Biologie

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Biologie
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La biologie, appel√©e couramment la ¬ę bio ¬Ľ, est la science du vivant. Prise au sens large de science du vivant, elle recouvre une partie des sciences naturelles et de l'histoire naturelle des √™tres vivants (ou ayant v√©cu). Toutefois la distinction entre organismes vivants et non vivants est parfois difficile et la d√©termination de l'objet sp√©cifique de la biologie n'a rien d'√©vident.

La vie se présente sous tellement de formes et à des échelles si différentes que la biologie couvre un très large spectre, qui va du niveau moléculaire, en passant par celui de la cellule, puis de l'organisme, jusqu'au niveau de la population et de l'écosystème. Ces différents niveaux montrent que le domaine du vivant est fortement hiérarchisé et au fur et à mesure que la biologie progresse, elle se spécialise en de multiples domaines, tous plus ou moins liés aux autres.

Au cours de l'histoire de la biologie, des principes fondateurs ont √©t√© d√©couverts. Les plus importants, qui r√©gissent totalement le domaine du vivant et m√™me le d√©finissent sont :

  • l'√©volution qui fait qu'√† chaque g√©n√©ration une s√©lection naturelle est r√©alis√©e, amenant les caract√®res des √™tres vivants les mieux adapt√©s √† une situation particuli√®re √† avoir plus de chance d'√™tre pr√©sents dans les g√©n√©rations suivantes
  • l'h√©r√©dit√©, qui assure la transmission des caract√®res inn√©s d'un individu √† sa descendance.

Sommaire

√Čtymologie

Le terme biologie est form√© par la composition des deux mots grecs bios (ő≤őĻőŅŌā) en fran√ßais ¬ę la vie ¬Ľ et logos (őĽőŅő≥őŅŌā) qui signifie ¬ę l'√©tude ¬Ľ.

Ce n√©ologisme est cr√©√© au d√©but du XIXe si√®cle et de fa√ßon ind√©pendante :

¬ę Tout ce qui est g√©n√©ralement commun aux v√©g√©taux et aux animaux comme toutes les facult√©s qui sont propres √† chacun de ces √™tres sans exception, doit constituer l'unique et vaste objet d'une science particuli√®re qui n'est pas encore fond√©e, qui n'a m√™me pas de nom, et √† laquelle je donnerai le nom de biologie. ¬Ľ

Chez Lamarck on trouve, pour la premi√®re fois, une conception de l'√™tre vivant qui reconna√ģt son originalit√© comparativement aux objets inanim√©s sans pour autant la faire d√©roger aux lois de la physique, contrairement √† ce qu'avaient tendance √† faire les vitalistes et les fixistes.

Le m√™me Lamarck, bien avant de donner des cours de biologie en 1812, s√©pare dans son ouvrage Hydrog√©ologie, paru √©galement en 1802, la physique terrestre en trois parties :

  • la m√©t√©orologie (√©tude de l'atmosph√®re).
  • l'hydrog√©ologie (√©tude de la cro√Ľte min√©rale).
  • la biologie (√©tude des corps vivants).

Les savants allemands, √† l'appel de Treviranus, lancent les m√©ticuleux inventaires de la flore et de la faune, r√©alis√©s par ceux qui, respectivement, se nommeront botanistes et zoologistes. Vers le milieu du XIXe si√®cle, un int√©r√™t pour les fonctions du vivant oriente la recherche biologique vers la physiologie.

Histoire

Articles d√©taill√©s : Histoire de la biologie et Chronologie de la biologie.

Principes fondateurs

Définition de l'objet

L'objet de la biologie est l'√™tre vivant. Mais qu'est-ce qu'un √™tre vivant ? En quoi se diff√©rencie-t-il des objets inanim√©s et des machines ? Et qu'est-ce que la vie [1]? A ces questions, les biologistes n'ont actuellement pas de r√©ponse pr√©cise qui fasse l'unanimit√© dans la communaut√© scientifique. Certain d'entre eux, et non des moindres, pensent m√™me que ces questions sont elles-m√™mes sans objet.

