Bibliotheque nationale de France

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La Biblioth√®que nationale de France (BnF), ainsi d√©nomm√©e depuis 1994, est l'institution fran√ßaise charg√©e de la collecte du d√©p√īt l√©gal. Elle est √† ce titre la plus importante biblioth√®que de France. Elle a le statut d'√©tablissement public. Ses activit√©s sont r√©parties sur huit sites, dont le principal est la biblioth√®que du site Fran√ßois-Mitterrand, situ√©e dans le 13e arrondissement de Paris, sur la rive gauche de la Seine.

Elle comprend quatorze d√©partements[1] et plusieurs collections conserv√©es sur ses cinq sites parisiens, dont un nombre total de 14 millions[2] de livres et imprim√©s (10 millions √† Tolbiac), qui s'accro√ģt d'environ 130 000 volumes par an au titre des achats et du 1er exemplaire du d√©p√īt l√©gal[3] et pr√®s de 12 000 incunables[4]. Elle conserve aussi plusieurs millions d'autres articles tels que p√©riodiques, manuscrits (dont plus de 10 000 manuscrits enlumin√©s m√©di√©vaux[5]), cartes, estampes, photographies, monnaies, documents musicaux, des arts du spectacle, sonores, vid√©os, multim√©dias, num√©ris√©s ou informatiques[6]. Hors de Paris, elle inclut la maison Jean Vilar √† Avignon et deux centres techniques de conservation √† Bussy-Saint-Georges et Sabl√©-sur-Sarthe. Elle est √©galement de plus en plus connue pour sa biblioth√®que num√©rique, Gallica. Les documents mis en ligne sont √† l'origine en mode image, mais un nombre croissant d'entre eux font √©galement l'objet d'une conversion en mode texte par OCR. C'est l'une des biblioth√®ques les plus importantes au monde.

Outre son activit√© de collecte et d'archivage, la BnF d√©veloppe √©galement des activit√©s de recherche, de restauration et de diffusion de la connaissance, gr√Ęce notamment √† l'organisation d'expositions r√©guli√®res et ouvertes au grand public.

Sommaire

Historique

La Biblioth√®que nationale de France, site Richelieu, H√ītel Tubeuf
La Biblioth√®que nationale de France, site Fran√ßois Mitterrand, √† c√īt√© du MK2

La Biblioth√®que nationale de France (BnF) tire son origine de la biblioth√®que du roi, install√©e en 1368 au Louvre par Charles V, dans la tour de la Fauconnerie, et donc l'inventaire dress√© par Gilles Mallet[7], premier libraire du roi, comprenait 917 manuscrits. Toutefois, consid√©r√© comme un bien priv√©, elle sera dispers√©e apr√®s la mort de Charles VI (1380-1422), sous l'occupation anglaise, et ce qui en reste est pris√© en bloc en 1424 pour 1 220 livres par le duc de Bedford, r√©gent du royaume, qui l'emporte ensuite en Angleterre. Sur les 100 volumes retrouv√©s 60 sont conserv√©s au d√©partement des manuscrits. C'est seulement √† partir du r√®gne de Louis XI (1461-1483) que la biblioth√®que du roi conna√ģt une certaine continuit√©, sans dispersion des collections. La biblioth√®que, un temps transf√©r√©e √† Amboise par Charles VIII (1483-1498), puis √† Blois par Louis XII (1498-1515), qui lui donne une v√©ritable importance, est respectivement augment√©e par ces derniers de la biblioth√®que des rois d'Aragon saisie √† Naples et de manuscrits de la biblioth√®que milanaise des Visconti et des Sforza. Elle est r√©unie en 1544 √† celle de Fontainebleau, fond√©e en 1522 par Fran√ßois Ier (1515-1547), qui en confie la garde √† Guillaume Bud√© et institue le d√©p√īt l√©gal en 1537, puis de nouveau install√©e √† Paris, en 1568[8], par Charles IX (1560-1574), o√Ļ elle subit les vicissitudes des guerres de religion. Apr√®s plusieurs d√©m√©nagements dans le quartier de l'Universit√© sous Henri IV (1589-1610), du coll√®ge de Clermont en 1595, au couvent des Cordeliers en 1604, puis en 1622, sous Louis XIII (1610-1643), √† l'√©glise Saint-C√īme pr√®s de la Sorbonne, elle est install√©e en 1666, par Colbert, dans deux maisons voisines de son h√ītel de la rue Vivienne[9]. Sous sa protection, elle conna√ģt pendant le r√®gne de Louis XIV (1643-1715) un important d√©veloppement et est ouverte au public en 1692. Une fois nomm√© garde de la Biblioth√®que du roi, l'abb√© Bignon obtient du R√©gent (1715-1722), en 1720, son d√©placement √† proximit√©, dans la partie du palais Mazarin de la rue Richelieu, devenue l'h√ītel de Nevers[10] (ce qui correspond au ¬ę site Richelieu ¬Ľ actuel)[11], o√Ļ il l'organise en 5 d√©partements. En 1733, sous Louis XV (1715-1774), Robert de Cotte, puis son fils, entreprennent la fermeture par deux ailes de la cour d'honneur. Devenue Biblioth√®que nationale puis imp√©riale ou royale au fil des changements de r√©gimes que conna√ģt la France √† partir de 1789, elle conna√ģt une interruption du d√©p√īt l√©gal de 1790 √† 1793 et r√©unit √† nouveau l'h√ītel Tubeuf au palais Mazarin en 1833. Puis elle s'aggrandit en 1868 dans les b√Ętiments reconstruits par Henri Labrouste, comprenant la salle de lecture, avant d'occuper la totalit√© de l'√ģlot, √† la suite de la conception par Jean-Louis Pascal de la salle ovale inaugur√©e en 1936. Malgr√© les red√©ploiements et rattachements de sites effectu√©s √† Paris en dehors du ¬ę quadrilat√®re Richelieu ¬Ľ, en 1934 (Arsenal), en 1935 (Op√©ra) et en 1964 √† proximit√© (b√Ętiment Louvois), le site historique, parvenu √† saturation, connait, sous l'impulsion du pr√©sident Fran√ßois Mitterrand, un dernier d√©m√©nagement des imprim√©s, pour rejoindre en 1996 le site de Tolbiac construit par Dominique Perrault. En 2008 est adjoint √† la BnF le site provisoire de La Joie par les livres ; tandis qu'en province La maison Jean Vilar avait ouvert en 1979 √† Avignon.

L'√©volution de l'√©tablissement est marqu√©e par plusieurs d√©m√©nagements de collections, dont le dernier a √©t√© le plus important, accompagn√© par une extension des surfaces utilis√©es, avec de nouvelles constructions, des annexions de b√Ętiments pr√©existants, et d'autre part des stockages en profondeur (site Richelieu) ou en hauteur (site Tolbiac). En plusieurs si√®cles, la biblioth√®que a rencontr√© plusieurs √©volutions techniques, dont elle a tenu compte, parfois avec retard. Ces √©volutions ont entra√ģn√© l'entr√©e de documents plus vari√©s. Diff√©rentes techniques ont √©galement √©t√© mises en Ňďuvre dans la constitution de catalogues de plus en plus complexes (catalogues manuscrits et imprim√©s, fichiers et, depuis 1987, catalogues informatis√©s). Le statut de la biblioth√®que a beaucoup √©volu√© aussi, de la biblioth√®que du souverain √† un service de l'√Čtat jusqu‚Äô√† un √©tablissement public autonome. La Biblioth√®que a aussi diversifi√© son activit√©, notamment par l'organisation d'expositions puis d'autres √©v√©nements culturels tels que colloques. Elle a √©galement d√©velopp√© des actions de coop√©ration avec d'autres biblioth√®ques, d'abord dans le cadre d'un r√©seau fran√ßais, ensuite avec l'√©tranger.

Surtout, l'histoire de la biblioth√®que est celle d'accroissements successifs des collections. Le d√©p√īt l√©gal, √©tendu successivement √† diff√©rents types de documents, est la plus importante source d'accroissement. La BnF a b√©n√©fici√© √©galement de nombreux dons, parfois de dons ponctuels, mais aussi assez souvent de collections constitu√©es. Les √©changes de publications sont une autre source d'accroissement, en particulier de publications √©trang√®res. S'y ajoutent des achats (ouvrages neufs, mais aussi parfois vente aux ench√®res de documents rares). Ces accroissements par achat ont √©t√© plus ou moins importants selon les √©poques, en fonction des cr√©dits accord√©s √† la Biblioth√®que.

La BnF a occasionnellement bénéficié de confiscations. C'est surtout pendant la Révolution française que les collections se sont enrichies de cette manière. La bibliothèque a ainsi reçu des fonds entiers, en provenance surtout d'abbayes, de collèges et d'universités supprimés, notamment parisiens. Elle a aussi reçu des documents provenant de pays voisins.

