (une copie du XIXe siècle) qui est vide.
Celui de Richard CŇďur de Lion qui contenait son cŇďur, dont le reliquaire de plomb est conserv√© avec le tr√©sor de la cath√©drale.
Celui d'Henri le Jeune, fr√®re ain√© de Richard CŇďur de Lion.
Celui de Guillaume Ier de Normandie, fils de Rollon.
Au pied du gisant d'Henri le Jeune, une plaque symbolise l'emplacement du tombeau de marbre noir o√Ļ reposait Jean de Lancastre, duc de Bedford dit aussi ¬ę Jean Plantagen√™t ¬Ľ, consid√©r√© comme le ¬ę meurtrier ¬Ľ de Jeanne d'Arc.
  • De beaux exemples de vitraux du XIIIe si√®cle r√©put√©s pour leur fameux ¬ę bleu de Chartres ¬Ľ, ce bleu "saphir" ou plut√īt cobalt caract√©ristique de la cath√©drale de Chartres. L'un des vitraux de Rouen est d'ailleurs sign√© par un ma√ģtre-verrier chartrain du nom de Cl√©ment. Un vitrail du XIIIe si√®cle au nord du d√©ambulatoire, raconte la l√©gende de saint Julien l'Hospitalier qui inspira par ailleurs Flaubert dans son ouvrage intitul√© Trois Contes.
    • Dans la chapelle de la Vierge
  • Le mausol√©e monumental des cardinaux d'Amboise, Ňďuvre de Roulland Le Roux et chef-d'Ňďuvre de la sculpture du d√©but du XVIe si√®cle
  • Des vitraux des XIVe si√®cle et XVe si√®cle, dont certains proviennent de l'√©glise Saint-Vincent d√©truite en 1944.
    • Dans les chapelles des bas-c√īt√©s et les transepts
  • Au nord, deux chapelles du collat√©ral rec√®lent les vitraux les plus anciens de l'√©difice. Ces vitraux de 1200 sont surnomm√©s ¬ę les belles verri√®res ¬Ľ c√©l√®bres pour leur couleur bleue ¬ę de Chartres ¬Ľ, les parties inf√©rieures des deux baies des chapelles o√Ļ ils se trouvent sont garnies de vitraux diff√©rents, dat√©s du XVe si√®cle, Ňďuvre de Guillaume Barbe, ma√ģtre-verrier de la cath√©drale.
  • Le bras nord du transept est accessible par le portail des libraires (au sens ancien de ¬ę biblioth√©caires ¬Ľ), c'est un portail priv√© pour les chanoines √† l'origine, qui leur permettait de regagner en toute s√©curit√© le quartier o√Ļ ils r√©sidaient au nord de l'√©difice. La rosace est la seule des trois rosaces de la cath√©drale a avoir conserv√© un vitrail. Tout comme celle de la fa√ßade ouest, son remplage a √©t√© d√©truit pendant la Seconde Guerre mondiale et restitu√© selon le mod√®le d'origine. On a remont√© son vitrail d√©pos√© en 1939, repr√©sentant en son centre le Christ.
  • Au sud, les chapelles du collat√©ral ne rec√®lent pas de vitraux anciens, car la plupart d'entre-eux a √©t√© d√©truite par les chanoines au XVIIe si√®cle pour faire de la lumi√®re dans l'√©difice assombri par ses anciens vitraux opaques. Les verri√®res actuelles sont des Ňďuvres contemporaines du ma√ģtre-verrier Max Ingrand. Comme partout dans l'√©difice, les cl√ītures d'origine ont disparu, fondues par l'√Čtat √† la R√©volution pour faire des canons.
  • le bras sud du transept, accessible par le portail de la Calende, est d√©cor√© de deux vitraux renaissance dans sa partie Est, qui garnissent des remplages flamboyants. Ils sont tous deux en rapport avec l'√©v√™que saint Romain, dompteur de la fameuse ¬ę Gargouille[2] ¬Ľ.
La tour-lanterne et la flèche illuminée.
La tour de Beurre, cathédrale de Rouen
Nef de la cathédrale Notre-Dame de Rouen
Tour-lanterne de la cathédrale Notre-Dame de Rouen
Façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame de Rouen (depuis le sud ouest)
Façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame de Rouen (depuis l'ouest)
Sommet de la tour de Beurre

La représentation de la cathédrale de Rouen en peinture

La Cathédrale de Rouen (le portail et la tour Saint-Romain), harmonie bleu et or peinte par Claude Monet en 1893
La cath√©drale de Rouen : gravure publi√©e en 1822

