Bois

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Bois
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Bois de chĂȘne.

Le bois est un tissu vĂ©gĂ©tal (le xylĂšme secondaire). Il constitue la plus grande partie du tronc des plantes ligneuses. Il joue un double rĂŽle comme conducteur de la sĂšve brute et tissu de soutien qui donne leur rĂ©sistance aux tiges. Il sert aussi parfois de tissu de rĂ©serve. La norme NF B 50-003 (dĂ©finissant la nomenclature du bois) le dĂ©finit comme « un ensemble de tissus rĂ©sistants secondaires (de soutien, de conduction, et de mise en rĂ©serve) qui forment les troncs, branches et racines des plantes ligneuses. Issu du fonctionnement du cambium pĂ©riphĂ©rique, il est situĂ© entre celui-ci et la moelle Â».

C'est un matériau apprécié pour ses propriétés mécaniques, pour son pouvoir calorifique et comme matiÚre premiÚre pour de multiples branches industrielles. Il a de nombreux usages dans le bùtiment et l'industrie (industries papetiÚres, industries chimiques, ...), et en tant que combustible.

Certaines plantes (palmiers, bambous...) produisent des tissus lignifiĂ©s mais non issus d'un cambium secondaire : il ne s'agit donc pas de bois.

Sommaire

Paléobotanique

Deux fossiles de plantes vieux de 407 millions d’annĂ©es, dont les tiges Ă©taient faites de bois, ont Ă©tĂ© dĂ©couverts dans la carriĂšre de ChĂąteaupanne (Maine-et-Loire). L'importance de cette dĂ©couverte est double : elle recule de 10 M d'annĂ©es la date d'apparition du bois[N 1], l'amenant ainsi au dĂ©but du DĂ©vonien ; et parce que la plante ne mesurait que de 10 Ă  20 cm de hauteur, elle infirme la thĂ©orie jusqu'ici prĂ©valente en prouvant que le bois est apparu avant les feuilles et les graines, et s'est dĂ©veloppĂ© Ă  l'origine pour aider la circulation de la sĂšve et non pour soutenir la plante structurellement dans sa croissance comme on le pensait ; cette fonction de support est donc intervenue plus tard dans l'Ă©volution globale des vĂ©gĂ©taux[1],[N 2].

Botanique

La discipline qui Ă©tudie le bois est la xylologie.

Structure

Les sections de référence du bois.

L'Ă©tude du bois se fait par trois sections de rĂ©fĂ©rence : une transversale () et deux longitudinales (parallĂšlement au tronc)[2].

  • une section transversale, perpendiculaire au tronc ou Ă  la branche. Le bois est dit « bois de bout Â» ;
  • deux sections longitudinales, dont :
    • la section radiale, longitudinale et parallĂšle aux rayons. Le bois est dit « bois de fil Â» ou « bois en fil Â»  ;
    • la section tangentielle, longitudinale et perpendiculaire aux rayons - Ă©galement du bois en fil.

Étude macroscopique

Sur la coupe transversale on observe les diffĂ©rentes couches circulaires du bois qui vont du centre vers la pĂ©riphĂ©rie[2] :

1- La moelle
2- Le duramen
3- L'aubier
4- Le cambium
5- Le liber
6- Le suber
Coupe transversale avec l’aubier clair et le duramen sombre.
  • La moelle : partie la plus centrale de l'arbre, est ce qui reste du xylĂšme primaire. Importante dans les jeunes pousses, elle disparaĂźt souvent avec l'Ăąge pour ne laisser qu'un canal de faible section. La moelle est un ensemble de tissus spongieux qui Ă©voluent en vieillissant.
  • Le bois : xylĂšme secondaire lignifiĂ©, composĂ© en rĂ©gions tempĂ©rĂ©es de cernes. On distingue deux zones :
    • Le duramen : masse principale du tronc, formant le "bois parfait". FormĂ© par les cernes les plus anciens, il est composĂ© de cellules mortes, lignifiĂ©es et imprĂ©gnĂ©es de tanin ou de colorants selon les essences, il se distingue en gĂ©nĂ©ral de l'aubier par une couleur plus foncĂ©e. Ses vaisseaux ne sont plus fonctionnels.
    • L'aubier : couches concentriques de cellules non encore lignifiĂ©es formant un bois encore "imparfait". FormĂ© par les cernes les plus rĂ©cents, il y circule les matiĂšres nutritives. Les cernes se transforment en duramen aprĂšs une pĂ©riode de 4 Ă  20 ans.
  • L'Ă©corce : partie la plus externe, composĂ©e de diffĂ©rentes parties :
    • Le cambium libĂ©ro-ligneux : zone de croissance ou mĂ©ristĂšme, c'est l'assise gĂ©nĂ©ratrice (de quelques cellules d'Ă©paisseur) qui donne naissance au phelloderme du cĂŽtĂ© interne et au liber (phloĂšme secondaire) du cĂŽtĂ© extĂ©rieur. Le cambium libĂ©ro-ligneux produit plus de phelloderme que de liber.
    • Le liber : partie interne et "vivante" de l'Ă©corce. Le liber comporte un ensemble de vaisseaux dans lesquels circule la sĂšve Ă©laborĂ©e. Les cellules du liber meurent lorsqu'elles se diffĂ©rencient : l'Ă©corce s'exfolie, et tombe ou se fend longitudinalement.
    • Le suber (ou liĂšge) : partie la plus externe ayant un rĂŽle de protection. Celle-ci contient une substance impermĂ©able, la "subĂ©rine", qui protĂšge les couches internes.

