Bosnie-Herzegovine

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Bosna i Hercegovina (bs)
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Bosnie-Herzégovine (fr)
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Armoiries de la Bosnie-Herzegovine
(DĂ©tails) (DĂ©tails)
Devise nationale : Aucune
carte
Langues officielles Bosnien, Croate, Serbe
Capitale Sarajevo
55°30'5N, 37°20'3E
Plus grande ville Sarajevo
Forme de l’État
 - PrĂ©sident du Conseil des ministres -PrĂ©sidence collĂ©giale
DĂ©mocratie semi-directe
Nikola Ơpirić
Nebojơa Radmanović
Ćœeljko KomĆĄić
Haris SilajdĆŸić
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 124e
51 129 kmÂČ
NĂ©gligeable
Population
 - Totale (2008)
 - DensitĂ©
Classé 117e
4 590 310 hab.
79 hab./kmÂČ
Indépendance
 - Date
De la Yougoslavie
1er mars 1992


Gentilé Bosnien, Bosnienne (par abus de langage[1] Bosniaque, Bosniaque)


Monnaie Mark convertible (BAM)
Fuseau horaire UTC +1
Hymne national Intermeco
Domaine internet .ba
Indicatif
téléphonique
+387


La Bosnie-HerzĂ©govine ou Bosnie-et-HerzĂ©govine[2] est un État d'Europe du Sud situĂ© dans la pĂ©ninsule des Balkans. Elle est entourĂ©e de la Croatie, de la Serbie et du MontĂ©nĂ©gro, et a une petite ouverture sur la mer Adriatique.

C'est une rĂ©publique composĂ©e de deux entitĂ©s : la FĂ©dĂ©ration de Bosnie-et-HerzĂ©govine, et la RĂ©publique serbe de Bosnie. Sa capitale est Sarajevo. Les autres villes importantes sont Banja Luka, Tuzla, Mostar, Zenica, Bihać, Srebrenica, GoraĆŸde, Foča, Trebinje, Neum, Jajce, Sanski Most.

Concernant les deux entitĂ©s de la RĂ©publique de Bosnie-HerzĂ©govine, il y a lieu de prĂ©ciser que la dĂ©nomination peut s'avĂ©rer trompeuse. La FĂ©dĂ©ration de Bosnie-HerzĂ©govine n'est pas une fĂ©dĂ©ration au sens du droit international public entre la rĂ©gion historique de Bosnie et celle d'HerzĂ©govine. La RĂ©publique de Bosnie-HerzĂ©govine comporte deux entitĂ©s territoriales :

Du point de vue juridique l'imbroglio est complexe, car la RĂ©publique serbe de Bosnie s'est autoproclamĂ©e comme entitĂ© de l'ancienne Yougoslavie en 1992 par opposition Ă  la proclamation d'indĂ©pendance de la Bosnie-HerzĂ©govine, alors que la constitution yougoslave admettait l'indĂ©pendance des six rĂ©publiques fĂ©dĂ©rĂ©es, mais non l'Ă©tablissement de nouvelles frontiĂšres telles que celles de la RĂ©publique serbe de Bosnie ou du Kosovo. La Constitution de Bosnie-HerzĂ©govine et les exigences de la commission Badinter non plus n'admettaient pas l'autonomie de la RĂ©publique serbe de Bosnie. Cette rĂ©publique de fait a donc Ă©tĂ© rejetĂ©e par la communautĂ© internationale et Ă  ce jour n'a jamais Ă©tĂ© reconnue en tant que telle. En 1996, les accords de Dayton lui reconnaissent seulement la qualitĂ© de collectivitĂ© territoriale autonome au mĂȘme titre que la FĂ©dĂ©ration croato-musulmane, renommĂ© par la suite FĂ©dĂ©ration de Bosnie-et-HerzĂ©govine (qu'il ne faut pas confondre avec la RĂ©publique de Bosnie-HerzĂ©govine, qui est le seul Ă©tat souverain reconnu).

Sommaire

Nom

Bien qu'en français on dise couramment Bosnie-HerzĂ©govine, la traduction littĂ©rale du bosnien Bosna i Hercegovina est « Bosnie-et-HerzĂ©govine Â» (qu'on retrouve dans la plupart des autres langues). Le pays unit ainsi deux rĂ©gions historiques et n'est pas rĂ©ductible Ă  une Bosnie Ă  laquelle on accolerait un adjectif.

Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire de la Bosnie-HerzĂ©govine.
La Vieille ville de Sarajevo
Vue nocturne de Sarajevo

La Bosnie-HerzĂ©govine a Ă©tĂ© successivement romaine, slave, hongroise, ottomane, austro-hongroise et yougoslave (voir article dĂ©taillĂ©). HĂ©ritage de cette longue histoire, ses populations, de langue serbo-croate, sont chrĂ©tiennes catholiques ou orthodoxes, et musulmanes sunnites. Les catholiques, qui se dĂ©finissent comme « Croates Â» et sont officiellement reconnus comme tels dĂšs la pĂ©riode austro-hongroise, les orthodoxes qui se dĂ©finissent comme « Serbes Â» et bĂ©nĂ©ficient de la mĂȘme reconnaissance, et enfin les Bosniaques dominent Ă  tour de rĂŽle : l'empire Ottoman favorisait les musulmans, l'empire Austro-Hongrois avantageait les catholiques et la premiĂšre Yougoslavie soutenait tous les groupes ethniques.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la population de Bosnie-HerzĂ©govine est divisĂ©e. En 1941, le territoire de la Bosnie-HerzĂ©govine est cĂ©dĂ© Ă  l'État indĂ©pendant de Croatie alliĂ© du troisiĂšme Reich. Certains Croates et Musulmans s'y rallient (ou s'y soumettent). Certains Serbes prennent les armes et rejoignent majoritairement les Tchetniks, une rĂ©sistance nationaliste et royaliste. Un autre mouvement de rĂ©sistance multiethnique (les Partisans communistes) est dirigĂ© par Tito. Un grand nombre de Bosniaques, Croates et Serbes, mais Ă©galement des SlovĂšnes, MacĂ©doniens, MontĂ©nĂ©grins ou Albanais s'y engagent. Le 25 novembre 1943, le Conseil antifasciste de libĂ©ration de la Yougoslavie se rĂ©unit Ă  Jajce crĂ©Ă© la FĂ©dĂ©ration dĂ©mocratique de Yougoslavie et dĂ©cide de la formation d'une RĂ©publique socialiste de Bosnie-HerzĂ©govine au sein de la Yougoslavie communiste. La fin de la guerre et la victoire des Partisans entraĂźnent la crĂ©ation de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale populaire de Yougoslavie, qui devient la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale socialiste de Yougoslavie en 1963.

Une nouvelle assemblĂ©e est formĂ©e lors des Ă©lections parlementaires de 1990. Elle est dominĂ©e par trois partis communautaristes formĂ©s sur des critĂšres ethniques, qui forment une coalition dans le but de prendre le pouvoir aux communistes. Ces partis sont soutenus par certains pays de la CommunautĂ© europĂ©enne notamment l'Allemagne et l'Italie. Les rĂ©centes dĂ©clarations d'indĂ©pendance de la SlovĂ©nie et de la Croatie, et les guerres qui les ont suivies, placent la Bosnie-HerzĂ©govine dans une situation difficile. La population est divisĂ©e : la Bosnie-HerzĂ©govine doit-elle rester dans la fĂ©dĂ©ration yougoslave, comme le veut la majoritĂ© des Serbes (32 % de la population), ou chercher Ă  obtenir son indĂ©pendance, ce que souhaite la majeure partie des Bosniaques et des Croates (64 % de la population)?

InitiĂ©e par le Parti d'action dĂ©mocratique de l'ancien dissident Alija Izetbegović, la dĂ©claration de souverainetĂ© d'octobre 1991 est suivie du rapport de la commission Badinter. Selon ce rapport, la Bosnie-HerzĂ©govine ne peut ĂȘtre reconnue comme Etat indĂ©pendant par la communautĂ© internationale que si un rĂ©fĂ©rendum national rĂ©clame cette reconnaissance. Ce rĂ©ferendum a lieu le 29 fĂ©vrier 1992, conformĂ©ment Ă  la constitution yougoslave et aux exigences de la commission Badinter, mais il est boycottĂ© par un tiers de la population (la majoritĂ© des Serbes de Bosnie). Parmi la population bosniaque et croate, les votants s'expriment Ă  99,4 % pour l'indĂ©pendance.