Par Claude Monet

Durant les ann√©es 1890, Claude Monet travaille √† plusieurs s√©ries de peintures repr√©sentant le m√™me sujet. La s√©rie la plus connue est peut-√™tre celle qui repr√©sente la fa√ßade de la cath√©drale de Rouen. Monet en peint 28 versions distinctes, r√©alis√©es avec une lumi√®re variable en fonction des diff√©rentes heures du jour et des conditions climatiques de l'instant. Trois lieux distincts vont servir de points d'observation et de cr√©ation √† l'artiste, ce qui donne trois perspectives diff√©rentes : les deux premi√®res toiles vont √™tre peintes de la maison √† colombage, aujourd'hui pl√Ętr√©e, √† l'angle de la rue du Gros Horloge, les treize suivantes sont r√©alis√©es √† partir d'une fen√™tre au premier √©tage de l'actuel Office de Tourisme qui √©tait √† l'√©poque un magasin de v√™tements. Les treize derni√®res toiles sont peintes d'une maison sise rue Grand-Pont, disparue avec la seconde guerre mondiale. Il termine en fait un certain nombre de ces peintures, plus tard, dans son atelier de Giverny. En comparant ces toiles avec l'original de l'√©difice contemporain, on note les changements survenus au cours du XXe si√®cle. Tout d'abord, √† l'√©poque de Claude Monet le sommet de la fa√ßade n'√©tait couronn√© que de deux pyramides, aujourd'hui il y en a quatre, car les deux au centre ont √©t√© rajout√©es au d√©but du si√®cle pr√©c√©dent. Ensuite, le g√Ęble du porche central au lieu d'√™tre travers√© par un √©chafaudage de protection, √©tait d√©cor√© d'un cadran d'horloge. Pour terminer, l'espace entre les Bas-c√īt√©s et les tours √©tait occup√© par des piliers flamboyants comme ceux du porche principal.

Article d√©taill√© : La cath√©drale, de Monet aux pixels.

De 2004 à 2008, un spectacle monumental, intitulé La Cathédrale de Rouen, de Monet aux pixels, a été réalisé par Skertzò en créant des éclairages sur la façade de la cathédrale rappelant les couleurs des tableaux de Monet.

Anecdote : ces vues de la cath√©drale ont notamment √©t√© utilis√©es pour servir de couverture √† l'√©dition Folio d'A la recherche du temps perdu, de Marcel Proust.

En 2009, un nouveau spectacle intitulé Les Nuits impressionnistes est projeté sur la façade de la cathédrale ainsi que sur la façade du musée des Beaux-Arts.

Par Roy Lichtenstein

En 1969, le peintre am√©ricain Roy Lichtenstein r√©alisa un triptyque sur la cath√©drale : Rouen Cathedral Set V [1]. Cette toile r√©alis√©e √† la peinture √† l'huile et √† la peinture acrylique est divis√©e en trois parties √©gales. Chaque partie repr√©sente la fa√ßade vue de biais avec des couleurs vives (diff√©rentes pour chacun des trois √©l√©ments du triptyque) et de gros points, semblables √† une trame, particuli√®rement caract√©ristiques du travail de l'artiste.

Bibliographie

  • A. P. M. Gilbert, Description historique de la cath√©drale de Rouen, Edouard Fr√®re, Rouen, 1837 
  • Jacques Le Maho, ¬ę La Cath√©drale primitive de Rouen ¬Ľ, dans Les Dossiers d'arch√©ologie (ISSN 1141-7137), no 144, 1990
  • Anne-Marie Carment-Lanfry, La Cath√©drale Notre-Dame de Rouen, 1999
  • Yves Lescroart, La Cath√©drale Notre-Dame de Rouen, √©ditions du patrimoine, Paris, 2000 (ISBN 2858221529)
  • Beno√ģt Eliot et St√©phane Rioland (pr√©face de Yves Lescroart), Rouen, la cath√©drale invisible, Point de vues, 2000, 96 p. (ISBN 978-2-9516020-0-6) 
  • Les Stalles de la cath√©drale de Rouen : histoire et iconographie, Universit√© de Rouen, 2001 (ISBN 2-87775-351-4)
  • Markus Schlicht, La Cath√©drale de Rouen vers 1300, Soci√©t√© des antiquaires de Normandie, 2005 (ISBN 2-9510558-3-8)
  • Georges Lanfry, Rouen, la cath√©drale retrouv√©e, Point de vues, 2006, 96 p. (ISBN 978-2-915548-10-5).
    Photographies de Bernard Lefebvre.
     
  • Fr√©d√©ric √Čpaud, De la charpente romane √† la charpente gothique en Normandie, CRAHM, 2007 (ISBN 978-2-902685-39-4)

Célébrités qui y sont venues

Organistes célèbres

Liens externes

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Notes et références

  1. ‚ÜĎ Base M√©rim√©e
  2. ‚ÜĎ Un dragon qui vivait dans les marais de la ville et terrorisait la population. Saint Romain, bien d√©cid√© de se d√©barrasser du ¬ę mal ¬Ľ, fit appel aux habitants pour lui pr√™ter main-forte mais nul ne vint, sauf un condamn√© √† mort qui accepta cette t√Ęche dangereuse. Avec son aide, l'√©v√™que captura le terrible animal en lui enserrant le cou de son √©tole. √Ä cause de cette l√©gende, les chanoines de la cath√©drale avaient le privil√®ge de lib√©rer un condamn√© √† mort chaque ann√©e √† l'Assomption, dans le cadre d'une c√©r√©monie dite de ¬ę lev√©e de la fierte ¬Ľ, o√Ļ un condamn√© √† mort montait sur un podium (encore visible aujourd'hui et que l'on nomme la ¬ę fierte ¬Ľ, de style renaissance) et il devait soulever le reliquaire de l'√©v√™que et pr√©senter √† la foule mass√©e au pied de l'√©difice la mitre et la crosse de l'eccl√©siastique. √Ä l'issue de la c√©r√©monie, il recouvrait la libert√©.
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Plus haute structure du monde toutes catégories confondues (gratte-ciel, ...)
1876 - 1880
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