Calabre

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Calabre
Calabre
Calabre Flag of Calabria.svg
Administration
Pays Drapeau d'Italie Italie
Capitale Catanzaro
Coordonn√©es 38¬į 59‚Ä≤ 37‚Ä≥ N 16¬į 27‚Ä≤ 27‚Ä≥ E / 38.993572, 16.4575238¬į 59‚Ä≤ 37‚Ä≥ Nord
       16¬į 27‚Ä≤ 27‚Ä≥ Est
/ 38.993572, 16.45752
  
Président Giuseppe Scopelliti (PdL)
(2010-2015)
Provinces 5
Communes 409
Statistiques
Superficie 15 079 km2
Population 2 011 397 hab. (30/09/2010)
Densité 133 hab./km²
Autres données
NUTS 1 ITF (Italie méridionale)
ISO 3166-2 IT-78
Site officiel www.regione.calabria.it
Localisation
Image illustrative de l'article Calabre

La r√©gion de Calabre (en italien : Regione Calabria), plus couramment appel√©e la Calabre (en italien : Calabria ; en calabrais : Cal√†bbria ; en griko : Calavr√¨a), est une r√©gion d'Italie situ√©e √† l'extr√™me sud-ouest de la p√©ninsule (√† la pointe de la ¬ę botte ¬Ľ). Ses habitants sont les Calabrais. La capitale r√©gionale est Catanzaro.

Sommaire

Géographie

NASA: Photosatellite de la Calabre (NASA)

C'est une r√©gion essentiellement montagneuse, comptant plusieurs massifs : le Pollino, la serra de Pellegrino, le Sorino, la Sila et l'Aspromonte. Les vall√©es sont √©troites et ravin√©es.

Climat

Le climat est m√©diterran√©en, marqu√© par une longue s√©cheresse estivale de la mi-mai √† la mi-septembre et des automnes et printemps pluvieux. Les hivers sont doux sur les c√ītes et sur les plaines comme celle de Gioia Tauro en basse Calabre ou celle de Sibari en haute Calabre, le temps est aussi souvent pluvieux. En montagne, il fait froid avec parfois des chutes de neige sur le massif de l'Aspromonte et celui de la Sila ; les √©t√©s sont tr√®s chauds et secs, le thermom√®tre peut d√©passer les 40¬įC en p√©riode de canicule. Sur le relief, il fait un peu plus frais avec l'altitude.

Donnée climatique de la ville de Reggio de Calabre.

Temp√©ratures moyennes mini et maxi en janvier: 8¬į C - 15¬į C. Temp√©ratures moyennes mini et maxi en juillet: 22¬į C - 31¬į C. Pr√©cipitations en janvier 63 mm. Pr√©cipitations en juillet 6 mm. (source meteoam).

Géologie

La Calabre se r√©f√®re g√©n√©ralement √† ¬ę l‚Äôarc calabrien ¬Ľ, aussi appel√© ¬ę l‚Äôarc calabro-lucanien ¬Ľ ou ¬ę arc tyrrh√©nien ¬Ľ. Il s'agit d'un domaine de forme semi-circulaire qui s'√©tend depuis la partie sud de Basilicate jusqu'au secteur nord-est de la Sicile, dit le Peloritani. Certains auteurs pr√©f√®rent √©tendre ce domaine depuis l'Arc calabrais de Naples dans le nord jusqu'√† Palerme au sud-ouest.

Le domaine se compose principalement des roches du ¬ę socle calabrien ¬Ľ (cristallines et m√©tamorphiques) d'√Ęge pal√©ozo√Įque, partiellement recouvertes par des s√©diments n√©og√®nes. Des √©tudes r√©centes ont montr√© que ces roches font partie d'une unit√© tectonique (chevauchement) couvrant des unit√©s des Apennins m√©ridionales et des Maghrebides de la Sicile[1].

