Bitola

ÔĽŅ
Bitola

41¬į 01‚Ä≤ 58‚Ä≥ N 21¬į 20‚Ä≤ 25‚Ä≥ E / 41.0327990, 21.3402900

–Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–į
Bitola
Blason de –Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–įBitola
Héraldique
Drapeau de –Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–įBitola
Drapeau

Chirok Sokak, principale rue du centre
Chirok Sokak, principale rue du centre
Administration
Pays Drapeau de Mac√©doine Mac√©doine
Région Pélagonie
Municipalité Bitola
Code postal 7000
Maire Vladimir Taleski
Géographie
Coordonn√©es 41¬į 01‚Ä≤ 58‚Ä≥ Nord
       21¬į 20‚Ä≤ 25‚Ä≥ Est
/ 41.0327990, 21.3402900
Altitude 576 m
Superficie 42 200 ha = 422 km2
Démographie
Population 95 385 hab. (2002)
Densit√© 226 hab./km2
Localisation
Macedonia location map.svg
City locator 14.svg
–Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–į
Bitola
Internet
Site de la ville www.bitola.gov.mk

Bitola (en mac√©donien : –Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–į) est la municipalit√© la plus peupl√©e du sud-ouest de la R√©publique de Mac√©doine. Sous l'Empire ottoman, elle s'appelait ManastńĪr ou Monastir.

Sommaire

√Čtymologie

Le nom Bitola est d√©riv√© du vieux mot slave Obitel (monast√®re ou domicile), parce que la ville √©tait autrefois c√©l√®bre pour son monast√®re. Lorsque la signification du nom n'a plus √©t√© comprise, elle a perdu son pr√©fixe ¬ęo¬Ľ[1]. Le nom de Bitola est mentionn√© dans l'inscription de Bitola. La premi√®re mention √©crite de Bitola date de 1014 ; elle figure sur un trait√© de l'empereur Samuel Ier de Bulgarie[2]. Modern variantes Slaves incluent le mac√©donien Bitola (–Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–į), la serbe Bitolj (–Ď–ł—ā–ĺ—ô), et la bulgare Bitolya (–Ď–ł—ā–ĺ–Ľ—Ź). Les byzantins ont hell√©nis√© le nom en Vout√©lion (őíőŅŌÖŌĄő≠őĽőĻőŅőĹ) ou Vit√≥lia (őíőĻŌĄŌéőĽőĻőĪ). Le nom en aroumain Bituli est √©galement d√©riv√© du nom slave.

Un autre nom grec de la ville, qui est actuellement toujours utilis√©, est Monastiri (őúőŅőĹőĪŌÉŌĄőģŌĀőĻ), signifie aussi "monast√®re". Le nom turc Manastir (turc ottoman: ŔÖŔÜōßō≥ō™ōĪ) est d√©riv√© du nom grec, de m√™me que le nom albanais Manastir ou Manastiri.

Géographie

Généralités

La municipalité vue depuis les monts Baba, au fond, la plaine pélagonienne

Bitola est situ√©e dans la vaste plaine de P√©lagonie, une des rares √©tendues non-montagneuses de la R√©publique de Mac√©doine. Cette plaine, situ√©e dans le sud-ouest du pays et ouverte sur la Gr√®ce, est limit√©e par les monts Baba, qui culminent √† 2 601 m√®tres d'altitude au pic Pelister[3], situ√© √† l'ouest de la ville[4].

Bitola, situ√©e entre 590 m√®tres et 710 m√®tres au-dessus du niveau de la mer[3], est encadr√©e par les municipalit√©s mac√©doniennes de Demir Hisar au nord, Mogila au nord-est, Resen √† l'ouest et Krivogachtani au sud-ouest. Elle est frontali√®re de la Gr√®ce par sa limite sud. La ville de Bitola se trouve par ailleurs √† seulement 15 kilom√®tres de la fronti√®re, et √† 175 kilom√®tres de Skopje, 180 kilom√®tres de Thessalonique[4].

La ville, qui regroupait en 2002 74 550 des 95 385 habitants que comptait alors la municipalit√©[4], fait environ 7 kilom√®tres de diam√®tre et couvre 24 kilom√®tres carr√©s, soit 9,7% de la superficie totale de la municipalit√©[3]. Le reste de la population r√©side dans des villages, diss√©min√©s sur le territoire de la municipalit√©.

