Boxe Anglaise

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Boxe Anglaise

Boxe anglaise

BOXE ANGLAISE
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Définition Sport olympique antique rénové par les Anglais au 18e siÚcle
Disciplines proches Boxes pieds-poings (Boxe birmane, Boxe thaĂŻe, Full-contact, Savate)
Pays Greece GrĂšce England Angleterre
Créateur
LĂ©gendes Jack Dempsey (USA), Joe Louis (USA), Sugar Ray Robinson (USA), Mohamed Ali (USA), Mike Tyson (USA), Joe Frazier (USA),
Sport olympique Oui
Site internet NetBoxe
Le Noble Art
Box Rec Encyclopedia
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La Boxe anglaise Ă©galement noble art est un sport de combat dans lequel deux adversaires, de poids similaires, se rencontrent sur un ring, munis de gants rembourrĂ©s afin de limiter le risque de coupure, et s'Ă©changent des coups de poings, portĂ©s au visage et au buste. Le combat est divisĂ© en intervalle de temps, les rounds, sĂ©parĂ©s par une minute de repos annoncĂ© par une cloche ou le pugiliste pourra ĂȘtre conseillĂ© ou soignĂ© si besoin.

Que ce soit en boxe olympique ou professionnelle, les combattants, ou boxeurs, tentent d'éviter les coups de poings de leur adversaire tout en essayant de les toucher. Des points sont attribués à chaque coup considéré comme net, puissant et précis. A la fin du combat, le boxeur ayant le plus de points est déclaré vainqueur.
La victoire peut Ă©galement ĂȘtre atteinte si un combattant met son adversaire hors de combat (par knockout ou KO), c’est-Ă -dire dans l'incapacitĂ© de se relever et de reprendre le combat aprĂšs le compte de 10 secondes de l'arbitre. Un combattant est Ă©galement dĂ©clarĂ© vainqueur si son adversaire blessĂ© ne peut continuer le combat (KO technique ou TKO).

La boxe anglaise est aussi appelĂ©e le « noble art Â». Elle est la descendante directe du pugilat qui Ă©tait beaucoup moins technique que celle d'aujourd'hui et ou les combattants avaient des gants avec des clous que l'on appelait ceste.

Sommaire

Histoire

La boxe apparaĂźt au XVIIIe siĂšcle, les matchs Ă©taient alors organisĂ©s par des parieurs qui prirent comme modĂšle le pugilat. Elle est Ă  l'Ă©poque peu rĂ©glementĂ©e et est pratiquĂ©e Ă  mains nues.
Le premier grand champion de boxe Ă  mains nues fut le maĂźtre d'armes James Figg en 1719, son Ă©lĂšve Brougthon (1704 - 1789) gagna prĂšs de 400 combats jusqu'au jour oĂč il tua accidentellement son adversaire. TraumatisĂ©, il codifia les rĂšgles de la boxe avec l'aide du marquis de Queensberry et rendit obligatoire le port de gants de protection et interdit les combats au finish, ce qui interdit aussi de frapper l'adversaire au sol .

L'avĂšnement des rĂšgles

Les rÚgles du Marquis de Queensberry, rédigées en 1865, ont mis l'accent sur l'agilité plutÎt que sur la force. Ces nouvelles rÚgles interdisaient le combat à mains nues, le corps à corps, l'étouffement, les coups lorsque l'adversaire est impuissant et le combat au finish. Les rencontres sont divisées en plusieurs rounds de trois minutes par exemple en amateur les rounds sont de 3 et en professionnel les rounds peuvent aller jusqu'à 15, espacés d'un temps de repos d'une minute. Un participant perd le match s'il reste au sol plus de dix secondes, allongé ou en appui sur un genou ou si il est considéré impossible de revenir au match. Ces rÚgles stipulent également que les matchs doivent avoir lieu dans un ring de 6,00 m maximum et 4,90 m au minimum de cÎté . Le dernier champion poids lourd à mains nues fut l'américain John L. Sullivan, en 1889.
C'est en 1899 que Louis Lerda, de retour des États-Unis, tente d'implanter la boxe anglaise en France. Le premier combat a lieu Ă  la salle Wagram Ă  Paris et, le 15 fĂ©vrier 1903, la FĂ©dĂ©ration Française des SociĂ©tĂ©s de Boxe est crĂ©Ă©e par quatre jeunes pratiquants (Albert Bourdariat, Frantz Reichel, Van Rosose et Paul Rousseau Ă©lu prĂ©sident). Sous l'impulsion de Victor Breyer et de ThĂ©o Vienne des matches ont lieu Ă  la grande roue et au cirque d'hiver.
La boxe anglaise comprend différentes sections que sont la boxe amateur, professionnelle et éducative et féminine. La boxe anglaise est le seul type de boxe reconnu par le comité international olympique. Si l'on rencontre des compétitions d'amateurs et de professionnels, seuls les amateurs sont autorisés à combattre aux Jeux olympiques.

Les combats sont tenus par deux hommes (ou femmes) qui s'affrontent sur un ring avec puissance. Ils ont l'obligation de porter des gants, une chaussure sans pointe ni talon, une culotte à mi-cuisse, une coquille protectrice, un protÚge-dents. Les boxeurs amateurs doivent obligatoirement porter un casque protecteur et un maillot léger sans manche.
La boxe anglaise professionnelle n'est pas fĂ©dĂ©rĂ©e par un organe unique mais par de nombreuses fĂ©dĂ©rations, ce qui n'est pas le cas de la boxe dite amateur. Les professionnels hommes doivent ĂȘtre torse nu alors que les amateurs doivent porter un dĂ©bardeur et un casque.

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La FĂ©dĂ©ration internationale de boxe amateur reconnue par le CIO est l'Association Internationale de Boxe Amateur (AIBA) - Maison du Sport International - Avenue de Rhodanie 54 - 1007 Lausanne – Suisse AIBA . La boxe professionnelle est rĂ©partie principalement entre quatre fĂ©dĂ©rations concurrentes: la WBA, l'IBF, la WBC, la WBO. L'Ă©quipement des boxeurs diffĂšre entre la boxe amateur et la boxe professionnelle: le port d'un casque et d'un dĂ©bardeur sont ainsi l'apanage de la boxe amateur. Il existe aussi diffĂ©rentes sortes d'affrontement tel que le duo et l'assaut.

