Buoux

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Buoux

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Buoux
Vallée de l'Aiguebrun depuis le fort de Buoux
Vallée de l'Aiguebrun depuis le fort de Buoux
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
R√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Apt
Canton Bonnieux
Code commune 84023
Code postal 84480
Maire
Mandat en cours
Jean-Alain Cayla
2008-2014
Intercommunalité sans
Démographie
Population 128 hab. (2008)
Densité 7,3 hab./km²
Gentilé Buouxiens, Buouxiennes
Géographie
Coordonn√©es 43¬į 49‚Ä≤ 55‚Ä≥ Nord
       5¬į 22‚Ä≤ 42‚Ä≥ Est
/ 43.83194444, 5.37833333
Altitudes mini. 253 m ‚ÄĒ maxi. 902 m
Superficie 17,54 km2

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Voir la carte administrative

Buoux est une commune fran√ßaise, situ√©e dans le d√©partement de Vaucluse et la r√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur.

Sommaire

Géographie

Environ 8 kilomètres au sud d'Apt (sous-préfecture). La principale route traversant le village est la D 113.

Le territoire de la commune est situ√© au cŇďur du Luberon, massif qui culmine √† 1124 m√®tres d'altitude et constitue une barri√®re naturelle entre la vall√©e de la Durance et celle du Calavon. Il est ¬ę fendu ¬Ľ par la vall√©e de l'Aiguebrun, non loin de la combe de Lourmarin. Cette derni√®re, faille d'origine tectonique, relie Buoux √† la combe de Bonnieux √† l'ouest et √† Lourmarin au sud.

Buoux se situe au carrefour de deux voies de passage mill√©naires qui allaient d'Aix-en-Provence √† Apt jusqu'√† ce que la route de la combe de Lourmarin obtienne son trac√© actuel :

  • la vall√©e de l'Aiguebrun, point de passage oblig√© pour qui empruntait jadis la combe de Lourmarin ;
  • le chemin des Salyens (nom sans aucun doute h√©rit√© de la f√©d√©ration de peuples gaulois qui dominait le pays d'Aix avant la conqu√™te romaine) : ce chemin difficile m√®ne de Vaugines, au sud, jusqu'au fort de Buoux au nord en reliant successivement le vallon de Vauni√®re (versant sud), la cr√®te et le vallon de Serres (versant nord).

Enfin, Buoux est surtout c√©l√®bre pour ses falaises offrant de nombreuses voies d'escalade : celles-ci sont form√©es de molasse urgonienne, datant du Mioc√®ne (-25 √† -12 millions d'ann√©es) et ont servi de refuge √† l'homme d√®s la Pr√©histoire.

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont class√©s en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du d√©partement de Vaucluse sont class√©s en zone Ia (risque tr√®s faible). Ce zonage correspond √† une sismicit√© ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de b√Ętiments[1].

Climat

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare. Protégée par le Massif du Luberon, la commune est partiellement abritée du mistral.

La station météo la plus proche est celle d' Apt[2]

Relevé météorologique d'Apt
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) 3 4 6 9 13 16 19 19 16 13 7 4 10,7
Temp√©rature moyenne (¬įC) 7 8 11 13,5 18 21,5 24,5 24,5 21,5 17 11 8 15,5
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 11 12 16 18 23 27 30 30 25 21 15 12 19,2
Précipitations (mm) 35,3 21,3 21,9 40,6 26,7 14,6 8,2 18,3 57 52,3 39,1 25,6 361,1
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
35.3
 
11
3
 
 
21.3
 
12
4
 
 
21.9
 
16
6
 
 
40.6
 
18
9
 
 
26.7
 
23
13
 
 
14.6
 
27
16
 
 
8.2
 
30
19
 
 
18.3
 
30
19
 
 
57
 
25
16
 
 
52.3
 
21
13
 
 
39.1
 
15
7
 
 
25.6
 
12
4
Temp. moyennes maxi et mini (¬įC) ‚ÄĘ Pr√©cipitations (mm)