Géologie et hydrologie

La municipalit√©, bien qu'√©tal√©e sur la plaine p√©lagonienne, est ponctu√©e de plusieurs collines, dont les quatre Ba√Įr qui encadrent la ville de Bitola. La plus haute, appel√©e Kale, culmine √† 890 m√®tres. Ces collines sont les contreforts de syst√®mes plus importants, le l√©ger massif d'Oblakovo-Snegovo et les monts Baba, tr√®s diff√©rents l'un de l'autre au point de vue du relief[3].

La municipalit√© est travers√©e par la rivi√®re Dragor (rivi√®re), qui prend sa source dans les monts Baba puis rejoint la Tchrna Reka √† l'est de la ville. La Tchrna Reka se jette √† son tour dans le Vardar, le plus grand fleuve de la R√©publique de Mac√©doine, tributaire de la mer √Čg√©e.

Climat

Le centre de Bitola sous la neige en hiver

La municipalit√© de Bitola, bien que situ√©e √† seulement 155 kilom√®tres de la mer Adriatique et √† 130 kilom√®tres de la mer √Čg√©e, ne conna√ģt pas le climat m√©diterran√©en. En effet, l'altitude et les hautes montagnes qui encadrent la P√©lagonie garantissent plut√īt un climat continental ou un climat montagnard[5].

Les √©t√©s sont chauds et secs et les hivers, pluvieux, sont entrecoup√©s de p√©riodes chaudes et froides. Les pr√©cipitations sont plus abondantes en automne et au printemps[5]. La ville de Bitola conna√ģt, √† cause de la pollution li√©s √† la pr√©sence d'usines, des brouillards assez fr√©quents ainsi qu'une √©vacuation de la chaleur plus lente qu'√† l'ext√©rieur[5].

Les √©carts de temp√©ratures selon les saisons peuvent √™tre tr√®s importants, les records de temp√©rature sont 41,2 ¬įC le 6 juillet 1988 et -30,4 le 7 janvier 1993[5]. La municipalit√© conna√ģt en moyenne 84 jours par an pendant lesquels la temp√©rature descend en dessous de 0 ¬įC, et de 45 √† 50 jours o√Ļ celle-ci d√©passe les 30 ¬įC[6]. Le mois de juillet est souvent le plus chaud de l'ann√©e, avec une temp√©rature moyenne de 22,2 ¬įC, le plus froid est janvier, avec 1,5 ¬įC. Le printemps et l'automne connaissent des temp√©ratures plut√īt froides, respectivement 10,9 ¬įC et 12,2 ¬įC en moyenne[5].

La moyenne des pr√©cipitations se situe √† 613,9 mm d'eau par an. Elle peut √™tre tr√®s variable selon les ann√©es, en 1953, il est tomb√© seulement 358,8 mm alors qu'en 1981, il y a eu 851,9 mm. Les mois les plus pluvieux sont novembre (77,2 mm), d√©cembre (69,3), octobre (60,4 mm) et mai (57,8 mm). Juillet (34,2 mm) et ao√Ľt (33,8 mm) sont les mois les plus secs[7].

Histoire

Antiquité

Mosa√Įque romaine retrouv√©e √† Heraclea

Pendant la Pr√©histoire, une communaut√©, appel√©e Lyncestis, s'installe dans la r√©gion[8]. Au Ve si√®cle av. J.-C., sous l'impulsion du roi Philippe II de Mac√©doine, une ville, Heraclea Lyncestis, est construite sur une petite colline se trouvant √† l'ouest de la ville actuelle[9]. Cette nouvelle cit√© est b√Ętie au carrefour de deux voies, l'une reliant la c√īte adriatique √† la Thrace, l'autre, n√©e dans le nord-est de la P√©lagonie, rejoignant Stobi (actuelle Gradsko), situ√©e dans la vall√©e du Vardar[9].

Au IIe si√®cle av. J.-C., la Mac√©doine est envahie par les Romains[9]. Ceux-ci r√©organisent l'ancien royaume en province et font de la route qui reliait la mer Adriatique √† la Thrace une voie tr√®s importante, baptis√©e Via Egnatia[9]. Un si√®cle plus tard, la ville sert de d√©p√īt de ravitaillement pour l'arm√©e de Jules C√©sar lors de la Guerre civile, qui se d√©roula de -49 av. J.-C. √† -50 av. J.-C. Son nom appara√ģt ensuite dans divers √©crits, autant officiels que priv√©s[9].