Refusant les rĂ©sultats de ce rĂ©fĂ©rendum, les milices serbes organisĂ©es par Radovan Karadzić, chef du parti nationaliste serbe SDS encerclent la ville de Sarajevo. Karadzic organise une confĂ©rence de presse oĂč il dĂ©clare : une guerre inter-ethnique et religieuse est inĂ©vitable, alors qu'Alija Izetbegović, Ă©lu prĂ©sident de la Bosnie, annonce qu' il n’y aura pas de guerre en Bosnie, ni interne ni importĂ©e. Le 30 mars 1992, le chef d’état major de l’armĂ©e yougoslave (JNA), le gĂ©nĂ©ral Blagoje AdĆŸić, dĂ©clare : la sĂ©cession de la Bosnie-HerzĂ©govine est inacceptable et l’armĂ©e fĂ©dĂ©rale est prĂȘte Ă  y intervenir pour dĂ©fendre le peuple serbe menacĂ© par une agression ouverte. NĂ©anmoins, la CommunautĂ© europĂ©enne et les États-Unis reconnaissent l'indĂ©pendance de la Bosnie-HerzĂ©govine, le 6 avril 1992. Son adhĂ©sion dans l'Organisation des Nations Unies a lieu le 22 mai 1992, en mĂȘme temps que celles de la Croatie et de la SlovĂ©nie.

Refusant aussi cette reconnaissance par la communautĂ© internationale, les forces de l’armĂ©e yougoslave dressent des barricades et postent des snipers tout autour de Sarajevo, pour "protĂ©ger" les quartiers serbes et isoler les quartiers bosniaques, Ă  majoritĂ© musulmane, et les croates, Ă  majoritĂ© catholique. Le 6 avril 1992, le prĂ©sident yougoslave Slobodan MiloĆĄević coordonne les premiĂšres opĂ©rations militaires en Bosnie. Le scĂ©nario est le mĂȘme qu’en Croatie.

Bijeljina est la premiĂšre ville bosniaque Ă  ĂȘtre investie par l’armĂ©e yougoslave et par les milices serbes sous les ordres d'Arkan. Nous avions l’ordre de tuer le plus de musulmans possible, confesse Goran JeliĆĄić, un jeune mĂ©canicien serbe recrutĂ© Ă  Bijeljina par Arkan pour participer au nettoyage ethnique de Brcko dans le Nord de la Bosnie (Audience du procĂšs de Goran JeliĆĄić, Dossier IT-95-10, Tribunal pĂ©nal international, La Haye, inculpĂ© de gĂ©nocide le 1er septembre 1997). Zvornik est la deuxiĂšme ville investie par les Serbes. JosĂ© Maria Mendiluce, du Haut Commissariat des Nations unies pour les rĂ©fugiĂ©s, responsable pour l’ex-Yougoslavie, parvient Ă  franchir le pont sur la Drina et Ă  longer Zvornik avant d’ĂȘtre arrĂȘtĂ© par un groupe de miliciens. Lorsqu’il eut quittĂ© ses fonctions, il dĂ©crivit la scĂšne suivante : Dans un virage, avant d’ĂȘtre interceptĂ©e, ma voiture a patinĂ© sur du sang, j’ai croisĂ© des camions remplis de cadavres. DĂšs lors la guerre se gĂ©nĂ©ralise, les milices de chaque communautĂ© s'en prenant aux civils dĂ©sarmĂ©s des deux autres. Aucune convention de guerre n'est appliquĂ©e et la barbarie se dĂ©chaĂźne (viols, tortures, assassinats, formation de camps de concentration)[3]. Le gĂ©nĂ©ral Mladić, serbe de Bosnie Ă  la tĂȘte du corps d’armĂ©e de Knin, rĂ©ussit Ă  s'emparer de l'ouest de de la Bosnie-HerzĂ©govine (Ă  l'exception de Bihać), d'oĂč il chasse toutes les populations non serbes. À la mi-mai 1992, les forces serbes entreprennent de "nettoyer" les zones occupĂ©es. ParallĂšlement, le chef du parti dĂ©mocratique serbe, Radislav Vukić, interdit les mariages mixtes.