Apr√®s une ann√©e 2007 caract√©ris√© par une tr√®s faible pluviom√©trie, 435 mm d'eau en pays d'Apt, 2008 avec 1 202 mm, soit 2, 8 fois plus, se place juste derri√®re l'ann√©e 1968. Quant √† la moyenne des temp√©ratures elle augmente de 0, 5 ¬į, l'hiver et le printemps ayant √©t√© tr√®s doux. Le temps pluvieux a affect√© la dur√©e de l'ensoleillement avec une centaine d'heures en dessous de la normale[3].

Mois Janv F√©v Mars Avr Mai Juin Juil Ao√Ľt Sept Oct Nov D√©c Ann√©e
Temp√©ratures moyennes (¬įC) 6,9 7,7 8,7 11,9 17,2 20,5 22,7 22,4 17,9 13,8 8,3 4,6 13,6
Temp√©ratures normales (¬įC) 5,1 6,3 8,9 11,4 15,7 19,0 22,3 22,3 18,5 13,8 8,3 5,8 13,1
√Čcart avec la normale (¬įC) + 1,8 + 1,4 - 0,2 + 0,5 + 1,5 + 1,5 + 0,4 + 0,3 - 0,6 0 - 0,2 - 1,2 + 0,5
Moyenne mensuelle de pr√©cipitations (mm) 103 43 23 126 157 38 12 29 187 122 160 202 1 202
Précipitations normales (mm) 71 56 57 79 70 49 37 53 73 101 74 69 789
√Čcart avec la normale (mm) + 32 - 13 - 34 + 47 + 87 - 11 - 25 - 24 + 114 + 21 + 86 + 133 + 413
Source : Le Pays d'Apt, no 191, f√©vrier 2009 et station de r√©f√©rence m√©t√©o : Apt (242 m)

Histoire

Préhistoire

L'occupation du vallon de l'Aiguebrun et notamment de la commune de Buoux par l'homme remonte au Paléolithique moyen (Moustérien), comme l'ont révélé les fouilles de la baume des Peyrards. Ce vaste abri, long d'une quarantaine de mètres et profond en moyenne de 4 à 5 mètres, est creusé dans la molasse au pied d'une paroi légèrement surplombante. Son exposition au sud-est et sa situation au fond d'un vallon encaissé sur la rive droite de l'Aiguebrun[4] en ont fait un refuge de choix pour les Néandertaliens qui l'ont utilisé à plusieurs reprises comme halte de chasse puis comme habitat permanent[5].

Le site, que visita d√®s 1808 le naturaliste avignonnais Esprit Requien √† la recherche d'ossements fossiles, fut ensuite fouill√©, √† partir de 1865 par Jules de Terris, puis par √Čmile Arnaud (1866 et 1867), Louis Jullian (1884) et Frank Moulin (1900)[6]. Il fit l'objet d'investigations plus pouss√©es entre 1902 et 1910 par deux notables de la r√©gion, Marc Deydier et Fr√©d√©ric Lazard, qui ouvrirent une coupe de 3 m√®tres de profondeur. C'est le professeur Henry de Lumley qui reprit les fouilles et l'√©tude de ce gisement √† partir de 1955.

L'occupation du site se situerait entre - 130 000 et - 50 000 ans environ. L'habitat devait consister selon Henry de Lumley en une cabane de 11,50 m de long sur 7 m de profondeur, adossée à la paroi et dont l'emplacement était délimité par une ligne de gros blocs. Plusieurs foyers étaient installés à l'intérieur.

