Bucarest

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Bucarest
Bucarest
Image illustrative de l'article Bucarest
Vue du quartier universitaire de la capitale
Romania location map.svg
Bucarest
Armoiries Drapeau
Administration
Pays Drapeau de Roumanie Roumanie
Région Munténie
Jude»õ Bucarest
Municipalité Bucarest
Statut Capitale
Maire Sorin Oprescu (ind√©pendant)
(depuis 2008)
Géographie
Coordonn√©es 44¬į 25‚Ä≤ 00‚Ä≥ N 26¬į 06‚Ä≤ 00‚Ä≥ E / 44.4166, 26.144¬į 25‚Ä≤ 00‚Ä≥ Nord
       26¬į 06‚Ä≤ 00‚Ä≥ Est
/ 44.4166, 26.1
  
Superficie 228 km¬≤
Arros√©e/baign√©e par D√Ęmbovi»õa
Démographie
Population 1 628 426 hab. ([[2011|]] 2011)
Densit√© 7 142,2 hab./km¬≤
Autres informations
Code postal 0xxxxx
Site officiel www.pmb.ro

Bucarest (en roumain Bucure»ôti - Son? /bu.kuňąre Ét ≤/ [Fiche] ou Municipiul Bucure»ôti en version longue) est la capitale de la Roumanie.

La ville est mentionn√©e pour la premi√®re fois en 1459 comme march√© fortifi√© au carrefour des routes commerciales entre T√Ęrgovi»ôte, alors capitale de la Valachie, Bra»ôov en Transylvanie, et le port de San-Giorgio fond√© par les g√©nois sur le Danube. Ce march√© s'est rapidement d√©velopp√© et, au XVIIe si√®cle, il devient la capitale de la principaut√©, puis, en 1859, de la Roumanie.

2011, la municipalit√© compte 1 628 426 habitants[1]

Selon la légende, le nom de la ville vient de Bucur, un berger qui se serait établi le premier sur l'emplacement actuel. Comme, en roumain, bucur signifie joie, de nombreux écrivains roumains surnomment Bucarest la ville de la joie.

Sommaire

Héraldique

De gueules au saint Démétrios de carnation habillé d'or et de gueules, couvert d'un manteau d'azur, tenant en pal à droite une pique d'argent emmanchée d'or et à gauche une croix latine d'or.

Blason actuel de Bucarest
Blason de Bucarest de 1970 à 1989
Blason de Bucarest au d√©but du XIXe si√®cle

.

Histoire

Bucarest vu par le satellite Spot
Les ruines de Curtea Veche, la cour royale au Moyen √āge

L'histoire de Bucarest est plus ancienne que son statut de capitale de la Roumanie, qui date seulement du milieu du XIXe si√®cle. Selon la l√©gende, elle fut fond√©e par un berger du nom de Bucur (qui signifie joie en roumain), m√™me si historiquement la cit√© fut √©rig√©e au XIVe si√®cle par Mircea l'Ancien (Mircea cel BńÉtr√Ęn), apr√®s sa victoire sur les Turcs.

Bucarest s'appelle d'abord "la forteresse de Bucarest", en 1459, lorsque Vlad III l'Empaleur (Vlad »öepe»ô), prince de Valachie y r√©side. C'est alors que la vieille cour vo√©vodale, Curtea Veche, est b√Ętie et, durant le r√®gne de Radu II l'√Čl√©gant (Radu cel Frumos), Bucarest devient la r√©sidence secondaire de la cour.

Incendi√©e par les Ottomans en 1595, durant les guerres de Michel le Brave, Bucarest est reb√Ętie et continue √† grandir en taille et en prosp√©rit√©. Son centre se situe autour de la "grand'rue" Uli»õa mare qui, √† partir de 1589, est surnomm√©e Lipscani d'apr√®s le nom des marchands qui importaient objets, √©toffes et denr√©es de la foire de Leipzig (dans les langues slaves: Lipsca, "la ville des tilleuls"). Au XVIIe si√®cle, Bucarest devient le centre commercial le plus important de la Valachie et, en 1698, le prince r√©gnant Constantin Br√Ęncoveanu la choisit comme capitale de la principaut√©.

Bucarest en 1837

Au XIXe si√®cle, alors que la Roumanie sert de th√©√Ętre d'op√©rations aux guerres des empires voisins et que les Roumains se soul√®vent lors des r√©volutions de 1821 et de 1848, Bucarest est fr√©quemment occup√©e et pill√©e par les Ottomans, les Autrichiens et les Russes. Elle est longuement occup√©e deux fois par ces derniers, en 1828-1833 et en 1853-1854, puis par une garnison autrichienne en 1854-1857. En outre, le 23 mars 1847, 2 000 b√Ętiments de Bucarest sont la proie des flammes, qui d√©truisent un tiers de la cit√©. Ces ravages font dispara√ģtre une grande partie du patrimoine ancien.

