Botafogo FR

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Botafogo FR

Botafogo de Futebol e Regatas

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Logo
Généralités
Nom complet Botafogo de Futebol e Regatas
Surnom(s) Estrela Solit√°ria
O Glorioso
Fog√£o
Alvinegro
Fogo
Time de General Severiano
Bota
Nom(s) précédent(s) Botafogo Football Club et
Club de Regatas Botafogo (avant fusion)
Date de fondation 1904
Couleurs noir et blanc
Stade Engenh√£o
(46 000 places)
Siège Avenida Wenceslau Brás 72 Botafogo
CEP 22290-140 Rio de Janeiro/RJ
Championnat actuel Brésil - Série A
Pr√©sident Br√©sil Maur√≠cio Assump√ß√£o (en)
Entra√ģneur Br√©sil Ney Franco (en)
Site web www.botafogo.com.br
Palmarès
National[1] Championnat du Brésil (1)
Championnats de Rio de Janeiro (18)
International[1] Copa Conmebol (1)
Maillots
Team colours Team colours Team colours
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Domicile
Team colours Team colours Team colours
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Extérieur
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Troisième
Actualités
Soccerball current event.svg
Pour la saison en cours, voir :
Championnat du Brésil de football 2009

Le Botafogo de Futebol e Regatas est un club sportif brésilien, basé à Rio de Janeiro, dans le quartier du même nom, Botafogo.

Il est principalement reconnu pour sa section de football, mais comporte √©galement des sections d'aviron, de volley-ball, de basket-ball, de natation et d'autres. Fond√© en tant que club de football le 12 ao√Ľt 1904, sous le nom de Botafogo Football Club, il fusionne avec le Club de Regatas Botafogo, un autre club du m√™me quartier, fond√© lui le 1er juillet 1894, pour former le Botafogo de Futebol e Regatas le 8 d√©cembre 1942, jour de la f√™te de la sainte patronne du club, Nossa Senhora da Concei√ß√£o[2].

Les équipes du Botafogo jouent en noir et blanc. Leurs supporters sont appelés botafoguenses.

Le Botafogo joue depuis 2007 au stade olympique João Havelange, surnommé Engenhão. Il partageait auparavant le Maracanã avec Fluminense et Flamengo. Avec Vasco da Gama, il s'agit des quatre principaux clubs de football de Rio de Janeiro.

Surnomm√© o Glorioso (¬ę le Glorieux ¬Ľ en fran√ßais) pour ses larges victoires du d√©but du XXe si√®cle, le club d√©tient le record du plus grand √©cart lors d'un match de football au Br√©sil, 24 √† 0 contre le Sport Club Mangueira[3]. Le club alvinegro (¬ę blanc et noir ¬Ľ en fran√ßais) fournit longtemps de nombreux joueurs √† la s√©lection br√©silienne. Il d√©tient le record du nombre d'internationaux avec 97 joueurs convoqu√©s sous le maillot national, dont 46 pour la coupe du monde de football. Le club prosp√®re rapidement apr√®s sa fondation et domine ensuite le football de l'√Čtat de Rio de Janeiro dans les ann√©es 1930. Il vit son apog√©e dans les ann√©es 1950 et 1960 avec de nombreux titres.

Il d√©tient, √† √©galit√© avec son rival du Flamengo, le record de la plus longue p√©riode d'invincibilit√© du football national, avec 52 matches sans d√©faite entre 1977 et 1978. Apr√®s avoir remport√© la Copa Conmebol (pr√©curseur de l'actuelle Copa Sulamericana) en 1993 et le championnat du Br√©sil en 1995, il est √©lu par la FIFA 12e plus grand club du XXe si√®cle. Relegu√© en s√©rie B en 2002, il remonte l'ann√©e suivante. En 2006, sa victoire dans le championnat carioca en fait le seul club au Br√©sil √† avoir √©t√© champion en trois si√®cles diff√©rents : XIXe si√®cle, XXe si√®cle et XXIe si√®cle.

Les ¬ę blanc et noir ¬Ľ furent √©galement le seul club br√©silien √† √™tre champion sur terre, sur mer et dans les airs la m√™me ann√©e, avec des victoires dans les championnats de l'√Čtat en football, en aviron[4] et en a√©romod√©lisme, entre autres, en 1962[5].

Le club a inspiré de nombreux autres clubs homonymes, à l'instar d'un Botafogo dans la Paraíba, un Botafogo à Brasília, un Botafogo à Cordinhã au Portugal ou un Botafogo au Cap-Vert, en Afrique, entre autres.

De mani√®re g√©n√©rale, concernant le football, le club a disput√© plus de 4 800 matches, pour environ 2 400 victoires et un peu plus de 9 500 buts marqu√©s au cours de son histoire[6]. L'√©quipe a jou√© dans plus de cent villes √† travers le monde, sur les cinq continents.

Club parmi les plus populaires du Br√©sil, Botafogo poss√®de m√™me une journ√©e comm√©morative dans le calendrier de l'√Čtat de Rio de Janeiro[7], le 16 mai, et un dicton populaire, proclamant :

¬ę Tem coisas que s√≥ acontecem com o Botafogo.
¬ę Il est des choses qui n'arrivent qu'avec le Botafogo. ¬Ľ ¬Ľ


En 2008, le club disputera le championnat carioca, la coupe du Brésil, la Copa Sulamericana et le championnat du Brésil, comme l'année précédente.

Sommaire

Histoire

Club de Regatas Botafogo

Grupo de Regatas Botafogo

En 1891, le Grupo de Regatas Botafogo (¬ę groupe de r√©gates Botafogo ¬Ľ en fran√ßais) fut fond√© sous l'impulsion de Luiz Caldas. Le club d'aviron prit ce nom en r√©f√©rence √† la baie du quartier de Botafogo o√Ļ se d√©roulaient ses comp√©titions. Cette association comptait au d√©part des membres du venus du Clube Guanabarense, cr√©√© en 1874[8].

Durant la révolte de l'Armada, deux leaders révolutionnaires, l'amiral Custódio de Melo et les commandant Guilherme Frederico de Lorena, avaient respectivement, deux fils membres du club, João Carlos de Melo (John) et Frederico Lorena (Fritz). Les liens de ces membres avec le groupe éveilla les soupçons du gouvernement de l'époque envers le club, qui dut interrompre ses activités. En conséquence, John et Fritz quittèrent la ville de Rio de Janeiro et Luiz Caldas fut emprisonné.

Peu de temps apr√®s, fin juin 1894, Luiz Caldas d√©c√©da. Les membres du Grupo de Regatas Botafogo se r√©unirent alors et d√©cid√®rent de r√©gulariser la situation du club en cr√©ant, le 1er juillet 1894, le Club de Regatas Botafogo.

Premier siège du CR Botafogo

Création du club

Le premier si√®ge du club √©tait une grande maison, aujourd'hui d√©molie, au sud de la plage de Botafogo, adoss√©e au morro do Pasmado, o√Ļ s'arr√™te actuellement l'avenue Pasteur. Les fondateurs du Club de Regatas Botafogo √©taient Alberto Lisboa da Cunha, Arnaldo Pereira Braga, Arthur Galv√£o, Augusto Martins, Carlos de Souza Freire, Eduardo Fonseca, Frederico Lorena, Henrique Jacutinga, Jo√£o Penaforte, Jos√© Maria Dias Braga, Julio Kreisler, Julio Ribas Junior, Luiz Fonseca Quintanilha Jord√£o, Oscar Lisboa da Cunha et Paulo Ernesto de Azevedo.

L'embarcation du botafoguense Diva devint une légende dans la baie de Guanabara, après avoir gagné les 22 régates qu'il avait disputées et devenant champion de Rio de Janeiro en 1899. Malgré sa tradition d'excellence en aviron, cet exploit constitue le seul titre de Club de Regatas Botafogo dans ce sport, les autres étant intervenu après la fusion.

Le Club de Regatas Botafogo fut le premier club carioca √† gagner un titre national dans un sport : en octobre 1902, il remporta le championnat national d'aviron, disput√© √† Rio, avec la victoire d'Ant√īnio Mendes de Oliveira Castro, qui deviendra quelques ann√©es plus tard pr√©sident du club.

Lors de la première régate du tout récent Clube de Regatas do Flamengo, les rameurs de ce dernier heurtèrent une bouée de signalisation et chavirèrent. Ils furent secourus par une équipe du Botafogo, qui les remorqua jusqu'à la ligne d'arrivée[9].

Une des curiosit√©s dans l'histoire du club est que ses membres s'√©taient d√©j√† aventur√©s √† pratiquer le football, le 25 octobre 1903, avant la fondation du Botafogo Football Club. Les rameurs botafoguenses s'√©taient r√©unis avec leurs coll√®gues du Flamengo pour une rencontre amicale. L'√©quipe du Botafogo, form√©e de W. Schuback, C. Freire et Oscar Cox; A. Shorts, M. Rocha et R. Rocha; G. Masset, F. Frias J√ļnior, Hor√°cio Costa Santos, N. Hime et H. Chaves J√ļnior, √©crasa le Flamengo par 5 buts √† 1, sur le terrain du Paissandu. Certains joueurs du Botafogo faisaient partie de l'√©quipe de football du r√©cent Fluminense Football Club.

Botafogo Football Club

La fondation

Vue aérienne du quartier de Botafogo à l'heure actuelle.

Le quartier de Botafogo fut le lieu o√Ļ a √©t√© fond√©e le club de football, Electro Club, premier nom du Botafogo Football Club. L'id√©e partit de Fl√°vio Ramos et Emmanuel Sodr√© qui √©tudiaient ensemble au coll√®ge Alfredo Gomes. Pendant une heure de cours r√©barbative d'alg√®bre, donn√©e par le g√©n√©ral J√ļlio Noronha, Fl√°vio passa un billet √† Emmanuel disant: ¬ę Le quartier d'Itamar poss√®de un club de football dans la rue Martins Ferreira. Si nous en fondions un autre √† Largo dos Le√Ķes? Parlons-en √† Werneck, Arthur C√©sar, Vicente et Jacques ¬Ľ.

Emmanuel attendit la fin du cours pour exprimer son enthousiasme. Les adolescents, qui habitaient le quartier de Botafogo, non loin de Largo dos Le√Ķes, convainquirent bient√īt d'autres amis qu'il n'existait pas de meilleure option pour remplir leurs journ√©e, en ce d√©but de XXe si√®cle √† Rio de Janeiro, √† une √©poque o√Ļ les distractions √©taient rares pour les adolescents. Un vendredi soir, le 12 ao√Ľt 1904, Fl√°vio, Emmanuel et quelques amis, tous ag√©s de 14 √† 15 ans, se r√©unirent dans une grande maison, √† l'angle de la rue Humait√° et du Largo dos Le√Ķes, pour officialiser la fondation du club.

Electro Club fut le premier nom du Botafogo. Les adolescents avaient en effet trouvé un carnet de souches d'un ancien club de randonnée portant ce nom et décidèrent de l'adopter.

La tenue ray√©e verticalement noir et blanc fut √©galement adopt√©e √† l'unanimit√©, d'apr√®s l'id√©e d'Itamar Tavares, qui avaient √©tudi√© en Italie, o√Ļ il supportait le club de la Juventus de Turin, cr√©√© en 1897. Le premier bureau de l'Electro, qui ne poss√®de pas d'acte de fondation, √©tait compos√©e de Fl√°vio da Silva Ramos (pr√©sident), Oct√°vio Cordeiro da Rocha Werneck (vice-pr√©sident), Jacques Raimundo Ferreira da Silva (secr√©taire) et √Ālvaro Cordeiro da Rocha Werneck (tr√©sorier). Fl√°vio et Emmanuel, ne voulant pas voir le club subir la destin√©e de tant d'autres, qui disparaissaient sans laisser de traces, cherch√®rent rapidement des personnes plus ag√©es et plus exp√©riment√©es pour le g√©rer, comme Alfredo Guedes de Mello et Alfredo Chaves.

Le club ne garda le nom d'Electro Club que jusqu'au 18 septembre. Ce jour l√†, lors d'une nouvelle r√©union √† la maison de Dona Chiquitota, la grand-m√®re de Fl√°vio, cette derni√®re s'effraya du nom du club : "Finalement, quel est le nom du club?", demanda-t-elle "Electro", r√©pondit Fl√°vio, qui suivit alors le conseil de sa grand-m√®re :

¬ę Mon Dieu. Quel manque d'imagination! √Čcoutez, habitant o√Ļ vous habitez, le club ne peut s'appeler que Botafogo
¬ę Meu Deus. Que falta de imagina√ß√£o! Ora, morando onde voc√™s moram, o clube s√≥ pode se chamar Botafogo. ¬Ľ ¬Ľ


Ce qui fut fait. Le club changea de nom pour s'appeler Botafogo Football Club. Ce m√™me jour, une nouvelle direction prit ses fonctions, compos√©e d'Alfredo Guedes de Mello (pr√©sident), Itamar Tavares (vice-pr√©sident), M√°rio Figueiredo (secr√©taire) et Alfredo Chaves (tr√©sorier). Les premiers entra√ģnements eurent lieu au Largo dos Le√Ķes, dont les palmiers servirent de bornes. Ainsi naquit le Botafogo Football Club, avec pour fondateurs √Ālvaro Cordeiro da Rocha Werneck, Arthur C√©sar de Andrade, Augusto Paranhos Fontenelle, Bas√≠lio Vianna Junior, Carlos Bastos Neto, Emmanuel de Almeida Sodr√©, Eurico Parga Viveiros de Castro, Fl√°vio da Silva Ramos, Jacques Raimundo Ferreira da Silva, Lourival Costa, Oct√°vio Cordeiro da Rocha Werneck et Vicente Lic√≠nio Cardoso.

Le premier match amical eu lieu le 2 octobre 1904, contre le Football and Athletic Club, √† Tijuca et se termina par une d√©faite de 3 √† 0. L'√©quipe pr√©sentait un sch√©ma en 2-3-5 et √©tait compos√©e de Fl√°vio Ramos; Victor Faria et Jo√£o Leal; Bas√≠lio Vianna, Oct√°vio Werneck et Adhemaro de Lamare; Normann Hime, Ithamar Tavares, √Ālvaro Soares, Ricardo Rego et Carlos Bittencourt. Leur premi√®re victoire advint pour le match suivant, le 21 mai 1905, contre le Petropolitano Foot-Ball Club, par 1 √† 0, but de Fl√°vio Ramos.

Cette même année, le Carioca Futebol Clube fut créé dans le quartier de Botafogo. Ce club avait pour objectif d'enseigner les bases du football aux enfants. Ce fut la première école de sport du Brésil. Elle sera dissoute en 1908 et absorbée par le Botafogo Football Club, qui recherchait les joueurs du Carioca pour fonder sa propre équipe de jeunes.[10]

¬ę O Glorioso ¬Ľ

L'équipe du Botafogo en 1906.

