Cathedrale Notre-Dame du Havre

ÔĽŅ
Cathedrale Notre-Dame du Havre

Cathédrale Notre-Dame du Havre

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cathédrale Notre-Dame et Notre-Dame.
Cathédrale Notre-Dame du Havre
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Latitude
Longitude
49¬į 29‚Ä≤ 13‚Ä≥ Nord
       0¬į 06‚Ä≤ 30‚Ä≥ Est
/ 49.486944, 0.108333
 
Pays France France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Ville Le Havre
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattaché à Diocèse du Havre, qui appartient à l'archidiocèse de Rouen
Début de la construction 1575
Fin des travaux 1610
Style(s) dominant(s) architecture gothique
Classé(e) Monument historique

La cath√©drale Notre-Dame du Havre est un b√Ętiment construit aux XVIe et XVIIe si√®cles, avec une fa√ßade baroque. C'est le plus ancien √©difice du centre-ville (class√© au Patrimoine mondial de l'UNESCO) et l'un des seuls qui soient rescap√©s des destructions de la Seconde Guerre mondiale ‚ÄĒ apr√®s restauration et reconstruction partielle.

Sommaire

Histoire

Le premier b√Ętiment cr√©√© en 1522 sur les lieux, √©tait une petite chapelle en bois. Mais la ¬ę m√Ęle mar√©e ¬Ľ en 1522 emporta le b√Ętiment. R√©guli√®rement, de 1525 √† 1527, la chapelle est victime d'inondations. Ainsi en 1536 une chapelle en bois fut reconstruite avec des piliers en pierres. √Ä ses c√īt√©s, une tour est construite en 1540 (elle sera rabaiss√©e en 1563) ; ce b√Ętiment est √©lev√© par Guillaume de Marseille, tr√©sorier de la ville.

Ce b√Ętiment ayant √©t√© saccag√© par les Huguenots, il est d√©cid√© de le construire en pierre. Apr√®s la reprise de la ville, qui avait √©t√© livr√©e aux Anglais par un gouverneur protestant de la ville, la fl√®che de style gothique (qui √©tait semblable √† celle de la tour de l'√©glise d'Harfleur par son style) est d√©truite et un nouveau sommet est constitu√©. La construction commence en 1575 pour se terminer en 1610. La premi√®re pierre est pos√©e en 1574 par le ma√ģtre ma√ßon Nicolas Duchemin qui construit l'√©glise jusqu'√† sa mort en 1587 ; il est inhum√© dans le b√Ętiment, et un pilier du transept porte une ancienne st√®le rappelant la pr√©sence de la s√©pulture de l'architecte dans la cath√©drale. Les portails lat√©raux sont construits en 1604 et en 1605 par deux architectes diff√©rents (ce qui explique certaines diff√©rences entre les 2 portails). Les autels de l'√©glise sont b√©nis par l'√©v√™que in partibus de Damas en 1605. La fa√ßade principale, quant √† elle, a √©t√© construite de 1611 √† 1638. Pour en achever la construction, les architectes Pierre Hardouin et Marc Robelin (qui viennent de Rouen) sont appel√©s au Havre. En 1636 se termine la construction des bas-c√īt√©s et des voutes des chapelles. Mais en 1638 la fa√ßade principale, tout juste termin√©e, s'affaisse, et est relev√©e par le ma√ßon H√©rouard. Le rond-point n'est pas encore fini en 1768. En 1794 la couverture du toit (en mauvais √©tat) est refaite.

Lors de la R√©volution, l'√©glise devient un temple de la Raison. Aussi l'√©glise est saccag√©e pendant cette p√©riode de l'histoire fran√ßaise, alors que plusieurs sont d√©truites, mais seront refaites lors de la restauration de 1830. Ainsi l'√©glise, ainsi que sa tour, ont d√Ľ √™tre restaur√©es une premi√®re fois : un tympan est construit, le sommet de la tour est refait ; de plus, quelques pierres de taille ont √©t√© enlev√©es, et les trous combl√©s par des briques de saint-Jean. Pendant cette r√©novation, un projet d'agrandissement du chŇďur a √©t√© propos√© mais il n'a pas √©t√© r√©alis√©.

