Castres

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Castres
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43¬į 36‚Ä≤ 00‚Ä≥ N 2¬į 15‚Ä≤ 00‚Ä≥ E / 43.6000, 2.2500

Castres
Chevet de la cath√©drale Saint-Beno√ģt de Castres.
Chevet de la cath√©drale Saint-Beno√ģt de Castres.
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
Région Midi-Pyrénées
Département Tarn
(sous-préfecture)
Arrondissement Castres
(chef-lieu)
Canton chef-lieu de 4 cantons
Code commune 81065
Code postal 81100
Maire
Mandat en cours
Pascal Bugis (UMP)
2008- 2014
Intercommunalité communauté d'agglomération de Castres - Mazamet
Démographie
Population 43 010 hab. (2008[1])
Densité 438 hab./km²
Aire urbaine 62 523 hab. ()
Gentilé Castrais, Castraises
Géographie
Coordonn√©es 43¬į 36‚Ä≤ 00‚Ä≥ Nord
       2¬į 15‚Ä≤ 00‚Ä≥ Est
/ 43.6000, 2.2500
Altitudes mini. 151 m ‚ÄĒ maxi. 367 m
Superficie 98,17 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Castres (occitan : Castras) est une commune fran√ßaise, situ√©e dans le d√©partement du Tarn et la r√©gion Midi-Pyr√©n√©es. Les habitants de Castres sont appel√©s les Castrais. Castres est g√©n√©ralement connu comme le lieu de naissance de Jean Jaur√®s, c√©l√®bre responsable socialiste du tournant des XIXe et XXe si√®cles. La ville l'est aussi pour son mus√©e consacr√© au peintre et sculpteur Francisco Goya.

Sommaire

Géographie

La ville de Castres est située dans le sud du Tarn

Situation

Localisation

Castres est située à proximité des Monts du Sidobre (site granitique exceptionnel) et de la Montagne Noire, à une altitude de 172 mètres au-dessus du niveau de la mer, à 42 kilomètres au sud-sud-est d'Albi (préfecture du Tarn), à 15 kilomètres de Mazamet (avec qui elle forme une communauté d'agglomération) et à 72 kilomètres à l'est de Toulouse. Castres est parcourue du nord au sud par l'Agout, un affluent du Tarn qui conflue dans la ville avec la Durenque.

Climat

Le climat castrais est tr√®s particulier. On parle en climatologie pour le Tarn de climat de l'aquitaine orientale mais il pr√©sente ici une diff√©rence notable avec le climat aquitain gr√Ęce aux deux influences m√©diterran√©enne et montagnarde. Du climat aquitain il faut relever des temp√©ratures moyennes annuelles plut√īt douces et un r√©gime pluviom√©trique marqu√© par des pluies hivernales et printani√®res avec un maximum en mai. La r√©gion de Castres enregistre environ 850 mm d'eau annuel. mais l'influence du climat m√©dit√©rran√©en devient forte de la mi-juin √† la la mi-octobre avec des √©pisodes de s√©cheresse marqu√©e et des temp√©ratures estivales d'autant plus √©lev√©es que l'influence de la mer y est absente. Ainsi le nombre de jours √† plus de 30 dg y est de l'ordre de 30 jours par an en moyenne et √† plus de 35 dg autour de 5 jours. En hiver, au contraire, c'est la proximit√© de la montagne, tant √† l'Est (avec le massif granitique du Sidobre qui culmine √† 700m d'altitude) qu'au Sud avec la Montagne Noire (1210m au Pic de Nore) qui cr√©e les conditions de ph√©nom√®nes hivernaux plus fr√©quents qu'√† une altitude comparable dans le reste de la r√©gion. Ce "micro-climat" est marqu√© par le ph√©nom√®ne du vent d'Autan. Plus encore que ses voisines de Revel ou de Villefranche de Lauragais, Castres peut √™tre consid√©r√©e comme la "capitale du vent d'Autan"; ce vent de Sud-Est qui touche la majeure partie de la r√©gion Midi-Pyr√©n√©es (sauf la bordure pyr√©n√©enne et l'Ouest du Gers) est provoqu√© par le resserement g√©ographique entre le massif central et la chaine des Pyr√©n√©es.La pr√©sence d'un gradient de pression positif entre l'Est et l'Ouest de la r√©gion suffit √† le provoquer. Vent tr√®s turbulent, marqu√© par de violentes rafales il souffle √† plus de 60 km/h environ 70 jours par an et √† plus de 100 km/h de 3 √† 5 jours par an. On parle d'Autan blanc lorsque les conditions anticycloniques dominent sur la France, le ciel est alors √† Castres peu nuageux tandis qu'une bande nuageuse surmonte la montagne Noire au Sud-Est de Castres (et il n'est pas rare qu'il bruine sur l'Aude ou sur l'h√©rault sous des nuages bas port√©s depuis la mer). Lorsque la d√©pression se forme sur le golfe de Gascogne ou sur l'Aragon (Espagne) on va alors avoir un ciel beaucoup plus nuageux et le vent se d√©chaine de jour comme de nuit jusqu'√† ce qu'avec l'arriv√©e de la pluie (et de la d√©pression associ√©e) le gradient s'inverse et c'est le vent d'Ouest ou de Nord-Ouest qui prend le relais. La rose des vents de Castres pr√©sente une quasi sym√©trie entre vent d'Ouest et vent de Sud-Est et on peut y noter une absence compl√®te de vents venant des directions Nord-Est ou Sud-Ouest. Le vent de Nord-Uest y est le plus fr√©quent mais le vent d'Autan le plus fort. Fortement li√© √† un effet de foehn au versant Nord-Ouest de la montagne Noire, le vent d'Autan est extr√™mement turbulent. Cette turbulence correspond √† de micros-variations de pression qui sont fortement ressenties par les personnes sujettes √† migraine. Vent chaud en hiver on dit du vent d'Autan qu'il est le "charbon du pauvre". Avec un peu plus de 2000 heures d'ensoleillement annuel la ville de Castres est dans la moyenne d'ensoleillement de villes comme Albi, Montauban ou Toulouse mais loin des voisines m√©dit√©rran√©ennes que sont Beziers ou Narbonne (plus de 2500heures). Une caract√©ristique notable de climat castrais c'est la tr√®s faible occurrence de brouillard malgr√© la pr√©sence des nombreux cours d'eau.