Entre le liber et le suber, il existe un second mĂ©ristĂšme : le cambium subĂ©ro-phellodermique (ou phellogĂšne), qui produit le phelloderme du cĂŽtĂ© interne et le suber du cĂŽtĂ© externe. Cependant, contrairement au cambium libĂ©ro-ligneux le cambium subĂ©ro-phellodermique produit plus de liber (vers l'extĂ©rieur) que de phelloderme (vers l'intĂ©rieur). Il sert en effet Ă  compenser l'expansion de la circonfĂ©rence de l'arbre, et Ă  limiter les fentes crĂ©Ă©es par cette expansion[3].

On observe Ă©galement des structures allant du centre vers la pĂ©riphĂ©rie : les rayons.

En observant plus prĂ©cisĂ©ment les couches annuelles appelĂ©es « cernes Â», on peut voir qu'ils sont eux-mĂȘmes divisĂ©s en deux zones. Le bois de printemps est la premiĂšre zone formĂ©e chaque annĂ©e ; c'est un bois tendre et riche en vaisseaux. La seconde zone est faite de bois d’étĂ©, plus dense et rĂ©sistant. La diffĂ©rence entre les deux types de bois est plus ou moins visible selon les essences de bois : trĂšs visible chez le chĂȘne dont le bois est hĂ©tĂ©rogĂšne, elle l'est moins pour les arbres dont le bois est homogĂšne comme le hĂȘtre[4]. Ces cernes sont le rĂ©sultat d'une alternance des saisons, et sont absents chez les bois des arbres intertropicaux qui croient de maniĂšre plus continue.

Étude microscopique

Coupe transversale d'un chĂȘne. On peut voir les vaisseaux, les rayons ligneux (lignes blanches), et les limites entre les cernes.

Il existe deux types de bois, composĂ©s de diffĂ©rents types de tissus vĂ©gĂ©taux :

Bois homoxylé

On le trouve chez les gymnospermes ("résineux").

Bois hétéroxylé

On le trouve chez les angiospermes ("feuillus"). Les fonctions de soutien et de conduction sont effectuĂ©es par des cellules diffĂ©rentes :

  • Fibres (librifomes et trachĂ©ides) : faisceaux de cellules rĂ©sistantes, disposĂ©es dans le sens axial, qui assurent la rigiditĂ© et la rĂ©sistance mĂ©canique du bois. Il s'agit d'un biocomposite constituĂ© de cellulose, d'hemicellulose et de lignine.
  • Vaisseaux : formĂ©s d'Ă©lĂ©ments de vaisseaux, cellules creuses qui servent Ă  conduire la sĂšve brute depuis les racines jusqu'aux feuilles.
  • Parenchyme vertical : des cellules parenchymateuses contribuent au transport des nutriments. Ces parenchymes, associĂ©s aux vaisseaux, donnent des motifs particuliers Ă  chaque essence (particuliĂšrement les essences tropicales) sur la coupe transversale (perpendiculaire Ă  l'axe du tronc).
  • Rayons ligneux (ou mĂ©dulaires) : parenchyme horizontal, constituĂ© de cellules de rĂ©serve Ă  parois Ă©paissies et lignifiĂ©es, qui accompagnent le tissu vasculaire. Ces cellules participent en outre Ă  la fonction de soutien. Leur orientation est transversale et rayonnante en partant de l'axe longitudinal de l'arbre. La photo de droite montre quelques rayons ligneux qui partent du centre du tronc.

La disposition des tissus, la forme et la taille des cellules, est appelĂ©e plan ou rayon ligneux. Celui-ci est caractĂ©ristique de chaque essence. Par exemple, il donne ce qu'on appelle « la maillure Â», qui est l'aspect de la coupe radiale du bois (coupe longitudinale dans le sens du rayon de l'arbre). Cette maillure est caractĂ©ristique chez le chĂȘne, le hĂȘtre, le platane, le niangon et l'acajou. Les cellules et les fibres sont orientatĂ©es dans le sens axial, qui dĂ©termine le « fil du bois Â».

Propriétés chimiques

Composition chimique

Le composition chimique du bois est de environ 50 % de carbone, 42 % d'oxygĂšne, 6 % d'hydrogĂšne, 1 % d'azote et 1 % de cendres[5].

Constitution chimique

Le bois est constituĂ© principalement de matiĂšres organiques (cellulose et lignine) et d'un faible pourcentage (de 1 Ă  1,5 %) d'Ă©lĂ©ments minĂ©raux[6]. Il contient Ă©galement une part d'humiditĂ© variable.

Propriétés physiques

Hygroscopicité

Pour le bois on parle gĂ©nĂ©ralement de taux d'humiditĂ© notĂ© H%, dite humiditĂ© sur sec (par rapport au bois anhydre). Son calcul est le suivant: H% = ((Masse humide moins Masse anhydre)divisĂ©e par la Masse anhydre)x100. Autrement dit: H% = (Masse d'eau pure/MatiĂšre sĂšche)x100. Le taux d'humiditĂ© varie de 50 Ă  120 % (ou plus) pour le bois saturĂ© (bois vert), de 10 Ă  20 % pour le bois sĂ©chĂ© Ă  l'air (pour le sĂ©chage il faut env. 1an/cm d'Ă©paisseur de la planche[rĂ©f. souhaitĂ©e]), et 10 % et moins pour le bois sĂ©chĂ© artificiellement (par air chaud climatisĂ©, pompe Ă  chaleur ou vide principalement)(sĂ©chage entre 1 Ă  3 semaines). Il existe trois types d'eaux dans les bois :

