Blues

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Blues
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Blues
Origines stylistiques Musique acoustique
Musique folk
Chant de travail
Gospel
Origines culturelles Drapeau des √Čtats-Unis Sud des √Čtats-Unis
courant XIXe si√®cle
Instrument(s) typique(s) Guitare
Saxophone
Trompette
Trombone
Piano
Batterie
Chant
Guitare basse
Harmonica
Contrebasse
Popularit√© Le blues a une grande influence sur de nombreux styles de musique au XXe si√®cle (notamment aux √Čtats-unis et en Europe) par l'utilisation de la cadence sp√©cifique et de la blue note.

Sous-genre(s) Blues traditionnel - Kansas City Blues - Delta Blues - Chicago Blues - Texas Blues - New York Blues - British Blues - Blues rock - Blues français - Blues touareg
Genre(s) associés(s) Bluegrass - Jazz - Rhythm and Blues - Rock 'n' roll
Sc√®nes r√©gionales Dans le monde entier, principalement aux √Čtats-Unis et au Royaume-Uni.

Le blues est une forme musicale vocale et instrumentale, d√©riv√©e des chants de travail des populations afro-am√©ricaines apparue aux √Čtats-Unis courant XIXe si√®cle. C'est un style o√Ļ le (la) chanteur(euse) exprime sa tristesse et ses coups durs (d'o√Ļ l'expression ¬ę avoir le blues ¬Ľ). Le blues a eu une influence majeure sur la musique populaire am√©ricaine, puisqu'il a, notamment, une grande influence sur le jazz, le rhythm and blues, le rock and roll, le hard rock, la musique country, la soul, les musiques pop ou de vari√©t√© et m√™me dans la musique savante. Cependant, ce style reste tr√®s particulier et unique en son genre.

Sommaire

Etymologie

Le terme blues vient de l'abr√©viation de l'expression anglaise Blue devils (litt√©ralement ¬ę diables bleus ¬Ľ, qui signifie ¬ę id√©es noires ¬Ľ).

Le terme blue d'o√Ļ le blues est aussi d√©riv√© de l'ancien fran√ßais et signifie ¬ę l'histoire personnelle ¬Ľ (il reste dans la langue fran√ßaise actuelle le terme bluette, qui est, pour tous les bluesmen, la signification du blues, une chanson √† la premi√®re personne du singulier. La note bleue - en fait la gamme pentatonique mineure couramment utilis√©e dans la musique asiatique, √† laquelle on ajoute une note dissonante - donne une sonorit√© particuli√®re caract√©ristique du blues. L'utilisation de cette "blue note" est l'essence musicale du blues qui a de nombreuses origines (africaines, asiatiques via les Am√©rindiens, irlandaises, etc.)

L'utilisation de l'expression dans la musique noire am√©ricaine remonte au d√©but du XXe si√®cle dans le Music Hall Am√©ricain (vaudeville) et √©tait couramment employ√©e d√®s le XIXe si√®cle dans les pi√®ces de th√©√Ętre traitant des Noirs du Sud des √Čtats-Unis (cf dans Americana, chez Fayard). W.C. Handy l'a en quelque sorte officialis√©e dans son Memphis Blues en 1903.

Histoire du blues

Article d√©taill√© : Origines du blues.

Les plus anciennes formes de blues proviennent du Sud des √Čtats-Unis, √† la fin du XIXe si√®cle et au d√©but du XXe si√®cle. Ces formes √©taient le plus souvent orales, accompagn√©es parfois par un rythme donn√© par des instruments rudimentaires. C'est principalement dans les champs de coton de la r√©gion du delta du Mississippi (entre Senatobia et Clarksdale) que ces formes prennent des tours plus complexes. L'une des formes ant√©rieures au blues est le Fife and Drums jou√© dans la r√©gion Hill Country du Mississippi (il s'agit d'un ensemble de percussions guid√© par un fifre en bambou, instrument que jouait le ma√ģtre en la mati√®re, Othar Turner).

Il y eut d'autres formes de blues avec des instruments rudimentaires, le diddley bow, une corde fix√©e sur une planche, le jug, cruchon en terre dans lequel on soufflait. Puis le blues a √©volu√© avec des instruments simples, tels que la guitare acoustique, le piano et l'harmonica. La l√©gende raconte que l'un des guitaristes bluesmen, Robert Johnson, aurait sign√© un pacte avec le diable ce qui lui aurait permis de devenir un virtuose du blues (blue devils : c'est une musique li√©e aux forces mal√©fiques qui √©tait fuie et rejet√©e par beaucoup de personnes aux √Čtats-Unis). Cependant, Robert Johnson ne serait pas le premier √† avoir racont√© cette histoire, c'est un autre bluesman, auteur du morceau Canned heat Tommy Johnson, qui en serait √† l'origine.

W.C. Handy fut l'un des premiers musiciens à reprendre des airs de blues, à les arranger et les faire interpréter par des chanteurs avec orchestres. Il fut également l'auteur de morceaux parmi les plus célèbres, tel le fameux Saint Louis Blues.