Par exemple, Claude Bernard, dans la premi√®re des Le√ßons sur les ph√©nom√®nes de la vie communs aux animaux et aux v√©g√©taux (1878), d√©clare explicitement que l'on n'a pas √† se soucier de la notion de vie, car la biologie doit √™tre une science exp√©rimentale et n'a donc pas √† donner une d√©finition de la vie ; ce serait l√† une d√©finition a priori et ¬ę la m√©thode qui consiste √† d√©finir et √† tout d√©duire d'une d√©finition peut convenir aux sciences de l'esprit, mais elle est contraire √† l'esprit m√™me des sciences exp√©rimentales ¬Ľ. En cons√©quence, ¬ę il suffit que l'on s'entende sur le mot vie pour l'employer ¬Ľ et ¬ę il est illusoire et chim√©rique, contraire √† l'esprit m√™me de la science, d'en chercher une d√©finition absolue ¬Ľ.

C'est apparemment √† cette conception que la biologie est rest√©e fid√®le, puisqu'elle continue √† ignorer la notion de vie et √† la remplacer par l'analyse d'objets que le sens commun lui d√©signe comme vivants. Cette analyse permet de mettre en √©vidence un certain nombre de caract√®res communs √† ces objets, et ainsi d'appliquer ce qualificatif de vivant √† d'autres objets les pr√©sentant. Cette m√©thode, exclusivement analytique et exp√©rimentale, a consid√©rablement renforc√© l'efficacit√© et la scientificit√© du travail du biologiste, comparativement aux conceptions souvent sp√©culatives d'avant Claude Bernard. Elle a cependant amen√© une ¬ę physicalisation ¬Ľ telle que l'on a parfois l'impression que, pour rendre scientifique la biologie, il a fallu nier toute sp√©cificit√© √† son objet.

De fait, certain biologistes en viennent √† d√©clarer que ¬ę la vie n'existe pas ! ¬Ľ, car elle ne serait qu'un processus physico-chimique comme tous les autres. Le premier d‚Äôentre eux est probablement Albert Szent-Gy√∂rgyi, prix Nobel de physiologie en 1937, qui a d√©clar√© ¬ę La vie en tant que telle n‚Äôexiste pas, personne ne l‚Äôa jamais vue. ¬Ľ[2]. Le plus connu est Fran√ßois Jacob :

¬ę On n'interroge plus la vie aujourd'hui dans les laboratoires. On ne cherche plus √† en cerner les contours. [‚Ķ] C'est aux algorithmes du monde vivant que s'int√©resse aujourd'hui la biologie. ¬Ľ [3]

Plus r√©cemment, c'est aussi la position d'Henri Atlan :

¬ę L‚Äôobjet de la biologie est physico-chimique. √Ä partir du moment o√Ļ l‚Äôon fait de la biochimie et de la biophysique, et o√Ļ l‚Äôon comprend les m√©canismes physico-chimiques qui rendent compte des propri√©t√©s des √™tres vivants, alors la vie s‚Äô√©vanouit ! Aujourd‚Äôhui, un biologiste mol√©culaire n‚Äôa pas √† utiliser pour son travail le mot ¬ę vie ¬Ľ. Cela s‚Äôexplique historiquement : il s‚Äôoccupe d‚Äôune chimie qui existe dans la nature, dans un certain nombre de syst√®mes physico-chimiques particuliers, aux propri√©t√©s sp√©cifiques, et appel√©s animaux ou plantes, c‚Äôest tout ! ¬Ľ [4]

Cette derni√®re citation illustre la confusion entre l'√©tude de la vie et celle de la mati√®re des √™tres vivants, o√Ļ transpara√ģt la tentation de r√©duire la biologie √† la seule biologie mol√©culaire en niant au vivant, gr√Ęce au nivellement que permet la chimie, toute sp√©cificit√© qui ne soit pas une simple diff√©rence physico-chimique. Autrement dit, il est tentant, en r√©duisant la biologie √† la biologie mol√©culaire, de ne diff√©rencier le vivant de l'inanim√© que par les crit√®res par lesquels la biologie mol√©culaire se diff√©rencie du reste de la chimie.

Cette n√©gation de la sp√©cificit√© du vivant vient d'une conception o√Ļ l'on n'admet aucune discontinuit√© entre vivant et inanim√© pour conserver un univers coh√©rent et unifi√©. On y admet donc une gradation progressive entre l'inanim√© et le vivant, tant dans les formes actuelles (les virus, cens√©s √™tre √† la limite du vivant et de l'inanim√©) que dans l'apparition de la vie sur Terre (cette apparition y est comprise comme une phase pr√©biotique progressive sans discontinuit√© marqu√©e). En fait, cette n√©gation de la sp√©cificit√© du vivant, qui se veut mat√©rialiste, confond simplement le mat√©rialisme √©pist√©mologique et les sciences de la mati√®re. Les sciences, y compris la biologie, se doivent d'√™tre mat√©rialistes, personne ne dira le contraire. Mais doivent-elles pour autant n'√™tre que des sciences de la mati√®re ? La physique est depuis longtemps la science mod√®le pour toutes les autres, √† tel point qu'on a fini par la confondre avec l'id√©al du mat√©rialisme √©pist√©mologique.

