Bilinguisme au Québec

ï»ż
Bilinguisme au Québec

Bilinguisme au Canada

Panneau d'arrĂȘt bilingue sur la Colline du Parlement Ă  Ottawa. Un exemple de bilinguisme au niveau de gouvernement fĂ©dĂ©ral.

Le bilinguisme au Canada ne se rapporte qu'à l'utilisation de l'anglais et du français par les instances gouvernementales et législatives fédérales. Fréquemment, il est question de lois et de politiques de gouvernements provinciaux ou du gouvernement fédéral qui prévoient que certains services et communications soient à la disposition du public dans les deux langues officielles.

Ainsi, les langues officielles du Canada, le français et l'anglais, sont Ă  proprement parler les langues officielles du Parlement, du gouvernement et de la fonction publique fĂ©dĂ©ral ainsi que de tout ministĂšre, organisme et sociĂ©tĂ© d'État fĂ©dĂ©ral. Cependant, chaque province a le pouvoir de dĂ©crĂ©ter elles-mĂȘmes ses langues officielles. Le cas Ă©chĂ©ant, la langue officielle d'une province ou d'un territoire devient la langue d'usage prĂ©dominante au sein de la population, des entreprises privĂ©es ainsi que des instances gouvernementales provinciales. Dans une province, une langue peut ĂȘtre qualifiĂ©e d'officielle dans la pratique, la tradition, ou ĂȘtre le fruit d'une loi Ă©crite par une lĂ©gislature provinciale.