Voies de communication et transports

Le r√©seau urbain de Castres est gratuit pour tous depuis 2008. Ce r√©seau est constitu√© de huit lignes, dont une qui dessert le centre ville en passant par l'h√īpital du Causse.

Urbanisme

Maisons sur l'Ago√Ľt

Morphologie urbaine

Logement

Projets d'aménagements

Histoire

Héraldique

Armes de Castres

La commune de Castres porte:

Parti émanché d'argent et de gueules de quatre pièces mouvant d'un flanc à l'autre, au chef d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.[2].

Devise : "Debout". Cimier : une chausse-trappe.

Toponymie

Le nom de la ville vient du mot roman Castras qui à l’époque carolingienne signifiait "place fortifiée". Dès le IXe c’est ainsi que l’on désignait l’agglomération qui se développait à proximité du monastère bénédictin de Bellecelle.

Des auteurs des XVIe et XVIIe si√®cles ont avanc√© des origines bien plus prestigieuses. Pour Guillaume de Nautonier, Castres viendrait du latin Castra, le camp romain, d‚Äôo√Ļ la l√©gende tenace d‚Äôun poste militaire √©tabli par Jules C√©sar sur les hauteurs du plateau Saint-Jean. Pour Pierre Sabatier, l‚Äôabbaye de Castres aurait √©t√© fond√©e en 647 par trois nobles qui plant√®rent leur camp (Castra) sur les bords de l‚ÄôAgout. Mais ces fables, reprises et amplifi√©es par les historiens locaux du XIXe si√®cle, ne reposent sur aucune donn√©e arch√©ologique, ni sur aucun document d‚Äôarchives : elles doivent √™tre abandonn√©es et leur simple r√©p√©tition ne doit pas √™tre consid√©r√©e comme une preuve[3].

Faits historiques

Fondation

Castres, église St.Jacques de Villegoudou

Suite √† la venue des premiers missionnaires chr√©tiens vers le IIIe si√®cle, Castres a aussi une origine autour de l'abbaye b√©n√©dictine de Saint Beno√ģt, qui est cens√©e avoir √©t√© fond√©e vers l'an 647 sur la rive droite de l'Agout par des seigneurs de la cour de Sigisbert III. Robert, Ancelin et Daniel qui vinrent se fixer la et y vivre en ermites. Leur renomm√©e fut telle qu'ils battirent un monast√®re, selon une l√©gende. Ces deux sites s'agrandissant (la place forte et la place religieuse ), se rapprochant, donn√®rent naissance √† la ville de Castres. Qui devient un arr√™t important sur les itin√©raires internationaux du p√®lerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle (√† travers la Via Tolosane) en Espagne parce que son abbaye-√©glise, construite au IXe si√®cle, garde les reliques de Saint Vincent, le martyr renomm√© de l'Espagne.En 1074, on sait que l'abbaye rel√®ve de l'autorit√© de l'abbaye Saint-Victor de Marseille : ce qui r√©v√®le une sorte de d√©clin. Rang√©e comme deuxi√®me ville de l'albigeois derri√®re Albi d√®s le XII, c'est un endroit d'importance, et la fameuse famille Trencavel du vicomte d'Albi accorde √† Castres une charte lib√©rale qui lui permet de g√©rer ses affaires de fa√ßon ind√©pendante √† travers un conseil de consuls.

