Carl Von Linné

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Carl Von Linné

Carl von Linné

Carl von Linné
Carl von Linné.jpg
Naissance 23 mai 1707
RĂ„shult (SuĂšde)
DĂ©cĂšs 10 janvier 1778
Uppsala (SuĂšde)
Domicile SuĂšde
NationalitĂ© SuĂšde SuĂšde
Champs Botanique, médecine, zoologie
CĂ©lĂšbre pour Classification binomiale
Signature
Linne autograph.png.svg

Carl LinnĂŠus, puis Carl von LinnĂ© aprĂšs son anoblissement, nĂ© le 23 mai 1707 Ă  RĂ„shult et mort le 10 janvier 1778 Ă  Uppsala, est un naturaliste suĂ©dois qui a jetĂ© les bases du systĂšme moderne de la nomenclature binominale. Connu comme le pĂšre de la taxinomie moderne, il est Ă©galement considĂ©rĂ© comme l’un des pĂšres de l’écologie moderne.

« Nomina si nescis, perit et cognitio rerum
Si tu ignores le nom des choses, mĂȘme leur connaissance disparaĂźt[1] Â»


Sommaire

Histoire de son nom

Linné en costume de lapon (entre 1735 et 1740).

Le grand nomenclateur que fut LinnĂ©, celui qui consacra sa vie Ă  nommer la plupart des ĂȘtres vivants et Ă  les ordonner selon leur rang, eut lui-mĂȘme maille Ă  partir avec sa propre identitĂ©, son nom et mĂȘme son prĂ©nom ayant Ă©tĂ© remaniĂ©s tant de fois au cours de sa vie qu’on ne dĂ©nombre pas moins de neuf binĂŽmes et autant de synonymes !

Aux XVIIe et au XVIIIe siĂšcles, la plupart des SuĂ©dois ne portent pas encore de noms patronymiques. Aussi le grand-pĂšre de LinnĂ©, conformĂ©ment Ă  la tradition scandinave, s’appelait Ingemar Bengtsson (signifiant « Ingemar, fils de Bengt Â») et son propre fils, le pĂšre de LinnĂ©, fut d’abord connu sous le nom de « Nils Ingemarsson Â» (signifiant « Nils, fils d’Ingemar Â»).

Mais Nils, pour rĂ©pondre aux exigences administratives lors de son inscription Ă  l’universitĂ© de Lund, doit choisir un patronyme. Sur les terres familiales pousse un grand tilleul. La propriĂ©tĂ© en porte dĂ©jĂ  le nom : LinnagĂ„rd, toponyme formĂ© de linn (variante aujourd’hui obsolĂšte de lind, « tilleul Â» en suĂ©dois) et de gĂ„rd, « ferme Â»). Plusieurs membres de la famille s’en sont dĂ©jĂ  inspirĂ© pour former des patronymes comme Lindelius (Ă  partir de lind) ou Tiliander (Ă  partir de Tilia, « tilleul Â» en latin). Il est par ailleurs de bon ton, dans les milieux instruits de pratiquer le latin. Nils choisit donc une forme latinisĂ©e et devient « Nils Ingemarsson LinnĂŠus Â».

Honorant ensuite le trĂšs populaire souverain de SuĂšde de l’époque Karl XII (Charles XII de SuĂšde, 1682-1718), Nils donne le prĂ©nom du roi Ă  son fils, qui dĂ©bute donc son existence en s’appelant Karl LinnĂŠus, le plus souvent orthographiĂ© « Carl LinnĂŠus Â».

Lorsque Carl LinnĂŠus s’inscrit Ă  l’universitĂ© de Lund Ă  l’ñge de 20 ans, son prĂ©nom est enregistrĂ© sous la forme latinisĂ©e de Carolus. Et c’est sous ce nom de Carolus LinnĂŠus, qu’il publie ses premiers travaux en latin.

Parvenu Ă  une immense notoriĂ©tĂ© et en qualitĂ© de mĂ©decin de la famille royale de SuĂšde, il est anobli en 1761 et prend en 1762 le nom de Carl von LinnĂ©, LinnĂ© Ă©tant un diminutif (« Ă  la française Â», selon la mode de l’époque dans nombre de pays de langue germanique) de LinnĂŠus et von Ă©tant la particule nobiliaire. Dans le monde francophone comme en SuĂšde, il est aujourd’hui communĂ©ment connu sous le nom de LinnĂ©.

En botanique, oĂč les citations d’auteurs sont souvent abrĂ©gĂ©es, on emploie l’abrĂ©viation standardisĂ©e L. Il est d’ailleurs le seul botaniste Ă  avoir le grand privilĂšge d’ĂȘtre abrĂ©gĂ© en une seule lettre !