Parler de la notion de vie, de la spécificité de l'être vivant, c'est, en biologie, s'exposer à se voir qualifier de vitaliste, voire d'animiste, car qui s'écarte un peu de la physico-chimie est censé sortir du matérialisme épistémologique. Si bien qu'aujourd'hui on a l'impression que ce que vise la biologie n'est pas tant l'étude de la vie (ou de l'être vivant dans ce qu'il a de spécifique relativement à l'objet inanimé) que sa pure et simple négation, le nivellement et l'unification de l'univers par la physico-chimie. Comme si, pour unifier, il valait mieux nier les solutions de continuité que les comprendre.

Le problème de la spécificité de l'être vivant n'est donc pas encore réglé par la biologie moderne qui ainsi n'a donc aucune définition claire et explicite de son objet. Ce problème est seulement occulté de diverses manières, qui toutes tendent à ramener, faute de mieux, la conception de Descartes de l'être vivant comme plus ou moins semblable à une machine très complexe. Rares sont les biologistes qui s'inscrivent en faux contre cette approximation en avançant une conception du vivant plus précise et proche de la réalité [5].

√Čvolution

Article d√©taill√© : √Čvolution (biologie).
Page titre du Origin of Species (L'Origine des espèces) de Charles Darwin

La première théorie de l'évolution du vivant a été avancée par Jean-Baptiste Lamarck dans son ouvrage Philosophie Zoologique en 1809. Comme son titre l'indique, elle se présente sous la forme d'un système philosophique, bien qu'elle pose les bases essentielles pour la compréhension des êtres vivants et de leur évolution. Cinquante ans plus tard, en 1859, avec la parution de L'Origine des espèces, Charles Darwin propose une explication scientifique de l'évolution, sous la forme d'un mécanisme simple, avec le principe de sélection naturelle. Avec le temps, la théorie originelle de Darwin a été affinée avec les résultats des expériences et observations que les biologistes ont effectuées. La théorie faisant actuellement consensus est celle de la théorie synthétique de l'évolution ou néo-darwinisme.

Le caract√®re √©volutionniste de la vie a pendant tr√®s longtemps √©t√© discut√© et est m√™me encore mis en doute par certaines personnes en dehors de la communaut√© scientifique, mais aucune de ces objections √† la th√©orie de l'√©volution n'est scientifiquement fond√©e. La communaut√© scientifique a depuis tr√®s largement admis l'√©volutionnisme de la vie comme un fait d√©montr√© par l'exp√©rience et l'observation √† maintes reprises notamment par :

  • l'examen des fossiles en pal√©ontologie qui montre l'√©volution des formes de vie √† travers le temps
  • l'anatomie compar√©e qui met en √©vidence les similitudes morphologiques entre des animaux pourtant diff√©rents
  • l'h√©r√©dit√© qui explique les variations g√©n√©tiques d'une g√©n√©ration √† une autre
  • l'√©tude compar√©e du g√©nome de plusieurs organismes qui montre l'√©loignement plus ou moins important dans l'arbre phylog√©n√©tique, permettant ainsi de retracer l'√©volution et l'√©loignement des diff√©rentes formes de vie
  • la s√©lection artificielle qui, pratiqu√©e par l'Homme chez les animaux et les plantes qu'il a domestiqu√©s, est la mise en application par l'Homme du principe de la s√©lection naturelle.

Diversité

Article d√©taill√© : Biodiversit√©.

Si la biologie est si vaste, c'est en raison de l'extr√™me diversit√© du vivant qui se pr√©sente sous tellement de formes que l'on peut avoir du mal √† discerner des points communs. Une hi√©rarchisation du vivant a tout de m√™me √©t√© r√©alis√©e, qui est le domaine de la syst√©matique et de la taxinomie. Tous les √™tres vivants sont class√©s en trois domaines :

Universalité

Structure en 3D de la molécule d'ADN

Bien qu'étant différentes, toutes les formes de vie partagent des caractères communs. Ce qui porte à croire que la vie sur Terre a pour origine une seule et même forme de vie, désignée sous l'acronyme de LUCA (pour Last universal common ancestor), qui serait apparue sur Terre il y a au moins 2,5 milliards d'années.