  • L'eau libre est l'eau prĂ©sente dans le bois vert. De façon imagĂ©e, c'est l'eau qui sort de l'Ă©ponge quand on la presse. Lors de l'Ă©vacuation de cette eau, le bois ne prend pas de retrait.
  • L'eau liĂ©e est l'eau qui entre dans la composition des fibres. Pour notre Ă©ponge, il s'agit de l'eau contenue entre les fibres de la matiĂšre mais que nous ne pouvons pas essorer. C'est l'eau qui est retirĂ©e entre 30 % et 0 % d'humiditĂ©, et c'est son Ă©vaporation qui provoque le retrait lors du sĂ©chage.
  • L'eau de constitution est l'eau qui entre dans la composition chimique des molĂ©cules du bois. Son Ă©limination entraĂźne la destruction du bois (par le feu par exemple).
RĂ©silience

Résistance à la traction et à la compression (Le bois a cependant une meilleure résistance à la compression qu'à la traction).

ÉlasticitĂ©
DensitĂ© 
la densitĂ© du bois est gĂ©nĂ©ralement infĂ©rieure Ă  1 (le bois flotte) en raison des vides dans sa structure. Cette densitĂ© varie fortement selon un certain nombre de paramĂštres : l'essence, son degrĂ© d'humiditĂ©, la situation gĂ©ographique et son climat, la situation du prĂ©lĂšvement dans l'arbre. On exprime cette densitĂ© normalement pour un taux d'humiditĂ© Ă©gal Ă  15% (la moyenne est entre l'Ă©tat anhydre et l'Ă©tat de saturation)[7]. La densitĂ© Ă  15 % se situe gĂ©nĂ©ralement entre 0,5 et 0,7, mais peut varier considĂ©rablement, de 0,1 pour le balsa, 0,4 pour les bois lĂ©gers (sapin, Ă©picĂ©a, peuplier), 0,8 Ă  1 pour les bois durs (if, teck, olivier), 1,1-1,2 pour l'azobĂ© et 1,3-1,4 pour le gaĂŻac (bois de fer)[8].
DurabilitĂ© 
bien qu'il s'agisse d'un matĂ©riau biodĂ©gradable, le bois peut durer dans certaines conditions plusieurs siĂšcles, comme en tĂ©moignent de nombreuses charpentes de monuments anciens. Les paramĂštres favorables Ă  la durabilitĂ© du bois sont le maintien en atmosphĂšre sĂšche, la densitĂ© Ă©levĂ©e, la composition chimique, liĂ©e Ă  l'essence (prĂ©sence de rĂ©sines, d'olĂ©o-rĂ©sines, de tanins). Le bois de cƓur est plus durable que l'aubier, plus riche en matiĂšres fermentescibles. Parmi les espĂšces les plus durables, on classe le cĂšdre, le sequoia, le robinier faux-acacia, le mĂ©lĂšze, le chĂȘne, le chĂątaignier... et parmi les moins durables : le sapin, l'Ă©picĂ©a, le hĂȘtre, le peuplier, le tilleul...
Schéma de la rétractabilité du bois
Rétractibilité
PropriĂ©tĂ©s isolantes 
du fait de sa structure cellulaire, qui emprisonne de l'air sous forme de petits volumes, le bois est un mauvais conducteur de la chaleur. Cependant sa conductibilitĂ© thermique est trĂšs variable en fonction de son degrĂ© d'humiditĂ©, de sa densitĂ© et de l'essence considĂ©rĂ©e, ainsi que de l'orientation par rapport au fil du bois : il est meilleur conducteur dans le sens axial que dans le sens radial. On utilise couramment des panneaux agglomĂ©rĂ©s en particules de bois comme isolants thermiques.

Altérations du bois

Colorations et dégradations par des champignons

Divers champignons dits « lignivores Â» s'attaquent Ă  la lignine et Ă  la cellulose. Ils peuvent s'introduire dans l'arbre Ă  la faveur de blessures, de coupes ou de piqures d'insectes. Ces champignons peuvent ĂȘtre responsables (avant ou aprĂšs la coupe ou la mise en Ɠuvre du bois) de diffĂ©rentes altĂ©rations ; visuelles, mĂ©caniques ou les deux Ă  la fois.

Beaucoup de bois résineux et feuillus bleuissent lorsqu'ils restent exposés aux intempéries. Cette altération est uniquement esthétique et n'altÚre en rien les propriétés du bois attaqué.

En revanche la pourriture fibreuse, la pourriture cubique (aspect de bois calcinĂ© brun), ou la pourriture molle, sont des altĂ©rations mĂ©caniques du bois causĂ©es par des champignons lignivores qui dĂ©gradent la lignine et/ou la cellulose du bois. En rĂšgle gĂ©nĂ©rale, l'attaque d'un bois par les champignons peut se mesurer simplement. Toute attaque est caractĂ©risĂ©e par une perte de masse du bois (perte pouvant atteindre 80 % de la masse initiale).

Le champignon le plus connu et redoutĂ© est peut ĂȘtre la mĂ©rule pleureuse qui se prĂ©sente typiquement sous la forme d'une grosse tĂąche duveteuse blanche qu'on trouve par exemple sous des sols Ă©tanches posĂ©s sur des planchers de bois qui ont Ă©tĂ© exposĂ©s Ă  l'eau ou sur les poutres ancrĂ©es dans un mur trĂšs humide.