Le mat√©riel mis au jour comporte des outils en silex qui r√©v√®lent, pour un grand nombre, l'emploi de la m√©thode Levallois destin√©e √† obtenir des √©clats aux formes pr√©d√©termin√©es. Les restes de faune incluent le bouquetin, le cheval, l'aurochs, le cerf, le chevreuil, la marmotte, le lapin, le sanglier, l'ours brun et le loup, en proportions variables selon les unit√©s stratigraphiques. Conjugu√©s avec les apports de la s√©dimentologie, ils permettent de suivre l'√©volution du climat sur une p√©riode allant de la fin de la glaciation de Riss jusqu'√† la fin du W√ľrm ancien.

La baume des Peyrards a livr√© √©galement quelques restes humains n√©andertaliens : 4 dents provenant de 3 adultes jeunes et d'un enfant √Ęg√© d'une dizaine d'ann√©es.

C'est au plus tard au Néolithique que le peuplement s'organise non loin de ce lieu sur les hauteurs du fort de Buoux. L'existence de cet oppidum remonte probablement au moins à cette période.

Antiquité

√Ä l'√©poque gauloise, ce dernier a pu √™tre un refuge des Albici. Sans doute au IXe si√®cle na√ģt un premier village √† Saint-Germain, sous le fort actuel. Il dispara√ģt peut-√™tre vers le milieu du Moyen √āge ou plus tardivement pour des raisons inconnues.

Moyen √āge

Apr√®s 1125 et au XIIIe si√®cle, Buoux appartient aux Pontev√®s et est rattach√© aux seigneurs d'Apt. C'est probablement le moment o√Ļ le fort m√©di√©val se d√©veloppe. Celui-ci dure jusqu'au XVIIe si√®cle (1660), lorsque la place forte est d√©molie conform√©ment √† la politique voulue par Louis XIV.

Du XIIe au XVe si√®cle, l‚Äôabbaye Saint-Andr√© de Villeneuve-l√®s-Avignon y poss√®de un prieur√© (au lieu-dit la Vieille-√Čglise)[7].

Au XVe si√®cle, les Vaudois puis les Pi√©montais sont appel√©s par les seigneurs locaux pour repeupler et exploiter la r√©gion. Pour ces raisons, leur foi est tol√©r√©e, ce qui fait de Buoux et d'autres villages du Luberon une zone de refuge. Toutefois, avec l'√©dit de M√©rindol (1540), Fran√ßois Ier ordonne leur pers√©cution). Le fort de Buoux fut alors un lieu de r√©sistance pour les Vaudois jusqu'√† son d√©mant√®lement sous Louis XIV.

Héraldique

Article d√©taill√© : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason de Buoux

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules au pont à deux arches d'or, maçonné de sable, accompagné au premier franc canton d'une croix de Toulouse d'or.

Administration

Liste des maires successifs
P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
Mars 2001 en cours Jean-Alain Cayla    

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Buoux en 2009[8]
Taxe part communale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 3,50 % 7,55 % 0,00 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s b√Ęties (TFPB) 3,50 % 10,20 % 2,36 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s non b√Ęties (TFPNB) 20,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 4,50 % 13,00 % 3,84 %

La part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.


Population et société

Démographie

√Čvolution d√©mographique
(Source : EHESS[9])

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
217 196 196 262 236 244 221 212 226
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
201 202 183 168 187 157 161 156 158
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
155 132 100 87 68 75 73 67 61
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008  
44 44 72 103 118 112 122[10] 128[11]  

Nombre retenu √† partir de 1962 : population sans doubles comptes


Buoux est une commune rurale dont la population est stabilis√©e apr√®s un d√©clin d√©mographique li√© √† l'exode rural au XIXe si√®cle et dans les deux premiers tiers du XXe.

√Čducation

La commune ne poss√®de ni √©cole maternelle ni √©cole primaire publique[12]. Les maternelles les plus proches sont Les Sources √† Gargas (7 km) ou la maternelle des Aires √† Lauris(10 km)[13]. Pour les primaires publiques il peuvent choisir les m√™mes communes que pour les maternelles : Les Ocres √† Gargas (7 km ou la primaire des Aires √† Lauris(10 km) mais aussi : Jean Milon √† Saignon (5 km), l'√©cole primaire de Lacoste (6 km) ou Philippe de Girard √† Lourmarin (7 km)[14].

