Canadiens De Montréal

ï»ż
Canadiens De Montréal

Canadiens de Montréal

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Canadien.
Canadiens de Montréal
Canadiens de Montreal.svg
FondĂ© le 4 dĂ©cembre 1909
SiÚge Flag of Montreal.svg Montréal,
QuĂ©bec QuĂ©bec,
Canada Canada
Patinoire (aréna) Centre Bell
(21 273 places)
Couleurs Rouge, bleu et blanc
(dit « Bleu, blanc, rouge Â»)
Ligue Ligue nationale de hockey
Conférence Est
Division Nord-Est
EntraĂźneur-chef Jacques Martin
Entraßneur(s) associé(s) Kirk Muller
Pierre Groulx
Perry Pearn
Directeur général Bob Gainey
Président Pierre Boivin
Propriétaire Famille Molson
Équipe(s) affiliĂ©e(s) Bulldogs de Hamilton (LAH)
Cyclones de Cincinnati (ECHL)
Site Web www.canadiens.com

Les Canadiens de MontrĂ©al sont une franchise professionnelle de hockey sur glace de MontrĂ©al, mĂ©tropole du QuĂ©bec au Canada. Elle est membre de la Division Nord-Est de la ConfĂ©rence de l'Est dans la Ligue nationale de hockey. Bien que le nom le plus utilisĂ© pour dĂ©signer cette Ă©quipe soit « les Canadiens de MontrĂ©al Â», son nom officiel est le Club de hockey Canadien.

L'Ă©quipe dispute ses matchs locaux au Centre Bell, connu sous le nom de « Centre Molson Â» jusqu'en 2002. Avant 1996, l'Ă©quipe Ă©tait domiciliĂ©e au Forum de MontrĂ©al, oĂč elle a reçu ses adversaires pendant sept dĂ©cennies et remportĂ© 22 de ses 24 Coupes Stanley[1]. Le Forum est considĂ©rĂ© comme le vĂ©ritable temple du hockey[2],[3],[4],[5].

FondĂ©s en 1909, les Canadiens de MontrĂ©al sont la plus vielle Ă©quipe de hockey au monde toujours en activitĂ©[6],[7]. Elle fait partie des Ă©quipes fondatrices de la ligue avec les Arenas de Toronto, les SĂ©nateurs d'Ottawa et les Wanderers de MontrĂ©al et fait Ă©galement partie des six Ă©quipes originales de la LNH, groupe de six Ă©quipes s'Ă©tant partagĂ©es la lutte pour la Coupe entre 1942 et 1967[Note 1]. Avec ses vingt-quatre Coupes Stanley, la franchise est l’équipe la plus titrĂ©e de toute l'histoire de la LNH, loin devant les Maple Leafs de Toronto qui sont la deuxiĂšme Ă©quipe la plus titrĂ©e de la LNH avec une rĂ©colte de treize Coupes Stanley.

Sommaire

Un siùcle d’histoire

Logo des 100 saisons des Canadiens de Montréal en 2009.
Logo du centenaire en 2009.

Plusieurs surnoms servent souvent Ă  dĂ©signer l'Ă©quipe, autant utilisĂ©s par les partisans que par la presse :

  • le « Canadien Â» — diminutif du nom officiel,
  • le « Bleu-blanc-rouge Â» — en rĂ©fĂ©rence aux couleurs de l'uniforme de l'Ă©quipe,
  • le « Tricolore Â» — en raison des trois couleurs prĂ©sentes sur l'uniforme,
  • les « Glorieux Â» — en rĂ©fĂ©rence aux Coupes Stanley remportĂ©es par le club,
  • les « Habitants Â»,
  • le « CH Â» — en rapport avec le logo du club ,
  • le « Grand Club Â» ou encore la « Sainte-Flanelle Â»[8].

Le Club de hockey Canadien a remportĂ© vingt-quatre Coupes Stanley, un record de la Ligue nationale de hockey. Il dĂ©tient aussi le record de cinq Coupes Stanley consĂ©cutives : de 1956 Ă  1960, exploit presque rĂ©pĂ©tĂ© de 1976 Ă  1979 alors qu’il remporte quatre championnats d’affilĂ©e[9]. Cette marque ne fut Ă©galĂ©e que par une seule autre Ă©quipe, les Islanders de New York entre 1980 et 1983[10].

Les Canadiens de Montréal sont la deuxiÚme équipe ayant remporté le plus de championnats, tous sports confondus en Amérique du Nord, devancés par les Yankees de New York de la Ligue majeure de baseball[11]. Ils sont également l'équipe la plus titrée de l'histoire du hockey professionnel[12]. Tout comme les Yankees (au baseball) et les Celtics de Boston (au basket-ball), le Club de hockey Canadien est la franchise la plus légendaire de son sport[13].

Lors des dix premiĂšres saisons des Canadiens dans leur plus rĂ©cent arĂ©na, le Centre Bell, la moyenne de spectateurs prĂ©sents aux matchs a Ă©tĂ© maintenue supĂ©rieure Ă  20 000 personnes[14]. Lors de la saison 2006-2007, le club a d'ailleurs Ă©galĂ© son propre record en accueillant 872 193 personnes lors d'une partie, ce qui constitue le plus grand nombre de spectateurs Ă  assister Ă  un match lors d'une saison[14].

La création de l'équipe

Jean-Baptiste « Jack Â» Laviolette est chargĂ© de former la premiĂšre Ă©quipe du Canadien en 1909.

Le 13 novembre 1909, Ă  la suite d’un diffĂ©rend qui oppose les propriĂ©taires des clubs membres de l’Eastern Canadian Amateur Hockey Association et le nouveau propriĂ©taire des Wanderers de MontrĂ©al[Note 2], James Strachan, il est alors dĂ©cider de former une nouvelle ligue : la Canadian Hockey Association. Cette derniĂšre fusionne quelque temps plus tard 1910 avec la National Hockey Association of Canada, connue en français sous le nom d'Association nationale de hockey. Dans la foulĂ©e de cette fondation et sur un conseil de Strachan, l’un des directeurs des Wanderers, Jimmy Gardner, et John Ambrose O’Brien ont l’idĂ©e d’exploiter commercialement les rivalitĂ©s entre anglophones et francophones et d’établir un club de hockey montrĂ©alais qui compterait en majoritĂ© sinon en totalitĂ© des joueurs d’expression française. Pour ce faire, ils chargent Jean-Baptiste « Jack Â» Laviolette de recruter des francophones afin de former un nouveau club de hockey et de crĂ©er un nouveau club de hockey pouvant rivaliser avec les Wanderers du quartier McGill College[Note 3] C'est ainsi la crĂ©ation du « Club AthlĂ©tique Canadien Â». Laviolette peut alors compter sur l’aide financiĂšre d’O’Brien afin de bĂątir sa nouvelle Ă©quipe et il a alors les moyens de disputer Ă  son ancienne Ă©quipe, Le National de MontrĂ©al, les meilleurs joueurs francophones du QuĂ©bec[15].

Laviolette ne dispose alors que d'un mois pour recruter sa nouvelle Ă©quipe. Il fait, entre autres, signer un contrat Ă  Didier Pitre, ancien du National[16] et Ă©galement Ă  Édouard « Newsy Â» Lalonde[17]. L'Ă©quipe joue le premier match de son histoire dans la Canadian Hockey Association le 5 janvier 1910 contre les Silver Kings de Cobalt dans la salle de MontrĂ©al de l'ArĂ©na JubilĂ©e. L'Ă©quipe est alors composĂ©e de Joseph Cattarinich en tant que gardien, Laviolette et Pitre en tant que dĂ©fenseurs, Lalonde au poste de maraudeur[Note 4], Ed DĂ©carie au centre et Arthur Bernier et Georges Poulin sur les ailes de l'attaque. Bernier et Lalonde inscrivent chacun deux buts et finalement, les joueurs locaux l'emportent par un but en prolongation par l'intermĂ©diaire de Poulin sur le score de 7-6[18]. Le rĂ©sultat n'est pas pris en compte puisque quelque temps plus tard, la CHA fusionne avec l'ANH et les compteurs sont remis Ă  zĂ©ro. Finalement, l'Ă©quipe termine Ă  la derniĂšre place de la saison rĂ©guliĂšre avec deux victoires sur douze matchs jouĂ©s[19].

Un club de joueurs canadiens-français

L'Ă©quipe du Canadien emprunte depuis ses dĂ©buts le nom d'une association de MontrĂ©al, le « Club AthlĂ©tique Canadien Â» qui se voit confier une place dans l'ANH. Le club est alors cĂ©dĂ© le 12 novembre 1910, au propriĂ©taire de cette association, George Kendall[Note 5] pour la somme de 7 500 dollars[20],[21]. Le 17 fĂ©vrier 1910, le Canadien faisant une tournĂ©e de promotion du hockey joue contre le club de hockey de Chicoutimi. Le club de MontrĂ©al perd sans rĂ©ussir Ă  inscrire le moindre but au portier de Chicoutimi : un certain Georges VĂ©zina. Cattarinich gardien de MontrĂ©al conseille alors Ă  son prĂ©sident et propriĂ©taire d'engager VĂ©zina Ă  sa place[22].

Kennedy s’adjoint les services d’Adolphe Lecours et signe une grande partie de l'Ă©quipe de la saison passĂ©e, permettant ainsi de poursuivre l’objectif d’un club de hockey composĂ© de seuls francophones. GrĂące Ă  VĂ©zina, l'Ă©quipe finit Ă  la deuxiĂšme place du classement avec huit victoires et huit dĂ©faites. Cela n'est pas suffisant pour tenter de remporter la Coupe Stanley et Kennedy change d'entraĂźneur pour engager NapolĂ©on Dorval. L'Ă©quipe rĂ©alise tout de mĂȘme pour cette premiĂšre saison de Kennedy Ă  sa tĂȘte un bilan positif de 4 000 dollars[23]. Un rĂšglement de dĂ©cembre 1911 stipule que le Canadien ne peut « employer que des joueurs francophones Â»[24]. Bien qu’amendĂ© en 1912 suite Ă  une demande de Kennedy[20] pour pouvoir faire signer un contrat Ă  Frank Glass — joueur canadien anglophone mais Ă©galement ancien capitaine des Wanderers[25] — ce rĂšglement mĂšne le Canadien Ă  obtenir, le 11 avril 1925, « le premier droit sur tout joueur canadien-français se trouvant sur le territoire de la ligue Â»[rĂ©f. nĂ©cessaire].

La premiĂšre Coupe Stanley

Édouard « Newsy Â» Lalonde est le premier entraĂźneur de l'histoire du Canadien Ă  remporter la Coupe Stanley en 1916.

En 1911, Lalonde est vendu aux Millionnaires de Vancouver, puis il revient au club la saison suivante pour reprendre son poste de capitaine, retour qui ne fait pas plaisir qui demande, en vain, son transfert de l'Ă©quipe. En 1913-14, Kennedy tente d'envoyer Lalonde une nouvelle fois Ă  Vancouver en retour de Jimmy Gardner. Gardner accepte le transfert et devient entraĂźneur et capitaine de l'Ă©quipe mais Lalonde refuse de retourner Ă  Vancouver. Kennedy envoie donc Pitre Ă  sa place mais lors de la saison suivante, le problĂšme Lalonde n'est toujours pas rĂ©solu, ses droits appartenant Ă  Vancouver et il refuse toujours de quitter MontrĂ©al. Finalement, il est suspendu au dĂ©but de la saison 1914-15 mais est rĂ©intĂ©grĂ© au dĂ©but de la saison 1915-16 et est mĂȘme nommĂ© entraĂźneur de l'Ă©quipe[17].

La saison ne commence pas pour autant de la meilleure des maniĂšres puisque l'Ă©quipe ne connaĂźt que cinq victoires lors des douze premiers matchs de la saison. La seconde partie de la saison est totalement diffĂ©rente et aprĂšs une victoire 10-5 contre les Blueshirts de Toronto en fĂ©vrier, l'Ă©quipe enchaĂźne pas moins de onze victoires en douze matchs dont les sept derniers sans dĂ©faite. L'Ă©quipe obtient alors la premiĂšre place du classement gĂ©nĂ©ral de l'ANH et se qualifie pour la seconde fois de son histoire pour les sĂ©ries Ă©liminatoires[26]. Ils y rencontrent les Rosebuds de Portland de la Pacific Coast Hockey Association, ligue concurrente de la LNH. MĂȘme si l'Ă©quipe des Rosebuds est intĂ©gralement composĂ©e de joueurs canadiens[15], c'est tout de mĂȘme la premiĂšre fois qu'une Ă©quipe basĂ©e aux États-Unis participe Ă  une finale de la Coupe Stanley.

Tous les matchs sont jouĂ©s dans la patinoire du QuĂ©bec, l'ArĂ©na de Westmount avec une alternance d'une partie sur l'autre des rĂšgles de l'ANH et de la PCHA. Le premier match tourne Ă  l'avantage de l'Ă©quipe de l'Oregon avec un blanchissage de la part de Tommy Murray[Note 6]. Les deux prochains matchs sont remportĂ©s par les Canadiens sur les scores de 2-1 et 6-3. L'Ă©quipe de la PCHA remporte le quatriĂšme match dans la difficultĂ© avec une victoire 6-5[26]. Erskine « Skene Â» Ronan ouvre le premier le compteur des Canadiens dĂšs la premiĂšre pĂ©riode du jeu. Le score reste inchangĂ© au cours du deuxiĂšme tiers mais finalement au bout de six minutes trente de la derniĂšre pĂ©riode, Thomas Dunderdale redonne l'espoir aux Rosebuds en trompant enfin VĂ©zina. Ce but revigore les joueurs « amĂ©ricain Â» alors que les franco-canadiens semblent au bout du rouleau mais la dĂ©livrance vient deux minutes plus tard par un but de Goldie Prodger qui donne le premier titre de champion de la Coupe Stanley de l'histoire des Canadiens de MontrĂ©al[27].

L'Ă©quipe sacrĂ©e championne est alors la suivante :

  • Gardien de but : Georges VĂ©zina,
  • DĂ©fenseurs : Albert Corbeau, Goldie Prodger et Howard McNamara — capitaine de l'Ă©quipe
  • Maraudeurs : Édouard « Newsy Â» Lalonde et Didier Pitre
  • Centres : Georges Poulin et Erskine « Skene Â» Ronan
  • Ailiers : Amos Arbour, Louis Berlinquette, Jack Fournier et Jack Laviolette
  • EntraĂźneur : Édouard « Newsy Â» Lalonde
  • PrĂ©sident : U. P. Boucher
  • Directeur et trĂ©sorier : George Kennedy
  • SecrĂ©taire : NapolĂ©on Dorval
  • EntraĂźneur et assistant : S. Newsworthy et Aldrie Guiment

La création de la Ligue nationale de hockey

La Ligue nationale de hockey est crĂ©Ă©e en 1917 Ă  MontrĂ©al aprĂšs une sĂ©rie de conflits entre diffĂ©rents prĂ©sidents de l’Association nationale de hockey (ANH)[28].

La majoritĂ© des conflits concernent le prĂ©sident des Blueshirts de Toronto, Eddie Livingstone, qui a alors pour habitude d’exploiter la moindre faille dans le rĂšglement pour servir son Ă©quipe et pour certains crĂ©er des situations irrĂ©guliĂšres. Il a Ă©galement pour pour rĂ©putation de payer des joueurs adverses pour qu’ils jouent moins bien. Livingstone mĂšne mĂȘme campagne afin de tenter d’exclure les Wanderers de MontrĂ©al qui ont proposĂ© des contrats Ă  deux de ses joueurs. La menace favorite de Livingstone, lors des conflits avec les autres prĂ©sidents, est celle de la crĂ©ation d’une nouvelle ligue rivale aux États-Unis[29].

Au dĂ©but de sa derniĂšre saison, l’ANH compte cinq Ă©quipes en plus des Canadiens : les Wanderers, les SĂ©nateurs d'Ottawa, les Bulldogs de QuĂ©bec, les Blueshirts et une Ă©quipe militaire nommĂ©e le 228e bataillon de Toronto. Le 10 fĂ©vrier 1917, le 228e est appelĂ© pour rejoindre la PremiĂšre Guerre mondiale et les prĂ©sidents de l’ANH dĂ©cident de se rencontrer Ă  l’hĂŽtel Windsor de MontrĂ©al afin d’évoquer ensemble le futur de leur ligue. Malade, Livingstone ne peut pas participer Ă  la rĂ©union et est le premier surpris d’apprendre que les autres prĂ©sidents ont dĂ©cidĂ© de tous quitter l’ANH.

La Ligue nationale de hockey est crĂ©Ă©e quelques mois plus tard, le 26 novembre 1917 [30], alors que Livingstone ne souhaite plus assister aux rĂ©unions des anciens de l'ANH. Aux quatre Ă©quipes restantes, se rajoute une nouvelle franchise de la ville de Toronto, les Arenas de Toronto. Suite Ă  cette rĂ©union, Frank Calder devient le premier prĂ©sident de la ligue[31].

Les premiĂšres Coupes Stanley

Joe Hall décédé en 1919 aprÚs l'annulation de la finale de la Coupe à laquelle participait les Canadiens.