La ville est √©vang√©lis√©e tr√®s t√īt, d√®s le Ier si√®cle[8], et devient un √©v√™ch√©[9]. Ses √©v√™ques des IVe si√®cle, Ve si√®cle et VIe si√®cle sont connus gr√Ęce √† des textes de l'√©poque[9]. Heraclea est alors une ville importante, elle poss√®de notamment des fortifications, deux basiliques et un th√©√Ętre[9]. √Ä partir du Ve si√®cle, la ville conna√ģt n√©anmoins des attaques barbares et est d√©vast√©e √† plusieurs reprises[8]. Le roi ostrogoth Th√©odoric est le premier √† lancer une attaque sur Heraclea, en 472[9]. Il recommence en 479[9] et en 518 la ville est √† nouveau ravag√©e par un s√©isme[10]. Elle est restaur√©e √† la fin du Ve si√®cle et au d√©but du VIe si√®cle, peu de temps avant l'invasion des Slaves, qui an√©antissent d√©finitivement la ville[9].

Moyen √āge

Au VIe si√®cle, les Slaves Dragovites et Berzites[2] s'installent durablement dans la r√©gion[8]. Ils abandonnent Heraclea Lyncestis et s'installent √† l'emplacement de la ville actuelle, qui fait partie de l'Empire byzantin.

Pendant les si√®cles suivants, la ville, √©clips√©e par Ohrid, ne joue pas de grand r√īle dans l'Empire[10]. Vers l'An Mil, cependant, elle redevient un carrefour commercial et de nombreux monast√®res et couvents sont construits[8]. Ce sont ces √©tablissements qui donnent son nom √† la ville, Bitola, qui vient d'un mot slave signifiant ¬ę monast√®re ¬Ľ.

Au XIVe si√®cle, Bitola est conquise par les empereurs serbes qui l'incluent dans leur √Čtat[11]. √Ä la fin de ce si√®cle, les Turcs commencent √† envahir les Balkans et prennent Bitola en 1382[2]. Ils la rebaptisent aussit√īt Monastir.

√Čpoque moderne

Le campanile de Bitola, construit au XVIe si√®cle

Monastir devient un grand centre commercial, qui commerce surtout avec l'Albanie et la Gr√®ce[2]. La ville accueille un tr√®s grand nombre de Turcs et devient la troisi√®me plus grande ville de l'Empire ottoman[8]. Au XVIe si√®cle, Monastir accueille √©galement une importante communaut√© juive, originaire d'Espagne et du Portugal, pays alors soumis √† l'Inquisition[11]. Alors que les Turcs et les Juifs s'installent dans la ville, les Slaves occupent surtout les villages alentours[11].

Un marchand v√©nitien d√©crit en 1591 la ville comme un centre de n√©goce d√©velopp√©, qui poss√©dait un bezisten (bazar couvert) et un caravans√©rail. Selon lui, Monastir comptait 200 maisons habit√©es par des Juifs et vivait principalement du commerce de la laine et du cuir[2]. Le voyageur ottoman du XVIIe si√®cle Hadji Khalifa d√©crit quant √† lui la ville comme un important march√© de coton et son contemporain Evliya √áelebi recense 3 000 maisons, plus de 900 magasins, 40 maisons de th√© et de caf√©, un bezisten ferm√© par des portes en fer et d'autres nombreux monuments publics[2].

La mosquée Aydar-Kadi Djamila, élevée par les Turcs en 1561

À cette époque, Monastir est également un grand centre religieux musulman. La ville compte en effet beaucoup de médersas, quelques écoles de droit religieux et près de 70 mosquées[2].

Apr√®s la Deuxi√®me guerre austro-turque, qui se d√©roule de 1683 √† 1699 et qui s'ach√®ve par la d√©faite ottomane, Monastir, comme les autres villes mac√©doniennes, d√©cline, et sa population tombe √† 12 000 habitants[2].

Le XVIIIe si√®cle est une p√©riode de stagnation pour la ville ; √† la fin de ce si√®cle elle accueille n√©anmoins une nouvelle communaut√© ethnique, des Valaques[11], peuple qui parle une langue proche du roumain et qui a migr√© dans toute la p√©ninsule balkanique jusqu'au XIXe si√®cle[12].