Les élèves sont ensuite affectés au Collège[15] et au lycée[16] Charles de Gaulle d' Apt [17].

√Čconomie

√Člevage et production

Les activités traditionnelles dominantes sont l'élevage d'ovins et l'apiculture.

Buoux est un lieu de fabrication de fromage de ch√®vre : celui-ci peut encore √™tre achet√© directement √† la ferme productrice. Les terres de cette commune sont cultiv√©es en lavandes et lavandins.

Tourisme

Comme l'ensemble des communes du Luberon, le tourisme joue un r√īle, directement ou indirectement, dans l'√©conomie locale.

On peut consid√©rer trois principales sortes de tourisme en Luberon. Tout d'abord, le tourisme historique et culturel qui s'appuie sur un patrimoine riche des villages perch√©s ou sur des festivals. Ensuite, le tourisme d√©tente qui se traduit par un important d√©veloppement des chambres d'h√ītes, de l'h√ītellerie et de la location saisonni√®re, par une concentration importante de piscines et par des animations comme des march√©s proven√ßaux. Enfin, le tourisme vert qui profite des nombreux chemins de randonn√©es et du cadre prot√©g√© qu'offrent le Luberon et ses environs[18]. La commune de Buoux offre plusieurs sites touristiques et poss√®de des auberges et gites ruraux.

Lieux et monuments

Fort de Buoux : escalier d√©rob√©
  • Prieur√© Saint-Symphorien de Buoux (style roman, XIIe si√®cle)(ne se visite pas)
  • Chapelle Sainte-Marie (style roman, XIIIe si√®cle), situ√©e dans le cimeti√®re
  • Ch√Ęteau de Buoux (pas de visites, site r√©serv√© √† l'accueil scolaire)
  • Vallon de l'Aiguebrun et chemin des Salyens
  • Falaise de molasse, l'un des plus beaux sites de la Liste des sites d'escalade en France
  • Fort de Buoux : Ancien fort d√©truit sous Louis XIV et dont les restes dat√©s remontent au XIe si√®cle, certaines installations comme les greniers souterrains sont surement plus vielles. √Ä partir de 1420 l'histoire du fort, du village et de la famille Buoux-Pont√®ves se confond et reste √† √©lucider.

Programme archéologique sur le Fort de Buoux (2007-2017)

Le Fort de Buoux (Vaucluse) fait l'objet d'un programme d'√©tude initi√© par la commune et financ√© par ses soins et par les aides de l'√Čtat et du Conseil G√©n√©ral du Vaucluse (CG84). La direction de l'√©tude a √©t√© confi√©e au Laboratoire d'Arch√©ologie M√©di√©vale M√©diterran√©enne du CNRS. Cette phase est pr√©alable √† une restauration et √† mise en valeur. Entam√© en avril 2007, le programme a √©t√© inaugur√© par un travail sur l'√©glise m√©di√©vale. Ruin√© depuis le XVIIIe si√®cle, l'√©difice √©tait en partie enfoui sous les d√©combres provenant des √©l√©vations et de la vo√Ľte. Le chŇďur a √©t√© d√©gag√© dans les ann√©es 1970 par des √©quipes de jeunes gens. Le compl√©ment r√©alis√© a permis de d√©blayer totalement la nef et de mettre en √©vidence une architecture complexe pr√©sentant plusieurs √©tapes de construction ainsi que des annexes ajout√©es au cours du Moyen Age.

