Boxe

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Boxe
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Athletes – Boxing, phĂ©nakistiscope de Eadweard Muybridge, 1893
Athletes – Boxing, phĂ©nakistiscope de Eadweard Muybridge, 1893
Domaine Sport de combat de percussion avec des gants rembourrés
A donnĂ© Boxe anglaise ‱ Boxe amĂ©ricaine ‱ Boxe khmĂšre ‱ Boxe birmane ‱ Boxe française ‱ Boxe thaĂŻlandaise ‱ Kick-boxing ‱ Sanda
Pratiquants cĂ©lĂšbres Jack Dempsey (BA) ‱ Joe Louis (BA) ‱ Mohamed Ali (BA) ‱ Mike Tyson (BA) ‱ Joseph Charlemont (SBF) ‱ Joe Lewis (FC) ‱ Bill Wallace (FC) ‱ Benny Urquidez (FC, KB) ‱ Toshio Fujiwara (KB) ‱ Apidej Sit Hrun (BT) ‱ Nilar Win (BB) ‱ Hey Puthong (BK)
Sport olympique Pour la boxe anglaise uniquement
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La boxe est un sport de combat qui se pratique depuis le 18e siĂšcle Ă  un contre un, en recourant Ă  des frappes de percussion, Ă  l'aide de gants matelassĂ©s. Par extension, de nombreuses disciplines ont pris le nom de boxe : notamment les « boxes sportives Â» du 19e et 20e siĂšcle comme les boxes pieds-poings (BPP) Ă  rĂ©glementation occidentales (boxe amĂ©ricaine, kick-boxing et savate-BF) et les boxes asiatiques dites « martiales Â» Â» comme la boxe chinoise (kung-fu/wushu), la boxe khmĂšre (kun khmer), boxe birmane (lethwei) et la boxe thaĂŻlandaise (muaythaĂŻ) entre autres.

Sommaire

Les différentes boxes

La boxe connaĂźt de nombreuses variantes. Ces variantes sont dĂ©finies par leurs « cibles Â» corporelles, les « armes Â» corporelles utilisĂ©es ainsi que pour certaines, les techniques de balayage et projection. ainsi que la boxe fĂ©minine chinoise et la boxe birmane.

Les cibles Ă  atteindre

Les armes

Les moyens mis en Ɠuvre pour atteindre ces cibles sont dĂ©finis par les « armes Â» corporelles utilisĂ©es :

Par opposition Ă  la boxe anglaise, la boxe birmane, la boxe khmĂšre, la savate BF, la boxe thaĂŻlandaise et le shoot-boxing appartiennent Ă  la catĂ©gorie dite des « boxes pieds-poings Â».

Les principales boxes

Il existe plusieurs types de boxes :

Il existe des boxes composites, combinant les techniques de percussion (boxe) et de prĂ©hension (lutte) :

Histoire

Jeunes boxeurs, Akrotiri (site archéologique de Santorin), Musée national d'AthÚnes

La boxe anglaise a Ă©tĂ© admise aux Jeux olympiques lors de la session du CIO tenue Ă  Paris en 1901. Les premiĂšres Ă©preuves olympiques ont eu lieu lors des Jeux olympiques d'Ă©tĂ© de 1904 Ă  Saint-Louis aux États-Unis.

À l'heure actuelle c'est la seule boxe Ă  jouir de ce prestige puisque les sports « pieds-poings Â» n'y sont reprĂ©sentĂ©s sous aucune de ses disciplines.

Salles de boxe

Technique

Ci-dessous, une prĂ©sentation du vocabulaire des boxes « sportives Â» modernes. Les boxes « martiales Â» dites ancestrales ne sont pas abordĂ©es cela pour l’absence de rĂ©glementation les concernant.

Les parties du corps Ă  atteindre en boxe

Hauteur cibles.jpg Ici, les deux hauteurs de cibles pour les attaques de poing de la boxe anglaise.

Dans les rĂšglements des boxes pieds-poings, on peut dĂ©couper le corps humain en trois niveaux principaux Ă  atteindre. Selon le rĂšglement, les hauteurs accessibles et les cibles corporelles autorisĂ©es peuvent varier d’une discipline sportive Ă  l’autre. Par exemple, en boxe birmane, contrairement Ă  la plupart des autres boxes pieds-poings, les techniques de poings et de coude peuvent ĂȘtre portĂ©es sur le membre infĂ©rieur. Il en est de mĂȘme pour la savate-BF boxe française, les frappes de pied dans l’articulation du genou et dans le dos sont permises, alors que dans la plupart des boxes sportives, elles y sont prohibĂ©es.