AprĂšs leur premier triomphe en 1916, les Canadiens connaissant une deuxiĂšme prĂ©sence en finale de la Coupe Stanley en 1919. Cette finale est toutefois annulĂ©e en raison de la pandĂ©mie de la grippe de 1918 et le trophĂ©e n'est pas attribuĂ©, la sĂ©rie finale contre les Metropolitans de Seattle de la PCHA Ă©tant interrompue aprĂšs cinq matchs jouĂ©s. fut pas attribuĂ© cette annĂ©e-lĂ . Joe Hall, joueur des Canadiens, est un de ceux qui milite pour le maintien de la suite de la compĂ©tition mais il meurt le 5 avril 1919[32].

Le 4 novembre 1921, aprĂšs le dĂ©cĂšs de George Kennedy[20], les Canadiens passent aux mains d’un ancien arbitre de la NHCA, LĂ©o Dandurand, de Cattarinich, ancien joueur de l'Ă©quipe et de Louis-A. LĂ©tourneau qui fait alors des affaires dans les courses de chevaux en Ohio. Cecil Hart est l’intermĂ©diaire du groupe Dandurand-Cattarinich-LĂ©tourneau lors de l’achat de l’équipe. Le montant de la transaction est de 1 100 000 $.

Les nouveaux propriĂ©taires misent sur la vitesse et recrutent des joueurs rĂ©putĂ©s pour leur excellent coup de patin. Sylvio Mantha et Georges Mantha, Alfred « Pit Â» LĂ©pine, AurĂšle Joliat et, surtout, Howie Morenz rejoignent les rangs de l’équipe qui remporte une nouvelle Coupe Stanley Ă  l'issue de la saison 1923-24. Le rĂŽle de Georges VĂ©zina est essentiel au succĂšs du club Ă  cette Ă©poque. Bien qu'atteint de tuberculose, VĂ©zina insiste pour dĂ©fendre les couleurs de l’équipe jusqu’à ce qu’il s’affaisse sur la glace durant un match. Il s’éteint quatre mois plus tard, en mars 1926.

Sous LĂ©o Dandurand, les Canadiens remportent de nouveau les grands honneurs en 1930 et 1931.

Les années noires

Les annĂ©es trente apportent leur lot de difficultĂ©s. À partir de la saison 1931–1932 jusqu’à la saison 1942–1943, le Canadien ne parvient pas Ă  dĂ©passer les demi-finales et se trouve mĂȘme Ă©cartĂ© des sĂ©ries Ă©liminatoires en 1935–1936 et en 1939–1940.

Durant ces dures annĂ©es, le club fut vendu pour la somme de 165 000 $ Ă  la Canadian Arena Company qui possĂ©dait le Forum et l’équipe des Maroons de MontrĂ©al, rĂ©cipiendaire de deux Coupes Stanley, club de hockey qui venait en relĂšve des dĂ©funts Wanderers Ă  partir de 1924. MĂȘme la grande vedette des Canadiens, Howie Morenz, ne semble plus capable de trouver le fond du filet, si bien qu’il est Ă©changĂ© aux Blackhawks de Chicago juste avant la saison 1934–1935. Morenz ne joua qu’une saison Ă  Chicago avant de joindre les Rangers de New York. Il revint Ă  MontrĂ©al pour la saison 1936–1937, mais mourut le 8 mars 1937 pendant son hospitalisation pour une fracture Ă  la jambe. Son chandail, le numĂ©ro 7, fut le premier chandail retirĂ© de l’alignement. Puisque les recettes du Canadien Ă©taient supĂ©rieures Ă  celles des Maroons, le 25 aoĂ»t 1938, les dirigeants de la LNH autorisent les Maroons Ă  suspendre leurs activitĂ©s et Ă  disposer de leurs joueurs. Six hockeyeurs se joindront alors aux Canadiens. Pour surmonter les problĂšmes de l’équipe, les dirigeants comptent, lors de la saison 1940–1941, sur un nouvel entraĂźneur : le lĂ©gendaire Dick Irvin.

Les trente glorieuses

Les Canadiens en 1942

Dick Irvin travaille Ă  la reconstruction du Canadien. C’est en 1943–1944 qu’il met au point un trio d’impact exceptionnel : la « Punch line Â» composĂ©e de Toe Blake, Elmer Lach et d’un joueur francophone qui deviendra l’idole d’une nation : Maurice Richard. Irvin comprend aussi qu’il n’est pas possible d’avoir une Ă©quipe gagnante sans un excellent gardien de but. Il s’assura donc les services d’un gardien de but ambidextre : Bill Durnan (gagnant du trophĂ©e VĂ©zina Ă  sa premiĂšre annĂ©e et capitaine du Canadien, fait rare pour un gardien). C’est Ă  partir de Durnan que dĂ©buta la tradition des grands gardiens de but au sein du club. Ainsi, en 1943-1944, le Canadien remporte le championnat de la Ligue et la Coupe Stanley. Sous la direction d’Irvin, le Canadien remportera trois Coupes Stanley en plus de dominer parfois outrageusement le classement gĂ©nĂ©ral. En 1944–1945, sur cinquante matchs, le Canadien accumule quatre-vingt points. Son plus proche rival, les Red Wings de DĂ©troit (une autre grande Ă©quipe), n’en accumulĂšrent que soixante-sept. Artisan de ce succĂšs, Maurice Richard entre dans l’histoire en rĂ©alisant un exploit inĂ©dit : marquer 50 buts en 50 matchs.

Irvin, toutefois, n’hĂ©sitait pas Ă  apostropher ses joueurs et pratiquait un style de gestion trĂšs rude, exploitant les rivalitĂ©s anglophones-francophones au sein de l’équipe et de la LNH, afin d’augmenter la combativitĂ© et la soif de vaincre de ses joueurs. Frank Selke considĂ©rait d’ailleurs qu’Irvin Ă©tait plus ou moins responsable, par son attitude, des altercations de Maurice Richard avec des joueurs et des arbitres, dont celle qui, en 1955 Ă  Boston, lui a valu une suspension et qui va mener Ă  l’émeute de la Saint-Patrick au Forum. Ainsi, malgrĂ© ses succĂšs, Dick Irvin sera remplacĂ© lors de la saison 1955-1956 Ă  la barre du Grand Club par un ancien joueur, Hector « Toe Â» Blake. En 1957, les frĂšres Tom et Hartland Molson, propriĂ©taires de la Brasserie Molson, achĂštent l’équipe.

AnimĂ© de la mĂȘme fureur de vaincre que son prĂ©dĂ©cesseur, mais Ă©tant plus tolĂ©rant et patient, Toe Blake conduira l’équipe vers huit Coupes Stanley, dont une sĂ©rie consĂ©cutive de cinq victoires de 1956 Ă  1960, contribuant ainsi Ă  faire du Club de hockey Canadien l’icĂŽne sportive qu’il est encore aujourd’hui auprĂšs des amateurs. Pour ce faire, il s’appuiera sur de nouveaux joueurs talentueux, comme Jean BĂ©liveau (surnommĂ© « Le Gros Bill Â»), Dickie « Digger Â» Moore, Doug Harvey, Bernard « Boum Boum Â» Geoffrion, le gardien de but Jacques Plante et le Pocket Rocket, Henri Richard, frĂšre cadet de Maurice.

Une telle sĂ©rie de succĂšs n’aurait cependant pas Ă©tĂ© possible sans un changement de philosophie Ă  propos de la façon mĂȘme de construire un club de hockey. Tandis que dans les annĂ©es 1920 et 1930, on procĂ©dait Ă  des reconstructions pĂ©riodiques de l’équipe — avec ses inĂ©vitables traversĂ©es du dĂ©sert en termes de succĂšs — Ă  partir des annĂ©es 1940 apparaĂźt au sein du club la notion de « reconstruction continue Â». PlutĂŽt que d’exploiter un noyau de joueurs et, aprĂšs certains succĂšs, partir Ă  la recherche de nouveaux espoirs, Frank Selke, mais surtout Sam Pollock, mettent sur pied un rĂ©seau de clubs-Ă©coles qui servirent de vĂ©ritables pĂ©piniĂšres de talents pour le Canadien, assurant ainsi son succĂšs Ă  long terme[33]. C’est ainsi que naĂźt la Ligue de hockey junior majeur du QuĂ©bec (LHJMQ) et tout un rĂ©seau d’équipes, de l’est Ă  l’ouest du Canada, dont certaines (les Royals de MontrĂ©al, par exemple) glanent un grand nombre de spectateurs. C’est ainsi que vers 1952, le Grand Club est associĂ© Ă  quelque cinquante Ă©quipes juniors au Canada et aux États-Unis, et a accĂšs Ă  environ 1 500 jeunes joueurs prometteurs. C’est ce systĂšme, oĂč les jeunes sont initiĂ©s Ă  la mentalitĂ©, Ă  la discipline et Ă  la soif de vaincre de l’équipe qui fera la diffĂ©rence jusqu’à l’expansion de 1967. L’équipe en rĂ©coltera les fruits jusqu’à la fin des annĂ©es 1970.

Le Rocket Richard prend sa retraite en 1960, mais les Canadiens ne s'arrĂȘtent pas pour autant : ils sont tout prĂȘt de gagner une sixiĂšme Coupe en 1961, mais ils sont arrĂȘtĂ©s en demi-finale par les Blackhawks de Chicago (qui remportent finalement la Coupe Stanley, grĂące Ă  leur ailier gauche Bobby Hull). La pĂ©riode de domination s’achĂšve alors et MontrĂ©al doit attendre 1965 pour conquĂ©rir un nouveau titre, rĂ©itĂ©rĂ© la saison suivante.

1967-79 : L’expansion et la dynastie des annĂ©es 70

Montréal affrontant les Rangers de New York

En 1967, le Canada fĂȘte son centenaire et l’exposition universelle se dĂ©roulant Ă  MontrĂ©al, les Canadiens promettent de rapporter la coupe au pavillon du QuĂ©bec. La finale de la Coupe Stanley de cette annĂ©e oppose les Canadiens contre les Maple Leafs. MontrĂ©al est largement favori, en particulier depuis que Toronto utilise deux gardiens ayant la trentaine, Terry Sawchuk et Johnny Bower. Toutefois, c’est bien les Leafs qui remportent la sĂ©rie et au lieu de trĂŽner dans le pavillon quĂ©bĂ©cois, la coupe parade dans les rues de Toronto.

Depuis, les Leafs n’ont plus jamais atteint la finale et suite Ă  l’expansion de 1967, les Canadiens dĂ©font facilement en finale les jeunes Blues de Saint-Louis au cours des deux saisons suivantes. Ils ratent de justesse les sĂ©ries l’annĂ©e suivante Ă  la derniĂšre journĂ©e : Lors du dernier match contre les Blackhawks, ils sont Ă  Ă©galitĂ© de points avec les Rangers (qui ont dĂ©jĂ  jouĂ© tous leur match). Pour participer aux sĂ©ries, ils doivent marquer cinq buts ou plus, peu importe le rĂ©sultat. C’est ainsi que menĂ© 5-2 Ă  huit minutes de la fin, l’entraĂźneur Claude Ruel retire son gardien. Chicago marque cinq buts dans un filet dĂ©sert, mais le CH ne marque aucun but et est Ă©liminĂ© des sĂ©ries pour la premiĂšre fois depuis 1948.

Toutefois, MontrĂ©al revient vite Ă  la victoire en remportant dĂšs 1971 une nouvelle coupe, grĂące Ă  la recrue Ken Dryden et Ă  l’ancienne vedette des Leafs, Frank Mahovlich. Le capitaine Jean BĂ©liveau, qui pense Ă  prendre sa retraite depuis la saison prĂ©cĂ©dente et n’avait continuĂ© qu’à cause de l’insistance du directeur gĂ©nĂ©ral Sam Pollock, raccroche sur ce titre. Bien que Dryden n’ait jouĂ© seulement que six match lors de la saison rĂ©guliĂšre, Al MacNeil, qui a remplacĂ© Ruel Ă  mi-parcours de la saison, choisit de le conserver face aux puissants Bruins, choix qui s’avĂ©rera judicieux. Dryden devient un Ă©lĂ©ment important de la conquĂȘte de la Coupe, remportant au passage le trophĂ©e Conn Smythe. MalgrĂ© ce succĂšs, MacNeil dĂ©missionne suite Ă  des accusations de favoritisme envers les joueurs anglo-saxons du Tricolore, et Ă  un diffĂ©rend avec Henri Richard. Il est remplacĂ© par l’entraĂźneur des Blues de Saint-Louis, natif de MontrĂ©al, Scotty Bowman.

AprĂšs avoir perdu en quart de finale contre les Rangers de New York en 1972 (premiĂšre saison de Guy Lafleur), ils remportent une nouvelle Coupe en 1973. Nouvel Ă©chec face aux Rangers en 1974 (premier tour) et Ă©chec en demi-finale face Ă  aux Sabres de Buffalo en 1975, bien que faisant suite Ă  un titre de division (premier depuis le passage Ă  8 Ă©quipes par division). Henri Richard prend sa retraite aprĂšs cette saison, concluant la sĂ©rie de trente-trois saisons consĂ©cutives avec un Richard parmi l’effectif.

En 1976, sous la direction de l’entraĂźneur-chef Scotty Bowman, ils sont allĂ©s gagner la Coupe une nouvelle fois, contrecarrant les Flyers de Philadelphie pour un troisiĂšme championnat consĂ©cutif. L’équipe Ă©tait dirigĂ©e par Lafleur (qui Ă©tait au milieu d’une sĂ©rie record de six saisons de cinquante buts et cents points par saison), Cournoyer, Dryden, Pete Mahovlich (frĂšre de Franke), Steve Shutt, Serge Savard, Guy Lapointe et Larry Robinson (les trois derniers formant un trio puissant de dĂ©fenseurs surnommĂ© The Big Three). En 1976-77, le Canadien Ă©tablit un record actuel en perdant seulement huit matchs au cours d’une saison de 80. Les Canadiens gagnent quatre Coupes consĂ©cutives Ă  la fin des annĂ©es 1970. Bowman quitte l’équipe aprĂšs la quatriĂšme Coupe consĂ©cutive. Plus tĂŽt au cours de la dĂ©cennie, on lui aurait promis le poste de directeur gĂ©nĂ©ral aprĂšs la retraite de Sam Pollock, mais les Molson seraient revenus sur leur parole.

1980-2000 : PĂ©riode de transition

Patrick Roy, sous le maillot de l’Avalanche du Colorado

Les meilleurs joueurs quittent l’équipe au dĂ©but des annĂ©es 1980, mais restent tout de mĂȘme Bob Gainey, Robinson et Lafleur. De plus, se joignent Ă  l’organisation l’ailier suĂ©dois Mats NĂ€slund et Guy Carbonneau. À partir de la saison 1985-86, les Canadiens peuvent Ă©galement compter sur les recrues Chris Chelios Ă  la ligne bleue et, surtout, Patrick Roy devant le filet. Roy s’avĂšre dĂ©terminant pour l’équipe et permet au CH de remporter sa seule Coupe Stanley de la dĂ©cennie, en battant les Flames de Calgary en finale. Les glorieux se rendront d’ailleurs en finale de la Coupe Stanley en 1989 contre ces mĂȘme Flames de Calgary, mais grĂące aux recrues explosives comme Joe Nieuwendyk, Brett Hull,Al MacInnis ou encore Theoren Fleury ainsi qu’au vĂ©tĂ©ran guerrier Lanny McDonald, les Canadiens s’inclineront en 6 matches. C’est d’ailleurs la derniĂšre finale de la Coupe Stanley opposant deux Ă©quipes canadiennes jusqu’à ce jour.

Les Canadiens de Montréal remportent leur derniÚre coupe, la vingt-quatriÚme, contre les Kings de Los Angeles de Wayne Gretzky en 1993, lors du 100e anniversaire de la Coupe Stanley.

Mais en 1995, les Canadiens manquent les sĂ©ries Ă©liminatoires pour la premiĂšre fois depuis 25 ans et seulement pour la troisiĂšme fois en 54 ans. En dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e, lors d’un match perdu 11-1 Ă  domicile face aux Red Wings, l’entraĂźneur-chef Mario Tremblay refuse de retirer Patrick Roy du jeu, aprĂšs le neuviĂšme but, malgrĂ© les demandes rĂ©pĂ©tĂ©es du gardien. AprĂšs ĂȘtre finalement sorti, Roy s’approche alors du prĂ©sident Ronald Corey et lui dit : « Ceci est mon dernier match dans l’uniforme des Canadiens de MontrĂ©al[34]. Â». Il est alors Ă©changĂ© Ă  l’Avalanche du Colorado avec Mike Keane, en Ă©change de Jocelyn Thibault, Andrei Kovalenko et Martin Rucinsky.