Les populations bosniennes sont dĂšs lors soumises Ă  un rĂ©gime d’apartheid institutionnalisĂ© sous le nom de statut spĂ©cifique: les bosniaques et les croates des territoires sous contrĂŽle serbe, ainsi que les serbes des territoires sous contrĂŽle croate ou bosniaque, sont privĂ©s de travail et de soins mĂ©dicaux, assignĂ©es Ă  rĂ©sidence aprĂšs avoir Ă©tĂ© expulsĂ©s et relogĂ©s dans des quartiers devenus ghettos. Des membres de chaque communautĂ© sont Ă©galement dĂ©tenus dans les territoires pourtant contrĂŽlĂ©s par "leurs" leaders, pour s’ĂȘtre opposĂ©s Ă  la guerre et avoir dĂ©fendu l’idĂ©e d’une Bosnie multi-ethnique. Ils y subissent les mĂȘmes sĂ©vices que les ennemis. La violence se dĂ©chaĂźne aussi entre croates et musulmans (combats de Mostar et dynamitage de son pont, sac de Stolac et dynamitage de sa mosquĂ©e...)[4].

En 1993, le Tribunal pĂ©nal international pour l'ex-Yougoslavie est crĂ©Ă© par les rĂ©solutions, n° 808 et 827, du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies. Ainsi dĂ©clarait M.Boutros Boutros-Ghali : il Ă©tait inadmissible, en effet, que restent depuis si longtemps impunis les actes dont nous sommes, hĂ©las, si souvent les tĂ©moins et qui rĂ©voltent les consciences humaines[5].

Lorsque les pressions de la communautĂ© internationale sur le rĂ©gime Milosević forcent l'ArmĂ©e fĂ©dĂ©rale yougoslave (JNA) d'Ă©vacuer la Bosnie-HerzĂ©govine, les militaires serbes de la JNA changent d'insigne sur leurs uniformes et sur leurs appareils militaires, crĂ©ant ainsi l'ArmĂ©e de Republika Srpska. Sous ce nouvel uniforme, ils continuent de bĂ©nĂ©ficier d'un large support humain, logistique, et financier de la part de la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale de Yougoslavie. L'offensive de la RĂ©publique serbe de Bosnie de 1992 rĂ©ussit Ă  placer la majoritĂ© du pays sous son contrĂŽle (70% du pays en 1993). En mars 1994, un accord Ă  Washington proposait une FĂ©dĂ©ration croato-musulmane, avec le principe d'un État fĂ©dĂ©ral entre celle-ci et la rĂ©publique serbe de Bosnie.

Mais les efforts de la communauté internationale pour tenter de faire cesser le conflit et éviter les pertes humaines parmi la population eurent peu d'effets concrets malgré l'envoi de plus de 38.000 militaires sous le drapeau de l'ONU. Les massacres continuÚrent, dont le plus connu fut certainement celui de Srebrenica, en juillet 1995.

Les populations croato-bosniaques ont alors obtenu une aide logistique accrue de la part de la communautĂ© internationale, qui isola la RĂ©publique fĂ©dĂ©rale de Yougoslavie officiellement dĂ©finie comme agresseur (mĂȘme si les Serbes continuaient de dire qu'il s'agissait d'une guerre lĂ©gitime pour permettre le maintien dans la Yougoslavie des populations dĂ©sirant y rester).

L'offensive conjointe en Croatie, en 1995, des forces croates de Croatie et de Bosnie, et des forces bosniaques de Bosnie (voir 5e Corpus de Hamza en Croatie), permit la conquĂȘte de tous les territoires serbes de Croatie. La population serbe de ces territoires (dont la prĂ©sence remontait aux frontiĂšres militaires de l'Empire d'Autriche) fut expulsĂ©e vers la RĂ©publique serbe de Bosnie, qui fut Ă©galement attaquĂ©e et perdit un tiers de son territoire. La Forpronu perdit 167 hommes et eu plus de 700 blessĂ©s durant leur mission, dont environ la moitiĂ© Ă©taient de l'armĂ©e française.

Le 21 novembre 1995, alors que certains militaires croates et bosniaques souhaitaient effacer la rĂ©publique serbe de Bosnie et en expulser les habitants vers la Yougoslavie, les belligĂ©rants furent invitĂ©s Ă  signer Ă  Dayton (États-Unis) un traitĂ© de paix afin d'arrĂȘter les combats. Les accords de Dayton partagĂšrent la Bosnie-HerzĂ©govine en deux entitĂ©s : La FĂ©dĂ©ration de Bosnie et HerzĂ©govine (51 % du territoire et 70 % de la population) et la RĂ©publique serbe de Bosnie (49 % du territoire et 25 % de la population, plus les rĂ©fugiĂ©s serbes de Croatie, dĂ©sormais apatrides). En 1995-1996, une force internationale de maintien de la paix (IFOR) dirigĂ©e par l'OTAN, comprenant 60 000 soldats, intervint en Bosnie afin de mettre en place et de surveiller les aspects militaires de l'accord. À l'IFOR succĂ©da une force de stabilisation (Sfor) plus rĂ©duite (14 000 soldats en 2003) dont la mission Ă©tait d'empĂȘcher la reprise des hostilitĂ©s. À cette Sfor, a succĂ©dĂ© en dĂ©cembre 2004, l'Eufor, une force militaire de l'Union europĂ©enne de 7 000 hommes environ.