Sommaire

Histoire du bilinguisme au Canada

Bilinguisme au Canada
1:Anglais 2:Bilingue 3:Français
  • 1534 - 1763 Le Canada est crĂ©Ă© par l'explorateur Jacques Cartier en 1534, lequel en fait une colonie française. Cependant, pendant une pĂ©riode de trois ans, de 1629 Ă  1632, le Canada devient sous autoritĂ© britannique.
  • 1763 Le traitĂ© de Paris de 1763 transfĂšre la possession française du Canada Ă  l'Angleterre. La Proclamation royale crĂ©e la Province of Quebec et abolit les droits des Francophones.
  • 1774 AprĂšs une dĂ©cennie de protestation, l'Acte de QuĂ©bec est sanctionnĂ© par la Couronne britannique et redonne des droits aux Francophones.
  • 1792 La premiĂšre lĂ©gislature du Bas-Canada entame le premier dĂ©bat sur les langues. En dĂ©pit du fait que le Bas-Canada soit une colonie britannique, les procĂšs-verbaux sont rĂ©digĂ©s dans les deux langues.
  • 1837 - 1838 La RĂ©bellion des Patriotes est un mouvement de protestation canadien-français afin de dĂ©noncer les politiques arbitraires des Anglais envers les Francophones et d'obtenir la reconnaissance de leurs droits.
  • 1839 Le rapport sur les affaires de l'AmĂ©rique du Nord britannique (rapport Durham) est publiĂ©. Il recommande la fusion du Haut-Canada et du Bas-Canada, l'abrogation des droits des Francophones ainsi qu'une immigration massive de Britanniques vers le Canada afin d'y noyer les Francophones et de les assimiler Ă  la culture anglaise.
  • 1840 L'Acte d'Union est proclamĂ©. Il s'inspire du rapport Durham de 1839 en crĂ©ant des dispositions qui mettent en pratique le sens mĂȘme de l'ensemble de ses recommandations. Il dispose, entre autres, que les documents de la lĂ©gislature seront rĂ©digĂ©s exclusivement en anglais.
  • 1870 Lors de l'entrĂ©e du Manitoba au sein de la ConfĂ©dĂ©ration, le français obtient un statut officiel au sein de la LĂ©gislature de la province et devant les cours de justice grĂące Ă  la Loi sur le Manitoba adoptĂ© par le Parlement canadien.
  • 1871 Le gouvernement du Nouveau-Brunswick vote la «Common Schools Act» pour renforcer et rĂ©former le systĂšme scolaire. Ce faisant, il abandonne du mĂȘme coup un systĂšme informel d'Ă©coles sĂ©parĂ©es qui s'est dĂ©veloppĂ© depuis les annĂ©es 1850. Les partisans de cette loi soutiennent que l'Ă©cole non confessionnelle et obligatoire permettra Ă  tous les enfants de la province d'avoir accĂšs Ă  l'Ă©ducation. Cependant, plusieurs citoyens de la province s'opposent au principe de l'Ă©cole libre, affirmant que l'Ă©ducation des enfants est la responsabilitĂ© des parents et que le gouvernement n'a aucun droit d'imposer que les enfants frĂ©quentent l'Ă©cole. Les principaux opposants Ă  la loi sont des groupes confessionnels tels que les anglicans et, plus farouchement, les catholiques[1].
  • 1875 Un projet de loi d'autonomie par le Parlement canadien aboutit Ă  l'entrĂ©e en vigueur de la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest. Celle-ci introduit le principe des Ă©coles sĂ©parĂ©es et prĂ©voit ainsi la garantie de l'Ă©tablissement d'Ă©coles catholiques romaines (françaises) et protestantes (anglaises) dans les Territoires du Nord-Ouest. Elle prĂ©voit en plus que le français et l'anglais seront utilisĂ©s au sein de la LĂ©gislature et que les lois seront rĂ©digĂ©es et publiĂ©es dans les deux langues.
La tension [au sujet de la question des écoles du Nouveau-Brunswick de 1871] atteint un point culminant lors des émeutes de janvier 1875 à Caraquet, au cours desquelles deux personnes sont tuées par balle[1]. Des amendements seront apportés à la loi afin d'améliorer la situation des catholiques.
  • 1884 La question des Ă©coles du Nord-Ouest rĂ©sulte d'un conflit entre l'Église et l'État sur le contrĂŽle de l'Ă©ducation dans les Territoires du Nord-Ouest. Une premiĂšre lĂ©gislation sur les Ă©coles locales crĂ©e deux systĂšmes scolaires confessionnels rĂ©unis sous un seul conseil scolaire comprenant des sections protestantes et catholiques autonomes[2].
  • 1885 L'anglais est dĂ©crĂ©tĂ© matiĂšre obligatoire et devient langue d'enseignement dans les Ă©coles ontariennes. Tous les Ă©vĂšnements subsĂ©quents de protestation Ă©tant reliĂ©s au dĂ©cret formeront la question des Ă©coles de l'Ontario.
  • 1890 La question des Ă©coles du Manitoba suscite une controverse lors de l'adoption de la Loi sur les Ă©coles du Manitoba par la lĂ©gislature manitobaine. Elle abolit le français comme langue officielle ainsi que le financement des Ă©coles catholiques (fort majoritairement francophones). Bien qu'elle soit en contradiction avec la Loi sur le Manitoba de 1870, le ComitĂ© judiciaire du Conseil privĂ© de Londres annule le jugement de la Cour suprĂȘme du Canada qui avait prononcĂ© l'inconstitutionnalitĂ© de la Loi sur les Ă©coles du Manitoba.