Liste des rĂšgles Ă©ditĂ©es par le marquis de queensburry :

Les rĂšgles de boxe varient si c'est une rencontre amateur ou professionnel. On considĂšre qu'il y a non respect des rĂšgles et une faute peut aboutir Ă  une dĂ©duction de point ou une disqualification si l'on fait une erreur : Vous ne pouvez pas frapper au-dessous de la ceinture, de se tenir ,pas de coup de pied, aucun coup de tĂȘte, aucun geste de lutte quelconque, mordre, cracher, ou pousser votre adversaire. Vous ne pouvez pas frapper avec votre tĂȘte, l'Ă©paule, l'avant-bras, ou le coude. Vous ne pouvez pas frapper avec la paume ou l'intĂ©rieur du gant, le poignet, ou le cĂŽtĂ© de la main. interdit de donner un coup de poing Ă  votre adversaire derriĂšre le dos ou l'arriĂšre de sa tĂȘte ou sur les reins . interdit de jeter un coup de poing en s'accrochant aux cordes pour gagner de la puissance grĂące Ă  l'aide de lacorde. Vous ne pouvez pas tenir votre adversaire et le frapper en mĂȘme temps, interdit de descendre la tĂȘte en dessous de la ligne de la ceinture de votre adversaire. Quand l'arbitre vous donne un ordre vous devez reculer et ne pas en profiter pour donner des coups si cela s'adresse Ă  l'adversaire on se doit de reculer et retourner dans son coin en attendant la reprise, une fois le gong sonnĂ© il est interdit de continuer l'affrontement on doit retourner Ă  son coin afin d'ĂȘtre conseillĂ© ou soignĂ© si besoin est.

Le KO

Il peut ĂȘtre fait de diffĂ©rentes façons et en existe plusieurs sortes . AprĂšs avoir fait une chute au sol, le boxeur se doit de se relever avant que l'arbitre ait comptĂ© jusqu'Ă  10. Si le pugiliste demeure au sol ou se redresse trop tard et ne se remet pas spontanĂ©ment en garde, il est considĂ©rĂ© KO. Dans la plupart des cas, dans cette situation, les boxeurs sont passablement amochĂ©s et Ă©branlĂ©s. Le KO Ă©tant considerĂ© et est une commotion cĂ©rĂ©brale.

Explication de commotion cĂ©rĂ©brale :

C'est un coup donnĂ© trop violemment qui va faire reculer la tĂȘte violemment qui va faire que le cerveau va cogner contre la boite crĂąnienne ce qui va faire perdre l'Ă©quilibre.

Le KO technique (TKO) :

Lorsque la rĂšgle des trois knockdowns est en vigueur ou lorsqu'un boxeur est arrĂȘtĂ© de boxer par l'arbitre, le mĂ©decin ou ses hommes de coins, car il ne semble plus ĂȘtre en mesure de se dĂ©fendre efficacement et que ses attaques sont vaines ou qu'une blessure soit jugĂ©e trop sĂ©rieuse, le boxeur est alors dĂ©clarĂ© battu par « KO technique Â».

Il peut ĂȘtre donnĂ© en frappant Ă  diffĂ©rents points sensibles de la tĂȘte. Tout d'abord les tempes, ou l'os de l'enveloppe crĂąnienne est Ă  cet endroit le moins Ă©pais. L'oreille aussi est trĂšs sensible, en particulier l'oreille interne, centre de l'Ă©quilibre. Il n'est pas rare de voir un boxeur, touchĂ© sur l'oreille traverser le ring sans pouvoir retrouver son Ă©quilibre et s'affaisser en toute conscience. Sur le visage, le nez et les arcades, mĂȘme s'ils ne sont pas vraiment des points sensibles pour le boxeur, peuvent devenir l'objet de blessures souvent difficiles Ă  rĂ©duire pendant un combat. Nombre de dĂ©cisions ont Ă©tĂ© obtenues par un abandon ou un arrĂȘt de l'arbitre consĂ©cutif Ă  une hĂ©morragie nasale ou des arcades, voire mĂȘme des pommettes. La pointe du menton constitue un point Ă©galement nĂ©vralgique. Un coup qui arrive juste, par exemple un uppercut, peut provoquer une perte de conscience immĂ©diate. Le crĂąne relevĂ© ainsi d'un seul coup, projette le cerveau contre sa boĂźte crĂąnienne. Ceci peut occasionner une encĂ©phalite traumatique. Enfin, des contrĂŽles mĂ©dicaux sont effectuĂ©s pĂ©riodiquement et avant chaque combat afin non seulement de vĂ©rifier l'aptitude des pratiquants mais aussi de dĂ©celer le plus tĂŽt possible d'Ă©ventuels troubles que la pratique de ce sport aurait provoquĂ©s.

Explication d'encĂ©phalite traumatique : Ces manifestations consistent au dĂ©but en une maladresse progressive avec incoordination des mouvements, des tremblements, parfois une certaine rigiditĂ©, une difficultĂ© de la parole; puis peu Ă  peu un dĂ©ficit intellectuel pouvant aller jusqu'Ă  dĂ©tĂ©rioration mentale complĂšte. L'Ă©volution est plus ou moins rapide mais reste progressive. Cela est du Ă  des coups au niveau du visage qui ont provoquĂ© des lĂ©sions cĂ©rĂ©brales plus ou moins diffuses et de plus en plus nombreuses

Certains centres sensibles, zones sensorielles ou motrices, sont alors traumatisées et en cours circuit momentané (KO). Tout ce qui est valable pour le menton l'est aussi pour la mùchoire.