Vue panoramique, depuis la colline de Krkkadas

Depuis 1800

Vue de Bitola au XIXe si√®cle

D√®s le d√©but du XIXe si√®cle, Monastir conna√ģt de profondes mutations et retrouve sa place de m√©tropole dans l'Empire ottoman[11]. L'implantation d'ateliers d'artisanat offre du travail √† la population grandissante et l'installation d'une garnison ainsi qu'une prestigieuse √©cole militaire font venir de nombreux soldats qui s'installent dans la ville. En 1835, Monastir compte ainsi plus de 40 000 habitants[2] et est la seconde ville sur la partie europ√©enne de l'Empire ottoman apr√®s Thessalonique. Ses commer√ßants traitent alors majoritairement avec des homologues de Venise, Vienne (Autriche), Paris, Londres et Leipzig.

L'Universit√© slave, ouverte au XIXe si√®cle par des nationalistes mac√©doniens

En même temps, la conscience nationale macédonienne émerge et les Slaves commencent à ouvrir leurs propres écoles et églises, qui tendent à s'écarter de l'autorité du Patriarcat de Grèce, qui influe alors considérablement sur la vie quotidienne en favorisant l'hellénisation de la population slave[11].

En 1894, l'ouverture de la ligne de chemin de fer reliant Monastir √† Thessalonique permet un nouvel essor √©conomique pour la ville, qui, pl√©biscit√©e par les n√©gociants √©trangers, re√ßoit les consulats de douze √Čtats europ√©ens[2] et s'occidentalise fortement[8]. Monastir re√ßoit alors son surnom de Ville des Consuls, qu'elle conserve encore plus de cent ans apr√®s[2].

Monastir affirme sa place de métropole en 1903, lorsque les frères Manaki y réalisent le premier film des Balkans[13], puis en 1908, lorsque le Congrès de Bitola définit l'alphabet usité pour la langue albanaise[11].

Durant le d√©but du 19e si√®cle, Bitola a √©t√© un des foyers principaux des associations albanaises, lesquelles aspiraient √† l'ouverture de l'√©ducation en albanais partout o√Ļ il y avait des Albanais. Apr√®s la r√©volution des "nouveaux Turcs" (1908), profitant de petites concessions que les "nouveaux Turcs" ont fait au d√©but, Bitola devient un vrai nid des associations albanaises, patriotes albanais et imprimeries de livres en albanais.

Bitola a été une des villes albanaises qui a soutenu l'insurrection de Ilinden (1903), laquelle a assuré à la République de Krushevo une courte autonomie. Dans cette ville se sont souvent rencontrés les patriotes albanais comme Çerçiz Topulli, Bajo Topulli, Mihal Grameno, Ahmet Nijaz Bej avec les cerveaux de la résistance macédonienne.

Carte postale de Bitola datée de 1916

Au m√™me moment, Monastir conna√ģt de graves conflits. En 1903, l'Insurrection d'Ilinden, conduite par les nationalistes mac√©doniens contre les Ottomans, soul√®ve toute la Mac√©doine slave[13]. Ensuite, en 1912, alors que la Turquie c√®de la Mac√©doine historique √† la Gr√®ce, la Bulgarie et la Serbie, cette derni√®re occupe la part r√©serv√©e aux Bulgares, dont fait partie Bitola, qui retrouve par ailleurs son nom slave. En 1915, lors de la Premi√®re Guerre mondiale, les Bulgares envahissent la totalit√© de la Mac√©doine serbe, o√Ļ ils s'opposent aux soldats Alli√©s[13]. Jusqu'en 1918, Bitola se retrouve ainsi sur le front, et est bombard√©e presque quotidiennement, par des avions et des batteries ; elle sort de la guerre presque enti√®rement d√©truite[13],[8].

Apr√®s la fin de la guerre, Bitola, comme toute l'ancienne Mac√©doine serbe de 1912, est incluse dans le Royaume des Serbes, Croates et Slov√®nes[13]. En 1929, cet √Čtat devient le Royaume de Yougoslavie. La ville se trouve alors isol√©e √† l'extr√™me sud de ce nouveau royaume et d√©cline progressivement pendant l'entre-deux guerres[14].