  • 1892 Avec l'accroissement de la majoritĂ© protestante [dans les Territoires du Nord-Ouest], des mesures administratives et lĂ©gislatives ont pour effet, avant 1892, de transformer les Ă©coles confessionnelles en un systĂšme scolaire « national Â» ou public dirigĂ© par l'État. Dans quelques Ă©coles, l'influence religieuse est rĂ©duite au minimum[2].
  • 1894 Les catholiques [des Territoires du Nord-Ouest] tentent sans succĂšs d'obtenir plus de contrĂŽle sur le systĂšme d'Ă©ducation en faisant appel au gouvernement fĂ©dĂ©ral[2].
  • 1896 Les gouvernements du Canada et du Manitoba concluent un compromis sur l'usage du français comme langue d'enseignement au Manitoba.
  • 1900 CoopĂ©ratives - Le Mouvement des caisses Desjardins est fondĂ© par Alphonse Desjardins afin de contribuer au mieux-ĂȘtre des collectivitĂ©s canadiennes-françaises et acadiennes en leur offrant les services bancaires que les banques canadiennes-anglaises rendaient inaccessibles pour les Francophones.
  • 1905 Le projet d'autonomie sur la crĂ©ation des provinces de l'Alberta et de la Saskatchewan soumet ces derniĂšres Ă  la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest de 1875.
  • 1910 L’Association canadienne-française d'Ă©ducation de l'Ontario est fondĂ©e afin de promouvoir les intĂ©rĂȘts et les droits des Francophones, mais se heurte Ă  l'opposition de l'Ordre orangiste qui rĂ©clame l'enseignement en anglais seulement.
  • 1912 Le gouvernement ontarien restreint l'usage du français en adoptant le rĂšglement 17 qui fait de l'anglais la principale langue de l'enseignement auprĂšs des Ă©lĂšves francophones.
  • 1916 La garantie de l'Ă©ducation française au Manitoba est enlevĂ©e du compromis conclu en 1896 et l'anglais devient la seule langue d'usage.
AprÚs une série de manifestations, le gouvernement ontarien abolit le rÚglement 17 de 1912 et adopte une politique de l'enseignement bilingue.
  • 1934 Le Bureau de la traduction est crĂ©Ă© par une loi du Parlement.
  • 1959 L'interprĂ©tation simultanĂ©e des dĂ©bats dans les deux langues fait son entrĂ©e Ă  la Chambre des communes.
  • 1968 Durant les annĂ©es 1960, les inquiĂ©tudes suscitĂ©es par le sĂ©paratisme quĂ©bĂ©cois incitent l'Ontario Ă  accorder pour la premiĂšre fois des garanties lĂ©gislatives en matiĂšre d'Ă©ducation en français. En 1968, Bill Davis, alors ministre de l'Éducation dans le gouvernement conservateur de John Robarts, dĂ©pose un projet de loi reconnaissant aux Franco-Ontariens le droit Ă  l'enseignement en français, tant au niveau primaire que secondaire[3].
  • 1969 Suite aux travaux de la Commission, la premiĂšre Loi sur les langues officielles est adoptĂ©e par le Parlement. Ses trois objectifs principaux sont :
    • Le français et l'anglais sont les langues officielles du Canada et elles ont un statut et des droits et privilĂšges Ă©gaux quant Ă  leur usage dans les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada assujetties Ă  la Loi;
    • Favoriser l'Ă©panouissement des minoritĂ©s francophones et anglophones et appuyer leur dĂ©veloppement;
    • Promouvoir la pleine reconnaissance et l'usage du français et de l'anglais dans la sociĂ©tĂ© canadienne.
    • Le Nouveau-Brunswick adopte sa premiĂšre Loi sur les langues officielles devenant ainsi la premiĂšre et l'unique province officiellement bilingue.
Le Commissariat aux langues officielles dont la mission est « de prendre toutes les mesures visant Ă  assurer la rĂ©alisation des trois grands objectifs de la Loi sur les langues officielles Â» est crĂ©Ă©.
  • 1971 La Charte de Victoria est une tentative avortĂ©e de modifier la Constitution du Canada et dans laquelle on assistait Ă  la reconnaissance du bilinguisme dans toutes les provinces. Le Manitoba et Terre-Neuve-et-Labrador firent Ă©chouer les nĂ©gociations.
  • 1973 Le Parlement vote une rĂ©solution concernant la langue de travail et la participation des collectivitĂ©s francophones et anglophones au sein de la fonction publique fĂ©dĂ©rale.
  • 1974 La Loi sur l'emballage et l'Ă©tiquetage des produits de consommation entre en vigueur en mĂȘme temps que les rĂšglements touchant l'Ă©tiquetage bilingue des produits de consommation.
  • 1976 La Charte des droits et libertĂ©s de la personne entre en vigueur au QuĂ©bec et assure que toute personne a droit Ă  la reconnaissance et Ă  l'exercice, en pleine Ă©galitĂ©, des droits et libertĂ©s de la personne, sans distinction, exclusion ou prĂ©fĂ©rence fondĂ©e sur (...) la langue[4] et que nul ne peut harceler une personne pour ce motif ni diffuser, publier ou exposer un avis en public autorisant une telle discrimination.