Les champignons ne peuvent se dĂ©velopper dans le bois que s'il contient plus de 20 % d'humiditĂ©. Un bois sec (< 20 % d'humiditĂ©) n'est jamais attaquĂ© par les champignons.

Poches de résine (pour les résineux uniquement)

Poches de résine dans du pin sylvestre.

Ces poches se crĂ©ent dans le bois des rĂ©sineux qui ont Ă©tĂ© fortement balancĂ©s par le vent[9]. Ces « dĂ©fauts Â», rĂ©putĂ©s plus esthĂ©tiques que mĂ©caniques, posent problĂšme pour le travail du bois (encrassement des outils) et pour son entretien (Ă©coulements de rĂ©sine par temps chaud). Les arbres les plus touchĂ©s ont gĂ©nĂ©ralement poussĂ© sur des lieux secs et exposĂ©s au vent (arbres isolĂ©s, arbres de lisiĂšre ou ayant poussĂ© en bordure de cloisonnements forestiers exposĂ©s au vent (on a montrĂ© que des arbres haubanĂ©s prĂ©sentent moitiĂ© moins de poches de rĂ©sine, et que ce risque augmente dans les annĂ©es les moins pluvieuses). C'est donc un dĂ©faut qui pourrait devenir plus frĂ©quent avec le dĂ©rĂšglement climatique.

Attaques d'insectes xylophages

Des fourmis (Camponotus), en symbiose avec un champignon, ont consommé les partie tendres des cernes du bois
Article dĂ©taillĂ© : liste des insectes xylophages.

De nombreux insectes s'attaquent au bois ; quelques espĂšces s'attaquent au bois sur pied, d'autres plus nombreux s'attaquent aux grumes aprĂšs l'abattage en forĂȘt (xylophages des forĂȘts) et quelques-uns au bois sec une fois mis en Ɠuvre (xylophages de bois secs).

Ce sont les larves qui creusent des galeries dans les bois. Les insectes adultes pondent dans le bois et les larves se développent dans celui-ci en mangeant ses composants, généralement prédécomposés par des champignons et bactéries. Au stade ultime de son développement, la larve devient adulte et sort de son habitat pour se reproduire. C'est à ce moment que l'insecte creuse le trou de sortie que l'on voit sur les bois attaqués. En général, quand le bois apparaßt déjà vermoulu, le travail des insectes est presque terminé. La taille, la géométrie et la nature des galeries et vermoulures permettent de définir quel insecte a attaqué le bois.

On lutte prĂ©ventivement contre ces insectes par l'application d'insecticides en trempages, pulvĂ©risations, .... Pour ce qui est de la dĂ©marche curative, deux cas se prĂ©sentent. Si le bois est encore mĂ©caniquement viable (dans le cas d'un Ă©lĂ©ment porteur), un traitement curatif peut ĂȘtre appliquĂ©. Il peut s'agir d'injection ou de pulvĂ©risation aprĂšs sablage. Si les bois sont trĂšs attaquĂ©s, il faut les remplacer et brĂ»ler les bois infestĂ©s.

Certains bois, riches en principes actifs (insecticides, fongicides naturels), sont naturellement rĂ©sistants aux attaques d'insectes et de champignons. On parle d'essences naturellement durables. Ce sont cependant souvent des bois durs Ă  croissance lente, dont le renouvellement est donc lent. Les arbres Ă  tanins comme le chĂątaigner en premier lieu, Ă©galement le chĂȘne, et certains rĂ©sineux, sont trĂšs rĂ©sistants. De nombreuses essences rĂ©sistantes sont d'origine tropicale.

Parmi les principaux insectes xylophages de bois secs, citons[10] :

Il est possible de protĂ©ger le bois des altĂ©rations causĂ©es par les champignons et les insectes. Il s'agit d'appliquer un traitement prĂ©ventif qui contient une base insecticide et fongicide. Ce traitement se fait principalement par trempage (immersion dans un bac contenant le produit). Pour les bois de structure, le traitement obligatoire est un traitement classe 2. Le produit utilisĂ© peut ĂȘtre incolore, jaune, vert ou rouge. Il peut aussi ĂȘtre en phase solvant ou en phase aqueuse.

Pour finir, le traitement prĂ©ventif est quasi inutile si les bois utilisĂ©s sont secs. En effet, les insectes (et les champignons) s'attaquent principalement Ă  des bois au-dessus de 20 % d'humiditĂ©. En Europe, la France est une des seules nations Ă  imposer un traitement prĂ©ventif des bois de structure.

DĂ©fauts naturels du bois

Le bois brûle. Cependant en construction il est plus résistant au feu qu'une structure métallique[11]. Cet inconvénient" se transforme par ailleurs en avantage quand il s'agit de se chauffer.

Le matĂ©riau est sensible aux variations climatiques. Ceci aussi devient un avantage en matiĂšre de rĂ©gulation de l’hygromĂ©trie dans les bĂątiments.

Autres défauts du bois

Parmi les dĂ©fauts techniques courants connus du bois, on rencontre les fentes avec la gĂ©livure, la roulure, la cadranure, les gerçures et les fissures internes. Des modifications de la composition chimique des arbres peuvent entrainer une coloration anormale du cƓur : le cƓur noir pour le frĂȘne ou rouge du chĂȘne notamment[12].