√Ä partir de 1988, la biblioth√®que nationale entre dans une phase d'importantes mutations. Le 14 juillet, Fran√ßois Mitterrand, conseill√© notamment par Jacques Attali, annonce ¬ę la construction et l'am√©nagement de l'une ou de la plus grande et la plus moderne biblioth√®que du monde‚Ķ (qui) devra couvrir tous les champs de la connaissance, √™tre √† la disposition de tous, utiliser les technologies les plus modernes de transmission de donn√©es, pouvoir √™tre consult√©e √† distance et entrer en relation avec d'autres biblioth√®ques europ√©ennes[12] ¬Ľ. La coordination de ce projet est confi√© au journaliste et √©crivain Dominique Jamet qui devient pr√©sident de l'√©tablissement public de la Biblioth√®que de France. Le site choisi est dans le nouveau quartier de Tolbiac (XIIIe arrondissement de Paris), au cŇďur de la ZAC Rive-Gauche, alors le principal secteur de renouvellement urbain de la ville. Le projet architectural de Dominique Perrault est retenu. La nouvelle Biblioth√®que nationale de France, achev√©e en 1995, ouvre au public le 20 d√©cembre 1996 et, apr√®s le d√©m√©nagement de la majeure partie des collections de la rue Richelieu, accueille les chercheurs en octobre 1998.

Statut et missions

La Biblioth√®que nationale de France est un √©tablissement public √† caract√®re administratif sous tutelle du minist√®re charg√© de la culture, selon les termes du d√©cret du 3 janvier 1994[13]. Selon ce d√©cret, la BnF a pour mission :

  • De collecter, cataloguer, conserver et enrichir dans tous les champs de la connaissance, le patrimoine national dont elle a la garde, en particulier le patrimoine de langue fran√ßaise ou relatif √† la civilisation fran√ßaise.
  • D'assurer l'acc√®s du plus grand nombre aux collections, sous r√©serve des secrets prot√©g√©s par la loi, dans des conditions conformes √† la l√©gislation sur la propri√©t√© intellectuelle et compatibles avec la conservation de ces collections.
  • De pr√©server, g√©rer et mettre en valeur les immeubles dont elle est dot√©e.

Ces diff√©rentes missions couvrent notamment : la collecte du d√©p√īt l√©gal, et la constitution des collections via d'autres sources; la conservation des collections; leur communication au public; la constitution de catalogue de r√©f√©rence; la coop√©ration avec d'autres √©tablissements, au niveau national et international; la participation √† des programmes de recherche, en tant qu'institution scientifique. La BnF organise √©galement des expositions temporaires, aussi bien dans les domaines de la litt√©rature que de l'histoire ou de l'art (estampes, gravures, photographies...), souvent associ√©es √† des rencontres et des conf√©rences.

Constitution des collections

Le d√©p√īt l√©gal

Article d√©taill√© : D√©p√īt l√©gal en France.

La BnF assure la collecte et la conservation du d√©p√īt l√©gal (institu√© sous Fran√ßois Ier par l'ordonnance de Montpellier du 28 d√©cembre 1537). Dans l'organisation en vigueur, elle collecte tous les documents imprim√©s d√©pos√©s par leurs √©diteurs, les estampes et photographies, les monnaies, les documents audiovisuels et multim√©dia ainsi qu'une partie du d√©p√īt l√©gal d'Internet. C'est elle qui recueille le plus de documents √† ce titre et la majorit√© des entr√©es provient du d√©p√īt l√©gal. Le d√©p√īt l√©gal est √©galement assur√© par l'Institut national de l'audiovisuel, le Centre national du cin√©ma et de l'image anim√©e et les p√īles r√©gionaux du d√©p√īt l√©gal.

Les autres sources

Les collections sont √©galement constitu√©es √† l'aide d'autres sources que le d√©p√īt l√©gal : les achats (sur march√©s, en vente publique ou de gr√© √† gr√©), les dations en paiement, les dons et legs, les d√©p√īts, les √©changes[14].

Conservation et catalogage

La conservation des collections est une des missions essentielles de la BnF. Entre autres, elle relie et restaure des documents anciens. Plus généralement, il s'agit de sauvegarder les collections, d'organiser la conservation préventive et de participer au progrès de la science en matière de restauration et de conservation. En 1978, l'administration de la Bibliothèque nationale aidée du gouvernement met en place le plan de sauvegarde du patrimoine écrit.

La production de catalogues fait partie des missions de la BnF. Ces catalogues permettent d'organiser les collections, et donc de les diffuser auprès du public. La BnF entretient ainsi un catalogue général et continue d'utiliser d'autres catalogues.

La diffusion auprès du public

Communication des collections et renseignement des usagers

Outre la constitution et la conservation des collections, la BnF doit les communiquer au public, tout en respectant les impératifs de ces premières missions, notamment en termes de conservation. Dans cette perspective, la BnF organise cette communication en sélectionnant le public, mais aussi en ne communiquant parfois que les copies de documents les plus fragiles (notamment avec le microfilmage et la numérisation).

Depuis novembre 2005, en compl√©ment des renseignements propos√©s sur place, la Biblioth√®que nationale de France assure un service de r√©f√©rence virtuelle d√©nomm√© Sindbad, qui fait d√©sormais partie du r√©seau Si@de (¬ę Service d'information @ la demande ¬Ľ).

Activités culturelles

La BnF peut √©galement faire conna√ģtre ses collections en organisant des expositions et d'autres √©v√®nements culturels.

La BnF a une longue tradition d'expositions centrées sur ses collections, souvent complétées d'apports extérieurs. Depuis la constitution du nouvel établissement public, elle a renforcé son activité d'accueil de manifestations scientifiques, telles que colloques, conférences, ou plus rarement projections et concerts.

La BnF est également un éditeur. Elle publie principalement des catalogues de ses collections, des catalogues d'expositions et des documents inédits. Certaines de ses productions paraissent en coédition avec des éditeurs privés.

La BnF assure la publication de deux périodiques. Chroniques de la Bibliothèque nationale de France (disponible aussi en ligne[15]) informe ses lecteurs de la vie de l'établissement. La Revue de la Bibliothèque nationale de France, qui a succédé à la Revue de la Bibliothèque nationale, comprend des articles sur l'histoire de la bibliothèque et de ses collections, ainsi qu'à l'histoire des médias et des bibliothèques en général.

Coopération

Nationale

La BnF a aussi dans ses missions la coop√©ration avec les autres biblioth√®ques fran√ßaises. Elle a ainsi nou√© des relations privil√©gi√©es avec d'autres biblioth√®ques appel√©es ¬ę p√īles associ√©s ¬Ľ de la BnF[16]. Ces p√īles associ√©s sont de deux sortes :

Au-delà de ce réseau, la BnF assure la fourniture de notices bibliographiques à différentes bibliothèques. En retour, la BnF gère le catalogue collectif de France (CCFr), qui permet de consulter à la fois le Catalogue général de la BnF (voir ci-dessous), le SUDOC (catalogue collectif des bibliothèques universitaires françaises) et d'autres catalogues de manuscrits et d'imprimés.

Elle joue aussi un r√īle de formation professionnelle, qui se traduit par l'accueil de stagiaires, l'organisation de journ√©es professionnelles et la diffusion de normes bibliographiques[17].

Internationale

La BnF entretient également des relations avec d'autres bibliothèques et institutions à l'étranger. Elle prête régulièrement ses collections pour des expositions et a souscrit au capital de l'Agence France-Muséums.

La plus connue des formes de coop√©ration est la participation √† la ¬ę Biblioth√®que europ√©enne ¬Ľ, biblioth√®que virtuelle organis√©e conjointement par plusieurs biblioth√®ques europ√©ennes, essentiellement d'autres biblioth√®ques nationales. Ce regroupement a donn√© naissance √† l'initiative pour une ¬ę biblioth√®que num√©rique europ√©enne ¬Ľ (BnuE), projet qui associe la plupart des biblioth√®ques nationales du continent, mais dont le Royaume-Uni s'est toutefois d√©solidaris√©. Dans ce cadre, la BnF a d√©velopp√© depuis l'√©t√© 2006 une maquette de la BnuE baptis√©e Europeana, qui a √©t√© ouverte au public en mars 2007 avant de fermer en mai 2008 pour pr√©parer le lancement de la BnuE en novembre.

La BnF a aussi engagé un partenariat avec d'autres bibliothèques de pays francophones en vue de créer une Bibliothèque numérique francophone qui a été présentée à l'été 2008[18].

Après s'être présentée en opposition à Google Books, la BnF adopte, sous la présidence de Bruno Racine, une attitude plus bienveillante avec le site américain . Elle envisage ainsi de lui confier la numérisation d'une partie de ses collections[19],[20]. Toutefois l'établissement a publié deux communiqués de presse indiquant que rien n'était signé pour le moment[21].

La BnF apporte aussi son appui à des bibliothèques d'autres pays, en particulier de l'Afrique francophone et d'Amérique du Sud. Elle participe enfin à l'IFLA. Au sein de cette fédération, la BnF participe aux groupes de travail sur les normes de catalogage et est plus spécialement chargée de coordonner le programme PAC (Preservation and conservation)[22], consacré à la conservation et à la sauvegarde des documents anciens ou fragiles.