√Črection en √©v√™ch√© en 1317

Castres est une ancienne abbaye de l'ordre de St. Benoit, situ√©e au dioc√®se d'Albi, d√©pendante de Saint-Victor de Marseille, √† laquelle le corps de St. Vincent avait √©t√© apport√© en 955. Bertrand en √©tait moine et abb√© en 1317, lorsque le pape Jean XII l'√©rigea en √©v√™ch√© par bulle du 9 juin de cette ann√©e. Bertrand y forma opposition, en donna ses causes aux pr√©sidents des parlements de Toulouse et de Paris assembl√©s. II y dit en substance : Je suis all√© me pr√©senter au pape suivant ses ordres; mais je n'ai os√© r√©sister √† sa volont√©, et j'ai donn√© mon consentement par √©crit √† l'√©rection de mon abbaye en √©v√™ch√©; ce que j'ai fait par crainte dont un homme courageux est susceptible; car plusieurs serviteurs du pape me disaient tout bas que si je r√©sistais, je serais mis en prison perp√©tuelle. Or, je soutiens que, selon l'usage et les lois du royaume de France, une telle √©rection ne peut se faire sans le consentement du roi, autoris√© de ses lettres- patentes, et celui des seigneurs de fief du lieu o√Ļ l'√©glise est b√Ętie. De plus, le pape n'a pas droit de donner √† des villes de France le titre et le privil√®ge de cit√©s : le roi seul a ce privil√®ge dans son royaume. Enfin, il parait que le pape Jean, suivant les traces de ses pr√©d√©cesseurs, travaille √† joindre par toute la terre la w puissance temporelle √† la spirituelle; et, pour y r√©ussir plus facilement, il veut multiplier les √©v√™ques afin d'avoir plus de complices de cette usurpation. Ainsi parlait l'abb√© de Castres, et peut-√™tre les autres abb√©s n'en auraient pas moins dit si le pape ne les eut pourvus eux - m√™mes de nouveaux √©v√™ch√©s. Au reste, Th√©odat I, √©v√™que de Castres, termina ce diff√©rend par une transaction, portant que Bertrand garderait le nom d'abb√©, avec 1300 livres de revenu fur les biens de l'abbaye de Castres. Le pape lui-m√™me d√©sirait, pour ces √©rections d'√©v√™ch√©s, le consentement du roi, comme on voit par deux lettres qu'il √©crivit sur ce sujet √† Philippe lebel. La premi√®re ne regarde que Toulouse, et le pape y rapporte les causes de la division du dioc√®se, les m√™mes et en m√™mes termes que dans la bulle d'√©rection, puis il ajoute : Nous avons aussi consid√©r√© qu'il pourrait √™tre dangereux pour vous et pour, la tranquillit√© de votre royaume d'avoir en ces quartiers-l√† un pr√©lat presque semblable √† un roi par sa puissance et ses richesses. Et ensuite : c'est pourquoi nous vous prions de ne pas √©couter ceux qui voudraient tourner en mauvaise part ce que nous avons fait √† si bonne intention, mais de rejeter vigoureusement leurs mauvais conseils. La lettre est du 7 juillet 1317. La seconde, dat√©e du 9 du m√™me mois, est pour donner part au roi de l'√©rection des √©v√™ch√©s de Rieux, de Saint-Papoul, de Lombez, de Montauban, de Castres, et Saint-Flour, et le pape nomme ainsi les √©v√™ques qu'il y a mis; √† Rieux, Guillaume de la Broie, doyen de Bourges, et votre conseiller, dont vous connaissez la naissance et le m√©rite; √† Saint - Papoul, l'abb√© du lieu, homme d'une profonde science et d'une fid√©lit√© √©prouv√©e; √† Lombez, l'abb√© du lieu, fils du comte de Comminges; √† Montauban, l'abb√© du lieu, notre chapelain et auditeur des causes d'appel de notre palais; √† Castres, l'abb√© de Lagni, docteur en th√©ologie; √† Saint-Flour, l'abb√© de Saint Tiberi, docteur en d√©cret etc. notre chapelain, tous originaires de votre royaume et z√©l√©s pour vos int√©r√™ts. L'on fait que toutes ces abbayes √©taient de Tordre de St. Benoit.

Territoire du Consulat de Castres

Du Consulat de Castres, de ses confronts et limites, et de ses Parroisses. Les fronti√®res du Consulat de Castres sont: De la riviere de Canebras, ainsi comme est la carriere du devez de Burlats, tirant droit √† Monfa, jusqu'√† la Croix d'en Pessin sous la Ville, et de ladite Croix jusque'√† Prat Andrieu, et jusqu'√† l'√Čglise de Campairaigues, et sous la Ville, et de la dite √Čglise jusqu'au mas dels Puecheimars. Ainsi que le ruisseau Deybets sous la Ville jusqu'√† Agout, et les tenues outre Agout sont comme appert le bois des paissieres sous bas la Ville, et la moiti√© de la Malsaign√©e, dessous, ainsi comme la carriere de Castelnau s'en monte jusqu'√† la vigne qui fut d'Arnaud de Sire, dessous bas la Ville, et ainsi comme le pr√© de Caudiere s'en va dessous bas la Ville, et ainsi comme va Costepelade jusques au bois de Sainct Vincent, et la Bouscause des Pesats jusqu'au ruisseau, de Teillere jusqu'√† la tenance de Bertrand Cat, et tout le masage de Doulegne, ainsi que va jusques √† las Latieires, et la Bouscarel, et ainsi comme le ruisseau passe, jusques au pas de Vaque rouge, et comme va la carriere et monte droict √† la vena, et aussi comme Valaserre jusques au Garric Boussat, et jusques √† la tenance des Peiroles, jusques au pas de la Badeta, et outre Durenque ainsi que passe le ruisseau de Aigua esparssa jusqu'√† l'Estang, et dudit lieu retourne jusques √† ladite Ville. Ceci est tir√© mot √† mot d'un vieil acte qui fut fait l'an 1553 √† la maison de Ville. Deux Paroisses dependent du Consulat de Castres dans la Ville et douze √† l'exterieur. Les deux √† l'int√©rieur sont : La Plat√©, ou Notre Dame, dont l'√Čglise a √©t√© b√Ętie l√† o√Ļ √©tait le clocher de la Plat√©. Saint Jacques, dont l'√Čglise √©tait joignant le clocher de Saint Jacques, et aussi plutard le Temple de Ville-goudou. Celles de l'ext√©rieurs sont les suivantes : Saint Avit, La Fosse, Saint Etienne de Cahusac, Notre Dame de Farges, Campans, Saint Martin, Saint Hypolite, La Case, Saint Marsal de Camarens, Saint Julien de Gais, Saint Laurens d'Auterive, Sainte Foy, aux fauxbourgs de Castres.

Ordonnance d'une barque pour le passage de l'Agout à Saix

5 septembre 1365

Les moulins et ports sur l'Agout

15 avril 1741 Bail à Jean Sendrail du Pujol du port de Saix (Archives de Castres ) Paroisse de Cayrol: Moulin de Villegoudou réédifié en 1604 Moulin à drap sur la Durenque

Comté

Article connexe : Liste des comtes de Castres.