Des anomalies de croissance peuvent apparaitre : irrĂ©gularitĂ© des couches annuelles, nƓuds, entre-Ă©corce, fil ondulĂ© et torse, bois madrĂ© ou ronceux, broussins (ou loupes)[13]... Les arbres exposĂ©s au vent, aux chocs thermiques, ayant Ă©tĂ© malades ou ayant poussĂ© sur des glissements de terrain, prĂ©sentent en gĂ©nĂ©ral plus de ces « dĂ©fauts Â» dont certains sont trĂšs recherchĂ©s en marqueterie.

Le bois peut aussi souffrir de blessures. Les plaies d'Ă©lagages regroupent les nƓuds formĂ©s Ă  la suite de cassures, naturelles ou non, de branches. La frottures sont produites par l'arrachage de l'Ă©corce. Les corps Ă©trangers provoquent aussi une rĂ©action de l'arbre avec la crĂ©ation d'un bourrelet de recouvrement[13].

Les dérivés du bois


Utilisations

Disposition typique du bois de chauffage
Maison de bois en construction (Autriche, 2006)
Parquet en chĂȘne massif.

Le bois est employĂ© Ă  de multiples usages et sous de multiples formes :

  • Bois brut sous forme de poteaux et rondins, aprĂšs sciage ou refente gĂ©nĂ©ralement.
  • Bois Ă©nergie
    • L'utilisation du bois comme combustible est sa premiĂšre utilisation au niveau mondial : il apporte 3,5 kWh par kg (1 stĂšre de bois Ă©quivaut Ă  0,147 tonne Ă©quivalent-pĂ©trole = 1480 kWh).
    • Sa combustion se dĂ©roule en trois Ă©tapes: le bois est d'abord sĂ©chĂ© Ă  une tempĂ©rature pouvant atteindre 150 Â°C, ce qui permet d'Ă©vaporer l'eau qu'il contient. Puis entre 150 Â°C et 600 Â°C a lieu la pyrolyse (dĂ©composition sous l'action de la chaleur). Les composĂ©s gazeux du bois sont alors libĂ©rĂ©s et il se forme du charbon de bois. Enfin, de 400 Ă  1300 C°, l'amenĂ©e d'air (oxygĂšne) entraĂźne l'oxydation qui constitue le processus de combustion. Ce sont les gaz dĂ©gagĂ©s par la pyrolyse et le charbon de bois qui brĂ»lent, produisant de l'Ă©nergie.
    • En France, le chauffage domestique a produit 7,4 millions de tonnes Ă©quivalent pĂ©trole en 2006, soit plus de trois quarts de la production d’énergies renouvelables. Cependant, cela ne reprĂ©sente que 3,5% des besoins Ă©nergĂ©tiques en France[15],[N 4].

(Programme de reconnaissance des certifications forestiĂšres)

    • le pellet (granulĂ© de bois)
  • Bois d'Ɠuvre (sciĂ© Ă  partir de grumes)
    • Bois de structure: charpentes, maison en bois (bois empilĂ©, maison Ă  ossature bois ou poteaux poutre) et bardages, terrasses, traverses de chemins de fer. Ces bois peuvent ĂȘtre bruts de sciage ou rabotĂ©s. Il s'agit gĂ©nĂ©ralement d'un choix charpente (choix 2 ou ST 2 en France). Les maisons Ă  ossature bois reprĂ©sentent 8% du marchĂ© des constructions neuves par an. La progression est trĂšs rapide avec des taux de croissance annuels de 20 Ă  25%[16]. Le bois permet de rĂ©guler le taux d’humiditĂ© et la tempĂ©rature Ă  l’intĂ©rieur. C’est un excellent isolant acoustique. En cas d’incendie, le bois transmet la chaleur 10 fois moins vite que le bĂ©ton et 250 fois moins vite que l’acier.
    • bois de marine : membrures, bordĂ©s, espars (mĂąt, bĂŽme...), piĂšce de quille
    • bois aĂ©ronautiques : structures des premiers avions. Le contreplaquĂ© est une invention de l'aĂ©ronautique. Aujourd'hui plutĂŽt utilisĂ© pour les petits avions de tourisme en construction amateur ou industrielle
    • Sciages bruts, bois Ă  usage domestique : coffrages Ă  bĂ©ton, Ă©chafaudages, palettes, emballages...
    • bois rabotĂ©s : lambris, parquets, menuiserie
    • placages: Bois dĂ©roulĂ©s ou tranchĂ©s. Essences fines Ă©bĂ©nisterie...
    • Bois d'ingĂ©nierie, bois de la seconde transformation : lamellĂ©-collĂ©, reconstituĂ©, aboutĂ©, contreplaquĂ©, laminĂ©, poutrelle en "I"...
  • Bois d'industrie (exploitĂ©s en rondins)
    • bois de mines, poteaux tĂ©lĂ©graphiques et autres...
    • bois de trituration : pĂąte Ă  papier, panneaux de fibres et de particules, agglomĂ©rĂ©s, laine de bois...
  • Bois de tournage : boules, quilles, manches Ă  outils, jouets...
  • Bois de tranchage : contreplaquĂ©s...
  • Bois de fente : merrains pour la tonnellerie, tavaillons (bardeaux de toiture)...
  • Bois cintrĂ© : chaises « Thonet Â»
  • Produits industrialisĂ©s. Le bois peut ĂȘtre transformĂ© Ă©lĂ©ments industrialisĂ©s tels que :
    • ÉlĂ©ments de structure : Bois lamellĂ©-collĂ©, bois contrecollĂ©s, bois aboutĂ©s (fingerjointed), poutres en I.
    • Panneaux : Panneaux de grande particule (OSB), Panneaux de particule ou agglomĂ©rĂ©, panneaux de fibre moyenne densitĂ© (MDF) ou haute densitĂ© (HDF)
  • Dans l'art :
  • En cuisine :
    • certaines parties d'arbres sont consommĂ©es dans divers pays (pousses de bambou, cƓur de palmier, etc.)
  • Autres usages : encadrement ; boiserie ; lutherie ; allumettes...