Activités de recherche

Trois grands types de recherche sont mis en Ňďuvre par la BnF[23] :

  • Une recherche subventionn√©e et cofinanc√©e par le Minist√®re de la Culture et le CNRS.
  • Une recherche non subventionn√©e, propre √† chaque d√©partement et financ√©e sur leur budget.
  • Une recherche int√©gr√©e √† des programmes de recherche europ√©ens et internationaux.

Pour mener à bien ces recherches, la BnF lance depuis 2003 des appels à des chercheurs français et étrangers à qui elle attribue un soutien financier ou une bourse.

Organisation interne

La Biblioth√®que nationale de France est administr√©e par un conseil d'administration comprenant des repr√©sentants de diff√©rents minist√®res : la Culture au titre de la tutelle, mais aussi la Communication, l‚ÄôEnseignement sup√©rieur, la Recherche, le Budget et les Affaires √©trang√®res (en raison de son activit√© internationale). Si√®gent √©galement des membres repr√©sentant le monde de la recherche, des repr√©sentants √©lus du personnel et deux repr√©sentants des usagers √©lus par ces derniers, un pour le Haut-de-jardin et un pour les biblioth√®ques de recherche.

Le conseil d'administration est assist√© d'un conseil scientifique ayant un r√īle consultatif. En outre, la BnF dispose d‚Äôun comit√© technique paritaire et d‚Äôun comit√© d'hygi√®ne et de s√©curit√©.

Le président de la BnF, nommé par décret pour trois ans, mandat renouvelable une fois, dirige l'établissement, assisté d'un directeur général et de directeurs généraux adjoints. Depuis le 2 avril 2007, Bruno Racine, nommé le 28 mars précédent en Conseil des ministres, est président de la BnF. Jacqueline Sanson est elle, depuis le 5 novembre 2007 directrice générale.

Les services de la BnF sont répartis en trois directions et cinq délégations[24].

  • La direction des collections (DCO) traite les collections et assure les services au public. Elle est divis√©e en d√©partements documentaires dont la liste est donn√©e plus loin, site par site.
  • La direction des services et des r√©seaux (DSR) est charg√©e de fonctions transversales int√©ressant tous les d√©partements documentaires et d'autres actions engageant toute la biblioth√®que. Elle comprend diff√©rents d√©partements :
    • Le d√©partement ¬ę Information bibliographique et num√©rique ¬Ľ √©tablit la bibliographie nationale fran√ßaise, enrichit le catalogue, maintient le vocabulaire contr√īl√© RAMEAU, et s'int√©resse √† l'archivage des donn√©es num√©riques ;
    • Le d√©partement de la conservation assure la conservation et la restauration des documents ; c'est ce d√©partement qui g√®re les services techniques de Bussy-Saint-Georges et de Sabl√©-sur-Sarthe ; il assure √©galement la num√©risation des collections, en particulier pour Gallica et Europeana (biblioth√®que num√©rique europ√©enne) ;
    • Le d√©partement de la coop√©ration est charg√© des relations avec les autres biblioth√®ques fran√ßaises, g√®re le Catalogue collectif de France, le pr√™t entre biblioth√®ques et Gallica ;
    • Le d√©partement du d√©p√īt l√©gal re√ßoit les imprim√©s en provenance des √©diteurs et imprimeurs, les supports particuliers √©tant re√ßus et trait√©s directement par les d√©partements sp√©cialis√©s (c'est ainsi que le d√©partement de la musique re√ßoit le d√©p√īt l√©gal des partitions, etc.) ; il assure le d√©p√īt l√©gal des documents num√©riques en ligne dont rel√®ve l'archivage du Web ;
    • Le d√©partement de la reproduction est charg√© de reproduire les documents de la biblioth√®que, soit pour transf√©rer le contenu sur un support moins fragile, une microforme ou de plus en plus souvent un support num√©rique, soit pour satisfaire la demande d'un lecteur ou d'un client de l'ext√©rieur (ces services sont payants) ;
    • Le d√©partement des syst√®mes d'information s'occupe de l'aspect technique des catalogues, de l'intranet de la BnF, des postes publics et des services √† distance.
  • La direction de l'administration et du personnel (DAP) regroupe des services indispensables au fonctionnement quotidien de l'ensemble de l'√©tablissement (ressources humaines, finances, moyens mat√©riels).

Les d√©l√©gations sont rattach√©es directement au directeur g√©n√©ral :

  • d√©l√©gation √† la strat√©gie ;
  • d√©l√©gation aux relations internationales ;
  • d√©l√©gation √† la diffusion culturelle, qui s'occupe entre autres de toutes les manifestations culturelles (expositions, colloques, lectures‚Ķ) ;
  • d√©l√©gation √† la communication ;
  • d√©l√©gation au m√©c√©nat.

Sites et départements

Site Richelieu / Louvois

(M) Ce site est desservi par les stations de m√©tro : Bourse et Palais Royal - Mus√©e du Louvre.

Architecture et locaux

Salle ovale du site Richelieu

Le site historique de la BnF (autrefois appel√©e ¬ę Biblioth√®que nationale de Paris ¬Ľ avant la construction et le transfert des collections des Imprim√©s sur le site Tolbiac) occupe l'ensemble du quadrilat√®re Richelieu, d√©limit√© par les rues des Petits-Champs (au sud), Vivienne (√† l'est), Louvois (au nord) et Richelieu (√† l'ouest).

Les plus anciens √©l√©ments de cet ensemble ont √©t√© √©lev√©s pour Mazarin par les architectes Pierre Le Muet et Fran√ßois Mansart, √† qui on doit les deux galeries, actuellement utilis√©es comme galeries d'exposition[25]. Les b√Ętiments ont subi de nouveaux am√©nagements √† partir des ann√©es 1720 sous la direction de Robert de Cotte et de l'abb√© Bignon. Les modifications ont √©t√© peu nombreuses de la deuxi√®me moiti√© du XVIIIe si√®cle au milieu du XIXe si√®cle. Une autre phase de grands travaux reprend avec Henri Labrouste √† partir de 1854 : ses principales r√©alisations sont l'actuelle fa√ßade de la cour d'honneur et surtout la vaste salle de lecture (dite depuis ¬ę salle Labrouste ¬Ľ). Le fronton du b√Ętiment principal est orn√© d'une sculpture de Charles Degeorge qui repr√©sente la Science servie par les g√©nies.

À Labrouste succède Jean-Louis Pascal, qui poursuit les travaux de la cour d'honneur et conçoit en 1916 la salle ovale qui ne sera toutefois inaugurée qu'en 1936.

Par manque de place, la Biblioth√®que nationale a d√Ľ s'√©tendre hors du quadrilat√®re Richelieu. Elle a ainsi occup√© une partie de la Galerie Vivienne pour installer les services du d√©p√īt l√©gal, mais ces locaux ont √©t√© abandonn√©s avec l'ouverture du site F. Mitterrand. Cependant, la BnF utilise encore un b√Ętiment au 61, rue de Richelieu, √† vocation purement administrative, ainsi qu'un b√Ętiment rue Louvois, construit en 1964 par Andr√© Chatelin pour le d√©partement de la Musique. L'ensemble Richelieu / Louvois comprend surtout des salles de lecture, des magasins et des bureaux.

Il s'y trouve aussi trois espaces d'exposition : la galerie Mazarine, pour les expositions th√©matiques, la galerie de photographie (connue aussi comme galerie Mansart) et la crypte, pour de petites expositions.

Départements et collections

Les d√©partements du ¬ę site Richelieu / Louvois ¬Ľ et leurs collections
Départements Date
de
création
Contenu Quelques fonds particuliers
Arts du spectacle[Tableau A 1] 1976 Manuscrits, documents iconographiques, maquettes, costumes : 3 000 000 d'objets et de documents Fonds Rondel (constituant la base du d√©partement), archives de plusieurs cin√©astes dont Abel Gance
Cartes et Plans 1828 1 600 000 documents, notamment documents cartographiques et globes Fonds de cartes r√©unies par Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville (XVIIIe si√®cle), fonds anciens du Service hydrographique et oc√©anographique de la marine, collections de la Soci√©t√© de G√©ographie (en d√©p√īt)
Estampes et Photographies 1720 12 000 000 d'images Dessins d'architectes (Robert de Cotte, √Čtienne-Louis Boull√©e), fonds de photographes (Nadar, Cartier-Bresson, Doisneau)
Manuscrits 1720 1 220 000 manuscrits, nombreux imprim√©s Plusieurs fonds d'int√©r√™t historique et g√©n√©alogique (collection des provinces de France, collection de Carr√© d'Hozier, fonds Colbert)
Fonds anciens de plusieurs abbayes parisiennes
Fonds maçonnique
Manuscrits d'écrivains (Balzac, Hugo, Flaubert, Proust, Céline)
Fonds Smith-Lesou√ęf, fonds d'orientalistes
Monnaies, m√©dailles et antiques 1720 530 000 pi√®ces Cabinet de curiosit√©s de Louis XIV, collections d'antiquit√©s, tr√©sors m√©rovingiens
Musique (rue Louvois)[Tableau A 2] 1942 2 000 000 de pi√®ces et recueils Fonds S√©bastien de Brossard, archives de compositeurs c√©l√®bres (Messiaen, Xenakis)
Recherche bibliographique (DRB)[Tableau A 3] 1996 14 000 usuels, 40 000 microformes N√©ant
  1. ‚ÜĎ La Maison Jean-Vilar, √† Avignon, est rattach√©e au d√©partement des Arts du spectacle, mais ses collections sont compt√©es √† part.
  2. ‚ÜĎ La biblioth√®que-mus√©e de l'Op√©ra est rattach√©e au d√©partement de la Musique, mais ses collections sont compt√©es √† part.
  3. ‚ÜĎ Le d√©partement de la Recherche bibliographique est commun aux sites Richelieu et Tolbiac.
Une enluminure tirée du manuscrit Fr.9084 (Guillaume de Tyr, fin 13e s.)