En zoologie, oĂč il est d’usage de citer au long le nom de l’auteur des taxons, on emploie « LinnĂŠus Â» (ou sa graphie sans ligature latine « Linnaeus Â», adoptĂ©e en anglais et plus pratique pour les utilisateurs de claviers dits internationaux) Ă  la suite des taxons qu’il a dĂ©crits, et non « LinnĂ© Â», car c’est sous son nom universitaire que ses principaux travaux de taxinomie ont Ă©tĂ© publiĂ©s. De plus, Ă  la diffĂ©rence de son prĂ©nom (Carolus), « LinnĂŠus Â» n’est pas une transcription latine a posteriori, mais son vĂ©ritable patronyme.

Quant Ă  ses Ɠuvres, elles furent publiĂ©es jusqu’en 1762 sous les noms de « Caroli LinnĂŠi Â» (qui est la forme gĂ©nitive, signifiant « par Carolus LinnĂŠus Â»), ou encore « Carl LinnĂŠus Â» ou seulement « LinnĂŠus Â». En 1762, sur la page de couverture de la seconde Ă©dition de Species plantarum, le nom est encore imprimĂ© de cette maniĂšre. Mais ensuite, il n’apparaĂźt plus imprimĂ© que dans sa forme nobiliaire « Carl von LinnĂ© Â» ou « Carolus a LinnĂ© Â» (le a ou ab Ă©tant la traduction latine de von). Dans les bibliothĂšques, il est gĂ©nĂ©ralement entrĂ© comme « Linnaeus, Carolus (Carl von LinnĂ©) Â».

Sa vie

L’enfance dans la campagne suĂ©doise

Généalogie de la famille de Linné.

Carl LinnĂŠus naĂźt le 23 mai 1707 Ă  RĂ„shult, dans la paroisse de Stenbrohult du comtĂ© de Kronoberg, dĂ©pendant Ă  cette Ă©poque de la province suĂ©doise mĂ©ridionale du SmĂ„land. La rĂ©gion est riche en forĂȘts et en lacs, l’environnement y est particuliĂšrement propice Ă  la contemplation et Ă  l’observation de la nature.

Le pĂšre de Carl, Nils Ingemarsson Linnaeus (1674-1748) est alors un vicaire de l’église luthĂ©rienne et sa mĂšre, Kristina Brodersonia (1688-1733) est la fille du pasteur de Stenbrohult, Samuel Brodersonius. Nils exerce cette charge d’assistant pastoral depuis son arrivĂ©e Ă  RĂ„shult en 1705, mais en 1709, Ă  la mort de son beau-pĂšre, il devient lui-mĂȘme le pasteur de la paroisse et la famille dĂ©mĂ©nage de quelques centaines de mĂštres jusqu’au presbytĂšre de Stenbrohult, au bord du lac de Möckeln.

Nils est un amoureux des plantes qui transmet sa passion Ă  son jeune fils, permettant Ă  celui-ci d’entretenir son propre jardin dĂšs l’ñge de 5 ans. Mais avec un pĂšre et un grand-pĂšre pasteurs, la destinĂ©e de Carl est de suivre leurs traces et de devenir aussi pasteur.

Carl quitte le foyer familial Ă  9 ans, le 10 mai 1716, pour entrer Ă  l’école de VĂ€xjö Ă  une quarantaine de kilomĂštres de Stenbrohult. Il poursuit ensuite ses Ă©tudes au lycĂ©e de la mĂȘme ville, qu’il intĂšgre le 11 juillet 1723 et qu’il quitte le 6 mai 1727[2].

Mais il ne montre guĂšre d’enthousiasme pour les Ă©tudes et la vocation religieuse. Il prĂ©fĂšre s’intĂ©resser aux choses de la nature et y passer son temps. Ses camarades le surnomment dĂ©jĂ  « le petit botaniste Â». Les professeurs, notamment celui d’histoire naturelle, le Dr Johan Stensson Rothman (1684-1763), convainquent finalement les parents de Carl de ne pas lui imposer une carriĂšre religieuse et de lui permettre de dĂ©buter des Ă©tudes de mĂ©decine.

C’est finalement son jeune frĂšre, Samuel, qui succĂ©dant Ă  son pĂšre et Ă  son grand-pĂšre, deviendra pasteur de Stenbrohult.

Le brillant Ă©tudiant de l’universitĂ© d’Uppsala

Statue de Linné à l'extérieur de la bibliothÚque de Lund

Inscrit sous le nom de « Carolus LinnĂŠus Â», il commence ses Ă©tudes Ă  l’universitĂ© de Lund en 1727. Il y reçoit notamment l’enseignement de Kilian StobĂŠus (1690-1742), le futur professeur et recteur de l’universitĂ©, alors encore seulement docteur en mĂ©decine, qui lui offre son amitiĂ© et ses encouragements et lui ouvre ses collections et sa bibliothĂšque.

Cependant, sur les conseils de son ancien professeur de VĂ€xjö, le Dr Johan Stensson Rothman, il s’inscrit Ă  la prestigieuse universitĂ© d'Uppsala qu’il rejoint en septembre 1728, oĂč il peut effectivement trouver la richesse gĂ©nĂ©rale de connaissance qui lui convient.