Le 11 mars 1996, le Canadien remporte une victoire 4-1 contre les Stars de Dallas, lors du dernier match de l'Ă©quipe dans l’historique Forum de MontrĂ©al. Les Stars sont choisis comme adversaire car l'un de leurs joueurs, Guy Carbonneau, et leur directeur gĂ©nĂ©ral, Bob Gainey, sont tous les deux d’anciens capitaines du Canadien. Suivant le match, une cĂ©rĂ©monie de clĂŽture a lieu, au cours de laquelle les diffĂ©rents capitaines en vie des Canadiens, portant l’uniforme actuel avec leur ancien numĂ©ro, se passent une torche, du plus ancien au plus rĂ©cent : Émile Bouchard, Maurice Richard, Jean BĂ©liveau, Henri Richard, Yvan Cournoyer, Serge Savard, Bob Gainey, Guy Carbonneau et enfin Pierre Turgeon. Trois capitaines en vie n'Ă©taient pas disponibles, car encore en activitĂ© avec d’autres Ă©quipes : Mike Keane (Avalanche du Colorado), Kirk Muller (Islanders de New York) et Chris Chelios (Blackhawks de Chicago). L’équipe dĂ©mĂ©nage dans le nouveau Centre Molson (rebaptisĂ© Centre Bell en 2003) et vainc les Rangers de New York 4 Ă  2, le 16 mars 1996, lors du match inaugural.

MontrĂ©al rate les sĂ©ries Ă©liminatoires trois saisons consĂ©cutives entre 1999 et 2001. Le propriĂ©taire de l’équipe, la brasserie Molson, dĂ©cide de se recentrer sur son cƓur de mĂ©tier et de vendre les Canadiens. AprĂšs avoir Ă©chouĂ© Ă  intĂ©resser un investisseur canadien, Molson vend 80,1 % de l’équipe et 100 % du Centre Molson Ă  l’AmĂ©ricain George N. Gillett Jr. pour 275 millions de dollars canadiens. La transaction inclut des clauses empĂȘchant le dĂ©mĂ©nagement de l’équipe de MontrĂ©al[35].

21e siĂšcle

À l’automne 2001, on apprend que Saku Koivu, membre de l’équipe depuis 1995 et capitaine depuis 1999, est atteint d’un cancer et manquerait la saison. Toutefois, il revient au jeu pour les 3 derniers matchs de la saison (et remporte le trophĂ©e Bill Masterton rĂ©compensant la persĂ©vĂ©rance, l’esprit sportif et le dĂ©vouement au hockey), et grĂące Ă  l’excellent travail du gardien de but JosĂ© ThĂ©odore (qui remporte les trophĂ©es Roger-Crozier, Hart et VĂ©zina cette saison), les Canadiens arrivent cette fois Ă  atteindre les sĂ©ries Ă©liminatoires, finissant Ă  la derniĂšre place qualificative. Ils Ă©liminent au premier tour leurs Ă©ternels rivaux, les Bruins de Boston, avant de s’incliner face aux Hurricanes de la Caroline au deuxiĂšme tour.

Le 22 novembre 2003, le CH participe Ă  la Classique HĂ©ritage, premier match en extĂ©rieur de l’histoire de la LNH. Le Canadien dĂ©fait les Oilers d’Edmonton 4-3 devant plus de 55 000 partisans, un record d’affluence de LNH Ă  l’époque, au Commonwealth Stadium d’Edmonton. L’équipe termine la saison Ă  la septiĂšme place de la confĂ©rence de l’Est et affronte Ă  nouveau les Bruins en sĂ©ries Ă©liminatoires, pour la 30e fois. De retour d’un dĂ©ficit de 3-1, le Canadien remporte les trois derniers matchs pour Ă©liminer Ă  nouveau Boston. Toutefois, il ne fait pas le poids devant le futur champion, le Lightning de Tampa Bay, qui balaye le Tricolore en quatre matchs.

Le 15 octobre 2005, on annonce que d’autres numĂ©ros supplĂ©mentaires seront retirĂ©s : le 12 de Dickie Moore et Yvan Cournoyer (retirĂ©s le 12 novembre avant le match contre les Maple Leafs de Toronto) et le chiffre 5 portĂ© par Bernard « Boum Boum Â» Geoffrion (retirĂ© le 11 mars 2006 en sport, avant l’affrontement contre les Rangers de New York, l’autre Ă©quipe pour laquelle il avait jouĂ©). Malheureusement, Geoffrion dĂ©cĂšde le jour mĂȘme oĂč la cĂ©rĂ©monie Ă©tait prĂ©vue. Celle-ci a tout de mĂȘme eu lieu, Ă  la demande de sa famille.

Le 13 janvier 2006, l’entraĂźneur Claude Julien est congĂ©diĂ© et remplacĂ© Ă  titre intĂ©rimaire par Bob Gainey, directeur gĂ©nĂ©ral. Plus tard dans la saison, on Ă©change JosĂ© ThĂ©odore Ă  l’Avalanche du Colorado, aprĂšs un dĂ©but de saison dĂ©cevant, en Ă©change de David Aebischer. Les Canadiens participent aux Ă©liminatoires, mais perdent en six matchs face aux futurs champions, les Hurricanes de la Caroline.

Lors de la saison 2006-07, Guy Carbonneau devient entraĂźneur-chef de l’équipe. Les numĂ©ros 18 (Serge Savard, le 18 novembre) et 29 (Ken Dryden, le 29 janvier) sont retirĂ©s.

En dĂ©cembre 2006, John Ambrose O’Brien est introduit, Ă  titre inaugural, au sein de « l’AllĂ©e des BĂątisseurs Â» du Centre Bell. L’équipe a Ă©galement intronisĂ© le conseiller William Northey, l’ancien prĂ©sident de l’équipe Donat Raymond et les anciens propriĂ©taires LĂ©o Dandurand, Joseph Cattarinich, Louis A. Letourneau, et Hartland de Montarville Molson[36]

En prĂ©lude des cĂ©lĂ©brations du centenaire des Canadiens de MontrĂ©al, les numĂ©ros 19 de Larry Robinson (19 novembre 2007) et 23 de Bob Gainey (23 fĂ©vrier 2008) sont Ă©galement retirĂ©s.

À l’approche de la saison 2007-2008, avec 24 coupes au compteur, tous les partisans rĂȘvent d’un 25e titre pour les 100 ans du club. L’équipe est cependant loin d’ĂȘtre favorite ; on lui prĂ©dit mĂȘme la 13e place de la confĂ©rence de l’Est[37] durant la prĂ©-saison. Toutefois, l’équipe dĂ©joue les pronostics et finit la saison rĂ©guliĂšre Ă  la 1re place de la confĂ©rence de l’Est. Malheureusement, les Canadiens, aprĂšs avoir passĂ© le premier tour face aux Bruins, sont arrĂȘtĂ©s en demi-finale de confĂ©rence par les Flyers de Philadelphie. Pourtant, le Canadiens avaient gagnĂ©s tous les matchs (12) contre ces deux Ă©quipes en saison rĂ©guliĂšre.

Centenaire de l’équipe

En 2009, on cĂ©lĂšbre le centenaire de l’équipe et plusieurs Ă©vĂ©nements ont lieu :

Logo du centenaire des Canadiens de Montréal

Alors qu'ils cĂ©lĂšbrent leur centenaire, les Canadiens de MontrĂ©al remportent leur 3 000e victoire en saison rĂ©guliĂšre de leur histoire le 29 dĂ©cembre 2008 lors d'un match les opposant aux Panthers de la Floride[39]. MontrĂ©al remporta ce match 5 Ă  2 alors que Maxim Lapierre effectua, dans l'uniforme du Canadien, son premier tour du chapeau de sa carriĂšre dans la LNH[40].

En 2009, l'organisme quĂ©bĂ©cois ImpĂ©ratif français a remis son premier prix « Bavure linguistique Â», qui souligne des affronts Ă  la langue française, Ă  l'organisation du Canadien de MontrĂ©al, puisque ce dernier, pour cĂ©lĂ©brer son centenaire, n'avait aucun logo francophone unilingue[41],[42].

Contes et lĂ©gendes : le CH mythique

Les Flying Frenchmen sur le chemin de la gloire

Logo utilisé de 1926 à 1952.

Les grandes Ă©quipes du Club de hockey Canadien virent ses hordes de francophones dominer les autres Ă©quipes par leur vitesse et leur habiletĂ©. Rappelons que le hockey sur glace reprĂ©sentait alors l’une des rares portes offertes aux QuĂ©bĂ©cois de l’époque, leur permettant de s’affranchir d’un statut de citoyen de seconde classe qui leur Ă©tait attribuĂ© ; de s’affirmer jusqu’à la limite de l’émancipation sociale et ce en se dirigeant vers la RĂ©volution tranquille qui marqua le dĂ©but des annĂ©es 1960. Bref, c’est ainsi que naquirent les lĂ©gendaires et mythiques Flying Frenchmen (« Français volants Â») du CH, des « conquĂ©rants Â» longtemps redoutĂ©s Ă  travers la LNH jusqu’au jour oĂč le privilĂšge bien avantageux d’obtenir le premier choix quĂ©bĂ©cois Ă  chaque dĂ©but de saison fut retirĂ© au CH dans les annĂ©es 1970. Sous l’inspiration du fougueux Maurice « Rocket Â» Richard[Note 7], puis plus tard celle des autres Flying Frenchmen menĂ©s par Jean « La Classe Â» BĂ©liveau (dit aussi Le Gros Bill), Yvan Cournoyer, le DĂ©mon Blond Guy Lafleur et le Big Three, la plus cĂ©lĂšbre dynastie du hockey fit sa place parmi les moments mĂ©morables du sport moderne.

Maurice Richard, la fiertĂ© d’un peuple

Maurice Richard[43], aussi appelĂ© The Rocket ou Monsieur Hockey, fut l’un des joueurs les plus marquants du hockey. Aux États-Unis, on parle de lui comme Ă©tant le Babe Ruth de son sport. Il fut adulĂ© dans toutes les villes de hockey nord-amĂ©ricaines, grĂące Ă  sa vision unique du jeu et son talent surprenant, seule sa prĂ©sence suffisait Ă  remplir les amphithĂ©Ăątres : Ă  New York au Madison Square Garden, le gros Earl Seibert s'accroche Ă  ses Ă©paules afin de le ralentir et Ă©ventuellement le faire tomber, mais le Rocket rĂ©ussi nĂ©anmoins Ă  le traĂźner ainsi jusqu'au but de Harry Lumley, en maniant son bĂąton (et la rondelle) d’une seule main, pour finalement terminer cette chevauchĂ©e par un but[44] ; son fameux combat contre le rude Bob Dill ; son but marquĂ© en se traĂźnant sur les genoux contre le gardien Emile Francis des Blackhawks de Chicago alors qu’il tirait deux dĂ©fenseurs adverses accrochĂ©s Ă  lui depuis la ligne bleue[45] ; ses huit points obtenus dans un match aprĂšs avoir passĂ© une journĂ©e Ă©reintante Ă  dĂ©mĂ©nager des meubles[46], Ă©tablissant un nouveau record de LNH pour le plus grand nombre de points en un match (huit : cinq buts et trois passes); sa rĂ©surrection suite Ă  une commotion cĂ©rĂ©brale subie lors d’un match qui lui permit Ă  la toute fin de marquer le but donnant la victoire de la sĂ©rie demi-finale contre les Bruins de Boston[47]... Il fut le tout premier joueur Ă  marquer cinquante buts en cinquante matchs, d’oĂč le fait que le trophĂ©e remis au meilleur compteur de la LNH durant la saison porte son nom.

Aux cĂŽtĂ©s de ses coĂ©quipiers Elmer Lach et Toe Blake, il Ă©tait le pilier de la glorieuse Punch Line, la plus cĂ©lĂšbre et spectaculaire ligne d’attaque de la LNH. Vedette populaire de la Grande Noirceur[48] et victime de son Ă©poque, il devient malgrĂ© lui porte-Ă©tendard de l’émancipation des QuĂ©bĂ©cois. À travers ses actes qualifiĂ©s d’hĂ©roĂŻques, Maurice Richard a su influencer les Canadiens-français de l’époque en leur fournissant une source d’inspiration leur permettant d’envisager une dignitĂ© nouvelle que le climat social de jadis leur refusait.

L’émeute, premier pas vers la RĂ©volution tranquille

Le 5 mars 1955, le prĂ©sident de la ligue, Clarence Campbell, impose Ă  Richard une suspension qui l’empĂȘcha de participer aux sĂ©ries Ă©liminatoires. Deux jours plus tard, Campbell se prĂ©sente au Forum de MontrĂ©al pour assister Ă  un match du Tricolore. S’éveille alors une rumeur grandissante dans tout le Forum : la foule ne pardonnait pas Ă  Campbell d’avoir puni si sĂ©vĂšrement son idole et considĂ©rait sa prĂ©sence au match (annoncĂ©e sur un ton de dĂ©fi) telle une arrogance Ă©litiste. L’étincelle mit le feu aux poudres : une bombe lacrymogĂšne fut alors lancĂ©e en sa direction, forçant les policiers Ă  faire Ă©vacuer le Forum[49]. Par la suite, des gens saisirent cette occasion pour renverser et brĂ»ler des voitures, fracasser les vitrines des commerces et piller cette « zone de l’exploiteur Â» que reprĂ©sentait l’ouest de la rue Sainte-Catherine Ă  leurs yeux. MontrĂ©al n’avait pas vĂ©cu de telles scĂšnes depuis les manifestations contre la conscription. DĂšs lors confrontĂ© aux excĂšs populaires que le contexte social provoquait, le peuple s’éveilla et se mit en marche vers la RĂ©volution tranquille aprĂšs qu’un groupe d’artistes, Les Automatistes[50], eut mis la table Ă  l’aide d’un manifeste intitulĂ© Refus global[51], dont Maurice Richard Ă©tait l’un des Ă©lĂ©ments dĂ©clencheurs. Bien malgrĂ© lui, lors d’une soirĂ©e de hockey dans un amphithĂ©Ăątre de sport, Maurice Richard lance un appel au calme Ă  la radio[52].

Jacques Plante : le gardien masquĂ©

Jacques Plante et son fameux masque

Outre la maniĂšre innovatrice de jouer au hockey, la plus spectaculaire des innovations du CH pourrait ĂȘtre le port du masque protecteur rigide pour gardien de but, mis de l'avant par le cerbĂšre Jacques Plante Ă  la fin des annĂ©es 1950, annĂ©es oĂč le CH gagna cinq Coupes Stanley consĂ©cutives (durant les derniĂšres annĂ©es de Maurice Richard).

Jacques Plante Ă©tendu, suite Ă  l'accident qui le poussa Ă  porter un masque

New York, Madison Square Garden, le 1er novembre 1959. Un tir foudroyant du joueur de centre Andy Bathgate fracture le nez de Jacques Plante. Heureusement, aux portes de la pause entre deux pĂ©riodes du jeu, ce dernier peut retourner au vestiaire et s'y fait poser de nombreux points de suture afin de refermer la plaie ouverte. À cette Ă©poque, les gardiens de but ne portaient pas encore de masque protecteur car on croyait que ceux-ci nuiraient Ă  leur vision. Seul Plante l'utilisait durant les sĂ©ances d'entraĂźnement. À sa sortie de la clinique, Plante interpella son entraĂźneur, Toe Blake, et lui mentionna qu’il reviendrait dans la joute sous condition d’utiliser son masque (Ă  l’époque chaque Ă©quipe ne possĂ©dait qu’un seul gardien de but rĂ©gulier). Alors Toe, qui ne voulait rien entendre depuis prĂšs de quatre saisons, n’eut d’autre choix que d’accĂ©der Ă  sa demande. Le Canadien est revenu de l’arriĂšre pour remporter la joute ainsi que les onze rencontres suivantes, pour finalement remporter la Coupe Stanley au terme de la saison. Par la suite, plus jamais on a demandĂ© Ă  Plante d’enlever son masque, les adversaires en Ă©taient d'ailleurs intimidĂ©s. Une lĂ©gende Ă©tait nĂ©e...

Boom Boom et le lancer-frappé

Si Jacques Plante est reconnu comme l'instigateur du masque pour gardien de but, tous reconnaissent que c'est Bernard Geoffrion qui a inventĂ© le lancer frappĂ© [53]. Effectivement, lors d'un match oĂč Geoffrion Ă©tait frustrĂ© de rater la cible avec des lancers du poignet et des lancers du revers, il se met Ă  frapper la rondelle comme si c'Ă©tait une balle de golf. Le rĂ©sultat fut que la rondelle fusa vers le filet pour finalement marquer un but, ce qui mĂ©dusa tous les spectateurs prĂ©sents au match! Une nouvelle maniĂšre foudroyante de lancer une rondelle de hockey venait de naĂźtre. Alors que Geoffrion pratiquait ses lancers pendant un entraĂźnement au Forum, un journaliste du journal The Gazette nommĂ© Charlie Moore Ă©piait ses gestes. AprĂšs avoir entendu le son des lancers frappĂ©s de Geoffrion, un son lorsqu'aprĂšs l'Ă©lan arriĂšre, le bĂąton frappe la glace au contact de la rondelle (un premier "Boom"), puis un autre lorsque la rondelle percute la bande de bois en bout de parcours (un second "Boom"), Moore lui colla dĂšs lors le sobriquet de « Boom Boom Geoffrion Â», qui devint plus tard Le Boomer.