Du point de vue des textes, les premiers blues consistaient souvent √† r√©p√©ter un m√™me vers quatre fois. Au d√©but du XXe si√®cle, la structure s'est standardis√©e sous sa forme la plus commune : "AAB". Dans cette structure, un vers est chant√© sur les quatre premi√®res mesures ("A"), puis r√©p√©t√© sur les quatre suivantes ("A"), enfin, un second vers est chant√© sur les quatre derni√®res mesures ("B"), comme dans l'exemple suivant : ¬ę Woke up this morning with the Blues down in my soul / Woke up this morning with the Blues down in my soul / My baby gone and left me, got a heart as black as coal ¬Ľ.

Les ann√©es 1920 et 1930 virent l'apparition de l'industrie du disque, et donc l'accroissement de la popularit√© de chanteurs et guitaristes tels que Blind Lemon Jefferson et Blind Blake qui enregistr√®rent chez Paramount Records, ou Lonnie Johnson chez Okeh Records. Ces enregistrements furent connus sous le terme de race records (musique raciale), car ils √©taient destin√©s exclusivement au public afro-am√©ricain. Mais les ann√©es 1920 connurent √©galement des chanteuses de classic blues extr√™mement populaires, telles que Gertrude ¬ę Ma ¬Ľ Rainey, Bessie Smith, Ida Cox et Victoria Spivey.

Blues urbain d'après guerre

Concert de Blues à Chicago, 2007.

Après la Seconde Guerre mondiale, l'urbanisation croissante et l'utilisation des amplificateurs pour la guitare et l'harmonica menèrent à un blues plus électrique (tel que le Chicago Blues), avec des artistes comme Howlin' Wolf et Muddy Waters. C'est ce blues électrique qui influencera, plus tard, une partie du rock and roll.

Vers la fin des ann√©es 1940 et pendant les ann√©es 1950, les Noirs am√©ricains ont migr√© vers les villes industrialis√©es du Nord comme Chicago et D√©troit, pour y trouver du travail. Dans les villes comme Chicago, D√©troit et Kansas City, un nouveau style de blues ¬ę √©lectrique ¬Ľ apparut. Il utilisait la voix, la guitare √©lectrique, la basse √©lectrique, la batterie et l'harmonica amplifi√© avec un micro et un ampli. J. T. Brown, qui jouait avec les groupes d'Elmore James et J.B. Lenoir a √©galement utilis√© le saxophone, plut√īt comme instrument d'accompagnement qu'instrument soliste.

Le style de blues urbain de Chicago fut bien influenc√© par le blues du Mississippi, d'o√Ļ sont venus des musiciens comme Howlin' Wolf, Muddy Waters, Willie Dixon, et Jimmy Reed. Les harmonicistes comme Little Walter et Sonny Boy Williamson (Rice Miller) √©taient bien connus dans les clubs de blues √† Chicago. Les autres joueurs d'harmonica, comme Big Walter Horton, Snooky Pryor et Sonny Boy Williamson, avaient aussi beaucoup d'influence. Muddy Waters, Elmore James et Homesick James jouaient de la guitare √©lectrique avec un ¬ę slide ¬Ľ ou ¬ę bottle neck ¬Ľ ; l'exercice consiste √† jouer les notes sur le manche en posant un bout de m√©tal ou un goulot de bouteille sur les cordes. B. B. King et Freddy King n'ont pas utilis√© le ¬ę slide ¬Ľ. Les chanteurs Howlin' Wolf et Muddy Waters marqu√®rent le blues de leurs voix rauques et fortes.

Le contrebassiste, compositeur, chercheur de talents Willie Dixon a eu un grand impact sur l'environnement musical de Chicago. Des chansons comme Hoochie Coochie Man, I Just Want to Make Love to You (√©crite pour Muddy Waters), Wang Dang Doodle (pour Koko Taylor), et Back Door Man (pour Howlin' Wolf) sont devenus des ¬ę standards ¬Ľ de blues. Nombres d'artistes de Chicago Blues enregistr√®rent leurs disques sur le label Chess Records ou d'autres labels importants tels Vee Jay et Cobra.

Le style de blues urbain des années 1950 a eu un grand impact sur la musique populaire des musiciens comme Bo Diddley et Chuck Berry. Aussi, le style de blues urbain des années 1950 a influencé le style de musique de Louisiane de zydeco, surtout Clifton Chenier. Les musiciens comme T-Bone Walker (de Dallas) étaient plus associés au style de blues de la Californie, plus policé et sophistiqué que le style de blues de Chicago, les Charles Brown's Three Blazers étant le combo qui illustrera le mieux cette tendance au milieu des années 1940.

Les blues de John Lee Hooker √©taient plus individuels que le style de blues de Chicago. √Ä la fin des ann√©es 1950, le swamp blues s'est d√©velopp√© pr√®s de B√Ęton-Rouge avec des artistes comme Slim Harpo, Lazy Lester, Sam Myers et Jerry McCain. Le swamp blues √©tait plus lent, avec un style d'harmonica moins complexe que dans le Chicago Blues. Les chansons du style les plus connues sont Scratch my Back, She's Tough et King Bee.

