Bombe H

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Bombe H
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La bombe H (aussi appelée bombe à hydrogène, bombe à fusion ou bombe thermonucléaire) est une bombe nucléaire dont l'énergie principale provient de la fusion de noyaux légers.

Explosion de Ivy Mike, la première bombe H testée, le 1er novembre 1952

Sommaire

Historique

Maquette de ce qui est présenté comme la première bombe H des forces nucléaires de la Chine. Le premier essai chinois, le H-Test no 6 (3,3 Mt), a eu lieu le 17 juin 1967.

D√®s 1940, le Hongro-am√©ricain Edward Teller entrevoit la possibilit√© d'utiliser l'√©norme puissance thermique (permettant d'atteindre une temp√©rature de 108 K, soit cent millions de kelvins, ou de degr√©s Celsius[1]) produite par l'explosion d'une bombe √† fission pour d√©clencher le processus de fusion nucl√©aire. En 1941, Teller rejoint le projet Manhattan, qui a pour objectif de d√©velopper la bombe √† fission.

Après des travaux préliminaires à Chicago avec Enrico Fermi, et à Berkeley avec Robert Oppenheimer, Teller se rend au Laboratoire national de Los Alamos pour travailler sur la bombe atomique sous la direction d'Oppenheimer. Mais au vu de la difficulté à réaliser une bombe à fusion la piste de la bombe H n'est pas suivie, à la grande déception de Teller.

En 1949, apr√®s que les Sovi√©tiques ont fait exploser leur propre bombe √† fission le 29 ao√Ľt, les analyses des services de renseignements am√©ricains d√©montrent que c'est une bombe utilisant le plutonium. Le monopole des √Čtats-Unis n'existe alors plus et la nouvelle cause un choc psychologique consid√©rable. En effet, les Am√©ricains estimaient pouvoir conserver le monopole de l'arme nucl√©aire pendant une dizaine d'ann√©es. Ils s'engagent alors dans une nouvelle √©pop√©e, celle de la recherche d'une bombe encore plus puissante que la bombe √† fission : la bombe √† fusion.

Le pr√©sident des √Čtats-Unis Harry Truman demande ainsi au laboratoire national de Los Alamos de d√©velopper une bombe fonctionnant gr√Ęce √† la fusion des noyaux. Oppenheimer est contre cette d√©cision, consid√©rant qu'elle n'est qu'un autre instrument de g√©nocide. Teller est alors mis en charge du programme. Cependant, son mod√®le, bien que raisonnable, ne permet pas d'atteindre le but vis√©.

Le math√©maticien polono-am√©ricain Stanislaw Marcin Ulam, en collaboration avec C. J. Everett, r√©alise des calculs d√©taill√©s qui montrent que le mod√®le de Teller est inefficace. Ulam sugg√®re alors une m√©thode qui sera retenue. En pla√ßant une bombe √† fission √† une extr√©mit√© et le mat√©riel thermonucl√©aire √† l'autre extr√©mit√© d'une enceinte, il est possible de diriger les ondes de choc produites par la bombe √† fission. Ces ondes compressent et ¬ę allument ¬Ľ le combustible thermonucl√©aire.

Au d√©but, Teller infirme l'id√©e puis en comprend tout le m√©rite, mais sugg√®re l'utilisation des radiations plut√īt que des ondes de choc pour comprimer le mat√©riel thermonucl√©aire. La premi√®re bombe H, Ivy Mike, explose sur l'atoll de Eniwetok (pr√®s de Bikini, Oc√©an Pacifique) le 1er novembre 1952 et ce, √† la satisfaction de Teller, malgr√© le d√©saccord d'une majeure partie de la communaut√© scientifique. Cette bombe √©tait d'une puissance de 10,4 Mt.

L'¬ę implosion par radiation ¬Ľ est maintenant la m√©thode standard pour cr√©er les bombes √† fusion. Les deux cr√©ateurs, Ulam et Teller, ont d'ailleurs brevet√© leur bombe H.