Pendant la Croisade des Albigeois, Castres s'est rendu √† Simon de Montfort. Montfort fit br√Ľler, dans l'√©t√© 1209, de son propre chef, les deux premiers h√©r√©tiques : un Parfait et son disciple. Seul le disciple, qui prit de peur, se r√©tracta et eut la vie sauve (avec quelques br√Ľlures aux mains). La mort de Trencavel,le 10 novembre 1209 √† Carcassonne,donne le signal du soul√®vement g√©n√©ral . Il part de Castres ou le peuple envahit le ch√Ęteau et s'empare des Fran√ßais . En 1210 Simon de Monfort revient avec des renforts √† Castres. Les bourgeois lui ouvrent les portes, et il remplace par des Fran√ßais les pr√™tres de la ville et des alentours. En 1222 les moines de Castres reprennent possessions de leurs paroisses. Castres est entr√©e dans le royaume de France en 1271 suite au Trait√© de Paris, faute de successeurs au comt√© de Toulouse. En 1317, le pape Jean XXII √©tablit Castres comme √©v√™ch√©; il le restera jusqu‚Äô√† la R√©volution. En 1356, la seigneurie de Castres a √©t√© promue comt√© par le Roi Jean II de France. Cependant, la ville a consid√©rablement souffert de la peste noire entre 1347 et 1348, puis du Prince Noir d'Angleterre et des compagnies libres (bandes de mercenaires anarchiques) qui ont √©cum√© le pays pendant la Guerre de Cent Ans. En cons√©quence, le XIVe si√®cle fut pour Castres une p√©riode de profond d√©clin. En 1375, il ne restait seulement que 4 000 habitants sur la rive gauche de la ville, soit la moiti√© de la population du si√®cle pr√©c√©dent. Apr√®s la confiscation des possessions de Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, auquel appartenait le comt√© de Castres, le comt√© fut accord√© en 1476 par le Roi Louis XI √† Boffille de Juge (Boffillo del Giudice), noble italien et aventurier qui servait le Roi en tant que diplomate. Mais suite √† un d√©saccord de famille entre la fille de Boffille de Juge et son beau-fr√®re, le comt√© revint dans le giron de la couronne du Roi de France Fran√ßois Ier en 1519.

Réforme

le roi de France Henri IV, a séjourné à Castres en 1585

Dans les années 1530-1560, une part importante de la population de Castres se convertit au protestantisme[4]. Elle est prise par les protestants lors de la (cinquième guerre de religion) en 1575[5]. Dans les guerres qui suivent, les habitants commercent avec les protestants, la ville s'enrichit et s’établit en république indépendante. Castres est alors une des plus grandes places protestantes en France méridionale.

- 31 septembre 1567 : Castres devient Protestant

Henri de Navarre, qui plus tard deviendra roi de France sous le nom d'Henri IV, s√©journe √† Castres en 1585 chez Antoine de Thomas (1er consul de Castres). Cependant, en 1629 les protestants de Castres sont expuls√©s aux limites de la ville par ordre de Louis XIII, et Richelieu lui-m√™me vient pour voir les fortifications d√©mantel√©es. N√©anmoins, apr√®s ces guerres religieuses, la paix retrouv√©e favorise une p√©riode d'expansion rapide. Les affaires et les activit√©s commerciales traditionnelles sont r√©tablies, en particulier concernant la fourrure, le cuir et surtout les laines. La culture s'√©panouit √† nouveau, avec la fondation de l'Acad√©mie de Castres en 1648. Castres b√©n√©ficie de la Contre-R√©forme de l'√©glise catholique, avec la construction de plusieurs couvents en ville, et celle d‚Äôun nouveau palais √©piscopal par Michel de TubŇďuf, √©v√™que de Castres. Une nouvelle cath√©drale est √©galement construite, apr√®s les destructions des guerres religieuses. Peut-√™tre bien plus important encore, Castres est le si√®ge de la Chambre de l'√Čdit du Parlement de Toulouse, une Cour de Justice sp√©cialis√©e dans les affaires impliquant les protestants du Languedoc (une mesure de protection accord√©e par l'√Čdit de Nantes). Cette cour attire un bon nombre d'affaires √† Castres. En 1665, Castres compte 7 000 habitants : 4 000 catholiques, et 3 000 protestants.

Affaire Sirven

Les époux Sirven furent défendus et innocentés par Voltaire en 1771

Cependant en 1670, la Chambre de l'√Čdit est transf√©r√©e √† Castelnaudary, au grand m√©contentement des habitants (m√™me catholiques), qui perdent une source importante de leurs affaires avec le d√©part des avocats et des plaignants. La r√©vocation de l'√Čdit de Nantes suit bient√īt, et Castres souffre beaucoup quand un grand nombre de protestants choisissent d'entrer en exil. Alors viennent la peste de 1720 √† 1721 et le feu de 1724. Enfin, Castres perd sa charte lib√©rale en 1758. Vers 1760, quelques ann√©es apr√®s la c√©l√®bre Affaire Calas √† Toulouse, Castres se fait conna√ģtre dans tout le pays par l'Affaire Sirven : Pierre-Paul Sirven et son √©pouse, tous deux protestants, sont injustement accus√©s d'avoir assassin√© leur fille afin de l'emp√™cher de se convertir au catholicisme. Apr√®s s'√™tre enfuis, ils sont jug√©s et condamn√©s √† mort par contumace le 29 mars 1764. Mais ils sont d√©fendus et innocent√©s par Voltaire en 1771.