Le jump blues était un autre développement du blues de cette période qui a influencé la musique populaire. Le jump blues était un hybride populaire du swing et du blues, mettant en vedette des chansons "up-tempo" orchestrées pour des big bands. Le musicien de ce genre qui a le plus influencé la musique populaire était Big Joe Turner, qui a enregistré la version originale de "Shake, Rattle, and Roll". Pensons aussi à Tiny Grimes, Ruth Brown, et LaVern Baker ("Tweedle Dee").

Années 1960 et 1970

Bob Dylan, 1963.

Lors des ann√©es 1960, les genres de musique influenc√©s ou cr√©√©s par les noirs am√©ricains, comme le rhythm & blues et la musique soul sont devenus populaires. Les musiciens blancs ont popularis√© beaucoup de styles des am√©ricains noirs aux √Čtats-Unis et au Royaume-Uni. Le Rock'n'roll a souvent √©t√© qualifi√© de m√©lange des musiques Noires et Blanches bien que ce m√©lange remonte aux ann√©es 1930 avec certains genres de la Country Music comme le Western Swing ou le Country boogie dont le Rock'n'roll n'appara√ģt souvent que comme un prolongement.

Dans les ann√©es 1960, une nouvelle g√©n√©ration d'enthousiastes du blues appara√ģt en Europe et en particulier en Angleterre. Les principaux acteurs de ce que l'on appelle alors le British Blues Boom sont les Yardbirds, les Bluesbreakers men√©s par John Mayall ou encore les Animals, Fleetwood Mac (1√®re p√©riode avec Peter Green), Chicken Shack, et incluent de nombreuses stars de la pop et du rock √† venir Jimmy Page, Eric Clapton ou Jeff Beck (tous trois membres successivement des Yardbirds) qui int√®grent √† leur musique des influences psych√©d√©liques et pop.

À la fin des années 1960, le style West Side Blues fut créé à Chicago par des artistes comme Magic Sam, Magic Slim, Junior Wells, Earl Hooker et Otis Rush. Le West Side Blues de Magic Sam, Otis Rush, Buddy Guy et Luther Allison était caractérisé par une guitare électrique suramplifiée.

Aux √Čtats-Unis, les guitaristes et chanteurs B.B. King, John Lee Hooker, et Muddy Waters ont inspir√© une nouvelle g√©n√©ration de musiciens, comme le New-Yorkais Taj Mahal. L'√®re des ¬ę Civil Rights ¬Ľ a augment√© l'auditoire des blues traditionnels, et des festivals tels que le Newport Folk Festival ont programm√© des prestations de ¬ę grands ¬Ľ comme Son House, Mississippi John Hurt, Skip James, Big Joe Williams ou le Reverend Gary Davis. J.B. Lenoir a enregistr√© des chansons qui touchaient aux th√®mes du racisme ou de la guerre du Vi√™t Nam.

Des artistes am√©ricains comme Bob Dylan, Janis Joplin (o√Ļ sa chanson summertime est le paroxisme du blues) ou Jimi Hendrix, tous influenc√©s √† la fois par le blues traditionnel et le blues √©lectrique, firent d√©couvrir cette musique au jeune public de l'√©poque. L'interpr√©tation que les artistes de cette g√©n√©ration donn√®rent au blues aura plus tard une influence tr√®s forte sur le d√©veloppement de la musique rock proprement dite.

Années 1980-présent

Taj Mahal à Glastonbury, 2005.

Pendant les années 1980 et jusqu'à nos jours le blues a continué d'évoluer à travers le travail de Robert Cray, Bonnie Raitt, Taj Mahal, Ry Cooder, Albert Collins, Keb 'Mo', Alvin Youngblood, Corey Harris, Jessie Mae Hemphill, R. L. Burnside, Junior Kimbrough, Kim Wilson, James Harman et ses deux guitaristes Hollywood Fats mann et David "kid" Ramos, Ali Farka Touré et bien d'autres.

Le style de blues ¬ę Texas rock-Blues ¬Ľ a √©t√© cr√©√© dans les ann√©es 1980, et utilise les guitares solo et d'accompagnement en m√™me temps. Le style Texas a √©t√© fortement influenc√© par le Blues-rock d'Angleterre (comme John Mayall). Les artistes importants du style Texas Blues √©taient Stevie Ray Vaughan qui r√©volutionna le style dans les ann√©es 1980, The Fabulous Thunderbirds et ZZ Top.

√Ä la m√™me √©poque, John Lee Hooker a retrouv√© sa popularit√©, gr√Ęce √† ses collaborations avec Carlos Santana (Cd The Healer), Miles Davis, Robert Cray et Bonnie Raitt. Eric Clapton (anciennement des Bluesbreakers et du groupe Cream) est redevenu populaire dans les ann√©es 1990 avec son album pour MTV Unplugged, o√Ļ il joue quelques chansons traditionnelles, entre autres succ√®s, sur une guitare acoustique.