Les points sensibles au corps :

On entend souvent parler de coups au plexus solaire et encore, moins qu'avant, signe qu'aujourd'hui on croit moins Ă  son efficacitĂ©. Ce coup frappĂ© au milieu de la poitrine bloque momentanĂ©ment le diaphragme. La victime, souffle coupĂ©, s'asphyxie et s'effondre comme Ă©lectrocutĂ©e. Si le cƓur, bien protĂ©gĂ©, n'est pas aussi sensible qu'on le dit, il faut toutefois en boxe prendre garde de ne point recevoir des coups trop violents. Enfin le foie, cet organe sensible bien protĂ©gĂ© en gĂ©nĂ©ral par le boxeur en garde normale, peut jouer de vilains tours. Cette usine d'analyse gorgĂ©e de sang travaille au moment ou un coup l'atteint. AussitĂŽt, le foie rejette dans l'organisme cette masse sanguine chassĂ©e d'un seul coup qui coupe les jambes au boxeur touchĂ©.

Explication de plexus solaire : Le plexus solaire est un plexus nerveux situĂ© au niveau de l'abdomen entre le sternum et le nombril.

Explication de foie : Le foie est un organe impair et asymĂ©trique, logĂ© chez l'homme dans l'hypocondre droit. Il peut ĂȘtre beaucoup plus risquĂ© d'ĂȘtre touchĂ© Ă  cet endroit chez un fausse garde c'est Ă  dire la garde que peut employer un gaucher main droite devant.

Les blessures par rapport aux zones

La figure : Les chocs peuvent provoquer des fractures ( nez, arcades ), coquards, les plaies, des lĂ©sions au niveau des yeux.

Le buste : ceci peut causer des blessures au niveau du plexus solaire et fractures au niveau des cĂŽtes.

Entorse : Au niveau d'une articulation, les ligaments et les tissus avoisinants sont soudain Ă©tirĂ©s ou dĂ©chirĂ©s.

Luxation. : DĂ©placement anormal, sous un choc violent, d'un ou plusieurs os au niveau de l'articulation. Le mouvement est impossible. Il faut bander et Ă©vacuer le blessĂ© vers l'hĂŽpital.

Crampe : Il s'agit d'une contraction soudaine, involontaire et douloureuse d'un muscle. Elle peut se produire en cas de mauvaise coordination musculaire ou si le corps perd beaucoup de sels minĂ©raux et d'eau au cours d'une grosse transpiration. On soigne la crampe en Ă©tendant le muscle tout en massant la zone contractĂ©e. Pour la crampe du mollet, il est conseillĂ© de plier les orteils vers le haut.

Le ring

Il peut faire 6,00 m de cĂŽtĂ© au maximum et 4,90 m de cĂŽtĂ© au minimum avec trois cordes en chanvre ayant au minimum 2 cm et 3 cm de diamĂštre au maximum et entourĂ©es de plastique ou d'Ă©toffe . Les cordes devront ĂȘtre placĂ©es Ă  30 cm des poteaux entourant le ring et les coins seront rembourrĂ©s de la base au sommet du poteau par un coussin de cordes de protection. La premiĂšre corde sera Ă  40 cm la seconde Ă  80 cm et la derniĂšre Ă  130 cm du sol. Il peut ĂȘtre posĂ© Ă  mĂȘme le sol ou posĂ© sur une estrade .

Les gants

Ils devront ĂȘtre en trĂšs bon Ă©tat en cuir ou matiĂšre similaire uniformĂ©ment rembourrĂ©s de crin ou matiĂšres similaires. Ils devront peser 6 onces et 8 onces ( 171 et 228 g ) pour les catĂ©gories moustiques Ă  mini lĂ©gers. Ils devront peser 8 onces ( 228 g ) pour les catĂ©gories mouches Ă  lĂ©gers. Ils devront peser 10 onces ( 285 g ) pour les catĂ©gories super lĂ©gers Ă  moyens. Ils devront peser 12 onces ( 342 g ) pour les catĂ©gories mi lourds Ă  lourds.

Les bandages

Tous ont le droit de mettre des bandages aux mains. Ils doivent ĂȘtre constituĂ©s de bandes chirurgicales genre crĂȘpe velpeau de 2 m de long et 4 cm de large. Ces bandages vont permettre d'empĂȘcher les blessures au niveau des mĂ©tacarpiens et permettre d'absorber la transpiration ce qui va Ă©viter des ennuis de gerçures.

Les chaussures

Elles ont une tige et une empeigne faite en matiĂšre souple (cuir, peau), la semelle rigide sans ĂȘtre dure d'une Ă©paisseur de 2 Ă  5 mm est plate sans talon ni talonnette et non dĂ©bordante.

Les catégories

- pailles (reconnue qu'en pro) : - moins de 47,627 kg
- mi mouches : - amateur de 34 kg Ă  48 kg - pro de 47,128 kg Ă  48,988 kg
- mouches : - amateur de 48 kg Ă  51 kg - pro de 48,988 kg Ă  50,802 kg
- coqs : - amateur 51 kg Ă  54 kg - pro de 50,802 kg Ă  53,524 kg
- plumes : - amateur 54 kg Ă  57 kg - pro de 53,524 kg Ă  57,153 kg
- super plumes (reconnue juste en pro) : - de 57,153 kg Ă  58,967 kg
- lĂ©gers : - amateur 57 kg Ă  60 kg - pro 58,967 kg Ă  61,235 kg
- super lĂ©gers : - amateur 60 kg Ă  63,5 kg - pro 61,235 kg Ă  63,503 kg
- mi moyens : - amateur 63,5 kg Ă  67 kg - pro 63,503 kg Ă  66,678 kg
- super mi moyens : - amateur 67 kg Ă  71 kg - pro 66,678 kg Ă  69,853 kg
- moyens : - amateur 71 kg Ă  75 kg - pro 69,853 kg Ă  72,575 kg
- mi lourds : - amateur 75 kg Ă  81 kg - pro 72,575 kg Ă  79,379 kg
- lourds lĂ©gers (reconnue juste en pro) : - de 79,379 kg Ă  86,182 kg
- lourds : - amateur moins de 91 kg - pro + 86,182 kg / + 88,450 kg
- super lourds (reconnue juste en amateur) : - plus de 91 kg

Pratique

Techniques offensives

Cette boxe utilise plusieurs techniques de poing qui peuvent toucher Ă  la face et au corps comme direct long, crochet, jab, uppercut, swing, bolo punch, cross, coup d'arrĂȘt, semi uppercut, semi crochet, cork screw, coup court, direct plongeant, drop, feinte, half swing, uppercut au plexus, lead, remise, shift punch, une deux, cross counter, « LaBlancheswing Â», back fist, spinning back fist [1] ... certaines sont illustrĂ©es en dessous.