Les principaux caract√®res universels du vivant sont :

  • le carbone, qui de par ses caract√©ristiques physiques sert de ¬ę squelette ¬Ľ √† tous les compos√©s organiques ;
  • l'ADN et l'ARN, qui servent de support au g√©nome et assurent la transmission de ce dernier √† la descendance lors de la reproduction ;
  • la cellule qui est la plus petite unit√© vivante. Ce dernier point est discut√© au sein de la communaut√© scientifique, car les virus sont consid√©r√©s comme vivants par certains biologistes, alors qu'ils n'ont pas de cellules.

Domaines d'études

En raison du caract√®re extr√™mement vaste du sujet, l'√©tude de la biologie n√©cessite un morcellement en domaines d'√©tudes, une approche, un peu ¬ę r√©ductrice ¬Ľ, mais ayant l'avantage de clarifier les th√®mes, qui consiste √† d√©finir des niveaux d'organisation. Dans un souci de parvenir √† une compr√©hension plus globale de la biologie, des ponts se sont naturellement cr√©√©s entre les diff√©rentes disciplines.

Structure du vivant

Articles d√©taill√©s : Biologie mol√©culaire et Biologie cellulaire.
Structure d'une cellule végétale

Les domaines étudiant la structure du vivant sont à l'échelle de l'atome pour la biologie moléculaire et de la cellule pour la biologie cellulaire.

Le domaine de la biologie moléculaire étudie les composés de bases du vivant, comme l'ADN et les protéines. Pendant longtemps, on a cru que les lois de la chimie régissant le vivant étaient différentes de celles pour la matière inanimée. Mais depuis la synthèse de nombreux composés organiques, il est clairement admis que les lois chimiques sont les mêmes que pour la matière inorganique. Aucune force vitale n'insuffle la vie à la matière comme on le pensait avant avec la théorie vitaliste.

La mise au point du microscope avec lequel Robert Hooke a découvert les cellules en 1665 a marqué la naissance de la biologie cellulaire et celle d'un monde alors insoupçonné. Cette découverte et les nombreuses qui ont suivi ont permis d'expliquer certains phénomènes comme ce que l'on qualifiait à l'époque de génération spontanée. C'est à cette échelle que l'on rencontre les premiers organismes vivants.

Anatomie et physiologie

Aspect de différents squelettes d'après le Larousse de 1922.
Articles d√©taill√©s : Histologie, Physiologie et Anatomie.

Prise au sens structurelle et fonctionnelle, la biologie recouvre √©galement l'ensemble des disciplines, classiques et modernes, qui √©tudient des structures comme les tissus avec l'histologie ou les organes avec l'anatomie. La physiologie quant √† elle √©tudie les principes m√©caniques, physiques et biochimiques des organismes vivants et est s√©par√©e en deux branches : la physiologie v√©g√©tale et la physiologie animale.

Diversité et évolution

L'extrême diversité du vivant n'empêche en rien le groupement en entités ou taxons (Taxinomie), leurs relations les uns par rapport aux autres et leur classement (systématique).

Interactions

Articles d√©taill√©s : √Čcologie et √Čthologie.

Les interactions des êtres vivants entre eux et les liens les unissant avec leur environnement est le domaine de l'écologie. L'éthologie quant à elle étudie le comportement animal dans le milieu naturel.

Niveaux d'observation et disciplines

Niveau d'observation Exemple Disciplines
mol√©culaire mol√©cules biologiques : prot√©ines, ADN chimie organique, biochimie, biologie mol√©culaire
microscopique composants de la cellule (organites) biologie cellulaire, cytologie
cellules, organismes unicellulaires microbiologie
organes, tissus physiologie, histologie
macroscopique organismes, individus biologie des organismes, anatomie, éthologie
populationnel colonies, populations, métapopulations biologie des populations, génétique des populations
spécifique espèce taxinomie, phylogéographie...
supra-spécifique groupes d'espèces, écosystèmes, évolution humaine systématique, écologie, phylogénie

Applications

Un laboratoire à l'institut de biochimie de Cologne.

Les applications des découvertes en biologie sont nombreuses et très présentes dans le quotidien de l'être humain. Les avancées importantes de ces dernières décennies en médecine ont principalement pour origine les découvertes sur le fonctionnement du corps humain. Le domaine pharmaceutique profite également des avancées en chimie organique.