Pendant les ann√©es 1980 et 1990, des ¬ę Blues scenes ¬Ľ furent cr√©√©s partout aux √Čtats-Unis, au Canada, et en Europe. Ces ¬ę Blues scenes ¬Ľ comprenaient des revues de Blues (par exemple : Living Blues et Blues Revue), les soci√©t√©s de blues, des festivals de blues, et des clubs o√Ļ est jou√© du blues.

Structures musicales du blues

D'un point de vue technique, le blues repose sur trois √©l√©ments : un rythme souvent ternaire syncop√©, l'harmonie en I-IV-V (c'est-√†-dire les degr√©s principaux dans l'harmonie tonale), et la m√©lodie qui utilise la gamme blues et les "notes bleues".

Le blues a eu une influence sur une très large variété de styles musicaux, qui intégrèrent dans des proportions variables l'un ou plusieurs de ces éléments. Si l'on ne peut alors plus parler de blues on utilise fréquemment le qualificatif bluesy pour indiquer cette coloration particulière. Au-delà de stricts canons techniques, le blues se caractérise souvent - mais pas toujours - par une humeur teintée d'une certaine langueur ou mélancolie.

Rythme

Le blues repose sur un rythme ternaire syncopé. Chaque temps est donc découpé en trois croches dont on ne marque que la première et la troisième. Si le rythme peut être plus ou moins rapide, le blues est traditionnellement joué assez lentement. Le terme de shuffle indique généralement un tempo moyen. Quant au boogie, c'est en général une cadence plus appuyée.

Harmonie

Initialement assez libre, la structure harmonique du blues se fixe progressivement pour aboutir √† une forme de base articul√©e autour de trois accords, g√©n√©ralement sur 8, 12 ou 16 mesures. La forme en douze mesure est ‚Äď de loin ‚Äď la plus commune  ; on parle de ¬ę 12 bar Blues ¬Ľ (Blues de 12 mesures). Ces trois accords, d√©sign√©s par les chiffres romains I-IV-V, repr√©sentant les premier, quatri√®me et cinqui√®me degr√©s (c.-√†-d. tonique, sous-dominante et dominante) de la gamme majeure correspondant √† la tonalit√© du morceau. Ex: C/F/G ("Blues en Do"), F/Bb/C ("Blues en Fa"), Eb/Ab/Bb ("Blues en Mi b√©mol"), etc. Les accords de base comportent le plus souvent la septi√®me (mineure). Dans les formes plus √©labor√©es, les musiciens recourent fr√©quemment √† des accords de neuvi√®me, ainsi qu'√† diff√©rentes alt√©rations. Dans le jazz, √† partir des ann√©es 1940 (Bebop), des musiciens comme Charlie Parker ont pouss√© la sophistication harmonique (et m√©lodique) de la forme √† un degr√© √©lev√©, qui contraste avec les encha√ģnements rudimentaires du blues originel ("early blues"). Dans "Blues for Alice", Charlie Parker multiplie les accords de passage et alt√©rations au point que, malgr√© les 12 mesures caract√©ristiques, il est parfois difficile pour des oreilles novices de "d√©tecter" la forme (harmonique) du blues.

Suite d'accords de base (Blues en Fa) : Suite d'accords de "Blues for Alice" :
F7 Bb7 F7 F7
Bb7 Bb7 F7 F7
C7 Bb7 F7 C7
Fmaj7 Em7b5 A7 Dm7 G7 Cm7 F7
Bb7 Bm7 Eb7 Am7 D7 Abm7 Db7
Gm7 C7 Fmaj7 D7 Gm7 C7


Mélodie

La gamme blues traditionnelle est simplement une gamme pentatonique mineure √† laquelle on a ajout√© une note. C'est cette derni√®re (la quinte diminu√©e) qui donne la couleur blues au morceau, d'o√Ļ son nom de blue note (¬ę note bleue ¬Ľ). Certains auteurs, notamment Le Roi Jones dans son livre Le Peuple Blues, avancent la th√©orie que ce serait l√† une tentative d'adaptation d'une gamme propre √† la musique traditionnelle africaine. D'autres relient cela aux musiques am√©rindiennes, notamment Cherokees, qui proviennent tr√®s largement des musiques de l'Asie du Sud Est.

L'autre gamme fr√©quemment utilis√©e en Blues est la pentatonique majeure. Ce n'est pas la quinte diminu√©e qui est la note bleue. D'ailleurs il y a deux notes bleues par mode. Ce sont la tierce mineure et la septi√®me mineure. Pour Do : do - r√© - mi b√©mol - fa - sol - la - si b√©mol. La fonction harmonique reste majeure malgr√© ces deux intervalles mineurs et c'est ce qui donne la couleur du Blues. Si l'on joue la pentatonique majeure sur la tierce mineure on obtient effectivement ces notes bleues. Toujours pour Do : mi b√©mol - fa - sol - si b√©mol- do. La quinte diminu√©e ‚ÄĒ en l'occurrence sol b√©mol ‚ÄĒ est une note de passage mais n'est pas la note bleue. La plupart des Blues sont en modes majeurs pour l'accompagnement alors que les m√©lodies sont chant√©es sur la gamme pentatonique avec la note bleue. Il existe cependant de fameux Blues en mineur par exemple : As the Years Go Passing By par Albert King.