Coups de poing usuels

  • Direct ou Straight-punch en anglais : coup de poing direct. Il est de forme, pistonnĂ©e, fouettĂ©e ou balancĂ©e-jetĂ©e. Nuances : le Jab est un direct Ă  petite course donnĂ© avec le point qui est en avant qui sert a tenir Ă  distance l'adversaire , alors que le Lead est un direct Ă  grande course et trĂšs lourd donnĂ© avec le poing arriĂšre. On trouve Ă©galement le direct court utilisĂ© au corps Ă  corps qui se rapproche d’un uppercut horizontal.
  • Crochet ou Hook (Hook-punch) en anglais : coup de poing circulaire (crochetĂ©). Il existe d'autres formes de coups circulaires : le Swing (appelĂ© Ă©galement stick-punch) et le Half-swing.
  • Uppercut : coup de poing remontant (ou Rising Punch). Il est classĂ© dans la catĂ©gorie des coups circulaires, ce qui n’est pas toujours le cas.
  • Direct court : Coup de poing dans l’axe direct exĂ©cutĂ© sur le bas du buste adverse, le pouce en haut et Ă  mi-distance. Contrairement Ă  l’uppercut utilisant la poussĂ©e des jambes et l’action de l’épaule, il s’exĂ©cute avec une activitĂ© plus prononcĂ©e du coude.

Techniques moins pratiquées

  • Overhand : coup de poing descendant (plongeant).
  • Cross-counter se prĂ©sente comme un contre qui croise le bras adverse. Pour cela, l’arme la plus souvent utilisĂ©e est le direct ou le overhand.

Techniques mixtes et hybrides

  • Bolo-punch : coup de poing circulaire exĂ©cutĂ© Ă  45° et envoyĂ© de bas en haut. C’est une technique dite « mixte Â» Ă  mi-chemin entre l’ uppercut et le Crochet .
  • Semi-crochet : coup « mixte Â» Ă  mi-chemin entre un Crochet et un direct.
  • Semi-uppercut : coup « mixte Â» Ă  mi-chemin entre un uppercut et un direct et qui atteint, le plus souvent, le buste adverse. Il ressemble Ă  un direct court remontant.
  • Shift-punch  : coup crĂ©Ă© par Bob Fitzsimmons et qui inventa aussi un bon nombre d'enchainements en 1880, ce coup tient du crochet et de l'uppercut. Il vise le creux Ă©pigastrique.

DĂ©fense

Ensemble des comportements destinĂ©s Ă  faire Ă©chec Ă  l’offensive adverse. Se garantir contre les attaques adverses se prĂ©sente comme un des trois objectifs principaux Ă  atteindre dans les sports de combat de percussion Ă  cĂŽtĂ© d’attaquer les cible adverses et d’utiliser l’action adverse Ă  son propre avantage. Elle se rĂ©sume par un ensemble d’actions destinĂ© Ă  faire Ă©chec Ă  l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups, les dĂ©viations de coups, les esquives de coups et les dĂ©placements (mobilitĂ© pour ne pas ĂȘtre atteint).

  • On distingue plusieurs objectifs de dĂ©fense :
  1. La simple mise en sĂ©curitĂ© de ses propres cibles, quelquefois rĂ©alisĂ©e en urgence (dite dĂ©fense passive : couverture neutre, blocage neutre, etc.),
  2. La rĂ©alisation d’actions destinĂ©es Ă  utiliser l’activitĂ© adverse Ă  son avantage (appelĂ©e par certains auteurs, dĂ©fense active :
- le blocage dĂ©viant ou la parade chassĂ©e dans le but de dĂ©sĂ©quilibrer (fig.40), le blocage absorbant, l’esquive
- pour ces trois formes liés à des ripostes simultanées
- puis le coup d’arrĂȘt suivi Ă©galement de ripostes.
  1. La mise en difficultĂ© de rĂ©alisations offensives adverses (par le raccourcissement ou l’augmentation de la distance, par le verrouillage des armes adverses, par une dĂ©stabilisation Ă  base de techniques de menace, de leurre, etc.).

Ces deux derniers objectifs nĂ©cessitent des qualitĂ©s d’initiative, d’anticipation et d’à-propos. Pour dĂ©passer un clichĂ© qui dit "la meilleure dĂ©fense, c'est l'attaque", on dira : Le but Ă  atteindre serait d’ĂȘtre capable de dĂ©fendre et de contre-attaquer (riposter) dans toutes les positions avec le moindre risque.

  • On distingue trois catĂ©gories de dĂ©fense :
  1. la dĂ©fense dite « classique Â» ayant pour but d’annihiler l’action adverse (ex. : « couverture Â», parade bloquĂ©e, parade opposition...)
  2. la dĂ©fense dite « active Â» favorisant l’utilisation de l’action adverse (ex. : absorption de choc, coup d’arrĂȘt, dĂ©gagement)
  3. et la neutralisation ou activitĂ© d’anticipation ayant pour but d’empĂȘcher le dĂ©clenchement de l’offensive adverse.