Les Super SĂ©ries de 1975

L'inoubliable 31 dĂ©cembre 1975[54] : le CSKA Moscou contre le Canadien de MontrĂ©al. Le rouge-bleu-blanc contre le bleu-blanc-rouge, les deux meilleurs clubs de hockey au monde Ă  cette Ă©poque[55]. Vu par plusieurs comme le plus grand duel de l'histoire du hockey, ce fut un match d'anthologie dont on se souvient encore plusieurs dĂ©cennies plus tard. Le hockey Ă  son meilleur, tout en finesse et rapiditĂ©, viril mais sans animositĂ©, contrairement aux rencontres prĂ©cĂ©dentes entre les autres Ă©quipes de la LNH et les SoviĂ©tiques (particuliĂšrement aux États-Unis). Trois jours plus tĂŽt, le club de l'ArmĂ©e rouge a aisĂ©ment vaincu les Rangers de New York 7 Ă  3. En pleine Guerre froide, le match revĂȘt dĂšs lors un certain caractĂšre politique : pour les joueurs des deux meilleures Ă©quipes au monde, il est impĂ©ratif de gagner[56], et Ă  talent brut contre talent brut, tous se prĂ©paraient Ă  vivre une grande soirĂ©e de hockey[57]. Ce qui est considĂ©rĂ© comme l'un des plus beaux matches de l'histoire n'a pas fait de vainqueur (une nulle de 3 Ă  3), mais continue d'alimenter les discussions dans les salons et les bars trente ans plus tard. Yvan Cournoyer et Vladislav Tretiak, auteur de trente-cinq arrĂȘts, furent choisis joueur par excellence de leur camp respectif. Aux yeux de l'entraĂźneur Viktor Tikhonov, Bob Gainey est cependant le joueur le plus complet au monde. Ken Dryden, qui garda les filets du Canadien lors de cette rencontre, soutint dans son livre The Game, qu'il a jouĂ© cette partie avec un Ă©quipement abĂźmĂ©. Cela aurait permis Ă  l'ArmĂ©e rouge de marquer deux de leurs trois buts.

DĂ©jĂ  couronnĂ©e championne en 1971 et 1973, en cette veille du Jour de l'An, MontrĂ©al s'apprĂȘtait Ă  vivre une sĂ©quence de quatre conquĂȘtes consĂ©cutives de la Coupe Stanley, un exploit que seul le Canadien avait pu accomplir par le passĂ©[58].

Le DĂ©mon Blond Guy Lafleur

Guy Lafleur est le tout premier joueur de la LNH Ă  marquer plus de cinquante buts en une saison durant six annĂ©es consĂ©cutives. Il fut le pilier de l'Ă©quipe de MontrĂ©al qui remporta quatre Coupes Stanley d'affilĂ©e entre 1975-1976 et 1978-1979. Outre ses nombreux jeux dignes d'anthologie, il fit les manchettes avec Mireille Mathieu, sa chanteuse prĂ©fĂ©rĂ©e (Mme Mathieu semblait apprĂ©cier ce sport rapide et viril) : cette derniĂšre, assistant Ă  un match au Forum de MontrĂ©al et ne pouvant plus se contenir, vint presque Ă  enjamber la bande afin de donner un bisou Ă  cet athlĂšte qu'elle admirait tout autant... Guy Lafleur marqua trois buts ce soir lĂ , un tour du chapeau en toute rĂ©vĂ©rence de gentleman.

On a volĂ© la Coupe Stanley : le DĂ©mon Blond dĂ©marre une nouvelle tradition. Durant la saison de 1979, tout de suite aprĂšs la parade dans les rues de MontrĂ©al cĂ©lĂ©brant la victoire de la Coupe Stanley, Lafleur prit cette derniĂšre et parti en voiture sans avertir le responsable officiel. Lafleur se prĂ©senta Ă  la maison de ses parents Ă  Thurso, puis plaça la Coupe sur le parterre Ă  l'avant de la maison oĂč tous les gens pouvaient venir se faire photographier en sa compagnie. Guy Lafleur rendit la Coupe Stanley plus tard ce soir lĂ  et reçu un avertissement de la part de la Ligue lui ordonnant de ne plus recommencer. DĂšs ce jour, chaque joueur et membre de l'organisation de l'Ă©quipe gagnante a le droit de disposer de la Coupe Stanley Ă  sa guise durant deux jours, pour la prĂ©senter Ă  son village, sa ville natale, son lieu de rĂ©sidence. Elle fut dĂ©jĂ  transportĂ©e aux plus hautes cimes des montagnes rocheuses canadiennes par un joueur et visita plusieurs contrĂ©es d'Europe de l'Est.

Le CH, terreau pour gardiens de but

Masque Dryden.jpg

Le Canadien a souvent su profiter d'excellents entraĂźneurs de gardiens de but, tels que François Allaire et Roland Melanson. Ainsi pourvu d'un tel atout, le Canadien de MontrĂ©al a toujours pu compter sur un solide gardien de but pouvant le mener loin durant la saison rĂ©guliĂšre mais surtout dans les sĂ©ries Ă©liminatoires, lorsque chaque match est excessivement important pour accĂ©der Ă  la ronde suivante. De plus, les bons gardiens du Tricolore lui ont souvent permis de « sauver les meubles Â» lorsque les parties commençaient Ă  mal tourner pour l'Ă©quipe, puisque le gardien de but est souvent le joueur qui peut faire la diffĂ©rence pour sceller l'issue d'un match. En passant de Georges VĂ©zina, Bill Durnan, Jacques Plante, Ken Dryden Ă  Patrick Roy les gardiens de but du Club de hockey Canadien ont marquĂ© l'histoire de ce sport.

Identité de l'équipe

Image de l'Ă©quipe

Couleurs d'Ă©quipe

Les couleurs actuelles des Canadiens de MontrĂ©al sont le rouge, le bleu et le blanc, d'oĂč les surnoms populaires de l'Ă©quipe « le bleu-blanc-rouge Â» et « le Tricolore Â».

Logo actuel, utilisé depuis 1952.

Les classiques « C Â» et « H Â» du Canadien de MontrĂ©al furent utilisĂ©s ensembles pour la premiĂšre fois lors de la saison 1917-18. Le logo Ă©volua au cours des annĂ©es et prit sa forme actuelle pour le dĂ©but de la saison 1952-53.

Le logo est en fait composĂ© de trois lettres :

  • un « C Â» blanc ;
  • un « H Â» blanc ;
  • un « C Â» rouge.

Ces trois lettres forment les initiales « CHC Â» pour Club de Hockey Canadien, le nom officiel de l’équipe. Le tout est bordĂ© de bleu pour que toutes les couleurs de l’équipe soient prĂ©sentes Ă  la fois, offrant aussi un contour esthĂ©tique.

De 1913 Ă  1917, le nom de l’équipe Ă©tait « Club AthlĂ©tique Canadien Â», ce pourquoi un « A Â» Ă©tait placĂ© au centre du logo de l’époque. Le surnom Habs (pour « Habitants Â») ne provient donc pas du « H Â», contrairement Ă  la croyance populaire. L’erreur serait en fait survenue en 1924, alors qu’on l’aurait rapportĂ© Ă  Tex Rickard, ancien propriĂ©taire du Madison Square Garden, qui l’aurait Ă  son tour rĂ©pĂ©tĂ©e Ă  un journaliste, crĂ©ant ainsi la confusion[59].

De 1909 Ă  1917
De 1917 Ă  nos jours

Uniforme

Saku Koivu, ancien capitaine de l’équipe (1999-2009), avec le chandail Ă  domicile.

Le concept de l'uniforme actuel remonte aux derniĂšres annĂ©es du « Club AthlĂ©tique Canadien Â». En entrant dans la LNH nouvellement formĂ©e en 1917, l'Ă©quipe revient au nom original pour « Club de Hockey Canadien Â» et adopte donc son fameux logo « CH Â».

À domicile

Ce chandail Ă  prĂ©dominance rouge est portĂ© lors des matchs Ă  domicile. Toutefois, il Ă©tait portĂ© Ă  l’étranger de 1971 Ă  2003, avant que la ligue ne revienne Ă  l’ancien rĂšglement.

Cette variante comporte un style de rayures horizontales propres au Canadien, qu’aucune autre Ă©quipe de la LNH ne possĂšde :

  • une large bande bleue, bordĂ©e de deux bandes blanches plus minces sur la poitrine et les bras ;
  • deux bandes minces, l’une blanche et l’autre bleue sur le ventre ;
  • au dos du chandail, le nom du joueur y est inscrit en blanc ;
  • le numĂ©ro du joueur est blanc aux bordures bleues.
À l’étranger

Ce chandail est portĂ© lors des matchs Ă  l’étranger. Selon la tradition puis le rĂšglement, il est presque entiĂšrement blanc.

Ce chandail comporte quelques particularitĂ©s :

  • le rouge est conservĂ© sur les Ă©paules et le bout des manches ;
  • trois bandes minces : une rouge, une blanche et une bleue sur le ventre ;
  • au dos du chandail, le nom du joueur y est inscrit en bleu ;
  • le numĂ©ro du joueur est bleu aux doubles bordures blanches puis rouges.
Le chandail de promotion

Le chandail de promotion est portĂ© lors de matchs spĂ©ciaux oĂč les deux Ă©quipes portent leur « troisiĂšme chandail Â» respectif. Pour la saison 2007-2008, le programme des chandails de promotions est suspendu en raison de l’introduction des nouveaux uniformes RBK Edge.

Ce chandail est presque identique au chandail Ă  domicile :

  • le rouge et le blanc sont inversĂ©s ;
  • les bandes bleues restent intactes ;
  • au dos du chandail, le nom du joueur y est inscrit en rouge ;
  • le numĂ©ro du joueur est rouge aux doubles bordures blanches puis bleues.

C’est en fait l’un des rares chandails de promotion de la ligue Ă  ĂȘtre majoritairement blanc.

Mascotte

Youppi![60] est, depuis la saison 2005-2006, la mascotte officielle du Club de hockey Canadien. Youppi! est aussi leur premiĂšre et seule mascotte Ă  ce jour.

Elle a portĂ© les couleurs des Expos de MontrĂ©al et est la seule mascotte du baseball majeur Ă  avoir Ă©tĂ© expulsĂ©e lors d’un match. En 2004, les Expos dĂ©mĂ©nagent Ă  Washington D.C. et prennent le nom de Nationals. La relocalisation de l’équipe n’incluait toutefois pas la mascotte, l’équipe ayant d’autres plans Ă  ce sujet.

Youppi! est ainsi devenue la premiĂšre mascotte Ă  changer de ligue et de sport au niveau professionnel.

Impact sur la province

Depuis sa création en 1909, les Canadiens de Montréal représentent une tradition de gagnants et une gloire qui dépassent largement les frontiÚres du sport. Les victoires de l'équipe, ainsi que ses défaites, tout comme l'état de santé de ses joueurs, font la manchette des journaux et des bulletins de nouvelles du Québec[61].

Les fameuses couleurs des Canadiens de MontrĂ©al font partie intĂ©grante de la culture des QuĂ©bĂ©cois. Dans le conte « Le chandail de hockey Â», Ă©crit par Roch Carrier, le chandail du principal rival du CH, les Maple Leafs de Toronto, est accidentellement livrĂ© Ă  un jeune QuĂ©bĂ©cois.[62] Un extrait de ce conte se retrouve sur le billet de cinq dollars canadien :

« Les hivers de mon enfance Ă©taient des saisons longues, longues. Nous vivions en trois lieux: l’école, l’église et la patinoire; mais la vraie vie Ă©tait sur la patinoire. Â»

Montréal, ville de hockey

L'Ă©quipe 1909-1910

MontrĂ©al est, dĂšs la fin du dix-neuviĂšme siĂšcle, ce qu’il convient d’appeler une ville de hockey. C’est d’ailleurs dans cette ville que les premiers rĂšglements du jeu sont rĂ©digĂ©s et que le premier match codifiĂ©[63] se dĂ©roule, le 3 mars 1875 au Victoria Skating Rink et pour lequel de la publicitĂ© est faite[64]. À cette Ă©poque, ce sont les propriĂ©taires de patinoires qui organisent les rencontres entre des clubs amateurs avec qui ils partagent les revenus. Le hockey est alors un sport jouĂ© entre anglophones Ă  MontrĂ©al et les joueurs parlant français ne sont pas acceptĂ©s. Les Ă©tudiants francophones durent pratiquer le hockey en compagnie des Irlandais qui partageaient les mĂȘmes Ă©tablissements scolaires catholiques de MontrĂ©al. C’est en partie Ă  cause des liens qui se tissĂšrent entre les francophones et les anglophones irlandais qu’il fut possible Ă  des joueurs francophones d’incorporer les rangs de certaines Ă©quipes, comme les Shamrocks de MontrĂ©al, Ă©quipe qui militait en faveur d’une Ă©quipe francophone dans les rangs du hockey senior. En 1884, un groupe d’hommes d’affaires francophones fondait l’Association athlĂ©tique d’amateurs nationale, par la suite appelĂ©e simplement le National, association qui alignait deux Ă©quipes exclusivement composĂ©es de francophones pour jouer des parties hors concours. Les reprĂ©sentants des quatre « clubs Â» que comptait dĂ©jĂ  MontrĂ©al — le Victoria, le McGill, l’Association athlĂ©tique amateur de MontrĂ©al (AAAM) et le Crystal — et les SĂ©nateurs d’Ottawa, se rencontraient lors de tournois et de « dĂ©fis Â» lancĂ©s entre eux et dĂ©cidĂšrent, en 1886, de fonder l’Amateur Hockey Association of Canada, l’association de hockey amateur du Canada Ă©galement dĂ©signĂ©e par l’acronyme AHAC. Toutefois, ces Ă©quipes n’alignaient presque exclusivement que des joueurs anglophones.

Argent et richesse

Les Canadiens de MontrĂ©al ne sont pas seulement l’une des meilleures Ă©quipes de la LNH sur la glace. L’équipe montrĂ©alaise est aussi l’une des plus solides du circuit Bettman au plan financier.

Selon une Ă©tude publiĂ©e le 29 octobre 2008 par le magazine financier Forbes, le Canadien se classe au troisiĂšme rang des Ă©quipes les plus riches de la LNH[65]. Le Tricolore vaudrait 334 millions de dollars amĂ©ricains, une hausse de 18 % par rapport Ă  2007. Seuls les Maple Leafs de Toronto (448 millions dollars amĂ©ricains) et les Rangers de New York (441 millions dollars amĂ©ricains) auraient une plus grande valeur que l’équipe montrĂ©alaise[65].

Au chapitre des profits, le Canadien est arrivĂ© au deuxiĂšme rang du circuit Bettman la saison derniĂšre. Selon Forbes, l’équipe du propriĂ©taire George Gillett aurait engendrĂ© des profits de 39,6 millions dollars amĂ©ricains. Seuls les Maple Leafs (66,4 millions de dollars amĂ©ricains) ont gĂ©nĂ©rĂ© davantage de profits.

MĂȘme s’il n’a pas gagnĂ© la Coupe Stanley au printemps dernier, le Canadien a pris sa revanche sur les champions en titre, les Red Wings de DĂ©troit. Cette annĂ©e, le Canadien a dĂ©logĂ© les Red Wings, qui doivent composer avec les difficultĂ©s Ă©conomiques de l’industrie automobile de DĂ©troit, au troisiĂšme rang des Ă©quipes de hockey les plus riches.

Le Canadien devance aussi ses tombeurs des derniĂšres sĂ©ries Ă©liminatoires, les Flyers de Philadelphie, cinquiĂšmes au classement de Forbes. Comme quoi les rĂ©sultats financiers d’une Ă©quipe de la LNH ne sont pas identiques Ă  ceux obtenus sur la glace. « La valeur d’une Ă©quipe est liĂ©e Ă  ses performances rĂ©centes, mais, surtout, avec les performances qu’on attend d’elle au cours des cinq prochaines annĂ©es, dit l’économiste Pierre Emmanuel Paradis, du cabinet montrĂ©alais Groupe d’analyse. Sur ce point, le Canadien n’a pas Ă  s'inquiĂ©ter car il a une super Ă©quipe pour l’avenir. Â»

Autre facteur qui joue en faveur du Canadien au plan financier cette saison : le 100e anniversaire de l’équipe. « Les cĂ©lĂ©brations du centenaire de l’équipe provoquent un engouement supplĂ©mentaire qui se traduit par d’autres revenus dans les coffres de l’équipe Â», dit Pierre Emmanuel Paradis.

Comme toutes les Ă©quipes canadiennes, le Canadien a profitĂ© de la vigueur du huard, Ă  paritĂ© avec le billet vert amĂ©ricain pendant toute la saison derniĂšre. « Les Ă©quipes canadiennes Ă©taient avantagĂ©es par le taux de change, dit Pierre Emmanuel Paradis. Leurs revenus Ă©taient en dollars canadiens et plusieurs de leurs dĂ©penses, dont les salaires, en dollars amĂ©ricains. C’est tellement vrai qu’aucune Ă©quipe canadienne n’a perdu de l’argent la saison derniĂšre selon Forbes. Â»

PremiÚres diffusions à la télévision

Alors que le hockey Ă©tait prĂ©sentĂ© seulement Ă  la radio, la chaĂźne de tĂ©lĂ©vision francophone de Radio-Canada prĂ©sente le premier match tĂ©lĂ©visĂ© de l’histoire du hockey au Canada, lors d’un match opposant les Canadiens de MontrĂ©al aux Red Wings de DĂ©troit le 11 octobre 1952[66]. Cependant, seule la troisiĂšme pĂ©riode est diffusĂ©e afin de ne pas nuire Ă  la vente de billets et le Canadien emporta le match avec la marque de 2 Ă  1[66].

