Willem Verhoeven

Willem Frans Gommar Verhoeven
Portrait de Willem Verhoeven
Portrait de Willem Verhoeven

Autres noms Willem Verhoeven
Activités RhétoricienPoète
Naissance 22 juin 1738
Lierre
Oostenrijkse Nederlanden Vlag.gif Pays-Bas autrichiens
Décès 16 mai 1809
Malines
Drapeau de l'Empire français Empire français
Langue d'écriture NéerlandaisFrançais
Mouvement Les Lumières
Genres historiographie - poésie - théâtre

Willem Frans Gommar Verhoeven, mieux connu sous le nom Willem Verhoeven, né à Lierre, le 22 juin 1738 et mort à Malines, le 16 mai 1809, est un poète, dramaturge et historien flamand, écrivant en langue néerlandaise.

Sommaire

Biographie

Enfance, études & débuts littéraires

Né d’un père qui avait quitté Bruxelles pour s’installer à Lierre, Verhoeven reçut son éducation d’abord des dominicains de cette dernière ville, Il complète ses humanités au collège des Jésuites de Malines, ville dans laquelle il se marie, où il s’établit comme marchand de draps et où il devient un homme considéré.

Bien qu'il fût marchand drapier à Malines où il collaborait à l’hebdomadaire Wekelyks bericht[1], c’est à Lierre qu’il sera impliqué, à jeune âge, dans les activités de la chambre de rhétorique, De Ongeleerden. Il est possible qu’il ait travaillé pour la scène à ce moment-là. En tous cas, déjà le 21 décembre 1755 De Ongeleerden représentent une première pièce d’un Verhoeven qui n’avait alors que 17 ans : il s’agit de la tragédie « De onberoerlyke liefde van den persiaenschen prince Polidorus en de heldhaftige roomsche princesse Julia »[2]. Willems rapporte que De Ongeleerden joue sa comédie rimée avec chant Den Oogst en 1772[3].

Dans un manuscrit de 1792, Verhoeven se fait appeler geswoorne van de Halle, ofte onder-deken van de Meerseniers-Neeringe (juré de la Halle, ou sous-doyen des merciers), membre du conseil élargi de la ville et de la province de Malines. Dès 1771, il occupe aussi le poste de « commissaire des pauvres » (armmeester) lequel il cumule l’année suivante avec celui de secrétaire de l’académie de dessin et d’architecture de Malines[4].

C’est en cette qualité qu’il écrit son premier poème, « Proeve van Dicht-kunde op de Oudtheydt, eer, achtbaerheydt, en voort-gangh der vrye Konsten » (Louvain, 1774) qu’il rédige à l’occasion des festivités en l'honneur de l’octroi accordé à l’académie de porter le titre « Royal ». En six chants, il fait l'éloge des arts et plus particulièrement de la peinture. En employant des alexandrins pompeux et des images mythologiques, il exprime son admiration pour les peintres des anciens Pays-Bas, en particulier pour celui qu’il décrit comme une prodigieuse lumière de soleil : le grand Rubens.

La mort de la souveraine en 1780 l’a conduit à mettre en vers un poème funèbre sur la défunte impératrice consort Marie-Thérèse, à qui il rend hommage ainsi qu’à son successeur, Joseph II, en rejetant cependant toute flatterie par le biais de l’écriture (Pluym-strykery) « d’après modèle français »[5]

Un historien non académicien

Verhoeven a écrit plusieurs tragédies et comédies, mais il doit sa plus grande renommée à ses ouvrages historiques, dont six ont été couronnés par l'Académie de Bruxelles. Pour sa première étude, il entretient une correspondance avec l’historien d’origine zélandaise Jona Willem te Water, l'un des auteurs les plus importants de son temps en langue néerlandaise aux Pays-Bas septentrionaux[6].

Malgré le soutien et les récompenses qu’il obtient de l’Académie à maintes reprises, Verhoeven n’a jamais pu rejoindre l’illustre société, vraisemblablement pour cause d’intrigues [7], mais également pour ses opinions critiques au sujet de l’influence française et de la docilité de l’Académie vis-à-vis du gouvernement impérial.

Verhoeven aurait également participé à des concours à l’étranger, comme en témoignent des fragments de réponses qu’il a formulées à des questions de concours organisés par les académies de Berlin et de Besançon[8].

Parmi les auteurs représentés dans sa bibliothèque, qui comprenait quelque 4.000 volumes, on en trouve de la République des Sept Pays-Bas-Unis écrivant en néerlandais, comme Lambert ten Kate, Vondel, Hooft, Cats, Van Mander, Westerbaen, Spieghel, Hoogvliet, Vos, Heemskerck et Langendijk, ou d’autres écrivant en d’autres langues, tels que Voltaire, Rousseau, Le Clerc, Bayle, Jean le Rond D'Alembert, Mably, Mirabeau et Leibniz ; c’est dans la langue originale qu’il les lit[9].