Bombe H type ¬ę Teller-Ulam ¬Ľ

Structure

Configuration d'une bombe à fission-fusion-fission

A : √©tage de la fission
B : √©tage de la fusion

1. Lentilles d'explosifs à haute puissance
2. Uranium 238 (¬ę tampon ¬Ľ)
3. Vide (¬ę l√©vitation ¬Ľ)
4. Gaz de tritium (¬ę surcharge ¬Ľ, en bleu) enferm√© dans un cŇďur √©vid√© de plutonium ou d'uranium
5. Mousse de polystyrène
6. Uranium 238 (¬ę tampon ¬Ľ)
7. Deutérure de lithium 6 (combustible de la fusion)
8. Plutonium (allumage)
9. Enveloppe réfléchissante (réfléchit les rayons X vers l'étage de fusion)

Une bombe √† architecture Teller-Ulam est la m√™me chose qu'une bombe √† fission-fusion-fission. Une telle bombe est compos√©e de deux parties principales :

  • La partie haute ou partie primaire : c'est la bombe √† fission qui, en explosant, entra√ģne une tr√®s forte augmentation de la temp√©rature et par la m√™me le d√©clenchement de la fusion. Les √Čtats-Unis utiliseront en particulier le primaire Tsetse.
  • La partie basse ou partie secondaire : c'est le mat√©riau qui va fusionner, ici du lithium, accompagn√© d'un cŇďur de plutonium et d'une enveloppe d'uranium 238. Cette partie est entour√©e d'une mousse en polystyr√®ne qui permettra une mont√©e tr√®s haute en temp√©rature.
  • Enfin, il est possible d'utiliser un troisi√®me √©tage, du m√™me type que le second, pour produire une bombe √† hydrog√®ne beaucoup plus puissante. Cet √©tage suppl√©mentaire est beaucoup plus volumineux (en moyenne 10 fois plus) et sa fusion est amorc√©e par l'√©nergie d√©gag√©e par la fusion du deuxi√®me √©tage. On peut donc fabriquer des bombes H de tr√®s grandes puissances en ajoutant plusieurs √©tages.

La bombe est elle-même entourée d'une structure qui va permettre de retenir l'apport massif de rayons X produits par l'explosion de la bombe à fission. Ces ondes sont alors redirigées afin de comprimer le matériel de fusion et l'explosion totale de la bombe peut alors commencer.

Un engin thermonucl√©aire typique comprend deux √©tages, un √©tage primaire o√Ļ l'explosion est initi√©e, et un secondaire, lieu de l'explosion thermonucl√©aire principale. La puissance de l'√©tage primaire, et sa capacit√© √† provoquer l'explosion du secondaire, sont augment√©s (dop√©s) par un m√©lange de tritium, qui subit une r√©action de fusion nucl√©aire avec du deut√©rium. La fusion engendre une grande quantit√© de neutrons, lesquels augmentent substantiellement la fission du plutonium ou de l'uranium hautement enrichi pr√©sent dans les √©tages[2]. Cette approche est utilis√©e dans les armes modernes pour assurer une puissance suffisante malgr√© une diminution importante de la taille et du poids[3].

Déroulement de l'explosion

Les r√©actions impliquant la fusion peuvent √™tre les suivantes :

  1. D + T\longrightarrow ^4He + n + 17.6 MeV
  2. D + D \longrightarrow \ ^3He + n + 3.3 MeV
  3. D + D \longrightarrow T + p + 4.0 MeV
  4. T + T \longrightarrow ^4He + 2n
  5. He3 + D \longrightarrow ^4He + p
  6. Li6 + n \longrightarrow T + ^4He
  7. Li7 + n \longrightarrow T + ^4He + n
[D étant un noyau de Deutérium 2H, T un noyau de tritium 3H, n un neutron et p un proton.]