Économie

Article dĂ©taillĂ© : FiliĂšre bois.

La production de bois est le plus souvent le rĂ©sultat de la sylviculture. La filiĂšre bois couvre les secteurs de l’imprimerie, la construction, l’énergie ou encore l’ameublement, oĂč la France est la 4e producteur europĂ©en. La construction bois est Ă©galement un secteur qui se dĂ©veloppe avec une hausse de la demande de 20% en 5 ans. Le bois y est plĂ©biscitĂ© pour ses qualitĂ©s environnementales, en tant que rĂ©gulateur de l’hygromĂ©trie Ă  l’intĂ©rieur du bĂątiment mais aussi pour ses qualitĂ©s thermiques et acoustiques. Le bois transmet la chaleur 10 fois moins vite que le bĂ©ton et 250 fois moins vite que l’acier[15].

Production mondiale par type

D'aprĂšs Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production mondiale de bois rond a atteint 3 342 millions en 2003[17].

  • Bois de chauffage : 53 % soit 1 797 millions de mÂł.
  • Bois en grumes pour sciage et placage : 940 millions de mÂł.
  • Bois de trituration : 102 millions de mÂł.
  • Autres bois ronds industriels : 153 millions de mÂł.
  • Copeaux (rognure, petite lamelle, qu'on enlĂšve avec un instrument tranchant) et particules : 165 millions de mÂł.
  • RĂ©sidus de bois : 70 millions de mÂł.
  • Sciages : 391 millions de mÂł.

Production mondiale par pays

Les pays dĂ©veloppĂ©s fournissent plus de 70 % de la production industrielle de bois rond[17]. La Russie dispose d'un quart des rĂ©serves de bois du monde[18]. Elle est le premier pays exportateur et le secteur reprĂ©sente 4,3 % du PIB russe[18].

Bois, allergies, santé environnementale

Diverses huiles essentielles, gommes, rĂ©sines et autres extraits de bois ont une utilisation mĂ©dicinale depuis l'antiquitĂ©, de mĂȘme que l'inhalation de la fumĂ©e de certains bois. Certains bois tropicaux sont toxiques[19] et d'ailleurs utilisĂ©s par des populations autochtones pour produire des poisons (utilisĂ©s pour des formes de pĂȘche et chasse dites "traditionnelles").

Certaines sĂšves (dont les sĂšves de type latex[20],[21]) ou Ă©corces peuvent ĂȘtre violemment et parfois mortellement toxiques.

La poussiĂšre de bois (cf. sciage, ponçage[22]...) ou issues des champignons (dont moisissures), acariens ou insectes le consommant peut ĂȘtre un puissant allergĂšne, cause de cancers des voies respiratoires[23], et provoquant ou aggravant notamment l'asthme du travailleur[24],[25] ou certaines allergies[22],[26]. Les scieurs, menuisiers, bricoleurs et parfois les bĂ»cherons y sont les plus exposĂ©s, souvent affectĂ©s de rhinites et plus rarement d'asthme, avec rares cas d'urticaire de contact (par exemple avec le Mukali (Aninger robusta) [27]. Quand l'allergie est bien installĂ©e, l'asthme ne disparait plus durant le week end ou les congĂ©s[28]. Les pesticides utilisĂ©s pour le traitement du bois (fongicides, insecticides), notamment Ă  base d'arsenic peuvent aussi ĂȘtre Ă  l'origine d'intoxications et/ou d'allergies.

Certains bois exotiques, naturellement trĂšs rĂ©sistants aux champignons et insectes, le sont car contenant des alcaloĂŻdes ou autres molĂ©cules fongicides, bactĂ©ricides et insecticides, naturellement produit par l'arbre. Certaines de ces molĂ©cules (composĂ©s organiques) sont parfois rĂ©manentes et toxiques ou volatiles[29],[30]. Ils peuvent dans certains circonstances quitter le bois, qui est donc Ă  Ă©viter pour les plans de travail (en cuisine notamment[31],[32]). Ces molĂ©cules sont souvent solubles dans le gras, avec passage percutanĂ© possible. Elles peuvent mĂȘme causer des allergies par contact (dermatites), en particulier Ă  partir du bois de Ramin[33],[34] ou du bois de rose[35], Frullania[36] ou d'autres essences. Pour mieux gĂ©rer le risque allergique, il est important que l'Ă©tiquetage inclue le vrai nom botanique de l'essence[37] et que ces essences soient rĂ©pertoriĂ©es dans les bases de donnĂ©es toxicologiques ou relatives aux allergies et Ă  la santĂ© au travail[38].

Bois et contact alimentaire

Dans de nombreux pays et en Europe[39], des lois ou rĂšglements prĂ©cisent quels sont les bois autorisĂ©s ou interdits pour le contact alimentaire, pour tout ou partie des aliments en cours de prĂ©paration ou prĂ©parĂ©s (pour des raisons de sĂ©curitĂ© alimentaire, les matĂ©riaux et objets mis ou destinĂ©s Ă  ĂȘtre mis au contact des denrĂ©es alimentaires doivent ĂȘtre inertes vis-Ă -vis des denrĂ©es alimentaires).