En 1918 l'édifice est classé patrimoine historique[1].

Lors des bombardements de la ville de septembre 1944 par l'aviation britannique, l'√©glise reste miraculeusement debout, sans √™tre √©pargn√©e : une bombe d√©truit un tiers de la nef. La fa√ßade ouest (c√īt√© rue de Paris, l'entr√©e principale de la cath√©drale) reste debout ainsi que la tour ; la nef, de la fa√ßade jusqu'au transept est d√©truite. Apr√®s le transept, le chŇďur subsistent[2]. Lors de la reconstruction plusieurs architectes veulent d√©truire l'√©glise. Mais Auguste Perret, l'architecte en chef qui s'occupe de la reconstruction du centre-ville du Havre, sauve l'√©difice en d√©cidant de le reconstruire un peu plus √† l'ouest (d'o√Ļ la cr√©ation du parvis).

Fondée comme église paroissiale, elle n'est devenue cathédrale qu'en 1974 lors de la constitution du diocèse du Havre sur la partie occidentale de l'archidiocèse de Rouen. Le diocèse du Havre a été créé après la fin des chantiers de reconstruction de l'actuelle cathédrale du Havre. Aussi la cathédrale fait partie de la paroisse Saint-Yves de la mer. Une partie de la vaisselle eucharistique (ciboires, calices, coupelle...) est classée[3] (par exemple un calice offert par Charles X). Mais quelques-uns de ces objets classés ont été transférés à Lillebonne, et ne sont jamais revenus dans la cathédrale. De surcroit, une autre partie de la vaisselle eucharistique classée provenant de la cathédrale a été mise en enchère (après la fin de la Seconde Guerre mondiale) à Montivilliers, et depuis ces objets sont introuvables.

Extérieur

Détail de la façade de la cathédrale, Le Havre

La tour clocher √©t√© √©rig√©e vers 1520. Elle √©tait alors plus haute de 30 m√®tres ; mais en 1563 avec la complicit√© des huguenots, les Anglais envahissent la ville du Havre, et b√Ętissent le fort Warwick. En plus de ce fort, ils utilisent la tour de l'√©glise (la tour √©tait en pierre, mais l'√©glise en bois) pour bombarder les hauteurs entourant la ville ; lors de la reprise de la ville par les Fran√ßais, les autorit√©s d√©cident de d√©truire la fl√®che de la tour et de la rabaisser de 30 m√®tres. C'est la plus ancienne partie de la cath√©drale.

√Ä l'ext√©rieur de la tour, on peut encore constater les √©clats des obus, qui ont laiss√© des marques dans la pierre. Les parties non reconstruite (apr√®s le bombardement de 1944) sont abim√©es par la pluie, car la pierre utilis√©e lors de la construction est une pierre calcaire. En plus de la pluie, le vent marin transportant du sable prend part aussi √† l'√©rosion des pierres de l'√©difice (l'√©glise Saint-Joseph du Havre, en b√©ton, connait les m√™mes probl√®mes que la cath√©drale). Ainsi certaines gargouilles et le fronton au-dessus de la porte lat√©rale nord menacent actuellement de tomber. Sur ce m√™me fronton, la balustrade qui entoure le toit de la cath√©drale, prend la forme de mots retranscrivant la phrase :

¬ę AGNUS DEI
AVE MARIA GRATIA PLENA ¬Ľ
Tympan à l'entrée principale, datant de la restauration de 1830, avec Sainte-Marie tenant Jésus, au ciel, entourés d'anges.

Le parvis devant la cath√©drale est r√©cent, car il date de la reconstruction du Havre ; avant, les entr√©es principales (c√īt√© ouest) donnaient directement sur la rue. La petite tour, vers l'arri√®re de l'√©difice, permet de monter sur le toit depuis la sacristie.