Résistants lors de la libération de la ville, en 1944

Bitola est, lors de la Seconde Guerre mondiale, la premi√®re ville de Yougoslavie √† √™tre attaqu√©e par les forces de l'Axe. En effet, les Italiens la bombardent le 3 novembre 1940, alors que la Yougoslavie ne rentre officiellement dans le conflit qu'en avril 1941. Bitola, occup√©e par la Bulgarie la m√™me ann√©e, souffre ensuite de la d√©portation de plus de 3 000 Juifs en mars 1943, 606 arrestations, 251 condamnations pour r√©sistance, 600 habitants meurent lors de combats, 500 sont bless√©s[14]. La ville est lib√©r√©e le 4 novembre 1944 par des R√©sistants communistes[15].

À la fin du conflit, en 1945, alors que la République socialiste de Macédoine est créée, Bitola est pressentie pour devenir capitale. Finalement, Tito impose Skopje, l'autre grande ville macédonienne, située dans le nord du pays[8].

Apr√®s la Seconde Guerre mondiale, Bitola demeure le second centre √©conomique de la Mac√©doine et reste sa capitale intellectuelle et universitaire[8]. La ville compte par ailleurs encore dix consulats, sur les douze qu'elle poss√©dait √† la fin du XIXe si√®cle. Depuis 1991 et son ind√©pendance d√©finitive, Bitola fait partie de la R√©publique de Mac√©doine.

Administration

Héraldique

Infrastructures

Transports

La municipalit√© ne poss√®de pas d'a√©roport ; le plus proche, celui d'Ohrid, n'est cependant distant de quelques dizaines de kilom√®tres. Il est r√©guli√®rement reli√© √† plusieurs villes d'Europe, comme Belgrade, Amsterdam, Vienne (Autriche) et Dusseldorf[16].

Bitola est traversée par deux voies routières d'importance, la route européenne E852, qui relie Tirana à Bucarest en passant par Ohrid et la route européenne 65 qui relie Malmö, en Suède, à La Canée, en Grèce, en passant par Skopje.

La municipalité possède également une gare ferroviaire, située sur la ligne qui relie Skopje à Niki, un village grec frontalier du nome de Flórina. Cette ligne passe notamment par Veles et Prilep[17]. La première ligne de chemin de fer, de Bitola à Thessalonique, construite en 1894, n'existe plus. Le train, pour relier Thessalonique à Skopje, emprunte désormais la vallée du Vardar, située plus à l'est[18].

Bitola est également reliée à Skopje, Prilep, Kitchevo, Ohrid, Strouga, Resen, Demir Hisar, ainsi que d'autres nombreuses villes macédoniennes par des lignes régulières de cars. Les différents quartiers de la ville ainsi que les villages de la municipalité sont desservis par la compagnie locale, qui possède seize lignes différentes[19].

√Čnergie

L'approvisionnement en √©lectricit√© de la municipalit√© est garanti par la centrale thermique de Bitola, situ√©e √† 7 kilom√®tres √† l'est de la ville. Le combustible utilis√© est du charbon, extrait dans une mine des environs. La centrale, qui employait 250 employ√©s en 2000 et participait √† 6,52 % de la production nationale[20], fournit entre 529 et 638 m√©gawatts par mois. Des √©tudes sur la qualit√© de l'air aux abords de la centrale men√©es en 2002 ont montr√© que la pollution √©mise par celles-ci est en dessous du seuil maximum autoris√© et que les gaz qui s'√©chappent des chemin√©es ne se r√©pandent pas sur le territoire grec voisin[21].

√Čducation

Santé

√Čconomie

Démographie

La ville compte aujourd'hui 74 550 habitants et la municipalit√© 95 385 (recensement de 2002).

La composition ethnique de la ville est :

La composition ethnique de la municipalit√© est :

Culture

Jumelages

La ville de Bitola est entretient des accords de coop√©ration avec[22] :