En France, la DGCCRF a réuni des experts et élaboré des fiches sur la réglementation et les modalités de contrÎle de l'inertie des matériaux pour contact alimentaire[40].
Pour la DGCCRF ; « en l'absence de rĂ©glementation spĂ©cifique au domaine du bois, les essences prĂ©vues par l'arrĂȘtĂ© du 15 novembre 1945[40][41], sont admises (sous rĂ©serve que le bois ne soit pas moisi ou dĂ©gradĂ©, et ne soit pas traitĂ© par certains biocides[42]), par extension, pour tout type de contact alimentaire, dans les conditions de contact alimentaire prĂ©vues dans cet arrĂȘtĂ© Â»[40] :

Le bois dans la culture

Symbolique

  • Les noces de bois symbolisent les 5 ans de mariage pour les Français.
  • Le bois est le 3e niveau dans la progression de la sarbacane sportive.
  • Le bois est un des cinq Ă©lĂ©ments de la philosophie chinoise, associĂ© Ă  l'est.

Notes

  1. ↑ Les fossiles trouvĂ©s Ă  ChĂąteaupanne sont plus vieux que celui trouvĂ© au Canada par la scientifique amĂ©ricaine Patricia Gensel (397 millions d’annĂ©es).
  2. ↑ Christine Strullu-Derrien, universitaire Ă  Angers, a trouvĂ© ces fossiles en 2006 en suivant les indications du gĂ©ologue Hubert Lardeux. L'Ă©quipe internationale avec laquelle elle travaille a annoncĂ© la dĂ©couverte en 2011.
  3. ↑ Loi n° 99-471 du 8 juin 1999 tendant Ă  protĂ©ger les acquĂ©reurs et propriĂ©taires d'immeubles contre les termites et autres insectes xylophages.
  4. ↑ PEFC (sigle anglais pour le Programme de reconnaissance des certifications forestiĂšres) est un organisme qui cherche Ă  promouvoir la gestion durable de la forĂȘt en dĂ©livrant un certificat garantissant une certaine Ă©thique.