La fa√ßade principale est de style baroque. Elle est orn√©e de sculptures d'anges, qui sont actuellement d√©grad√©es. Les portes d'entr√©e ne sont pas d'origine ; au-dessus des 2 grandes portes sur les c√īt√©s, il y a des pi√®ces m√©talliques qui permettaient d'accrocher des ornements de couleur noire lors d'un enterrement. Le toit de la cath√©drale est entour√© d'une balustrade. Les d√©corations ext√©rieures (colonnes, balustrade, etc.) montre bien une forte influence de type renaissance sur ce b√Ętiment de type gothique. La fa√ßade nord (lat√©rale) est orn√©e de colonnes nervur√©es. Deux statues d'anges entourent le vitrail circulaire, mais ces sculptures sont assez d√©grad√©es. Le vitrail circulaire de la fa√ßade nord ressemble un peu aux rosaces gothiques, mais cette "rosace" montre aussi une transition entre le gothique et l'architecture de la renaissance (baroque et plus tard classique). La fa√ßade lat√©rale sud a √©t√© restaur√©e partiellement : un petit vitrail, de forme circulaire, n'a pas √©t√© refait. Au-dessus des deux fa√ßades lat√©rales, se trouvent des vitraux circulaires. Le tympan, au-dessus de l'entr√©e principale (fa√ßade ouest), sur lequel il y a une statue de la Vierge Marie avec l'Enfant J√©sus, n'est pas d'origine car il a √©t√© ajout√© lors de la r√©novation de 1830.

Visite intérieure

La nef de la cathédrale

Général

L'influence de la renaissance artistique se lit dans l'√©l√©vation dorique de la nef. La vo√Ľte n'est pas tr√®s haute √† cause des difficult√©s pos√©es par le terrain meuble. Aussi, on peut observer la transition architecturale entre le style ogival (vo√Ľtes et leurs nervures) et le style classique (arcades, piliers, chapiteaux et meneaux des fen√™tres).

Mais la cath√©drale est victime d'affaissement : la partie d√©truite fut reconstruite en b√©ton, sous la toiture. Avec la diff√©rence de poids entre le b√©ton et la pierre calcaire des parties intactes, la cath√©drale s'enfonce, et le nouveau toit qui fut reconstruit aggrave la situation car, plus lourd que le toit d'origine, il acc√©l√®re l'affaissement de la structure. Aussi il y a peu de temps, la partie sud de la cath√©drale a d√Ľ √™tre r√©nov√©e. En revanche, la charpente en bois (sous la toiture) n'a pas √©t√© reconstruite dans la partie qui fut d√©truite lors des bombardements, mais existe encore dans les parties du toit qui ne furent pas emport√©es.

La nef

Elle est constitu√©e d'une vo√Ľte en ogive et de baies vitr√©es. Au niveau du transept il n'y a pas de baie vitr√©e mais une arcade de chaque c√īt√© de la nef. La nef a √©t√© refaite lors de la reconstruction partielle de la cath√©drale, et restaur√©e sur les parties non effondr√©es. L'utilisation du b√©ton au-dessus de la vo√Ľte (en dessous de la toiture) cause son affaissement.

La tour de la Cathédrale

Le plafond de la tour est en forme d'ogive, mais il n'est pas visible car, en raison de l'usage de pierres calcaires friables, de la poussi√®re de calcaire et des petits morceaux de pierre tombent sans cesse ; certains trous ont √©t√© bouch√©s par des briques de Saint-Jean lors de la restauration de 1830. Aussi la municipalit√© havraise a install√© un faux-plafond en bois √† titre provisoire. Ce faux-plafond est d√©montable, car pour r√©parer les cloches, ou s'il faut remplacer le m√©canisme qui les actionne, il faut disposer de l'ouverture n√©cessaire. Les cloches sont maintenant actionn√©es par des moteurs √©lectriques. Dans le pass√©, quatre personnes √©taient n√©cessaires pour faire sonner la plus grosse cloche. Actuellement la tour sert de chapelle pour les ¬ę petites ¬Ľ messes de semaine. Le clocher de la tour abrite 5 cloches.

Pour finir, la chapelle de la tour abrite le tabernacle de la chapelle du France (ou Norway). L'entr√©e de la tour (√† l'int√©rieur de la cath√©drale) √©tait le portail de l'ancienne chapelle Notre-Dame. Dans le mur de la tour peuvent s'observer de petites encoches creus√©es dans la pierre, pour y installer un faux-plafond qui √©tait plus bas, et qui divisait la tour en deux √©tages (en dessous de la vo√Ľte). Aujourd'hui la tour est en mauvais √©tat (que se soit √† l'int√©rieur ou √† l'ext√©rieur).