Anglais Français
Low Le niveau sous la ceinture (le membre inférieur)
Middle Le niveau du tronc
High Le niveau du visage

Dans la plupart des boxes et des sports de combat de percussion, en matiĂšre de cibles Ă  viser le rĂšglement est trĂšs proche :

  • Les cibles au-dessus de la ceinture pour les techniques de bras (poing, avant-bras et coudes) et de jambe (pied et tibia) sont : l’avant et le cĂŽtĂ© de la face et du tronc.
  • Les cibles du membre infĂ©rieur sont :

La surface totale de la cuisse et de la jambe (mollet).

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Cibles pour les attaques de poing.

Les armes

Le rĂšglement sportif fixe le nombre d’armes corporelles Ă  utiliser :

Les surfaces de frappe de l’arme

Le principe d’action et de sĂ©curitĂ© veut, et notamment pour la pratique de haut niveau sans protection, qu’on percute avec les parties dures de son propre corps sur les parties molles autorisĂ©es du corps adverse. Ce qui rĂ©duit bien Ă©videmment les blessures de ses propres armes.

Le membre supérieur

  • Le poing : face avant de l’arme destinĂ©e Ă  percuter la cible visĂ©e. En boxe anglaise, la surface de frappe autorisĂ©e s’arrĂȘte Ă  la face avant du poing (articulations mĂ©tacarpophalangiennes et premiĂšres phalanges du deuxiĂšme au cinquiĂšme doigt). Il est interdit de donner un coup de poing avec la main ouverte, avec l’intĂ©rieur, le dessus ou le cĂŽtĂ© de la main et avec le poignet. Pour d’autres boxes et notamment la boxe birmane et le combat libre, toute la surface de frappe de la main peut ĂȘtre utilisĂ©e.
  • L’avant-bras et le coude : en boxe birmane, en boxe khmĂšre, boxe thaĂŻlandaise et boxe vietnamienne diffĂ©rentes parties dures du coude peuvent ĂȘtre utilisĂ©es et pour l’avant-bras, les parties dures tel le bord externe du cubitus et le bord interne du radius.

Le membre inférieur

  • Le tibia et le pied : pour les techniques de jambe diffĂ©rentes parties du pied peuvent ĂȘtre utilisĂ©es. Pour la boxe avec chaussures, le panel de surfaces Ă  employĂ©e est trĂšs vaste mais pour la pratique Ă  pieds nus, seules les parties dures sont conseillĂ©es (notamment, le dessus de pied, les articulations mĂ©tatarsophalangiennes (« bol Â» de pied), talon et bord externe. Pour la percussion avec l’os du tibia quand le rĂšglement le permet, est utilisĂ©e en prioritĂ© la face interne de la jambe (tibia).

La gestuelle de frappe

Techniques de poing

(Exemple pour le kick-boxing)

Coups de poing usuels
  • Direct ou straight-punch en Anglais : coup de poing direct. Il est de forme, pistonnĂ©e, fouettĂ©e ou balancĂ©e-jetĂ©e. Nuances : le « jab Â» est un direct Ă  petite course et gĂ©nĂ©ralement du bas avant, alors que le « lead Â» est un direct Ă  grande course, puissant et donc du bras arriĂšre nommĂ© « cross Â» en Anglais. On trouve Ă©galement le short straight-punch utilisĂ© de prĂšs qui se rapproche d’un « uppercut Â» au corps Ă  corps Ă  trajectoire rectiligne et horizontale.
  • Crochet ou « hook-punch Â» en Anglais : coup de poing circulaire (crochetĂ©). Il existe d'autres formes de coups circulaires : le « swing Â» (appelĂ© Ă©galement « stick-punch Â») est un crochet trĂšs large dit en bĂąton effectuĂ© avec un mouvement giratoire autour de l’épaule.
  • Uppercut : coup de poing remontant (« undercut Â» ou « rising-punch Â»). Il est souvent classĂ© dans la catĂ©gorie des coups circulaires, ce qui n’est pas toujours le cas.
  • Overhand-punch ou overcut ou drop : coup de poing descendant (plongeant).
Coups de poing moins usuels
  • Back-fist* (ou reverse en anglais) : coup de poing en revers.
  • Spinning back-fist* (ou turning back-fist) : coup de poing en revers retournĂ©.
  • Jump-punch (ou superman-punch) : coup de poing en sautant.