Il faut noter que toutes ces caract√©ristiques techniques sont loin d'√™tre applicables √† l'ensemble des blues jou√©s par les Noirs. Et il faut encore davantage souligner qu'aucun des grands cr√©ateurs du blues, lorsqu'on a pu les interviewer, n'a jamais d√©fini le blues comme un ensemble de notations musicologiques. A la question "Qu'est le blues ?", la r√©ponse √©tait le plus souvent du genre : "The blues ain't nothing but a good man feelin' bad".

Instruments

Blues

Bien que le blues puisse √™tre interpr√©t√© sur tout type d'instrument, certains sont traditionnellement plus utilis√©s que d'autres :

  • la guitare : guitare acoustique pour le blues traditionnel ou, √† partir des ann√©es 1930 la guitare √©lectrique, branch√©e √† un amplificateur qui ajoute des caract√©ristiques tonales comme la distorsion (√† partir des ann√©es 1950).
  • l'harmonica, acoustique ou utilis√© avec un microphone et un amplificateur.
  • le piano et autres instruments √† clavier comme l'orgue Hammond (d√®s les ann√©es 1960 et 1970) ou le piano √©lectrique (√† partir des ann√©es 1970).
  • La batterie, donc le rythme doit √™tre lent et pr√©cis.
  • la washboard (planche √† lessiver), utilis√©e comme instrument de percussion, frapp√©e par les doigts coiff√©s de d√©s √† coudre. Utilis√©e telle que ou agr√©ment√©e d'une cymbale, d'un wood-block, d'une cloche, etc. ; parfois remplac√©e par une t√īle finement ondul√©e port√©e en plastron.

Timbre

Au sens large, le timbre est la ¬ę couleur ¬Ľ du son : m√™me s'ils jouent les m√™mes notes, une guitare ou un saxophone se distinguent par leur timbre. Cela est √©galement vrai d'un √™tre humain √† l'autre. On a coutume de dire que les chanteurs classiques essaient d'imiter les instruments, alors que les instruments de blues essaient d'imiter la voix humaine (ou parfois celle de Donald Duck, d'un bombardier ou d'une mitraillette).

Les bluesmen ont beaucoup explor√© le timbre : ils ont notamment √©t√© les premiers, pendant les 1950, √† employer des amplificateurs pour la guitare et l'harmonica. Les voix fortes et graves de chanteurs comme Howlin' Wolf et Muddy Waters jouent √©galement beaucoup sur le timbre. La technologie et les effets de mode ont plus tard ajout√© d'autres √©l√©ments au son blues, comme les guitares dirty et satur√©es des Rolling Stones ou d'Eric Clapton ou les effets psych√©d√©liques employ√©s, entre autres, par Jimi Hendrix : le feedback, la distorsion style ¬ę Fuzz ¬Ľ, et des effets plus √©tranges encore comme ¬ę l'effet leslie ou UniVibe ¬Ľ, constitu√© d'un haut-parleur en rotation.

Vibrato

Billy Branch jouant dans bar blues à Chicago en 2005

Le vibrato est un effet appliqu√© √† une note de musique. Tr√®s employ√© notamment par les musiciens de blues, cet effet consiste √† provoquer une variation rapide de la hauteur de la note. Comme tous les effets de nuance, le vibrato apporte une expressivit√© particuli√®re selon la fa√ßon dont il est effectu√© : vite ou lentement, de fa√ßon fluide ou saccad√©e. Le vibrato est un √©l√©ment essentiel du son blues, que cela soit pour les voix ou sur des instruments tels que la guitare.

Pour cette derni√®re, divers moyens ont √©t√© utilis√©s depuis B. B. King, surtout les moyens m√©caniques qui modifient l√©g√®rement la longueur de la corde vibrante. Plusieurs techniques existent donc, qui donnent chacune des effets sonores l√©g√®rement diff√©rents : faire vibrer les doigts de la main gauche, ou le manche de la guitare lui-m√™me, ou encore gr√Ęce aux diff√©rents syst√®mes de cordier vibrato.

√Ä partir des ann√©es 1960, les musiciens de blues-rock utilis√®rent √©galement des moyens √©lectroniques, comme la p√©dale wah-wah ou l'effet Larsen (le ¬ę feedback ¬Ľ) finement ma√ģtris√©. Plus r√©cemment, les musiciens de blues ont commenc√© √† utiliser des techniques num√©riques pour cr√©er du vibrato, comme les bo√ģtiers programmables √©quip√©s de processeurs de traitement du signal, qui permettent de param√©trer aussi bien le timbre que l'attaque ou le vibrato. Les instruments principaux sont les instruments √† cordes (la basse, la guitare, steel guitare, la contrebasse, le violoncelle, l'alto, le violon) mais √©galement le saxophone, l'harmonica, la batterie, lap steel, le bottleneck et le piano.