La force de police internationale de l'ONU en Bosnie-Herzégovine a été remplacée fin 2002 par la Mission de police de l'Union européenne (MPUE), premier exemple pour l'Union européenne d'une telle force de police, ayant des missions de surveillance et d'entraßnement.

En 2005, on dĂ©couvre encore en Bosnie-HerzĂ©govine des charniers datant de la guerre. La plupart du temps, les militaires de chaque belligĂ©rant s'en prenaient aux populations civiles de ses adversaires, et Ă©vitaient de s'affronter entre eux. Peu d'entre eux furent inquiĂ©tĂ©s, moins encore, poursuivis. La Croatie s'est officiellement excusĂ©e pour ses agressions et ses crimes de guerre commis sur le peuple bosniaque (mais pas sur les Serbes). La Serbie, qui n'a encore prĂ©sentĂ© aucun regret, est poursuivie par la Bosnie-HerzĂ©govine pour agression et gĂ©nocide sur la population bosniaque devant la Cour internationale de justice. Les Bosniaques, comme les Croates, ne reconnaissent officiellement aucun crime sur les Serbes. Les principaux dirigeants de l'armĂ©e serbe de Bosnie, rendus responsables des Ă©vĂšnements de Srebrenica, le gĂ©nĂ©ral Ratko Mladić et Radovan KaradĆŸić, ancien prĂ©sident de la RĂ©publique serbe de Bosnie. AprĂšs des annĂ©es de fuite, KaradĆŸić est arrĂȘtĂ© en juillet 2008.

La guerre a causĂ© la mort de "200 000 civils bosniaques et de dizaines de milliers de Serbes et de Croates" (ces chiffres Ă©tant incertains, encore Ă  ce jour) ; 1,8 millions de personnes furent dĂ©placĂ©es, toutes nationalitĂ©s confondues.

L’analyse ethnique de la population sur le territoire de la Republika Srpska, d’aprĂšs le recensement de la population de l’annĂ©e 1991 en comparaison avec aprĂšs guerre en l’an 1997 (source : IMG, sur la base du recensement de la population de l’annĂ©e 1991 et des estimations de l’UNHCR pour l’annĂ©e 1997):

  1. 1991 : Serbes 54,30% ; Bosniaques 28,77% ; Croates 9,39% ; Autres 7,53%
  2. 1997 : Serbes 96,79% ; Bosniaques 2,19%  ; Croates 1,02% ; Autres 0,0%

GĂ©ographie

Entités

Carte de la Bosnie-Herzégovine.

Le pays est constituĂ© de deux entitĂ©s (entitet) :

Politique

Article dĂ©taillĂ© : Politique de la Bosnie-HerzĂ©govine.

Des Ă©lections gĂ©nĂ©rales ont eu lieu le 1er octobre 2006. Les Ă©lecteurs de Bosnie-HerzĂ©govine ont Ă©lu la prĂ©sidence et le parlement de Bosnie-HerzĂ©govine. Les Ă©lecteurs de la FĂ©dĂ©ration de Bosnie et HerzĂ©govine ont Ă©lu un nouveau parlement pour l'entitĂ© et les Ă©lecteurs de la RĂ©publique serbe de Bosnie ont choisi un prĂ©sident, un vice-prĂ©sident et un parlement. Le prĂ©sident du Conseil des ministres, Nikola Ć pirić, a Ă©tĂ© confirmĂ© par le Parlement le 9 fĂ©vrier 2007.

Indépendantisme de la République serbe de Bosnie

Le mouvement indĂ©pendantiste serbe connaĂźt un regain d'activitĂ© depuis l'annonce du soutien de l'indĂ©pendance du Kosovo par l'Union europĂ©enne et les États-Unis[6]. La possibilitĂ© d'une sĂ©cession unilatĂ©rale par mesure de rĂ©ciprocitĂ© de la part de la RĂ©publique serbe de Bosnie se fait de plus en plus prĂ©sente. Les accords de Dayton n'ayant apportĂ© aucune solution rĂ©elle aux problĂšmes ethniques balkaniques, l'indĂ©pendance du Kosovo reviendrait Ă  reconnaĂźtre dans les Balkans le droit des peuples Ă  disposer d'eux-mĂȘme, donc Ă  lĂ©gitimer l'indĂ©pendance ou le rattachement Ă  la Serbie de la RĂ©publique serbe de Bosnie.