L'√©volution du syst√®me N√©og√®ne g√©otectonique M√©diterran√©e centrale, est caract√©ris√©e par un d√©placement de l'Arc calabrien vers le sud-est, se pla√ßant sur le promontoire de la plaque africaine (Argand, 1916, et Guazzone Boccaletti, 1972). Les principaux √©l√©ments de cette cha√ģne sont donc : la Calabre ou ¬ę Bloc Calabro peloritano ¬Ľ, la chaine Apenninique m√©ridionale, et la cha√ģne maghrebide sicilienne. L'avant-pays de ce syst√®me est form√© par les promontoires de la plaque africaine: la plate-forme Apula, une partie de la plaque Adria, et la plate-forme Ibleo ou ¬ęRagusa¬Ľ, s√©par√©e par le bassin de la mer Ionienne. La mer Tyrrh√©nienne, ¬ęBassin Tyrrh√©nienne¬Ľ est consid√©r√©e comme un bassin arri√®re-arc de ce dernier syst√®me de subduction, o√Ļ des "microplaques" li√©es √† la plaque africaine rentrent au-dessous des microplaques d'affinit√©s europ√©enne (Arco Calabro).

La g√©ologie de Calabre a √©t√© √©tudi√©e depuis plus d'un si√®cle dans le d√©tail. Pour la litt√©rature scientifique avant 1973 se r√©f√®rer √† Ognibene (1973). Ippolito (1959) pr√©sente une bibliographie compl√®te des travaux avant cette date. Cortese (1895), Limanowski (1913), Quitzow (1935), Caire et al. (1960), Caire (1961), Grand-Jacquet et al. (1961); Ogniben (1969, 1973), Caire (1970, 1975, 1978), Burton (1971), Amodio-Morelli et al. (1976), Dubois (1976), Grand-Jacquet et Mascle (1978), Moussat (1983), van Dijk (1992), et van Dijk et al. (2000) proposent aussi d'int√©ressants livres, monographies et jalons. Il convient de noter que, dans les premi√®res Ňďuvres sur la g√©ologie de la Calabre g√©n√©ralement on a d√©fini deux phases : l'√©volution et la d√©formation du socle jusqu'√† l'√Čoc√®ne tardif, et la phase ¬ępost-tectonique¬Ľ avec le s√©dimentation des s√©quences post-orog√©niques, pendant le N√©og√®ne tardif. Puis, par des √©tudes plus approfondies des affleurements, et les √©tudes li√©es √† l'extraction des hydrocarbures (sections sismiques et forages profonds) il est devenu √©vident que le derni√®re d√©formation est consid√©r√©e comme post-Mioc√®ne, Plioc√®ne et m√™me post Pl√©istoc√®ne moyen[1].

Pendant le dernier épisode, le "Récent", la zone est caractérisée par une activité volcanique et sismique. En général, cela a été attribué à une phase de restauration isostatique après la déformation de la phase de Pléistocène moyenne. Certains auteurs sont de la conviction que la subduction est encore active.

Carte géotectonique de la Méditerranée centrale et de l’Arc calabrien. Le tracé bleu indique la position de la Section géotectonique. D'après van Dijk (1992) [1]
Section géotectonique de l’Arc calabrien. Gauche: NO; Droit: SE. D'après van Dijk (1992) [1]

Histoire

Antiquité

La Calabre[2] est d'abord sous domination lucanienne, puis elle est colonis√©e par les Grecs en raison de son importance strat√©gique (contr√īle du d√©troit de Messine).

La colonisation grecque est assez importante et la r√©gion est progressivement hell√©nis√©e. Avec la Sicile, elle constitue la ¬ę Grande Gr√®ce ¬Ľ. C'est la terre d'adoption de Pythagore.

√Ä partir du IIIe si√®cle av. J.‚ÄĎC., la r√©gion passe peu √† peu sous le contr√īle de Rome qui l'appelle Bruttium, du nom du peuple des Bruttiens, anciens alli√©s de Hannibal, qui occupent la r√©gion.

Invasions barbares

√Ä partir de la fin de l'Antiquit√©, elle n'√©chappe pas aux invasions barbares : elle est pill√©e et saccag√©e par les Wisigoths des rois Alaric et Athaulf (410/411). Alaric meurt sous les murailles de Cosenza et est enterr√© avec un important tr√©sor dans le lit du Busento, qui arrose la ville. Le ¬ę tr√©sor d'Alaric ¬Ľ, qui a toujours √©chapp√© aux pillards et aux chercheurs de tr√©sor, est toujours autant recherch√©.