Révolution

La R√©volution fran√ßaise a √©t√© g√©n√©ralement bien accueillie √† Castres, en particulier parmi les n√©gociants et les entrepreneurs protestants locaux, mais la majorit√© de la population est demeur√©e mod√©r√©e pendant toute la p√©riode. En 1793 par exemple, le pasteur Alba Lasource, le repr√©sentant de Castres √† la Convention nationale √† Paris, s'est oppos√© √† la d√©portation des pr√™tres catholiques ¬ę non-jur√© ¬Ľ en Guyane fran√ßaise (voir la Constitution civile du clerg√©). Les pr√™tres ¬ę non-jur√© ¬Ľ √©taient de loin la majorit√© dans la r√©gion de Castres. Alba Lasource fut accus√© d'√™tre trop mod√©r√© et fut guillotin√© en octobre 1793. Suspect√© d'√™tre ¬ę ti√®de ¬Ľ envers la R√©volution, Castres fut durement punie. L'√©v√™ch√© qui avait √©t√© √©tabli par le pape Jean XXII en 1317 fut supprim√©, Castres fut plac√© sous la tutelle de l'√©v√™ch√© d'Albi. De pr√©fecture du d√©partement du Tarn en 1790, la ville fut reclassifi√©e en sous-pr√©fecture en 1797 au b√©n√©fice d'Albi qui fut √©tablie pr√©fecture du d√©partement.

Grande croissance au XIXe si√®cle

Photographie couleur repr√©sentant l'entr√©e de la gare SNCF de Castres, c√īt√© parking.
Castres fut relié au réseau ferroviaire français en 1865.

En d√©pit de ces reculs, au XIXe si√®cle l'√©conomie de Castres s'est d√©velopp√©e consid√©rablement, et la ville s'est √©tendue en dehors de son vieux centre m√©di√©val. D√®s 1815, le premier moulin m√©canis√© √† laines a √©t√© install√© en ville. √Ä l'origine sp√©cialis√© dans le tissu de luxe, l'industrie textile de Castres se tourne alors vers des types plus ordinaires de tissu, (les march√©s √©taient consid√©rablement plus grands). Autour de 1860, il y avait 50 moulins √† laines en ville, employant 3 000 personnes. Vers 1820 est fond√© la Fa√Įencerie de Castres. √Ä la fin du XIXe si√®cle, les industries de construction m√©canique sont apparues en plus de l'industrie textile et fa√Įenci√®re. Cela a permis √† Castres de devenir un arsenal militaire important pendant la Premi√®re Guerre mondiale. Castres fut reli√© au r√©seau ferroviaire fran√ßais en 1865. √Ä la fin du XIXe si√®cle, Castres √©tait la plus grande ville du d√©partement du Tarn, avec 5 000 habitants de plus qu'Albi.

Durant la Seconde Guerre mondiale

Comme beaucoup de villes occup√©es du Sud-Ouest, la sous-pr√©fecture du Tarn conna√ģt les vicissitudes de la pr√©sence des troupes allemandes. Toutefois, la prison de Castres accueille pr√®s d'une centaine de d√©tenus "transf√©r√©s du camp du Vernet, presque tous anciens combattants des Brigades Internationales en Espagne."[6] En septembre 1943, une cinquantaine d'entre eux parvient apr√®s une op√©ration men√©e de main de ma√ģtre √† s'√©vader.

Aujourd'hui

Cependant, au XXe si√®cle la ville a subi une nouvelle p√©riode de d√©clin. Bien que Castres ait √©merg√© des deux guerres mondiales sans trop de probl√®mes, l'√©conomie locale a √©t√© gravement atteinte par le changement. Comme tant de villes et de villages d'Europe qui avaient b√©n√©fici√© de la r√©volution industrielle, Castres √©prouve une restructuration difficile de son socle industriel. Le textile en a particuli√®rement souffert. Castres est √©galement √©touff√© par sa localisation g√©ographique, isol√© au pied de la montagne noire, loin des itin√©raires principaux d'√©change et de transport.

Castres est la seule ville de sa taille en France à ne pas être relié au réseau autoroutier, cela a des avantages écologiques et de préservation du cadre de vie mais ne facilite pas l'installation d'entreprises. On s'attend cependant à ce que la création récente de la Communauté d'agglomération de Castres - Mazamet en 2000 permette d'attirer de nouvelles industries. La bonne fortune de Castres doit d'être située à seulement 72 kilomètres d'une Toulouse très dynamique.

Le long lien promis avec Toulouse doit √™tre accompli bient√īt, et Castres esp√®re tirer le b√©n√©fice de sa proximit√© avec sa grande sŇďur occitane. La d√©viation de la ville de Puylaurens a √©t√© achev√©e mi-2008. Cette d√©viation de 7 kilom√®tres en 2 x 2 voies a permis de rapprocher Castres de la capitale r√©gionale.

En attendant, la ville tente de se désenclaver via son aéroport qui permet de rejoindre Paris et Lyon par les airs.

Fin 2006, un projet d'autoroute reliant la ville de Castres à Toulouse à l'horizon 2013, a été validé par le ministre des transports.

Suite au débat public, la décision optant pour le principe de l'achèvement de la mise à 2 × 2 voies de la liaison entre Castres et Toulouse selon l'itinéraire RN 126 par mise en concession autoroutière a été retenue[7].


Lors de la r√©union du comit√© de pilotage mis en place par le Pr√©fet de R√©gion, la DREAL a confirm√© le calendrier pr√©visionnel de l‚Äôautoroute Castres-Toulouse :

Fin 2010 : mise en place du comit√© de suivi pour assurer la concertation autour du projet. Printemps 2011 : choix du fuseau de 300 m de large. Fin 2011 : d√©finition de l‚Äôemprise fonci√®re de 50 m de large. 2012 : enqu√™te d‚Äôutilit√© publique. 2013 : d√©claration d‚Äôutilit√© publique (DUP) suivie par l‚Äôappel d‚Äôoffres √† concessionnaire. 2013 ‚Äď 2015 : r√©alisation des travaux.