(*) AutorisĂ© chez les professionnels mais pas dans tous les pays N.B. : Le cross-counter : se prĂ©sente comme un contre qui croise le bras adverse. Il tient du cross (coup de poing direct) voire du Half-hook (semi-crochet) ou de l’Overhand-punch (coup de poing plongeant).

Coups de poing hybrides

  • Half-hook : semi-crochet en Français, coup de poing circulaire Ă  mi-chemin entre un direct et un crochet.
  • Half-uppercut : semi-uppercut en Français, coup de poing rectiligne Ă  mi-chemin entre un direct et un uppercut.
  • Bolo-punch: coup de poing circulaire (mi-crochet/mi-uppercut).

Techniques de jambe

(Exemple pour le kick-boxing)

Coups de pied usuels

  • Front-kick : coup de pied direct. Il est de forme "pistonnĂ©e", push-kick (pushing-kick) ou de forme « fouettĂ©e Â» (front snap-kick).
  • Side-kick : coup de pied de cĂŽtĂ©.
  • Semi-circular-kick : coup de pied en diagonale. AppelĂ© Ă©galement « diagonal-kick Â» ou « forty-five degree roundhouse-kick Â».
  • Roundhouse-kick : coup de pied circulaire. Trois hauteurs de frappe : coup de pied bas circulaire - en ligne basse (low-kick), coup de pied mĂ©dian (middle-kick) et coup de pied haut (high-kick).
  • Reverse-kick : coup de pied circulaire inversĂ© ou crochetĂ© ("hook-kick").
  • Back-kick : coup de pied en arriĂšre.
  • Sweeping (ou footsweep en anglais) : coup de pied de balayage.

N.B. : Usuellement, les coups de pied circulaires (roundhouse-kick) portent les noms suivants :

- Low-kick : coup en ligne basse (sous la ceinture)
- Middle-kick : coup en ligne moyenne (sur le tronc et les bras)
- High-kick : coup en ligne haute (niveau de la tĂȘte).

Ces vocables prĂ©cĂ©dents sont des erreurs terminologiques car les techniques de jambe suivant leurs formes ont des appellations distinctes (Ex. : au niveau du coup de pied en ligne haute (« high-kick Â») : on trouve le front kick, le hammer-kick, le hook-kick, etc., et pas seulement le roundhouse-kick comme on l’indique trĂšs souvent).

Coups de pied moins pratiqués

CatĂ©gorie des coups de pied dit « en bĂąton Â» (stick-kick) :

  • Crescent-kick : coup de pied en croissant (hanches de face).
  • Hammer kick : coup de pied retombant portĂ© avec le talon – habituellement surnommĂ©, coup de pied en "marteau". Lorsqu’il est prĂ©parĂ© dans l’axe direct, il se nomme axe-kick.

N.B. : La combinaison des deux actions, coup en croissant et coup retombant est courante et peut s’exĂ©cuter Ă  partir d’une prĂ©paration intĂ©rieure ou extĂ©rieure du pied.

Coups de pied retournés et volants
  • Spinning hook-kick : coup de pied crochetĂ© (hook kick) et retournĂ© (appelĂ© Ă©galement « turning-kick Â»).
  • Spinning side-kick : coup de pied de cĂŽtĂ© et retournĂ©.
  • Spinning back-kick : coup de pied arriĂšre et retournĂ©.
  • Jumping front-kick : coup de pied de face et sautĂ©.
  • Jumping roundhouse-kick : coup de pied circulaire sautĂ©.
  • Jumping side-kick : coup de pied de cĂŽtĂ© sautĂ©.
  • Jumping back-kick : coup de pied de dos sautĂ©.

(*) Certaines techniques peuvent retournées et sautées à la fois (volantes)

Techniques de genou

(Exemple pour la boxe birmane, la boxe kmĂšre, la boxe thaĂŻlandaise et la boxe vietnamienne)

Coups de genou usuels
  • Rising Knee-strike : coup de genou remontant au corps Ă  corps.
  • Straight knee-thrust : coup de genou direct.
  • Diagonal knee-kick : coup de genou semi-circulaire.
  • Round Knee-Kick : coup de genou circulaire.
Coups de genou sautés et doubles
  • Jumping knee-kick ou "flying knee kick" : Coup de genou sautĂ©.
  • Double knee-kick : coup simultanĂ© des deux genoux (en sautant bien entendu).