La premi√®re de ces r√©actions (fusion deut√©rium-tritium) est relativement facile √† d√©marrer, les conditions de temp√©rature et de compression sont √† la port√©e d'explosifs chimiques de haute performance. Elle est par elle-m√™me insuffisante pour d√©marrer une explosion thermonucl√©aire, mais peut √™tre employ√©e pour doper la r√©action : quelques grammes de deut√©rium et de tritium au centre du cŇďur fissible produiront un flux important de neutrons, qui augmentera significativement le taux de combustion du mat√©riau fissible. Les neutrons produits ont une √©nergie de 14 MeV, ce qui est suffisant pour provoquer y compris la fission de l'U-238, conduisant √† une r√©action Fission-Fusion-Fission. Les autres r√©actions ne peuvent se d√©rouler que lorsqu'une explosion nucl√©aire primaire a produit les conditions n√©cessaires de temp√©rature et de compression[4].

L'explosion d'une bombe H se d√©roule sur un intervalle de temps tr√®s court : 6x10-7 s, soit 600 nanosecondes. La r√©action de fission r√©clame 550 nanosecondes et celle de fusion 50 nanosecondes.

  1. Après l'allumage de l'explosif chimique, la bombe à fission se déclenche.
  2. L'explosion provoque l'apparition de rayons X, qui se réfléchissent sur l'enveloppe et ionisent le polystyrène qui passe à l'état de plasma.
  3. Les rayons X irradient le tampon qui compresse le combustible de fusion (6LiD) et l'amorce en plutonium qui, sous l'effet de cette compression et des neutrons, commence à fissionner.
  4. Compress√© et port√© √† de tr√®s hautes temp√©ratures, le deut√©rure de lithium (6LiD) d√©marre la r√©action de fusion. On observe g√©n√©ralement ce type de r√©actions de fusion :
    Lorsque le mat√©riel de fusion fusionne √† plus de 100 millions de degr√©s, il lib√®re √©norm√©ment d'√©nergie. √Ä temp√©rature donn√©e, le nombre de r√©actions augmente en fonction du carr√© de la densit√© : ainsi, une compression mille fois plus √©lev√©e conduit √† la production d'un million de fois plus de r√©actions.
  5. La réaction de fusion produit un large flux neutronique qui va irradier le tampon, et si celui-ci est composé de matériaux fissiles (comme 238U) une réaction de fission va se produire, provoquant une nouvelle libération d'énergie, du même ordre de grandeur que la réaction de fusion.
D√©roulement de l'explosion d'une bombe H :

A : Bombe avant explosion ; √©tage de la fission en haut (primaire), √©tage de la fusion en bas (secondaire), toutes suspendues dans une mousse de polystyr√®ne.
B : L'explosif haute puissance d√©tone dans le primaire, comprimant le plutonium en mode supercritique et d√©marrant une r√©action de fission.
C : Le primaire √©met des rayons X qui sont r√©fl√©chis √† l'int√©rieur de l'enveloppe et irradient la surface du tampon ( la mousse de polystyr√®ne est transparente aux rayons X et ne sert que de support ).
D : Les rayons X vaporisent la surface du tampon, comprimant le secondaire, et le plutonium commence une fission.
E : Comprim√© et chauff√©, le deut√©rure de lithium 6 entame une r√©action de fusion et un flux de neutrons d√©marre la fission du tampon. Une boule de feu commence √† se former‚Ķ

Les autres bombes H

Bombes russes

La structure de certaines bombes H sovi√©tiques puis russes utilise une approche diff√©rente, en couches au lieu des composants s√©par√©s. Ce qui permit √† l'URSS d'avoir les premi√®res bombes H transportables (et donc aptes √† √™tre utilis√©es en bombardement). La premi√®re explosion de bombe H sovi√©tique s'est produite le 12 ao√Ľt 1953. L'URSS utilisera par la suite le concept Teller-Ulam, (re)d√©couvert par Andre√Į Sakharov[5].

Bombes des autres pays

Les Britanniques n'eurent pas acc√®s √† la technologie am√©ricaine pour concevoir leur bombe √† fusion et t√Ętonn√®rent jusqu'en 1957 pour r√©ussir √† produire une bombe de plusieurs m√©gatonnes.