En 1861, lors de l'union de la Valachie et de la Moldavie, Bucarest devient la capitale de la nouvelle principaut√© de Roumanie. Gr√Ęce au nouveau statut de Bucarest, la population de la ville augmente consid√©rablement dans la seconde partie du XIXe si√®cle et une nouvelle √®re de d√©veloppement urbain commence. La richesse architecturale et la culture cosmopolite de cette p√©riode valent √† Bucarest son surnom de Paris oriental, avec l'avenue de la Victoire (Calea Victoriei) comme Champs-√Člys√©es. Mais la fracture sociale entre riches et pauvres, d√©crite en ce temps-l√† par Ferdinand Lassalle, en fait un nid de tensions √† la fois sociales et nationales (les minorit√©s, install√©es depuis longtemps et bien repr√©sent√©es en milieu urbain, sont plus instruites et ais√©es que les Roumains d'origine rurale qui y affluent).

Entre le 6 décembre 1916 et novembre 1918, la ville est occupée par les Allemands et la capitale est transférée à Iassy.

Apr√®s la Premi√®re Guerre mondiale, Bucarest devient la capitale du royaume de la Roumanie unifi√©e, qui inclut, entre autres, le retour de la Transylvanie. Entre les deux guerres, la ville eut le surnom de Petit Paris, tant les Fran√ßais y sont nombreux (la Roumanie forme, avec la Tch√©coslovaquie et la Yougoslavie, la "Petite Entente" alli√©e √† la France). Quelques b√Ętiments monumentaux ont √©t√© construits par des architectes fran√ßais (l'Ath√©n√©e, le Palais CEC "Palatul Casei de Economii »ôi Consemna»õiuni"), mais la villa a surtout √©t√© le th√©√Ętre d'expression de styles architecturaux multiples tels l' Art nouveau, le Bauhaus, et les style purement locaux dits N√©o-brancovan et N√©o-v√©nitien dont il reste, malgr√© les destructions ult√©rieures, d'int√©ressants exemples.

Comme toute la Roumanie, Bucarest fut soumise aux r√©gimes dictatoriaux carliste, fasciste et communiste de f√©vrier 1938 √† d√©cembre 1989. Pendant la Seconde Guerre mondiale, Bucarest souffre beaucoup des bombardements anglo-am√©ricains (la Roumanie du g√©n√©ral Antonescu est alors l'alli√©e de l'Allemagne nazie). En 1977, un tremblement de terre de magnitude 7,4 sur l'√©chelle de Richter fait 1 500 victimes et donne un ¬ę coup d'acc√©l√©rateur ¬Ľ au programme communiste de nettoyage des traces du pass√© bourgeois-aristocratique (selon la terminologie officielle omnipr√©sente). Sous la pr√©sidence de Nicolae Ceau»ôescu (1965-1989), la plus grande partie du centre historique de la ville est ainsi d√©truit et remplac√© par des immeubles de style sovi√©tique, dont le meilleur exemple est le Centre civique, qui inclut le palais de la R√©publique, o√Ļ un quartier historique entier a √©t√© ras√© pour accueillir les constructions m√©galomanes du dictateur roumain. Malgr√© tout, certains quartiers historiques restent encore debout aujourd'hui.

Bucarest est le témoin de la révolution de décembre 1989, initiée à Timișoara, puis en 1990, des manifestations étudiantes (Golaniades) et de leur répression sauvage (Minériades) par les mineurs de la vallée du Jiu, eux-mêmes manipulés par le pouvoir post-communiste.

Depuis 1990, avec le rétablissement de la démocratie et l'ouverture des frontières, la ville évolue rapidement. De très nombreux commerces s'ouvrent, et le nombre de véhicules individuels explose, posant des problèmes de circulation qui gênent aussi les transports urbains et grèvent la santé des Bucarestois.

Apr√®s l'ann√©e 2000, profitant du d√©but du boom √©conomique en Roumanie, la ville se modernise. Plusieurs d√©veloppements r√©sidentiels et commerciaux sont en cours, surtout dans les quartiers nord, alors que le centre historique de Bucarest subit une importante restauration. La ville renouvelle aussi son r√©seau d'adduction d'eau et de gaz, son r√©seau √©lectrique et ses transports urbains, domaines dans lesquels l'offre √©tait tr√®s inf√©rieure aux besoins. Toutefois, cette offre reste insuffisante, notamment parce que des modifications apport√©es par le r√©gime Ceau»ôescu ont √©t√© conserv√©es √† cause de la priorit√© absolue donn√©e √† l'automobile (par exemple de nombreux passages pi√©tonniers ont √©t√© remplac√©s par des tunnels pas toujours accessibles aux moins mobiles, et le r√©seau des trams qui, avant 1985, √©tait interconnect√© au centre de la ville, Pia»õa Unirii, n'a pas √©t√© raccord√© √† nouveau : les terminus des diff√©rents r√©seaux se trouvent donc √† plus d'un kilom√®tre les uns des autres, obligeant les voyageurs √† de longues et p√©rilleuses marches √† pied et travers√©es). Ainsi le progr√®s n'emp√™che pas la capitale roumaine d'√™tre de plus en plus dure pour les pi√©tons, et quasiment impraticable aux cyclistes.