(3) Ces techniques peuvent ĂȘtre donnĂ©es les hanches de face ou de profil, et emprunter diffĂ©rentes trajectoires (directe, remontante, piquante et circulaire). Elles peuvent ĂȘtre retournĂ©es et sautĂ©es Ă  la fois.

Techniques de coude

(Exemple pour la boxe birmane, la boxe kmĂšre, la boxe thaĂŻlandaise et la boxe vietnamienne)

Coups de coude de base
  • Straight-elbow thrust : coup de coude direct.
  • Spin-elbow strike : coup de coude circulaire.
  • Inside-elbow strike : coup de coude de revers.
  • Semi-circular-elbow strike : coup de coude semi-circulaire Ă  trajectoire descendante ou remontante.
  • Drop-elbow strike : coup de coude Ă©crasant.
  • Rising-elbow strike : coup de coude remontant.
Coups de coude moins usuels

Certains coups de coude sont donnĂ©s retournĂ©s (spinning), sautĂ©s (jumping), portĂ©s des deux bras (doubles), amenĂ©s en « marche d’escalier Â» voire Ă  effets combinĂ©s (ex. : retournĂ©s et sautĂ©s).

  • Jumping-elbow strike : coup de coude Ă©crasant sautĂ©.

Les coups de coude peuvent combinĂ©s avec les techniques de poing et notamment enchaĂźnĂ©s en « cascade Â» (ce qui est le souvent cas en boxe birmane).

Les balayages

Technique de dĂ©sĂ©quilibre exĂ©cutĂ©e avec le pied ou le mollet sur le (ou les) point(s) d’appui au sol de l’adversaire. Elle peut ĂȘtre rĂ©alisĂ©e plus ou moins haute par rapport Ă  l’appui au sol. Elle s’exĂ©cute dans diffĂ©rents axes (par l’extĂ©rieur, par l’intĂ©rieur, Ă  l’arriĂšre ou Ă  l’avant de la jambe adverse). Habituellement, la dĂ©finition la plus usuelle d’un balayage est la suivante : « technique de jambe qui s’effectue au raz du sol pour supprimer l’appui adverse Â»; il est de plus petite amplitude et de puissance moindre contrairement au fauchage. Contrairement aux projections la plupart des balayages s’effectuent sans saisie de l’adversaire. On trouve diffĂ©rentes « forme de corps Â» :

  1. Mouvement pendulaire du membre infĂ©rieur Ă  partir de la hanche (les hanches peuvent ĂȘtre dans l’une des trois positions fondamentales (de face, de profil ou de dos),
  2. Mouvement de « crochet Â» avec une flexion du genou,
  3. Mouvement de « piston Â» avec une extension du genou,
  4. Technique de frappe circulaire, habituellement un coup de pied circulaire donné en pivotant (roundhouse-kick) ou un coup de pied crocheté (hook kick).

Les projections

Action destinĂ©e Ă  expĂ©dier violemment l’adversaire au sol. Les techniques de projection utilisent un ensemble de mouvements segmentaires et musculaires qui dĂ©terminent des classes caractĂ©ristiques dites « formes de corps Â». Chacune d’entre-elles fait appel Ă  une ou plusieurs actions de dĂ©sĂ©quilibre. On trouve : les arrachĂ©s (soulevĂ©s), les balayages, les crochetages, les fauchages, les Ă©paulĂ©s, les hanchĂ©s, les ramassages (enfourchement et autres), les gestes de sacrifice, etc. Certaines boxes sportives, et notamment celles d’Asie du Sud-est et d’ExtrĂȘme-Orient autorisent les projections. Chaque discipline a son propre rĂšglement. Exemple : saisie du cou autorisĂ©, projection par saisie au-dessus de la ligne des Ă©paules interdit ou technique de sacrifice interdite, etc.

La défense

La dĂ©fense en boxe se rĂ©sume par un ensemble d’actions destinĂ© Ă  faire Ă©chec Ă  l’offensive adverse, comprenant les blocages de coups, les dĂ©viations de coups, les esquives de coups, les dĂ©placements (mobilitĂ© pour ne pas ĂȘtre atteint) et les actions de neutralisation.