La Loi sur la protection du consommateur est créée au Québec. Elle assure que la langue française est utilisée notamment dans les guides d'utilisation, les garanties, les logiciels informatiques, les jeux et produits de toute sorte ainsi que les services financiers.

  • 1982 Loi loi de 1982 sur le Canada rapatrie les droits constitutionnels du Royaume-Uni au Canada. Cette loi est la seule loi de l'histoire du Parlement du Royaume-Uni ayant Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e et ayant force de loi dans les deux langues. La Loi constitutionnelle de 1982, comprenant la Charte canadienne des droits et libertĂ©s, est proclamĂ©e. Elle contient davantage de garanties constitutionnelles Ă  l'Ă©gard du statut et de l'emploi des langues officielles du Canada dans les institutions fĂ©dĂ©rales. En vertu de l'article 23 de la Charte, les provinces et les territoires sont tenus de fournir Ă  leurs minoritĂ©s l'enseignement primaire et secondaire dans leur langue, lĂ  oĂč le nombre le justifie (l'anglais au QuĂ©bec, le français partout ailleurs). La Cour SuprĂȘme du Canada a Ă©tabli en 1990 que le mĂȘme article donnait Ă  ces minoritĂ©s le droit de gĂ©rer leurs Ă©coles.
  • 1985 Les Territoires du Nord-Ouest adopte une loi faisant du français et de l'anglais des langues Ă  statut Ă©gal au sein de l'AssemblĂ©e lĂ©gislative et dans les services gouvernementaux.
  • 1986 La Loi sur les services en français est adoptĂ© par l'AssemblĂ©e lĂ©gislative de l'Ontario, et a pour but d'assurer que le public ait accĂšs aux services publics en français dans les rĂ©gions dĂ©signĂ©es.
  • 1988 La nouvelle Loi sur les langues officielles est adoptĂ©e par le Parlement. Elle reprend, en les prĂ©cisant, les obligations de la Charte (1982) en matiĂšre d'utilisation des deux langues dans les services gouvernementaux et au sein des institutions fĂ©dĂ©rales. Elle expose Ă©galement l'engagement du gouvernement Ă  faire la promotion de la dualitĂ© linguistique au sein de la sociĂ©tĂ© canadienne et Ă  appuyer les dĂ©veloppement des communautĂ©s linguistiques en situation minoritaire.
Dans l'affaire Paquette, la Cour suprĂȘme du Canada stipule que l'Alberta et la Saskatchewan sont soumises Ă  la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest qui est en vigueur dans les deux provinces depuis leur crĂ©ation en 1905. Cependant, les deux lĂ©gislatures provinciales ont le pouvoir d'abroger les dispositions de cette mĂȘme loi. Dans le respect de leurs compĂ©tences lĂ©gislatives, l'Alberta adopte la Languages Act alors que la Saskatchewan adopte la Loi relative Ă  l'usage du français et de l'anglais en Saskatchewan (ou Language Act - Loi linguistique). Par ces lois, elle affirment leur unilinguisme anglais en abrogeant les dispositions de la Loi sur les Territoires du Nord-Ouest qui reconnaissaient le français comme langue d'usage dans les affaires publiques, devant tous les tribunaux et Ă  l'AssemblĂ©e lĂ©gislative et qui exigeait la rĂ©daction et la publication des lois dans les deux langues.
Le Yukon adopte une loi sur les services en français faisant du français une langue officielle du territoire au cÎté de l'anglais.
  • 1989 AprĂšs l'entrĂ©e en vigueur de la Loi sur les services en français en Ontario, une Ă©meute Ă©clate Ă  Brockville (Ontario) oĂč des militants piĂ©tinent le drapeau national du QuĂ©bec devant les camĂ©ras de tĂ©lĂ©vision, crĂ©ant ainsi de vifs remous au QuĂ©bec.