En 1906, le Botafogo gagna son premier titre, la coupe Caxambu (Ta√ßa Caxambu en portugais), premier tournoi de football √† Rio de Janeiro, alors disput√© entre √©quipes r√©serves. L'√©quipe participa √©galement au premier championnat de l'√Čtat de Rio de Janeiro et termina √† la quatri√®me place. La premi√®re victoire de l'√©quipe dans le championnat, par 1 √† 0 contre le Bangu Atl√©tico Clube, eut lieu le 27 mai.

L'équipe du Botafogo en 1907.

L'ann√©e suivante, en 1907, l'√©quipe termina √† √©galit√© de points avec le Fluminense, entrainant une pol√©mique qui ne sera r√©solue que 90 ans plus tard. Le Botafogo devait affronter l'Internacional, lanterne rouge dy championnat, lors de la derni√®re journ√©e. Cependant, l'Internacional, qui n'avait pas non plus affront√© le Fluminense, ne se pr√©senta pas pour le match. Le Botafogo gagna par forfait, mais n'inscrivit aucun but, pendant que le Fluminense battait le Paissandu par 2 √† 0 rejoignant au classement les ¬ę blanc et noir ¬Ľ de Botafogo. Avec une meilleure diff√©rence de but, le Fluminense revendiqua le titre. S'estimant l√©s√© par le fait de ne pas avoir eu l'occasion de marquer lors de la derni√®re journ√©e, le Botafogo demanda √† jouer un match suppl√©mentaire, ce qui lui fut refus√©. Le r√©glement de la comp√©tition ne pr√©cisait aucun autre crit√®re que le nombre de points pour d√©partager les √©quipes. Les clubs ne trouv√®rent aucun accord sur la mani√®re d'attribuer le titre[11]. La ligue ne trouva pas non plus de solution et se r√©solvit √† annuler le championnat, qui resta sans vaiqueur jusqu'en 1996, quand Eduardo Viana, pr√©sident de la f√©d√©ration de football de l'√Čtat de Rio de Janeiro, d√©cida de partager le titre de 1907 entre les deux clubs.

Ancien stade de la Rua Volunt√°rios da P√°tria.
L'équipe du Botafogo en 1910.

En 1910, le club est sacr√© pour la premi√®re fois champion de l'√Čtat de Rio de Janeiro. Lors de sa victoire dans le championnat, l'√©quipe r√©alise une campagne o√Ļ elle remporte sept larges victoires contre ses adversaires, ce qui lui vaut le surnom de O Glorioso (¬ę le Glorieux ¬Ľ en fran√ßais). Les ¬ę blanc et noir ¬Ľ marquent plus de 66 buts en 10 matches. L'ann√©e pr√©c√©dente, le Botafogo avait d√©j√† inflig√© un 24 √† 0 au Sport Club Mangueira (le plus grand √©cart dans un match officiel de football au Br√©sil jusqu'√† aujourd'hui). On notera √©galement les victoires par 15 √† 1 contre le Riachuelo, 13 √† 0 et 11 √† 0 contre le Haddock Lobo ou 9 √† 0 contre l'Internacional, entre autres.

L'équipe du Botafogo en 1912.

En 1911, le Botafogo se retire de la ligue m√©tropolitaine de sport (Liga Metropolitana de Sports Athleticos) apr√®s une confusion lors d'un match contre l'Am√©rica. L'incident arriva lorsqu'un joueur de l'Am√©rica, Gabriel de Carvalho, fit une faute violente sur Fl√°vio Ramos, qui lui rendit la pareille, d√©clenchant une bagarre g√©n√©rale. M√©contente des sanctions inflig√©es √† ses joueurs impliqu√©s dans l'incident (Adhemaro et Abelardo de Lamare furent respectivement punis de six et douze mois de suspension), la direction du club sollicita son retrait de la ligue et ne disputa alors plus que des matches amicaux contre des √©quipes de S√£o Paulo. √Ä la fin de cette m√™me ann√©e, le Botafogo perdit son si√®ge de la rue Volunt√°rios da P√°tria, o√Ļ il jouait ses matches. Il disputa alors le championnat de 1912, organis√© par l'association de football de Rio de Janeiro (Associa√ß√£o de Football do Rio de Janeiro), sur un petit terrain de la rue S√£o Clemente. Le club remporta cette comp√©tition.

En 1913, le Botafogo rejoignit à nouveau la ligue métropolitaine, et, en 1915, participa à nouveau au championnat carioca officiel, avec un nouveau terrain, rue General Severiano, concédé par la mairie en 1912.

Les ¬ę blanc et noir ¬Ľ en retrait

L'équipe du Botafogo en 1913.
Mimi Sodré joueur du Botafogo.

La période courant de 1912 à 1930 peut être considérée comme la première période sans titre du Botafogo. Le club ne gagna que deux championnats de Rio des équipes réserves, en 1915 et 1922. Botafogo fut simplement vice-champion à quatre reprises (1913, 1914, 1916 et 1918) et fournit quelques meilleurs buteurs du championnat jusqu'en 1920, parmi lesquels Mimi Sodré, Aluízio Pinto Vieira de Mello, Luiz Maia de Bittencourt Menezes et Arlindo Correia Pacheco.

√Ä cette √©poque, le Botafogo contribua √† la naissance d'un terme aujourd'hui commun dans le sport br√©silien : cartola, d√©signant les dirigeants sportifs[12]. En 1917, les dirigeants du Botafogo se pr√©sent√®rent v√™tus de costumes et de haut-de-forme (cartola en portugais) pour la r√©ception de l'√©quipe uruguayenne du Dublin FC. L'intention √©tait d'imiter les hommes politiques de l'√©poque, mais ce fait finit par donner le surnom, adopt√© par la presse, de cartola aux dirigeants sportifs.

Avant de redevenir une équipe de premier plan au début des années 1930, le Botafogo n'obtint comme meilleur résultat qu'une 3e place en championnat en 1928. Pour le reste, ils n'obtinrent que des 4e places, ou pire encore. En 1923, l'équipe qui avait terminé en dernière position (8e) n'évita que de peu la relégation, par une victoire par 3 buts à 1 en barrage contre Vila Isabel.

L'équipe connut à cette époque de nombreux problèmes en interne. L'attaquant Nilo, future étoile de l'équipe des années 1930, s'en ira d'ailleurs vers le Fluminense à cause de problèmes avec la direction. Il revint au club en 1927 et termina meilleur buteur du championnat cette année là.

La génération de 1930, cinq titres de champion

L'équipe du Botafogo en 1930.
Carvalho Leite sur le terrain.

Dans les ann√©es 1930, men√© les attaquants Nilo et Carvalho Leite, entre autres surdou√©s, le Botafogo Football Club gagne le championnat de Rio de Janeiro de 1930 puis les quatre titres cons√©cutifs de 1932, 1933, 1934 et 1935, ce qui constitue au Br√©sil un ¬ę Tetracampeonato ¬Ľ. En 1931, des probl√®mes internes impliquants joueurs et dirigeants perturb√®rent l'√©quipe. √Ä cette √©poque, neuf joueurs du Botafogo furent convoqu√©s pour la coupe du monde de 1934 en Italie: Carvalho Leite, Waldyr, √Āttila, Canalli, Ariel, Martim Silveira, Octac√≠lio et les gardiens Germano et Pedrosa. Pendant les cinq campagnes victorieuses, le club disputa 113 matches pour 75 victoires, 22 matches nuls et 16 d√©faites. Il marqua 320 buts (dont 79 par Carvalho Leite) et en encaissa 176. Le√īnidas da Silva, la future star du Flamengo, joua pour les ¬ę noir et blanc ¬Ľ lors de la victoire de 1935 et d√©buta √©galement la saison de 1936, mais il ne tarda pas √† rejoindre le rival ¬ę rouge et noir ¬Ľ de Flamengo. La m√™me ann√©e, le club r√©alisa sa premi√®re tourn√©e √† l'√©tranger, au Mexique et aux √Čtats-Unis[13], o√Ļ il remporta six victoires en neuf matches.

En 1938 le Botafogo Football Club rénova son stade de General Severiano avec de nouvelles tribunes en béton. En championnat et dans le tournoi municipal, le club se classe troisième. Durant la compétition, il vit cinq de ses joueurs s'envoler pour la coupe du monde de 1938 en France. L'année suivante, un nouveau joueur d'exception fit son apparition au club, Heleno de Freitas, qui remplacera l'idole de l'époque, Carvalho Leite. Pendant les huit années suivantes, Heleno fut la principale star du club et la première du nouveau club du Botafogo de Futebol e Regatas.

Botafogo de Futebol e Regatas

La fusion

Le Botafogo de Futebol e Regatas naquit officiellement le 8 d√©cembre 1942, r√©sultat de la fusion de deux clubs : le Club de Regatas Botafogo et le Botafogo Football Club. Ces deux clubs avaient leurs si√®ges dans le quartier de Botafogo, dans la zone sud de Rio de Janeiro. La fusion √©tait en projet depuis 1931, mais pendant de nombreuses ann√©es elle fut combattue par des personnes des deux clubs, comme Ant√īnio Mendes de Oliveira Castro et Jo√£o Saldanha, qui assuraient que le Regatas √©tait ¬ę infiltr√© ¬Ľ par des supporters du Fluminense Football Club, qui est, parmi les cinq grands clubs de la ville (l'autre √©tant l'Am√©rica), l'un des deux seuls √† ne pas poss√©der de section d'aviron.

L'union fut acc√©l√©r√©e par une trag√©die : le 11 juin 1942, les deux clubs, qui avaient des activit√©s dans d'autres sports, disputaient une partie de basket pour le championnat de Rio de Janeiro. La partie √©tait disput√©e √† Mourisco Mar, si√®ge du Club de Regatas Botafogo. Ce jour-l√†, le joueur Armando Albano, du Football Club, arriva en retard et rejoignit la partie en cours de match. √Ä la mi-temps, Armando Albano se baissa pour r√©cup√©rer un ballon et s'effondra, terrass√©. Les m√©decions le prirent imm√©diatement en charge mais ne purent rien faire, le joueur avait fait un infarctus. Une fois confirm√© la mort du joueur, la partie fut interrompue, alors qu'il restait 10 minutes √† jouer, avec un score de 21 √† 23, en faveur du Football Club.

Lors de l'enterrement, le corps d'Albano sortit du siège de General Severiano et marqua une pause lorsqu'il passa face à Mourisco Mar. Les président des deux clubs prononcèrent un discours[14]:

¬ę E comunico nesta hora a Albano que a sua √ļltima partida resultou numa n√≠tida vit√≥ria. O tempo que resta do jogo interrompido, os nossos jogadores n√£o disputar√£o mais. Todos n√≥s queremos que o jovem lutador desaparecido parta para a grande noite como um vitorioso. E √© assim que o saudamos.
¬ę Et j'informe aujourd'hui Albana que son dernier match entra√ģna une victoire claire. Le temps restant √† jouer, nos joueurs ne le disputeront plus. Nous voulons tous que le jeune comp√©titeur parte en vainqueur pour la grande nuit. C'est ainsi nous lui rendons hommage. ¬Ľ ¬Ľ
¬ę Nas disputas entre os nossos clubes s√≥ pode haver um vencedor: o Botafogo!
¬ę Des comp√©titions entre nos deux clubs, il ne peut y avoir qu'un vainqueur, le Botafogo. ¬Ľ ¬Ľ
¬ę O que mais √© preciso para que os nossos dois clubes sejam um s√≥?
¬ę Que faut-il de plus pour que nos clubs ne fassent plus qu'un ? ¬Ľ ¬Ľ

√Ä partir de cette date, commen√ßa le processus menant √† la fusion des deux clubs, qui donna naissance au Botafogo de Futebol e Regatas. Avec la fusion, quelques modifications eurent lieu : le drapeau perdit son blason avec les lettres entrelac√©es du B.F.C. pour gagner un rectangle noir et l'¬ę √©toile solitaire ¬Ľ (Estrela Solit√°ria) blanche du Club de Regatas, en partie sup√©rieure. Le blason incorpora √©galement l'√©toile solitaire blanche sur fond noir cercl√© de blanc, en lieu et place des lettres entrelac√©es. L'√©quipe de football adopta √©galement √† cette date l'usage d'un short noir.

Retour à la victoire

Fond√© en 1942, le Botafogo actuel, malgr√© les stars qui port√®rent son maillot dans les premi√®res ann√©es, comme G√©rson dos Santos, Zez√© Proc√≥pio, Sarno, Tovar et Heleno de Freitas, ne reconquit le titre de champion de l'√Čtat de Rio qu'en 1948. Curieusement, ce fut cette m√™me ann√©e qu'Heleno, meilleur buteur de l'histoire du club √† l'√©poque, fut vendu au club argentin de Boca Juniors.

Apr√®s quatre places de vice-champion cons√©cutives en 1944, 1945, 1946 et 1947, le club conquit son premier titre sous son nouveau nom en 1948. Durant ce championnat, le club utilisa pour la premi√®re fois des num√©ros sur les maillots des joueurs. Pour son entr√©e dans la comp√©tition, le Botafogo essuya une s√©v√®re d√©faite par 4 √† 0 contre S√£o Crist√≥v√£o. √Ä la fin du match, le pr√©sident, Carlito Rocha, affirma que l'√©quipe ne perdrait plus et terminerait championne. Le club venait de finaliser l'arriv√©e de l'ex-milieu de terrain, Zez√© Moreira en tant qu'entra√ģneur pour tenter de mettre fin √† une s√©rie de 12 ans sans titre. Guid√©s par les buts d'Oct√°vio de Moraes et de Sylvio Pirillo, par la foi et la superstition de Carlito Rocha et par Biriba, leur nouvelle mascotte (une petit chien noir et blanc), l'√©quipe obtint 17 victoires pour deux nuls lors des 19 derniers matches et gagna le titre de champion en battant en finale l'√©quipe du Vasco, surnomm√© l'¬ę express de la victoire ¬Ľ (expresso da vit√≥ria en portugais). Le match d√©cisif eut lieu √† General Severiano, le 12 d√©cembre 1948, que le Botafogo remporta par 3 √† 1[15]. L'√©quipe du Botafogo √©tait compos√©e d'Osvaldo Baliza, G√©rson dos Santos et N√≠lton Santos; Rubinho, √Āvila et Juvenal; Paraguaio, Geninho, Pirillo, Oct√°vio et Braguinha. Ce fut le premier titre de N√≠lton Santos, qui allait devenir une l√©gende du football au Br√©sil.