Un précurseur du mouvement flamand

Verhoeven est considéré comme un précurseur du mouvement flamand. À l’instar d’un Francis de la Fontaine et comme son contemporain Jean-Baptiste Verlooy, il s’insurge contre l’abâtardissement de la langue néerlandaise et le manque d’intérêt de la part des autorités autrichiennes francisées pour la langue vulgaire et véhiculaire de la majorité écrasante de la population « belgique ».

Pour les autorités autrichiennes, le français est la langue de la science. En 1771, l'impératrice Marie-Thérèse crée l’Académie impériale et royale des sciences et belles-lettres de Bruxelles. Les contacts entre cette société savante et les représentants du gouvernement qui supervise ses activités, sont effectués exclusivement en français. Son président et plusieurs de ses membres ne connaissent pas le néerlandais, ce qui fit remarquer à Verhoeven que cela était aussi étrange qu’une Académie parisienne avec autant de membres pas en état de parler le français.

Verhoeven veut souligner l’importance de la langue maternelle pour l’identité d’un peuple. « Donc, ce discours me semble plus utile dans la langue flamande[10], puisque celle-ci enseigne en premier lieu notre caractère national »[11], écrit-il, sous la devise Belgice Pro Patria (en néerlandais, pour la patrie), dans l'introduction à son essai primé sur l'introduction du droit romain dans nos régions. Et en annexe de ce document, il donne la « preuve » détaillée de son argument : toutes les nations civilisées écrivent dans leur langue maternelle. Ainsi le firent les Grecs et les Romains, comme l'ont fait Tasso, Cervantes, Camões, Gessner, Milton, les auteurs français ; chacun d’eux pour son pays et Vondel et Wagenaar pour les Pays-Bas.

S’il veut rester fidèle et honnête sujet de l’Église catholique, en tant qu’historien « éclairé », ne voulant pas passer par ce genre d’auto-culpabilisation qui compare les ancêtres des « belges » aux peuplades les plus primitives, il ne peut que se prononcer avec écœurement sur certains événements historiques tels que l’Inquisition espagnole et portugaise, qu’il met à pied d’égalité avec les sacrifices barbares des druides, ainsi que la mauvaise conduite de nombreux croisés et l’abus des reliques et des indulgences qui trouvèrent leur origine dans des croisades qu’il désigne d’ailleurs comme sanglantes. Il affirme également que le fanatisme est inhérent à de nombreux ministres de toutes les religions[12].

Son exposé Oordeelkundige Verhandelingen op de noodzakelijkheijd van het behouden der nederduijtsche[13] taele, en de noodige hervormingen in de schoolen, offert en 1780 au comte de Neny, président du Conseil privé, est un plaidoyer à la fois pour la sauvegarde de la langue néerlandaise menacée, entre autres, dans l’enseignement ainsi que pour les réformes nécessaires à ce dernier, qui doit forcément employer la langue maternelle au détriment du français. Ce dernier n’aurait qu’une influence pernicieuse sur les bonnes mœurs néerlandaises et mènerait à un mode de vie artificiel ; à des splendeurs folles qui ne laissent plus rien dans la maison que le triste souvenir d'un panache français, mensonger. Il se plaint de l’enseignement, surtout celui dispensé aux filles : « Les gens y apprennent la musique en général, le chant, à jouer du clavecin, la danse, la broderie, le dessin et la peinture ; en outre, on passe son meilleur temps à des parures et des guenilles. On n’apprend plus le flamand ; il a même été interdit de parler la langue néerlandaise ... »[14].

Il plaide également pour la création d’une société littéraire néerlandaise qui devrait avoir son siège à Gand ou - et de préférence - à Bruxelles, parce que la prononciation brabançonne est plus belle. À la base de la méconnaissance de la langue maternelle se trouve l’ignorance. Il faut rendre obligatoire la connaissance du néerlandais pour toute fonction publique. Dans le but d'illustrer le lien entre la langue et les mœurs, Verhoeven à recours aux Romains de l’Antiquité, ainsi qu’à Montesquieu, Voltaire, de Rivarol et d'Alembert.

Un révolutionnaire

Il fut associé à la conspiration de la Révolution brabançonne de 1790 contre le pouvoir centraliste de l’empéreur Joseph II : il fait l’éloge des vertus de Henri van der Noot et de la révolte contre la « tutelle » autrichienne[15].