Politique et administration

Tendances politiques

Département du Tarn

Entre 1790 et 1797, Castres est la préfecture du Tarn. Depuis 1797, elle en est la sous-préfecture. Entre 1790 et 1800, Castres est chef-lieu du district de Castres.

Castres est chef-lieu de quatre cantons :

Castres est située dans la 3e circonscription du Tarn.

Depuis 2001, le maire élu de Castres est Pascal Bugis (droite, membre de l'UMP), qui a défait le maire socialiste Arnaud Mandement. Pascal Bugis a été réélu en 2008 au cours d'une triangulaire entre Philippe Guerineau et Philippe Folliot[8].

Castres est associ√©e avec la ville voisine de Mazamet (√† 18 km au sud-est de Castres) ainsi que des banlieues et villages ind√©pendants dans la Communaut√© d'Agglom√©ration Castres-Mazamet cr√©√©e en janvier 2000. Cette communaut√© regroupe 16 communes ind√©pendantes (Castres y compris et Mazamet), avec une population totale de 79 988 habitants (recensement 1999), 54% de ces derniers vivant dans la commune de Castres proprement dite, 13% dans la commune de Mazamet, et le reste dans les communes p√©riph√©riques.

En 2010, la commune de Castres a √©t√© r√©compens√©e par le label ¬ę Ville Internet @@ ¬Ľ[9].

Administration municipale

Voici ci-dessous le partage des si√®ges au sein du Conseil municipal de la commune :

Groupe Président Effectif Statut
majorité
opposition
opposition


Liste des maires

Liste des maires qui se sont succ√©d√© √† la mairie de la commune :

Liste des maires successifs
Période Identité Parti
mars 2008 Pascal Bugis UMP
mars 2001 - mars 2008 Pascal Bugis UMP
juillet 1995 - mars 2001 Arnaud Mandement PS
mars 1989 - juillet 1995 Jacques Limouzy RPR
mai 1985 - mars 1989 Philippe Deyveaux PS
mars 1977 - mai 1985 Jean Pierre Gabarrou PS
mars 1971 - mars 1977 Jacques Limouzy UDR
1954 - mars 1971 Lucien Coudert Radical
1953 - 1954 Robert Sizaire SFIO
Les données antérieures ne sont pas encore connues.

Instances judiciaires et administratives

  • Conseil de Prud'hommes
  • Protection Judiciaire de la Jeunesse
  • Service P√©nitentiaire d'Insertion et de Probation
  • Tribunal de Grande Instance de Castres
  • Tribunal d'Instance de Castres
  • Tribunal des Mineurs
  • Tribunal de Commerce
  • Brigade de Gendarmerie
  • Commissariat de Police
  • Police municipale
  • Sous-pr√©fecture
  • Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques (O.N.E.M.A)
  • Office National des For√™ts (Agence interd√©partementale de Castres)
  • Bailleurs sociaux : office public H L M de Castres, SAHLM maison Claire
  • Inspection du Travail, Section de Castres
  • Tr√©sor Public
  • Recette des Finances (H√ītel des Imp√īts)
  • Agence Tarnaise de D√©veloppement
  • A.P.A.J.H, Foyer La Plan√©si√©

Castres est le siège du 8e régiment parachutiste d'infanterie marine (8 RPIMA) Le 8e RPIMa compte 1200 hommes et femmes articulés en 8 compagnies[10].

Politique environnementale

Jumelage

Castres est jumel√©e avec :

Population et société

Démographie

√Čvolution d√©mographique
(Source : Cassini[11] et INSEE[12])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 327 15 171 13 717   16 418 17 602 19 225 20 651 20 815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
22 062 21 538 21 357 23 461 25 856 27 408 27 427 27 509 28 204
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
27 308 28 272 27 830 25 943 27 028 28 084 29 133 30 781 34 126
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007  
36 978 40 457 45 978 45 578 44 812 43 496 43 141 44 823  

Nombre retenu √† partir de 1962 : population sans doubles comptes


La population en 1831 √©tait de 12 032 habitants, Castres √©tait alors la plus grande ville du Tarn. Elle √©tait une des rares villes industrielles dans la r√©gion d'Albigeois (le vieux nom du Tarn). Elle s'est d√©velopp√©e rapidement : la population de la commune proprement dite √©tait de 19 483 habitants en 1901, et de 34 126 en 1954 (44 161 habitants dans la zone m√©tropolitaine).

Cependant, avec le déclin de ses industries, la croissance de population a diminué. Albi a dépassé Castres comme zone métropolitaine la plus peuplée du Tarn. La population de Castres stagne dès lors. Après une petite croissance dans les années 1970 et 80, elle a enregistré une croissance nulle lors des années 1990. Au recensement 1999, la population dans la commune proprement dite était de 43 496 habitants, tandis que la population de la zone métropolitaine de Castres était de 61 760 habitants.

La ville de Castres √©tait, au 1er janvier 2007, selon les chiffres donn√©s par l'Insee en 2009, la 150e ville fran√ßaise en termes de population, hors agglom√©ration. Elle est, √† quelques dizaines d'habitants pr√®s, derri√®re Boulogne-sur-mer et Saint Herbalin, et pr√©c√®de Bastia et S√®te.