  • 1990 Affaire MahĂ© : la Cour suprĂȘme du Canada dĂ©crĂšte que les minoritĂ©s de langue officielle ont le droit constitutionnel de participer activement, dans toutes les provinces, Ă  la gestion et au contrĂŽle de l'enseignement et des Ă©tablissements scolaires que frĂ©quentent leurs enfants.
  • 1991 Une premiĂšre action en justice est intentĂ©e par des francophones de Goose Bay au Labrador contre le gouvernement de Terre-Neuve qui refuse d'obliger les conseils scolaires Ă  ouvrir de nouvelles Ă©coles en français. Bien que le jugement de la cour soit favorable aux francophones, le gouvernement terre-neuvien ne prend aucun engagement prĂ©cis.
  • 1992 PremiĂšre Ă©tape de l'entrĂ©e en vigueur du RĂšglement d'application de la Loi sur les langues officielles (communications avec le public et prestation des services).
  • 1993 L'entrĂ©e en vigueur de la Loi sur le Nunavut fait du français et de l'anglais des langues officielles dans le territoire au cĂŽtĂ© des langues autochtones.
  • 1994 CongrĂšs mondial acadien : le Premier ministre canadien Jean ChrĂ©tien annonce l'adoption d'« une politique cadre sur la participation des institutions fĂ©dĂ©rales au dĂ©veloppement communautaire Â» prĂ©voyant que les institutions fĂ©dĂ©rales produisent des plans d'action Ă  l'Ă©gard de leurs obligations en vertu de la partie VII de la Loi sur les langues officielles.
Création du programme de contestation judiciaire du Canada.
Le gouvernement de la Colombie-Britannique refusa de permettre aux francophones d'exercer le droit de gestion de leurs écoles conféré par la Charte canadienne des droits et libertés, forçant ainsi les parents francophones à se porter devant les tribunaux pour obtenir gain de cause en 1996[5].
  • 1996 La FĂ©dĂ©ration des francophones de la Colombie-Britannique publie l'Ă©tude L'accĂšs Ă  la justice en français en Colombie-Britannique: les obstacles institutionnels et systĂ©matiques et conclut que les services en français sont inaccessibles dans la province. Suite au jugement des tribunaux en faveur des parents francophones, le ministĂšre de l'Ă©ducation de la Colombie-Britannique propose la premiĂšre politique linguistique de l'histoire de la Colombie-Britannique en crĂ©ant un programme facultatif d'immersion en français pour les jeunes Ă©coliers afin d'ĂȘtre conforme aux dispositions constitutionnelles en matiĂšre d'Ă©ducation.
AprÚs un jugement favorable envers la Fédération des parents francophones de Terre-Neuve et du Labrador lors d'une seconde poursuite devant les tribunaux, le gouvernement de Terre-Neuve reconnaßt ses obligations en matiÚre d'éducation aux termes de la Charte canadienne des droits et libertés.
Protocole d'entente entre Patrimoine canadien et le Secrétariat du Conseil du Trésor pour responsabiliser les ministÚres à l'égard des communautés de langue officielle en situation minoritaire.
Une modification Ă  la loi constitutionnelle de 1867 est approuvĂ©e par la Chambre des communes du Canada. Elle ajoute l'article 93A. permettant ainsi au QuĂ©bec de dĂ©confessionaliser ses commissions scolaires. Le gouvernement du QuĂ©bec devient ainsi libre sur tous points de l'Ă©ducation et, par le fait mĂȘme, restructure son rĂ©seau de commissions scolaires sur une base linguistique.
Un conseil scolaire francophone est créé à Terre-Neuve lors de l'entrée en vigueur de la School Act afin de conformer le gouvernement aux obligations constitutionnelles de la province en matiÚre d'éducation.
  • 1998 Symposium national sur les langues officielles du Canada.