Fort peu dĂ©veloppĂ©es Ă  cette Ă©poque, les Ă©tudes de mĂ©decine n’étaient suivies que par une dizaine d’étudiants sur les cinq cents environ que comptait l’universitĂ© et il n’était pas prĂ©vu que l’on puisse soutenir sa thĂšse de doctorat en SuĂšde. Mais l’enseignement mĂ©dical incluait une part importante de botanique, notamment l’apprentissage des caractĂšres des plantes, de leurs vertus mĂ©dicinales et de la maniĂšre de les prĂ©parer en pharmacie. Ces Ă©tudes furent sans doute le moyen, voire le prĂ©texte, pour Carolus LinnĂŠus de s’adonner Ă  sa passion pour la botanique.

Le jardin botanique d’Uppsala (Hortus Upsaliensis) Ă  l’époque de LinnĂ©.

ArrivĂ© Ă  Uppsala sans un sou vaillant, il lui faut aussi subvenir Ă  sa propre existence. Alors qu’à peine arrivĂ© en ville, il visite le jardin botanique fondĂ© par Olof Rudbeck (1630-1702), il est remarquĂ© et pris en charge par Olof Celsius (1670-1756), le doyen de la cathĂ©drale et oncle du savant Anders Celsius (1701-1744). Olof Celsius prĂ©sente LinnĂ© Ă  Olof Rudbeck le Jeune (1660-1740), lui-mĂȘme mĂ©decin naturaliste, qui engage le jeune Ă©tudiant comme tuteur de ses fils et lui permet d’accĂ©der Ă  sa bibliothĂšque. LinnĂ© remplace un temps l’assistant de Rudbeck, Nils RozĂ©n (1706-1773), alors en voyage Ă  l’étranger.

Le jardin de Linné a été entretenu et peut actuellement se visiter à Uppsala

Linné a justement comme professeur Olof Rudbeck le Jeune, ainsi que Lars Roberg (1664-1742).

C’est à Uppsala, dùs l’ñge de 24 ans, qu’il conçoit sa classification des plantes d’aprùs les organes sexuels et commence à l’exposer dans son Hortus uplandicus.

C’est aussi Ă  Uppsala, que LinnĂ© se lie d’amitiĂ© avec Peter Artedi (1705-1735), son aĂźnĂ© de deux ans, qui Ă©galement issu d’un milieu d’église, destinĂ© Ă  devenir pasteur et venu Ă©tudier la thĂ©ologie, s’intĂ©resse finalement plus Ă  l’histoire naturelle, particuliĂšrement aux poissons.

À travers l’Europe : des voyages d’exploration Ă  la notoriĂ©tĂ©

Il conduit des missions scientifiques en Laponie et en DalĂ©carlie, Ă  l'Ă©poque rĂ©gions inconnues. Il en rapporte une trĂšs riche collection de spĂ©cimens vĂ©gĂ©taux, animaux et minĂ©raux et publie sa premiĂšre Ă©tude qui utilise le systĂšme sexuel des plantes, Florula Lapponica qu'il amĂ©liora par la suite sous le nom de Flora Lapponica (1737). Bien qu’il donne des confĂ©rences de botanique et qu’il soit considĂ©rĂ© Ă  Uppsala comme un gĂ©nie, il n’a pas encore de diplĂŽme de mĂ©decine. En 1735, il part aux Pays-Bas oĂč il dĂ©cide d’obtenir son diplĂŽme Ă  l’universitĂ© de Harderwijk et de publier ses Ă©crits. Il met en forme ses notes et rencontre le botaniste Jan Frederik Gronovius (1686-1762) Ă  qui il montre son manuscrit Systema Naturae. Celui-ci est si impressionnĂ© qu’il dĂ©cide de payer son Ă©dition. En 1736, il fait un voyage Ă  Londres oĂč il rencontre les personnes en vue de l'universitĂ© d'Oxford tel le physicien Hans Sloane, le botaniste Philip Miller et le professeur de botanique J.J. Dillenius. Il rentre Ă  Amsterdam pour continuer l'impression de son travail Genera Plantarum, point de dĂ©part de sa taxinomie. Au cours de son sĂ©jour en Hollande, il rencontre Ă©galement le droguiste Albertus Seba (1665-1736) et Herman Boerhaave (1668-1738) botaniste qui le met en relation avec l’influent George Clifford (1685-1760), prĂ©sident de la Compagnie nĂ©erlandaise des Indes orientales et botaniste distinguĂ©. Il Ă©tudie et travaille au cours de l'annĂ©e 1737 dans le jardin du riche banquier. Clifford est en relation avec les marchands hollandais et les plantes collectĂ©es dans le monde entier. Son jardin Ă  Hartekamp Ă©tait fameux Ă  l'Ă©poque, puisqu'il y avait plus de mille espĂšces diffĂ©rentes. LinnĂ© y Ă©crira en collaboration avec Georg Dionysius Ehret, illustrateur botanique, une description de jardin anglais, l'Hortus Cliffortianus, publiĂ© en 1737. Il obtient enfin son titre de docteur en mĂ©decine, aprĂšs un court sĂ©jour Ă  l’universitĂ© de Harderwijk, puis il part pour l’universitĂ© de Leyde, plus prestigieuse, oĂč il reste une annĂ©e au cours de laquelle son ouvrage Classes Plantarum est imprimĂ©.