La R√©publique populaire de Chine (1967) et la France (1968) ont construit et test√© des bombes ¬ę H ¬Ľ m√©gatonniques. √Ä cause du secret qui entoure les armes nucl√©aires, la structure Teller-Ulam a √©t√© ¬ę r√©invent√©e ¬Ľ (en France par Michel Carayol - voir Liens externes-1).

L'Inde prétend avoir fait de même, mais plusieurs experts, en se référant aux enregistrements sismographiques, lui dénient ce résultat.

Bombe H dite ¬ę propre ¬Ľ

Les militaires parlent de bombe H ¬ę propre ¬Ľ lorsque moins de 50 % de son √©nergie totale provient de la r√©action de fission. En effet, la fusion seule ne produit directement aucun compos√© radioactif[6]. Les retomb√©es radioactives d‚Äôune bombe H ¬ę propre ¬Ľ seraient donc a priori moins importantes que celles d‚Äôune bombe A classique de m√™me puissance, alors que les autres effets restent tout aussi d√©vastateurs. La diff√©rence provient de la conception de l'√©tage de fusion. Si le tampon est en uranium, alors il fissionnera, lib√©rant ainsi la moiti√© de la puissance de la bombe, mais provoquant 90 % des retomb√©es radioactives. En le rempla√ßant par un tampon en un autre m√©tal lourd, mais non fissible, comme le plomb, la bombe perdra la moiti√© de sa puissance, mais avec des retomb√©es bien plus faibles.

Puissance

Une valeur ¬ę classique ¬Ľ de l'√©nergie d√©gag√©e par l'explosion d'une bombe √† fission est d'environ 14 kt de TNT (soit 14 000 tonnes ), une tonne de TNT d√©veloppant 109 calories, soit 4,184√ó109 joules. De par leur conception, la valeur maximale ne d√©passe gu√®re 700 kt.

En comparaison, les bombes H seraient typiquement au moins 1 000 fois plus puissantes que Little Boy, la bombe √† fission largu√©e en 1945 sur Hiroshima. Par exemple, Ivy Mike, la premi√®re bombe √† fusion am√©ricaine, a d√©gag√© une √©nergie d'environ 10 400 kT (10,4 Mt). L'explosion la plus puissante de l'Histoire fut celle de la Tsar Bomba sovi√©tique qui devait servir de test √† des bombes de 100 Mt : sa puissance √©tait de 57 Mt. Ce fut une bombe de type ¬ę FFF ¬Ľ (fission-fusion-fission) mais ¬ę brid√©e ¬Ľ : le 3e √©tage √©tant inerte. Khrouchtchev expliquera qu'il s'agissait de ne pas ¬ę briser tous les miroirs de Moscou ¬Ľ.

L'énergie maximale dégagée par une bombe à fusion peut être augmentée indéfiniment (du moins sur le papier). La Tsar Bomba dégagea 2,84×1017 joules.

Effets

Article d√©taill√© : Explosion atomique.

Les bombes thermonucléaires ont des effets semblables aux autres armes nucléaires. Cependant, elles sont généralement plus puissantes que les bombes A, donc les effets peuvent être plus importants.

Effet mécanique

L'explosion cr√©e une onde de choc tr√®s importante, qui d√©truit les b√Ętiments, et provoque de multiples traumatismes chez les √™tres vivants, et ce sur une grande surface. De plus, sa vitesse est impressionnante, √† peu pr√®s 1 000 kilom√®tres par heure.

Effets thermiques

Une part importante de l'√©nergie lib√©r√©e par l'explosion l'est sous forme de rayonnements. Le rayonnement thermique peut provoquer des incendies ou des br√Ľlures importantes sur une large surface. Plus pr√©cis√©ment, la temp√©rature atteint plusieurs milliers de degr√©s au sol comme au lieu de l'explosion (500 m√®tres d'altitude environ). Dans un rayon de 4 kilom√®tres, les √™tres vivants et b√Ętiments prennent feu instantan√©ment. √Ä 8 kilom√®tres de distance, ils subissent des br√Ľlures au 3e degr√©. Ces chiffres sont √©videmment li√©s √† la puissance de la bombe : la plus grosse bombe H √† avoir jamais explos√©, Tsar Bomba, √©tait √† m√™me de provoquer des br√Ľlures au 3e degr√© dans un rayon de 100 km.