En 1951, les ¬ę noir et blanc ¬Ľ gagn√®rent pour la premi√®re fois le tournoi municipal de Rio de Janeiro, lors de la derni√®re √©dition de la comp√©tition.

Les années d'or

Buste de Garrincha, statue au siège du club.
Buste de Nílton Santos, statue au siège du club.

Dans les années années 1950 et 1960[16], le Botafogo vécut l'une de ses périodes les plus glorieuses, avec dans son équipe des surdoués comme Garrincha et Nílton Santos (considérés comme les meilleurs à leurs postes dans l'histoire du football), ou encore Didi, Zagallo, Amarildo, Quarentinha et Manga, entre autres[17]. L'équipe se fit également remarquer par ses nombreuses tournées à l'étranger, disputant compétitions non-officielles et matches amicaux, principalement en Amérique et en Europe.

En 1957, le Botafogo remporta le championnat de Rio en battant en finale le Fluminense par 6 √† 2, dont 5 buts de Paulinho Valentim, pour le plus grand √©cart de l'histoire des finales du championnat[18]. L'ann√©e suivante, en 1958, il laissa partir pour la s√©lection br√©silienne, future championne du monde, ses principaux joueurs, Garrincha, N√≠lton Santos et Didi[19]. L'√©quipe connut de nouveaux succ√®s dans les championnats de Rio de 1961 et 1962, ainsi que dans le tournoi Rio-S√£o Paulo de cette m√™me ann√©e 1962. Toujours en 1962, lors de la coupe de monde de 1962 au Chili, l'√©quipe √† l'¬ę √©toile solitaire ¬Ľ comptait 5 titulaires dans la s√©lection br√©silienne qui allait conqu√©rir sa deuxi√®me couronne mondiale : Garrincha, N√≠lton Santos, Didi, qui rejoindra le Real Madrid apr√®s la comp√©tition, Zagallo et Amarildo[20].

En 1963, le club rencontra Santos, son principal rival au niveau national √† l'√©poque[21], en finale de la Ta√ßa Brasil de 1962 qui ne se joua qu'en 1963. D√©fait lors du match aller √† Pacaembu par 4 √† 3, le Botafogo gagna le retour au Maracan√£ par 3 buts √† 1. Un match d'appui fut n√©cessaire pour d√©partager les deux √©quipes. L'√©quipe pauliste, emmen√©e par un Pel√© des grands soirs, remporta la belle par 5 √† 0, au Maracan√£[22]. Les deux √©quipes disput√®rent la Copa Libertadores de 1963. Santos, en tant que vainqueur de la derni√®re √©dition, entra en lice au stade des demi-finales, pour une rencontre contre le Botafogo, alors invaincu dans la comp√©tition (c'√©tait alors la premi√®re fois qu'une √©quipe atteignait ce stade sans compter une seule d√©faite). Les ¬ę noir et blanc ¬Ľ de Rio de Janeiro furent cependant √©limin√©s. L'√©quipe connut sa revanche lors du tournoi Rio-S√£o Paulo de 1964. Le Botafogo remporta le premier match par 3 buts √† 2 au Maracan√£. Cependant, le deuxi√®me match ne fut jamais disput√©, les deux √©quipes √©tant en tourn√©e, et le titre fut partag√© entre les deux √©quipes[23].

Le Botafogo remporta, pour la troisi√®me fois, le tournoi Rio-S√£o Paulo en 1966[24], mais le titre fut une nouvelle fois partag√©. √Ä cause des entra√ģnements de la coupe du monde de 1966 qui regroupaient plus quarante joueurs, les clubs qui devaient disputer le tournoi quadrangulaire final, Botafogo, Santos, Vasco et Corinthians, furent tous les quatre d√©clar√©s champions.

En 1967 et 1968, les ¬ę noirs et blancs ¬Ľ r√©alis√®rent le doubl√© de la Ta√ßa Guanabara, qui √©tait alors un tournoi ind√©pendant et du championnat de Rio, en plus d'√™tre le premier club carioca √† gagner un titre national en remportant la Ta√ßa Brasil de 1968. Dans cette √©quipe se trouvait des stars comme Jairzinho, G√©rson, Paulo C√©sar Caju, Rog√©rio, Roberto Miranda, le d√©fenseur Le√īnidas et Carlos Roberto. L'ann√©e suivante, le club boycotta la Copa Libertadores pour protester contre la violence exerc√©e par les autres √©quipes. D'autres clubs br√©siliens furent solidaires du Botafogo et ne particip√®rent pas non plus au tournoi cette ann√©e l√†.

21 années de disette

Entre 1968 et 1989, le Botafogo ne conquit aucun titre officiel. Depuis la Ta√ßa Brasil de 1968 (dont la finale a √©t√© disput√©e en 1969), le club ne profita pas des opportunit√©s qu'il eut de gagner des titres. Durant cette p√©riode, le club √† l'¬ę √©toile solitaire ¬Ľ ne fit que collectionner les places d'honneur dans les championnats carioca.

La finale du championnat de l'√Čtat de Rio de 1971 fut marquante n√©gativement pour le club. Le Botafogo, qui n'avait besoin que d'un match nul, perdit par 1 √† 0 contre le Fluminense, sur un but litigieux[25], marqu√© √† la 42e minute de la deuxi√®me mi-temps et valid√© par l'arbitre Jos√© Mar√ßal Filho. Cette m√™me ann√©e, le Botafogo se qualifia pour la finale √† trois du premier championnat du Br√©sil organis√© par la f√©d√©ration br√©silienne de football, mais ne termina qu'√† la 3e place. √Ä cette occasion, l'√©quipe perdit par 4 buts √† 1 contre S√£o Paulo au Morumbi et contre le futur champion, l'Atl√©tico Mineiro, au Maracan√£, par 1 but √† 0, lors de deux matches marqu√©s par l'expulsion de nombreux joueurs botafoguenses.

En 1972, m√™me apr√®s avoir marqu√© plus de points que le futur champion, le Botafogo perdit la finale du championnat contre Palmeiras apr√®s un match nul, 0 √† 0. Lors de cette saison, l'√©quipe infligea un 6 √† 0 √† son rival du Flamengo le jour de son anniversaire, le 15 novembre. En 1973, en Copa Libertadores, il finit en t√™te de son groupe de premi√®re phase, √† √©galit√© avec Palmeiras. Vainqueur du match d'appui par 2 buts √† 1 contre l'√©quipe pauliste, le Botafogo se qualifia pour l'un des groupes de demi-finale. Il fut cependant √©limin√© par les paraguayens de Cerro Porte√Īo et les chiliens de Colo Colo.

Au fil des ann√©es suivantes, la qualit√© de l'effectif se d√©t√©riora petit √† petit. Le Botafogo n'√©tait plus la p√©pini√®re de talents qu'il fut auparavant. Certains joueurs se firent cependant remarquer sous le maillot du club, parmi lesquels, Marinho Chagas, Wendell, Dirceu, Mendon√ßa, N√≠lson Dias, Fischer, Gil, Rodrigues Neto, Paulo S√©rgio, D√©, Alem√£o, Josimar, entre autres. Une partie de ces joueurs ne joua jamais ensemble mais ils furent pour certains les idoles du club dans l'une de ses p√©riodes les moins glorieuses. Les principales victoires de cette √©poques furent le second tour du championnat de l'√Čtat de Rio en 1975 et 1976 (Ta√ßa Augusto Pereira da Mota en 1975 et Ta√ßa Jos√© Vander Rodrigues Mendes en 1976).

Le Botafogo connut peu apr√®s une grave crise financi√®re et, en 1977, il dut c√©der son si√®ge de General Severiano pour payer ses dettes. Le club n'avait alors m√™me plus de terrain d'entra√ģnement. Le 12 ao√Ľt 1977, quand le club de football de Botafogo f√™ta ses 73 ans, ses activit√©s furent transf√©r√©es vers la banlieue de la ville, dans le quartier de Marechal Hermes, o√Ļ fit construit un nouveau stade, inaugur√© l'ann√©e suivante. Cependant, √† cette √©poque, le Botafogo, alors surnomm√© time de cambur√£o (¬ę √©quipe du panier √† salade ¬Ľ en fran√ßais) √† cause de l'attitude rebelle en dehors du terrain de certains de ses joueurs, √©tablit deux records dans l'histoire du football br√©silien : celui de la plus longue s√©rie d'invincibilit√© avec 52 matches sans d√©faite, toutes comp√©titions confondues, sur 10 mois (entre 1977 et 1978)[26] et celui de la plus longue s√©rie d'invincibilit√© en championnat du Br√©sil, avec 42 matches. Durant ces deux ann√©es, le club alvinegro finit respectivement en 5e et 8e position en championnat. Malheureusement, l'ann√©e suivante, le Botafogo conn√Ľt son pire classement de l'histoire du championnat, avec une 53e place, dans un championnat disput√© par 94 clubs avec une formule entra√ģnant l'√©limination pr√©coce de certains clubs (le Botafogo ne disputera que 7 matches cette saison l√†).

En 1981, le club retrouve le devant de la scène et termine en 4e position du championnat du Brésil, éliminé en demi-finale par São Paulo. Lors du premier matche, au Maracanã, l'équipe carioca gagna par 1 à 0, mais, lors du deuxième matche, au Morumbi, le Botafogo après avoir mené 2 à 0, perdit finalement par 3 à 2, laissant au club paulista la place en finale.

Jusqu'en 1989, les meilleurs r√©sultats obtenus par le Botafogo furent quatre tournois amicaux d'√©t√©, gagn√© √† l'√©tranger, comme celui de Palma de Majorque, en Espagne en 1988. Le championnat de l'√Čtat de Rio de 1989 marqua le retour au premier plan du club dans les ann√©es 1990. Le 21 juin 1989, le Botafogo gagna le titre de champion de l'√Čtat, invaincu dans la comp√©tition, apr√®s avoir battu en finale le Flamengo de Zico, Bebeto et Leonardo. Le match aller se termina sur un score nul, 0 √† 0, et le Botafogo gagna le match retour sur le score de 1 √† 0, but de Maur√≠cio.

Ce match fut marqu√© par de nombreuses co√Įncidences : le Botafogo n'avait plus gagn√© le titre de champion depuis 21 ans, le match fut disput√© un 21 juin, le but fut marqu√© √† la 12e minute de la seconde mi-temps (21 √† l'envers). L'√©quipe utilisa 12 joueurs durant le matche. Sur l'action du but, la passe fut r√©alis√©e par Mazolinha, apr√®s 21 passes de l'√©quipe avant d'√™tre frapp√©e par Maur√≠cio. Les num√©ros de leurs maillots √©taient respectivement 7 et 14, dont la somme fait 21. La temp√©rature ce jour-l√† √©tait de 21 ¬įC selon l'affichage officiel du stade. Pour les plus superstitieux, la marque du chiffre 21 √©tait partout[27], marquant le d√©but d'une nouvelle √©poque de victoires pour une √©quipe en perte de vitesse depuis de nombreuses ann√©es.

Les ann√©es 1990 et la ¬ę tuliomania ¬Ľ

En 1990, le club ¬ę blanc et noir ¬Ľ gagna √† nouveau le championnat carioca, lors d'une finale pol√©mique face au Vasco, r√©alisant le doubl√© pour la troisi√®me fois de son histoire.

Le club atteignit √† nouveau la finale du championnat du Br√©sil en 1992, vingt ans apr√®s sa derni√®re finale, contre son rival du Flamengo, lors d'une finale en deux matches, disput√©s au Maracan√£. La veille du premier match fut marqu√© par une pol√©mique : la star de l'√©quipe, Renato Ga√ļcho, fit un pari avec les joueurs de l'√©quipe adverse, leur offrant un barbecue en cas de d√©faite du Botafogo. Le Botafogo perdit par 3 buts √† 0 et Renato tint son pari. Ce fait fut mal accueilli par la direction du Botafogo et le joueur fut priv√© du deuxi√®me match de la finale, qui se termina sur le score de 2 buts partout. Sa place de vice-champion valut au club une place en Copa CONMEBOL pour l'ann√©e suivante. Malheureusement, une trag√©die endeuilla cette finale avant le d√©but du deuxi√®me matche. Une tribune du stade c√©da et entra√ģna dans sa chute des dizaines de personnes, ce qui causa la mort de trois supporters du Flamengo. Par mesure de s√©curit√©, le Maracan√£ ne fut plus autoris√© √† accueillir autant de spectateur que les 122 000 payants de ce jour-l√†[28].

En 1993, entra√ģn√© par Carlos Alberto Torres, le Botafogo conquit le premier titre international officiel de son histoire. Malgr√© une √©quipe faible techniquement, qui termina en 31e position du championnat du Br√©sil, les alvinegro domin√®rent l'√©quipe uruguayenne de Pe√Īarol en finale de la Copa Conmebol (aujourd'hui repr√©sent√©e par la Copa Sudamericana), apr√®s une s√©ance de penalties. L'ann√©e suivante, qualifi√© pour la Recopa Sudamericana contre le vainqueur de la Copa Libertadores de 1993, le Botafogo perdit contre le S√£o Paulo FC, lors d'un match disput√© au Japon, sur le score de 3 buts √† 1. Cette m√™me ann√©e 1994 marqua le retour de du club √† son si√®ge historique de General Severiano sous la pr√©sidence de Carlos Augusto Montenegro.

En 1995, le Botafogo gagna son unique titre de champion du Br√©sil depuis que la comp√©tition est organis√©e par la CBF, c'est √† dire 1971. L'√©quipe comprenait la star T√ļlio Maravilha, Gon√ßalves, Donizete, S√©rgio Manoel, Wilson Gottardo, W√°gner, entre autres, et √©tait entra√ģn√©e par Paulo Autuori. Elle battit Santos lors d'une finale en deux matches aller et retour. Cette ann√©e l√†, gr√Ęce notamment au charisme de T√ļlio, meilleur buteur des championnats national et de l'√Čtat en 1994 et 1995, le nombre des supporters de l'√©quipe s'accrut consid√©rablement.

L'année suivante, le club conquit la coupe Cidade Maravilhosa ainsi que, lors d'une tournée internationale, le trophée Teresa Herrera, en Espagne, la coupe Nippon Ham, à Osaka au Japon et le tournoi présidentiel de Russie, après avoir battu la Juventus de Turin, le Deportivo La Corogne et l'AJ Auxerrre. En Copa Libertadores, l'équipe fut éliminée en 8e de finale par le Grêmio Porto Alegre.

En 1997, le Botafogo gagna le championnat de l'√Čtat de Rio, encore une fois contre le Vasco, sur un but de Dimba dans une finale gagn√©e par 1 but √† 0. L'ann√©e suivante, le club remporta le tournoi Rio-S√£o Paulo pour la quatri√®me fois, ce qui constitue un record parmi les clubs de la ville de Rio de Janeiro, gr√Ęce √† une victoire sur le S√£o Paulo FC.