Dans le frontispice d'Hortus Cliffortianus il est fait allusion au mythe promĂ©thĂ©en et au thermomĂštre de Celsius. En effet on attribue Ă  LinnĂ© l'inversion de l'Ă©chelle constituĂ©e de degrĂ© centigrade (0 Â°C: fusion et 100 Â°C: vaporisation)


Avant de rentrer en SuĂšde, il va Ă  Paris oĂč il fait la rencontre de Antoine-Laurent de Jussieu et de Claude Richard Ă  Trianon.

Le retour en SuĂšde

Armoiries de Carl von Linné aprÚs obtention de son titre de noblesse

Il retourne alors en SuĂšde, oĂč, ne recevant pas de proposition qui le satisfasse, il exerce la mĂ©decine Ă  Stockholm en se spĂ©cialisant dans le traitement de la syphilis. Il se marie le 26 juin 1739 avec Sara Elisabeth MorĂŠa (1716-1806), originaire de Falun. Ensemble ils auront sept enfants, deux garçons et cinq filles : Carl (1741-1783), Elisabeth Christina (1743-1782), Sara Magdalena (1744, morte Ă  l’ñge de quinze jours), Lovisa (1749-1839), Sara Christina (1751-1835), Johan (1754-1757) et Sofia (1757-1830). Finalement, en 1741, il obtient la chaire de mĂ©decine Ă  l’universitĂ© d’Uppsala puis celle de botanique, fonction qu’il occupera jusqu’à sa mort. Dans le jardin botanique de l'UniversitĂ©, il arrange les plantes selon sa classification. Il effectue trois expĂ©ditions en SuĂšde et inspire une gĂ©nĂ©ration d'Ă©tudiants. Les compte-rendus de voyages sont publiĂ©s en suĂ©dois afin d'ĂȘtre accessible Ă  tous. Outre la pertinence des observations de la vie de tous les jours, ces Ɠuvres sont aussi apprĂ©ciĂ©es pour leur qualitĂ© littĂ©raire. LinnĂ© continue de rĂ©viser son ouvrage, Systema Naturae, qui ne cesse de grossir au fil des ans et Ă  mesure qu'il reçoit des quatre coins du globe des spĂ©cimens de vĂ©gĂ©taux et d'animaux qu'on lui expĂ©die et qu'il doit classer. De la brochure de dix pages du dĂ©but (deux pages pour les minĂ©raux, trois pour les plantes, deux pour les animaux), son Ɠuvre devient un ouvrage de plusieurs volumes. Quand il n'est pas en voyage, il travaille sur l'extension du domaine minĂ©ral et animal. Il est si fier de son travail qu'il se voit tel un nouvel Adam nommant la nature, au point qu'il avait coutume de dire Deus creavit, Linnaeus disposuit, ce qui traduit du latin signifie Dieu a crĂ©Ă©, LinnĂ© a organisĂ©.

En 1747, il devient médecin de la famille royale de SuÚde et obtient un titre de noblesse en 1761.

À la fin de sa vie il est si cĂ©lĂšbre que Catherine II de Russie lui envoie des graines de son pays. Il entre aussi en correspondance avec Joannes A. Scopoli, surnommĂ© le « LinnĂ© de l'Empire autrichien Â», qui Ă©tait docteur et botaniste Ă  Idrija, duchĂ© de Carniole en actuelle SlovĂ©nie. Scopoli lui a transmis toutes ses recherches et ses observations pendant des annĂ©es, sans qu'ils pussent se rencontrer Ă  cause de la distance. Pour lui rendre hommage, LinnĂ© a nommĂ© Scopolia une espĂšce de la famille des solanaceae.

Les derniĂšres annĂ©es sont marquĂ©es par une santĂ© dĂ©clinante. Il souffre de la goutte et de maux de dents. Une attaque en 1774 le laisse trĂšs faible et une seconde, deux ans plus tard lui paralyse la partie droite. Il meurt le 10 janvier 1778 Ă  Uppsala au cours d'une cĂ©rĂ©monie dans la cathĂ©drale, oĂč il est par ailleurs enterrĂ©.