Traités signés à Bucarest

  1. Traité du 28 mai 1812, à la fin de la guerre russo-turque de 1806-1812. La Moldavie perd la Bessarabie.
  2. Traité du 3 mars 1886, à la fin de la guerre serbo-bulgare.
  3. Trait√© du 10 ao√Ľt 1913, √† la fin de la deuxi√®me guerre balkanique.
  4. Trait√© du 14-27 ao√Ľt 1916, le trait√© d'alliance entre la Roumanie et l'Entente (France, Angleterre, Russie et Italie).
  5. Traité du 7 mai 1918, le traité entre la Roumanie et les puissances centrales, qui n'a jamais été ratifié.

Climat

Le climat de la Valachie est continental, avec de forts √©carts entre des hivers rigoureux et des √©t√©s moites. Les pr√©cipitations tombent majoritairement en √©t√©. Jadis ville-jardin, Bucarest att√©nuait alors ces contrastes, ses nombreux arbres coupant le vent d'hiver et maintenant la fra√ģcheur en √©t√©. Aujourd'hui livr√©e √† la mode du b√©ton et du verre, Bucarest o√Ļ le nombre d'arbres a beaucoup diminu√© hors des parcs (pour faire toujours plus de place √† la prolif√©ration automobile, qui envahit m√™me les trottoirs), est au contraire une cit√© qui accentue les contrastes climatiques, et il n'est pas rare que les mois d'√©t√© la temp√©rature diurne d√©passe les 40 ¬įC et ne "redescende" la nuit qu'√† 35 ¬įC.

Relevé météorologique de Bucarest
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) -5,5 -3,3 0,3 5,6 10,5 14,0 15,6 15,0 11,1 5,7 1,6 -2,6 5,67
Temp√©rature moyenne (¬įC) -2,4 -0,1 4,8 11,3 16,7 20,2 22,0 21,2 16,9 10,8 5,2 0,2 10,57
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 1,5 4,1 10,5 18,0 23,3 26,8 28,8 28,5 24,6 18,0 10,0 3,8 16,49
Précipitations (mm) 40 36 38 46 70 77 64 58 42 32 49 43 595


Culture

√Čglises principales

√Čglise Stavropoleos
√Čglise Cre»õulescu
Palais CEC

Autres lieux de culte

  • Temple Coral
  • Temple des Tailleurs

Constructions historiques

Il y a certaines rues bord√©es de somptueux palais n√©obaroques prot√©g√©s comme :

  • Curtea Veche
  • Hanul Manuc
  • Villa Monteoru ou maison des √©crivains
  • Palais Lens Vernescu
  • Palais Cantacuz√®ne
  • Palais Su»õu
  • Palais Cre»õulescu
  • Palais de Mogo»ôaia
  • Palais Cotroceni
  • Palais CEC
  • Palais Ghica
  • Palais Stirbei
  • Palais Snagov

Bucarest a subi de nombreuses pertes patrimoniales, non seulement durant son histoire agit√©e, mais aussi depuis 2000. La faiblesse des lois prot√©geant le patrimoine, l'insuffisance des listes d'immeubles inscrits sur la liste du Patrimoine Historique, et la corruption ont cr√©√© un terreau fertile pour les promoteurs. De nombreuses constructions anonymes et purement fonctionnelles que l'on pourrait voir n'importe o√Ļ ailleurs dans le monde, ont remplac√© les maisons, jardins, villas et palais typiquement bucarestois qui constituaient une richesse architecturale et culturelle unique, √† jamais perdue pour le pays[2]. Mais depuis quelques ann√©es, les anciens palais et les villas du centre commencent √† √™tre restaur√©s et plusieurs ont √©t√© class√©s au patrimoine mondial.