Les orgues de la cathédrale, 1637

Les grandes orgues

Les orgues ont √©t√© offertes par le cardinal de Richelieu, gouverneur de la ville, en 1637 ; d'ailleurs au-dessus le blason du cardinal y est repr√©sent√©[4]. Le grand orgue cache le vitrail au-dessus de l'entr√©e principale, car il n'y avait pas d'orgue √† cet endroit √† l'origine. Endommag√©es lors des bombardements de 1940, les grandes orgues ont d√Ľ √™tre r√©nov√©es. Cette r√©novation s'est termin√©e en 1980, date de l'inauguration de l'orgue. Les parties sombres (en bois) sont les pi√®ces d'origines qui ont pu √™tre restitu√©es ; le reste a √©t√© refait dans du nouveau bois. L'organiste titulaire actuel est Jean Legoupil.

Les vitraux

Les vitraux ne sont pas d'origine, car ils ont presque tous √©clat√© lors de l'explosion de la bombe qui a touch√© la cath√©drale ; ces vitraux ont √©t√© r√©alis√©s en 1974[5]. Deux seulement n'ont pas √©t√© d√©truits ; ils se trouvent l'un au niveau de l'entr√©e de la sacristie et l'autre √† l'entr√©e du chŇďur de la cath√©drale. Un troisi√®me aurait pu √™tre refait, mais le projet fut abandonn√©, car il n'y avait pas suffisamment de restes du vitrail. L'un des vitraux repr√©sente une messe en l'honneur de la reprise du Havre par l'arm√©e royale en 1693 ; l'autre vitrail repr√©sente une visite d'Henri IV au Havre dans la rue de Paris. Sur ce vitrail on aper√ßoit la future cath√©drale en chantier. √Ä noter qu'√† l'issue de cette visite, Henri IV va donner de l'argent pour pouvoir acc√©l√©rer la construction de l'√©difice. Sur le vitrail au fond du chŇďur (qui n'est pas d'origine) la Vierge Marie est repr√©sent√©e. Les autres vitraux sont simples mais munis de motifs maritime (coquillages, √©toiles de mers, etc.) mais sont en mauvais √©tats √† cause d'actes de vandalisme (jets de pierres, et tir √† la carabine).

Sacristies

La sacristie a √©t√© tr√®s endommag√©e lors du bombardement. En effet la bombe a provoqu√© un incendie ; une tr√®s grande partie du mobilier, en bois, a √©t√© d√©truite dans le feu. Ce mobilier a √©t√© reconstitu√© √† l'identique en bois de ch√™ne. Une partie de la sacristie a √©t√© condamn√©e de l'int√©rieur pour pouvoir y installer une chaudi√®re, et n'est donc accessible que par l'ext√©rieur.

Vitrail représentant la Vierge Marie
Vitrail représentant la messe donnée après la libération du Havre par les troupes royales, après l'invasion des anglais.
Vitrail représentant une visite d'Henri IV au Havre.

Les Chapelles

√Ä part la chapelle de la tour, il y a cinq chapelles dispos√©es sur chacune des ailes droite et gauche de la Cath√©drale. Elles ne sont plus utilis√©es, sauf celles de gauche : la chapelle du Saint-Sacrement (ou aussi nomm√©e chapelle Saint-S√©bastien), o√Ļ se trouve le tabernacle (on y met le ciboire qui contient des hosties d√©j√† consacr√©es) ; la deuxi√®me de gauche poss√®de aussi un tabernacle, mais elle est moins utilis√©e. Pendant la messe un diacre ou un servant d'autel vient chercher le Saint-Sacrement √† l'une des chapelles. √Ä c√īt√© de la chapelle Saint-S√©bastien il y a une pierre avec un texte grav√©, dont la lecture est rendue difficile √† cause de l'effritement de la pierre. Le bas-c√īt√© nord poss√®de donc deux chapelles actuellement, mais avant il y en avait initialement cinq ; deux n'ont pas √©t√© restaur√©es pour pourvoir installer une salle d'accueil, et faire des petites orgues.