Six annĂ©es plus tard, suivant ses instructions posthumes, sa veuve vendit sa bibliothĂšque, ses manuscrits et la plus grande partie de ses collections Ă  un acquĂ©reur qui en prendrait grand soin. Ce dernier, un jeune Anglais nommĂ© James Edward Smith, fonda une sociĂ©tĂ© scientifique chargĂ©e de recevoir ces trĂ©sors et l'appela la Linnean Society of London, oĂč les collections sont conservĂ©es, protĂ©gĂ©es dans un sous-sol, mais disponibles aux chercheurs.

Pierre tombale de Linné pÚre et fils à la cathédrale d'Uppsala

Son Ɠuvre

Systema NaturĂŠ

Article dĂ©taillĂ© : Systema NaturĂŠ.
PremiĂšre page du Systema NaturĂŠ

L’ouvrage le plus important de LinnĂ© est son Systema NaturĂŠ (les systĂšmes de la Nature) qui connaĂźt de nombreuses Ă©ditions successives, la premiĂšre datant de 1735. Chacune d’elles amĂ©liore son systĂšme et l’élargit. C’est avec la dixiĂšme Ă©dition, de 1758, que LinnĂ© gĂ©nĂ©ralise le systĂšme de nomenclature binominale.

Mais sa classification est parfois totalement artificielle. Ainsi dans la sixiĂšme Ă©dition de Systema NaturĂŠ (1748), il classe les oiseaux dans six grands ensembles pour rĂ©pondre, harmonieusement, aux six ensembles qu’il utilise pour classer les mammifĂšres.

Il dĂ©finit clairement certains groupes comme la classe des amphibiens. Pour cela, il utilise les animaux dĂ©crits ailleurs (comme dans les Ɠuvres de Seba, Aldrovandi, Catesby, Jonston ou d’autres auteurs). Mais, la plupart du temps, il dĂ©crit les espĂšces d’aprĂšs des spĂ©cimens qu’il peut lui-mĂȘme Ă©tudier.

PrĂ©curseur du racisme scientifique, il divise les Homo sapiens en quatre « variĂ©tĂ©s Â» en 1735, mais c’est dans la dixiĂšme Ă©dition, celle de 1758, qu’il introduit une classification de diffĂ©rentes espĂšces humaines avec l’homme blanc (Homo europaeus) en haut de l’échelle et l’homme noir (Homo afer) en bas.[citation nĂ©cessaire]

Species plantarum

Article dĂ©taillĂ© : Species plantarum.
premiĂšre page du Species Plantarum

C’est en 1753 que LinnĂ© fait publier Species plantarum (les espĂšces des plantes) oĂč il dĂ©crit environ 8 000 vĂ©gĂ©taux diffĂ©rents pour lesquels il met en application de maniĂšre systĂ©matique la nomenclature binomiale dont il est le promoteur.

Ses correspondances

Mises en vente par la veuve de LinnĂ© en 1783 pour subvenir Ă  ses propres besoins et Ă  ceux de ses filles, les trĂšs nombreuses lettres Ă  LinnĂ© des plus grandes figures de l’époque du monde des sciences et des idĂ©es rĂ©vĂšlent toute la richesse intellectuelle du personnage et mettent en lumiĂšre les controverses qui agitaient alors la pensĂ©e europĂ©enne.

Les perles de Linné

Lors de son voyage en Laponie en 1732, LinnĂ© visite une pĂȘcherie de perles au lac de Purkijaure. Il faut ouvrir des milliers de coquillages pour trouver les si rares perles : cela l’intrigue. De retour Ă  Uppsala, il tente une expĂ©rience, introduit une petite dose de plĂątre fin dans des moules perliĂšres et replace celles-ci dans la riviĂšre de la ville, la Fyris. Six ans plus tard, il rĂ©colte plusieurs perles de la taille d’un pois[3].

Il perfectionne la technique utilisant alors un fil d’argent pour tenir le granule gĂ©nĂ©rateur Ă©loignĂ© de la paroi de la coquille. La nacre peut ainsi se dĂ©poser rĂ©guliĂšrement pour former une perle sphĂ©rique. Il vend son brevet en 1762, mais l’acquĂ©reur nĂ©glige d’en tirer profit[4].

Ce n’est qu’en 1900 que l’invention de LinnĂ© est redĂ©couverte lors de la lecture de ses manuscrits conservĂ©s Ă  Londres. Au XXe siĂšcle, les Japonais dĂ©veloppent alors la culture perliĂšre et en amĂ©liorent les techniques.