Exemples de défense

  • DĂ©gagement : Action dĂ©fensive consistant Ă  quitter une zone gĂ©ographique Ă  risque ou un corps-Ă -corps afin d’éviter une activitĂ© adverse dangereuse. Le changement de place est destinĂ© Ă  se dĂ©pĂȘtrer d’une situation de fixation provoquĂ©e par l’adversaire (soit un corps-Ă -corps, un accrochage, un emprisonnement dans un coin ou sur les cordes, etc.). Le plus souvent le dĂ©gagement est rĂ©alisĂ© avec un pas de cĂŽtĂ© combinĂ© Ă  une action de bras. Cette habiletĂ© appartient Ă  un ensemble appelĂ© « techniques d’évasion Â» (Ă©chappĂ©, dĂ©livrance, glissement, etc.).
  • DĂ©robement : C'est soustraire une cible visĂ©e par l’adversaire ou effectuer un dĂ©placement pour Ă©viter d’ĂȘtre touchĂ© (notion de fuite) – fig.44. Voir esquive.
  • DĂ©saxage : C’est un dĂ©centrage du buste hors de l’axe direct d’affrontement sans dĂ©placement des appuis. On parle le plus souvent de dĂ©saxage oblique. Cette activitĂ© est nĂ©cessaire pour Ă©viter d’ĂȘtre touchĂ© lors d’une offensive ou lors d’une contre-offensive (riposte ou coup de « contre Â» - voir fig.45-A et 45-B).
  • DĂ©viation de l'arme adverse : Aussi parade dĂ©viante ou parade chassĂ©e. Se dit d’une action dĂ©fensive destinĂ©e Ă  dĂ©tourner l’arme adverse de sa trajectoire. Elle prĂ©sente l’avantage de crĂ©er une ouverture dans la dĂ©fense adverse voire de provoquer un dĂ©sĂ©quilibre corporel. Action Ă  ne pas confondre avec le battement qui est une action similaire mais Ă  but offensif. Avant, on disait « chasser le coup Â». Il existe diffĂ©rents modes de dĂ©viation : avec le gant, l’avant-bras et mĂȘme l’épaule (fig.46). Voir aussi : chassĂ© et parade.
  • DĂ©calage : Placement du corps hors de l’axe offensif adverse par dĂ©placement d’un ou de deux appuis. Mais ce terme n’a pas une assise conceptuelle ferme. Certains auteurs le dĂ©finissent comme le placement d’un seul appui en dehors du couloir d’affrontement. On parle de « dĂ©calage intĂ©rieur Â» lorsque le dĂ©placement s’effectue dans le secteur d’action adverse et de « dĂ©calage extĂ©rieur Â» lorsque le dĂ©placement s’effectue en dehors du secteur d’action adverse.

L’attitude, la garde et le style utilisĂ©

L’attitude dĂ©signe deux notions principales. D'abord la façon de se tenir en situation d'opposition (Façon d’ĂȘtre positionnĂ©, de se tenir, de s’orienter, d’ĂȘtre protĂ©gĂ© ou en garde, etc., dans le combat - posture, garde, positionnement...) et d'autre part, la façon de se comporter en termes de comportement d'opposition (style utilisĂ©, stratĂ©gie globale employĂ©e...). Ex. : on recense diffĂ©rentes attitudes de combat en boxe : garde de trois-quarts de face, garde de profil, garde en « crouch Â», garde basse, garde le poids sur jambe avant, garde le poids sur jambe arriĂšre, garde en appuis trĂšs Ă©cartĂ©s. Quelquefois, la position du corps peut indiquer les intentions d’un combattant Ă  l’égard de son adversaire. Ex. : une attitude de profil peut ĂȘtre le signe d’un travail d’esquive et riposte du bras avant ainsi que de contre.

Exemples de gardes

  • La « garde menton Â» (rĂ©fĂ©rence : Mike Tyson)

CaractĂ©ristiques: en droitier, les poings sont serrĂ©s au menton, les coudes au corps, tĂȘte rentrĂ©e. Points forts: prĂ©sente le front, protĂšge effectivement le menton, et rend plus compact le buste (tĂȘte dans les Ă©paules) Points faibles: dĂ©couvre les tempes et ouvre le plexus. Peu de feintes possibles, seule alternative, ĂȘtre rapide et mobile sur les entrĂ©e latĂ©rales. Cette garde est destinĂ©e prioritairement aux petits gabarits athlĂ©tiques qui rencontreront toujours des adversaires plus grands. Elle est trĂšs efficace car elle utilise des frappes Ă  partir d'une poussĂ©e des jambes et d'un engagĂ© du bassin qui rĂ©duisent la chaĂźne musculaire de transmission. En effet, ici le centre de gravitĂ© est trĂšs rapidement dĂ©placĂ© au dessus d'un appui (corps compact), et accentue la puissance des coups circulaires courts et des uppercuts menton. Une autre approche de la posture consiste Ă  avancer les mains d'une quinzaine de centimĂštres (Cf Julio Cesar Chavez, ou Ramon Dekkers). Dans ce cas, ce n'est pas directement la protection du menton que vise le boxeur, ni la compacitĂ© du bloc tĂȘte-buste-bras, mais bien une attitude compatible avec ses prĂ©fĂ©rences propres (ex: uppercuts crochets courts). La flexion du buste et le gainage des bras favorisent ces techniques. Transfert: (version menton) garde totalement inadaptĂ©e au pieds poings car elle ne permet pas une protection efficace sur un coup de pied circulaire haut (high kick), ni des coups de pieds directs hauts (front kick); dangereuse en free fight sur les saisies en coups de genou direct ou coudes.

  • La « garde oblique Â» (RĂ©fĂ©rence : Georges Foreman)

CaractĂ©ristiques: en droitier, le bras gauche est inversĂ©, coude haut et main basse, le bras droit est parallĂšle au gauche, l'ensemble est lĂ©gĂšrement oblique. Points forts: le coude gauche permet de maintenir une distance en corps Ă  corps avec la pointe du coude, et de bien protĂ©ger le foie avec le poing gauche bas. L'avancĂ©e des bras prĂ©sente une difficultĂ© non nĂ©gligeable pour l'adversaire d'accĂ©der aux cibles du corps. De mĂȘme, la position non conformiste demande des adaptations rapides de l'adversaire. Feintes possibles en jabs. Points faibles: la tempe droite est ouverte, les cĂŽtes du cĂŽtĂ© gauche aussi. Elle prĂ©sente une difficultĂ© Ă  frapper en coups directs du droit et en circulaires du gauche (seul le jab est possible). Tous les autres coups demandent une rĂ©orientation des bras coĂ»teuse en temps. La « garde oblique Â» est utilisĂ©e gĂ©nĂ©ralement par les gros dĂ©fenseurs statiques (qui ne prennent effectivement pas tant de coups que cela d'ailleurs...), qui aiment l'affrontement direct, de face. Elle permet en outre de rester le buste assez haut, et en ce sens, trĂšs peu de petits gabarits peuvent l'utiliser autrement que pour se protĂ©ger, mais sans pouvoir rĂ©ellement contre attaquer. Transfert: garde possible en pied poings, notamment en thaĂŻ (combinĂ©e Ă  la parade tibiale sur un droitier et saisie) et full; dangereuse en free fight car elle propose le coude gauche Ă  la saisie pour clĂ©.