Les arénas

Façade du Centre Bell, rue de La GauchetiÚre
L'intérieur du Centre Bell et le nouveau tableau d'affichage

Les Canadiens de MontrĂ©al ont Ă©lu domicile dans cinq arĂ©nas diffĂ©rents au cours de leur longue histoire :

L'aréna Jubilée

SituĂ© dans le quartier Hochelaga, l’arĂ©na JubilĂ©e a Ă©tĂ© celui ayant accueilli les Canadiens lors de leur premier match en 1909. À l’époque, le JubilĂ©e Ă©tait considĂ©rĂ© comme l’un des plus beaux et des plus spacieux arĂ©na. La construction de cet Ă©difice s’est terminĂ©e le 12 dĂ©cembre 1908, soit un an Ă  peine avant la crĂ©ation des Canadiens de MontrĂ©al. Cet arĂ©na a Ă©tĂ© dĂ©truit par le feu en 1919, dĂ» Ă  un problĂšme Ă©lectrique, et ne fut jamais reconstruit.

L'aréna de Westmount

L’arĂ©na de Westmount est situĂ© dans le quartier Westmount et a Ă©tĂ© construit en 1898. Il pouvait contenir deux fois plus de personnes que le JubilĂ©e : 6 000 places assises contre 3 000. Le Canadien commence Ă  y jouer au dĂ©but de la saison 1910-1911 et y joue durant huit saisons. Il y remportera sa premiĂšre Coupe Stanley en mars 1916 contre les Rosebuds de Portland. Cet arĂ©na Ă©tait partagĂ© avec les Wanderers de MontrĂ©al. À l’instar du JubilĂ©e, l’arĂ©na de Westmount connu une fin tragique le 2 janvier 1918 alors qu’il fut anĂ©anti par le feu. Toutefois, la raison de l’initiation de l’incendie ne fut jamais dĂ©terminĂ©e. L’arĂ©na ne fut pas reconstruit et le CH retourna jouer au JubilĂ©e pendant un an.

L'aréna Mont-Royal

DĂ» Ă  la perte des deux domiciles possibles du Canadien, l’arĂ©na Mont-Royal est construit en l’espace de trois mois seulement. Il est situĂ© au centre-ville de MontrĂ©al, au coin des rues Mont-Royal et St-Urbain, et peut accueillir jusqu’à 8 000 personnes assises. CaractĂ©ristique spĂ©cifique Ă  cet arĂ©na : une glace artificielle y fut installĂ©e pour la premiĂšre fois en 1924. Toutefois, puisque les rĂ©novations ont pris du retard, lors de l’inauguration de la saison 1924-1925, il n'y avait pas de glace et le CH dĂ» aller inaugurer un nouvel arĂ©na : le Forum de MontrĂ©al.

Le Forum de Montréal

Historique du Forum

L'histoire du Forum de MontrĂ©al, dĂ©marre au dĂ©but des annĂ©es 1920 avec le dĂ©sir de personnalitĂ©s de la ville d'avoir une enceinte propre Ă  l'Ă©quipe locale, les Canadiens. Sir Edward Beattie — prĂ©sident de la compagnie canadienne de chemin de fer Canadien Pacifique, le sĂ©nateur Donat Raymond et H.L. Timmins organisent ensemble le financement et la prĂ©paration du projet[67]. Le Forum est construit sous la direction de William Northey[68] pour un coĂ»t de 1 500 000 dollars canadiens et en 159 jours[67]. L'arĂ©na est construite sur l'emplacement d'une ancienne patinoire pour patins Ă  roulette extĂ©rieur qui se nommait dĂ©jĂ  par le passĂ© le Forum, Lester Patrick et Art Ross y ayant appris Ă  patiner dans leur jeunesse[69].

La capacitĂ© initialement prĂ©vue pour la salle Ă©tait de 12 500 places mais pour des raisons financiĂšres, la patinoire est finalement construite pour recevoir 9 300 personnes. La salle ouvre ses portes pour la premiĂšre fois pour un match de la LNH entre les Canadiens et les St. Pats de Toronto le 29 novembre 1924. Les Canadiens sont censĂ©s jouer leur match dans l'arĂ©na Mont-Royal mais avec la construction de la patinoire du Forum, les propriĂ©taires de l'arĂ©na Mont-Royal sont inquiets de voir une nouvelle patinoire leur voler leur Ă©quipe et ils dĂ©cident de mettre en place une glace artificielle avant le dĂ©but de la saison. LĂ©o Dandurand ayant peur que la glace ne soit pas prĂȘte pour le premier match de la saison, il dĂ©cide de changer le match d'ouverture de la saison au Forum et non pas Ă  Mont-Royal[70]. Les joueurs locaux remportent alors le match 7 buts Ă  1[71] devant une assistance record pour un match de hockey dans l'est canadien de 9 000 personnes[72]. Les Maroons de MontrĂ©al jouent quant Ă  eux leur premier match sur leur nouvelle glace contre les Tigers de Hamilton et une dĂ©faite 2 buts Ă  0 le 3 dĂ©cembre 1924[70].

En 1949, des premiĂšres rĂ©novations de l’ordre de 600 000 $ y sont effectuĂ©es afin de porter la capacitĂ© Ă  13 551 places assises. Puis, en 1968, une deuxiĂšme cure de rajeunissement Ă©valuĂ© Ă  9,5 millions de dollars canadiens est entreprise. On ne conservera que la structure, les gradins et les bancs de l’édifice original. On y ajouta une dizaine de loges corporatives, une galerie de presse, des guichets de vente regroupĂ©s ainsi qu’un accĂšs par escaliers mobiles. La capacitĂ© totale de l’édifice est alors montĂ©e Ă  16 200 places assises. Un total de 22 Coupes Stanley y seront remportĂ©es. L’histoire entre le Canadien et le Forum se terminera le 11 mars 1996. Depuis mai 2001, le Forum est devenu un centre de divertissement avec 22 salles de cinĂ©ma et a Ă©tĂ© renommĂ© Forum Pepsi.

Les fantĂŽmes du Forum

Les « fantĂŽmes Â» font partie d’un petit groupe trĂšs sĂ©lect de joueurs qui « hanteraient Â» le Forum de MontrĂ©al, mais qui, selon certains, n’ont pas encore dĂ©mĂ©nagĂ© vers le Centre Bell. Ce groupe serait effectivement composĂ© de Georges VĂ©zina, Newsy Lalonde, Joe Malone, Howie Morenz, AurĂšle Joliat, Hector « Toe Â» Blake, Bill Durnan, Jacques Plante, Doug Harvey: ces derniers visitaient souvent le Forum Ă  diffĂ©rents moments, surtout lors des sĂ©ries Ă©liminatoires.

De par l’habitude qu’avaient les plus grands joueurs de l’histoire de venir Ă©pauler les plus jeunes, c’est aussi Ă  eux et tous les autres « Glorieux Â» de l’équipe que fait rĂ©fĂ©rence le fameux verset gravĂ© dans le bronze au centre de la chambre des joueurs :

« Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, Ă  vous toujours de le porter bien haut... Â»

Des photographies de tous les joueurs de l’histoire du CH admis au Temple de la renommĂ©e du hockey y sont aussi affichĂ©es, juste au-dessus de l’inscription. La plus grande victime des fantĂŽmes du Forum fut le colorĂ© entraĂźneur des Bruins de Boston, Don Cherry. À son grand dĂ©sarroi, son Ă©quipe ne rĂ©ussissait jamais Ă  vaincre les Canadiens de MontrĂ©al durant les sĂ©ries Ă©liminatoires pour la Coupe. Le Canadien arrivait toujours Ă  Ă©clipser l’excellence de Boston, la plus grande rivalitĂ© de la LNH Ă  l’époque.

RenĂ© Lecavalier et Dick Irvin : les voix du CH

Au Forum, Ă  partir de 1952 jusqu’à sa retraite en 1982, RenĂ© Lecavalier commente les rencontres du Canadien pour la TĂ©lĂ©vision de Radio-Canada[73] Ă  l’émission La soirĂ©e du hockey. De nos jours, 80 % des termes francophones propre au hockey sont dus Ă  Lecavalier, qui parvint Ă  franciser une bonne partie du vocabulaire en peu de temps[74],[75]. Il fait Ă©galement Ă©tat d'autoritĂ© en la matiĂšre, Ă  un tel point que lors des Jeux olympiques d'hiver de 1968 de Grenoble, les Français choisissent d'utiliser le son de Radio-Canada et la description de RenĂ© Lecavalier sur leurs ondes[74].

Chez la CBC, la version anglophone de Radio-Canada, Dick Irvin couvre les parties du Canadien lors de l’émission Hockey Night in Canada[76]. Irvin a voyagĂ© avec le Canadien pendant plus de trente ans en tant que leur commentateur radio et a couvert prĂšs de 3000 matches Ă  la tĂ©lĂ©vision et Ă  la radio.

Avec l’avĂšnement du hockey tĂ©lĂ©visĂ©, de plus en plus de personnes peuvent savoir Ă  quoi ressemble un match de hockey professionnel puisqu'ils peuvent regarder le hockey Ă  la tĂ©lĂ©vision, ce qui provoque la faillite de certaines Ă©quipes amatrices des rĂ©gions pour lesquelles l’assistance baisse de maniĂšre fulgurante.

Le Centre Molson / Bell

La construction du Centre Molson dĂ©buta Ă  l’étĂ© 1993 et fut terminĂ©e pour la fin de saison 1995-1996 au coĂ»t de 230 millions de dollars canadiens. La raison pour laquelle on quitta le Forum pour venir s’installer dans ce nouvel arĂ©na Ă©tait de se mettre au mĂȘme niveau que les autres amphithĂ©Ăątres beaucoup plus luxueux de la Ligue nationale de hockey. Le Centre Molson peut accueillir 21 273 personnes assises et compte 135 loges corporatives avec des salons de grand luxe, ce qui en fait le plus grand amphithĂ©Ăątre de hockey de la LNH. Les gradins en hauteur Ă©loignent cependant les spectateurs du jeu et on a dĂ» installer des micros Ă  la hauteur de la patinoire afin que les spectateurs entendent le bruit de la rondelle qui frappe la bande. Il se trouve en plein centre-ville de MontrĂ©al sur la rue de La GauchetiĂšre, tout prĂšs de la gare Windsor et les stations de mĂ©tro Bonaventure et Lucien L’Allier, et est constituĂ© d’un immense rĂ©seau de galeries souterraines avec magasins et restaurants. C’est le 16 mars 1996 que le Centre Molson est inaugurĂ© avec Pierre Turgeon qui est arrivĂ© au centre de la glace avec le flambeau qui avait Ă©tĂ© transmis de capitaine en capitaine lors de la fermeture du Forum. Maurice Richard aura le droit Ă  la toute premiĂšre ovation de l’édifice. C’est durant la saison 2002-2003 que le Centre Molson a changĂ© son nom pour Centre Bell, question d’avoir de nouveaux commanditaires dans l’entourage de l’équipe. Étant maintenant Ă©tablis au Centre Bell, les Canadiens de MontrĂ©al semblent y avoir trouvĂ© un domicile qui convient aux exigences du hockey sur glace moderne. Encore aujourd’hui, le Centre Bell continue de se moderniser. À l’occasion du centenaire de l’équipe, le Centre Bell s’est dotĂ© d’un tout nouveau tableau d’affichage, le plus grand dans la LNH jusqu’à maintenant.

Trophées

Trophées d'équipe

Coupe Stanley

Ultime trophée pour une équipe de hockey, la Coupe Stanley est remise au champion des séries éliminatoires de la LNH depuis 1926-27[77],[Note 8].

Les Canadiens dĂ©tiennent actuellement le record de la LNH pour le plus grand nombre de championnats remportĂ©s avec vingt-quatre Coupes Stanley. Le tableau ci-dessous prĂ©sente les annĂ©es oĂč les Canadiens ont remportĂ© le trophĂ©e avec la saison, le score de la sĂ©rie finale, l'adversaire battu, les noms de l'entraĂźneur et du capitaine de la saison et enfin dans la derniĂšre colonne, le lien vers la saison sur le site internet officiel de l'histoire de l'Ă©quipe http://notrehistoire.canadiens.com/.

Année Résultat Adversaire Entraßneur du Canadien Capitaine du Canadien Détail
1915-16 3-2 Rosebuds de Portland Édouard « Newsy Â» Lalonde Howard McNamara [1]
1923-24 2-0 Maroons de Vancouver LĂ©o Dandurand Sprague Cleghorn [2]
1929-30 2-0 Bruins de Boston Cecil Hart Sylvio Mantha [3]
1930-31 3-2 Black Hawks de Chicago Cecil Hart Sylvio Mantha [4]
1943-44 4-0 Black Hawks de Chicago Dick Irvin Hector « Toe Â» Blake [5]
1945-46 4-1 Bruins de Boston Dick Irvin Hector « Toe Â» Blake [6]
1952-53 4-1 Bruins de Boston Dick Irvin Émile « Butch Â» Bouchard [7]
1955-56 4-1 Red Wings de DĂ©troit Hector « Toe Â» Blake Émile « Butch Â» Bouchard [8]
1956-57 4-1 Bruins de Boston Hector « Toe Â» Blake Maurice « Rocket Â» Richard [9]
1957-58 4-2 Bruins de Boston Hector « Toe Â» Blake Maurice « Rocket Â» Richard [10]
1958-59 4-1 Maple Leafs de Toronto Hector « Toe Â» Blake Maurice « Rocket Â» Richard [11]
1959-60 4-0 Maple Leafs de Toronto Hector « Toe Â» Blake Maurice « Rocket Â» Richard [12]
1964-65 4-3 Black Hawks de Chicago Hector « Toe Â» Blake Jean BĂ©liveau [13]
1965-66 4-2 Red Wings de DĂ©troit Hector « Toe Â» Blake Jean BĂ©liveau [14]
1967-68 4-0 Blues de Saint-Louis Hector « Toe Â» Blake Jean BĂ©liveau [15]
1968-69 4-0 Blues de Saint-Louis Claude Ruel Jean BĂ©liveau [16]
1970-71 4-3 Black Hawks de Chicago Claude Ruel et Al MacNeil Jean BĂ©liveau [17]
1972-73 4-2 Black Hawks de Chicago Scotty Bowman Henri Richard [18]
1975-76 4-0 Flyers de Philadelphie Scotty Bowman Yvan Cournoyer [19]
1976-77 4-0 Bruins de Boston Scotty Bowman Yvan Cournoyer [20]
1977-78 4-2 Bruins de Boston Scotty Bowman Yvan Cournoyer [21]
1978-79 4-1 Rangers de New York Scotty Bowman Yvan Cournoyer [22]
1985-86 4-1 Flames de Calgary Jean Perron Bob Gainey [23]
1992-93 4-1 Kings de Los Angeles Jacques Demers Guy Carbonneau [24]

Trophée Prince de Galles

Le trophée Prince de Galles

Depuis la saison 1993-1994, le trophĂ©e Prince de Galles est remis Ă  l’équipe remportant la finale de la ConfĂ©rence de l’Est durant les sĂ©ries Ă©liminatoires. Le trophĂ©e Prince de Galles est le trophĂ©e qui a changĂ© le plus souvent de dĂ©finition au cours de son histoire. Le Canadien est l’équipe l’ayant remportĂ© le plus grand nombre Ă  vie avec 25 gains et est suivi de loin par les Bruins de Boston avec 15 remises[78].

1923-1924 1944-1945 1955-1956 1959-1960 1963-1964 1968-1969 1976-1977 1980-1981 1992-1993
1924-1925 1945-1946 1957-1958 1960-1961 1965-1966 1972-1973 1977-1978 1985-1986 -
1943-1944 1946-1947 1958-1959 1961-1962 1967-1968 1975-1976 1978-1979 1988-1989 -

Trophée du Président

Le trophĂ©e du PrĂ©sident est remis Ă  l’équipe ayant accumulĂ© le plus de points au classement gĂ©nĂ©ral durant la saison rĂ©guliĂšre. Sa premiĂšre attribution s’est faite durant la saison 1985-1986. Depuis l’avĂšnement du trophĂ©e PrĂ©sident, les Canadiens de MontrĂ©al ne l’ont jamais remportĂ©. Toutefois, s’il avait existĂ© depuis le dĂ©but de la crĂ©ation de la LNH, il l’aurait remportĂ© Ă  22 reprises[79].