La chapelle dans le bas-c√īt√© sud, c√īt√© est (la plus proche du chŇďur) est orn√©e d'un tableau de la Vierge Marie tenant l'enfant J√©sus ; et le premier √©v√™que du dioc√®se du Havre, Michel Saudreau (1928-2007), fut enterr√© au pied de l'autel de cette chapelle. Dans une des chapelles de l'aile droite (ou bas-c√īt√© sud), se trouve √©galement une relique de Saint Yves ; cette chapelle poss√®de un autel et un retable en bois d'une autre √©glise du Havre (qui a √©t√© d√©truite puis reb√Ętie autrement), l'√©glise Sainte-C√©cile. La seconde chapelle au nord poss√®de un autel et un retable en bois venant de la chapelle des Ormeaux du Havre. La chapelle sym√©trique de la chapelle de Saint-S√©bastien n'a pas √©t√© restaur√©e, mais ce qu'il en subsiste (gravures et sculptures dans le mur) permet tr√®s facilement de d√©duire que cette chapelle √©tait identique √† la chapelle de Saint-S√©bastien. Sur le mur de cette chapelle est dispos√©e une statue en bronze de J√©sus-Christ en croix ; √† l'origine cette statue √©tait sur un mur proche de l'entr√©e de la tour, mais qui n'a pas √©t√© refait. Cette statue poss√®de un trou au niveau des c√ītes du Christ ; ce trou n'a pas √©tait r√©alis√© intentionnellement : il n'y √©tait pas √† l'origine, car ce dommage fut caus√© par le bombardement de 1944 ; cepandant il a √©t√© d√©cider de le conserver car il repr√©sente la blessure de J√©sus inflig√©e par le centurion (qui avec sa lance transper√ßa les c√ītes et le cŇďur de J√©sus), et il symbolise de plus les √©preuves de la guerre et l'histoire douloureuse de la Cath√©drale endommag√©e par les combats.

Le chŇďur

L'autel se trouve dans le centre du chŇďur. Celui qui √©tait au fond du chŇďur a √©t√© d√©truit, br√Ľl√© apr√®s l'explosion de la bombe ; maintenant, √† cet emplacement, se situe la cath√®dre (si√®ge de l'√©v√™que), recouverte de feuilles d'or, et scell√©e pour emp√™cher les vols. Le chŇďur est peu d√©cor√© aujourd'hui, mais avant le bombardement il y avait beaucoup de sculptures et statues dans le chŇďur ainsi qu'une balustrade devant l'autel. Aujourd'hui le chŇďur est entour√© par les statues des ap√ītres de J√©sus. Ces statues sont en bois et peintes, √† part quelques une d√©truites pendant la r√©volution et refaites en pl√Ętre.

Les bas-c√īt√©s

Les bas-c√īt√©s, tout comme la vo√Ľte principale, poss√®de une vo√Ľte en ogive. Les bas-c√īt√©s abritent les chapelles ainsi que les petites orgues. Le bas-c√īt√© sud a √©t√© restaur√© r√©cemment, tandis que le bas-c√īt√© nord est en plut√īt mauvais √©tat (piliers et vo√Ľtes d√©grad√©s).

Sur une des deux ailes, la municipalité a légèrement coloré les pierres, en tentant d'appliquer les mêmes couleurs qu'à l'origine.

Transept

Ce transept se fait remarquer par sa petite taille : en largeur il ne correspond qu'√† une seule trav√©e. En haut, la vo√Ľte en ogive poss√®de des t√™tes sculpt√©es. Au-dessus de chaque entr√©e est perc√© un Ňďil de bŇďuf. √Ä l'entr√©e sud il y en avait un deuxi√®me (juste au-dessus de la porte), qui √©trangement n'a pas √©t√© restaur√© lors des pr√©c√©dents travaux.

Autres équipements

Le chemin de croix est celui qui √©tait dans le paquebot Normandie. De plus les panneaux d'affichage en bois qui sont dans la cath√©drale proviennent aussi du paquebot Normandie ; ces panneaux avait √©t√© alourdis avec du plomb, car √† l'origine ceux-ci ne devaient pas se d√©placer dans le paquebot (lors d'une temp√™te par exemple).