Se garantir contre les attaques adverses se prĂ©sente comme un des trois objectifs principaux Ă  atteindre dans les sports de combat de percussion Ă  cĂŽtĂ© d’attaquer les cible adverses et d’utiliser l’action adverse Ă  son propre avantage.

On distingue plusieurs objectifs de dĂ©fense :

  1. La simple mise en sĂ©curitĂ© de ses propres cibles, quelquefois rĂ©alisĂ©e en urgence (dite dĂ©fense passive : couverture neutre, blocage neutre, encaissement, etc.).
  2. La rĂ©alisation d’actions destinĂ©es Ă  utiliser l’activitĂ© adverse Ă  son avantage (appelĂ©e par certains auteurs, dĂ©fense active : le « blocage dĂ©viant Â» ou la « parade chassĂ©e Â» dans le but de dĂ©sĂ©quilibrer, le « blocage absorbant Â», l’esquive (pour ces trois formes liĂ©s Ă  des ripostes simultanĂ©es), puis le coup d’arrĂȘt suivi Ă©galement d’une riposte.
  3. La mise en difficultĂ© de rĂ©alisations offensives adverses (par le raccourcissement ou l’augmentation de la distance, par le verrouillage des armes adverses, par une dĂ©stabilisation Ă  base de techniques de menace, de leurre, de battement, etc.)

Ces deux derniers objectifs nĂ©cessitent des qualitĂ©s d’initiative, d’anticipation et d’à-propos.

  • Le but Ă  atteindre serait d’ĂȘtre capable de dĂ©fendre et de contre-attaquer (riposter) dans toutes les situations avec le moindre risque.

On distingue trois catĂ©gories de dĂ©fense :

  1. la dĂ©fense dite « non active Â» (classique) ayant pour but d’annihiler l’action adverse (ex. : « couverture Â», parade bloquĂ©e, parade opposition...),
  2. la dĂ©fense dite « active Â» favorisant l’utilisation de l’action adverse (ex. : absorption de choc, coup d’arrĂȘt, dĂ©gagement),
  3. et la neutralisation ou activitĂ© d’anticipation ayant pour but d’empĂȘcher le dĂ©clenchement de l’offensive adverse (verrouillage des armes adverses, avancĂ©e au contact
).

L’attitude, la garde et le style utilisĂ©

L’attitude dĂ©signe deux notions principales. D'abord la façon de se tenir en situation d'opposition ou posture de combat (Façon d’ĂȘtre positionnĂ©, de se tenir, de s’orienter, d’ĂȘtre protĂ©gĂ© ou en garde, etc, dans le combat. On parle plus couramment de garde, de posture ou de position) et d'autre part, la façon de se comporter en termes de comportement d'opposition ou façon de combattre (style utilisĂ©, stratĂ©gie globale employĂ©e...).

Exemples. On recense diffĂ©rentes attitudes de combat en boxe : garde de trois-quarts de face, garde de profil, garde en crouch, garde basse, garde le poids sur jambe avant, garde le poids sur jambe arriĂšre, garde en appuis trĂšs Ă©cartĂ©s, etc. Quelquefois, la position du corps peut indiquer les intentions d’un combattant Ă  l’égard de son adversaire. Exemple : une attitude de profil peut ĂȘtre le signe d’un travail d’esquive et riposte du bras avant ainsi que de contre.