La finale de Copa do Brasil, disput√©e contre Juventude en 1999 fut marqu√©e par la pr√©sence de 101 581 spectateurs payants dans les tribunes[29] pour voir l'√©quipe de Bebeto. Le match retour constitue √† ce jour le dernier match opposant un club carioca √† un club d'une autre ville √† avoir r√©uni plus de 100 000 spectateurs dans le Maracan√£.

√Ä la fin du si√®cle, le club fut inclus par la FIFA dans la liste des principaux clubs du XXe si√®cle, au 12e rang (le 3e parmi les clubs br√©siliens)[30],[31].

La crise et la seconde division

Depuis les d√©buts des ann√©es 2000, le Botafogo flirta avec la rel√©gation dans le championnat national. Des campagnes d√©sastreuses furent r√©alis√©es en 1999, quand le club √©chappa √† la rel√©gation gr√Ęce √† des points acquis au tribunal dans le cadre de l' ¬ę affaire Sandro Hiroshi ¬Ľ, en 2000, en 2001 et, surtout, en 2002 quand le club fut rel√©gu√© en 2e division. Un effectif faible, des retards de salaire, une mauvaise gestion administrative, une baisse de la fr√©quentation des stades et le d√©but du mouvement de r√©pression de certains groupes de supporters furent les marques de cette p√©riode noire dans l'histoire du club.

Dans le championnat carioca, le club ne participa que rarement aux demi-finales de la Ta√ßa Guanabara et de la Ta√ßa Rio au d√©but des ann√©es 2000. L'√©quipe fut fr√©quemment √©limin√©e en premi√®re phase par l'Americano de Campos, ce qui suscita chez cette √©quipe la volont√© de devenir la 5e grande √©quipe de l'√Čtat de Rio de Janeiro.

Pour le championnat du Br√©sil de 2002, le club vit partir de nombreux joueurs avant le d√©but de la comp√©tition. L'√©quipe, men√©e les ann√©es pr√©c√©dentes par Rodrigo, Dod√ī, Alexandre, entre autres, avait comme principaux joueurs les d√©fenseurs Sandro et Odvan, le gardien Carlos Germano, le milieu Galeano et les attaquants Adem√≠lson et L√ļcio. Entrain√©e la majeure partie du championnat par Ivo Wortmann, l'√©quipe ne r√©ussit pas √† se renforcer et, sous la direction de Carlos Alberto Torres, qui assuma la responsabilit√© de l'√©quipe pour les derniers matches de la comp√©tition, perdit contre le S√£o Paulo FC par 1 but √† 0, sur un but de Dill, au stade Caio Martins et fut rel√©gu√©e en s√©rie B.

√Ä la fin de cette m√™me ann√©e se terminait le mandat de pr√©sident de Mauro Ney Palmeiro. Son rempla√ßant fut Bebeto de Freitas, ancien joueur et entraineur de volley, qui engagea Levir Culpi comme technicien des ¬ę blanc et noir ¬Ľ. Le club √©tait cribl√© de dettes, sans lieu d'entra√ģnement, sans sponsor, avec un faible soutien populaire et des joueurs demandant √† ne pas jouer pour le club √† cause de retards dans le paiement des salaires. Le championnat carioca de 2003 fut utilis√© comme un ¬ę laboratoire ¬Ľ mais sans succ√®s. Le club ne se qualifia pour aucune demi-finale, ni lors de la Ta√ßa Guanabara, ni lors de la Ta√ßa Rio.

Le Botafogo commen√ßa le championnat de s√©rie B par une d√©faite contre Vila Nova, √† Goi√°s, par 2 buts √† 1. Apr√®s un match nul contre le club d'Ava√≠, la primi√®re victoire vint lors de la 3e journ√©e, √† l'ext√©rieur, contre le Clube de Regatas Brasil, par 3 buts √† 0. Au long de la comp√©tition, le club occupa de nombreuses fois la t√™te du championnat, ce qui lui valut de la part des supporters des √©quipes rivales le surnom de ¬ę 25e position ¬Ľ (25¬į colocado en portugais), sachant que la s√©rie A √©tait alors disput√©e par 24 √©quipes.

√Ä la fin de la premi√®re phase, le club se qualifia, en seconde position, pour la deuxi√®me phase du championnat, qu'il termina √©galement en seconde position de son groupe, derri√®re le Mar√≠lia Atl√©tico Clube, se qualifiant pour le tournoi final √† quatre, aux c√īt√©s du Sociedade Esportiva Palmeiras, du Mar√≠lia Atl√©tico Clube et du Sport Club do Recife. Lors de cette derni√®re phase, le club r√©ussit √† s'assurer la remont√©e lors de l'avant-derni√®re journ√©e gr√Ęce √† une victoire contre Mar√≠lia par 3 buts √† 1, dans le stade Caio Martins r√©nov√©. Le club finira en seconde position derri√®re Palmeiras, autre club rel√©gu√© l'ann√©e pr√©c√©dente de la s√©rie A. L'√©quipe-type du Botafogo √©tait compos√©e de : Max, Jorginho Paulista (ou Rodrigo Fernandes), Sandro, Edgar et Daniel; Fernando, T√ļlio, Valdo et Camacho; Dill (ou Almir) et Leandr√£o. Les meilleurs buteurs de l'√©quipe furent Almir avec 12 buts et Leandr√£o avec 11 buts. Dill, celui-l√† m√™me qui avait entra√ģn√© la rel√©gation en marquant le but du S√£o Paulo Futebol Clube en 2002, marqua 8 buts.

Le pr√©sident Bebeto de Freitas, pendant cette ann√©e 2003, restructura le club, paya une partie de ses dettes, maintint les salaires √† jour et signa avec deux nouveaux sponsors : Finta, comme √©quipementier, et la cha√ģne de restauration rapide Bob‚Äôs, comme sponsor maillot et partenaire dans la construction des tribunes provisoires du stade Caio Martins. Le projet Botafogo no Cora√ß√£o fut enfin lanc√©, afin de ramener des fonds au club et lui permettre de conna√ģtre ses supporters.

La nouvelle réalité

Le centre d'entra√ģnement Jo√£o Saldanha.

De retour parmi l'√©lite en 2004, ann√©e du centenaire de la fondation du club, l'√©quipe fit √† nouveau une saison calamiteuse en championnat du Br√©sil et n'√©chappa √† la rel√©gation que lors de la derni√®re journ√©e, gr√Ęce √† un match nul arrach√© √† Curitiba contre l'Atl√©tico Paranaense et gr√Ęce √† une combinaison de r√©sultats favorables.

Pour célébrer le centenaire du club, une série de commémoration furent mises en place, dont un match de gala contre le Grêmio Porto Alegre. Les deux équipes étaient vêtues des tenues d'époque. Les joueurs étaient cependant les joueurs des équipes réserves, les deux équipes participant au même moment au championnat national. Le match se termina sur une victoire du Botafogo par 4 buts à 1, au stade Caio Martins.

À partir de 2005, le Botafogo entra dans un processus de stabilisation. Administrativement, les salaires furent mis à jour, les contrats des joueurs furent prolongés pour protéger le club lors de futures négociations et divers contrats de parrainage furent annulés. Le club tenta de se structurer petit à petit.

Au d√©but de cette m√™me ann√©e, l'√©quipe conquit la 3e place dans le championnat de l'√Čtat de Rio, avec une 2e place en nombre de points marqu√©s dans les premi√®res phases. Dans le championnat national, l'√©quipe commen√ßa en trombe et occupa la premi√®re place du classement, ce qui ne lui √©tait plus arriv√© depuis son titre national de 1995, au bout de sept journ√©es. Cependant, le technicien d'alors, Paulo C√©sar Gusm√£o entra en conflit avec la direction et pr√©senta sa d√©mission. Le rendement de l'√©quipe baissa rapidement, perdit la premi√®re place et changea encore deux fois d'entra√ģneur. Le Botafogo se contenta finalement de la 9e position et d'une place en Copa Sudamericana.

Lucio Flavio joueur du Botafogo.
Vue extérieure du stade olympique du Botafogo.

En 2006, l'√©quipe conquit finalement ses premiers titres du XXe si√®cle. Elle remporta la Ta√ßa Guanabara (premier tour du championnat carioca) et finalement le championnat de l'√Čtat de Rio lors de la finale contre le Madureira Esporte Clube par deux victoires par 2 buts √† 0 et 3 buts √† 1. Les joueurs majeurs de l'√©quipe, dirig√©e par l'ex-joueur alvinegro Carlos Roberto, furent Dod√ī, meilleur buteur de la comp√©tition avec 9 buts, L√ļcio Fl√°vio, Z√© Roberto et le capitaine Scheidt.

Pour le championnat du Br√©sil 2006, l'√©quipe commen√ßa mal cette nouvelle campagne et l'entra√ģneur, Carlos Roberto, fut remplac√© par Cuca. Le nouveau technicien mena l'√©quipe, qui courait un risque de rel√©gation, √† une qualification pour la Copa Sulamericana de 2007. Lors de cette campagne, l'attaquant Marcelinho marqua le 1000e but du club dans la comp√©tition[32], le 13 ao√Ľt, lors d'un match disput√© au Maracan√£ contre Palmeiras. Le Botafogo finit le championnat √† la 12e place. Lors de la Copa Sulamericana de 2006, le club fut √©limin√© en premi√®re phase par le Fluminense, aux penalties.

Lors de la Ta√ßa Guanabara 2007, l'√©quipe alvinegra fut √©limin√©e en premi√®re phase √† cause d'une d√©faite lors de l'ultime journ√©e contre le Boavista. Cependant, l'√©quipe se rattrapa lors de la Ta√ßa Rio. Jouant un football moderne qui lui valut le surnom de ¬ę carroussel blanc et noir ¬Ľ(carrossel alvinegro en portugais), le Botafogo, guid√© par le meilleur buteur du championnat Dod√ī, Z√© Roberto, L√ļcio Fl√°vio, Jorge Henrique et T√ļlio gagna la Ta√ßa Rio en battant en finale Cabofriense. Lors de la finale du championnat de l'√Čtat de Rio, elle fut battue par le Flamengo au penalties, apr√®s un match nul par 2 buts partout.

L'√©chec en finale du championnat de l'√Čtat ne fut pas le seul cette ann√©e l√†. Le Botafogo √©tait donn√© favori dans toutes les comp√©titions qu'il disputait mais n'en gagna aucune[33]. Lors de la Copa do Brasil de 2007, l'√©quipe fut √©limin√©e en demi-finale par le Figueirense, apr√®s une d√©faite √† Florian√≥polis, par 2 buts √† 0 √† l'aller, et une victoire 3 buts √† 1 au retour au Maracan√£ dans un match marqu√© par une pol√©mique concernant deux buts annul√©s du Botafogo[34].

En championnat du Br√©sil 2007, l'√©quipe d√©marra bien en menant le championnat apr√®s 11 journ√©e et terminant le premier tour √† la seconde position, mais des probl√®mes internes entra√ģn√®rent une baisse de rendement et le club chuta alors au classement. Au second tour, l'√©quipe resta inconstante et finit p√©niblement √† la 9e position gr√Ęce √† ses bons r√©sultats lors des matches aller, obtenant pour la troisi√®me ann√©e cons√©cutive une place en Copa Sulamericana.

En Copa Sulamericana 2007, le Botafogo fut √©limin√© en 8e de finale par le club argentin de River Plate lors d'un match historique. Le club gagna le premier match √† Rio de Janeiro, par 1 buts √† 0. Lors du match retour, au stade Monumental, le Botafogo mena par 2 fois au score mais finit par √™tre rejoint et d√©pass√©, malgr√© un avantage num√©rique √† 11 joueurs contre 10, et fut finalement √©limin√© sur un score de 4 buts √† 2[35]. Cette d√©faite entra√ģna la d√©mission de Cuca, l'entra√ģneur, remplac√© par M√°rio S√©rgio. Cependant, neuf jours plus tard, Cuca reprit les r√™nes du club apr√®s l'√©chec se son successeur.

Malgr√© quelques d√©ceptions sportives, l'ann√©e 2007 resta marqu√©e par quelques innovations de la part du club. Il pr√©senta un projet de d√©tection de nouveaux joueurs √† partir d'inscriptions sur internet, appel√© Craques do Botafogo[36]. Le Botafogo gagna √©glament le droit de g√©rer le stade olympique Jo√£o Havelange[37], o√Ļ il dispute ses rencontres depuis le mois de septembre, pour une dur√©e de 20 ans, en partenariat avec l'entreprise portugaise TBZ[38].

Effectif actuel (2009)

  • Derni√®re mise √† jour: 22 mai 2009.
N¬į Position Nom du joueur
-- Uruguay G Juan Castillo
-- Drapeau du Brésil G Renan
-- Drapeau du Brésil G Lopes
-- Drapeau du Brésil G Milton Raphael
-- Drapeau du Brésil G Luís Guilherme
-- Drapeau du Brésil D Eduardo (prêt)
-- Drapeau du Brésil D Alessandro
-- Drapeau du Brésil D Wellington (prêt)
-- Drapeau du Brésil D Teco ((prêt))
-- Drapeau du Brésil D Juninho
-- Drapeau du Brésil D Emerson
-- Drapeau du Brésil D Gabriel
-- Drapeau du Brésil M Rodrigo Dantas
-- Drapeau du Brésil M Michael (prêt)
-- Drapeau du Br√©sil M Wellington J√ļnior
-- Drapeau du Brésil M Tiaguinho
-- Drapeau du Brésil M Jean Carioca
Drapeau du Br√©sil M L√ļcio Fl√°vio
No. Position Nom du Joueur
-- Drapeau du Brésil M Renato (prêt)
-- Drapeau du Brésil M Lucas Silva
-- Drapeau du Brésil M Rodriguinho
-- Drapeau du Brésil M Leandro Guerreiro
-- Drapeau du Br√©sil M T√ļlio Souza
-- Drapeau du Brésil M Jougle
-- Drapeau du Brésil M Fahel
-- Drapeau du Brésil M Batista
-- Drapeau du Brésil M Léo Silva (prêt)
-- Drapeau du Brésil A Reinaldo
-- Drapeau du Br√©sil A Victor Sim√Ķes
-- Drapeau du Brésil A Diego (prêt)
-- Drapeau du Brésil A Laio
-- Drapeau du Brésil A Tony
-- Drapeau du Br√©sil A J√ļnior
-- Drapeau du Brésil A Jean Coral
-- Drapeau du Brésil A Caio


Staff technique
Nom Fonction
Br√©sil Ney Franco Entra√ģneur
Br√©sil Moacir Pereira Entra√ģneur adjoint
Br√©sil √Čder Entra√ģneur adjoint
Br√©sil Josimar Entra√ģneur adjoint
Br√©sil Rubens Lima Entra√ģneur des gardiens
Brésil Alexandre Lopes Préparateur physique

Palmarès

Trophée du championnat du Brésil 1995.