Outre les collections indiqu√©es dans le tableau, les d√©partements de Richelieu comptent 2 700 000 volumes d'imprim√©s (Livres, p√©riodiques et recueils), dont 12 000 incunables.

Le ¬ę projet Richelieu ¬Ľ

Depuis le d√©m√©nagement des imprim√©s vers Tolbiac, la BnF s'est engag√©e dans un projet de modernisation du site Richelieu, qui comporte plusieurs dimensions :

  • meilleur signalement des documents des sites sp√©cialis√©s, avec notamment l'informatisation des fichiers des d√©partements de Richelieu, le transfert de notices de BN-Opaline vers BN-Opale Plus (rebaptis√© en janvier 2009 le ¬ę Catalogue g√©n√©ral de la BnF ¬Ľ), l'utilisation de normes nouvelles pour la description √©lectronique des manuscrits ;
  • vaste op√©ration de r√©novation et de r√©am√©nagement des diff√©rentes salles ;
  • red√©ploiement des espaces et des collections.

Le premier de ces chantiers est d√©sormais bien avanc√©. Pour la r√©novation et le red√©ploiement, les travaux ont √©t√© confi√©s √† Bruno Gaudin et ont d√©but√© en 2009 ; ils doivent s'achever en 2014[18].

À terme, il est prévu que le département des Arts du Spectacle s'installe dans l'actuel musée du département des Monnaies, médailles et antiques, qui sera réorganisé. La salle Labrouste rénovée deviendra à terme la salle de lecture de l'INHA. Quant à la salle Ovale, elle doit devenir un espace de consultation servant d'introduction aux différents départements spécialisés, et qui sera largement accessible, comme le haut-de-jardin.

Site François-Mitterrand (Tolbiac)

Architecture et locaux

(M) Ce site est desservi par les stations de m√©tro : Biblioth√®que Fran√ßois Mitterrand et Quai de la Gare. Plans et vues satellite : 48¬į50‚Ä≤1‚Ä≥N 2¬į22‚Ä≤34‚Ä≥E / 48.83361, 2.37611

La BnF site Tolbiac vue depuis la rive droite
Tour Nord-Est du site

√Ä Tolbiac, la biblioth√®que Fran√ßois-Mitterrand, √©galement appel√©e ¬ę tr√®s grande biblioth√®que ¬Ľ (parfois abr√©g√© en TGB), occupe un site de 7,5 hectares pour une esplanade de 60 000 m¬≤. L'Ňďuvre de Dominique Perrault est notamment caract√©ris√©e par quatre grandes tours angulaires de 79 m chacune qui correspondent symboliquement √† quatre livres ouverts. Chaque tour porte un nom :

  • Tour des temps
  • Tour des lois
  • Tour des nombres
  • Tour des lettres.

Le centre du b√Ętiment est occup√© par un jardin de 12 000 m¬≤ ferm√© au public, mais qui contribue, situ√© √† la hauteur du d√©ambulatoire du rez-de-jardin, √† donner une image de calme au milieu de l'ambiance bruyante de la ville. Les arbres qui composent ce jardin sont des pins de la for√™t de Bord r√©cup√©r√©s adultes l√† o√Ļ une carri√®re devait les faire dispara√ģtre, et transport√©s en convoi exceptionnel. D√®s leur transplantation, ils furent hauban√©s car le r√©enracinement est d√©licat avec des sujets adultes. Il ne s'agit en aucun cas d'arbres import√©s de l'√©tranger.

Sous ce niveau se trouvent encore deux niveaux utilis√©s, dont le plus bas est occup√© par une rue int√©rieure destin√©e √† la circulation des v√©hicules (en particulier les v√©hicules internes √† la BnF et ceux venant livrer le d√©p√īt l√©gal).

L'ensemble des surfaces construites hors-Ňďuvre repr√©sente 290 000 m¬≤ de planchers.

Avec l'installation à Tolbiac, les chercheurs disposent de places de lectures plus larges et d'un mobilier récent et assez fonctionnel. Le délai de communication moyen dépasse désormais rarement 30 minutes. Cependant l'entrée des salles de lecture est payante.

Depuis 2006, les deux globes de Coronelli sont exposés dans le hall ouest.

La Bibliothèque nationale de France, vue de la rive droite de la Seine. Sur la gauche, la passerelle Simone-de-Beauvoir et sur la droite le pont de Bercy.

Salles de lecture, d'exposition et de conférence

Le site de Tolbiac de la BnF donne acc√®s √† deux type de salles de lecture : les salles du Haut-de-jardin sont accessibles √† toute personne √Ęg√©e de seize ans ou plus, sous r√©serve d'acquitter un droit d'entr√©e, soit pour un acc√®s ponctuel, soit sous forme d'abonnement annuel. Le Rez-de-jardin ainsi que les salles de lecture des autres sites ne sont utilisables qu'apr√®s accr√©ditation sur justification de la recherche, et moyennant paiement (carte de quinze jours ou carte annuelle). Certaines personnes peuvent toutefois √™tre exon√©r√©es ou payer un tarif r√©duit, notamment les √©tudiants. La salle P du Rez-de-jardin comprend aussi l'Inath√®que, espace de consultation des collections de l'Institut national de l'audiovisuel. Cette salle abrite aussi une antenne du Centre national du cin√©ma et de l'image anim√©e pour la consultation des Archives fran√ßaises du film.

Le site de Tolbiac comporte deux espaces d'exposition, une ¬ę grande salle ¬Ľ et une ¬ę petite salle ¬Ľ. En outre, une exposition permanente dans le hall est propose une pr√©sentation g√©n√©rale de l'√©tablissement. Un grand et un petit auditorium permettent d'organiser des r√©unions professionnelles, des colloques, des conf√©rences, des lectures ou des concerts.

Collections

Les collections de Tolbiac comprennent un fonds de libre acc√®s et des collections patrimoniales, et occupent en tout 385 km lin√©aires de rayonnages. Le fonds de libre acc√®s, pr√©sent √† la fois en Haut-de-Jardin (biblioth√®que d'√©tude) et en rez-de-jardin (biblioth√®que de recherche), contient environ 575 000 volumes (700 000 √† terme). Les collections patrimoniales se trouvent dans les diff√©rents d√©partements pr√©sents √† Tolbiac, √† l'exception du d√©partement de la Recherche bibliographique (DRB). Les quatre d√©partements issus du d√©partement des Imprim√©s et du d√©partement des P√©riodiques conservent les fonds patrimoniaux constitu√©s d'imprim√©s du XVIe au XXIe si√®cle. Ils repr√©sentent environ 10 000 000 de livres et 350 000 titres de p√©riodiques, dont 32 000 titres vivants fran√ßais et √©trangers. Aux imprim√©s s'ajoute un important fond de microformes, avec 76 000 microfilms (journaux, livres de grand format) et 950 000 microfiches (ouvrages, th√®ses).

La Joie par les livres est √† l'origine une association loi de 1901 cr√©√©e en 1963 √† l'initiative d'une riche m√©c√®ne, Anne Gruner-Schlumberger, dans le but de cr√©er une biblioth√®que pour enfants moderne dans un quartier populaire. Rattach√©e √† la BnF le 1er janvier 2008[26], elle est en cours de d√©m√©nagement du boulevard de Strasbourg vers le site de Tolbiac[27]. La Joie par les livres proposait 20 000 documents en libre acc√®s, 1 000 c√©d√©roms et un fonds ancien de 192 000 documents en magasin[28]. Les collections comprennent :

L'ensemble comprend, au 16 juillet 2009, plus de 250 000 documents[29].


Le d√©partement de l'Audiovisuel, h√©ritier de la Phonoth√®que nationale, a lui aussi des fonds patrimoniaux, mais uniquement des supports particuliers, correspondant environ √† 900 000 documents sonores, 90 000 vid√©ogrammes, 250 000 images fixes num√©ris√©es et 50 000 documents multim√©dia.