Si un pan de mur sugg√®re une phase ancienne dont la datation reste √† pr√©ciser (Antiquit√© tardive ou haut Moyen Age), l'essentiel est √† dater des √©poques romane et gothique. L'√©difice roman orient√©, construit en moellons assis√©s, √©tait probablement couvert d'une charpente et poss√©dait une nef unique ainsi que des portes lat√©rales ouvrant l'une au sud et la seconde au nord. Le chŇďur conserve un dallage remani√© dont l'attribution au Moyen Age roman reste √† confirmer. Au niveau de la trav√©e de chŇďur, deux pilastres appareill√©s et adoss√©s aux murs gouttereaux indiquent l'existence probable d'un mur peigne surmontant la toiture.

Un remaniement consista √† cr√©er un porche dans le mur sud et √† proximit√© du chŇďur. Cet acc√®s offrait une communication avec une chapelle lat√©rale pr√©sum√©e dont l'amorce du chevet semi circulaire est perceptible. Ce plan sera par la suite transform√©, l'absidiole √©tant remplac√© par un mur rectiligne. La construction adoss√©e √† l'√©glise poss√©dait semble-t-il un acc√®s ouvrant vers l'ouest. Le murage d'une ou des deux portes nord et sud du plan roman originel pourrait avoir √©t√© mur√©e lors de ces remaniements.

Une √©tape gothique indique le remplacement de la charpente (suite √† un incendie ?) par une vo√Ľte appareill√©e. Le renforcement n√©cessaire des murs romans fr√™les entraina la construction de plusieurs contreforts ext√©rieurs visibles au nord. Au sud, √† ces dispositifs a pu √™tre pr√©f√©r√© le principe d'une longue salle vo√Ľt√©e jouant un r√īle de contrebutement similaire. √Ä l'int√©rieur, des chemisages en pierre de taille contenant des arcatures aveugles au profil bris√© renforcent les murs romans ainsi pris en √©tau. Au sommet des chemisages, une corniche marquait le d√©part de la vo√Ľte dont de nombreux claveaux ont √©t√© retrouv√©s dans les comblements. Les arcs doubleaux divisaient la nef en trois trav√©es. La cr√©ation d'une porte, ouverte vers l'ouest et d√©cal√©e dans la fa√ßade, pourrait √™tre attribu√©e √† cette phase dat√©e du XIIIe si√®cle.

C'est au cours de l'√©poque moderne (XVIe si√®cle ?) que la nef fut s√©par√©e en deux espaces cons√©cutivement √† la construction d'un mur transversal dont la fonction devra √™tre confirm√©e. On pense √† une distinction li√©e directement au culte : espace castral et paroissial, espaces destin√©s √† accueillir les fid√®les catholiques et protestants (?). La probabilit√© d'une r√©duction du volume de l'√©glise due √† une r√©duction de la population n'est pas √©cart√©e, ni un √©tat d√©grad√© de la construction ayant oblig√© √† maintenir la population dans un espace r√©duit. La conservation d'une banquette ma√ßonn√©e et adoss√©e au mur transversal c√īt√© chŇďur, ainsi que l'existence probable de stalles de bois fourniront des arguments aidant les interpr√©tations.

L'église du fort de Buoux

A l'ext√©rieur, un b√Ętiment vo√Ľt√© sera adoss√© √† l'√©glise vers l'ouest : il est d√©cal√© afin de laisser libre le passage conduisant √† la porte occidentale.

L'étude de l'église se prolongera durant l'automne, l'architecte en chef des MH ayant souhaité, avec le soutien de la Conservation régionale des MH, le déblaiement des abords utile à une meilleure formulation du projet de restauration.

Le programme bénéficie de la collaboration de l'Université de Provence, de l'Université de Stuttgart et de l'IGN qui ont dressé des relevés généraux et détaillés d'une grande qualité (scanner et levés au tachéomètre laser).