Les anglo-saxons parlent plutĂŽt de « position Â» que de « garde Â» Ă  proprement parler (exemple : side step pour la garde latĂ©rale). La garde pour ces premiers c’est le haut du corps et Ă©galement les appuis au sol, ainsi ils utilisent le terme upright stance pour une position verticale de buste et full crouch pour une attitude recroquevillĂ©e. Pour nous, on utilise l’expression d’attitude de combat lorsqu’on dĂ©signe l’ensemble. Donc lorsqu’on parle de « garde Â» dans l’école française, on pense souvent Ă  la position des bras pour se protĂ©ger. Mais bien plus que cela, elle dĂ©signe une organisation corporelle permettant au combattant de se prĂ©parer Ă  dĂ©fendre et d’autre part Ă  passer Ă  l’offensive, cela dans une configuration qui lui offre un maximum de sĂ©curitĂ© et d’efficacitĂ©. DiffĂ©rentes positions permettent de faire face Ă  un adversaire avant et pendant l’engagement et sont appelĂ©es Ă  dĂ©faut « garde Â». Comme son nom l’indique, « ĂȘtre sur ses gardes Â» c’est se mettre en alerte permanente et adopter une position favorable pour rĂ©agir. De nombreuses attitudes de garde existent : garde trois-quarts de face, de profil, garde inversĂ©e, garde haute, garde basse, garde avancĂ©e, garde ramassĂ©e, etc. Certes, il trĂšs important « d’ĂȘtre gardĂ© Â» (hermĂ©tique), mais il faut Ă©galement adopter une attitude qui permettre d’agir et de rĂ©agir rapidement et avec efficacitĂ© (donc adopter une posture efficace). A contrario, un boxeur n’adoptant pas d’attitude dĂ©finie oĂč ayant les bras « en bas Â» est dit « non gardĂ© Â». D’ailleurs, certains boxeurs font ce choix dans la perspective de construire leur jeu sur la base de contre-informations (tromperies).

Le style reprĂ©sente la maniĂšre de faire propre Ă  chaque individu et que l’on peut rapporter Ă  des classes de « comportement-type Â». Elle est propre Ă  son tempĂ©rament, Ă  son potentiel physique ou Ă  ce qui lui a Ă©tĂ© enseignĂ© par son Ă©cole de boxe. Ainsi, on distingue : l’attentiste du fonceur et le technicien du frappeur, mais ce classement ne s’arrĂȘte pas lĂ . On recense diffĂ©rents caractĂšres variables pour chaque « typologie Â». Par exemple, chez les styles « techniques Â» : boxer en coups longs, en coups d’arrĂȘt, en coup de contre. Chez les styles « physiques Â» : faire le forcing, boxer en crochets puissants « Ă  la godille Â», chercher le corps-Ă -corps, chercher le coup dur. Lorsqu’un combattant utilise sa façon habituelle de boxer (son style habituel), on dit qu’il est sur son « registre Â»; cela Ă  la maniĂšre d’un musicien qui rĂ©pĂšte ses gammes prĂ©fĂ©rĂ©es. D’autre part, ce qui est apprĂ©ciable dans un combat c’est l’opposition de styles. On a pour exemple le combat de boxe anglaise des annĂ©es 1980, Sugar Ray Leonard contre Marvin Hagler. Le premier, utilise une boxe Ă  reculons, faite de larges pas de cĂŽtĂ©, d’esquives de buste et de contre-attaque prĂ©cises. Alors que le second, use d’une boxe en progression avant, d’une attitude compacte le buste en avant et de coups trĂšs puissants.

Sécurité

Il est recommandĂ© de revĂȘtir de grosses protections pour l’entraĂźnement, notamment pour les jeunes et les dĂ©butants mĂȘme si les coups portĂ©s sont de puissance modĂ©rĂ©e. Pour tous, l’équipement d’entraĂźnement pour la sĂ©curitĂ© est le suivant : protĂšge-dents, coquille ventrale, bustier pour les femmes, gros gants et casque fermĂ©. Pour les boxes pieds-poings : port de protĂšge-tibias-pieds voire en supplĂ©ment des chaussons de boxe amĂ©ricaine en mousse pour les pratiques pieds nus.
Pour le « sparring lourd Â» c’est-Ă -dire l’assaut d’entraĂźnement appuyĂ© : de trĂšs gros gants, un plastron et plusieurs protĂšge-tibias superposĂ©s (pour ne pas blesser les partenaires). L’équipement doit ĂȘtre enduit de vaseline permettant aux coups de glisser et rĂ©duisant le risque de blessure.

Combattants célÚbres

Boxe anglaise

Article dĂ©taillĂ© : Boxe_anglaise#LĂ©gendes_du_Noble_Art.