Titres continentaux

Titres nationaux

Titres régionaux

(1) partagé avec Santos;
(2) partagé avec Santos, Corinthians et Vasco.

Titres locaux

Vitrine principale de la salle des trophées du club.
  • Bandeira Estado RiodeJaneiro Brasil2.svg 1 Tournoi Jo√£o Teixeira de Carvalho
    • Vainqueur en 1958¬≥
  • Bandeira Estado RiodeJaneiro Brasil2.svg 1 Coupe Augusto Pereira da Mota‚Āī
  • Bandeira Estado RiodeJaneiro Brasil2.svg 1 Coupe Jos√© Vander Rodrigues Mendes‚Āī

* invaincu
(1) partagé avec Fluminense;
(2) en 1996, la coupe Cidade Maravilhosa fut organisée comme un équivalent au tournoi municipal.
(3) le Tournoi João Teixeira de Carvalho ne fut jamais terminé mais le Botafogo fut déclaré vainqueur.
(4) la Coupe Augusto Pereira da Mota et la Coupe José Vander Rodrigues Mendes étaient équivalents au second tour du championnat de Rio.

Tournois amicaux internationaux

* invaincu.
(1) partagé avec River Plate et Boca Juniors.
(2) en 1968, le Botafogo joua contre la s√©lection argentine et le Benfica, mais les deux autres ne disput√®rent pas le 3e match entre elles. Le Botafogo fut d√©clar√© champion gr√Ęce √† ses deux victoires.[39]
(3) à cause du début du championnat carioca, le Botafogo ne disputa pas la dernière journée du tournoi, remplacé par le Boavista.[40]

Anciens grands joueurs

Tenue officielle

Tenues du CRB, du BFC et du BFR.

Le Club de Regatas Botafogo disposait, initialement, de deux tenues diff√©rentes. La premi√®re, au maillot et au short enti√®rement noirs, √©tait utilis√©e pour les comp√©titions. La seconde, au maillot blanc et noir √† rayures horizontales et au short noir, √©tait utilis√©e pour les entra√ģnements. Par la suite, la tenue de rechange du club devint enti√®rement blanche.

Les premières années, le Botafogo Football Club utilisait des maillots et des shorts blancs, avec des chaussettes noires. La tenue entière était fabriquée en Angleterre, alors capitale mondiale du football. En 1906, pour étrenner sa nouvelle tenue, également commandée en Angleterre, chez Benetfink & Co., le club organisa un match de gala contre le Fluminense. Ce fut la première apparition, sous les yeux des supporters, du maillot blanc et noir à rayures verticales. Elle comportait à l'époque des boutons en tissu sur le devant. Pour compléter la tenue, les joueurs utilisaient un short blanc et des chaussettes noires. Le maillot rayé est un hommage au club de la Juventus de Turin, club dont Itamar Tavares, un des fondateurs du club, était supporter. Les blasons ne seront présents sur les maillots qu'à partir de 1913[41]. Le Botafogo n'adopta les shorts noirs comme tenue officielle qu'en 1935 pour la première fois.

Maillots du Botafogo pour la saison 2006-07 au magasin du club.

Apr√®s la fusion entre les deux clubs, les tenues pr√©dominantes du Botafogo de Futebol e Regatas furent, pour l'aviron, une tenue enti√®rement noire et, pour le football, un maillot √† rayures noires et blanches √† col noir, avec un short et des chaussettes noirs. Cependant, en 1948, le club recommence √† utiliser un short blanc et des chaussettes de la m√™me couleur, jusqu'en 1954[42]. Apr√®s le suicide du pr√©sident du Br√©sil Get√ļlio Vargas, le Botafogo rev√™tit des shorts et des chaussettes noires, avant de revenir rapidement au blanc en 1956. Cependant, en 1957, les chaussettes deviennent grises et le short repasse au noir. √Ä la fin des ann√©es 1970, l'√©quipe utilise des chaussettes blanches, ce qui durera jusqu'en 1993 et le retour des chaussettes grises. De nos jours, la tenue officielle est revenue aux couleurs traditionnelles, avec des chaussettes noires, depuis 2003.

Le nombre total de rayures sur le maillot du Botafogo doit être compris entre sept et neuf, d'après les statut du club. Généralement, la rayures centrale est de couleur noire, même si en certaines occasions elle a pu être blanche. Divers détails sont acceptés sur les manches et le haut des épaules, pour favoriser la diversité, année après année.

Selon les statuts du club, la tenue doit √™tre ¬ę noire et blanche ¬Ľ. Cependant, en √©quipe r√©serve, les tenues sont majoritairement blanches ou noires, selon la couleur du short et des chaussettes. La tenue du gardien n'est pas oblig√©e de suivre ces r√®gles.

Sièges et stades

General Severiano

Siège social
Le General Severiano en 1913.

General Severiano est un ancien palais construit sur un terrain c√©d√© par la ville pour devenir le si√®ge du Botafogo le 23 juin 1912. Construit sous la forme d'une grande maison au style √©clectique, peint de couleur saumon, le si√®ge fut inaugur√© par un bal de gala en l'honneur de la haute soci√©t√© de Rio de Janeiro. Des travaux de r√©novation du si√®ge social de l'avenue Venceslau Br√°s furent lanc√©es en 1928. Une fois ceux-ci termin√©s, le si√®ge fut r√©inaugur√© d√©finitivement le 15 d√©cembre 1928.

En 1977, quand le club √©tait pr√©sid√© par Charles Macedo Borer, le si√®ge fut vendu √† la Companhia Vale do Rio Doce. Avec la vente de son si√®ge, le Botafogo d√©m√©nagea vers Mourisco Pasteur, o√Ļ il resta de 1977 √† 1992, quand il s'installa √† Mourisco Mar. Les matches de football se disputaient alors au stade de Marechal Hermes. Pendant ces ann√©es d'√©loignement de General Severiano, le club et ses supporters ne cess√®rent de penser √† r√©cup√©rer le si√®ge historique du club. En 1992, avec son classement au patrimoine historique, le b√Ętiment n'int√©ressait plus la compagnie Vale do Rio Doce. Le club fit alors un √©change avec l'entreprise, r√©cup√©rant le si√®ge de General Severiano et lui c√©dant celui de Mourisco Pasteur.

Entrée da sede General Severiano.

De 1992 à 1994, le Botafogo s'installa à Mourisco Mar, pendant que General Severiano faisait l'objet d'une rénovation pour pouvoir recevoir à nouveau le club et ses employés. Le retour définitif à General Severiano eut lieu en mai 1994 sous la présidence de Carlos Augusto Montenegro, même si une partie de l'emprise originale du siège n'avait pas pu être récupérée à cause de la construction d'un centre commercial, aujourd'hui nommé Rio Plaza.

Actuellement, au siège du club se trouvent la direction du Botafogo et l'ensemble de son administration, ainsi que certains équipements sportifs comme une piscine, des terrains de volley-ball, de basket-ball ou de futsal, un gymnase, des écoles d'initiation au sport et enfin un Fogão Shop.

Stade
Article d√©taill√© : Stade de General Severiano.
Le stade de General Severiano en 1937.

General Severiano abritait l'ancien stade du club, le stade de General Severiano, qui devait son nom √† la rue homonyme qui y donnait acc√®s. Le terrain fut inaugur√© lors de la premi√®re rencontre du championnat de l'√Čtat de Rio de Janeiro de 1913, lors d'un match contre le Flamengo, remport√© par le Botafogo par 1 but √† 0, le 13 mai de cette m√™me ann√©e. En 1937, des tribunes en b√©ton furent implant√©es autour du terrain, dont les travaux s'achev√®rent en 1938, pour une inauguration le 28 ao√Ľt de cette ann√©e. Lors de la c√©r√©monie d'inauguration, qui a eu lieu avant le premier matche, une carte du Br√©sil fut r√©alis√©e au centre du terrain avec de la terre provenant de chacun des √Čtats du pays. Le match contre le Fluminense fut remport√© par 3 buts √† 2. Enfin, le stade fut d√©moli dans les ann√©es 1970, quand le club fut contraint de vendre le terrain sur lequel il √©tait construit. Il ne fut jamais reconstruit.

CT Jo√£o Saldanha
Le centre d'entra√ģnement Jo√£o Saldanha.

M√™me si le si√®ge de General Severiano ne compte plus de stade, lors de l'ann√©e du centenaire, en 2004, le centre d'entra√ģnement de l'√©quipe professionnelle y fut inaugur√©. Au centre d'entra√ģnement Jo√£o Saldanha (Centro de Treinamento en portugais, soit CT), les joueurs disposent d'infrastructures de pr√©paration, comme une salle de sport et une piscine pour la physioth√©rapie ou des salles pour les rassemblements d'avant-match. Le terrain compte une petite tribune pouvant accueillir 500 personnes au maximum.

Adresse: avenida Venceslau Br√°s n¬į 72. Botafogo, Rio de Janeiro.

Mourisco Mar

Le si√®ge de Mourisco Mar se situe sur la plage de Botafogo, o√Ļ le club dispose d'une piscine olympique pour l'entra√ģnement, les cours et les comp√©titions de water-polo et de natation. Ce lieu dispose aussi d'un large espace servant √† accueillir f√™tes et manifestations durant les week-end. Entre 1992 et 1994, le si√®ge administratif du club y fut install√© en attendant la fin des travaux de General Severiano.

Adresse: avenida Rep√≥rter Nestor Moreira, s/n¬į. Botafogo, Rio de Janeiro.

Maracan√£

Article d√©taill√© : Maracan√£.
Le stade du Maracan√£.

Ce stade l√©gendaire n'est pas la propri√©t√© du Botafogo de Futebol e Regatas, mais le club avait l'habitude d'y disputer nombre de ses matches. G√©r√© par le gouvernement de l'√Čtat de Rio de Janeiro, par l'interm√©diaire de la SUDERJ, il fut construit en 1950 pour la Coupe du Monde de cette m√™me ann√©e et √©tait consid√©r√© comme le plus grand stade du monde. En plus du Botafogo, le Flamengo et Fluminense y disputent √©galement des matches.

Adresse: rua Professor Eurico Rabelo, s/n¬į. Maracan√£, Rio de Janeiro.

Marechal Hermes

Article d√©taill√© : Stade Man√© Garrincha (Rio de Janeiro).

√Ä la fin des ann√©es 1970, le Botafogo perdit son si√®ge de General Severiano. Le club transf√©ra alors, en 1977, ses activit√©s li√©es au football dans ce stade du quartier homonyme, Marechal Hermes, dans la zone nord de Rio de Janeiro. Le transfert intervint le jour anniversaire des 73 ans du Botafogo Football Club, le 12 ao√Ľt 1977. Le stade, appel√© Man√© Garrincha, fut utilis√© pour la premi√®re fois le 22 octobre de l'ann√©e suivante, avec une victoire 2 buts √† 1 contre Portuguesa da Ilha, dans le cadre du championnat carioca.

Dans les années 1990, le Botafogo retourna à son siège traditionnel de la zone sud de la ville. Aujourd'hui, Marechal Hermes est encore utilisé par les équipes de jeunes du club. À la fin de chaque année, la fameuse peneira y est organisée pour découvrir de nouveaux joueurs pour l'équipe. On y trouve deux terrains de football, aux normes officielles, ainsi qu'un hébergement utilisé par quelques joueurs.

Adresse: rua Xavier Curado, n¬į 1.705. Marechal Hermes, Rio de Janeiro.

Caio Martins

Article d√©taill√© : Stade Caio Martins.

Le stade Caio Martins, situ√© dans la ville de Niter√≥i, au sein du complexe sportif du m√™me nom, est le lieu o√Ļ le Botafogo joua de nombreux matches entre les ann√©es 1980 et 2004, mis √† part les derbies, disput√©s au Maracan√£.

Le stade, qui appartient au gouvernement de l'√Čtat de Rio de Janeiro, fut construit √† l'origine pour accueillir les matches du club de Canto do Rio, mais la gestion en est actuellement conc√©d√©e au Botafogo jusqu'aux ann√©es 2020. Au d√©but des ann√©es 2000, le nom du stade fut chang√©, par le conseil municipal de Niter√≥i, de Caio Martins en Mestre Ziza, en m√©moire du joueur originaire de la ville, Zizinho. Cependant, le changement n'√©tait pas du go√Ľt des supporters du Botafogo, car Zizinho avait pass√© une grande partie de sa carri√®re chez le rival du Flamengo. Le nom original, qui d√©signe toujours le complexe sportif administr√© par la SUDERJ, rend hommage au jeune scout Caio Vianna Martins.

En 2003, le stade fut r√©nov√©, avec le rajout de tribunes mobiles, qui augmenta sa capacit√© √† 15 000 spectateurs. Cependant, en 2005, les tribunes furent d√©mont√©es, car la direction trouvait que le prestige du club √©tait alt√©r√© par le fait de jouer dans un petit stade. Aujourd'hui, il n'accueille que des matches de jeunes du club ainsi que certains entra√ģnements de l'√©quipe professionnelle.

Fin 2007, une nouvelle campagne de travaux fut lanc√©e, pour construire un centre d'entra√ģnement pour les √©quipes de football professionnelles et juniors du club[43].

Adresse: rua Presidente Backer, s/n¬į. Santa Rosa, Niter√≥i.

Stade olympique Jo√£o Havelange

Article d√©taill√© : Stade olympique Jo√£o Havelange.
Le stade du Botafogo pendant les Jeux Panaméricains de Rio en 2007.

Construit pour les Jeux Panam√©ricains 2007, le stade olympique Jo√£o Havelange, surnomm√© o Engenh√£o, fut conc√©d√© officiellement le 3 ao√Ľt 2007 au Botafogo. Le stade poss√®de une capacit√© de 45 000 personnes et abrite √©galement une piste d'athl√©tisme aux standards internationaux ainsi qu'un terrain d'√©chauffement √† l'ext√©rieur du stade.

Le Botafogo participa au match d'inauguration contre le Fluminense, le 30 juin 2007, pour une victoire 2 buts √† 1. Le 19 septembre de cette m√™me ann√©e, l'√©quipe y disputa son premier match en tant que r√©sident, contre River Plate, pour un match de la Copa Sul-Americana 2007 et gagna par 1 but √† 0.

Le club mène un projet d'exploitation du stade en partenariat avec l'entreprise portugaise TBZ[44].

Sacop√£

Siège nautique du Botafogo, sur le Lagoa Rodrigo de Freitas.