Fin 2007, l'institut de sondage Partner qui est basĂ© Ă  Banja Luka a rĂ©vĂ©lĂ© que 77 % des Serbes de Bosnie Ă©taient favorables Ă  une sĂ©cession de la RĂ©publique serbe de Bosnie dans l'hypothĂšse oĂč les Albanais du Kosovo se dĂ©clareraient indĂ©pendants de la Serbie[7].

Les décisions constitutionnelles précisant le statut de Bosnie-Herzégovine et de ses deux entités

  • Mai 1998 : « Contrairement aux assertions des reprĂ©sentants de l’AssemblĂ©e populaire de la Republika Srpska, la Constitution de la Bosnie-HerzĂ©govine n’envisage pas de prĂ©server la souverainetĂ© des EntitĂ©s, ni n’envisage un droit Ă  l’auto-organisation basĂ©e sur l’idĂ©e de la sĂ©paration territoriale. De la mĂȘme maniĂšre, d’aprĂšs l’article III/3 (a) de la Constitution de la Bosnie-HerzĂ©govine, les « fonctions gouvernementales Â» sont attribuĂ©es aux institutions de la Bosnie-HerzĂ©govine ou aux EntitĂ©s, de façon Ă  ce que les compĂ©tences des EntitĂ©s ne soient d’aucune maniĂšre l’expression de leur qualitĂ© d’État, mais rĂ©sultent de cette allocation de compĂ©tences prĂ©vue par la Constitution de Bosnie-HerzĂ©govine....toutes les dispositions du PrĂ©ambule de la Constitution de la RĂ©publique Serbe faisant rĂ©fĂ©rence Ă  la souverainetĂ©, Ă  l’indĂ©pendance de l’État, Ă  la crĂ©ation d’un État et Ă  la rĂ©union complĂšte et Ă©troite de la Republika Srpska avec d’autres États, constituent une violation de l’article I/1, au regard des articles I/3, III/2 (a) et 5 de la Constitution de BH, qui garantissent la souverainetĂ©, l’intĂ©gritĂ© territoriale, l’indĂ©pendance politique et la personnalitĂ© internationale de Bosnie-HerzĂ©govine Â» (Cour constitutionnelle de la Bosnie-HerzĂ©govine, affaire U 5/98).
  • Janvier 2007 : La Cour constitutionnelle de Bosnie-HerzĂ©govine prĂ©cise qu'aucun signe, drapeau ou hymne, autre que celui de l'État de Bosnie-HerzĂ©govine ne saurait ĂȘtre admis publiquement sur le territoire de la Bosnie-HerzĂ©govine. Cette dĂ©cision Ă©tant rendue suite Ă  la demande de la FĂ©dĂ©ration croato-bosniaque et de la RĂ©publique serbe de Bosnie, en vue de porter des signes particuliers les distinguant de l'État de Bosnie-HerzĂ©govine auquel ils appartiennent. La dĂ©cision s'inscrit dans une jurisprudence constante de la Cour et de la communautĂ© internationale. Selon cette jurisprudence, les deux entitĂ©s n'ont aucune qualitĂ© d'État, car elles sont uniquement des entitĂ©s de l'État de Bosnie-HerzĂ©govine[8].

DĂ©mographie

Population

Composition ethnique de Bosnie-Herzégovine, en raison de l'imbrication des principaux peuple de l'ex-Yougoslavie, la Bosnie est surnommée la petite Yougoslavie[9].

À l'Ă©poque de la Yougoslavie, les Bosniaques Ă©taient majoritairement appelĂ©s « Musulmans Â», les trois nationalitĂ©s composant le pays Ă©tant les Musulmans, qui avaient la majoritĂ© relative, les Croates et les Serbes.

Ces gentilĂ©s ont Ă©tĂ© changĂ©s afin d'Ă©viter toute confusion entre le peuple musulman et la religion musulmane et pour rĂ©pondre Ă  la volontĂ© de reconnaissance des Bosniaques en tant que nation. Ainsi les habitants du pays sont dĂ©sormais officiellement appelĂ©s « Bosniens Â», les trois nationalitĂ©s majoritaires Ă©tant les Bosniaques, les Croates et les Serbes.