Effets radiologiques

Dans une bombe H classique, les rayonnements ionisants (rayons gamma et neutrons) jouent un faible r√īle, leur zone d'influence √©tant moins √©tendue que les autres effets. Cependant, dans le cas de la bombe √† neutrons, les autres effets √©tant tr√®s limit√©s (la majeure partie de la puissance √©tant √©mise sous forme de neutrons), une dose mortelle de neutrons est √©mise dans un rayon de quelques kilom√®tres.

Effets électromagnétiques

Article d√©taill√© : Impulsion √©lectromagn√©tique.

L'ionisation de l'air lors de l'explosion crée une décharge électromagnétique, qui perturbe les communications radio et peut endommager des équipements électroniques.

Effets radioactifs (les retombées)

L'effet radioactif de la bombe H est inférieur à celui des bombes A. Les principaux polluants radioactifs sont ceux générés par la fission de l'amorce et des composants annexes. La bombe Castle Bravo d'une puissance de 15 mégatonnes testée dans l'atoll de Bikini en 1954 a toutefois provoqué un drame humain et écologique dans une zone de plusieurs centaines de kilomètres autour du lieu d'explosion. Ces conséquences déclenchèrent un mouvement d'opinion global critique à l'égard des tests et, plus généralement, du développement d'armes nucléaires[7].

En effet, la r√©action de fusion lib√®re tr√®s peu de compos√©s radioactifs (juste du tritium non fusionn√©). L'amorce lib√®re des produits de fission radioactifs, mais sa puissance est faible. Cependant, si l'enveloppe est en uranium, il se produit une seconde r√©action de fission √† l'issue de la r√©action de fusion (bombe fission-fusion-fission) : la puissance de la bombe est doubl√©e, mais les retomb√©es sont multipli√©es d'un facteur sup√©rieur √† 10.

Effets climatiques

En plus des dommages dus au souffle et aux retomb√©es, l'hypoth√®se d'effets catastrophiques sur le climat fut mise en avant par un groupe de scientifiques en 1983. Or, selon eux, si lors d'un affrontement nucl√©aire majeur, les √Čtats-Unis ou la Russie utilisaient, ne serait-ce que la moiti√© de leur arsenal militaire nucl√©aire, cela engendrerait le soul√®vement d'une masse colossale de poussi√®res et de fum√©es, celles-ci obstruant alors, essentiellement dans l'h√©misph√®re nord, le rayonnement solaire pendant plusieurs mois (comparable ou sup√©rieur √† l'explosion du volcan la Tambora en 1815). Ceci produirait un refroidissement g√©n√©ral appel√© couramment hiver nucl√©aire, qui d√©truirait et/ou alt√©rerait une grande partie de la flore dans les r√©gions du monde touch√©es. De plus, ces scientifiques s'accordaient aussi √† dire que les rejets dus √† l'explosion de ces armes pourraient endommager la couche d'ozone et ainsi supprimer la filtration des rayons ultraviolets, ce qui causerait des d√©g√Ęts suppl√©mentaires.

Incidents impliquant des bombes H

Un accident a eu lieu √† Palomares pr√®s d‚ÄôAlm√©ria en Espagne le 17 janvier 1966. Un boeing B-52, contenant quatre bombes H, explosa apr√®s une collision en vol. L‚Äôune d‚Äôelles est tomb√©e pr√®s de la c√īte espagnole et une autre est tomb√©e pr√®s de Palomares. Ces bombes ont √©t√© r√©cup√©r√©es depuis[8].

Un autre accident a eu lieu √† Thul√© (Groenland) le 21 janvier 1968. Un B-52 contenant quatre bombes H s'est √©cras√© pr√®s de Thul√©. Les quatre bombes ont √©t√© d√©truites dans l'explosion mais leur contenu radioactif s'est √©chapp√©[9],[10].