Ses idées

Nomenclature linnéenne

Article dĂ©taillĂ© : Nomenclature binominale.
Linnée boréale, Linnaea borealis, fleur discrÚte de Laponie dont Linné avait fait son emblÚme

LinnĂ© met au point son systĂšme de nomenclature binominale, qui permet de dĂ©signer avec prĂ©cision toutes les espĂšces animales et vĂ©gĂ©tales (et, plus tard, les minĂ©raux) grĂące Ă  une combinaison de deux noms latins (le binĂŽme), qui comprend :

  • un nom de genre au nominatif singulier (ou traitĂ© comme tel), dont la premiĂšre lettre est une majuscule ;
  • une Ă©pithĂšte spĂ©cifique, qui peut ĂȘtre un adjectif, un nom au gĂ©nitif ou un attribut, s’accordant avec le genre grammatical (masculin, fĂ©minin ou neutre) du nom de genre. Il est Ă©crit entiĂšrement en minuscules. L’épithĂšte Ă©voque souvent un trait caractĂ©ristique de l’espĂšce, et peut ĂȘtre formĂ© Ă  partir d’un nom de personne, d’un nom de lieu, etc.

NB. Le nom de l’espĂšce est constituĂ© par l’ensemble du binĂŽme. Ces noms sont « rĂ©putĂ©s latins Â», quelle que soit leur origine vĂ©ritable (grecque, chinoise ou autre), et Ă©crits en alphabet latin (lettres de a Ă  z et ligatures ĂŠ et Ɠ, comme en français, mais sans diacritiques ni accents).

Ce systĂšme binominal permet d’éviter de recourir aux noms vernaculaires, qui varient d’un pays Ă  l’autre, voire d’une rĂ©gion Ă  l’autre. Par exemple, le renard roux est appelĂ© en japonais aka-kitsune, mais un naturaliste japonais comprendra le nom latin, international, de Vulpes vulpes.

Toutefois, avec la multiplication des recombinaisons, des synonymes et des interprĂ©tations divergentes d’auteurs, les « noms scientifiques Â» actuels sont parfois plus instables et difficiles Ă  manier que les noms vernaculaires.

Systématique fixiste

Articles dĂ©taillĂ©s : systĂ©matique et fixisme.

LinnĂ© est un naturaliste « fixiste Â». Pour lui, les espĂšces vivantes ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©es par Dieu lors de la GenĂšse et n’ont pas variĂ© depuis. Le but premier de son systĂšme est de dĂ©montrer la grandeur de la crĂ©ation divine. L’ordre hiĂ©rarchique des taxons y est fondĂ© sur des critĂšres de ressemblance « morphologiques Â» et d’affinitĂ©s supposĂ©es, sans Ă©tablir de relation gĂ©nĂ©tique ou phylogĂ©nĂ©tique entre les espĂšces.

Mais, par la suite, au fur et Ă  mesure de l’avancĂ©e des connaissances, notamment Ă  partir des travaux de Lamarck et de Darwin, la systĂ©matique a pris diverses formes (phĂ©nĂ©tique, Ă©volutioniste, phylogĂ©nĂ©tique
), pour aboutir de nos jours Ă  une systĂ©matique pragmatique (« au quotidien Â») qui essaie de prendre en compte les diverses donnĂ©es propres Ă  chaque mĂ©thode.

Linné et la Bible

LinnĂ©, comme d’autres scientifiques de son temps, Ă©prouve des difficultĂ©s pour concilier le contenu de la Bible avec ses connaissances. Il explique ainsi que le jardin d'Éden Ă©tait comme une Ăźle tropicale qui devait comporter une haute montagne. Celle-ci, dont le climat change avec l’altitude, offre des habitats pour les autres formes de vie habituĂ©es aux rĂ©gions tempĂ©rĂ©es et arctiques[5].

Place de l'humanité

LinnĂ© a appliquĂ© le concept de "race" Ă  l'homme (ainsi qu'aux crĂ©atures mythologiques). La catĂ©gorie Homo sapiens fut subdivisĂ©e en cinq catĂ©gories de rang infĂ©rieur, Ă  savoir Africanus, Americanus, Asiaticus, Europeanus et Monstrosus. Elles Ă©taient basĂ©es au dĂ©part sur le lieu d'origine selon des critĂšres gĂ©ographiques, puis plus tard, sur la couleur de peau. Chaque "race" possĂ©dait certaines caractĂ©ristiques que LinnĂ© considĂ©rait comme endĂ©miques pour les individus qui la reprĂ©sentaient. Les Indiens d'AmĂ©rique seraient colĂ©riques, rouge de peau, francs, enthousiastes et combatifs; les Africains flegmatiques, noir de peau, lents, dĂ©tendus et nĂ©gligents; les Asiatiques mĂ©lancoliques, jaune de peau, inflexibles, sĂ©vĂšres et avaricieux; les EuropĂ©ens seraient quant Ă  eux sanguins et pĂąles, musclĂ©s, rapides, astucieux et inventifs. [6] On trouverait enfin dans la catĂ©gorie des hommes "monstrueux" les nains des Alpes, les gĂ©ants de Patagonie et les Hottentots monorchistes[7]. Par la suite, dans Amoenitates academicae (1763), il dĂ©finit l'Homo anthropomorpha comme un terme fourre-tout pour une variĂ©tĂ© de crĂ©atures mythologiques et proches de l'homme, tel le troglodyte, le satyre, l'hydre, le phƓnix. Il prĂ©tendit que ces crĂ©atures n'existĂšrent pas vraiment mais qu'elles Ă©taient des descriptions inexactes de crĂ©atures ressemblant aux grands singes.