Le d√©partement le plus prestigieux est la r√©serve des livres rares, qui comprend 200 000 volumes environ. La r√©serve comprend les incunables, des ouvrages remarquables par leur format (particuli√®rement petits ou grands), des documents montrant les √©volutions techniques, des documents √† faible tirage, des livres ayant appartenu √† des personnes c√©l√®bres, et enfin l'¬ę Enfer ¬Ľ de la biblioth√®que, comprenant des ouvrages jug√©s ¬ę licencieux ¬Ľ.

Par ailleurs environ 100 000 textes num√©ris√©s peuvent √™tre consult√©s. Une partie seulement figure aussi sur Gallica ou Europeana, d√®s lors qu'il n'y a plus de probl√®me de droits.

Départements et salles de lectures

Départements et salles de lecture du site Mitterrand / Tolbiac
Départements Haut de jardin
Bibliothèque d'étude
Rez-de-jardin
Bibliothèque de recherche
Histoire, philosophie, sciences de l'homme
  • Salle J : histoire, philosophie, sciences de l'homme
  • Salle K : philosophie, religion
  • Salle L : histoire
  • Salle M : ethnologie, sociologie, g√©ographie
Droit, économie, politique
  • Salle A : presse
  • Salle D : droit, √©conomie, politique
  • Salle N : √©conomie, science politique, presse
  • Salle O : droit, publications officielles
Sciences et techniques
  • Salle C : sciences et techniques
  • Salle R : histoire des sciences, sciences fondamentales
  • Salle S : sciences de la vie, sciences de l'ing√©nieur
Littérature et arts[Tableau B 1]
  • Salle F : langues et litt√©ratures classiques, arts
  • Salle G : langues et litt√©ratures √©trang√®res
  • Salle H : langue fran√ßaise et litt√©ratures d'expression fran√ßaise
  • Salle I : litt√©rature de jeunesse
  • Salle T : documentation sur le livre, la presse et la lecture
  • Salle U : langues et litt√©ratures √©trang√®res
  • Salle V : linguistique, langue fran√ßaise et litt√©rature d'expression fran√ßaise
  • Salle W : litt√©ratures classiques, litt√©ratures orientales et arts
Audiovisuel
  • Salle B : audiovisuel
  • Salle P : audiovisuel
Département de la recherche bibliographique (DRB)[Tableau B 2]
  • Salle E : recherche bibliographique
  • Salle X : recherche bibliographique
Réserve des livres rares
  • Salle Y : r√©serve des livres rares
  1. ‚ÜĎ La Joie par les livres fait partie du d√©partement Litt√©rature et arts, mais ses collections sont compt√©es √† part.
  2. ‚ÜĎ Le DRB est commun aux sites Richelieu et Tolbiac.

Site de l'Arsenal

Article d√©taill√© : Biblioth√®que de l'Arsenal.

(M) Ce site est desservi par la station de m√©tro : Sully - Morland.

La Biblioth√®que de l'Arsenal est install√©e en 1757 √† l'Arsenal par le marquis Antoine-Ren√© de Voyer de Paulmy d'Argenson, bailli de l‚ÄôArtillerie, dans le b√Ętiment principal, aujourd'hui seul conserv√©, du site militaire fond√© en 1512 par Louis XII (1498-1515), lequel fut r√©amenag√© au d√©but du XVII√®me si√®cle pour Sully qui s'y installe en 1599, d√©cor√© √† partir de 1645 par Charles Poerson pour le mar√©chal de La Meilleraye et sa femme[30] et aggrandi de 1715 √† 1725 par Germain Boffrand. Elle fut acquise en 1785 par le comte d‚ÄôArtois et d√©clar√©e Biblioth√®que nationale et publique le 9 flor√©al an V (28 avril 1797). Elle est int√©gr√©e √† la Biblioth√®que nationale depuis 1934 et constitue actuellement √† elle seule un d√©partement. Sp√©cialis√©e en litt√©rature et, dans une moindre mesure, en histoire, elle offre 48 places de lecteurs, 7 000 livres en libre acc√®s et une collection comprenant (selon son fascicule √©dit√© en 2006) :[31] [32]

  • 1 000 000 livres
  • 11 500 titres de p√©riodiques, dont 250 vivants
  • 100 000 estampes
  • 14 000 Manuscrits, dont une riche collection de manuscrits m√©di√©vaux provenant des grandes abbayes parisiennes
  • 3 000 cartes
  • 1 000 partitions musicales
  • des fonds sp√©cifiques, dont ceux de plusieurs √©crivains et celui des archives de la Bastille.

Le rythme d'accroissement est de 2 000 volumes par an.

Bibliothèque-musée de l'Opéra

Article d√©taill√© : Biblioth√®que-mus√©e de l'Op√©ra.

(M) Ce site est desservi par la station de m√©tro : Op√©ra.

La Bibliothèque-musée de l'Opéra, créée en 1866 a été installée au sein de l'Opéra Garnier à la suite de son achèvement en 1875 et dotée en 1881 d'un musée. Elle est rattachée à la Bibliothèque nationale en 1935, avec l'apport du fond ancien du Conservatoire de musique, puis au département de la Musique créé en 1942. Elle tient son origine dans la bibliothèque musicale et les archives de l'Opéra national de Paris depuis sa création en 1669. Elle conserve donc encore aujourd'hui un fonds ancien important (partitions, mais aussi maquettes et costumes). La bibliothèque-musée a beaucoup de documents sur la musique et plus encore sur la danse, avec les Archives internationales de la danse.

La biblioth√®que-mus√©e de l‚ÄôOp√©ra conserve pr√®s de 600 000 documents dont :

Sites non parisiens

La maison Jean Vilar à Avignon

√Ä Avignon, la BnF dispose de la maison Jean Vilar, rattach√©e au d√©partement des arts du spectacle. Elle abrite depuis 1979 une biblioth√®que sp√©cialis√©e sur tous les arts du spectacle : th√©√Ętre, danse, op√©ra, cin√©ma, cirque, clowns, marionnettes, mime, music-hall, f√™tes et vari√©t√©s et sur les textes du r√©pertoire classique et contemporain, fran√ßais et √©tranger, les archives du metteur en sc√®ne et celles du Festival d'Avignon in et off, soit[33] :

Le centre technique de Bussy-Saint-Georges

La BnF est implant√©e √† Bussy-Saint-Georges, dans un b√Ętiment qu'elle partage avec le Centre technique du livre de l'enseignement sup√©rieur. Le site de Bussy sert √† la fois :

  • pour les restaurations n√©cessitant plus de place ou des mat√©riels sp√©cifiques ;
  • de centre de recherche pour la conservation des documents ;

Le b√Ętiment a √©t√© construit en 2005 par Dominique Perrault[34]. Les exemplaires suppl√©mentaires du d√©p√īt l√©gal des imprim√©s √©tant employ√©s aux √©changes internationaux ou remis √† d'autres biblioth√®ques fran√ßaises selon le genre du document envoy√©, de 1996 √† juillet 2006 (janvier 2004 pour les p√©riodiques)[35], l'un d'eux √©tait conserv√© au centre technique de Bussy pour constituer une collection de secours, ne devant en principe pas servir. Celle-ci a √©t√© interrompue depuis la r√©forme du d√©p√īt l√©gal par le d√©cret n¬į 2006-696 du 13 juin 2006, qui a port√© le d√©p√īt √©diteur de 4 √† 2 exemplaires et le d√©p√īt imprimeur de 2 √† 1[36].

Le centre technique de Sablé-sur-Sarthe

Le centre technique Jo√ęl Le Theule de la BnF, install√© depuis 1978 au ch√Ęteau de Sabl√©-sur-Sarthe, qui fut remani√© √† partir de 1715 par Jean-Baptiste Colbert de Torcy, est consacr√© √† la restauration de documents fragiles. (Voir Sabl√©-sur-Sarthe#Ch√Ęteau de Sabl√© : centre technique de la BnF)

Sites abandonnés

L'annexe de Versailles

La Biblioth√®que nationale a fait construire √† Versailles un premier b√Ętiment (1932-1934), puis un deuxi√®me (1954), en particulier pour conserver des p√©riodiques et des collections en double[37]. Au d√©part, il ne s'agissait que de lieux de conservation, mais une salle de lecture s'y est ouverte par la suite. Ces b√Ętiments ne sont plus utilis√©s depuis 1998.

L'ancien centre technique de Provins

Un centre de restauration avait été créé à Provins pour la restauration et le transfert de journaux sur microfilms. Le site de Provins a été fermé en 2002[38].

Site du boulevard de Strasbourg

(M) Ce site est desservi par les stations de m√©tro : Strasbourg - Saint-Denis et Ch√Ęteau d'Eau.

Rattachée à la BnF en janvier 2008, la Joie pour les livres était installée dans un immeuble du boulevard de Strasbourg, désormais fermé au public depuis le 15 juillet 2009[27].

Les catalogues

La Bibliothèque nationale de France a élaboré et enrichi successivement ou simultanément plusieurs types de catalogues. Seront présentés ici les principaux catalogues mis à disposition du public.