Enseignement

systèmes d'information pour la santé

  • Master pro. e-administration et solidarit√© num√©rique
  • IUT rattach√© √† l'universit√© Paul Sabatier Toulouse 3
  • DUT en Chimie, s√©r√©com, g√©nie de l'emballage, tech de co
  • Licence pro. chimie, analyse et qualit√©
  • Licence pro. g√©nie de la formulation
  • Licence pro. conception et int√©gration de services et produits multim√©dia (licence CISPM)


  • IFSI (Institut de formation en soins infirmiers)


  • Lyc√©e g√©n√©ral et technologique de la borde basse (public)
  • Licence pro. contr√īle des installations et ing√©nierie de maintenance (licence CIIM)
  • Maths sup MPSI
  • BTS qualit√© dans les industries alimentaires et les bio-industries
  • BTS management des unit√©s commerciales (MUC)
  • BTS maintenance industrielle (MI)
  • college Jean Money
  • Lyc√©e professionnel Anne Veaute (public)
  • BTS opticien-lunetier
  • BTS opticien-lunetier
  • BTS proth√©siste-orth√©siste
  • BTS proth√©siste-orth√©siste


  • Lyc√©e professionnel du Sidobre (public)


  • Lyc√©e professionnel Notre Dame (priv√©)
  • BTS assistant de gestion de PME-PMI √† r√©f√©rentiel commun europ√©en
  • BTS assistant de manager
  • BTS management des unit√©s commerciales (MUC)


  • Lyc√©e g√©n√©ral Barral (priv√©)


  • Lyc√©e technologique et professionnel De la Salle (priv√©)

Santé

Sports

Article d√©taill√© : Castres olympique.
Palmar√®s du Castres olympique :
  • Championnat de France de Rugby de premi√®re division 1949, 1950 et 1993 (Finaliste en 1995 et Demi-Finaliste en 1992 et 2001)
  • Championnat de France de Rugby de deuxi√®me division 1989
  • Championnat de France Reichel 2003, 2008 et 2009 (Finaliste en 1995)
  • Vainqueur de la Coupe de France 1948 (Finaliste en 1993)
  • Vainqueur de la Coupe de la Ligue 2004
  • Vainqueur du Bouclier Europ√©en 2003 (Finaliste en 1997 et 2000)

Et puis, le CO fut demi-finaliste en Coupe d'Europe Heineken Cup contre le Munster en 2002.

Le stade municipal est occup√© par le Castres olympique est se nomme "Stade Pierre-Antoine" car le capitaine Jean Pierre-Antoine double Champion de France de 1re division 1949 et 1950 avec le CO d√©c√©da apr√®s un match √† l'√Ęge de 31 ans. Le stade √† une capacit√© d'environ 11 500 places, avec 4 tribunes de part et d'autres du terrain, qui en font un stade "√† l'anglaise" o√Ļ les spectateurs sont tr√®s proches du terrain.

Le Castres olympique a √©galement compt√© dans ses rangs de fameux joueurs comme G√©rard Cholley, Francis Rui, Laurent Labit, Thomas Castaign√®de, Ugo Mola, Rapha√ęl Iba√Īez, Yann Delaigue, Pascal Pap√© et le capitaine de l'√©quipe de France Lionel Nallet. L'effectif Castrais a aussi une tradition de joueurs √©trangers comme les All Black Gary Whetton, Franck Bunce, Norman Berryman et aujourd'hui Carl Hoeft, Cameron McIntyre, Chris Masoe. D'autres joueurs venus du monde entier ont jou√© ou jouent au C.O comme Jeremy Davidson, Mauricio Reggiardo, Ignacio Fernandez-Lobbe, Mario Ledesma, Gregor Townsend, Paul Volley, Ismaella Lassissi et bien d'autres...

L'autre club de rugby de la ville est l'Aviron Castrais, un grand club qui a vu éclore de nombreux talents comme Alexandre Albouy.

Castres, c'est aussi le football avec le Castres Football Club (C.F.C) et Nitharsan 1 er champion du monde le Racing Club Salvageois, le basket-ball (Castres Basket Club - C.B.C), ou encore la toute jeune et récente équipe de football américain, les Wolves de Castres. 1

Les sports de glace sont √©galement repr√©sent√©s au sein de la ville tout comme diff√©rents arts martiaux (Judo - E√Į Do Kan avec plusieurs titres nationaux par exemple) ou encore des sports de combat ainsi qu'un club d'athl√©tisme aux grandes ambitions b√©n√©ficiant d'une excellente structure en la pr√©sence du stade du Travet qui accueille de nombreux meetings dont une √©preuve du championnat de France. Enfin, le dynamique et historique club de gymnastique du Stade Castrais regroupe toute sortes de disciplines (GAF, GAM, Trampoline, Tumbling, Rock Acrobatique) et repr√©sente la ville au plus haut niveau. Castres poss√®de aussi un club de Tennis de Table, le CTTT (Castres Tarn-sud Tennis de Table) dirig√© par Jean-Michel Balance, qui a fait partie des cent meilleurs joueurs fran√ßais .

Ville étape de la Route du Sud voir son palmarès et statistiques

Ces diverses activités expliquent le titre de Ville la plus sportive de France décroché en 1995.

Vie militaire

Unité militaire en garnison à Castres:

Médias

La ville a vu l'implantation d'une station de radio étudiante (RADIOM) en 2007[13].

[14]

Personnalités liées à la commune

Article d√©taill√© : Personnalit√©s de la ville de Castres.

Par ordre chronologique :

√Čconomie

Avec une population de 61 760 habitants dans la zone métropolitaine en 1999, Castres est le troisième grand noyau industriel de Midi-Pyrénées derrière Toulouse et Tarbes, et le plus grand moyeu industriel dans la partie du Languedoc entre Toulouse et Montpellier.