Dans son Systema Naturae il dĂ©finit aussi l'Homo ferus comme "chevelu, muet et Ă  quatre pattes". Il y inclut aussi le Juvenis lupinus hessensis ou garçons-loup qui furent Ă©levĂ©s par des animaux, pensait-il; dans le mĂȘme esprit on y trouve le Juvenis hannoveranus (Pierre de Hanovre) et la Puella campanica oĂč LinnĂ© Ă©voque la fille sauvage de Songy[8].

L’influence de LinnĂ©

Ses Ă©lĂšves

LinnĂ© a eu une immense influence sur les naturalistes de son Ă©poque. Nombreux sont ceux qui viennent assister Ă  son cours, apprendre sa mĂ©thode pour l’appliquer dans leur pays. Nombreux sont ceux qui s’embarquent pour des contrĂ©es lointaines pour y reconnaĂźtre la flore, LinnĂ© lui-mĂȘme les nomme ses apĂŽtres. Tous ces naturalistes trouvent avec la systĂ©matique et la nomenclature linnĂ©enne un moyen de faire progresser les connaissances.

C’est avec sa collaboration que Philibert Commerson put Ă©crire son traitĂ© d’ichtyologie. Il eut aussi quelques autres correspondants tels que FrĂ©dĂ©ric-Louis Allamand.

Parmi ses nombreux Ă©lĂšves, citons : Anders Dahl, Daniel Solander, Johan Christian Fabricius, Martin Vahl ou Charles de GĂ©er.

Il faut citer Ă©galement le naturaliste suĂ©dois Peter Artedi (1705-1735). Les deux hommes se rencontrent Ă  l’universitĂ© d'Uppsala, se lient d’amitiĂ© puis se sĂ©parent, LinnĂ© partant pour la Laponie et Artedi pour la Grande-Bretagne. Avant leur dĂ©part, ils se lĂšguent mutuellement leurs manuscrits en cas de dĂ©cĂšs. Mais Artedi se noie accidentellement Ă  Amsterdam oĂč il venait rĂ©aliser le catalogue des collections d’ichtyologie d’Albertus Seba (1665-1736). Suivant leur accord, LinnĂ© hĂ©rite des manuscrits d’Artedi. Il les fait paraĂźtre sous le titre de Bibliotheca Ichthyologica et de Philosophia Ichthyologica, accompagnĂ© d’une biographie de leur auteur, Ă  Leyde en 1738.

Son influence s’exerce Ă  travers tous les continents : Pehr Kalm en AmĂ©rique du Nord, Fredric Hasselquist en Égypte et en Palestine, Andreas Berlin en Afrique, Pehr ForsskĂ„l au Moyen-Orient, Pehr Löfling au Venezuela, Pehr Osbeck et Olof TorĂ©n en Chine et en Asie du Sud-Est, Carl Peter Thunberg au Japon...

Son caractĂšre Ă©gocentrique, conjuguĂ© Ă  une extrĂȘme ambition, le conduit, comme Buffon, Ă  persĂ©cuter ceux qui n’optent pas pour son systĂšme. Mais il est le premier, suivant en cela John Ray, Ă  utiliser un concept clair d’espĂšce qui n’est en rien diminuĂ© par sa conviction de l’immuabilitĂ© des espĂšces.

Les critiques

Contrairement Ă  la plupart des naturalistes europĂ©ens qui reconnaissent la rĂ©volution linnĂ©enne, des naturalistes et des philosophes français comme Julien Offray de La Mettrie, Denis Diderot, Buffon ou Maupertuis critiquent la systĂ©matique linnĂ©enne. Ce qui lui est reprochĂ© est son caractĂšre artificiel et fixiste. L’entreprise de LinnĂ© ne fait que partiellement appel Ă  la raison, et peu d’incitation Ă  l’expĂ©rimentation. Ils lui reprochent aussi une dĂ©marche emprise de religiositĂ© car LinnĂ© se voit en nouvel Adam dĂ©crivant et nommant la crĂ©ation. Pour toutes ces raisons les philosophes des LumiĂšres en France ne peuvent le reconnaĂźtre comme l’un des leurs. Finalement, des idĂ©es de LinnĂ©, seule la nomenclature binominale survivra...

Le prénom Linnea

Courant en SuĂšde, le prĂ©nom « Linnea Â» dĂ©rive d’une fleur des bois, nommĂ©e Linnaea borealis, en hommage Ă  Carl von LinnĂ©, par son professeur Jan Frederik Gronovius.

Les sociétés linnéennes

Article dĂ©taillĂ© : sur les sociĂ©tĂ©s linnĂ©ennes.