  • La « garde mixte Â» (RĂ©fĂ©rence : Thomas Hearns)

CaractĂ©ristiques: en droitier, la main droite est haute au menton, coude au corps, et le bras gauche est bas et relĂąchĂ©. Points forts: masque le dĂ©part des coups du bras gauche trop bas pour la vision fovĂ©ale (implique des rĂ©actions globales de protection pour l'autre qui voit un mouvement dĂ©marrer en vision pĂ©riphĂ©rique). ExplosivitĂ© des jabs qui partent d'une position de prĂ©-Ă©tirement du deltoĂŻde (cf la pliomĂ©trie). Feintes du buste et du bras avant possibles. Points faibles: ouvertures du cĂŽtĂ© gauche, et posture souvent en arriĂšre afin de compenser la non dĂ©fense possible du poing gauche, et qui demande donc une mobilitĂ© du buste et une coordination fortes pour frapper justement avec la masse du buste en avançant, Ă  partir d'appuis fixes. La « garde mixte Â» est choisie par ceux qui ont des capacitĂ©s Ă©levĂ©es d'anticipation et qui privilĂ©gient le contre. GĂ©nĂ©ralement les adeptes du mixte sont rapides, relĂąchĂ©s, explosifs et longilignes. Quelques cas de posture similaire chez les frappeurs massifs Ă  l'approche de la fin de cadrage afin de provoquer l'autre pour conclure du droit. Transfert: garde possible en pieds poings mais dangereuse car l'articulation du coude gauche peut ĂȘtre atteinte sur frappe en pieds. Se combine avec la garde oblique de prĂšs. Possible en free-fight dans les recherches de saisie de jambes.

  • La « garde en pointe Â» (RĂ©fĂ©rence : Virgil Hill)

CaractĂ©ristiques: Comme la garde mixte, la main droite protĂšge tout le cĂŽtĂ© droit, coude assez haut, mais ici la main gauche est placĂ©e trĂšs en avant, le bras en semi-extension, (comme une antenne...). Points forts: permet de garder l'adversaire Ă  distance longue, de le faire reculer, et de toucher le premier car le trajet du bras avant est plus court, mĂȘme si la frappe manque d'efficacitĂ© (course rĂ©duite). Elle gĂȘne considĂ©rablement les attaques directes du bras arriĂšre de l'adversaire, ce qui est intĂ©ressant dans une rencontre contre un pur frappeur en direct bras arriĂšre. Feintes de bras avant largement utilisables en directs. Points faible: ne prĂ©sente pas d'avantage dĂšs le travail Ă  mi-distance pour le bras avant, et encore moins en corps Ă  corps. Oblige Ă  se cantonner dans un travail de loin, en marquant des points ou en cherchant des ouvertures en directs. La « garde en pointe Â» est gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©e par des combattants qui n'apprĂ©cient pas beaucoup le contact de prĂšs et le travail au corps. Ils construisent ainsi un mur infranchissable qui leur permet de rester dans les comportements qui leur conviennent le mieux, ce qui est d'ailleurs trĂšs judicieux. Une taille raisonnable est privilĂ©giĂ©e, et lĂ  encore, les grands sont avantagĂ©s. Autre adaptation, le poing non vissĂ©, pouce en haut permet parfois de perforer des gardes hermĂ©tiques (en amateur notamment). Transfert: possible ponctuellement en pieds poings, mais dangereuse car le flanc du cĂŽtĂ© du bras avant est exposĂ©. Demande de combiner un blocage tibia du cĂŽtĂ© du bras avant, ce qui limite la mobilitĂ© du combattant. On la retrouve dans le travail Ă  mi-distance quand le combattant cherche Ă  se crĂ©er une ouverture pour toucher durement l'autre du bras arriĂšre (ex: boxeur adverse touchĂ© ou comptĂ© prĂ©cĂ©demment).

  • La garde basse (RĂ©fĂ©rence : Prince Naseem Hamed)

CaractĂ©ristiques: buste droit, latĂ©ral, en arriĂšre ou penchĂ© en avant en provocation (ici), les mains sont toutes les deux basses, les bras le long du corps. Points forts: les poings sont quasi hors du champ visuel Ă  mi-distance et se confondent parfois avec le short. Le relĂąchement des Ă©paules autorise les coups explosifs « lancĂ©s Â» Ă  partir d'appuis solides. Feintes de bustes et tĂȘte possibles (provocation). Points faibles: impose souvent une posture en retrait avec recul du centre de gravitĂ©, ce qui demande une coordination exceptionnelle et un coup d'Ɠil hors normes pour effectuer des contres, et des contre-attaques. La « garde basse Â» est attachĂ©e Ă  un type de boxe privilĂ©giĂ© et structurĂ© Ă  partir d'attaques explosives en coups directs et remontants, ainsi qu'Ă  un systĂšme de contre Ă  partir d'esquives de buste. La combinaison des poussĂ©es en jambes qui doivent ĂȘtre engagĂ©es Ă  partir du bassin, et des « lancers Â» de bras Ă  partir des chaĂźnes musculaires jambes-deltoĂŻdes permettent d'obtenir des effets explosifs et de grande vitesse. C'est un des rares cas d'effet de torsion en ellipse dans les coups remontants (poussĂ©e des jambes combinĂ©e Ă  une rotation du buste pour l'uppercut afin d'ĂȘtre parfaitement placĂ© sans avoir Ă  bouger les appuis).. Transfert: aucun transfert possible dans le pieds poings et dans le combat libre, si ce n'est dans les phases de rĂ©cupĂ©ration de loin.