Bombes √† fusion ¬ę c√©l√®bres ¬Ľ

  • Ivy Mike, une bombe am√©ricaine, fut la premi√®re bombe H √† √™tre test√©e. Elle a explos√© sur l'atoll d'Eniwetok (dans les √ģles Marshall) le 1er novembre 1952. Elle avait une puissance de 10,4 Mt.
Le test Castle Bravo avec une puissance de 15 mégatonnes (Bikini, 1954)
  • Castle Bravo est le nom de la plus puissante bombe H test√©e par les √Čtats-Unis. D'une puissance de 15 Mt, l'explosion eut lieu sur l'atoll de Bikini (dans les √ģles Marshall), le 1er mars 1954.
  • Tsar Bomba est le nom de la bombe H la plus puissante de toute l'histoire, une bombe H √† trois √©tages d√©velopp√©e par l'Union sovi√©tique. D'une puissance estim√©e de plus de 50 Mt, 57 Mt selon plusieurs sources, elle explosa le 31 octobre 1961 sur l'archipel de la Nouvelle-Zemble (sur le ¬ę site C ¬Ľ de Soukho√Į Nos 73¬į51‚Ä≤N 54¬į30‚Ä≤E / 73.85, 54.5), lors d'une d√©monstration de force effectu√©e par les Sovi√©tiques. Il s'agit de la plus puissante explosion nucl√©aire d'origine humaine de l'histoire.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Aux hautes temp√©ratures, les √©chelles Kelvin et Celsius se confondent, car l'√©cart entre les deux √©chelles (273,16 K ou ¬įC) est alors n√©gligeable.
  2. ‚ÜĎ D'apr√®s The Department of Energy's Tritium Production Program , Richard E. Rowberg, Clifford Lau, 1997.
  3. ‚ÜĎ Federation of American Scientists, Nuclear Weapon Design
  4. ‚ÜĎ D'apr√®s Lithium 6 for thermonuclear weapons, Donald McIntyre
  5. ‚ÜĎ http://nuclearweaponarchive.org/Russia/Sovwpnprog.html section The Soviet Thermonuclear Weapons Program (Part 2): 1954-1955
  6. ‚ÜĎ Indirectement, les neutrons ionisent la mati√®re
  7. ‚ÜĎ Les cobayes du Dr Folamour, Le Monde
  8. ‚ÜĎ Article
  9. ‚ÜĎ La bombe nucl√©aire am√©ricaine du Groenland n'a jamais exist√©, lemonde.fr, 03/08/09
  10. ‚ÜĎ conclusions sur le site du DIIS, 29/07/09

Voir aussi

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Articles connexes

Bibliographie

  • Richard Rhodes, Dark Sun: The Making of the Hydrogen Bomb, Touchestone/Simon & Schuster, 1996. (ISBN 0-684-824140)
  • Bernhard Br√∂cker, Atlas de la physique atomique et nucl√©aire, Le Livre de Poche, 1997.

Liens externes



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bombe H de Wikipédia en français (auteurs)

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  • Bombe ‚ÄĒ [Aufbauwortschatz (Rating 1500 3200)] Auch: ‚ÄĘ bombardieren Bsp.: ‚ÄĘ Im Rathaus explodierte eine Bombe. ‚ÄĘ Es gab eine Bombe im Flugzeug ‚Ķ   Deutsch W√∂rterbuch

  • bomb√© ‚ÄĒ [bŇćn bńĀ‚Ä≤; ] E [ b√§m bńĀ‚Ä≤] adj. [Fr < bombe,BOMB (because of the shape)] having a rounded, outward curve on the front or sides [a bomb√© china cabinet] ‚Ķ   English World dictionary

  • Bombe A ‚ÄĒ ‚óŹ Bombe A bombe nucl√©aire de fission ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • Bombe H ‚ÄĒ ‚óŹ Bombe H bombe thermonucl√©aire ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • bombe ‚ÄĒ bomb√© see IRIS BOMB√Č ‚Ķ   Medical dictionary


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