BnF-Catalogue général

Le Catalogue g√©n√©ral de la BnF est le principal catalogue informatis√©. Il s'appelait √† l'origine ¬ę BN-Opale ¬Ľ et recensait en principe toutes les collections patrimoniales. Il a √©t√© constitu√© pour les livres issus du d√©p√īt l√©gal et les acquisitions depuis 1987, auxquels ont √©t√© ajout√©es les notices r√©troconverties du Catalogue g√©n√©ral des imprim√©s et de ses suppl√©ments. Par la suite, il a pris le nom de ¬ę BN-Opale Plus ¬Ľ quand d'autres donn√©es y ont √©t√© ajout√©es. Marque d√©pos√©e √† l'INPI jusqu'en 2009, BN-Opale Plus a √©t√© rebaptis√© ¬ę Catalogue g√©n√©ral de la BnF ¬Ľ en janvier 2009. Son contenu devrait √™tre accessible √©galement dans WorldCat suite √† un accord pass√© avec Online Computer Library Center[39].

Parallèlement, un autre catalogue informatisé, BN-Opaline, avait été conçu pour signaler les collections spécialisées des autres sites, notamment Richelieu, mais aussi des documents n’appartenant pas à la BnF, en particulier des fonds musicaux et des manuscrits littéraires. Il était initialement diffusé non en interface Web mais sous Telnet, avant de passer ensuite en interface Web. BN-Opaline était constitué de plusieurs bases, chacune ayant ses propres champs, ce qui représentait alors un avantage pour traiter des collections inhabituelles (manuscrits, partitions, films, etc.). Depuis mai 2007, date de sa fermeture, le contenu de BN-Opaline a été pour l'essentiel intégré dans le Catalogue général de la BnF ou dans le CCFr pour les documents hors BnF.

Le Catalogue g√©n√©ral de la BnF contient aujourd'hui plus de 10 millions de notices bibliographiques, et plus de cinq millions de notices d'autorit√©s qui d√©crivent les auteurs, les sujets, les Ňďuvres. Il contient aujourd'hui les notices des livres et p√©riodiques conserv√©s dans les diff√©rents d√©partements de la BnF, en magasin et en acc√®s libre, quels que soient leurs types et leurs supports. Il s'est ainsi enrichi des notices des documents sp√©cialis√©s et r√©f√©rence des documents iconographiques (estampes et photographies), des documents cartographiques, des objets (cuivres et bois grav√©s, pierres lithographiques, tissus‚Ķ), et une partie des partitions imprim√©es et manuscrites. Enfin, on y trouve des documents num√©ris√©s par la BnF et disponibles dans Gallica, une partie des microfiches et microfilms, et une partie des p√©riodiques √©lectroniques dont la BnF poss√®de aussi la version imprim√©e.

Constitué par plusieurs strates d'informatisation successives, et alimenté par une grande diversité de sources, il présente des données d'une qualité inégale et de nombreux doublons. Les notices dont il s'enrichit aujourd'hui sont beaucoup plus complètes que celles qui ont été créées par conversion des anciens catalogues imprimés ou sur fiches. Différentes équipes de la BnF se consacrent quotidiennement à la correction des notices et à l'amélioration des données.

BnF-Archives et manuscrits

BnF-Archives et manuscrits est le catalogue des fonds d'archives et de manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. Il est en ligne depuis octobre 2007. Il comprend les descriptions des fonds de manuscrits du département des Arts du Spectacle ainsi que celles, en cours de rédaction, des manuscrits du département des Manuscrits de la BNF. Depuis peu il comprend aussi les manuscrits de la bibliothèque de l'Arsenal. Il utilise le format XML et les règles de catalogage des manuscrits de la DTD EAD de 2002. Certains fonds ou collections qui n'ont jamais été décrits, y sont catalogués (les acquisition et les dons récents), d'autres qui possèdent un catalogue imprimé, sont rétroconvertis. Ce catalogue complète les catalogues numérisés de la BNF (voir ci-dessus).

Catalogues plus traditionnels

L'existence de ces deux catalogues informatis√©s n'√īte pas tout int√©r√™t aux autres types de catalogues, imprim√©s ou sur fiches, pr√©sents √† la BnF, m√™me si ces types de catalogues sont susceptibles de dispara√ģtre ult√©rieurement. Des catalogues imprim√©s restent en usage dans diff√©rents d√©partements sp√©cialis√©s, notamment celui des Manuscrits, celui des Estampes ou celui des Monnaies et m√©dailles ; il s'en publie m√™me de nouveaux. Toutefois, l'informatique est aussi utilis√©e dans ce domaine, puisque d'anciens catalogues, num√©ris√©s, sont mis en ligne sur Internet. Il existe √©galement des catalogues sur fiches, √† l'Arsenal, √† l'Op√©ra et √† Richelieu. Ces fiches devraient √™tre r√©troconverties pour figurer √† terme dans le Catalogue g√©n√©ral de la BnF. √Ä Tolbiac, les catalogues sur fiches sont peu nombreux. Ils restent en usage en salle Y pour la R√©serve des livres rares (fichiers des usuels, fichiers par √©diteurs ou par provenance), en salle W pour les documents en caract√®res non-latins (certains de ces fichiers sont √©galement num√©ris√©s sur Internet), enfin en salle X pour les fichiers par sujets jusqu'en 1980.

Les ressources numériques

La Bibliothèque nationale de France développe l'offre de ressources numériques à destination de ses publics sur place et distants. Seront présentés ici les principales ressources mises à disposition du public autres que ses catalogues cités ci-dessus.

Gallica

Logo de Gallica
Article d√©taill√© : Gallica.

Gallica est la biblioth√®que num√©rique de la BnF, proposant plus de 160 000 documents de toute nature en mode image ou en mode texte. Initialement con√ßu pour les seules collections de l'√©tablissement, Gallica propose aussi des documents d'institutions partenaires et, depuis 2007, des livres num√©riques propos√©s par des √©diteurs.

Les Signets de la Bibliothèque nationale de France

Répertoire encyclopédique de sites web gratuitement accessibles, les Signets de la BnF, recensent plus de 7000 ressources choisies pour la qualité de leur contenu. Chaque notice est très régulièrement entretenue au moins une fois tous les trois mois. Si une notice n'a pu être vérifiée dans ce délai, elle est provisoirement retirée du portail afin d'éviter de proposer un contenu obsolète. Les sites sont décrits selon un modèle de données respectant la norme Dublin Core.

Le Guide de recherche en bibliothèque

Ce guide[40] d√©taille les √©tapes d'une recherche efficace en biblioth√®que. Il propose des chemins de lecture en fonction de ses besoins : une recherche guid√©e pour ceux qui d√©butent et un parcours libre pour les autres. Le guide s'enrichit r√©guli√®rement de fiches m√©thodologiques synth√©tiques class√©es dans la rubrique ¬ę Miscellan√©es BnF ¬Ľ.

Mandragore, base des manuscrits enluminés de la BnF

La base Mandragore donne acc√®s aux notices de 140 000, en offrant de grandes capacit√©s de recherche et d'indexation. Elle contient plus de 50 000 images num√©ris√©es[41].

Banque d'images

La BnF dispose d'une banque d'images dont elle propose la reproduction à titre payant, la réutilisation étant soumise en outre à redevance[42].

Personnel et public

Le personnel de la BnF

L'√©tablissement emploie, tous sites confondus, pr√®s de 2 700 personnes, mais cela repr√©sente √† peine plus de 2 500 √©quivalents temps plein (ETP)[43]. Les deux tiers environ du personnel sont des fonctionnaires, dont la plupart (pr√®s de la moiti√© du personnel permanent) rel√®ve de la ¬ę fili√®re biblioth√®que ¬Ľ du minist√®re de l'Enseignement sup√©rieur et de la Recherche. Les non-fonctionnaires se r√©partissent √† peu pr√®s √©galement (en nombre) entre contractuels et vacataires (pay√©s √† l'heure). Ces derniers, des √©tudiants pour la plupart, cumulent souvent une quotit√© inf√©rieure √† la moiti√© d'un temps plein. C'est la principale cause de la grande disparit√© entre les effectifs et le total en ETP.

Depuis le 1er janvier 2007 et sauf cas particulier, le personnel de la BnF n'est plus compt√© dans les effectifs des fonctionnaires de l'√Čtat, mais directement au titre de l'√©tablisement public[44].

Ces données ne comprennent ni les personnes qui travaillent pour le compte d'entreprises privées en vertu d'une concession ou d'une délégation (personnel de sécurité, personnel de la cafeteria…) ni le détachement de la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) affecté en permanence à la BnF.