1917-1918 1931-1932 1945-1946 1957-1958 1960-1961 1965-1966 1972-1973 1977-1978
1927-1928 1943-1944 1946-1947 1958-1959 1961-1962 1967-1968 1975-1976 -
1928-1929 1944-1945 1955-1956 1959-1960 1963-1964 1968-1969 1976-1977 -

Trophées individuels

Voici la totalitĂ© des trophĂ©es individuels remis par la LNH aux joueurs (exceptĂ© le TrophĂ©e Jack Adams remis Ă  des entraĂźneurs) ainsi que ses rĂ©cipiendaires chez le Canadien de MontrĂ©al :

Trophée Art Ross - Trophée remis au joueur qui inscrit le plus de points au cours de la saison. Le trophée est remis pour la premiÚre fois en 1947-48[Note 9],[80]

Meilleur pointeur de la saison

TrophĂ©e Bill Masterton[81] - Cette rĂ©compense est remise au joueur ayant dĂ©montrĂ© le plus de qualitĂ© de persĂ©vĂ©rance et esprit d’équipe. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophĂ©e.

TrophĂ©e Calder[82] - Ce trophĂ©e rĂ©compense le joueur qui a su dĂ©montrer des qualitĂ©s exceptionnelles durant sa premiĂšre saison en tant que joueur dans la LNH. Pour ĂȘtre Ă©ligible, le joueur ne doit pas avoir jouĂ© plus de 25 matches dans la saison rĂ©guliĂšre prĂ©cĂ©dente Ă  celle en cours et pas plus de six matches durant les deux autres saisons prĂ©cĂ©dentes dans aucune ligue professionnelle. Le joueur ne peut pas ĂȘtre ĂągĂ© de plus de 26 ans.

Trophée Conn Smythe[83] - Ce trophée récompense le meilleur joueur de toutes les séries éliminatoires (MVP).

Trophée Frank J. Selke[84] - Trophée remis au meilleur joueur d'avant ayant su démontrer des qualités défensives dans l'aspect de son jeu. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

TrophĂ©e Hart[85] - Une des plus belles rĂ©compenses pour un joueur de la LNH : ce trophĂ©e rĂ©compense le joueur jugĂ© le plus utile Ă  son Ă©quipe durant la saison rĂ©guliĂšre. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophĂ©e.

Trophée Jack Adams[86] - Trophée remis à l'entraßneur ayant contribué le plus aux succÚs de son équipe. Le gagnant est choisi par un vote à travers l'association des diffuseurs.

Trophée James Norris[87] - Trophée remis au meilleur défenseur de la saison réguliÚre qui a su démontrer qu'il était un maßtre à sa position. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer ce trophée.

Trophée King Clancy[88] - Trophée remis au joueur qui a su démontrer des qualités de leader sur et en dehors de la glace tout en faisant des contributions humanitaires notables.

Trophée Lady Byng[89] - Ce trophée récompense le joueur considéré comme ayant le meilleur esprit sportif tout en conservant des performances remarquables. C'est l'association des journalistes de hockey professionnel qui donne les votes dans le but d'attribuer le trophée en tenant compte à la fois des performances et du nombre de minutes de punitions accumulées.

TrophĂ©e Lester B. Pearson[90] - Une autre des rĂ©compenses les plus prestigieuses pour un joueur : le titre de meilleur joueur de la LNH votĂ© par l'association des joueurs.

  • 1976 – Guy Lafleur
  • 1977 – Guy Lafleur
  • 1978 – Guy Lafleur

Trophée Maurice Richard[91] - Ce trophée récompense le joueur ayant compté le plus de buts durant la saison réguliÚre. Ce trophée portant le nom de l'ancienne vedette de l'équipe n'a jamais été gagné par un joueur du Canadien depuis sa mise en place en 1998-99.

Trophée Roger Crozier[92] - Ce trophée récompense le gardien de but ayant conservé le meilleur pourcentage d'efficacité pendant la saison réguliÚre. Il était auparavant nommé le prix Trico.

Prix Trico
Trophée Roger Crozier

TrophĂ©e VĂ©zina[93] - De 1926-1927 Ă  1980-1981 inclusivement, ce trophĂ©e Ă©tait remis au gardien de l’équipe ayant allouĂ© de moins de but durant la saison rĂ©guliĂšre. Depuis 1981-1982, le VĂ©zina est attribuĂ© au meilleur gardien de but jugĂ© par les directeurs gĂ©nĂ©raux de la LNH.

Trophée William M. Jennings[94] - Ce trophée récompense le gardien de but ayant conservé la meilleure moyenne de buts alloués par match durant la saison. Ce trophée ne datant que de 1982 avant cette date, les gardiens qui avaient la meilleure moyenne gagnaient le trophée Vézina (voir ci-dessus).


TrophĂ©es de l’organisation

Trophée Mémorial Joseph-Cattarinich

Ce trophĂ©e fut crĂ©Ă© en 1941, en l'honneur de Joseph Cattarinich, pour ĂȘtre remis au meilleur athlĂšte canadien-français. Il fut crĂ©Ă© grĂące Ă  l'accord de sa veuve, Mme Blanche Vermette. Au dĂ©but des annĂ©es 1960, le trophĂ©e fut acquis et restaurĂ© par les Canadiens pour ĂȘtre dĂ©cernĂ© au meilleur joueur le plus utile de la saison. Il fut dans l'Ă©quipe de 1963 Ă  1975. Le trophĂ©e fut vendu en fĂ©vrier 2009 par la maison d'encan Classic Auctions de Delson au QuĂ©bec.

La liste des rĂ©cipiendaires est la suivante :

Coupe Molson

Le nom du trophĂ©e tire son origine des brasseries Molson, principaux commanditaires de l’équipe depuis 1957, lors de l’acquisition du club la premiĂšre fois par Hartland de Montarville Molson. La compagnie Molson resta associĂ©e au Canadien malgrĂ© le changement de propriĂ©taire dans les annĂ©es 1970, d’autant plus qu’elle Ă©tait commanditaire de l’émission La SoirĂ©e du hockey de Radio-Canada.

La Coupe Molson est remise au joueur ayant amassĂ© le plus de points au classement des trois Ă©toiles Ă©tabli Ă  la fin de chaque match. Chaque premiĂšre Ă©toile donne cinq points au classement, chaque deuxiĂšme Ă©toile en donne trois et chaque troisiĂšme Ă©toile en donne un. En cas d’égalitĂ©, le joueur qui aura amassĂ© le plus de premiĂšres Ă©toiles sera le vainqueur.

Les joueurs ayant obtenu le plus grand nombre de Coupes Molson en carriĂšre sont :

La liste des rĂ©cipiendaires est la suivante :

Trophée Jacques-Beauchamp

Jacques Beauchamp Ă©tait un journaliste pionnier du dĂ©funt journal le MontrĂ©al-Matin et un des fondateurs du Journal de MontrĂ©al. Il reçut une offre pour prendre en charge la section des sports. Ayant toujours Ă©tĂ© affectĂ© Ă  la couverture du Canadien et Ă©tant trĂšs prĂšs de l’organisation, Beauchamp aura mĂȘme l’occasion de signer un contrat avec l’organisation Ă  titre de gardien substitut Ă  Jacques Plante en 1959. Il participera rĂ©guliĂšrement aux entraĂźnements de l’équipe mais il ne sera jamais appelĂ© Ă  remplacer Plante durant de vrais matches. Il est un des premiers journalistes de la presse Ă©crite admis au Temple de la RenommĂ©e en 1984.

Le trophĂ©e Jacques-Beauchamp est remis au joueur ayant jouĂ© un rĂŽle dĂ©terminant dans les succĂšs de l’équipe sans en retirer d’honneur particulier. Le vote est recensĂ© auprĂšs des journalistes de MontrĂ©al.

Les joueurs ayant obtenu le plus grand nombre de trophĂ©es Jacques Beauchamp en carriĂšre sont :

La liste des rĂ©cipiendaires est la suivante :


Trophée Jean Béliveau

Jean BĂ©liveau a commencĂ© sa carriĂšre Ă  titre de joueur avec le Canadien en 1953 et y passera plus de dix-huit saisons. Au cours de sa carriĂšre, le « Gros Bill Â» a remportĂ© la Coupe Stanley Ă  dix reprises, le trophĂ©e Hart deux fois (en 1956 et 1964) et le trophĂ©e Conn Smythe, dont il est le tout premier rĂ©cipiendaire, une fois (en 1965). Ce joueur extrĂȘmement talentueux sera sĂ©lectionnĂ© Ă  quatorze occasions pour participer au match des Ă©toiles de la LNH en plus d’obtenir onze sĂ©lections sur l’une ou l’autre des Ă©quipes d’étoiles partantes.

Il a Ă©tĂ© capitaine du Canadien de 1961 Ă  1971 ce qui fait de lui le plus longtemps en poste avec l’équipe jusqu’à aujourd’hui. Quelques mois aprĂšs sa retraite, son chandail (le numĂ©ro 4) a Ă©tĂ© retirĂ© par l’organisation. BĂ©liveau fut vice-prĂ©sident des opĂ©rations hockey avec le CH. Il s’est retirĂ© de cette fonction en 1993 pour devenir ambassadeur de l’équipe.

Ayant actuellement plus de cinquante annĂ©es d’association avec les Canadiens de MontrĂ©al et ayant toujours Ă©tĂ© un symbole de respect, le Club de hockey Canadien a dĂ©cidĂ© de nommer un trophĂ©e de l’organisation Ă  son nom. Pour choisir un gagnant, un comitĂ© de sĂ©lection composĂ© des membres du conseil d’administration de la fondation du Club de hockey Canadien pour l’enfance se rĂ©unit pour Ă©valuer le niveau d’engagement communautaire de chacun des joueurs, peu importe que cet engagement soit au QuĂ©bec ou non. En plus de remporter le trophĂ©e, le gagnant reçoit la somme de 25 000 dollars qu’il peut verser Ă  un organisme de bienfaisance au QuĂ©bec qui appuie la cause des enfants.

Le trophĂ©e Jean-BĂ©liveau est remis au joueur du Canadien de MontrĂ©al s’étant dĂ©marquĂ© le plus par son engagement communautaire. Sa premiĂšre attribution s’est faite tout rĂ©cemment, durant la saison 2004-2005. Ce trophĂ©e est remis annuellement en septembre.

Les joueurs ayant obtenu le trophĂ©e Jean-BĂ©liveau sont :

  • 2005 - Saku Koivu
  • 2006 - AnnĂ©e suivant le lock-out, aucun rĂ©cipiendaire
  • 2007 - Francis Bouillon
  • 2008 - Alex Kovalev

Livre des records

L’équipe

  • Plus grand nombre de Coupes Stanley gagnĂ©es dans la LNH (24 coupes)
  • Plus grand nombre de buts dans la LNH marquĂ©s en une rencontre (16 buts)[98]
  • Le gain avec la plus grande diffĂ©rence dans l’histoire de l’équipe (16-3 contre les Bulldogs de QuĂ©bec, 13 buts de diffĂ©rence)[98]

En carriĂšre

Le Club de hockey Canadien en 1942.

En une saison

En un match

Meilleurs pointeurs

Cette section présente les statistiques des joueurs ayant dépassé le plafond des 500 points en carriÚres. Les statistiques ne concernent que les points récoltés avec les Canadiens de Montréal et celles inscrites en gras sont celles des meilleurs pour chaque total.

Pour les significations des abréviations, voir statistiques du hockey sur glace.

Joueur PJ B A Pts
Lafleur, Guy 962 518 728 1 246
BĂ©liveau, Jean 1 125 507 712 1 219
Richard, Henri 1 259 358 688 1 046
Richard, Maurice 978 544 421 965
Robinson, Larry 1 202 197 686 883
Cournoyer, Yvan 968 428 435 863
Lemaire, Jacques 853 366 469 835
Shutt, Steve 871 408 368 776
Geoffrion, 766 371 388 759
Koivu, Saku 791 191 450 641
Lach, Elmer 664 215 408 623
NĂ€slund, Mats 617 243 369 612
Moore, Dickie 654 254 340 594
Provost, Claude 1005 254 335 589
Tremblay, Mario 852 258 326 584
Lapointe, Guy 777 166 406 572
Mahovlich, Peter 581 223 346 569
Carbonneau, Guy 912 221 326 547
Blake Toe 569 235 292 527
Rousseau, Bobby 643 200 322 522
Gainey, Bob 1160 239 263 502
Backstrom, Raplph 844 215 287 502

Les personnalités de l'équipe

Joueurs et entraĂźneurs

Joueurs actuels

Cette section prĂ©sente l'ensemble des joueurs de la formation des Canadiens de MontrĂ©al. Les joueurs sont classĂ©s selon l'ordre suivant : gardiens de but, dĂ©fenseurs puis attaquants.

En date du 1er juillet 2009[99].

LĂ©gende
  • Injury icon.svg : Joueur blessĂ© (0)
  • Pour les postes des attaquant, les abrĂ©viations suivantes sont utilisĂ©es :
Gardiens de but
Numéro Joueur Nat. Attrape de la Obtention Lieu de naissance
31 Carey Price Drapeau du Canada Gauche RepĂȘchage 2005 - 1re ronde Anahim Lake, C-B
41 Jaroslav HalĂĄk Slovaquie Gauche RepĂȘchage 2003 - 9e ronde Bratislava, BL
30 Curtis Sanford Drapeau du Canada Gauche Joueur autonome 2009 Owen Sound, Ontario
DĂ©fenseurs
Numéro Joueur Nat. Lance de la Obtention Lieu de naissance
3 Ryan O'Byrne Drapeau du Canada Droite RepĂȘchage 2003 - 3e ronde Victoria, BC
6 Jaroslav Ć paček RĂ©publique tchĂšque Gauche Joueur autonome 2009 Rokycany, PL
26 Josh Gorges Drapeau du Canada Gauche Échange en 2007 (San JosĂ©) Kelowna, C-B
22 Paul Mara Drapeau des États-Unis Gauche Joueur autonome 2009 Ridgewood, NJ
44 Roman HamrlĂ­k RĂ©publique tchĂšque Gauche Joueur autonome 2007 ZlĂ­n, ZL
68 Yannick Weber Drapeau de la Suisse Droite RepĂȘchage 2007 - 3e ronde Morges, MOR
75 Hal Gill Drapeau des États-Unis Gauche Joueur autonome 2009 Concord, MA
79 AndreĂŻ Markov (A[Note 10]) Russie Gauche RepĂȘchage 1998 - 6e ronde Voskresensk, MOS
Attaquants
Numéro Joueur Nat. Lance de la Position Obtention Lieu de naissance
14 TomĂĄĆĄ Plekanec RĂ©publique tchĂšque Gauche C RepĂȘchage 2001 - 3e ronde Kladno, ST
21 Brian Gionta Drapeau des États-Unis Droite AD Joueur autonome 2009 Rochester, NY
15 Glen Metropolit Drapeau du Canada Droite C Au ballottage en 2009 (Philadelphie) Toronto, ON
17 Georges Laraque Drapeau du Canada Droite AD Joueur autonome 2008 Montréal, QC
13 Mike Cammalleri Drapeau du Canada Gauche AG Joueur autonome 2009 Richmond Hill, ON
32 Travis Moen Drapeau du Canada Gauche AG Joueur autonome 2009 Swift Current, SK
36 Matt D'Agostini Drapeau du Canada Droite AD RepĂȘchage 2005 - 6e ronde Sault Ste. Marie, ON
40 Maxim Lapierre Drapeau du Canada Droite C RepĂȘchage 2003 - 2e ronde Saint-LĂ©onard, QC
46 AndreĂŻ Kostitsyne Drapeau de la BiĂ©lorussie Gauche AG RepĂȘchage 2003 - 1re ronde New Canaan, Connecticut
67 Max Pacioretty Drapeau des États-Unis Gauche AG RepĂȘchage 2004 - 8re ronde Kitchener, Ontario
70 Gregory Stewart Drapeau du Canada Gauche AG RepĂȘchage 2003 - 1re ronde Novopolotsk, VI
74 SergueĂŻ Kostitsyne Drapeau de la BiĂ©lorussie Gauche AD / AG RepĂȘchage 2005 - 7e ronde Novopolotsk, VI
84 Guillaume Latendresse Drapeau du Canada Gauche AD/AG RepĂȘchage 2005 - 2e ronde Sainte-Catherine, QC
91 Scott Gomez Drapeau des États-Unis Gauche C Échange en 2009 (Rangers de New York) Anchorage, AK
Andreas Engqvist SuĂšde Droite C Joueur autonome 2009 Stockholm, SU
Résumé des nationalités

Les capitaines

Chandails retirés

Le Canadien de MontrĂ©al est l’équipe de hockey sur glace qui compte le plus grand nombre de chandails retirĂ©s officiellement, soit quinze.

Le plus rĂ©cent chandail retirĂ© est celui de Patrick Roy (no 33), gardien de but de l’équipe de 1984 Ă  1995 ayant menĂ© les siens Ă  deux conquĂȘtes de la Coupe Stanley (1986 et 1993). La cĂ©rĂ©monie s'est dĂ©roulĂ©e le samedi 22 novembre 2008 au Centre Bell.