  • 1999 Mise en Ɠuvre du Partenariat interministĂ©riel avec les communautĂ©s de langue officielle, pour stimuler et consolider les liens entre les communautĂ©s et les organismes fĂ©dĂ©raux. L'AnnĂ©e de la Francophonie canadienne (mars 1999 Ă  mars 2000) est lancĂ©e dans le cadre du Sommet de la Francophonie tenu Ă  Moncton en 1999 - sĂ©rie d'Ă©vĂ©nements visant Ă  cĂ©lĂ©brer la langue et la culture françaises partout au pays.
Dans l'affaire Beaulac, la Cour suprĂȘme statut que l'accusĂ© en poursuite criminelle a le choix de la langue dans laquelle il veut ĂȘtre jugĂ© peu importe son aptitude Ă  parler l'une ou l'autre des langues ou les inconvĂ©nients que cela peut causer au tribunal.
  • 2000 Dans l'Affaire Summerside, la Cour suprĂȘme statut que le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard est en obligation de financer une Ă©cole française d'une petite communautĂ© de l'Ăźle. L'interprĂ©tation de la Constitution se fait sur la clause de la justification par le nombre. Les Franco-Édouardiens rĂ©ussissent aussi Ă  obtenir le financement public d'une Ă©cole de langue française dans la communautĂ© de Souris.
  • 2001 L'Île-du-Prince-Édouard procĂšde Ă  l'adoption de certains articles de la Loi sur les services en français.
  • 2002 Le gouvernement du Nouveau-Brunswick prĂ©sente un projet de loi qui actualise sa Loi sur les langues officielles . Elle vise Ă  remplir les obligations Ă©tablies dans la Charte canadienne des droits et libertĂ©s et Ă  amĂ©liorer la Loi initiale de 1969. Elle comporte diverses dispositions dont des critĂšres justes et raisonnables pour que les municipalitĂ©s respectent les exigences relatives Ă  la traduction des rĂšglements municipaux; la nomination d’un commissaire aux langues officielles; l’accĂšs, dans la langue de son choix, aux services de santĂ© de l’ensemble du rĂ©seau de la santĂ© du Nouveau-Brunswick; une rĂ©vision approfondie de la Loi sur les langues officielles tous les 10 ans.
  • 2003 Le gouvernement fĂ©dĂ©ral annonce son Plan d'action pour les langues officielles (de 2003-2004 Ă  2007-2008) dont l’objectif est de fournir un « nouvel Ă©lan Ă  la dualitĂ© linguistique canadienne Â» grĂące Ă  plus de coordination interministĂ©rielle, et Ă  de nouveaux investissements en Ă©ducation, en dĂ©veloppement communautaire et dans la fonction publique.
  • 2006 Le gouvernement fĂ©dĂ©ral conservateur abolit le Programme de Contestation judiciaire permettant aux minoritĂ©s francophones d'avoir une aide financiĂšre devant les cours de justice afin de dĂ©fendre le droit Ă  l'Ă©galitĂ© des langues officielles. Cette abolition replonge le gouvernement fĂ©dĂ©ral dans une politique de l'indiffĂ©rence (comme il s'en est toujours fait dans plusieurs provinces), et au sein de laquelle les acteurs principaux espĂšrent que l'inaction gouvernementale fera de facto disparaĂźtre la langue française du Canada.
  • 2008 AprĂšs qu'une NĂ©o-brunswikoise francophone a reçu une contravention Ă©crite en anglais et dĂ©livrĂ©e par un officier de la GRC qui ne parlait qu'anglais, la Cour suprĂȘme du Canada dĂ©crĂšte que la GRC (et par le fait mĂȘme tous les services publics) doit, dans la province du Nouveau-Brunswick, fournir des services dans les deux langues officielles en tous lieux de la province, peu importe le degrĂ© de demande envers l'une ou l'autre langue.
Le gouvernement du Nouveau-Brunswick est en proie de nouvelles poursuites devant les tribunaux pour non-respect des droits linguistiques des Francophones. Des chefs de file acadiens estiment que la réforme de l'éducation postsecondaire au Nouveau-Brunswick porte atteinte à l'intégrité linguistique de l'Université de Moncton ainsi qu'aux dispositions constitutionnelles relatives à l'éducation au Nouveau-Brunswick.