Le si√®ge de la section ¬ę aviron ¬Ľ du Botafogo, plus connue en interne sous le nom de Sacop√£, est situ√©e non loin du Lagoa Rodrigo de Freitas. Le si√®ge est con√ßu pour abriter les entra√ģnements de athl√®tes ainsi que les sections de jeunes. Il comporte un hangar pour les embarcations, une piscine pouvant accueillir huit rameurs (en simple), un espace pour les entra√ģnements √† sec, une salle de musculation et de d√©tente, des logements et un petit atelier.

Le club utilise, pour les professionnels, la ligne d'eau du Lagoa Rodrigo de Freitas (utilisée également par les clubs rivaux). Pour les catégories de jeunes, la ligne est mesurée depuis le siège jusqu'au virage de l'avenue Epitácio Pessoa, non loin de l'entrée de la rua Fonte da Saudade. Par ailleurs, les sportifs ont l'habitude d'utiliser la piste cyclable du lac pour courir et développer leur potentiel athlétique.

Adresse: Av. Epit√°cio Pessoa, n¬į 1561. Lagoa, Rio de Janeiro.

Fog√£o Shop

Le Fog√£o Shop de Rio de Janeiro.

Le club du Botafogo poss√®de un r√©seau de boutiques officielles appel√©es ¬ę Fog√£o Shop ¬Ľ. Il en existe aujourd'hui trois filiales : une √† Rio de Janeiro (au si√®ge du club, √† l'entr√©e du Palacete de General Severiano), une √† Bras√≠lia et une derni√®re √† Bel√©m.

Anciens sièges

Ancien siège du Club de Regatas Botafogo

Il s'agissait d'une grande maison au sud de la plage de Botafogo, adoss√©e au morro do Pasmado, √† l'endroit o√Ļ se termine aujourd'hui l'avenue Pasteur, dans le quartier de Botafogo. Le club d'aviron y resta jusqu'en 1907, quand le b√Ętiment fut d√©moli pour laisser la place au tunnel du Pasmado.

Siège de la rue Voluntários da Pátria

Ancien lieu o√Ļ le Botafogo Football Club disputait ses matches √† la fin des ann√©es 1900. Inaugur√© le 31 mai 1908 lors d'un match gagn√© par 5 √† 0 contre Riachuelo, il se trouvait dans la rue Volunt√°rios da P√°tria, dans le quartier de Botafogo. Apr√®s le retrait du club de la ¬ę ligue m√©tropolitaine de sport athl√©tiques ¬Ľ (Liga Metropolitana de Sports Athleticos en portugais), les propri√©taires du terrain d√©cid√®rent de la vendre √† la ville. Il y existe aujourd'hui un march√© populaire de fruits et l√©gumes, appel√© Cobal.[45]

Terrain de la rue S√£o Clemente

Lieu o√Ļ le Botafogo Football Club disputa ses matches √† domiciles en 1912, apr√®s la perte du si√®ge de la rue Volunt√°rios da P√°tria. Il se situait dans la rue S√£o Clemente, dans le quartier de Botafogo, non loin de la rue Assun√ß√£o.

Arena Petrobras

Lors du championnat du Brésil 2005, le Botafogo, en partenariat avec le club du Flamengo et l'entreprise Petrobras, entreprit un agrandissement temporaire du stade Luso-Brasileiro du club de Portuguesa da Ilha. Le stade, qui vit sa capacité multipliée par six au moyen de structures métalliques, fut alors renommé Arena Petrobras pour l'occasion. Les deux clubs y disputèrent leurs rencontres à domicile lors du championnat de cette année là.

Symboles

Estrela Solit√°ria

A Estrela Solit√°ria, l'¬ę √©toile solitaire ¬Ľ.

L'¬ę √©toile solitaire ¬Ľ (estrela solitaria en portugais), pr√©sente sur le blason et le drapeau du club, √©tait √† l'origine le symbole propre du Club de Regatas Botafogo. Avec 5 pointes actuellement, elle √©tait auparavant d'un autre format. Elle poss√©dait une teinte √† chaque pointe, qui la divisaient en noir et blanc et donnaient un effet d'ombre. Elle fut cependant rapidement remplac√©e par le fameux mod√®le d'√©toile √† 5 branches, blanche sur fond noir.

L'√©toile solitaire repr√©sente l'√©toile du matin, car elle fut la premi√®re √©toile √† appara√ģtre dans le ciel le jour de la fondation du club[46]. En v√©rit√©, apr√®s recherche, on apprit que cette ¬ę √©toile ¬Ľ √©tait en fait la plan√®te V√©nus.

Apr√®s la fusion des deux clubs, l'√©toile fut √©galement adopt√©e comme symbole par la section football. Le Botafogo de Futebol e Regatas re√ßut ainsi comme surnom celui ¬ę club de l'√©toile solitaire ¬Ľ, car elle apparaissait sur les blasons des maillots que portaient les joueurs.

Blason

Le Club de Regatas Botafogo ne poss√©dait par de blason officiel. Ses statuts pr√©cisaient que l'¬ę √©toile solitaire ¬Ľ √©tait son symbole principal. Il existait cependant un √©cusson non-officiel, d'usage populaire, qui repr√©sentait l'√©toile, une paire de rames et le monogramme du club. Sur les maillot, le club utilisait le monogramme surmont√© de l'√©toile. En 1919, l'√©toile prit de l'importance et le monogramme y fut incorpor√©[47].

Le blason du Botafogo Football Club fut dessin√© √† l'encre de Chine par l'un de ses fondateurs, Bas√≠lio Viana J√ļnior. Il s'agissait d'un √©cu de style suisse, entour√© de noir. Sur fond blanc, les initiales du club, B F C, en noir, s'entrela√ßaient au centre.

En1942, avec la fusion des deux clubs, le format du blason du Botafogo Football Club fut conservé et l'étoile, du Club de Regatas, remplaça les lettres sur fond noir. Le blason gagna également deux contours, un blanc et un noir, de l'intérieur vers l'extérieur.

Les étoiles surmontant le blason.

√Čtoiles

En 1981, le Botafogo inaugura une nouveaut√© sur son maillot : quatre √©toiles jaunes furent ajout√©es au-dessus du blason du club, qui repr√©sentaient les quatre titres cons√©cutifs de champion de l'√Čtat de Rio des ann√©es 1932, 1933, 1934 et 1935. Au d√©but des ann√©es 2000, une nouvelle √©toile fut ajout√©e au-dessus des quatre pr√©c√©dentes. Cette derni√®re √©tait de couleur blanche et repr√©sentait le titre de champion du Br√©sil de 1995.

En 2003, les cinq étoiles furent retirées, ne laissant que l'étoile solitaire du blason, le département marketing du club affirmant que cette unique étoile était la marque propre du Botafogo.

Drapeau

Drapeau du Botafogo de Futebol e Regatas flottant devant le siège du club.
Drapeau de Botafogo pendant un match.

Le drapeau du Botafogo de Futebol e Regatas est apparu après la fusion du Botafogo Football Club avec le Club de Regatas Botafogo.

Le club de football poss√©dait un drapeau avec des bandes horizontales noires et blanches et l'√©cusson du club au centre. Le premier drapeau fut brod√© par les sŇďurs de l'ex-pr√©sident Edwin Elkin Hime J√ļnior: Ruth, Hilda, May, Leah et Miriam[48]. Le drapeau du club d'aviron √©tait blanc, avec un quadrilat√®re noir dans le champ sup√©rieur gauche qui comportait la traditionnelle ¬ę √©toile solitaire ¬Ľ blanche.

Lors de la fusion, en 1942, les bandes horizontales et le quadrilat√®re noir avec l'¬ę √©toile solitaire ¬Ľ blanche furent conserv√©s.

Le format officiel du drapeau est de 128 centimètres de largeur pour 90 centimètres de hauteur. Les bandes horizontales font 10 cm de haut chacune. Il compte 5 bandes noires et 4 bandes blanches. Le rectangle noir, qui contient l'étoile mesure 56 cm par 40 cm.

Maillot n¬į7

Maillot de 1995 floqu√© du n¬į7.

Le maillot frapp√© du num√©ro 7 est consid√©r√© comme le plus important de l'histoire du Botafogo de Futebol e Regatas. Sous ce maillot de l'√©quipe de General Severiano √©volu√®rent divers internationaux br√©siliens faisant les beaux jours du club et de la s√©lection nationale. Le premier a l'utiliser fut l'ailier Paraguaio en 1948, quand fut mise en place l'inscription de num√©ro sur les maillots du club. √Ä la fin des ann√©es 1950, Garrincha immortalisa d√©finitivement ce maillot par ses dribbles. Apr√®s son d√©part du club, le rempla√ßant de Garrincha en tant qu'idole au num√©ro 7 fut Jairzinho. Quelques ann√©es apr√®s, l'¬ę ouragan de la coupe ¬Ľ (Furac√£o da Copa en portugais) utilisera le num√©ro 10.

Le maillot connu de nombreux autres porteurs, attaquants ou milieux de terrain, comme Helinho par exemple, mais elle ne jouera de r√īle d√©cisif √† nouveau qu'en 1989. Apr√®s 21 ann√©es sans victoires, en championnat de Rio, Maur√≠cio, avec son num√©ro 7, marqua le but de la victoire en finale contre le Flamengo. En 1995, ce fut le tour de T√ļlio Maravilha de cona√ģtre le succ√®s sous ce maillot, emmenant l'√©quipe vers la conqu√®te du titre de champion du Br√©sil. Apr√®s d'autres noms moins importants, Dod√ī, qui utilisaient auparavant le num√©ro 10 au sein m√™me du Botafogo, conquit le titre de meilleur buteur du championnat de Rio 2007 avec le num√©ro 7.

Hymnes

  • Hymne populaire

L'hymne le plus diffus√© dans les m√©dias et le plus connu parmi la population est un hymne non officiel. Les paroles et la musique sont de Lamartine Babo. Il fut cr√©√© en 1942. Ses premiers vers, Botafogo, Botafogo campe√£o desde 1910 (¬ę Botafogo, Botafogo, champion depuis 1910 ¬Ľ en fran√ßais) sont dans la t√™te de tous les supporters et sont fr√©quemment repris en cŇďur lors des matches de l'√©quipe.

Il existe une discussion concernant les paroles. Créé dans les années 1940, l'hymne considère le titre de 1910 comme le premier du club. Cependant, depuis la résolution amiable en 1997 du différent entre Botafogo et Fluminense, le premier titre du club est le championnat de Rio de Janeiro de 1907. Il est ainsi courant d'entendre les supporters chanter Botafogo, Botafogo campeão desde 1907.

Dans cet hymne, on trouve √©galement deux des principaux slogans du club : ¬ę Tu fus un h√©ros √† chaque match ¬Ľ (Foste her√≥i em cada jogo en portugais) et ¬ę Tu ne peux perdre, perdre contre personne ¬Ľ (N√£o podes perder, perder pra ningu√©m). Le site officiel du club pr√©sente les paroles compl√®tes de cet hymne.

  • Hymne officiel du football

L'hymne officiel du Botafogo Football Club, qui reprend des paroles d'Octacílio Gomes et une musique d'Eduardo Souto, n'est pas très populaire parmi les supporters du club, ni même dans les médias. Cela est du au fait que l'hymne de Lamartine Babo fut créé lors de la fusion des deux clubs et comporte un vocabulaire plus simple que l'hymne officiel. De plus, les hymnes officiels des autres clubs de Rio sont également éclipsés par des chansons de Lamartine Babo qui composa, au-delà du Botafogo, des hymnes pour l' América, le Flamengo, le Fluminense et le Vasco da Gama. Le site officiel du club présente également les paroles complètes de cet hymne.

  • Hymne officiel de l'aviron

L'hymne de l'ancien Club de Regatas Botafogo fut écrit par Alberto Ruiz, président du club en 1930. Cet hymne est également peu connu des supporters, l'aviron étant, dans l'esprit de la plupart des botafoguenses, le second sport du club, loin derrière le football. Le site officiel du club n'en présente d'ailleurs pas les paroles sur son site. On peut cependant les trouver sur un site non officiel.

Mascottes

Statue du Manequinho.
  • Manequinho

En face du si√®ge de General Severiano se trouve une statue surnomm√©e ¬ę Manequinho ¬Ľ. Repr√©sentant un petit gar√ßon en train d'uriner, il s'agit d'une r√©plique du Manneken Pis de Bruxelles, en Belgique qui fut √©rig√©e √† Rio de Janeiro en 1922, en face du Mourisco. Lors du championnat de Rio de 1957, remport√© par le Botafogo, un supporter rev√™tit la statue d'un maillot du club. La statue est consid√©r√©e depuis comme une mascotte et, √† chaque titre du Botafogo, on l'habille √† nouveau aux couleurs du club. La statue fut cependant vol√©e et d√©truite et une r√©plique install√©e alors √† General Severiano. S'agissant √©galement d'une fontaine, certaines personnes boivent son eau pour c√©l√©brer les victoires. De temps √† temps, des supporters d'autres √©quipes lui font rev√™tir d'autres maillots.

  • Pato Donald

Lorenzo Mollas, caricaturiste argentin qui travailla à Rio de Janeiro dans les années 1940 et 1950 habilla Donald (Pato Donald en portugais) du maillot du Botafogo dans les années 1940. Le personnage de Disney devint alors rapidement une mascotte pour les supporters du club. Mollas avait choisit Donald car il réclame sans cesse pour ses droits, se dispute et se défend, à l'image des dirigeants alvinegros de l'époque, ainsi que pour sa capacité à garder son élégance en glissant sur les eaux.

Cachorro Biriba.
  • Cachorro Biriba

Le pr√©sident du Botafogo Carlito Rocha √©tait l'un des supporters les plus fanatiques du club. Superstitieux et d√©termin√©, Carlito emmena son chien, Biriba, √† tous les matches du Botafogo lors du championnat de Rio de 1948. Il pensait que le chien portait bonheur et n'acceptait pas que l'entr√©e des stades lui soit refus√©e. La direction du Vasco tenta d'interdire l'entr√©e √† Biriba au stade S√£o Janu√°rio. Carlito Rocha ne se laissa pas d√©monter, pris le chien sous le bras et d√©fia les agents de s√©curit√© : ¬ę Personne n'emp√™che le pr√©sident du Botafogo d'entrer o√Ļ il veut et avec qui il veut ¬Ľ. En pr√©sence de Biriba, en 19 matches, le Botafogo remporta 17 victoires pour 2 matches nuls, et remporta le titre de champion, apr√®s une p√©riode de 13 ans d'attente.