Les écrits aussi bien que les actes de Verhoeven se situent à cheval entre les convictions idéologiques des Statistes et des Vonckistes lors de la Révolution brabançonne et le seront bien en deçà de cet épisode de l’histoire, puisqu’il hésite toujours entre les partis doctrinaux lorsque les Pays-Bas méridionaux seront inondés par les sans-culottes. Eerbiedig Lof-Gezang (non daté) et l’Ode de 1790 furent écrits en support à Van der Noot. Lorsque les autrichiens restaurent leur autorité sur les Pays-Bas méridionaux, Verhoeven s’empresse à désavouer la paternité de ces écrits, comme il le fait pour un Mémoire historique-politique et critique sur les constitutions, la Religion, & les Droits de la Nation Belgique qu’il rédige exceptionnellement en langue française et dans lequel il tient un discours aussi anti-Joséphiste qu'anti-philosophique[16] ; en outre, il prend la défense du clergé tout en chantant les louanges des bienfaits des cloîtres et abbayes pour les régions historiques des Pays-Bas et il n’hésite pas à invoquer Rousseau comme argumentum ad verecundiam pour appuyer sa thèse[17]. Un trait préromantique est son admiration pour l’architecture gothique.

Les autrichiens ayant réussi à réinstaurer leur pouvoir aux Pays-Bas méridionaux, Verhoeven prend la fuite et s’installe à Bréda, dans la République des Sept Pays-Bas-Unis, jusqu’à ce qu’arrivent, en 1792, les troupes révolutionnaires. Peu après, il reprend le chemin pour les Provinces-Unies, trouvant refuge à La Haye.

En 1795, il publie sa traduction en néerlandais de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Sous contrainte, il rejoint la municipalité de Malines. Quand il doit lire à haute voix le décret sur l’annexion des Pays-Bas méridionaux à la France, en novembre 1795, il est tellement ému que sa voix tremble et que les personnes présentes craignent qu’il soit frappé d’une apoplexie. En décembre de la même année, il se retire de toute fonction publique, refusant celle de juge de paix et, douze ans durant, s’attelle à la tâche de versifier un poème épique de non moins de 22.000 vers selon le modèle de l’Énéide de Virgile, le Belgiade ofte Mannus, dans lequel il glorifie Napoléon. Dans la même période, le régime français imposait de plus en plus de restrictions à l’emploi de la langue néerlandaise, ce qui rendait tout de même peu probable la publication du poème sous domination française. Après sa mort, on en a trouvé le manuscrit parmi ses possessions. Le bibliophile Charles Van Hulthem l’obtint et l’épopée entrera par après dans la collection de la Bibliothèque royale de Belgique[18].

Liste d’ouvrages

  • (nl)De onberoerlyke liefde van den persiaenschen prince Polidorus en de heldhaftige roomsche princesse Julia, tragédie
  • (nl)Juvenilia ofte de schoone Helena, tragédie
  • (nl)Don Diego of de bedrogen Gierigaerd, comédie en trois actes
  • (nl)Den Ooghst, comédie avec chant représentée le 23 février 1772
  • (nl)Hoedanig was den staet van de handwerken en van den koophandel in de Nederlanden, ten tyde van de derthienste en veerthienste eeuwen?, Bruxelles, 1778 ; couronnée par l’Académie de Bruxelles
  • (nl)Algemeyne inleyding tot de aloude en middentydsche Belgische historie, voor zoo veel de togten der Belgen in verre landen, en hunne woon-verplaetsingen ofte verhuyzingen betreft; mitsgaders den invloed dezer op den land-aerd en op de zeden onzer vaderen, verdeelt in verscheyde oordeelkundige verhandelingen en tydperken; Bruxelles, 1778 et 1781 ; étude historique pour laquelle l’auteur obtint une mention honorable de l’Académie de Bruxelles
  • (nl)Oordeelkundige Verhandelingen op de noodzakelijkheijd van het behouden der nederduijtsche taele, en de noodige hervormingen in de schoolen, exposé offert en 1780 au comte de Neny, président du Conseil privé
  • (nl)Aentewyzen de soorten van visschen die het gemeyn voorwerp zyn van de vangst, zoo op de kusten, als in de rivieren in Vlaenderen, Bruxelles, 1781 ; étude biologique couronnée par l’Académie de Bruxelles
  • (nl)Poème funèbre en néerlandais, sur la mort de Marie-Thérèse, 1781
  • (fr)Mémoire historique-politique et critique sur les constitutions, la Religion, & les Droits de la Nation Belgique, achevé en 1787, publié à Liège
  • (nl)Eerbiedig Lof-gezang, Louvain, s.d.
  • (nl)Ode, Malines, 1790
  • (nl)Grond-wet ofte Constitutie van Mechelen met de Nederduytsche overzettinge en aen-merkingen, 1790
  • (nl)Lammen in de Maen
  • (nl)Belgiade ofte Mannus, in de omkeering van den Belgischen en Celtischen staet met de verandering door den eersten Cimberschen zondvloed, in deze en in andere gewesten van Europa, Heldendicht in XV boeken, poème épique
  • (fr)-(nl)Déclaration des droits de l'homme et du citoyen (Grondwettelyke Stelling, voorgegaen door de verklaering der rechten van den mensch ende van den borger gepresenteert aen het fransch volk door de Nationale Conventie), 1795, traduction en néerlandais[19]