B√Ętiments modernes

Athénée
Th√©√Ętre national

Musées

Parcs et jardins publics

  • Parc Ci»ômigiu
  • Parc Izvor
  • Jardin botanique Dimitrie Br√ĘndzńÉ
  • Parc HerńÉstrńÉu
  • Parc Carol
  • Parc Tei
  • Parc Tineretului
  • Parc Kiseleff

Places

Pia»õa Unirii (place de l'Union)
  • Pia»õa Revolu»õiei (place de la R√©volution)
  • Pia»õa Unirii (place de l'Union)
  • Pia»õa RomanńÉ (place Romaine)
  • Pia»õa Victoriei (place de la Victoire)
  • Pia»õa UniversitńÉ»õii (place de l'Universit√©)

Cimetières notables

  • Cimeti√®re Bellu
  • Cimeti√®re Filantropia
  • Cimeti√®re s√©pharade
  • Cimeti√®re des H√©ros
  • Cimeti√®re Ghencea

Rues

Boulevards

Le boulevard Unirii
  • Boulevard Unirii : construit sous les ordres de Ceau»ôescu, il devait s'appeler "boulevard de la Victoire du Communisme" (¬ę sur la Ville ¬Ľ, ajoutait l'humour bucarestois) et selon les plans du dictateur, est de 30 centim√®tres plus large que les Champs-√Člys√©es.

Personnages célèbres

Sports

Football

Club Fondation Stade Informations
Sportul Studen»õesc Bucarest 1916 Stade Regie √Čquipe doyenne de Bucarest (Joue en 2006-2007 en championnat de 2e division roumaine)
Rapid Bucarest 1923 Stade Giule»ôti Quart de Finaliste pendant la saison 2005-2006 de la Coupe UEFA (Meilleur performance de l'histoire du club)
National Bucarest 1944 Stade Cotroceni
Steaua Bucarest 1947 Stade Ghencea Vainqueur de la Coupe d'Europe des clubs champions et de la Supercoupe de l'UEFA en 1986; demi-finaliste de la Coupe UEFA en 2005-2006, après un match historique contre Rapid Bucarest en quart.
Dinamo Bucarest 1948 Stade Stefan Cel Mare 17 titres de champions de Roumanie
Rocar Bucarest 1953 Stade Rocar

√Čconomie

Argent : Leu/Lei

Transports

Transport en commun

Articles d√©taill√©s : M√©tro de Bucarest et Tramway de Bucarest.

Le r√©seau de Transport Public de Bucarest est le plus important au niveau national et est l'un des plus √©tendus d'Europe. Il comporte plusieurs lignes de m√©tros, tramways, trolleybus et bus exploit√©es par la RATB (Regia AutonomńÉ de Transport Bucure»ôti). Le parc de v√©hicules, extr√™mement v√©tuste en 1990, a √©t√© en grande partie renouvel√© et mis aux normes de s√©curit√© et de confort europ√©ennes. Un syst√®me priv√© de minibus est aussi pr√©sent √† Bucarest. Le m√©tro √©tait exploit√© partie par la SNCFR (les chemins de fer) et partie par la RATB. Depuis 2007, l'ensemble du m√©tro est exploit√© par l'Autorit√© m√©tropolitaine de transport de Bucarest. Malgr√© ces progr√®s, le r√©seau ne suffit pas aux besoins, car les modifications apport√©es par la dictature Ceau»ôescu ont √©t√© conserv√©es √† cause de la priorit√© absolue donn√©e √† l'automobile : de nombreux passages pi√©tonniers ont √©t√© supprim√©s, or certains seulement ont remplac√©s par des tunnels pas toujours accessibles aux moins mobiles, et surtout le r√©seau des tramways qui, avant 1985, √©tait interconnect√© au centre de la ville, Pia»õa Unirii, n'a pas √©t√© raccord√© √† nouveau : les terminus des diff√©rents r√©seaux se trouvent donc √† plus d'un kilom√®tre les uns des autres, obligeant les voyageurs √† de longues et p√©rilleuses marches √† pied et travers√©es. Enfin, l'intermodalit√© reste, elle aussi, insuffisante au niveau des gares et des a√©roports: √† titre d'exemple, aucune ligne de tramway ne dessert l'a√©roport international "Henri CoandńÉ" de Bucarest, et la ligne de train venant de la Gare du nord aboutit non √† l'a√©rogare, mais √† la gare du village d'Otopeni, d'o√Ļ il faut prendre une navette !

Transport aérien

La ville est desservie par deux a√©roports :

‚Äď l'a√©roport international Henri-CoandńÉ (autrefois Otopeni) ;
‚Äď l'a√©roport international Aurel-Vlaicu (autrefois BńÉneasa).

Henri CoandńÉ est le plus grand a√©roport roumain avec un trafic de 5 millions de passagers en 2007. Le principal op√©rateur en est la soci√©t√© nationale Tarom.

L'aéroport international Aurel Vlaicu, plus petit, est employé pour des vols d'affrètement et des vols low-cost.

Décoration française

Notes

  1. ‚ÜĎ http://www.insse.ro/cms/files%5Cstatistici%5Ccomunicate%5CRPL%5CInformare_1nov2011.pdf
  2. ‚ÜĎ Sites du mus√©e d'histoire sur la perte de patrimoine : [www.distrugeri.ro], [www.casamea.ro]

Galerie

Voir aussi

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