Galerie

Notes et références

  1. ‚ÜĎ ¬ę  ¬Ľ
  2. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en)GoMacedonia - Histoire de Bitola
  3. ‚ÜĎ a, b, c et d (en)(mk)Site officiel de la municipalit√© - Infrastructures-Localisation
  4. ‚ÜĎ a, b et c (en)Premier, H√ītel & Restaurant - Informations utiles
  5. ‚ÜĎ a, b, c, d et e (en)(mk)Site officiel de la municipalit√© - Climat
  6. ‚ÜĎ (en)(mk)Site officiel de la municipalit√© - Climat, Glace
  7. ‚ÜĎ (en)(mk)Site officiel de la municipalit√© - Climat, Pr√©cipitations
  8. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f, g, h, i et j (fr)Quid.fr - Bitola - Histoire (Archive, Wikiwix, que faire ?)
  9. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en)(de)(mk)BitolaBabamBitola - Histoire, Heraklea
  10. ‚ÜĎ a et b (en)Site de l'office du tourisme de Mac√©doine - Bitola
  11. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f et g (en)Centre mac√©donien de culture et l'information - Histoire de Bitola
  12. ‚ÜĎ (fr)Universit√© Laval - Les Aroumains
  13. ‚ÜĎ a, b, c, d et e (en)Balkan heritage Fieldschool - Bitola
  14. ‚ÜĎ a et b (en)MacedonianCities - Bitola
  15. ‚ÜĎ (en)Macedonia FAQ - Bitola
  16. ‚ÜĎ (en)(mk)Site de l'a√©roport d'Ohrid - Destinations
  17. ‚ÜĎ (en)(mk)Compagnie ferroviaire de Mac√©doine - Le r√©seau en 2009
  18. ‚ÜĎ (en)(el)Site de la compagnie ferroviaire grecque - Itin√©raires
  19. ‚ÜĎ (en)(de)(mk)BitolaBabamBitola - Bus
  20. ‚ÜĎ (en)(mk)Site officiel de la municipalit√© - Infrastructures, √©nergie
  21. ‚ÜĎ (en)Qualit√© de l'air dans la r√©gion de la centrale thermique de Bitola
  22. ‚ÜĎ Cooperation

Voir aussi

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Lien externe


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bitola de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Bitola ‚ÄĒ –Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–į Manastir ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Bitola ‚ÄĒ –Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–į Escudo ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • bitola ‚ÄĒ |√≥| s. f. 1.¬†Medida convencionada como refer√™ncia. = CRAVEIRA, ESTAL√ÉO, MODELO, PADR√ÉO 2.¬†Padr√£o de comportamento. 3.¬†Largura da via f√©rrea. 4.¬† [N√°utica] Di√Ęmetro de uma corda ou de um cabo. ¬†¬†‚Ä£¬†Etimologia: origem duvidosa ‚Ķ   Dicion√°rio da L√≠ngua Portuguesa

  • Bitola ‚ÄĒ [bńď‚Ä≤tŇćőĄl…ô] city in S Macedonia: pop. 75,000: also Bitolj [bńď‚Ä≤tŇćlőĄy…ô] ‚Ķ   English World dictionary

  • Bitola ‚ÄĒ Manastir redirects here. For other uses, see Manastir (disambiguation) and Monastir (disambiguation). Bitola –Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–į ҆irok Sokak street ‚Ķ   Wikipedia

  • Bitola ‚ÄĒ /bee toh lah/, n. a city in S Macedonia. 137,636. Serbo Croatian, Bitolj /bee tohl yeu/. Turkish, Monastir. * * * ‚Ė™ Macedonia Serbo Croatian ¬†Bitolj¬†, Turkish ¬†Monastir ¬† ¬†southernmost city of Macedonia, 2,019 feet (615 metres) in altitude on the ‚Ķ   Universalium

  • Bitola ‚ÄĒ Original name in latin Bitola Name in other language Bitol, Bitola, Bitolj, Bitolja, Bitolya, Manastir, Manastiri, Manastr, Monasterium, Monasteron, Monastir, Obitl , QBI, bi tuo la, bitolla, bitora, bytwla, bytwlh, –Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–į, –Ď–ł—ā–ĺ–Ľ—Ź, –Ď–ł—ā–ĺ—ô, –Ď—Ė—ā–ĺ–Ľ–į ‚Ķ   Cities with a population over 1000 database

  • Bitola ‚ÄĒ Sp Bitola Ap –Ď–ł—ā–ĺ–Ľ–į/Bitola L Makedonija ‚Ķ   Pasaulio vietovardŇĺiai. Internetinńó duomenŇ≥ bazńó

  • Bitola ‚ÄĒ BiŐ£tola, ¬† serbokroatisch BiŐ£tolj, t√ľrkisch, albanisch Monastir, zweitgr√∂√üte Stadt der Republik Makedonien, in der Pelagonija (Beckenlandschaft), 84 000 Einwohner; Universit√§t (gegr√ľndet 1979), historisches Archiv; Metall verarbeitende,… ‚Ķ   Universal-Lexikon

  • Bitola ‚ÄĒ Admin ASC 1 Code Orig. name Bitola Country and Admin Code MK.06 MK ‚Ķ   World countries Adminstrative division ASC I-II


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