Notes et références

  1. Jos Smeyers, Van traditie naar vernieuwing. De Zuidnederlandse letterkunde in de Oostenrijkse tijd. in C. Billen et al., Oostenrijks België, 1713-1794. De Zuidelijke Nederlanden onder de Oostenrijkse Habsburgers, Bruxelles; 1987, p. 338
  2. J.G. Frederiks en F. Jos. van den Branden, Biographisch woordenboek der Noord- en Zuidnederlandsche letterkunde, L.J. Veen, Amsterdam, 1888-1891, p.818
  3. P.G. Witsen Geysbeek, Biographisch anthologisch en critisch woordenboek der Nederduitsche dichters, volume 5, OGI-VER, C.L. Schleijer, Amsterdam, 1824, p. 454
  4. H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 514
  5. H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 515
  6. H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 503/516
  7. Ces intrigues ont peut-être – et d’après Verhoeven lui-même - été menées par Des Roches. En tout état de cause, c’est le président de l’Académie, le chancelier de Crumpipen, qui est intervenu de sa propre personne pour empêcher son élection. Voir : H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 518
  8. Le concours de l’Académie de Besançon a été annoncé en 1785.
  9. H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 516
  10. Sur les prétendues différences entre le « flamand » et le « hollandais » : « Nous considérons ces deux idiomes, et tous ceux qui les connaissent les considèrent avec nous, comme formant une seule et même langue ; avec cette simple différence qu'une portion du peuple qui la parle, l'a travaillée plus que ne l'a fait l'autre portion, peut-être par suite de circonstances politiques. Cela est si vrai, que l'idiome des anciens auteurs hollandais est encore celui des flamands d'aujourd'hui. », Joseph Bosworth, De l'origine du flamand avec une esquisse de la littérature flamande et hollandaise, Hennebert frères, 1840, note 1 de la page I
  11. « Déeze Redevoering dan, dunkt my nutter in de Vlaemsche tael, mids déeze voor al onzen Land-aerd onderwyst, », cité d’après : H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 517
  12. « Als die onmenschelyke offerhanden van de Druiden alleen genoegzaem zijn, om onze voor-vaderen met de wildste volkeren gelyk te stellen, mag men het zelve dan niet zeggen van de Spaegnjaerden en van de Portugiesen, welkers menigmael gevloekte Vuerschaer van geloofs onderzoek, gemeynelyk genoemd Inquisitie, niet zeer verschillig is van de barbaersche menschen slachting onzer vaderen? De geest-dryvery is eigen aan veele bediende van allen Godsdienst...  » cité d’après : H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 517
  13. Vlaams (flamand), Hollands (hollandais), Nederduits (bas allemand) ou Nederlands (néerlandais) étaient des mots interchangeables à l’époque.
  14. « Men leert'er gemeijnelijk muziek, zingen, clavecimbel spéelen, Dansen, bordueren, teekenen, schilderen; voorders word den besten tijd in paleersel en vodderijen versléeten. men leert'er geen vlaemsch meer, zelfs word verboden van nederduijtsch te spréeken... », cité d’après : H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 501
  15. K. ter Laan, Letterkundig woordenboek voor Noord en Zuid, G.B. van Goor Zonen's Uitgeversmaatschappij, La Haye/Djakarta, 1952, deuxième tirage, p. 552
  16. H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 521-522
  17. Jos Smeyers, Van traditie naar vernieuwing. De Zuidnederlandse letterkunde in de Oostenrijkse tijd. in C. Billen et al., Oostenrijks België, 1713-1794. De Zuidelijke Nederlanden onder de Oostenrijkse Habsburgers, Bruxelles; 1987, p. 333
  18. H.J. Vieu-Kuik & Jos Smeyers, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 6, Standaard Uitgeverij, Anvers/Amsterdam, 1975, p. 522-523
  19. Partiellement, cette liste se base sur : J.G. Frederiks en F. Jos. van den Branden, Biographisch woordenboek der Noord- en Zuidnederlandsche letterkunde, L.J. Veen, Amsterdam, 1888-1891, p.818

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