Plus récemment, la découverte de la structure de l'ADN et une meilleure compréhension de l'hérédité ont permis de modifier finement les êtres vivants et trouvent des applications dans les domaines agricole et agro-alimentaire.

Impacts sur la société

Depuis le d√©veloppement de la biologie mol√©culaire et de la physiologie cellulaire dans la seconde partie du XXe si√®cle, les progr√®s de la biologie sont devenus quotidiens et ont un impact √©norme sur la soci√©t√© : compr√©hension des m√©canismes mol√©culaires de plusieurs centaines de maladies, am√©lioration des traitements contre le cancer, compr√©hension des m√©canismes neurologiques, am√©lioration des traitements des maladies mentales et d√©pistage de tares g√©n√©tiques in utero. Une meilleure compr√©hension de l'√©volution mol√©culaire, substrat physique √† l'√©volution des esp√®ces, permet de transposer √† l'homme les d√©couvertes faites sur les animaux, y compris des vers comme C. elegans ou la mouche drosophile, dont on a montr√© que les m√©canismes mol√©culaires de segmentation du corps au cours de l'embryogen√®se sont identiques √† ceux de l'humain, et, de mani√®re g√©n√©rale, √† tout le vivant m√©tazoaire.

Toutefois, les progr√®s tr√®s rapides de la biologie suscitent parfois des interrogations philosophiques, de vives inqui√©tudes, voire une forte opposition de certaines associations ou organisations non gouvernementales (ONG). Citons notamment : l'interruption volontaire de grossesse (IVG), d√©cri√©e par certains religieux, le clonage, les organismes g√©n√©tiquement modifi√©s (OGM), le s√©quen√ßage et les probl√®mes de propri√©t√© intellectuelle qui en d√©coulent.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Voir Erwin Schr√∂dinger, qu'est-ce que la vie ?, 1944.
  2. ‚ÜĎ 1948 ; cit√© par Henri Atlan, 1994.
  3. ‚ÜĎ Fran√ßois Jacob, La logique du vivant, 1970, p. 321.
  4. ‚ÜĎ Henri Atlan, Question de vie, √©d. Seuil, 1994, pp. 43-44.
  5. ‚ÜĎ Voir Andr√© Pichot, Histoire de la notion de vie, 1993, chapitre de Conclusion ; G√©rard Nissim Amzallag, L'homme v√©g√©tal, pour une autonomie du vivant, 2002.

Voir aussi

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Bibliographie

Introduction √† la biologie : dictionnaire, trait√©, pr√©sentation g√©n√©rale, r√©flexion

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  • Le livre de la vie, sous la direction de Stephen Jay Gould, textes de Peter Andrews, Michael Benton, Christine Janis, J. John Sepkoski, Christopher Stringer, dessins de John Barber, Marianne Collins, Ely Kish, Akio Morishima, Jean-Paul Tibbles, Collection science ouverte, Seuil, Paris, 1993, 256 pages. Traduit de l‚Äôanglais par Marcel Blanc. (ISBN 978-2-02-019988-9)
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Biogéographie et culture botanique

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  • Fran√ßois Couplan, Ce sont les plantes qui sauvent, ma botanique gourmande, r√©cit, Plon, Paris, 2005, 462 pages. (ISBN 978-2-259-19670-3)
  • G√©rard Debuigne, Fran√ßois Couplan, Petit Larousse des plantes qui gu√©rissent, 500 plantes, √©dition Larousse 2006, 896 pages. (ISBN 978-2-03-582256-7)
  • Christian et Elisabeth Busser, Les plantes des Vosges, m√©decine et traditions populaires avec un guide de d√©couverte et d‚Äôemploi de 200 plantes m√©dicinales, La Nu√©e bleue, DNA Strasbourg, 2005, 348 pages. Pr√©face de Jean-Marie Pelt. (ISBN 978-2-7165-0657-1)