Anecdotes et autres informations

  • En comparaison de la cath√©drale Notre-Dame de Rouen, la longueur la Cath√©drale du Havre et de moiti√© plus petite, mais elle est plus large que celle de Rouen.
  • Le mauvais √©tat ext√©rieur de la cath√©drale du Havre et d'une partie de son int√©rieur s'explique par les probl√®mes de financement : en 1999 lors de la temp√™te, la cath√©drale de Rouen a √©t√© gravement endommag√©e (la fl√®che √©tait tomb√©e dans le chŇďur) et pour r√©parer les d√©g√Ęts, une grosse partie du budget consacr√©e √† la cath√©drale du Havre a √©t√© r√©affect√© au budget de restauration de la cath√©drale de Rouen. Cela explique donc une restauration tr√®s lente de la cath√©drale du Havre.
  • Sur le sol de la cath√©drale on observe des √©toiles ¬ę dessin√©es ¬Ľ. En fait lors d'un No√ęl, des √©toiles (en papier) ont √©t√© coll√©es sur le sol, pour d√©corer l'int√©rieur. Mais lorsque les √©toiles ont √©taient enlev√©es, la colle est rest√©e et a laiss√© les traces de ces d√©corations.
  • Le parvis de la cath√©drale se situe √† un niveau plus bas que celui du reste de la ville. En fait le parvis a gard√© le m√™me niveau qu'avant les bombardements : la ville a √©t√© reconstruite sur les d√©bris de l'ancienne, car les faire √©vacuer √©tait trop co√Ľteux. D'ailleurs, le parvis de l'√©glise Saint-Joseph, et les jardins de l'h√ītel de ville sont d'une altitude moins √©lev√©e, pour la m√™me explication.

Liens internes

Notes et références

Liens externes

Commons-logo.svg

  • Portail de l‚Äôarchitecture chr√©tienne Portail de l‚Äôarchitecture chr√©tienne
  • Portail de la Normandie Portail de la Normandie
  • Portail de la Renaissance Portail de la Renaissance
Ce document provient de ¬ę Cath%C3%A9drale Notre-Dame du Havre ¬Ľ.

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Cathedrale Notre-Dame du Havre de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Cath√©drale Notre-Dame Du Havre ‚ÄĒ Pour les articles homonymes, voir Cath√©drale Notre Dame et Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame du Havre ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cath√©drale notre-dame du havre ‚ÄĒ Pour les articles homonymes, voir Cath√©drale Notre Dame et Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame du Havre ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cath√©drale Notre-Dame du Havre ‚ÄĒ  Cette cath√©drale n‚Äôest pas la seule cath√©drale Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame du Havre Fa√ßade principale de la cath√©drale, et fa√ßade ouest de la tour ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cath√©drale Notre-Dame de Rouen ‚ÄĒ  Cette primatiale n‚Äôest pas la seule cath√©drale Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame de Rouen ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cath√©drale Notre-Dame d'√Čvreux ‚ÄĒ  Cette cath√©drale n‚Äôest pas la seule cath√©drale Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame d √Čvreux ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cath√©drale Notre-Dame de Bayeux ‚ÄĒ  Cette cath√©drale n‚Äôest pas la seule cath√©drale Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame de Bayeux ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cath√©drale Notre-Dame de Coutances ‚ÄĒ  Cette cath√©drale n‚Äôest pas la seule cath√©drale Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame de Coutances ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cath√©drale Notre-Dame de S√©es ‚ÄĒ  Cette cath√©drale n‚Äôest pas la seule cath√©drale Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame de S√©es ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cath√©drale Notre-Dame d'Amiens ‚ÄĒ  Cette cath√©drale n‚Äôest pas la seule cath√©drale Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame d‚ÄôAmiens ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cath√©drale Notre-Dame de Chartres ‚ÄĒ  Cette cath√©drale n‚Äôest pas la seule cath√©drale Notre Dame. Cath√©drale Notre Dame de Chartres ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.