BanniĂšre -1 - Plante.png
Jacques Plante (7 octobre 1995)
(Aussi porté par Doug Soetaert)
BanniĂšre -2 - Harvey.png
Doug Harvey (26 octobre 1995)
BanniĂšre -4 - BĂ©liveau.png
Jean BĂ©liveau (9 octobre 1971)


(aussi porté par AurÚle Joliat et Newsy Lalonde)

BanniĂšre -5 - Geoffrion.png
Bernard Geoffrion (11 mars 2006)


(aussi porté par Guy Lapointe)

BanniĂšre -7 - Morenz.png
Howie Morenz (2 novembre 1937)


(aussi porté par Joe Malone)

BanniĂšre -9 - M.Richard.png
Maurice Richard (6 octobre 1960)
BanniĂšre -10 - Lafleur.png
Guy Lafleur (16 fĂ©vrier 1985)
BanniĂšre -12 - Moore.png
Dickie Moore (12 novembre 2005)
BanniĂšre -12 - Cournoyer.png
Yvan Cournoyer (12 novembre 2005)
BanniĂšre -16 - H.Richard.png
Henri Richard (10 dĂ©cembre 1975)


(aussi porté par Elmer Lach)

BanniĂšre -18 - Savard.png
Serge Savard (18 novembre 2006)
BanniĂšre -19 - Robinson.png
Larry Robinson (19 novembre 2007)
BanniĂšre -23 - Gainey.png
Bob Gainey (23 fĂ©vrier 2008)
BanniĂšre -29 - Dryden.png
Ken Dryden (29 janvier 2007)
BanniĂšre -33 - Roy.png
Patrick Roy (22 novembre 2008)

Note : Le chandail no 99 de Wayne Gretzky a Ă©tĂ© retirĂ© pour toutes les Ă©quipes de la LNH en 1999.

EntraĂźneurs

Depuis sa premiĂšre saison, l’équipe a vu passer un grand nombre d’entraĂźneurs. Cette section retrace l’ensemble de ces personnes depuis Jean-Baptiste Laviolette, premier entraĂźneur en 1909-1910 et capitaine de l’équipe, Ă  Jacques Martin, l’entraĂźneur actuel depuis l'entre-saison 2009-2010[100].

Avant la LNH

Jean-Baptiste Laviolette est le premier entraĂźneur de l’équipe pour la saison 1910 et par la suite trois entraĂźneurs passent derriĂšre le banc avant que Édouard « Newsy » Lalonde ne devienne en 1915 l’entraĂźneur de l’équipe. Il sera l’entraĂźneur de l’équipe le jour de la crĂ©ation de la Ligue nationale de hockey.

Les premiers temps

Cette pĂ©riode comprend les saisons entre 1917 et 1943, pĂ©riode oĂč le nombre d’équipes dans la LNH a beaucoup Ă©voluĂ©. Édouard « Newsy » Lalonde est joueur et entraĂźneur de l’équipe dĂšs le premier match du Canadien dans la Ligue nationale. En 1920, le Canadien est vendu Ă  LĂ©o Dandurand. L’entente entre les deux hommes n’étant pas au beau fixe, Lalonde est Ă©cartĂ© de l’équipe et, par la mĂȘme occasion, du poste d’entraĂźneur[101].

Le nouveau propriĂ©taire devient alors l’entraĂźneur de l’équipe jusqu’à la fin de la saison 1925-1926. Dandurand embauche alors Cecil Hart comme entraĂźneur de l’équipe. Il mĂšnera le Canadien Ă  deux Coupes Stanley en 1930 et 1931. AprĂšs une dispute avec Dandurand alors que les Canadiens sont premiers de la division la saison suivante, il est renvoyĂ© de l’organisation.

Lalonde revient donc Ă  la tĂȘte de l’équipe pour la fin de la saison et la saison suivante, puis est Ă©paulĂ© par le prĂ©sident de l’équipe.

Sylvio Mantha remplace les deux hommes en 1935-1936, mais les rĂ©sultats ne suivant pas. Hart revient au sein de l’organisation pour un peu plus de deux saisons, mais Ă  une trentaine de matchs de la fin de la saison 1938-1939, il est remplacĂ© par Jules Dugal. Les Canadiens sont qualifiĂ©s pour les sĂ©ries Ă©liminatoires, mais perdent au premier tour contre les Red Wings de DĂ©troit.

Pour le remplacer, Babe Siebert, double vainqueur de la Coupe Stanley en 1926 (Maroons de MontrĂ©al) et 1933 (Rangers de New York), est employĂ© par le Canadien. Malheureusement, au cours de l’étĂ© qui devait prĂ©cĂ©der sa premiĂšre saison, il se noie[102]. Alfred LĂ©pine est alors recrutĂ© pour remplacer au pied levĂ© Siebert, mais il ne parvient pas Ă  rĂ©aliser une bonne saison et le Canadien finissant Ă  la derniĂšre place de la ligue. Il est remerciĂ© Ă  la fin de la saison 1939-1940.

Dick Irvin reconstruit alors l’équipe. Irvin Ă©tait alors entraĂźneur depuis 1930 et avait passĂ© une dizaine de saisons derriĂšre le banc des Maple Leafs de Toronto (gagnant une seule fois la Coupe Stanley). Irvin est engagĂ© sur les conseils de Conn Smythe aux propriĂ©taires des Canadiens de MontrĂ©al. Il restera quinze saisons derriĂšre le banc des Canadiens et sera l’entraĂźneur de Elmer Lach, Doug Harvey, Bill Durnan et de Maurice Richard, joueurs du dĂ©but d’une dynastie durant la pĂ©riode des six Ă©quipes originales.

La période des six équipes originales

Cette pĂ©riode comprend les saisons 1942 Ă  1967. Durant ces annĂ©es, les Canadiens ont gagnĂ© dix Coupes Stanley sous la direction de deux entraĂźneurs diffĂ©rents : Dick Irvin et Hector « Toe » Blake.

Dick Irvin quitte son poste Ă  la fin de la saison 1954-1955, suite Ă  l’incident communĂ©ment appelĂ© « l’émeute Maurice Richard Â». En effet, il a alors tendance Ă  dĂ©velopper une tactique de jeux physique, ce qui ne plaĂźt pas beaucoup Ă  l’intĂ©rieur de l’organisation de l’équipe. Il est forcĂ© de se retirer aprĂšs la finale perdue contre les Red Wings de DĂ©troit[103].

Pour lui succĂ©der, l’ancien ailier de l’équipe Toe Blake est mis en place. Les principales raisons sont qu’il s’exprimait couramment en français et qu’il Ă©tait un joueur de la mĂȘme ligne que Maurice Richard, il Ă©tait plus Ă  mĂȘme qu’Irvin pour gĂ©rer le caractĂšre du compteur des Canadiens. DĂšs sa premiĂšre saison derriĂšre le banc de l’équipe, il gagne la Coupe Stanley, performance qu’il rĂ©pĂšte les quatre saisons suivantes ; il en gagna huit en treize saisons[104].

Les temps modernes

Les Canadiens de Montréal
face aux Bruins de Boston au Centre Bell.
Le banc des Canadiens de Montréal.

Cette pĂ©riode comprend les saisons depuis l’expansion de la LNH en 1967. Toe Blake gagne sa huitiĂšme Coupe Stanley cette saison, mais dĂ©clare par la suite qu’il prĂ©fĂšre se retirer, car il n’avait jamais connu une saison Ă  ce point stressante. Pour succĂ©der Ă  Blake, les Canadiens mettent en place un jeune entraĂźneur de 29 ans, Claude Ruel. Celui-ci occupait Ă  cette Ă©poque le poste de recruteur et devenait le plus jeune entraĂźneur en poste. Il reste derriĂšre le banc jusqu’à la fin de la saison 1969-1970[105].

ContestĂ© Ă  l'intĂ©rieur mĂȘme de l'organisation par les joueurs, Claude Ruel remet sa dĂ©mission et Sam Pollock embauche Al MacNeil, qui sera victime d'une mutinerie semblable et ce, en pleine finale de la Coupe Stanley. Il est congĂ©diĂ© (ou dĂ©missionne, selon la version) Ă  la fin de la saison.

S'amÚne ensuite Scotty Bowman. Bowman, par des méthodes rigides, deviendra l'un des plus brillants entraßneurs de sa génération. Sous son égide, le Tricolore remportera cinq Coupes Stanley, dont quatre consécutives entre 1976 et 1979. Il quitte en 1979, alors que son contrat est échu, pour prendre le contrÎle de l'organisation des Sabres de Buffalo, à titre de directeur-général et d'entraßneur-chef. L'histoire retiendra que Bowman a été humilié de voir Irving Grundman succéder à Sam Pollockalors que le grand manitou prit sa retraite. Bowman croyait qu'il avait fait ses preuves, mais l'organisation en a décidé autrement. Bowman n'a jamais accepté cet affront.

C'est Bernard Geoffrion qui lui succĂšdera. Geoffrion, un homme jovial, ne durera que 48 matchs derriĂšre le banc du Tricolore, avant d'abandonner ses fonctions. À pied levĂ©, Claude Ruel complĂšte la saison 1979-1980. Il sera aussi derriĂšre le banc lors de la saison 1980-1981, alors que le Canadien rate les sĂ©ries pour la premiĂšre fois depuis des lunes, ce qui est un affront pour l'Ă©quipe. L'organisation le remplace par Bob Berry.

Bob Berry durera pendant 3 ans, jusqu'en février 1984. Berry, à sa décharge, n'a jamais été l'homme de Serge Savard, qui remplace Berry par Jacques Lemaire, qui a fait ses classes avec le CollÚge Français de Longueuil.

Lemaire déteste devoir expliquer ses décisions envers les journalistes et aprÚs une élimination hùtive contre les Nordiques en 1985, il remet sa démission. Savard décide de le remplacer par Jean Perron, issu de l'organisation.

La premiÚre saison de Perron se déroule en dents de scie, si bien que des rumeurs de congédiement circulent pendant une bonne partie de l'hiver. Mais une réunion des vétérans de l'équipe replace l'équipe sur la bonne voie, et contre toute attente, le Canadien, en grande partie grùce aux prouesses d'un gringalet gardien de 20 ans, Patrick Roy, remporte sa 23e Coupe Stanley.

Mais le dĂ©faut de Perron lui coĂ»tera son travail. Ce qu'on a reprochĂ© Ă  Perron, c'est son manque d'autoritĂ© et sa difficultĂ© Ă  maintenir la discipline au sein de l'Ă©quipe. En pleines sĂ©ries Ă©liminatoires, trois joueurs (Chris Chelios, Petr Svoboda et Shayne Corson) sont impliquĂ©s dans la dĂ©sormais cĂ©lĂšbre « Affaire du Lampadaire Â». AprĂšs avoir Ă©chappĂ© au couvre-feu, les joueurs, accompagnĂ©s de deux mineures, sont impliquĂ©s dans un accident d'automobile. L'histoire se rend aux oreilles de Ronald Corey et de Serge Savard qui, Ă  la suite de plusieurs tractations, dĂ©cident de congĂ©dier Perron, en mai 1988.

Un maßtre de la discipline, l'ancien policier de Hull Pat Burns, s'amÚne à la barre du club en 1988 et mÚne le Canadien en finale de la Couple Stanley. Mais aprÚs trois éliminations en premiÚre ronde face aux Bruins de Boston, des commentaires acerbes de deux joueurs dans les journaux, Burns remet sa démission et est rapidement embauché par les Maple Leafs de Toronto.

Jacques Demers s'est avĂ©rĂ© un choix judicieux pour remplacer Burns. À sa premiĂšre campagne, Demers et le Canadien tirent de l'arriĂšre 2 Ă  0 face aux Nordiques de QuĂ©bec. Cependant, quand les Nordiques arrivent Ă  MontrĂ©al, comme le racontera Demers dans sa biographie, Pierre PagĂ© balancera tout le contenu d'un salon d'accueil Ă©rigĂ© spĂ©cialement pour les Nordiques par le Canadien dans les poubelles, en dĂ©clarant « qu'il ne veut rien savoir de leurs politesses Â». L'Ă©quipe de Demers ramĂšnera les Nordiques sur terre avec quatre gains successifs pour expĂ©dier la troupe de PagĂ© en vacances. Ce fut le dĂ©but de la fin pour PagĂ©, qui sera congĂ©diĂ© un an plus tard.

De son cÎté, le Canadien, pour qui les planÚtes semblent alignées, file allÚgrement vers une 24e Coupe Stanley. Malgré ça, 2 ans plus tard, aprÚs une série d'évÚnements tumultueux et une séquence de 4 cuisants revers pour débuter la saison, Ronald Corey fait table rase et embauche Réjean Houle à la place de Savard. Houle jettera son dévolu sur Mario Tremblay pour veiller à la destinée du Canadien.

Ce geste fera commencer la descente aux enfers du club et Tremblay démissionnera 20 mois plus tard. Depuis ce temps, Alain Vigneault, Michel Therrien, Claude Julien, Bob Gainey, Guy Carbonneau, Bob Gainey et Jacques Martin se sont succédé derriÚre le banc du Canadien en 12 ans. L'embauche de Jacques Martin, en juin 2009, un entraßneur expérimenté, est significatif de la volonté de l'organisation d'avoir de la stabilité derriÚre le banc des Canadiens de Montréal.

Directeurs généraux

Présidents

Au Temple de la renommée du hockey

Voici les joueurs importants[106] dans l’histoire des Canadiens ayant acquis une des plus belles rĂ©compenses dans la Ligue nationale de hockey : l’accĂšs au Temple de la renommĂ©e du hockey. Afin d’y ĂȘtre admis, le dossier de chaque pĂ©titionnaire doit passer devant dix-huit membres du comitĂ© et recevoir au moins les trois-quarts des votes (sur quinze membres)[107]. Chaque annĂ©e, sont admis au maximum :

  • Quatre joueurs ;
  • Deux bĂątisseurs[Note 11] ;
  • Un officiel (arbitre ou juge de ligne).

Pour les joueurs, arbitres ou juges de ligne, la personne doit avoir pris sa retraite depuis au moins trois ans. Dans le passĂ©, il y a eu des exceptions pour les joueurs dotĂ©s d’un talent exceptionnel qui, selon le comitĂ©, mĂ©ritaient d’ĂȘtre intronisĂ©s avant les trois annĂ©es rĂ©glementaires. Ce fut le cas par exemple pour Maurice Richard et Jean BĂ©liveau.

Joueurs des Canadiens de Montréal introduits au Temple de la renommée
Joueur Nationalité Position Année[Note 12] Joueur Nationalité Position Année Joueur Nationalité Position Année
Howie Morenz Drapeau du Canada C 1945 Hector Blake Drapeau du Canada AG 1966 Jacques Lemaire Drapeau du Canada C 1984
Georges VĂ©zina Drapeau du Canada G 1945 Ken Reardon Drapeau du Canada D 1966 Bert Olmstead Drapeau du Canada AD 1985
Aurùle Joliat Drapeau du Canada AG 1947 Émile Bouchard Drapeau du Canada D 1966 Serge Savard Drapeau du Canada D 1986
Newsy Lalonde Drapeau du Canada C 1950 Elmer Lach Drapeau du Canada C 1966 Jacques LaperriĂšre Drapeau du Canada D 1987
Joe Malone Drapeau du Canada C 1950 Tom Johnson Drapeau du Canada D 1970 Guy Lafleur Drapeau du Canada AD 1988
Sprague Cleghorn Drapeau du Canada D 1958 Jean BĂ©liveau Drapeau du Canada C 1972 Bud O'Connor Drapeau du Canada AD 1988
Herb Gardiner Drapeau du Canada AG 1958 Bernard Geoffrion Drapeau du Canada AD 1972 Bob Gainey Drapeau du Canada AG 1992
Sylvio Mantha Drapeau du Canada D 1960 Doug Harvey Drapeau du Canada D 1973 Guy Lapointe Drapeau du Canada D 1993
Maurice Richard Drapeau du Canada AD 1961 Dickie Moore Drapeau du Canada AG 1974 Steve Shutt Drapeau du Canada AG 1993
Joe Hall Drapeau du Royaume-Uni D 1961 Jacques Plante Drapeau du Canada G 1978 Larry Robinson Drapeau du Canada D 1995
George Hainsworth Drapeau du Canada G 1961 Henri Richard Drapeau du Canada C 1979 Denis Savard Drapeau du Canada C 2000
Jean-Baptiste Laviolette Drapeau du Canada D 1962 Lorne « Gump » Worsley Drapeau du Canada G 1980 Rod Langway Drapeau des États-Unis D 2002
Didier Pitre Drapeau du Canada D 1962 Frank Mahovlich Drapeau du Canada AG 1981 Patrick Roy Drapeau du Canada G 2006
Albert « Babe » Siebert Drapeau du Canada AG 1964 Yvan Cournoyer Drapeau du Canada AD 1982 Dick Duff Drapeau du Canada AG 2006
Bill Durnan Drapeau du Canada G 1964 Ken Dryden Drapeau du Canada G 1983

Notes et références

Notes

  1. ↑ Le terme six Ă©quipes originales de la LNH est trompeur car hormis les Canadiens, aucune Ă©quipe du groupe n'existait Ă  la crĂ©ation de la LNH
  2. ↑ Le mot anglais wanderer veut dire vagabond en français. L'Ă©quipe Ă©tait ainsi nommĂ©e car elle avait Ă©tĂ© formĂ©e des joueurs mĂ©contents qui avaient quittĂ© leur Ă©quipe : les Victorias de MontrĂ©al ou encore l'Association athlĂ©tique amateur de MontrĂ©al.
  3. ↑ Le quartier McGill College Ă©tait Ă  l'Ă©poque un bastion anglophone de l’époque, ce qui n’est plus le cas de nos jours.
  4. ↑ Le poste de maraudeur, rover en anglais, Ă©tait un poste de joueur sans position fixe, disparu au dĂ©but du XXe siĂšcle.
  5. ↑ George Kendall est connu sous le nom de George Kennedy mais change de nom car son pĂšre, pilier de l’Église baptiste, dĂ©sapprouve son choix d'une carriĂšre sportive.
  6. ↑ Un gardien de but effectue un blanchissage quand il rĂ©ussit Ă  ne concĂ©der aucun but durant tout le match. Il faut Ă©galement qu'il soit le seul gardien de l'Ă©quipe Ă  avoir jouĂ©.
  7. ↑ Rocket signifiant « La fusĂ©e Â», en lien avec sa rapiditĂ©.
  8. ↑ Avant la saison 1926-27 et depuis la crĂ©ation de la LNH, d'autres Ă©quipes en dehors de LNH Ă©taient autorisĂ©es Ă  concourir pour la Coupe Stanley.
  9. ↑ Les joueurs des Canadiens ayant remportĂ© le titre de meilleur pointeur avant cette date sont tout de mĂȘme citĂ©s.
  10. ↑ Le A signifie que le joueur est assistant du capitaine de l'Ă©qiupe.
  11. ↑ Cette catĂ©gorie correspond aux personnes qui ne jouent pas directement au hockey mais ont un impact significatif sur ce sport; il peut s’agir d’entraĂźneurs, de prĂ©sidents, de propriĂ©taires de franchises ou encore de personnalitĂ©s des mĂ©dias.
  12. ↑ Correspond Ă  l'annĂ©e d’admission au Temple de la renommĂ©e du hockey.