  • La « garde droite Â» (RĂ©fĂ©rence : Hacine ChĂ©rifi)

CaractĂ©ristiques: les bras sont parallĂšles, coudes au niveau du bas du pectoral, poings au tempes. Les bras encadrent la tĂȘte et le buste. Points forts: elle protĂšge la tĂȘte et le buste, et permet d'anticiper rapidement sur les attaques adverses car les axes de mobilitĂ© des bras sont dĂ©jĂ  en place : rotation Ă  partir du coude pour bloquer les uppercuts, flexion du bras pour les crochets hauts, descente de l'Ă©paule pour le travail au corps, et chassĂ© lĂ©ger de la main pour les directs. Points faibles: limite quelque peu le champ de vision, et demande un temps de latence afin de re-positionner les bras pour frapper en circulaire, et en remontĂ©e (le temps de replacement peut ĂȘtre exploitĂ© par l'adversaire, dans les feintes notamment).. La « garde droite Â» est celle que l'on adopte en dĂ©butant. C'est la rĂ©ponse classique Ă  la consigne de « monter les mains Â». Elle privilĂ©gie une dĂ©fense en blocage et protection en absorbant une partie des chocs. Son placement autorise aussi une moindre anticipation du boxeur puisque le systĂšme de protection est solide Ă  priori. Aussi ceux qui ne sont pas rapides en dĂ©fense ou qui ont du mal Ă  anticiper sur les attaques peuvent largement utiliser cette posture. Certains combattants gardent l'attitude de « garde droite Â», mais avec les paumes tournĂ©es vers l'adversaire (en « mante religieuse Â», ce qui facilite les frappes directes et les parades. Transfert: sans problĂšme en pieds poings, avec une version mains ouvertes possible en thaĂŻ et combat libre favorisant les saisies.

  • La garde « fausse patte Â» (RĂ©fĂ©rence : JĂ©rĂŽme Lebanner)

CaractĂ©ristiques: le poing droit est en avant, la jambe droite aussi. Points forts: liĂ©s au manque d'habitude que les droitiers, ressentent devant un gaucher. Des qualitĂ©s de vitesse rĂ©vĂ©lĂ©es scientifiquement. Points faibles: cette garde prĂ©sente le foie en avant sur le bras arriĂšre du droitier (ou la jambe avant en pieds poings). De plus, le boxeur gaucher a tendance souvent Ă  avancer, ce qui est prĂ©visible. Le gaucher cherche Ă  frapper de son bras arriĂšre plus puissant et qui vient de loin, gĂ©nĂ©ralement en direct. Il va donc se placer de façon Ă  ramener le droitier sur ce bras lĂ , de son cĂŽtĂ© ouvert. Attention, certains boxeurs en garde de gaucher, sont en fait droitiers (Cf Lebanner). C'est le cas de ceux qui ont dĂ©butĂ© en gardant leur bras prĂ©fĂ©rentiel en avant. De fait, leurs bras avants sont trĂšs puissants sous tous les angles, et la sortie du cĂŽtĂ© fermĂ© (Ă  droite), n'est pas toujours la bonne solution Ă  un cadrage du gaucher. Comme toujours il faut tester les dĂ©placements majeurs et les trajectoires privilĂ©giĂ©es par le combattant que l'on rencontre (ou bien avant Ă  l'observation en tournoi, ou en vidĂ©o, ou pendant le combat... d'oĂč l'intĂ©rĂȘt d'avoir dans son Ă©quipe, au moins un « cĂ©rĂ©bral Â» expĂ©rimentĂ© avec soi dans le coin !). Transfert: sans difficultĂ© dans toutes les formes de combat, sachant que les gauchers seront vulnĂ©rables sur la jambe arriĂšre du droitier (coups Ă  pleine puissance dans leur cĂŽtĂ© ouvert).

- Références de gardes http://netboxe.com/rep1/page.php?idz=3370

Les anglophones parlent plutĂŽt de « position Â» que de « garde Â» Ă  proprement parler (ex : « side step Â» pour la garde latĂ©rale). La garde pour ces premiers c’est le haut du corps et Ă©galement les appuis au sol, ainsi ils utilisent le terme « upright stance Â» pour une position verticale de buste et « full crouch Â» pour une attitude recroquevillĂ©e. En français, on utilise l’expression d’attitude de combat lorsqu’on dĂ©signe l’ensemble. Donc lorsqu’on parle de « garde Â» dans l’école française, on pense souvent Ă  la position des bras pour se protĂ©ger. Mais bien plus que cela, elle dĂ©signe une organisation corporelle permettant au combattant de se prĂ©parer Ă  dĂ©fendre et d’autre part Ă  passer Ă  l’offensive, cela dans une configuration qui lui offre un maximum de sĂ©curitĂ© et d’efficacitĂ©. DiffĂ©rentes positions permettent de faire face Ă  un adversaire avant et pendant l’engagement et sont appelĂ©es Ă  dĂ©faut « garde Â». Comme son nom l’indique, « ĂȘtre sur ses gardes Â» c’est se mettre en alerte permanente et adopter une position favorable pour rĂ©agir. De nombreuses attitudes de garde existent : garde trois-quarts de face, de profil, garde inversĂ©e, garde haute, garde basse, garde avancĂ©e, garde ramassĂ©e, etc. Certes, il trĂšs important « d’ĂȘtre gardĂ© Â» (hermĂ©tique), mais il faut Ă©galement adopter une attitude qui permettre d’agir et de rĂ©agir rapidement et avec efficacitĂ© (donc adopter une posture efficace). A contrario un boxeur n’adoptant pas d’attitude dĂ©finie oĂč ayant les bras « en bas Â» est dit « non gardĂ© Â». D’ailleurs, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).