√Ä partir de Biriba, le chien fut adopt√© comme mascotte du club, admir√© par les supporters. Le groupe de supporters F√ļria Jovem do Botafogo divise m√™me ses groupes par ¬ę canis ¬Ľ. Les groupes de supporters des √©quipes adverses surnomm√®rent √©galement les supporters du Botafogo de cachorrada (cachorro signifie ¬ę chien ¬Ľ en fran√ßais).

Groupes de supporters

Supporter du Botafogo lors de la finale du championnat carioca de 2006.

Selon la derni√®re √©tude de l'Ibope (Institut br√©silien d'opinion publique et de statistiques) r√©alis√©e en 2004[49], les supporters du Botafogo regroupent environ 2,7 millions de personnes au Br√©sil. Ces derni√®res sont plus nombreux dans les classes les plus √©lev√©es de la soci√©t√© et dans la classe moyenne, m√™me si le club compte √©galement un soutien significatif parmi les classes les plus pauvres. Selon cette m√™me √©tude, il s'agit du 3e contingent de supporters de l'√Čtat de Rio de Janeiro, derri√®re le CR Flamengo et le CR Vasco da Gama, et le 11e du pays. Le d√©partement marketing du club estime cependant pouvoir compter sur le soutien de 9 millions de supporters-consommateurs du club √† travers le pays[50]. Le club alvinegro poss√®de √©galement un grand nombre de supporters parmi les personnes les plus √Ęg√©es, notamment pour avoir v√©cu ses plus grandes heures dans les ann√©es 1950 et 1960. Il poss√©dait √† l'√©poque le deuxi√®me plus important groupe de supporters du pays.

Le supporter du Botafogo est souvent d√©crit comme superstitieux. Ceci est du √† toutes les l√©gendes qui furent cr√©√©es au long de l'histoire du club, comme celle de la mascotte Biriba, les croyances concernant le maillot n¬į7 et toutes les co√Įncidences qui jalonn√®rent l'histoire du club. Le fait de supporter le Botafogo est √©galement associ√© √† la souffrance, commun√©ment d√©crite par le chroniqueur du Fluminense Nelson Rodrigues et dans certains dictons populaires comme ¬ę tem coisas que s√≥ acontecem com o Botafogo ¬Ľ (¬ę certaines choses n'arrivent qu'au Botafogo ¬Ľ en fran√ßais). La p√©riode de 21 ans sans titre valut aux supporters du club d'√™tre l'objet de moqueries de la part des supporters des √©quipes rivales dans les 1970 et 1980.

√Ä cette m√™me √©poque, avec la croissance rapide de la population br√©silienne et l'augmentation de la couverture m√©diatique du football, le Botafogo rencontra de s√©rieuses difficult√©s √† rallier de nouveaux supporters, notamment √† cause de l'attrait exerc√© par ses rivaux, et surtout le Flamengo, d√©tenteur du plus grand nombre de supporters √† travers le pays. Le nombre supporters du Botafogo recommen√ßa √† croitre √† partir des ann√©es 1990, gr√Ęce notamment √† la pr√©sence dans ses rangs du l'idole T√ļlio Maravilha. Malgr√© cela, le club r√©gressa vis-√†-vis de ses rivaux, oscillant suivant les √©tudes entre la 7e et la 11e place des principaux groupes du supporters du pays[51].

En 2003, le projet de socio-supporters Botafogo no Cora√ß√£o (¬ę Botafogo au cŇďur ¬Ľ en fran√ßais) fut lanc√©. Le supporter aide financi√®rement le club et, depuis 2007, les participants habitant Rio de Janeiro poss√®dent un droit d'entr√©e pour les matches que le club dispute √† domicile. Aujourd'hui, le projet regroupe pr√®s de 8 000 socio-supporters √† travers le pays.

Groupes organisés
Membres de la F√ļria Jovem faisant le symbole du groupe.

Il existe de nombreux groupes de supporters li√©s au Botafogo. √Ä la fin des ann√©es 1960, la Torcida Jovem do Botafogo, √©galement appel√©e ¬ę TJB ¬Ľ, fut cr√©√©e. Il s'agit du plus ancien et du plus traditionnel groupe de supporters (torcida en portugais) organis√© du club. Son influence diminue cependant depuis 2001, apr√®s la cr√©ation de la F√ļria Jovem do Botafogo par des supporters dissidents de la TJB. La F√ļria Jovem est aujourd'hui le groupe le plus actif parmi les supporters du Botafogo. D'autres groupes traditionnels fameux, aujourd'hui disparus, furent, Ra√ßa Alvi-Negra, Folgada do Russ√£o et Mancha Alvinegra.

Il existe aujourd'hui d'autres groupes actifs de supporters, comme Torcida Bota-Chopp, et dans une moindre mesure Torcida Estrela Solit√°ria et Torcida Vanguarda. En 2006, le mouvement Loucos pelo Botafogo est apparu, qui ne se consid√®re pas comme un groupe de supporter, mais plus comme un groupe d'ultras pacifiques, qui ne poss√®de aucun signe distinctif et dont les chants sont li√©s uniquement au Botafogo. Il existe enfin des groupes de supporters situ√©s dans les autres √Čtats, comme Fogo Horizonte, de Belo Horizonte au Minas Gerais.

Du c√īt√© politique, le MITOB (Movimento Independente Torcedores do Botafogo, ¬ę mouvement ind√©pendant des supporters du Botafogo ¬Ľ en fran√ßais), le Movimento Carlito Rocha, fond√© en 1992, et la COMFOGO (Comunidade Botafoguense), cr√©√© 2003, sont actifs socialement et culturellement et cherchent √† influencer les d√©cisions prises par la direction du club.

Historique des sponsors

Publicité

De 1904 à 1985, le Botafogo n'utilisa aucun type de publicité privée sur son maillot[52]. Jusqu'à signer un contrat avec l'entreprise Atlantic pour un court moment. Depuis, les logos des entreprises sont placés en partie centrale sous l'écusson, sur la face avant des maillots du club, et au-dessus du numéro qui différencie les joueurs, sur la face arrière des maillots. En 1986, 3B.RIO, fabriquant brésilien de tapis en caoutchouc pour l'automobile pris sa place sur les maillots du Botafogo. Par la suite, toujours en 1987, Coca-Cola, comme pour d'autres clubs brésiliens, sponsorisa le Botafogo. Le partenariat dura jusqu'à fin 1994, quand Coca-Cola fut remplacé par Seven Up. Cette publicité fut couronnée de succès, permettant au club de gagner le championnat du Brésil et à la marque d'augmenter ses ventes dans le pays. Le contrat dura jusqu'à fin 1996.

Apr√®s une courte p√©riode sans sponsor, en, 1997, le club porta le logo de la marque sud-cor√©enne Hyundai √† partir des phases finales du championnat de Rio de 1997. L'ann√©e suivante, le club signa un contrat avec la banque Excel Econ√īmico, avant que celle-ci ne fasse faillite apr√®s une ann√©e de partenariat. Au premier semestre de 1999, le club revint √† ses origines avec un maillot vierge d'inscription. Cependant, au deuxi√®me semestre de l'ann√©e, la Tam s'int√©ressa √† l'√©quipe apr√®s sa finale de Coupe du Br√©sil et imprima son logo sur les maillots du club.

L'entreprise de transport a√©rien passa sur les manches des maillots du club √† partir du championnat du Br√©sil de 2001, remplac√© sur la poitrine par la soci√©t√© Golden Cross, entreprise d'assurance sant√©, du deuxi√®me semestre de 2001 au d√©but de 2003. Le partenariat avec cette derni√®re √©tait li√©e √† l'engagement du joueur Dod√ī, dont le salaire fut pay√© par Golden Cross. Cependant, avec la rel√©gation du club en s√©rie B, Golden Cross d√©cid√© de ne pas renouveler le contrat √† partir de 2003.

Au début du championnat de série B, le club créa le programme Botafogo no Coração, qui occupa l'espace libre sur le maillot du club jusqu'en 2005. Toujours en 2003, le réseau de fast-food Bob's s'associa au club pour la rénovation du stade Caio Martins et apparut sur les manches du maillot jusqu'en avril 2005.

En mai 2005, le Botafogo finalisa un contrat avec Supergasbras, entreprise du secteur √©nerg√©tique appartenant au groupe SHV Gas Brasil, pour la publicit√© sur les shorts de l'√©quipe, et avec ALE Combust√≠veis pour les manches du maillot. Les maillots de l'√©quipe premi√®re rest√®rent sans sponsor principal et les √©quipes r√©serves continu√®rent avec l'inscription Botafogo no Cora√ß√£o. Apr√®s la bonne campagne en championnat du Br√©sil 2005, Supergasbras d√©cida de troquer sa position sur le short pour le maillot, sept matches apr√®s le d√©but du contrat, le short restant alors libre d'inscription. √Ä la fin de cette m√™me ann√©e, Unisuam, universit√© priv√©e de l'√Čtat de Rio de Janeiro, conclut un contrat avec le club pour prendre place sur les chaussettes. Lors de la campagne victorieuse en championnat carioca de 2006, le Botafogo retrouva un sponsor pour le short, Caf√© Capital, jusqu'en avril de cette m√™me ann√©e.

En 2007, cherchant à réévaluer le montant de ses contrats, le club ne renouvela de partenariat avec aucune de ces trois entreprises et resta sans sponsor jusqu'en avril 2007. Il conclut alors un nouveau partenariat avec Liquigás, filiale locale de Petrobras, pour le plus important contrat de son histoire en valeur.

Matériel sportif

Le premier équipementier officiel du Botafogo fut l'entreprise allemande Adidas, à partir de 1979. Le contrat conclut entre les deux parties dura jusqu'au début du championnat carioca de 1989, quand Umbro pris la place de fournisseur officiel du club. Au second semestre de cette même année, l'entreprise Finta remplaçait Umbro pour la fourniture des maillots de l'équipe.

En 1990, Penalty signa un contrat avec le club pour une dur√©e d'un an. L'ann√©e suivante, Umbro r√©cup√©ra la responsabilit√© de la confection des tenues du Botafogo jusqu'en 1992, ann√©e o√Ļ le club termina deuxi√®me du championnat national. En 1993, ann√©e de la victoire en Copa Conmebol, l'entreprise ProOnze √©tait l'√©quipementier du club, remplac√©e par Rhumell en 1994.

En 1995, lors de la victoire en championnat du Brésil, les tenues étaient confectionnées par Finta, et ce jusqu'en 1997, quand le contrat de fournisseur officiel du club fut regagné par Penalty. Elle fut remplacée par Topper de 1999 à 2001.

Après une courte période de négociations sans fournisseur officiel, Finta, pour la troisième fois, devint responsable de la fourniture des tenues du club. Elle sera remplacée en 2004 par l'entreprise italienne Kappa, aujourd'hui encore fournisseur officiel, qui à partir de 2005, révolutionna les maillots du club par ses modèles connus sous le nom de Kombat, avec un tissu élastique qui se colle au corps des joueurs.

Présidents

Le premier président du Botafogo Football Club fut le joueur et fondateur du club, Flávio Ramos en 1904. Au Club de Regatas Botafogo, la charge fut occupée pour la première fois par José Maria Dias Braga, qui fut également le fondateur du club.

Tout au long de l'histoire des deux clubs, le poste resta, entre autres, aux mains d'ex-joueurs et figures illustres de la soci√©t√© carioca. Parmi eux, on peut citer le scout et ancien-footballeur Mimi Sodr√©, pr√©sident du Football Club, et le po√®te Augusto Frederico Schimidt, pr√©sident du Regatas et instigateur du processus de fusion des deux clubs en 1942. Apr√®s la r√©union des deux clubs, l'un des pr√©sidents les plus populaires fut Carlito Rocha, mystique et superstitieux, auteur de phrases c√©l√®bres et cr√©ateur de la mascotte Biriba. Carlito, √©galement ancien joueur et entra√ģneur du Botafogo, pr√©sida le club de 1948 √† 1951.

Emil Pinheiro fut un autre pr√©sident qui marqua l'histoire du Botafogo. Ex-bicheiro, il aida le club √† r√©ussir le doubl√© en championnat de Rio, en 1989 et 1990, et √† atteindre la finale du championnat national de 1992, ann√©e o√Ļ il se retira de la pr√©sidence. Il prit les commandes du club √† la fin des ann√©es 1980, engageant de grands joueurs dans un club alors au bord de la d√©cadence. Apr√®s deux ¬ę mandats tampons ¬Ľ, Carlos Augusto Montenegro acc√©da √† la pr√©sidence du Botafogo. Sous son mandat, le club conquit le titre de champion du Br√©sil en 1995 et r√©cup√©ra le si√®ge de General Severiano, qui avait √©t√© vendu en 1977.

Bebeto de Freitas, √† droite du joueur T√ļlio et du pr√©sident Lula.

Le pr√©sident actuel du Botafogo est Paulo Roberto de Freitas, plus connu sous le nom de Bebeto de Freitas. Bebeto, ancien joueur de volley du club, 10 fois champion de l'√Čtat de Rio de Janeiro, √©galement ancien entra√ģneur de la √©quipe du Br√©sil de volley, m√©daille d'argent aux jeux olympiques de 1984 √† Los Angeles, et de la s√©lection italienne, championne du monde de volley en 1998. Bebeto de Freitas fut √©lu √† la pr√©sidence du club pour la premi√®re fois en 2002, dont il occupa le poste √† partir de 2003, en remplacement de Mauro Ney Palmeiro. Bebeto avait pour mission de faire remonter le club en premi√®re division, r√©duire son endettement du club et cr√©er la Companhia Botafogo, entreprise qui g√®re la partie football du club. √Ä la fin de son premier mandat, il fut r√©elu avec le soutien de l'ancien pr√©sident Carlos Augusto Montenegro, de la presse et des supporters en g√©n√©ral. Sous son second mandat, le club remporta la concession du stade olympique Jo√£o Havelange.

La charge de président du Botafogo de Futebol e Regatas, selon les statuts du club, est élu par les socios de l'institution, lors d'un vote direct et secret, pour un mandat de trois ans, rééligible une fois.

Entra√ģneurs

Le Botafogo compta, depuis sa création, de nombreux techniciens à la tête de l'équipe. Le premier d'entre eux fut Octávio Werneck, en 1906, en tant que chef de l'équipe technique. Jusqu'en 1922, il n'y eut pas d'entraineur unique dirigeant l'équipe seul. Les joueurs étaient encadrés par une équipe technique (comissão técnica en portugais).

Dans les ann√©es 1930, le hongrois Nicolas Ladanyi √©tait l'entra√ģneur botafoguense lors des victoires en championnat de Rio de 1930, 1932, 1933 et 1934. √Ä son d√©part, il fut remplac√© par Carlito Rocha, qui avait d√©j√† dirig√© la comiss√£o t√©cnica en 1917, aux c√īt√© d'Oldemar Murtinho, et entra√ģn√©, √† l'occasion, l'√©quipe dans les ann√©es 1920. Carlito dirigea l'√©quipe en 1935, lors de la conqu√™te du quatri√®me titre de champion de l'√Čtat cons√©cutif, ainsi que 1936 √† 1939. Carlito, qui fut √©galement footballeur au club dans les ann√©es 1910, deviendra plus tard pr√©sident du Botafogo.