Références

  1. ↑ Le Forum sur Le site historique des Canadiens de MontrĂ©al. ConsultĂ© le 30 juillet 2009.
  2. ↑ Le Forum de MontrĂ©al sur MusĂ©e virtuel du Canada, Les cĂ©lĂšbres patinoires. ConsultĂ© le 3 mai 2009
  3. ↑ Forum de MontrĂ©al sur Grand QuĂ©bec, MontrĂ©al : ses attraits. ConsultĂ© le 3 mai 2009
  4. ↑ Plus de fantĂŽmes au Forum sur Archives de Radio-Canada, 11 mars 1996, SociĂ©tĂ© Radio-Canada. ConsultĂ© le 3 mai 2009
  5. ↑ Le tour du chapeau sur Centre d'histoire de MontrĂ©al, Ville de MontrĂ©al. ConsultĂ© le 3 mai 2009
  6. ↑ Mariane Engrand, « Les Canadiens de MontrĂ©al 1909 – 2009 Â» sur Ville de MontrĂ©al. ConsultĂ© le 9 juillet 2009. « De ce fait, il s’agit de la plus ancienne Ă©quipe de hockey au monde encore en activitĂ©. Â»
  7. ↑ Les Glorieux 1909-2009 sur LivresQuĂ©bĂ©cois.com. ConsultĂ© le 9 juillet 2009
  8. ↑ Article sur les Canadiens sur http://www2.canoe.com
  9. ↑ (fr) Page consacrĂ©e Ă  la Coupe Stanley sur http://notrehistoire.canadiens.com/.
  10. ↑ Dans « Cent ans de hockey Â», page 138.
  11. ↑ SĂ©bastien Lunardi, « Histoire des Canadiens de MontrĂ©al Â» sur www.usherbrooke.ca, 16 avril 2004, Bilan du siĂšcle, UniversitĂ© de Sherbrooke. ConsultĂ© le 30 juillet 2009.
  12. ↑ La vente du Canadien envisagĂ©e sur Radio-Canada.ca, 23 mars 2009, SociĂ©tĂ© Radio-Canada. ConsultĂ© le 30 juillet 2009.
  13. ↑ (en) Mike Leonetti, Canadiens legends : Montreal's Hockey Heroes, Raincoast Books, Vancouver, 10 fĂ©vrier 2005, 272 p. (ISBN 1551927314) .
  14. ↑ a  et b  Le Centre Bell sur Le site historique des Canadiens de MontrĂ©al. ConsultĂ© le 30 juillet 2009.
  15. ↑ a  et b  Dans « Cent ans de hockey Â», pages 18-19 .
  16. ↑ (en) Biographie de Pitre sur http://www.legendsofhockey.net.
  17. ↑ a  et b  (en) Biographie de Lalonde sur http://www.legendsofhockey.net.
  18. ↑ La premiĂšre victoire du Canadien sur Le site historique des Canadiens de MontrĂ©al. ConsultĂ© le 31 juillet 2009.
  19. ↑ La premiĂšre saison du Canadien sur Le site historique des Canadiens de MontrĂ©al. ConsultĂ© le 31 juillet 2009.
  20. ↑ a , b  et c  Biographie de George Kennedy sur http://www.biographi.ca. ConsultĂ© le 31 juillet 2009
  21. ↑ Montreal Canadiens Team History sur sportsecyclopedia.com, 9 juillet 2008. ConsultĂ© le 23 octobre 2008
  22. ↑ (en) Biographie de VĂ©zina sur http://www.legendsofhockey.net.
  23. ↑ Saison 1910-11 sur Le site historique des Canadiens de MontrĂ©al. ConsultĂ© le 31 juillet 2009.
  24. ↑ Le Devoir, 4 dĂ©cembre 1911, p. 4.
  25. ↑ Saison 1911-1912 sur Le site historique des Canadiens de MontrĂ©al. ConsultĂ© le 31 juillet 2009.
  26. ↑ a  et b  Saison 1915-16 sur Le site historique des Canadiens de MontrĂ©al. ConsultĂ© le 31 juillet 2009.
  27. ↑ « Les Canadiens sont champions du monde Â» sur http://www.collectionscanada.gc.ca/. ConsultĂ© le 31 juillet 2009.
  28. ↑ (en) Les grandes dates de l'histoire de la LNH, article sur nhl.com.
  29. ↑ Dans « Brian McFarlane's History of Hockey Â».
  30. ↑ (en) CrĂ©ation de la LNH, article sur nhl.com.
  31. ↑ (en) Calder est le premier prĂ©sident de la ligue, article sur nhl.com.
  32. ↑ (en) Biographie de Joe Hall sur http://www.legendsofhockey.net.
  33. ↑ Cette idĂ©e de clubs-Ă©coles avait fait son chemin d’abord Ă  Toronto, mais Selke et Pollock la dĂ©velopperont pour en faire la machine Ă  talents — et Ă  argent — qu’elle fut.
  34. ↑ (en)King is Dethroned; Hockey, Canadiens-style, is not without its warts, 2001, The Montreal Gazette. ConsultĂ© le 22 octobre 2008
  35. ↑ Molson confirme la vente Ă  l'AmĂ©ricain George Gillet fils, 31 janvier 2001, Radio-Canada. ConsultĂ© le 23 octobre 2008
  36. ↑ Les Canadiens inaugurent l'AllĂ©e des BĂątisseurs sur canadiens.com, 14 dĂ©cembre 2006. ConsultĂ© le 23 octobre 2008
  37. ↑ Hockey News n'a pas tout Ă  fait tort sur RDS, 23 aoĂ»t 2007. ConsultĂ© le 24 octobre 2008
  38. ↑ Dossier : Sur le plateau de Pour toujours, les Canadiens! sur Cinoche.com. ConsultĂ© le 21 septembre 2008.
  39. ↑ (en) Lapierre scores hat trick as Canadiens earn 3,000th win sur USAToday.com. ConsultĂ© le 29 dĂ©cembre 2008.
  40. ↑ Maxim Lapierre marque trois buts dans la victoire de 5-2 du Canadien sur TQS.ca. ConsultĂ© le 29 dĂ©cembre 2008.
  41. ↑ ImpĂ©ratif Français remet ses prix Coco et Citron sur MĂ©tro MontrĂ©al, 30 mars 2009, MĂ©tro MontrĂ©al. ConsultĂ© le 11 avril 2009. « Quatre prix “Bavures linguistiques” ont aussi Ă©tĂ© remis pour souligner des bavures plus ponctuelles concernant la langue française. Le premier revient au Canadien de MontrĂ©al “qui, pour cĂ©lĂ©brer son 100e anniversaire, n’avait aucun logo uniquement en français”. Â»
  42. ↑ Prix Citron et Coco : les bavures linguistiques sur ImpĂ©ratif français, 20 mars 2009. ConsultĂ© le 11 avril 2009
  43. ↑ « Maurice Richard : L’idole d’un peuple Â», Jean-Marie Pellerin, 570 p.
  44. ↑ Maurice Richard traĂźnant Earl Siebert sur ses Ă©paules.
  45. ↑ Maurice Richard s'agenouille, puis marque un but!
  46. ↑ « Cinq buts et 3 passes aprĂšs un dĂ©mĂ©nagement Â» (MontrĂ©al, 28 dĂ©cembre 1944)
  47. ↑ « Victoire sanglante Â»
  48. ↑ La grande noirceur.
  49. ↑ Une bombe fumigĂšne est lancĂ©e durant la partie.
  50. ↑ Le mouvement automatiste.
  51. ↑ Le Refus global.
  52. ↑ Maurice Richard lance à la radio un appel au calme.
  53. ↑ (en) La mort de Bernard Geoffrion.
  54. ↑ L'inoubliable 31 dĂ©cembre 1975.
  55. ↑ Alexander Maltsev: la peur au ventre.
  56. ↑ Yvan Cournoyer: la fiertĂ© d'abord.
  57. ↑ Vladislav Tretiak se souvient.
  58. ↑ (en) Champions de la Coupe Stanley.
  59. ↑ (en) Pourquoi les « Habs Â»?
  60. ↑ Le site officiel de Youppi!
  61. ↑ Dans Sam Pollock et le Canadien de MontrĂ©al, page 15.
  62. ↑ Roch Carrier, Sheldon Cohen, « Le chandail Â» sur ONF.ca, 1980. ConsultĂ© le 24 aoĂ»t 2009
  63. ↑ International hockey timeline sur IIHF.com. ConsultĂ© le 21 octobre 2008
  64. ↑ Dans Sam Pollock et le Canadien de MontrĂ©al, page 21.
  65. ↑ a  et b  (en) NHL Team Valuations (« Valeurs des Ă©quipes de la LNH Â»). ConsultĂ© le 14 novembre 2008.
  66. ↑ a  et b  Grands moments : Les Canadiens au petit Ă©cran (11 octobre 1952) sur le Site histoire des Canadiens. ConsultĂ© le 29 mars 2009.
  67. ↑ a  et b  (en) Article sur le Forum de MontrĂ©al sur http://hockey.ballparks.com/.
  68. ↑ (en) Biographie de William Northey sur http://www.legendsofhockey.net.
  69. ↑ Dans « The Montreal Maroons: The Forgotten Stanley Cup Champions Â», page 12
  70. ↑ a  et b  Dans « The Montreal Maroons: The Forgotten Stanley Cup Champions Â», page 43.
  71. ↑ (fr) Historique du Forum de MontrĂ©al sur http://notrehistoire.canadiens.com.
  72. ↑ Dans « The Montreal Maroons: The Forgotten Stanley Cup Champions Â», chapitre trois.
  73. ↑ Extrait de commentaire par RenĂ© Lecavalier.
  74. ↑ a  et b  AurĂ©lie Luneau. Radio-Canada et la promotion de la culture francophone (1936-1997), VingtiĂšme SiĂšcle. Revue d'histoire, 1997, vol. 55, no 1, p. 119. [lire en ligne].
  75. ↑ RenĂ© Lecavalier, bĂątisseur sur RDS, 1er janvier 1993. ConsultĂ© le 1er aoĂ»t 2009.
  76. ↑ (en) Dick Irvin et Hockey Night in Canada.
  77. ↑ (en) Histoire et description de la Coupe Stanley
  78. ↑ (en) Page sur le trophĂ©e Prince de Galles sur http://www.legendsofhockey.net/.
  79. ↑ (en) Page sur le trophĂ©e du PrĂ©sident sur http://www.legendsofhockey.net/.
  80. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Art Ross sur http://www.legendsofhockey.net/.
  81. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Bill Masterton.
  82. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Calder.
  83. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Conn Smythe.
  84. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Frank J. Selke.
  85. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Hart.
  86. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Jack Adams.
  87. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e James Norris.
  88. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e King Clancy.
  89. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Lady Byng.
  90. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Lester B.Pearson.
  91. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Maurice Richard.
  92. ↑ Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e Roger Crozier.
  93. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e VĂ©zina.
  94. ↑ (en) Liste des rĂ©cipiendaires du trophĂ©e William M. Jennings.
  95. ↑ Streit rĂ©cipiendaire 2007 du trophĂ©e Beauchamp
  96. ↑ Jacques-Beauchamp : encore Streit
  97. ↑ Lapierre rĂ©compensĂ© pour son apport sur RDS, 10 avril 2009, Presse canadienne. ConsultĂ© le 12 avril 2009
  98. ↑ a  et b  Grands moments : Un vĂ©ritable festival offensif (3 mars 1920), Site historique des Canadiens. ConsultĂ© le 29 mars 2009.
  99. ↑ Équipe - Formation sur le site officiel des Canadiens de MontrĂ©al.
  100. ↑ (fr) Article sur http://www2.canoe.com
  101. ↑ (en) Biographie d'Édouard Lalonde.
  102. ↑ (en) Biographie de Babe Siebert.
  103. ↑ (en) Biographie de Dick Irvin.
  104. ↑ (en) Biographie de Toe Blake.
  105. ↑ Nomination de Claude Ruel au poste d’entraĂźneur du Canadien de MontrĂ©al.
  106. ↑ Liste des joueurs du Canadien au Temple de la renommĂ©e du hockey
  107. ↑ (en) Description du processus de sĂ©lection des candidatures pour le temple de la renommĂ©e

Voir aussi

Bibliographie

Commons-logo.svg

  • Pierre Bruneau et LĂ©andre Normand, La glorieuse histoire des Canadiens, Les Éditions de l'homme, MontrĂ©al, 2003, 743 p. .
  • Al Strachan, Cent ans de hockey, Hurtubise HMH ltĂ©e, 2000 (ISBN 2-89428-439-X) 
  • Line Bonneau et TaĂŻeb Hafsi, Sam Pollock et le Canadien de MontrĂ©al, Presse de l'UniversitĂ© du QuĂ©bec, MontrĂ©al, 1996, 129 p. (ISBN 2-7605-0859-5) 
  • (en) William Brown, The Montreal Maroons: The Forgotten Stanley Cup Champions, Vehicule Press, 2006 (ISBN 978-1550651287) 
  • (en) Brian McFarlane, Brian McFarlane's History of Hockey, Sports Publishing Inc, 1997 (ISBN 1-57167-145-5) 

Liens externes

  • Portail du hockey sur glace Portail du hockey sur glace
  • Portail de MontrĂ©al Portail de MontrĂ©al
  • Portail du QuĂ©bec Portail du QuĂ©bec
Ce document provient de « Canadiens de Montr%C3%A9al ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Canadiens De Montréal de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Canadiens de Montreal — Canadiens de MontrĂ©al Pour les articles homonymes, voir Canadien 
   WikipĂ©dia en Français

  • Canadiens de montrĂ©al — Pour les articles homonymes, voir Canadien 
   WikipĂ©dia en Français

  • Canadiens de Montreal — Canadiens de MontrĂ©al GrĂŒndung 4. Dezember 1909 Geschichte Canadiens de MontrĂ©al seit 1909 Stadion Centre Bell 
   Deutsch Wikipedia

  • Canadiens de MontrĂ©al — GrĂŒndung 4. Dezember 1909 Geschichte Canadiens de MontrĂ©al seit 1909 Stadion 
   Deutsch Wikipedia

  • Canadiens de MontrĂ©al — Ciudad Montreal, Quebec Conferencia Conferencia Este 
   Wikipedia Español

  • Canadiens de MontrĂ©al — Pour les articles homonymes, voir Canadien. Canadiens de MontrĂ©al 
   WikipĂ©dia en Français

  • Canadiens de MontrĂ©al Junior — Canadien junior de MontrĂ©al Canadien junior de MontrĂ©al Lieu : MontrĂ©al, QuĂ©bec 
   WikipĂ©dia en Français

  • Saison 2008-2009 des Canadiens de MontrĂ©al — Saison 2008 09 des Canadiens de MontrĂ©al Mise au jeu lors d un match prĂ©paratoire contre les Bruins de Boston au Centre B 
   WikipĂ©dia en Français

  • Saison 2009-2010 des Canadiens de MontrĂ©al — Saison 2009 10 des Canadiens de MontrĂ©al Informations gĂ©nĂ©rales EntraĂźneur Jacques Martin Patinoire Centre Bell Saison rĂ©guliĂšre RĂ©compenses Autres saisons 
   WikipĂ©dia en Français

  • Saison 2010-2011 des Canadiens de MontrĂ©al — Mise au jeu lors d un match prĂ©paratoire contre les Islanders de New York au 
   WikipĂ©dia en Français


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.