Le style reprĂ©sente la maniĂšre de faire propre Ă  chaque individu et que l’on peut rapporter Ă  des classes de « comportement-type Â». Elle est propre Ă  son tempĂ©rament, Ă  son potentiel physique ou Ă  ce qui lui a Ă©tĂ© enseignĂ© par son Ă©cole de boxe. Ainsi, on distingue : l’attentiste du fonceur et le technicien (styliste) du frappeur, mais ce classement ne s’arrĂȘte pas lĂ . On recense diffĂ©rents caractĂšres variables pour chaque « typologie Â». Par exemple, chez les styles « techniques Â» : boxer en coups longs, en coups d’arrĂȘt, en coups de contre. Chez les styles « physiques Â» : faire le forcing, boxer en crochets puissants « Ă  la godille Â», chercher le corps-Ă -corps ou chercher le coup dur. Lorsqu’un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu’il est sur son « registre Â» ; cela Ă  la maniĂšre d’un musicien qui rĂ©pĂšte ses gammes prĂ©fĂ©rĂ©es. D’autre part, ce qui est apprĂ©ciable dans un combat c’est l’opposition de styles. On a pour exemple le combat des annĂ©es 1980, Sugar Ray Leonard contre Marvin Hagler. Le premier, utilise une boxe Ă  reculons, faite de larges pas de cĂŽtĂ©, d’esquives de buste et de contre-attaque prĂ©cises. Alors que le second, use d’une boxe en progression avant, d’une attitude compacte le buste en avant et de coups trĂšs puissants. Voir aussi façon de combattre.

Dangers pour la santé

La boxe a la rĂ©putation d'ĂȘtre un sport dangereux. Les coups Ă  rĂ©pĂ©tition peuvent en effet ĂȘtre responsables de petits traumatismes crĂąniens. Le nez, les arcades, les pomettes sont souvent cassĂ©s et trĂšs souvent touchĂ© . Mais mĂȘme si un certain nombre de dĂ©cĂšs et de traumatismes ont Ă©tĂ© relevĂ©s par le passĂ©, le milieu de la boxe a pris conscience des risques encourus par les boxeurs et les conditions se sont nettement amĂ©liorĂ©es ces dix derniĂšres annĂ©es.

Quelques boxeurs

LĂ©gendes du Noble Art

Avant 1900

Années 1910

  • Jack Johnson, poids lourds (1er champion du monde de couleur)

Années 1920

Années 1930

Années 1940

Années 1950

Années 1960

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Grands Boxeurs Africains

Champions français professionnels

  • Georges Carpentier : champion d'Europe poids welters (1911), moyens (1912), mi lourds et lourds (1913-1922) et champion du monde mi lourds (1920-1922).
  • EugĂšne Criqui : champion du monde poids plumes (1923). BlessĂ© Ă  la guerre, il avait une mĂąchoire en argent.
  • AndrĂ© Routis : champion du monde poids plumes (1928-1929).
  • Marcel Cerdan : champion d'Europe poids welters (1939-1942), moyens (1947-1948) et champion du monde poids moyens (1948-1949).
  • Gilbert Lavoine : champion d'Europe poids welters (1953-1954).
  • Alphonse Halimi : champion du monde (1957-1959) et d'Europe (1960-1961 et 1962) poids coqs.
  • Jean-Claude Bouttier : champion d'Europe poids moyens (1971 et 1974) et battu deux fois par Carlos Monzon en championnat du monde poids moyens (1972 et 1973).
  • Christophe Tiozzo : mĂ©daillĂ© de bronze aux JO de 1984 en super welters, champion d'Europe poids moyens (1988) et champion du monde super moyens (1990-1991).
  • RenĂ© Jacquot : champion d'Europe (1988) et du monde (1989) super welters.
  • Fabrice BĂ©nichou : champion d'Europe poids coqs (1988), champion du monde super coqs (1989-1990) et champion d'Europe poids lĂ©gers (1991-1992).
  • Gilbert DelĂ© : champion d'Europe (1989-1990) et du monde (1991) super welters.
  • Taoufik Belbouli : champion du monde (1989-1990) lourd-lĂ©gers.
  • Anaclet Wamba : champion d'Europe (1989) et du monde (1991-1995) lourd lĂ©gers.
  • Thierry Jacob : champion d'Europe poids coqs (1990-1991) et champion du monde super coqs (1992).
  • Laurent Boudouani : mĂ©daillĂ© d'argent aux JO de 1988 en welters, champion d'Europe (1992-1993 et 1995-1996) et du monde (1996-1999) super welters.
  • Jean-Baptiste Mendy : champion d'Europe (1992-1994 et 1994-1995) et du monde (1996-1997 et 1998-1999) poids lĂ©gers.
  • Khalid Rahilou : champion d'Europe (1994-1996) et du monde (1997-1998) super lĂ©gers.
  • Hacine Cherifi : champion d'Europe (1996-1997) et du monde (1998-1999) poids moyens.
  • Julien Lorcy : champion d'Europe super-plumes (1996-1997), lĂ©gers (2000-2001) et champion du monde poids lĂ©gers (1999 et 2001).
  • Mamadou Thiam : champion d'Europe super welters (1998-2000 et 2001) et battu deux fois en championnat du monde super welters par Felix Trinidad (2000) et Santiago Samaniego (2002).
  • Fabrice Tiozzo : champion d'Europe (1994-1995) et du monde (1995-1996) mi lourds, champion du monde lourd lĂ©gers (1997-2000) et de nouveau champion du monde mi lourds (2004-2006).
  • Salim Medjkoune : champion d'Europe (2001-2002) et du monde (2002-2003) super coqs.
  • Bruno Girard : champion du monde des super moyens (2000) et des mi lourds (2001).
  • Mahyar Monshipour : champion d'Europe (2002-2003) et du monde (2003-2006) super coqs.
  • Brahim Asloum : mĂ©daillĂ© d'or aux JO de 2000 en poids mi mouches, champion d'Europe poids mouches (2003-2005), champion du monde WBA des poids mi mouches (2007-2008)
  • Souleymane Mbaye : champion d'Europe (2002-2003) et du monde (2006-2007) super lĂ©gers.
  • Ali Chebah : Champion du monde espoir WBC et champion d'Amerique (NABF) dans la catĂ©gorie des super lĂ©gers.

Champions suisses pro

  • Mauro Martelli - champion d'Europe professionnel.
  • Fritz Chervet - champion d'Europe professionnel.

Champions québécois pros les plus médiatisés

Boxing Hall of Fame

Article dĂ©taillĂ© : International Boxing Hall of Fame.

Notes et références

Annexes

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

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