Sources

Références

  1. ↑ « Le bois le plus vieux connu Ă  ce jour dĂ©couvert en Anjou Â», sur le site de l’universitĂ© d'Angers, consultĂ© le 2 novembre 2011.
  2. ↑ a et b C. Hazard, J-P. Barette, J. Mayer 1996, p. 24
  3. ↑ Assise subĂ©ro-phellodermique et liĂšge, sur Botanique.com, consultĂ© le 2 novembre 2011
  4. ↑ « Technologie du bois - Le bois Â», sur le site inforets. ConsultĂ© le 26 septembre 2010.
  5. ↑ Hazard, Barette et Mayer 1996, p. 22
  6. ↑ Technologie du bois - La composition chimique du bois, sur le site inforets. ConsultĂ© le 26 septembre 2010.
  7. ↑ Hazard, Barette et Mayer 1996, p. 18
  8. ↑ Hazard, Barette et Mayer 1996, p. 11-14
  9. ↑ Michael. S. Watta, Geoff M. Downes, Trevor Jones, Maria Ottenschlaeger, Alan C. Leckie, Simeon J. Smaill, Mark O. Kimberley et Rod Brownlie, « Effect of stem guying on the incidence of resin pockets Â», Forest Ecology and Management, Vol. 258, Issue 9, Ed. Elsevier, 10 octobre 2009, pp. 1913-1917.
  10. ↑ Hazard, Barette et Mayer 1996, p. 36-39
  11. ↑ « Le bois - Une piĂšce de gros bois d'oeuvre ne perd que de 10 Ă  15 % de sa rĂ©sistance totale sous l'effet de trĂšs hautes tempĂ©ratures Â», sur le site Cecobois (Centre d'Expertise sur la construction commerciale en bois), consultĂ© le 2 novembre 2011.
  12. ↑ Hazard, Barette et Mayer 1996, p. 34-35
  13. ↑ a et b Hazard, Barette et Mayer 1996, p. 33
  14. ↑ Lettre de l'innovation, VIA (Valorisation de l’Innovation dans l’Ameublement). ConsultĂ© le 26 septembre 2010
  15. ↑ a et b PEFC France
  16. ↑ PEFC France - construction
  17. ↑ a et b La Situation Mondiale de l'Alimentation et de l'Agriculture 2005, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. ConsultĂ© le 25 septembre 2010.
  18. ↑ a et b Marie JĂ©go, « La Russie taxe ses exportations de bois pour dĂ©velopper son industrie Â», dans Le Monde, 31 aoĂ»t 2007 (ISSN 0395-2037) [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 25 septembre 2010)] 
  19. ↑ B. Woods et C.D. Calnan, « Toxic woods Â», British Journal of Dermatology, n°95, suppl 13, pp. 1-97. 1976.
  20. ↑ Sommer S, Wilkinson SM, Beck MH, English JS, Gawkrodger DJ, Goh C, Type IV hypersensitivity reactions to natural rubber latex. Results of a multicentre study. Br. Br. J Dermatol; 146:114-7, 2002
  21. ↑ Turjanmaa K, Alenius H, Reunala T, Palosuo T, Recent developments in latex-allergy. Current Opinion in Allergy and Clinical Immunology; 2:407-12, 2002
  22. ↑ a et b T. Estlander, R. Jolanki, K. Alanko et L. Kanerva, Occupational allergic contact dermatitis caused by wood dust, Contact Dermatitis; 44:213-7. 2001.
  23. ↑ Nasal carcinoma in wood workers, par J.H. Wills. Dans Journal of Occupational Medicine; 24:526-30. 1982.
  24. ↑ Asthma and rhinitis in wooding workers, par R. DeZotti et F. Gubian. Dans Allergy Asthma Procedures; 17:199-203. 1996.
  25. ↑ D.A. Enarson et M. Chan-Yeung, Characterization of health effects of wood dust exposures, Am J Ind Med;17: 33-8. 1990.
  26. ↑ S.A. Seifert, S. VonEssen, K. Jacobitz, R. Crouch et C.P. Lintner CP, « Organic dust toxic syndrome: a review Â», Journal of Clinical Toxicology; 41:185-93. 2003.
  27. ↑ M.M. Garces Sotillos, J.G. Blanco Carmona, S. Juste Picon, P. Rodriguez Gaston , « Occupational asthma and contact urticaria caused by mukali wook dust ('Aningeria robusta) Â», Journal of investigational allergology and clinical immunology;5 (2) pp. 113-114. 1995.
  28. ↑ INRS Allergies respiratoires professionnelles provoquĂ©es par la poussiĂšre de bois, Document pour le mĂ©decin du travail n° 96 / 4e trimestre 2003.
  29. ↑ Emission of volatile organic compounds from wood, wood-based material, furniture and furnishings., par l'Agence de protection de l'environnement danoise. Rapport environnemental no. 501. 1999.
  30. ↑ Chemical and biological evaluation of building material emissions. II. II. Par G.D. Nielsen, L.F. Hansen, P. Wolkoff. Approaches for setting in door air standards or guidelines for chemicals. Indoor Air, 7:17-32. 1997.
  31. ↑ The suitability of materials used in the food industry, involving direct or indirect contact with food products, par le Nordic Industrial Fund (NIF, Danemark). Projet P 98076, Literature review : Nordic Wood 2. Part report no. 1. 1998.
  32. ↑ Emission of chemical substances from products made of exotic wood, dans Survey of Chemical Substances in Consumer Products no. 49. Étude rĂ©alisĂ©e par le gouvernement du Danemark. 2004. ConsultĂ© 2011/01/12.
  33. ↑ A case of ramin wood sensitivity, par M.H. Beck et M.M. Roberts. Dans Contact Dermatitis; 12: 74-75. 1982.
  34. ↑ Sensitivity to ramin wood, par D.P. Bruynzeel et P. Dehaan. Dans Contact Dermatitis; 17:318-9. 1982.
  35. ↑ Contact allergy to the Brazilian rosewood substitute Machaerium scleroxylon Tul. (Pao Ferro)L. Conde-Salazar, A.G. Diez, F. Rafeensperger et B.N. Hausen. Dans Contact Dermatitis; 6:246-50. 1980.
  36. ↑ Contact dermatitis from Frullania, Compositae and other plants, par L.F. De Corres. Dans Contact Dermatitis; 11:74-79. 1984.
  37. ↑ Dermatitis from plants: the importance of botanical names, par J.C. Mitchell et A. Rook. Contact Dermatitis; 2:56-7. 1976.
  38. ↑ Development of a Database for Sensory Irritants and Its Use in Establishing Occupational Exposure Limits, par M. Schaper. Dans American Industry Hyg. Association Journal, 54 (9 ) :488-544. 1993.
  39. ↑ Rùglement (CE) n°1935/2004 du 27 octobre 2004.
  40. ↑ a, b, c, d, e et f Note d'information n°2006-58 du 1er mars 2006 relative aux matĂ©riaux au contact des denrĂ©es alimentaires – cas du bois. Par la DGCCRF. 2006. La Note d’information de la DGCCRF n°2006-58 du 1/03/2006 complĂšte les textes existants (ArrĂȘtĂ© du 15/11/1945 et dĂ©cret n°94/647 du 27/07/2004) et donne des recommandations pour Ă©valuer l'aptitude du bois Ă  ĂȘtre au contact des denrĂ©es alimentaires.
  41. ↑ ArrĂȘtĂ© du 15 novembre 1945 fixant la liste des matĂ©riaux susceptibles d'ĂȘtre utilisĂ©s, sans inconvĂ©nient pour la santĂ© publique, dans la fabrication des instruments de mesure (texte Ă©tendu, par une circulaire du 28 novembre 1980) aux rĂ©cipients destinĂ©s au stockage et Ă  la conservation des boissons et denrĂ©es alimentaires ; Voir aussi Avis de l'administration parus au BID (Bulletin d'information et de documentation) : notamment avis n° 81-046, 82-331, 83-341, 87-168, 88-497, 90-387, 92-338, 97-132, 97-306.
  42. ↑ Une liste existe par exemple en France des prĂ©parations fongicides de traitement des bois autorisĂ©es pour la fabrication de conteneurs pour fruits et lĂ©gumes.
  43. ↑ Direction gĂ©nĂ©rale de la concurrence, de la consommation et de la rĂ©pression des fraudes ; Fiche Bois, destinĂ©es aux « laboratoires travaillant dans l'analyse des matĂ©riaux au contact, des industries de fabrication et de production des matĂ©riaux et objets pour contact alimentaire, des industries agroalimentaires, et des services officiels de contrĂŽles Â»

Bibliographie

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