Thèmes des paroles du blues

Les thèmes repris dans les paroles de blues sont pessimistes.

Actualité locale, nationale ou mondiale

√Ä l'origine les bluesmen √©taient des m√©tayers noirs perdus au fin fond du ¬ę delta du Mississippi ¬Ľ, plaine cotonni√®re qui n'est pas le vrai delta mais se situe plus au nord. Ils chantaient souvent pendant des √©v√©nements locaux tels que la crue du Mississippi (High Waters Blues), la construction des digues (Levee), l'incendie d'une ferme de coton. √Ä la rigueur on parle d'une grande ville pas trop √©loign√©e comme La Nouvelle-Orl√©ans, Memphis, Saint Louis. Mais il y a fatalement des incursions ou des espoirs de voyages dans d'autres villes des √Čtats-Unis, que ce soit pour trouver du travail, faire le service militaire ou participer aux luttes d'√©mancipation.

Un bluesman peut donc √™tre amen√© √† parler de l'actualit√© nationale. Une anecdote montre le second degr√© des bluesmen et l'utilisation d'un langage propre. Dans Sweet home, Chicago, Robert Johnson r√™vait d'aller ¬ę back to the land of California, to my sweet home, Chicago ¬Ľ ; en 1980, les Blues Brothers corrigeront cette erreur ¬ę back to that good old place, sweet home, Chicago ¬Ľ croyant que Johnson avait fait une erreur g√©ographique. En fait la Californie dans l'imaginaire blues signifie pays de richesse, de la ru√©e vers l'or, ce que repr√©sentait Chicago √† l'√©poque pour les bluesmen pauvres du Mississippi.

Enfin l'horizon ne manquera pas de s'élargir au globe avec la participation de certains appelés à la Seconde Guerre mondiale, au mur de Berlin, à la guerre du Viêt Nam. On retrouve tout ceci dans des blues comme ceux de J.B. Lenoir.

Mais avant tout, le blues est le moyen d'expression musical le plus direct concernant la d√©tresse de l'√Ęme, ainsi, le th√®me de la d√©pression (Hard Time Killing Floor Blues, de Skip James), ou bien encore ce th√®me qui revient souvent dans les standards, celui de la femme quittant son homme. (How long, How long Blues, de Leroy Carr & Scrappy Blackwell).

Un aspect √† ne pas n√©gliger est la dimension politique, revendicative, anti-s√©gr√©gationniste (dans les ann√©es 1960), de certains textes. De nombreux titres sont √† double sens: un sens litt√©ral, fr√©quemment connot√© sexuellement, et un deuxi√®me niveau, clairement politique. Ainsi un titre aussi c√©l√®bre que I'm a man a deux niveaux : je suis un homme, classique chanson plus ou moins d'amour, et je suis un homme, non pas un demi homme, je veux ma place dans la soci√©t√©, etc ‚Ķ

Le thème de la dépression dans les années 1930 ou de la crise depuis des années est naturellement politique.

Cet aspect est bien entendu amoindri lorsque les titres sont chant√©s par des Britanniques ou des Am√©ricains blancs. Notons toutefois que le th√®me de l'amour, amour bien entendu perdu, est nettement plus fr√©quent, m√™me si on pourrait se hasarder √† faire une m√©taphore de la femme perdue : femme = dignit√©, honneur‚Ķ

Enfin les allusions sexuelles, voire salaces, les calembours, sont fr√©quents : un des exemples typiques pourrait √™tre Dust my broom dont le d√©but est : je me l√®ve le matin et je nettoie (j'√©pousette) mon balai‚Ķ la m√©taphore est claire.

L'influence du blues

Le blues dans la musique classique

On peut voir l'influence des blues dans la musique de Maurice Ravel (en particulier dans sa Sonate pour violon et piano), George Gershwin (son Rhapsody in Blue, le Concerto en fa majeur, et Porgy and Bess) et dans la musique d'Arthur Honegger (Pacific 231).

Le blues dans la musique country

Plus qu'une influence du blues sur la musique country, r√©elle, il faut parler plut√īt d'interinfluence tant ces deux genres qui repr√©sentent les deux facettes (pauvres blancs, pauvres noirs) du sous-prol√©tariat sudiste sont √† la fois issus des m√™mes racines (musique des plantations, des migrants en Am√©rique) et se sont f√©cond√©es l'une l'autre tout au long de leur histoire. Une forme de Hillbilly blues (comme l'a finement baptis√© l'auteur anglais Tony Russell) a exist√© d√®s les ann√©es 1920, v√©ritable premier blues blanc (Jimmie Rodgers, Cliff Carlisle, Gene Autry, Jimmie Davis‚Ķ). Le blues en tant que tel est rest√© alors un √©l√©ment important de toute la Country Music, particuli√®rement avec le Western Swing puis le Honky Tonk, personnalis√© par Hank Williams.

Le blues dans la musique rock

Le blues est d'abord l'√©l√©ment principal du "mariage" avec la musique country qui a donn√© naissance au rock'n'roll, aux √Čtats-Unis, au milieu des ann√©es 1950 [1].