Cependant, le langage courant notamment médiatique désigne les habitants du pays par le terme de Bosniaques, et ses composantes comme étant les Bosniaques (ou les musulmans de Bosnie), les Croates de Bosnie et les Serbes de Bosnie (ou les Bosno-Serbes). En particulier, la distinction entre les membres du peuple Bosniaque (ex-Musulman) et les citoyens du pays est peu opérée dans le langage courant (ce qui a bien sûr de fortes implications sur la représentation de la place des différents peuples).

La composition de la population a varié et surtout a changé de répartition géographique suite aux diverses opérations de nettoyage ethnique.

Évolution de la composition ethnique entre 1991 et 1997, en pourcentage

La nationalitĂ© yougoslave correspond Ă  la population continuant Ă  se dĂ©clarer Yougoslave, et non de l'une des nationalitĂ©s bosniaque, croate ou serbe : il s'agit en majoritĂ© de Juifs[rĂ©f. nĂ©cessaire] ou couples mixtes.

Langues

MĂȘme si les linguistes utilisent le terme de serbo-croate pour dĂ©finir la langue parlĂ©e en Croatie, en Bosnie-HerzĂ©govine, en Serbie et au MontĂ©nĂ©gro, officiellement le serbo-croate n'existe plus, chaque pays nommant sa langue « croate Â», « bosniaque Â», « serbe Â» ou « montĂ©nĂ©grin Â». Il n'y a pas d'isoglosse entre ces langues (les locuteurs se comprennent spontanĂ©ment, sans traducteur) : leur dĂ©finition est donc historique et politique. Par contre, il y a des diffĂ©rences partielles de lexique (certains mots, certaines conjugaisons ou dĂ©clinaisons varient) et surtout une diffĂ©rence d'alphabet : il est latin en Croatie et dans la FĂ©dĂ©ration croato-bosniaque de Bosnie-HerzĂ©govine, et aussi cyrillique en Serbie, au MontĂ©nĂ©gro et dans la RĂ©publique serbe de Bosnie.

Culture

1ermars || Jour de l'indĂ©pendance || Dan nezavisnosti|| IndĂ©pendance du pays vis-Ă -vis de la Yougoslavie, via le rĂ©fĂ©rendum d'indĂ©pendance de mars 1992. FĂȘte controversĂ©e, car la population serbe n'a pas voter lors du rĂ©fĂ©rendum de 92, du coup, il est fĂȘte uniquement au sein de la FĂ©dĂ©ration.

FĂȘtes et jours fĂ©riĂ©s
Date Nom français Nom local Remarques
25 novembre FĂȘte nationale Dan DrĆŸavnosti
25 dĂ©cembre NoĂ«l Katolički BoĆŸić NoĂ«l catholique
31 décembre - 1er janvier Nouvel An Nova Godina Avec feux d'artifices, nuit blanche.
7 janvier NoĂ«l Pravoslavni BoĆŸić NoĂ«l orthodoxe
13 janvier - 14 janvier Nouvel an Serbe Pravoslavna Nova godina
8 mars JournĂ©e internationale des droits de la femme Dan ĆŸena
1er mai Premier mai Prvi maj / Prvi svibanj FĂȘte du Travail.
7 mai JournĂ©e des MosquĂ©es Dan DĆŸamija
date variable FĂȘte du sacrifice Kurban Bajram (AĂŻd el-Kebir)
date variable Nouvel an musulman HidĆŸretska nova godina SoulignĂ© par les familles musulmanes, feux d'artifice dans les grandes villes bosniennes
date variable FĂȘte de fin de Ramadan Ramazanski Bajram (AĂŻd el-Fitr) Jour de fĂȘte cĂ©lĂ©brant la fin du mois de ramadan
2e jour de l'Aid el-Fitr Journée des Martyrs Dan Ơehida Jour commémorant les Bosniaques morts en martyrs dans le but d'obtenir l'indépendance.

Sport

Avant que n'Ă©clate la Yougoslavie, tous les clubs jouaient sous une mĂȘme fĂ©dĂ©ration, la FĂ©dĂ©ration yougoslave de football, FĂ©dĂ©ration yougoslave de basket-ball ou la FĂ©dĂ©ration yougoslave de handball.