Le public

La salle de lecture du département des Manuscrits, division occidentale
La bibliothèque accueille de nombreux étudiants (Entrée EST)
Détail de l'entrée EST
Entrée EST

En 2007, l'√©tablissement a √©tabli ou renouvel√© pr√®s de 33 000 cartes annuelles pour le haut-de-jardin et plus de 30 000 titres d'acc√®s pour les salles de recherche, dont 62 % pour un an[45]. Le public de la BnF est en grande partie constitu√© d'√©tudiants : parmi les lecteurs accr√©dit√©s pour les espaces de recherche, pr√®s de 60 % d√©clare venir ¬ę pour √©tude ¬Ľ, tandis que leur proportion est estim√©e √† 84 % en Haut-de-jardin d'apr√®s les enqu√™tes de 2005. Le Haut-de-Jardin est donc surtout utilis√© par des √©tudiants de niveau licence tandis que les doctorants se rencontrent davantage dans les salles de recherche, les √©tudiants de master se r√©partissant entre les diff√©rents niveaux.
Les enseignants et chercheurs repr√©sentent la cat√©gorie la plus pr√©sente apr√®s les √©tudiants. Un peu plus de 30 % des lecteurs accr√©dit√©s pour la recherche d√©clarent venir ¬ę pour raisons professionnelles ¬Ľ, un bon nombre √©tant sans doute des enseignants-chercheurs. √Ä c√īt√© de ces deux cat√©gories, la BnF peine √† attirer le grand public cultiv√© (√† peine 8 % du public des espaces de recherche vient ¬ę √† titre personnel ¬Ľ), ce qui √©tait pourtant l'un de ses objectifs. En Haut-de-jardin, la proportion est sans doute proche, puisqu'aux 84 % d'√©tudiants, il convient d'ajouter 6 % de lyc√©ens.

Au sein du public accr√©dit√© pour la recherche, un peu plus du quart est de nationalit√© √©trang√®re, les plus repr√©sent√©s provenant des √Čtats-Unis et d'Italie. ¬ę Les femmes [y] sont majoritaires et se maintiennent √† 53 %[46] ¬Ľ.

Les variations saisonni√®res d'activit√© de la BnF s'expliquent largement par la composition du public, avec des diff√©rences sensibles entre Haut-de-jardin et espaces de recherche. Le Haut-de-jardin conna√ģt un calendrier proche de celui d'une biblioth√®que universitaire : occupation importante pendant l'ann√©e universitaire, fr√©quentation accrue √† l'approche des examens, attractivit√© tr√®s faible en juillet et ao√Ľt. La fr√©quentation tr√®s faible en ao√Ľt a d'ailleurs conduit les autorit√©s de la BnF √† instaurer √† titre exp√©rimental une gratuit√© des entr√©es ponctuelles.

Inversement, le Rez-de-jardin conna√ģt un succ√®s plus important en √©t√©, seule p√©riode o√Ļ certains chercheurs, habitant la province ou l'√©tranger, peuvent venir √† Paris : il n'est pas rare de voir les 1 900 places du rez-de-jardin satur√©s √† ces √©poques de l'ann√©e. En dehors de ce pic, la fr√©quentation des espaces de recherche est plus r√©guli√®re.

Le Haut-de-jardin conna√ģt aussi une variation de la fr√©quentation au cours de la semaine, les p√©riodes les plus charg√©es √©tant le week-end, ainsi que le mardi, jour de fermeture de la Bpi. Le site de Tolbiac est tr√®s souvent satur√© ces jours-l√†, le nombre de salles √©tant limit√© par rapport √† la taille du b√Ętiment il n'est alors plus possible d'acc√©der aux collections. Il n'est pas rare, par ailleurs de constater √† l'ouverture du site une file d'attente de plusieurs centaines de personnes.

Budget

La structure budg√©taire de la BnF a √©volu√© au 1er janvier 2007, l‚Äô√©tablissement r√©mun√©rant directement √† compter de cette date la quasi totalit√© de son personnel[44]. Le budget de la BnF s'√©l√®ve √† 240 millions d'euros[47] (M‚ā¨). L'essentiel de ses ressources (192 M‚ā¨) provient de subventions de l'√Čtat, attribu√©es essentiellement par le minist√®re de la culture. Les ressources propres sont comparativement faibles, s'√©levant √† 17 M‚ā¨ environ[48], les droits d'entr√©e ne rapportant pas plus de 2 M‚ā¨ par an[49].

Le budget de fonctionnement repr√©sente 200 M‚ā¨ contre 40 M‚ā¨ pour l'investissement. Dans les d√©penses de fonctionnement, plus de la moiti√© correspond aux d√©penses de personnel. Dans les d√©penses d'investissement, l'enrichissement des collections repr√©sente 20 M‚ā¨ environ. La BnF compte les achats de documents dans la section d'investissement, quand d‚Äôautres biblioth√®ques les d√©comptent en section de fonctionnement, ce qui ne facilite pas les comparaisons. √Ä c√īt√© de ces d√©penses, 11 M‚ā¨ sont consacr√©s aux b√Ętiments et installations techniques.

Critiques adressées à la Bibliothèque

La Bibliothèque nationale de France suscite souvent des critiques. Celles-ci, provenant d'horizons variés, ont été largement relayées par les médias au début. La force médiatique est un peu retombée, mais certaines de ces critiques subsistent. Elles peuvent être regroupées en trois grandes catégories.

Critiques d'origine syndicale

L'√©tablissement est ainsi mis en cause par les syndicats[50]. La Biblioth√®que a d'ailleurs connu plusieurs conflits sociaux, dont l'un, peu apr√®s les premiers jours d'ouverture du rez-de-jardin, s'est traduit par une longue gr√®ve rest√©e dans les esprits[51]. Le principal grief porte sur les conditions de travail : le personnel de magasinage en particulier se plaint du bruit, mais aussi de l'obligation de travailler souvent √† la lumi√®re artificielle. En outre, le personnel d√©plore de se trouver dans l'obligation d'assumer, vis-√†-vis des usagers, les dysfonctionnements dont ils ne se sentent pas toujours responsables. Ce dernier √©l√©ment √©tait particuli√®rement sensible au d√©but du fonctionnement du rez-de-jardin. La Biblioth√®que nationale de France est √©galement critiqu√©e pour son recours, consid√©r√© comme excessif, √† des emplois dits pr√©caires, vacataires en particulier (voir plus haut).

Critiques émanant des lecteurs

Des lecteurs formulent √©galement un certain nombre de griefs envers la BnF, surtout pour le site Fran√ßois-Mitterrand[52]. L'universitaire Jean-Marc Mandosio a publi√© en 1999 un essai intitul√© L'effondrement de la Tr√®s Grande Biblioth√®que Nationale de France aux √Čditions de l'Encyclop√©die des Nuisances dans lequel il fustige ce projet et sa r√©alisation. Revenant en 2000 sur ce th√®me il √©crit : ¬ę tout l'arsenal n√©otechnologique de la T.G.B.N.F. ne fait qu'amplifier les tares qui affectaient d√©j√† le fonctionnement de l'ancienne Biblioth√®que nationale : impuissance chronique ; m√©fiance envers le lecteur, consid√©r√© comme un intrus et un danger potentiel ; absence de prise en compte de ses besoins, de son confort, de la dimension empirique, concr√®te, de son activit√© ¬Ľ[53]. C'est √©galement la position de Lucien X. Polastron qui avance que ¬ę le nouvel √©tablissement de Tolbiac a √©t√© con√ßu et r√©alis√© en √©cartant le plus possible, non seulement ses usagers, conservateurs et lecteurs, mais aussi le minist√®re de la Culture et jusqu'au moindre intellectuel disponible ¬Ľ[54].

L'acc√®s √† ce site est malais√©, d'autant que l'esplanade et les descentes sont glissantes par temps humide et que cette situation n'est que partiellement r√©solue par les chemins antid√©rapants et la renonciation aux tapis roulants pour la descente. Les lecteurs se plaignent aussi des ¬ę conditions de travail ¬Ľ dans cette biblioth√®que : bruit excessif dans les salles de lecture, d√©lai de communication parfois excessif, indisponibilit√© de certains documents, fra√ģcheur difficile √† supporter dans les salles de lecture, m√™me en √©t√©, mauvaise orientation des postes informatiques dont les √©crans sont presque illisibles par grand soleil. Les repr√©sentants des lecteurs plaident aussi pour une extension des horaires d'ouverture, revendiquant une ouverture du rez-de-jardin d√®s le lundi matin et l'instauration d'une ¬ę nocturne ¬Ľ au moins une fois par semaine (actuellement les salles de lecture ferment √† 20 h). De mani√®re plus anecdotique, les tarifs des espaces de restauration (cafeteria‚Ķ) sont aussi mis en cause. Les repr√©sentants des lecteurs ont tendance √† penser que la biblioth√®que en ferait trop pour les biblioth√®ques num√©riques (Gallica et Europeana) ou les expositions au d√©triment des lecteurs consultant les documents sur place.

Critiques des médias et de l'opinion publique

La BnF a √©galement fait parler d'elle n√©gativement au-del√† de ceux qui y travaillent ou l'utilisent. Certaines de ces critiques sont politiques, dans la mesure o√Ļ elles ne visent pas la seule BnF, mais la politique de grands travaux de F. Mitterrand dans son ensemble. Le fait que le choix du projet ait √©t√© la d√©cision politique d'un seul homme, r√©gl√©e de mani√®re rapide sans consid√©ration des aspects pratiques, est aussi critiqu√©. Le parti architectural de Dominique Perrault a aussi ses d√©tracteurs, en particulier pour sa d√©cision de stocker les documents dans les tours.