Elle est également pillée par les Vandales installés en Afrique romaine, puis passe partiellement sous domination ostrogothique. Lors des guerres gothiques opposant les Ostrogoths aux Byzantins, elle est ravagée par les guerriers de Totila avant de passer sous domination byzantine, puis par des bandes de Francs et d'Alamans venus (en principe) aider les Goths du nouveau roi Teias.

Les Lombards p√©n√®trent eux aussi en Calabre peu de temps apr√®s leur invasion de l'Italie et la r√©gion subit r√©guli√®rement les attaques du duch√© lombard de B√©n√©vent. Le roi lombard Liutprand est peut-√™tre √† l'origine de l'actuelle ville calabraise de Longobardi, fond√©e vers 735, qui tire son nom du peuple lombard (les Langobards, devenus ¬ę Lombards ¬Ľ pour la France; Longobardi en italien).

√Ä partir du IXe si√®cle elle commence √† subir les incessants raids de pirates sarrasins puis au Xe si√®cle, elle est peut-√™tre atteinte et pill√©e par des bandes magyares qui se sont aventur√©es en Italie jusqu'√† B√©n√©vent. Au XIe si√®cle, elle est conquise peu √† peu par des Normands.

De la période normande à aujourd'hui

L'antique route principale de Locri
Port de Gioia Tauro

Le célèbre aventurier normand Robert Guiscard, arrivé en Italie en 1047, installe son repaire à San Marco Argentano (1048), sur les hauteurs du Crati. De là, il sème la terreur dans la région, pillant les monastères, rançonnant la population et harcelant les troupes byzantines. Les Normands expulsent peu à peu les Byzantins de Calabre et érigent la région en duché (1059), Robert devenant, en plus de duc d'Apulie, duc de Calabre et de Sicile. La prise de Reggio en 1061, achève la conquête normande de la Calabre. Cette dernière sert alors de base pour attaquer et conquérir la Sicile musulmane et sarrasine.

Roger de Hauteville, surnomm√© (le) ¬ę Bosse ¬Ľ ou ¬ę Bosso ¬Ľ pour sa robustesse, et son fr√®re cadet de ¬ę Guiscard ¬Ľ s'installe √† Mileto vers 1061. De l√†, il entame la longue conqu√™te de la Sicile, achev√©e en 1091 avec la prise de Noto. En 1130, le duch√© normand de Calabre est rattach√© au royaume normand de Sicile du roi Roger II de Sicile. Sous la p√©riode normande, apr√®s une p√©riode de troubles et de guerres succ√®de, √† partir du XIIe si√®cle, une p√©riode de prosp√©rit√©. De nombreux √©difices religieux sont construits ou reb√Ętis.

Le sort de la Calabre reste alors li√© au royaume sicilien : passant tour √† tour des Maison Hauteville aux nobles Hohenstaufen (√† partir de 1194-1197/1198), puis aux Fran√ßais (Angevins) (seconde moiti√© du XIIIe si√®cle), aux Espagnols, aux Habsbourgs (ceux d'Espagne et ceux d'Autriche), puis aux Bourbons. Enfin, en 1860, elle est int√©gr√©e au royaume d'Italie, r√©unifi√©.

√Čconomie

Lors de l'invasion piémontaise en 1860 (Risorgimento), la Calabre est réputée pour ses sidérurgies et ses fabriques d'armes. Des complexes industriels tels que ceux de Mongiana ou Ferdinandea sont, à l'époque, le fleuron de l'industrie du Royaume des Deux-Siciles, industrialisation initiée par les Bourbon-Siciles. La fin de cette ère industrielle de la Calabre (ainsi que de tout le sud de l'Italie) commence à partir de 1860 lorsque la maison royale de Savoie déplace le centre économique et industriel du sud au nord de l'Italie. C'est à cette même époque que s'instaure la Mafia dans le sud. Ces effets ont été si néfastes que 140 ans après la chute du royaume des Deux-Siciles, la région en souffre encore actuellement.