Jo√£o Saldanha, qui √©tait √©galement journaliste, fut le technicien de l'√©quipe victorieuse du championnat de Rio de 1957. Dans les ann√©es 1960, on peut citer Marinho Rodrigues, double champion carioca en 1961 et 1962, Zagallo, vainqueur de la Ta√ßa Brasil en 1968 et double champion carioca en 1967 et 1968. En plus de Zagallo, le poste fut occup√© par une s√©rie d'ex-joueurs comme Paraguaio, entra√ģneur lors du premier championnat du Br√©sil en 1971, o√Ļ le Botafogo se classa troisi√®me, et Sebasti√£o Le√īnidas, entra√ģneur de l'√©quipe vice-championne du Br√©sil en 1972. Parmi les anciens joueurs devenus entraineurs, on peut √©galement citer Carvalho Leite, Geninho, Martim Silveira, Sylvio Pirillo, Paulistinha et Joel Martins, entre autres.

En 1989, quand le Botafogo mit fin √† une s√©rie de 21 ans sans victoire en championnat de Rio, l'entra√ģneur √©tait Valdir Espinosa. Lors des autres conqu√™tes des ann√©es 1990, on notera Paulo Autuori, vainqueur du championnat du Br√©sil en 1995, et Carlos Alberto Torres, vainqueur de la coupe Conmebol de 1993. Torres entraina √©galement l'√©quipe √† d'autres occasions, notamment lorsqu'elle lutta pour √©chapper √† la rel√©gation en s√©rie B, √† trois reprises, entre 1997 et 2002. En 2002, il n'√©chappa d'ailleurs pas √† la sentence en reprenant l'√©quipe entrain√©e la plus grande partie de la saison par Ivo Wortmann. En 2003, en s√©rie B, Levir Culpi permit √† l'√©quipe de remonter en s√©rie A.

Cuca est l'actuel technicien du Botafogo et a d√©j√† marqu√© l'histoire r√©cente du club. Consid√©r√© comme une idole par les dirigeants et les supporters, Cuca est arriv√© au club en mai 2006 et rest√© jusqu'en septembre 2007, quand il pr√©senta sa d√©mission, avant de revenir 9 jours plus tard, apr√®s l'√©chec de M√°rio S√©rgio. Cuca cr√©a une √©quipe surnomm√©e le carrossel alvinegro (le ¬ę carroussel blanc et noir ¬Ľ en fran√ßais), sur un sch√©ma tactique offensif bas√© sur le mouvement[53] qui lui valut de remporter la Ta√ßa Rio et de mener le championnat du Br√©sil pendant 11 journ√©es. L'√©quipe √©choua cependant dans la conqu√™te du titre de 2007 en championnat de Rio, et fut √©limin√©e de la coupe du Br√©sil et de la Copa Sulamericana.

Rivalités

Le premier grand rival historique du Botafogo fut le Fluminense, contre lequel il disputa son premier match en 1905. Les deux √©quipes sont parmi les plus anciennes du football br√©silien et leurs rencontres sont surnomm√©es Cl√°ssico Vov√ī (vov√ī signifie ¬ę grand-p√®re ¬Ľ en fran√ßais)[54]. √Ä l'√©poque, dans les ann√©es 1900, il s'agissait principalement de duels entre les jeunes du Botafogo Football Club contre les adultes du Fluminense. La rivalit√© entre les deux clubs, situ√©s dans des quartiers voisins de la zone sud de Rio de Janeiro (Laranjeiras et Botafogo), s'amplifia avec le temps et s'√©quilibra √† partir des ann√©es 1910. La rivalit√© entre les deux √©quipes n'a pas seulement cours sur les terrains de sport mais oppose √©galement les dirigeants des deux clubs[55],[56] et leurs supporters.

Cependant, le club consid√©r√© comme le principal rival du Botafogo est le Flamengo. Originaires √©galement de quartiers voisins[57], les deux clubs √©taient d√©j√† rivaux en aviron dans les comp√©titions disput√©es depuis la fin du XIXe si√®cle, dans la baie de Guanabara. En football, le Flamengo ne commen√ßa ses activit√©s qu'√† partir de 1912[58], un an avant de disputer sa premi√®re rencontre contre le Botafogo. Les deux clubs, qui compt√®rent dans leurs rangs, √† des p√©riodes distinctes, deux des principaux joueurs de l'histoire du Br√©sil, Garrincha, pour les ¬ę blanc et noir ¬Ľ du Botafogo, et Zico, pour les ¬ę rouge et noir ¬Ľ du Flamengo, disput√®rent des matches historiques, dont de nombreuses finales de championnats de l'√Čtat de Rio et nationaux. Malgr√© son aspect traditionnel, il n'existe aucun nom sp√©cifique √† ce derby entre les deux clubs.

Un autre rival local du Botafogo est le Vasco da Gama, autre club originellement consacr√© √† l'aviron, qui ne se tourna vers le football qu'√† partir de 1916, dans des divisions inf√©rieures. Les deux √©quipes disput√®rent leur premi√®re rencontre en 1923. Contre l'¬ę √©quipe √† la croix de Malte ¬Ľ (autre derby sans nom sp√©cifique), le Botafogo poss√®de son pire bilan contre l'un de ses rivaux, avec une diff√©rence de victoire de plus de 50 rencontres. Malgr√© cela, historiquement, le Vasco n'a jamais gagn√© de finale contre le Botafogo qui a remport√© les quatre finales disput√©es entre les deux clubs[59].

À Rio de Janeiro, le Botafogo possède également d'autres rivaux notables, comme l'América, le Bangu, l'Americano, entre autres. Cependant, ces derniers disputèrent longtemps des championnats de divisions inférieures et leurs rencontres ne sont pas considérées comme des classiques et ne suscitent pas la même ferveur populaire que celles contre le Flamengo, le Fluminense et le Vasco.

Hors de l'√Čtat de Rio de Janeiro, le club contre lequel le Botafogo disputa le plus de rencontres historiques fut le Santos FC. Dans les ann√©es 1960, la rivalit√© entre les deux clubs, qui comptaient dans leurs rangs des idoles comme Garrincha et Pel√© √©tait le principal classique du pays. Les deux √©quipes disput√®rent √©galement la finale du championnat national de 1995, qui vit le sacre du Botafogo. L'√©quipe √† l'√©toile solitaire entretient √©galement une rivalit√© relative avec quelques √©quipes de S√£o Paulo, datant du disparu tournoi Rio-S√£o Paulo : en plus de Santos, on peut citer les Corinthians, Palmeiras et le S√£o Paulo FC. Des rivalit√©s plus mod√©r√©es se sont d√©velopp√©es avec certaines √©quipes du Minas Gerais, comme l'Atl√©tico Mineiro et le Cruzeiro, du Sud du Br√©sil et du Nordeste.

Statistiques et records en football

Le Botafogo détient quelques record du football brésilien, comme le plus grand écart lors d'un match de football officiel, avec une victoire par 24 buts à 0 contre le Sport Club Mangueira, la plus longue série d'invincibilité toutes compétitions confondues avec 52 matches sans défaite (record égalé plus tard par le Flamengo) et la plus longue série d'invincibilité en championnat du Brésil avec 42 matches sans défaite. Le club est également l'équipe du Brésil qui a eu le plus de joueurs sélectionnés en équipe du Brésil en général, et en coupe du monde en particulier.

Concernant uniquement le Botafogo, on peut remarquer la performance de Quarentinha, joueur qui marqua le plus de buts pour le club, avec 306 réalisations en 444 matches, Nílton Santos, qui détient le record du nombres de matches disputés sous le maillot du Botafogo avec 723 matches entre 1948 et 1964 (le Botafogo fut son unique club) et Manga, qui gagna 19 compétitions avec le club et en est le joueur le plus titré. Enfin, l'attaquant Nilo, qui évolua au club dans les années 1920 et 1930, détient la meilleure moyenne de buts marqués par matches avec 190 buts en 201 matches, soit une moyenne de 0,94.

Le club est √©galement l'√©quipe de Rio de Janeiro qui a jou√© le plus de matches contre des √©quipes √©trang√®res, 488 en septembre 2007, et qui compte le plus de meilleurs buteurs du championnat de l'√Čtat de Rio de Janeiro, 29 en 2007. Le Botafogo fut √©galement le premier club √† terminer la premi√®re phase de la Copa Libertadores invaincu, en 1963, quand il se qualifia pour les demi-finales sans compter de d√©faite. La plus grande affluence lors d'un match de l'√©quipe eut lieu le 15 juin 1969, en ouverture d'une rencontre Fla-Flu pour l'attribution du championnat carioca de 1969, contre Portuguesa da Ilha, √† laquelle assist√®rent 171 599 spectateurs. Lors d'un match du Botafogo uniquement, le record appartient √† une rencontre contre le Flamengo, le 29 avril 1979, quand 158 477 personnes se d√©plac√®rent pour assister √† un match de l'√©quipe, au Maracan√£.

Parutions sur le Botafogo

Entrée du siège nautique du club, au lagoa Rodrigo de Freitas.
  • Livres
    • Sur le club
      • Botafogo: 101 anos de hist√≥rias, mitos e supersti√ß√Ķes (Roberto Porto, √©ditions Revan)
      • Botafogo: entre o c√©u e o inferno (S√©rgio Augusto, √©ditions Ediouro)
      • A hist√≥ria do Botafogo em Cordel (Claudio Arag√£o, √©ditions Bom Texto)
      • 100 anos gloriosos: Almanaque do centen√°rio do Botafogo (Rafael Cas√© e Roberto Falc√£o, Lance! Editorial)
      • Botafogo de Futebol e Regatas: Hist√≥ria, Conquistas e Gl√≥rias no Futebol (Ant√īnio Carlos Napole√£o, √©ditions Mauad)
    • Sur joueurs et dirigeants
      • Nilton Santos: minha bola, minha vida (√©ditions Forense)
      • Dei a Volta na Vida (√©ditions Girafa) - livre sur Paulo C√©sar Caju
      • Nunca Houve um homem como Heleno (Marcus Neves, √©ditions Ediouro)
      • Didi: treino √© treino, jogo √© jogo (√©ditions Relume)
      • Vida que segue: Jo√£o Saldanha e as Copas de 1966 e 1970 (Raul Milliet Filho, √©ditions Nova Fronteira)
  • Films
    • O Resgate da Dignidade - (2004)
    • Garrincha - Estrela Solit√°ria (FAM Filmes / Band Filmes) - 110 min. (2005)

Liens externes

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Notes et références

  1. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ Seules les comp√©titions officielles sont indiqu√©es ici
  2. ‚ÜĎ Botafogo.com - Hist√≥ria
  3. ‚ÜĎ Campeoesdofutebol - Botafogo 24 x 0 Mangueira √Č a maior goleada do futebol no Brasil
  4. ‚ÜĎ http://mundobotafogo.blogspot.com/2008/07/campeo-estadual-de-remo-1962.html
  5. ‚ÜĎ http://mundobotafogo.blogspot.com/2008/01/aeromodelismo-campeo-de-terra-mar-e-ar.html
  6. ‚ÜĎ RSSSF Brasil - Derni√®re mise √† jour en ao√Ľt 2007 - Toutes les statistiques de l'article sont tir√©es de ce site.
  7. ‚ÜĎ Lancenet - Governador sanciona lei referente ao Dia do Botafogo
  8. ‚ÜĎ Site de la revue Constelar - Histoire du Grupo de Regatas Botafogo
  9. ‚ÜĎ Flamengo.com.br - Le d√©but du CR Flamengo en aviron
  10. ‚ÜĎ AUGUSTO, S√©rgio - Botafogo: entre o c√©u e o inferno; p. 47 (Editora Ediouro, 2004)
  11. ‚ÜĎ Revista do jornal "Lance!" (S√©rie Grandes Clubes); pp. 12-13 - Editora: Aret√© Editorial S/A - 2001
  12. ‚ÜĎ AUGUSTO, S√©rgio - Botafogo: entre o c√©u e o inferno; p. 70 (Editora Ediouro, 2004)
  13. ‚ÜĎ Revista do jornal "Lance!" (S√©rie Grandes Clubes); p. 22 - Editora: Aret√© Editorial S/A - 2001
  14. ‚ÜĎ Revista do jornal "Lance!" (S√©rie Grandes Clubes); p. 23 - Editora: Aret√© Editorial S/A - 2001
  15. ‚ÜĎ Revista do jornal "Lance!" (S√©rie Grandes Clubes); p. 25 - Editora: Aret√© Editorial S/A - 2001
  16. ‚ÜĎ BotafogoCentenario.kit.net - 1961-70 - acc√®s le 19 d√©cembre 2007
  17. ‚ÜĎ GazetaEsportiva.net - A estrela Solit√°ria reluz - acc√®s le 19 d√©cembre 2007
  18. ‚ÜĎ O Blog do Roberto Porto - Cinq√ľenten√°rio de um t√≠tulo hist√≥rico - actualis√© le 3 f√©vrier 2007
  19. ‚ÜĎ Folha Online - Todos os brasileiros: 1958 - acc√®s le 19 d√©cembre 2007
  20. ‚ÜĎ Folha Online - Todos os brasileiros: 1962 - acc√®s le 19 d√©cembre 2007
  21. ‚ÜĎ O Globo Online - Botafogo x Santos: um passado de gl√≥rias em n√ļmeros equilibrados - actualis√© le 13 octobre 2006
  22. ‚ÜĎ RSSSF Brasil - Ta√ßa Brasil de 1962 - actualis√© le 15 octobre 1999
  23. ‚ÜĎ RSSSF Brasil - Torneio Rio-S√£o Paulo de 1964 - actualis√© le 27 janvier 2000
  24. ‚ÜĎ RSSSF Brasil - Torneio Rio-S√£o Paulo de 1966
  25. ‚ÜĎ museudosesportes.com.br - Documents, avec photos, sur la finale du championnat carioca de 1971.
  26. ‚ÜĎ Enciclop√©dia do Futebol Brasileiro - volume 1; p. 138 - √Čditeur: Aret√© Editorial S/A - 2001
  27. ‚ÜĎ Meutime.com.br - Le num√©ro 21 dans la finale du championnat carioca de 1989
  28. ‚ÜĎ RubroNegro.net - Informations sur le championnat du Br√©sil de 1992
  29. ‚ÜĎ Bolana√°rea.com - Informations sur la Copa do Brasil de 1999
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