Références

  1. ↑ a  et b  Écoles du Nouveau-Brunswick, question des
  2. ↑ a , b  et c  Écoles du Nord-Ouest, question des
  3. ↑ Écoles de l'Ontario, question des
  4. ↑ Charte des droits et libertĂ©s de la personne, article 10
  5. ↑ Colombie-Britannique (Canada)

Voir aussi

Liens externes

Politiques linguistiques du Canada
            1755-1763
Ce document provient de « Bilinguisme au Canada ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Bilinguisme au Québec de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Bilinguisme Au Canada — Panneau d arrĂȘt bilingue sur la Colline du Parlement Ă  Ottawa. Un exemple de bilinguisme au niveau de gouvernement fĂ©dĂ©ral. Le bilinguisme au Canada ne se rapporte qu Ă  l utilisation de l anglais et du français par les instances gouvernementales… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Bilinguisme canadien — Bilinguisme au Canada Panneau d arrĂȘt bilingue sur la Colline du Parlement Ă  Ottawa. Un exemple de bilinguisme au niveau de gouvernement fĂ©dĂ©ral. Le bilinguisme au Canada ne se rapporte qu Ă  l utilisation de l anglais et du français par les… 
   WikipĂ©dia en Français

  • QUÉBEC —  Cet article concerne la province canadienne. Pour l article sur la capitale, voir QuĂ©bec (ville). Pour les autres significations, voir QuĂ©bec (homonymie). QuĂ©bec 
   WikipĂ©dia en Français

  • QuĂ©bec (Province) — QuĂ©bec  Cet article concerne la province canadienne. Pour l article sur la capitale, voir QuĂ©bec (ville). Pour les autres significations, voir QuĂ©bec (homonymie). QuĂ©bec 
   WikipĂ©dia en Français

  • QuĂ©bec ClĂ©rical — QuĂ©bec  Cet article concerne la province canadienne. Pour l article sur la capitale, voir QuĂ©bec (ville). Pour les autres significations, voir QuĂ©bec (homonymie). QuĂ©bec 
   WikipĂ©dia en Français

  • QuĂ©bec Conservateur — QuĂ©bec  Cet article concerne la province canadienne. Pour l article sur la capitale, voir QuĂ©bec (ville). Pour les autres significations, voir QuĂ©bec (homonymie). QuĂ©bec 
   WikipĂ©dia en Français

  • QuĂ©bec D’aujourd’hui — QuĂ©bec  Cet article concerne la province canadienne. Pour l article sur la capitale, voir QuĂ©bec (ville). Pour les autres significations, voir QuĂ©bec (homonymie). QuĂ©bec 
   WikipĂ©dia en Français

  • QuĂ©bec Francophone — QuĂ©bec  Cet article concerne la province canadienne. Pour l article sur la capitale, voir QuĂ©bec (ville). Pour les autres significations, voir QuĂ©bec (homonymie). QuĂ©bec 
   WikipĂ©dia en Français

  • QuĂ©bec Français — QuĂ©bec  Cet article concerne la province canadienne. Pour l article sur la capitale, voir QuĂ©bec (ville). Pour les autres significations, voir QuĂ©bec (homonymie). QuĂ©bec 
   WikipĂ©dia en Français

  • QuĂ©bec LaĂŻc — QuĂ©bec  Cet article concerne la province canadienne. Pour l article sur la capitale, voir QuĂ©bec (ville). Pour les autres significations, voir QuĂ©bec (homonymie). QuĂ©bec 
   WikipĂ©dia en Français


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.