Personnalités liées à la commune

  • Pierre Pessemesse, √©crivain occitan et maire
  • Ren√© Bruni : √©crivain, historien r√©gional et du Pays d'Apt, romancier,

"Quelques notes sur la chapelle Saint Michel" 1978. " Lauze de Perret" : un Girondin proven√ßal dans la tourmente r√©volutionnaire, √Čd. √Čtudes, Apt, 1990. "Apt, ville d'Art et d'Histoire", √Čd. O. T. Apt-Luberon, Apt, 1986. "Monographie de Buoux" "Les 4 v√©rit√©s de Mestre Arnaud", "Lingots de sang" romans, "Provence des fontaines" en collaboration avec Bernard Caramante, " Le Luberon, pluriel et singulier"en collaboration avec Catherine Camus, Camille Moirenc

Voir aussi

Liens externes

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Sources

  • Monographie Le fort de Buoux, Ren√© Bruni, 1987 (en vente sur le site)

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Zonage sismique r√©glementaire de la France, classement des cantons (d√©coupage fin 1989) de la r√©gion PACA, page 48
  2. ‚ÜĎ (fr) Station m√©t√©o la plus proche, MSN M√©t√©o
  3. ‚ÜĎ Roland Sautel, Le Pays d'Apt, n¬į 191, f√©vrier 2009, p. 13.
  4. ‚ÜĎ Jacques Buisson-Catil, Luberon des origines, Notices d'Arch√©ologie Vauclusienne 4, Avignon, 1997, p. 14.
  5. ‚ÜĎ Fr√©d√©ric Boyer, M√©moires mill√©naires. Guide des sites pr√©historiques Provence-Alpes-C√īte-d'Azur, Nice, M√©moires Mill√©naires, 2006, pp. 214-215.
  6. ‚ÜĎ Henry de Lumley, Baume des Peyrards (Buoux, Vaucluse) dans Henry de Lumley (dir.), Provence et Languedoc m√©diterran√©en. Sites pal√©olithiques et n√©olithiques, IXe congr√®s de l'Union Internationale des Sciences Pr√©historiques et Protohistoriques, livret-guide de l'excursion C 2, Nice, 1976, pp. 115-123
  7. ‚ÜĎ Guy Barruol, Mich√®le Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, √Člizabeth Sauze, ¬ę Liste des √©tablissements religieux relevant de l‚Äôabbaye Saint-Andr√© du Xe au XIIIe si√®cle ¬Ľ, in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain G√©rard (directeurs de publication), L‚Äôabbaye de Saint-Andr√© de Villeneuve-l√®s-Avignon, histoire, arch√©ologie, rayonnement, Actes du colloque interr√©gional tenu en 1999 √† l'occasion du mill√©naire de la fondation de l'abbaye Saint-Andr√© de Villeneuve-l√®s-Avignon, √Čd. Alpes de Lumi√®res, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. (ISSN 1254-9371), (ISBN 2-906162-54-X), p 216
  8. ‚ÜĎ (fr) Impots locaux √† Buoux, taxes.com
  9. ‚ÜĎ EHESS, Notice communale de la base Cassini, consult√©e le 19 f√©vrier 2009
  10. ‚ÜĎ Population municipale au 1er janvier 2006, consult√© le 19 f√©vrier 2009
  11. ‚ÜĎ (fr) Populations l√©gales 2008 de la commune de Buoux, INSEE
  12. ‚ÜĎ (fr) Enseignement publique primaire en Vaucluse, Acad√©mie Aix-Marseille
  13. ‚ÜĎ (fr) √©coles maternelles proches de Buoux sur actuacity.com
  14. ‚ÜĎ (fr) √©coles primaires proches de Buoux sur actuacity.com
  15. ‚ÜĎ (fr) Carte scolaire du Vaucluse, Conseil g√©n√©ral de Vaucluse, 2010
  16. ‚ÜĎ (fr) Cartes scolaire des lyc√®es de Vaucluse, Inspection acad√©mique de Vaucluse
  17. ‚ÜĎ (fr) Cit√© scolaire d'Apt, Acad√©mie Aix-Marseille
  18. ‚ÜĎ Voir Massif du Luberon

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Buoux de Wikipédia en français (auteurs)


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