Le club Borac de handball de la ville de Banja Luka est devenu champion d'Europe de handball en 1976. Le club Bosna de basket-ball de la ville de Sarajevo a remportĂ© la coupe d'Europe de basket-ball en 1979, et le club Jedinstov-Aida de la ville de Tuzla est devenu champion d'Europe en 1989. Les clubs de football comme le FK Sarajevo,le FK Zeljeznicar et le FK VeleĆŸ Mostar sont parmi les clubs les plus connus de cette partie de l'Europe. Voici quelques noms de sportifs de la Bosnie-HerzĂ©govine, comme Abas Arslanagić, Asim Ferhatović, Ivica Osim, Mirza DelibaĆĄić, Safet SuĆĄić, Vahid HalilhodĆŸić, DuĆĄko Bajević, Sergej Barbarez, Hasan SalihamidĆŸić, Nenad Marković, Svetlana Kitić, Vedad IbiĆĄević,Razija Mujanović, Mehmed BaĆŸdarević, Edin Dzeko et Miralem Pjanić.

Statistiques

  • Population : 4 229 205 habitants (en 2006). 0-15 ans : 20,13 % ; 15-64 ans : 70,78% ; + 65 ans : 9,09 %
  • FrontiĂšres terrestres : 1 459 km - Croatie 932 km, Serbie 312 km, MontĂ©nĂ©gro 215 km
  • Littoral : 28 km
  • ExtrĂ©mitĂ©s d'altitude : 0 m > + 2 386 m
  • EspĂ©rance de vie des hommes : 72 ans (en 2006)
  • EspĂ©rance de vie des femmes : 78 ans (en 2006)
  • Taux de croissance de la population : 1,47 % (en 2006)
  • Taux de natalitĂ© : 12,86 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalitĂ© : 7,99 ‰ (en 2001)
  • Taux de mortalitĂ© infantile : 21,35 ‰ (en 2006)
  • Taux de fĂ©conditĂ© : 1,71 enfants/femme (en 2001)
  • Taux de migration : 6,91 ‰ (en 2006)
  • IndĂ©pendance : 1er mars 1992 (ex-Yougoslavie)
  • Lignes de tĂ©lĂ©phone : 938 000 (en 2003)
  • TĂ©lĂ©phones portables : 1,05 million (en 2003)
  • Postes de radio : 940 000 (en 1997)
  • Postes de tĂ©lĂ©vision : n.c.
  • Utilisateurs d'Internet : 3 500 (en 2000)
  • Nombre de fournisseurs d'accĂšs Internet : 3 (en 2000)
  • Routes : 21 846 km (dont 14 020 km goudronnĂ©s) (en 2001)
  • Voies ferrĂ©es : 1 021 km (en 2000)
  • Voies navigables : n.c.
  • Nombre d'aĂ©roports : 28 (dont 9 avec des pistes goudronnĂ©es) (en 2000)

Codes

La Bosnie-HerzĂ©govine a pour codes :

Notes et références

  1. ↑ Paul Garde, « ConfĂ©rence - dĂ©bat avec Paul Garde, animĂ© par Anne Madelain lors de la journĂ©e annuelle du Courrier des Balkans Â», dans Le Courrier des Balkans, 12 fĂ©vrier 2005 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 28 septembre 2009)] 
  2. ↑ Nom officiel pour l'Union europĂ©enne et recommandĂ© par cet État et ses administrateurs.
  3. ↑ Documents rassemblĂ©s par Le Nouvelle Observateur et Reporters sans frontiĂšres, Le Livre Noir de l’ex Yougoslavie, Purification ethnique et crimes de guerre, Édit. ArlĂ©a
  4. ↑ Florence Hartmann, Miloơević: La diagonale du fou, P.286, 287, 288, et Prosecutor v. Rajić, Case No. IT-95-12 (Trial Chamber), Review of the Indictment pursuant to Rule 61 of the Rules of Procedure and Evidence, September 13, 1996, para. 13, 26, 32.
  5. ↑ Journal Le Monde, jeudi 18 novembre 1993, Juger les crimes de guerre, Point de Vue
  6. ↑ (fr) Romandie Nexs - Kosovo: Rice prĂ©vient les EuropĂ©ens du « danger Â» de tergiverser
  7. ↑ (fr) Autonomistes et indĂ©pendantistes en Europe
  8. ↑ Cour constitutionnelle de Bosnie-HerzĂ©govine
  9. ↑ http://www.regard-est.com/home/breve_contenu.php?id=645

Annexes

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Liens externes

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