Castres est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Castres-Mazamet. Elle gère l'aéroport.

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Entreprises de l'agglomération

L'industrie textile reste importante dans la bassin d'emploi de Castres-Mazamet. √Ä c√īt√© de cela, les principaux acteurs √©conomiques sont :

  • Les Laboratoires Pierre Fabre (Pharmaceutique & Cosm√©tologie)
  • Comau Syst√®mes France (Fabrication de machines et √©quipements)
  • Sepiprod - Groupe Air liquide (Chimie)
  • Groupe Bigard (Abattoir)
  • Janoplast - Groupe Polypipe (Industrie plastique)
  • Devoteam Outsourcing (Informatique)
  • La Jeune chambre √©conomique de Castres-Mazamet
  • EADS avec sa filiale GET Electronique
  • BENNE SA (Fabrication de bandes transporteuses et courroies)

La communaut√© d'agglom√©ration a depuis 2001 d√©velopp√© une vaste zone d'activit√© (ZAC du causse) √† proximit√© de l'a√©roport. Elle est principalement d√©di√©e aux nouvelles technologies et aux industries de la chimie fine (dans le cadre du p√īle de comp√©titivit√© biocancer). Cette zone qui repr√©sente l'avenir du bassin d'emploi, s'est vu attribuer le label Technopole en d√©but d'ann√©e 2006.

Aux portes de Castres, 200 entreprises extraient annuellement 150 000 tonnes de granit brut de la zone du Sidobre couvrant 12 000 hectares.

Commerce

Culture et patrimoine

Monuments et lieux touristiques

Monuments civils

Castres a ouvert en 1840, le mus√©e Goya, contenant la plus grande collection de peintures espagnoles en France, apr√®s le mus√©e du Louvre. Consid√©rablement enrichi par les legs de la famille du peintre Marcel Briguiboul, on y d√©couvre des Ňďuvres des primitifs du XIVe - XVIe si√®cle, comme Pacheco (le ma√ģtre de Velasquez), et des chefs d'Ňďuvre des grands ma√ģtres du si√®cle d'or, Velasquez, Murillo, Ribera, Vald√©s Leal, Alonso Cano, ainsi que trois Goya, et de multiple s√©rie de gravures du ma√ģtre espagnol.

Le musée de Jaurès a été également ouvert en 1954.

Le th√©√Ętre de la ville dans un style rococo date de 1904. Agenc√© sur le mod√®le de l'Op√©ra Comique de Paris (par Joseph Galinier √©l√®ve de l'architecte Charles Garnier), la coupole int√©rieure est sign√©e Jean-Paul Laurens.

Le centre d'art contemporain de Castres[15] propose de d√©couvrir la cr√©ation artistique de notre temps dans un h√ītel particulier du XVIIe si√®cle.

Monuments religieux

Le musée Goya, créé en 1840 contient la plus grande collection de peintures espagnoles en France.
Le musée de Jean Jaurès a été ouvert en 1954

Castres est traversé du nord au sud par l'Agout. Cette rivière est habillée par de vieilles maisons colorées dont le lourd passé historique se projette au-dessus de ses eaux.

L'√©glise de Saint-Beno√ģt, qui fut la cath√©drale de Castres, est aujourd'hui la plus importante des √©glises de Castres, elle date seulement des XVIIe et XVIIIe si√®cles et est class√©e monument historique depuis 1953.

L'h√ītel de ville occupe l'ancien palais √©piscopal, con√ßu au XVIIe si√®cle par le c√©l√®bre architecte Jules Hardouin-Mansart (l'architecte de Versailles), et termin√© par le Jardin de l'√Čv√™ch√© con√ßus par Le N√ītre (concepteur des jardins de Versailles).

Pr√®s du palais, la tour Saint-Beno√ģt d'architecture romane est le seul vestige de la vieille abbaye b√©n√©dictine.

La ville poss√®de quelques vieux manoirs du XVIe et XVIIe si√®cle, dont l'h√ītel de Nayrac, datant de la Renaissance.

Castres poss√®de √©galement un des plus important et des plus anciens carillons du midi de la France, situ√© dans le clocher de l'√©glise Notre-Dame de la Plat√©, en plein centre ville. Il comporte 33 cloches (presque 3 octaves chromatiques), la plus grosse pesant 600 kg et datant de 1650. Il fut install√© en 1847 et restaur√© en 1976, on peut l'entendre et le visiter du lundi au samedi de 11h45 √† midi et tous les premiers dimanches du mois, de 11h √† midi. Le carillon actuel comporte 31 cloches Fonderie Paccard, une cloche du fondeur Louison, et une autre (la plus grosse) vraisemblablement offerte par le roi de l'√©poque et provenant de l'ancien temple protestant de Castres. Il est important de pr√©ciser que la sonnerie de Notre-Dame de la Plat√© est enti√®rement non-√©lectrifi√©e, le carillon est manuel ainsi que les vol√©es.

Patrimoine naturel

Gastronomie

Patrimoine culturel

C'est surtout le festival ¬ę √Ä port√©e de rue ¬Ľ, cr√©ation municipale qui signe l'originalit√© des animations estivales. Il s'agit d'offrir des concerts de musique classique au public, gratuitement, en divers lieux ouverts (places et rues). Les spectateurs de plus en plus nombreux chaque ann√©e ont ainsi un acc√®s totalement libre aux Ňďuvres classique. Ce temps est pr√©c√©d√© de dix jours consacr√©s √† la danse dans tous ses √©tats dans le cadre du festival extravadanses, lui aussi enti√®rement gratuit pour le public.

Sources

Notes et références

Bibliographie

Annexes

Articles connexes

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Liens externes


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