Boxes pieds-poings

Full-contact

- Combattants mythiques des années 1970-1980
- Grandes figures internationales des années 1980-1990

Kick-boxing

- Combattants mythiques des années 1970-1980
- Grandes figures internationales des années 1980-1990
- Grands champions du circuit K1 grand prix depuis son démarrage en 1993
  • Branko Cikatić (Branimir) - Croatie - vainqueur en 1993.
  • Peter Aerts - Pays-Bas - vainqueur en 1994, 1995, 1998 - finaliste en 2006 et 2010.
  • Andy Hug - Suisse - vainqueur en 1996; finaliste en 1997,1998.
  • Ernesto Hoost - Pays-Bas - vainqueur en 1997, 1999, 2000, 2002 - finaliste en 1993.
  • Mark Hunt - Nouvelle-ZĂ©lande - vainqueur en 2001.
  • Remy Bonjasky - Pays-Bas - vainqueur en 2003, 2004, 2008.
  • Semmy Schilt - Pays-Bas - vainqueur en 2005, 2006, 2007, 2009.
  • Badr Hari – Maroc/Pays-bas - finaliste en 2008 et 2009.
  • Alistair Overeem - Pays-Bas - vainqueur en 2010.
- Grands champions du circuit K-1 World MAX depuis son démarrage en 2003 au Japon
  • Masato – Japon - vainqueur en 2003, 2008 - finaliste en 2004 et 2007.
  • Gago Drago – ArmĂ©nie.
  • Andy Souwer – Pays-Bas - vainqueur en 2005, 2007 - finaliste en 2006.
  • Albert Kraus – Pays-Bas - finaliste en 2003.
  • Buakaw Por. Pramuk – ThaĂŻlande - vainqueur en 2004, 2006.
  • Artur Kyshenko – Ukraine - finaliste en 2008.
  • Giorgio Petrosyan – ArmĂ©nie/Italie - vainqueur en 2009 et 2010.
  • Mike Zambidis - GrĂšce - demi-finaliste en 2010.

Boxe birmane

  • Carl Beaman - USA.
  • Dale Minor - USA.
  • Rick Rossiter (BB, BA) – USA - annĂ©es 1977-1978.
  • Nilar Win - Birmanie - annĂ©es 1980.
  • Jerry George - USA - annĂ©es 1990.
  • Jean-Roger CalliĂšre – France - annĂ©es 1990.
  • Jean-Marc Girard (BB, FC, MT) – France - annĂ©es 2000.
  • Marc ApelĂ© (BB, FC) – France - annĂ©es 2000.

Boxe khmĂšre

  • Hey Puthong - Cambodge - lĂ©gende du kun-khmer avec plus de 215 Combats.
  • Bird Kham – Cambodge – grand champion des annĂ©es 2000.
  • Chanta Meas - Cambodge.
  • Chey Kosal - Cambodge.
  • Lao Sinnath - Cambodge.
  • Vorn Viva - Cambodge.
  • Oth Puthong - Cambodge.
  • Felix Thy Hour – France - champion d’Europe des annĂ©es 1980-1990.
  • Brian Denis - France.
  • Albert Veera Chey - France.

ThaĂŻ-boxing

Savate

Sources

  • Georges Blanchet, Boxe et sports de combat en Ă©ducation physique, Ed. Chiron, Paris, 1947.
  • Alain Delmas, 1. Lexique de la boxe et des autres boxes (Document fĂ©dĂ©ral de formation d’entraĂźneur), Aix-en-Provence, 1981-2005, 2. Lexique de combatique (Document fĂ©dĂ©ral de formation d’entraĂźneur), Toulouse, 1975-1980.
  • Jack Dempsey, Championship fighting, Ed. Jack Cuddy, 1950.
  • Gabrielle & Roland Habersetzer, EncyclopĂ©die des arts martiaux de l'ExtrĂȘme-Orient, Ed. Amphora, Paris, 2000.
  • Louis Lerda, J.C. Casteyre, Sachons boxer, Ed. Vigot, Paris, 1944.

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Liens internes

Liens externes

Bibliographie

  • Poy-Tardieu, N., Le Guide des Arts Martiaux et Sports de Combat. Éditions de l'Eveil, Paris, 2001.
  • Bonomelli, R., Dimarino, S., ThaĂŻ boxing. Éditions De Vecchi, Milan, 1998.
  • Bouttier, J.C., Letessier, J., Boxe : la technique, l'entraĂźnement, la tactique, Editions Laffont, Paris, 1978
  • Bouttier, J.C., Lustyk, J.P., La boxe : connaissance et technique, Editions Daniel, Paris, 1990.
  • ClĂ©ry, R., L’escrime, « Que-sais-je ? Â», Editions P.U.F., Paris, 1973.
  • Cougoulic, P.,Raynaud, S.,Cougoulic, B., "La boxe Ă©ducative 200 Jeux et situations pĂ©dagogiques" Éditions Amphora, Paris, 2002
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