Initiation à la biophysique et biologie humaine

  • Andr√© Aurengo, Bertran Auvert, Fran√ßois Leterrier, Thierry Petitclerc sous la direction de Fran√ßois Gremy, Biophysique, Collection PCEM √©dit√©e par Fran√ßois Gr√©my en 1982, 2i√®me tirage corrig√©, M√©decine Sciences Flammarion, Paris, 1994, 494 pages. (ISBN 978-2-257-10594-3)
  • Alain Blacque-Belair, Bernard Mathieu de Fossey, Max Fourestier, Dictionnaire des constantes biologiques et physiques en m√©decine, applications cliniques pratiques, 6e √©dition, √©ditions Maloine, Paris, 1991, 848 pages. (ISBN 978-2-224-01907-5)
  • P. Boulanger, J. Polonovski, G. Biserte, M. Dautrevaux, Abr√©g√© de biochimie m√©dicale, Masson, Paris, 1√®re √©dition 1981, 2e √©dition 1989.
  • G. Crouzols, M. Lechaud, avec la mise √† jour de F. Lasnier, Hygi√®ne et biologie humaines, √©ditions Jacques Lanore, Malakoff, 1993, 288 pages. (ISBN 978-2-86268-035-4)
  • Christian Robert, Pierre Vincent, Biologie & physiologie humaines, Vuibert, Paris, 1995, 678 pages. (ISBN 978-2-7117-5234-8)
  • Pierre Jacquemin, Jean-Louis Jacquemin (illustrations), Abr√©g√© de parasitologie clinique, Collection d‚Äôabr√©g√©s de m√©decine sous la direction du professeur Le Guyon, Masson et Cie √©diteurs, Paris, 1974, 228 pages. (ISBN 978-2-225-36091-6), R√©√©dition 1987 (ISBN 978-2-225-80910-1)
  • IMS Wilkinson, Neurologie, collection En bref, De Boeck Universit√©, Bruxelles, 2002, 284 pages. Traduction par Patrick Chaynes, avec r√©vision scientifique de Mathieu Zuber, de l‚Äôouvrage anglais Neurology, third edition, Blackwell Science Ltd, 1999. (ISBN 978-2-7445-0134-0)
  • Jean-Marie Bourre, Le cholest√©rol, Les classiques sant√©, √©dition Privat, Toulouse, 1997, 160 pages. Pr√©face de Jean-louis Etienne. (ISBN 978-2-7089-3703-1)

Histoire de la biologie

  • Georges Petit, Jean Th√©odorides, Histoire de la zoologie, des origines √† Linn√©, Collection Histoire de la pens√©e, de l‚Äô√©cole pratique des hautes √©tudes, Tome VIII, Hermann, 1962, 36 pages.
  • Gottfried Reinhold Treviranus, Biologie oder Philosophie der lebenden Natur, 6 tomes, G√∂ttingen, 1802.
  • Bernard Mantoy, Jean-Baptiste de Lamarck, cr√©ateur de la biologie, √©ditions Seghers, Paris, 1968, 192 pages.
  • Charles Darwin, L‚Äôorigine des esp√®ces au moyen de la s√©lection naturelle ou la pr√©servation des races favoris√©es dans la lutte pour la vie, GL Flammarion, Paris, 1992, 604 pages. Traduction de On the origin of species by means of natural selection or the preservation of favoured races in the struggle of life publi√© en 1859. Texte de Daniel Becquemond √† partir de la traduction de l‚Äôanglais d‚ÄôEdmond Barbier. Introduction de Jean-Marc Drouin. (ISBN 978-2-08-070685-0)
  • Paul Mazliak, Les fondements de la biologie, le XIXe si√®cle de Darwin, Pasteur et Claude Bernard, Vuibert, AdAPT, 2002, 346 pages. (ISBN 978-2-7117-5352-9)
  • Andr√© Pichot, Histoire de la notion de vie, √©d. Gallimard, coll. Tel, 1993.

La biologie, source de débats contemporains

  • Edward O. Wilson, L‚Äôunicit√© du savoir, de la biologie √† l‚Äôart, une m√™me connaissance, Robert Laffont, Paris, 2000, 398 pages. (ISBN 978-2-221-08877-7) Traduction de Consilience, Alfred A. Knopf, New-York, 1998. (ISBN 978-0-679-45077-1)
  • Bernard Dussart, Henri Friedel, Roger Dajoz, Roger Molinier, Jacques Daget, Jean Keiling, Fran√ßois Ramade, Ren√© Oizon, Claude-Marie Vadrot, Fran√ßois Lapoix, Michel et Claire Corajoud, Dominique Simonnet, Jean-Pierre Charbonneau, Encyclop√©die de l‚Äô√©cologie, le pr√©sent en question, Librairie Larousse, 1977, 488 pages. Pr√©sentation de Henri Friedel. Conclusion de Ren√© Dumont. Un livre vert √† plusieurs voix, contemporain de l‚Äôessor du courant politique vert. (ISBN 978-2-03-070102-7)

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