Ensuite, on retrouve facilement des racines blues dans nombre de groupe britanniques de rock et de hard rock : les d√©buts des Rolling Stones, de Uriah Heep, ou la chanson Smoke On The Water de Deep Purple, doivent beaucoup au blues. M√™me un groupe progressif comme Pink Floyd (dont le nom lui-m√™me vient de l'association des pr√©noms des bluesmen Pink Anderson et Floyd Council), a fait appel √† plusieurs reprises √† la forme blues, non seulement √† ses d√©buts avec Syd Barrett, grand admirateur de Bo Diddley, mais √©galement par la suite, au milieu de morceaux plus psych√©d√©liques (Biding My Time, Seamus, Money, Dogs Of War sont des blues plus ou moins camoufl√©s). Des artistes comme Chris Rea et Gary Moore ou un groupe comme The Doors revendiquent l'influence que le blues a sur leur cr√©ation.

En fait, il n'est gu√®re de groupes ou d'artistes pop-rock qui, un jour ou l'autre, ne se soit pas inspir√© du blues, allant jusqu'√† g√©n√©rer une prise de conscience musicale en Angleterre pendant la deuxi√®me partie des ann√©es 1960, avec le British Blues Boom, repr√©sent√© notamment par Alexis Korner puis par John Mayall, Eric Clapton, Cream, Fleetwood Mac, Chicken Shack, Savoy Brown et Rory Gallagher (Irlande). Aux √Čtats-Unis, plusieurs artistes blancs ont √©galement b√Ęti l'essentiel de leur Ňďuvre sur le blues, tels The Allman Brothers Band, Mike Bloomfield, le Blues Project, Paul Butterfield, Roy Buchanan, Canned Heat, The Doors, Jeff Healey (Canada), John Hammond, Janis Joplin, Charlie Musselwhite ou encore Johnny Winter.

Le blues en France

En France, des artistes comme Benoit Blue Boy, Patrick Verbeke, Bill Deraime, Jean Sangally, Cisco Herzhaft, Alain Giroux, Rod Barthet ou Paul Personne incarnent une vision francophone du blues, mais tr√®s influenc√©e par la musique am√©ricaine. C√īt√© instrumental, l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau est un musicien de session et un performer internationalement appr√©ci√© depuis les ann√©es 1970, ayant enregistr√© plusieurs albums qui font r√©f√©rence. Plus r√©cemment, un autre harmoniciste, Nico Wayne Toussaint, n'est pas en reste.

Depuis les ann√©es 1980, soit depuis une trentaine d'ann√©es, de nombreuses individualit√©s ou formations continuent de faire vivre le blues hexagonal, comme en t√©moigne r√©guli√®rement la revue Soul Bag. En parall√®le, l'augmentation tr√®s significative des √©missions de radios sp√©cialis√©es a contribu√© √† offrir une nouvelle vitrine au blues hexagonal. Le Collectif des radios blues a √©t√© cr√©√© en 2003. Il r√©unit de nombreux animateurs en France, Belgique, Qu√©bec. Le CRB remet chaque ann√©e son Troph√©e ¬ę Coup de Coeur ¬Ľ √† l'un des finalistes du Tremplin Blues Sur Seine. Il r√©alise chaque mois le PowerBlues, classement des meilleurs sorties Cd blues et l'Airplay, regroupement des albums les plus diffus√©s par les radios. Enfin le Collectif d√©livre chaque ann√©e son label ¬ę Selection du CRBlues ¬Ľ √† quelques-unes des meilleures sorties CD.

En janvier 2011, plusieurs membres de la communauté Blues française ont créé l'association France Blues. Elle vise à promouvoir le Blues français et leurs acteurs, notamment à l'échelle internationale.

En septembre 2011, la chanteuse Claire Denamur fait paraitre son deuxième album, Vagabonde, dont l'objectif clairement affiché est de proposer du blues francophone.

L'influence des blues sur le cinéma

Le blues a √©galement influenc√© le cin√©ma, surtout aux √Čtats-Unis. Le film Crossroads (Walter Hill) (1986) montre le mythe sulfureux du pacte avec le diable. Bande son de Ry Cooder et duel mythique entre le h√©ros du film Ralph Macchio et Steve Vai en personne. Le pacte de Tommy Johnson (plus tard repris et rendu c√©l√®bre par Robert Johnson) est √©voqu√© dans le film O'Brother, de Joel Coen.

Les deux films de John Landis, The Blues Brothers (1980) et Blues Brothers 2000 (1998), qui dressent un panorama de différents styles et mettant en scène une pléthore de vedettes, ont eu une importante influence sur l'image du blues.