La Calabre est √©galement, depuis la fin du XIXe si√®cle, une source importante de main d'Ňďuvre pour de nombreux pays du monde entier comme principalement l'Argentine et le Br√©sil en Am√©rique du Sud, les √Čtats-Unis, le Canada, l'Australie, et la France, la Belgique, l'Allemagne et la Suisse concernant l'Europe. Si cette √©migration s'est tarie dans les ann√©es 1970, de nombreux Calabrais doivent encore quitter leur r√©gion pour le nord de l'Italie, centre √©conomique de la p√©ninsule, pour chercher du travail. Mais la situation s'est arrang√©e gr√Ęce au travail au noir qui de facto, m√™me s'il n'est pas comptabilis√©, contribue √† la marche de l'√©conomie locale. La Calabre devient elle-m√™me aujourd'hui un lieu d'immigration pour de nombreuses personnes originaires d'Europe de l'Est.

Aujourd'hui, la Calabre est la r√©gion la plus pauvre d'Italie. Elle est touch√©e par un important ch√īmage. Sa principale ressource est l'agriculture : oliviers, arbres fruitiers (principalement agrumes), bois (ch√Ętaignier et sapin). L'√©levage occupe une place importante. Le tourisme est en croissance, surtout le long de la c√īte du c√īt√© de Tropea, d'Amantea, Capo Vaticano, sur la mer Tyrrh√©nienne. Un des succ√®s de l'√©conomie locale est le port de conteneurs de Gioia Tauro, devenu le plus important de M√©diterran√©e.

Elle poss√®de √©galement une tradition mafieuse comparable √† celle de la Sicile. La mafia locale porte le nom de Ndrangheta et remonte au XIXe si√®cle. Les maffiosi italo-am√©ricains du XXe si√®cle Albert Anastasia et Frank Costello sont originaires de Calabre, natifs respectivement de Tropea et Lauropoli.

Démographie

Liste des communes calabrais de plus de 20 000 habitants[3]:

  1. Reggio de Calabre - 186 013 habitants
  2. Catanzaro - 93 265  hab.
  3. Lamezia Terme - 71 123  hab.
  4. Cosenza - 69 827  hab.
  5. Crotone - 61 529  hab.
  6. Corigliano Calabro - 40 533  hab.
  7. Rossano - 38 280  hab.
  8. Rende - 35 352  hab.
  9. Vibo Valentia - 33 857  hab.
  10. Castrovillari - 22 518  hab.
  11. Acri - 21 263  hab.
  12. Montalto Uffugo - 20 553  hab.

Administration

Les cinq provinces de Calabre.

La Calabre est divisée en cinq provinces:

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a, b, c et d van Dijk, J.P. (1992); Late Neogene fore-arc basin evolution in the Calabrian Arc (Central Mediterranean). Tectonic sequence stratigraphy and dynamic geohistory. With special reference to the geology of Central Calabria. Geologica Ultrajectina, 92, 288 pp.; On voit les r√©f√©rence la continue, et aussi: van Dijk, J.P., Bello, M., Brancaleoni, G.P., Cantarella, G., Costa, V., Frixa, A., Golfetto, F., Merlini, S., Riva, M., Toricelli, S., Toscano, C., and Zerilli, A. (2000); A new structural model for the northern sector of the Calabrian Arc. Tectonophysics, 324, 267-320.
  2. ‚ÜĎ Dans l'Antiquit√©, c'√©tait la pointe du talon de la botte italienne, la partie au Sud de l'Apulie qui √©tait appel√©e Calabre (en latin Calabria). La Calabria avait pour ville principale Brundisium (en italien Brindisi ; en fran√ßais Brind√®s ou Brindisi), un important port de l'Adriatique et auquel menaient les ¬ę via Appia ¬Ľ et ¬ę via Trajana ¬Ľ. (Dictionnaire Gaffiot, Tite-live, etc.)
  3. ‚ÜĎ DONN√ČES ISTAT

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes


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