Orientation bibliographie

ƒuvres de LinnĂ©

Principales publications

(la date indique la premiĂšre Ă©dition)

  • PrĂŠludia sponsaliarum plantarum (1729)
  • Fundamenta botanica quae majorum operum prodromi instar theoriam scientiae botanices per breves aphorismos tradunt (1732)
  • Systema naturĂŠ (1735)
  • Fundamenta botanica (1735)
  • Bibliotheca botanica (1736) [Bibliotheca botanica recensens libros plus mille de plantis huc usque editos secundum systema auctorum naturale in classes, ordines, genera et species]
  • Critica botanica (1736)
  • Genera plantarum (Ratio operis) (1737)
  • Corollarium generum plantarum (1737) sur Gallica
  • Flora lapponica (1737) [Flora lapponica exhibens plantas per Lapponiam Crescentes, secundum Systema Sexuale Collectas in Itinere Impensis]
  • Ichthyologia (1738), oĂč LinnĂ© publie les travaux de son collĂšgue et ami Peter Artedi dĂ©cĂ©dĂ© accidentellement
  • Classes plantarum sur Bibliotheca Augustana
  • Hortus Cliffortiana (1738)
  • Flora suecica (1745)
  • Fauna suecica (1746)
  • Hortus Upsaliensis (1748)
  • Philosophia botanica (1751)
  • Species plantarum (1753)
  • Flora anglica (1754)
  • Animalium specierum, Leyde : Haak, (1759)
  • Fundamentum fructificationis (1762)
  • Fructus esculenti (1763)
  • Fundamentorum botanicorum partes I et II (1768)
  • Fundamentorum botanicorum tomoi (1778)

Bibliographies

Pour une bibliographie (ancienne et partielle), voir :

  • (en)British Museum, A Catalogue of the works of Linnaeus (and publications more immediately relating thereto) preserved in the libraries of the British Museum (Bloomsbury) and the British Museum (National History) (South Kensigton), British Museum (Natural History), Londres, 1933, rĂ©impr. Martino Fine Books, Mansfield, s. d., 246-65-59 p. (ISBN 1-57898-093-3).

Traductions, rééditions

  • Carl von LinnĂ©, Voyage en Laponie, Paris, La DiffĂ©rence, coll. « Minos Â», 2e Ă©d., 2002, 318 p. (ISBN 2729114122).
  • (sl) (en) Carl von LinnĂ©, Giovanni Antonio Scopoli, Darinka Soban (Ă©d.), Joannes A. Scopoli / Carl Linnaus : dopisivanje (1760-1775), [« Giovanni Antonio Scopoli / Carl von LinnĂ© : correspondance (1760-1775) Â»], Prirodoslovno druĆĄtvo Slovenije [Slovenian Natural History Society], coll. « Proteusova knjiznica Â», Ljubljana, 2004, 348 p. (ISBN 961-90751-2-9).

Monographie sur Linné et le linnéisme

  • Wilfrid Blunt, LinnĂ© (1707-1778). Le prince des botanistes, Coll. Un savant, une Ă©poque, Paris, Editions Belin, 1986, 350p.
  • Pascal Duris (1993). LinnĂ© et la France (1780-1850). Droz (GenĂšve) : 281 p.
  • Thierry Hoquet (dir.) (2005). Les Fondements de la botanique. LinnĂ© et la classification des plantes. Vuibert (Paris) : viii + 290 p. (ISBN 2-7117-9145-9).
  • HĂ©lĂšne Scmitz; Nils Uddenberg, LinnĂ© : le rĂȘve de l’ordre dans la nature, Belin - 25 septembre 2007 (La vie de LinnĂ© de sa jeunesse Ă  la titularisation Ă  la chaire d’Uppsala)

Liens externes

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Notes

  1. ↑ Nomina si nescis, perit et cognitio rerum.
  2. ↑ (sv)Édition de 1885 de l’encyclopĂ©die Nordisk familjebok.
  3. ↑ (en)biographie de LinnĂ© sur nordicway.com.
  4. ↑ (en)The Sidney Morning Herald du 7 fĂ©vrier 2006.
  5. ↑ CitĂ© par William T. Stearn (1986). The Wilkins Lecture, 1985 : John Wilkins, John Ray and Carl Linnaeus. Notes and Records of the Royal Society of London, 40 (2) : 101-123.
  6. ↑ LinnĂ© reprend ainsi les catĂ©gories mĂ©dicales dĂ©crivant les humeurs depuis l'AntiquitĂ©. Voir la thĂ©orie des humeurs d'Hippocrate
  7. ↑ peuple du Sud de la Namibie, qui n'aurait qu'un seul testicule (voir Khoïkhoï))
  8. ↑ Il s'agit de Marie-AngĂ©lique Memmie Le Blanc (1712-1715), enfant sauvage retrouvĂ©e dans la commune de Songy(Marne).


L. est l’abrĂ©viation botanique officielle de Carl von LinnĂ©.
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