En 2003, d√©clar√©e ¬ę ann√©e du blues ¬Ľ aux √Čtats-Unis, Martin Scorsese produit une s√©rie de sept films documentaires sur le blues intitul√©e The Blues, a Musical Journey [2]:

  1. The Soul of a Man, de Wim Wenders, à propos de Skip James, Blind Willie Johnson et J.B. Lenoir,
  2. La Route de Memphis (The Road to Memphis), de Richard Pearce, qui traite plus particulièrement de BB King (titre français La Route de Memphis),
  3. Du Mali au Mississippi (Feel Like Going Home), de Martin Scorsese, sur les origines africaines du blues (titre français Du Mali au Mississippi),
  4. Devil's Fire (Warming by the Devil's Fire), de Charles Burnett, une fiction sur le conflit du blues et du gospel,
  5. Red, White and Blues, de Mike Figgis, sur le blues britannique (Tom Jones, Van Morrison),
  6. Godfathers and Sons, de Marc Levin, sur le Chicago Blues et le hip hop,
  7. Piano Blues, de Clint Eastwood, sur les pianistes de blues (Ray Charles, Dr. John).

Le film 24 Mesures[3], de Jalil Lespert, avec Archie Shepp, est librement inspiré des mélodies du blues et du free jazz.

Principaux artistes de blues

Susan Tedeschi im Wiener Konzerthaus.JPG
Article d√©taill√© : Liste des musiciens de blues par style.
  • Musiciens : Voir la cat√©gorie musicien de blues et la Liste des musiciens de blues par style.
  • Chanteuses : Voir la cat√©gorie chanteuse de blues.
  • Chanteurs : Voir la cat√©gorie chanteur de blues.

Média spécialisés

  • Soul Bag : revue trimestrielle en kiosque, sp√©cialis√©e dans le blues et la musique soul.
  • Crossroads: Blues, R&B, Country, Folk, Jazz‚Ķ ; revue mensuelle en kiosque.
  • Blues magazine : revue trimestrielle en kiosque.
  • BCR la revue : Blues, Country, Rock'n'Roll ; revue trimestrielle uniquement sur abonnement.
  • Blues Again!: revue trimestrielle (a cess√© de para√ģtre en 2009)
  • ABS Magazine : revue trimestrielle uniquement sur abonnement.
  • Collectif des radios blues : site des radios blues francophones.
  • W3 bluesRadio : webradio francophone diffusant du blues 24 h sur 24..
  • Tremplin Blues sur Seine : site du Tremplin Blues sur Seine.
  • Association France Blues : site de l'association des membres de la communaut√© fran√ßaise du Blues.

Bibliographie

  • AUSSEIL (David), CONTAMINE (Charles-Henry) & CHAPOULLIE (Denis).- La Route du blues.- Barth√©l√©my, 1995
  • BARD (Patrick) & RAYNAL (Patrick).- Blues Mississippi Mud.- La Martini√®re, 1993
  • BAS-RABERIN (Philippe), Ed.- Les Incontournables du blues.- Filipacchi, 1994
  • BAS-RABERIN (Philippe).- Le Blues moderne, 1945-79.- Albin Michel, 1979-86
  • BROONZY (Big Bill) & BRUYNOGHE (Yannick).- Big Bill blues.- Ludd, 1987
  • COHN (Larry).- Nothing but the blues.- Abbeville, 1993 (Traduction)
  • DANCHIN (Sebastian).- B.B. King.- Limon, 1993
  • DEMETRE (Jacques) & CHAUVARD (Marcel).- Voyage au pays du blues.- CLARB, 1995
  • HERZHAFT (G√©rard).- John Lee Hooker.- Limon, 1991
  • HERZHAFT (David & G√©rard).- Le livre de l'harmonica.- Fayard, 2008
  • HERZHAFT (G√©rard).- La Grande Encyclop√©die du Blues.- Fayard, 1997-2008
  • HERZHAFT (G√©rard).- Le Blues.- PUF, Que Sais-je?, 1981-2008
  • HERZHAFT (G√©rard).- La Country Music.- P.U.F., Que Sais-je?, 1985-2009
  • HOFSTEIN (Francis).- Le Rhythm & Blues.- P.U.F, Que Sais-je? no 2619, 1991
  • HOFSTEIN (Francis).- Muddy Waters.- Actes-Sud, 1996
  • KOECHLIN (St√©phane).- Le Blues, fleur africaine.- Hachette, "Qui, quand, quoi?", 1996
  • LEVET (Jean-Paul).- Talking that talk.- Nathan, 1992
  • SACRE (Robert).- Les Negro Spirituals et les Gospel Songs.- P.U.F., Que Sais-je? no 2791, 1993
  • SACRE (Robert).- Musiques Cajun, Cr√©ole et Zydeco.- P.U.F, Que Sais-je? no 3010, 1995
  • SPRINGER (Robert).- Les Fonctions sociales du blues.- Parenth√®ses, 1999
  • VASSET (Andr√©).- La Vie et l'Ňďuvre de Big Bill Broonzy.- Chez l'auteur, 1996

Films

Articles connexes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Cf Muddy Waters dans The Blues Had A Baby And They Named It Rock And Roll, sur son album Hard Again (1977)
  2. ‚ÜĎ The Blues, A Musical Journey, la fiche dans Allocin√©
  3. ‚ÜĎ 24 Mesures, fiche sur Allocin√©

Lien externe



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