Outre le co√Ľt initial de l'investissement ‚ÄĒ pr√®s du double du co√Ľt de la r√©alisation de l'Op√©ra Bastille ‚ÄĒ, les frais annuels de fonctionnement engendr√©s par la nouvelle Bnf ont √©galement fait l'objet de vives critiques. Ils repr√©sentent en effet pour le budget de l'√Čtat un montant sept fois plus √©lev√© que ce que co√Ľtait la BN, soit les trois-cinqui√®mes de la somme allou√©e chaque ann√©e √† l'ensemble des biblioth√®ques universitaires sur le territoire fran√ßais. Avec des cons√©quences tr√®s lourdes, tant pour les contribuables que pour les biblioth√®ques universitaires, plac√©es dans l'impossibilit√© financi√®re d'enrichir convenablement leurs catalogues depuis une quinzaine d'ann√©es, et donc sur les nouvelles g√©n√©rations d'√©tudiants et de chercheurs.

La presse s'est aussi fait l'√©cho d'un certain nombre d'autres faits, dont certains ont √©t√© exag√©r√©s, mais qui sont de nature √† susciter la moquerie et l'indignation. Parmi les plus marquants, des dysfonctionnements du syst√®me d'alarme ont entra√ģn√© l'inondation de certains secteurs des magasins en 1997. Plus r√©cemment, la pr√©sence d'amiante a √©t√© relev√©e dans les collections (2005).

Si la ¬ę Grande biblioth√®que ¬Ľ fait l'objet de critiques nombreuses, qui touchent surtout le site Fran√ßois-Mitterrand, l'√©tablissement et sa tutelle ont consenti d'importants efforts notamment financiers. Cela se traduit notamment par un fort enrichissement des catalogues et une bonne visibilit√© de l'√©tablissement, en particulier par la fr√©quentation de Gallica.

Apparitions dans la fiction

Le site Fran√ßois-Mitterrand appara√ģt longuement dans le film Pars vite et reviens tard et le roman Le Th√©or√®me du Perroquet de Denis Guedj, et de mani√®re plus furtive dans Toutes les filles sont folles, Austerlitz (de W. G. Sebald), Grande √Čcole ou La Question humaine.

Notes

  1. ‚ÜĎ http://www.bnf.fr/pages/collections/departements.htm
  2. ‚ÜĎ http://www.bnf.fr/pages/connaitr/chiffres.htm, depuis l'int√©gration de la collection de La Joie par les livres le 1er janvier 2008
  3. ‚ÜĎ http://www.bnf.fr/rapport/html/annexes/2_collections.htm
  4. ‚ÜĎ Mais 11.322 volumes en 8.132 √©ditions, Arsenal compris, selon : http://istc.bl.uk/search/index.html : "paris bn" + "arsenal" + "paris arsenal, bn" - (paris et bn et arsenal)
  5. ‚ÜĎ http://mandragore.bnf.fr/html/accueil.html
  6. ‚ÜĎ (fr) La BnF en chiffres, Biblioth√®que nationale de France
  7. ‚ÜĎ Bruno Blasselle et Jacqueline Melet-Sanson, La Biblioth√®que nationale de France : m√©moire de l'avenir, p. 15.
  8. ‚ÜĎ Bruno Blasselle et Jacqueline Melet-Sanson, La Biblioth√®que nationale de France : m√©moire de l'avenir, p. 25.
  9. ‚ÜĎ http://www.bnf.fr/visiterichelieu/architecture/ah1.htm
  10. ‚ÜĎ http://www.bnf.fr/visiterichelieu/architecture/ah2.htm
  11. ‚ÜĎ Bruno Blasselle et Jacqueline Melet-Sanson, La Biblioth√®que nationale de France : m√©moire de l'avenir, p. 28-30.
  12. ‚ÜĎ Bruno Blasselle et Jacqueline Melet-Sanson, La Biblioth√®que nationale de France : m√©moire de l'avenir, p. 90-91.
  13. ‚ÜĎ D√©cret n¬į 94-3 du 3 janvier 1994.
  14. ‚ÜĎ D. Renoult, J. Melet-Sanson (dir.), La Biblioth√®que nationale de France : collections, services, publics, p. 83-84.
  15. ‚ÜĎ chroniques.fr de la Biblioth√®que nationale de France
  16. ‚ÜĎ Pr√©sentation du r√©seau des p√īles associ√©s.
  17. ‚ÜĎ Pr√©sentation de l'offre de formation
  18. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ Conf√©rence de presse de Bruno Racine, 13 novembre 2007.
  19. ‚ÜĎ Information r√©v√©l√©e par La Tribune, le 18 ao√Ľt 2009 puis pass√©e dans d'autres m√©dias comme ¬ę La BnF n√©gocierait avec Google ¬Ľ, dans Challenge, 21 ao√Ľt 2009. .
  20. ‚ÜĎ Charles Bremmer, ¬ę Google breaks into French National Library ¬Ľ, sur son blog h√©berg√© par Times Online.
  21. ‚ÜĎ Communiqu√© du 28 ao√Ľt 2009.
  22. ‚ÜĎ D. Renoult, J. Melet-Sanson (dir.), La Biblioth√®que nationale de France : collections, services, publics, p. 139.
  23. ‚ÜĎ Pr√©sentation de la politique de recherche.
  24. ‚ÜĎ Voir l'organigramme.
  25. ‚ÜĎ Fran√ßoise Bl√©chet, ¬ę La Biblioth√®que royale du XVIe si√®cle √† 1789 ¬Ľ dans Les Biblioth√®ques parisiennes : architecture et d√©cor, 2002, p. 45-50.
  26. ‚ÜĎ Communiqu√© de presse de la BnF.
  27. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ V√©ronique Heurtematte, ¬ę La JPL fait ses bagages ¬Ľ, Livres Hebdo, no 778, 22 mai 2009, p. 54.
  28. ‚ÜĎ Pr√©sentation du Centre de ressources, site de la Joie par les livres.
  29. ‚ÜĎ http://www.lajoieparleslivres.com/masc/portal.asp?INSTANCE=joie&PORTAL_ID=JPL_CATAL_tous.xml
  30. ‚ÜĎ http://classes.bnf.fr/heros/grand/154.htm
  31. ‚ÜĎ http://www.bnf.fr/PAGES/COLLECTIONS/dpt_arsenal.htm
  32. ‚ÜĎ http://www.bnf.fr/pages/zNavigat/frame/connaitr.htm?ancre=chiffres.htm
  33. ‚ÜĎ http://maisonjeanvilar.org/public/04_collections/bibliotheque/index.html
  34. ‚ÜĎ Biblioth√®que nationale de France, papier √©dit√© √† l'occasion de la Journ√©e europ√©enne du Patrimoine.
  35. ‚ÜĎ http://www.bnf.fr/rapport/pdf/rapport2006/collections.pdf
  36. ‚ÜĎ http://www.legifrance.gouv.fr/./affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000545429&fastPos=1&fastReqId=1316734578&categorieLien=cid&oldAction=rechTexte
  37. ‚ÜĎ D. Renoult, J. Melet-Sanson (dir.), La Biblioth√®que nationale de France : collections, services, publics, p. 23.
  38. ‚ÜĎ D. Renoult, J. Melet-Sanson (dir.), La Biblioth√®que nationale de France : collections, services, publics, p. 143.
  39. ‚ÜĎ ¬ę WorldCat s'enrichit des notices de la BnF ¬Ľ, dans Archimag, no 227, septembre 2009, p. 10.
  40. ‚ÜĎ Guide de recherche en biblioth√®que
  41. ‚ÜĎ Accueil de la base Mandragore
  42. ‚ÜĎ Pr√©sentation du service.
  43. ‚ÜĎ Rapport d'activit√© 2007, ¬ę L'√©volution et la gestion des emplois ¬Ľ.
  44. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ Minist√®re du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique, projet de loi de finances pour 2008, mission ¬ę Culture ¬Ľ, p. 69.
  45. ‚ÜĎ Les informations de ce paragraphe sont issues en partie du rapport d'activit√©s 2007, compl√©t√© par l'article ¬ę La biblioth√®que au crible de son public ¬Ľ, dans Chroniques de la Biblioth√®que nationale de France, no 32, oct. 2005, p. 3-5.
  46. ‚ÜĎ Rapport d'activit√© 2007, ¬ę Inscription et accr√©ditation des lecteurs pour la Biblioth√®que de Recherche ¬Ľ.
  47. ‚ÜĎ Les chiffres sont tir√©s du Rapport d'activit√© 2007.
  48. ‚ÜĎ En 2007, il s'y est ajout√© une recette exceptionnelle de 10 M‚ā¨ provenant du r√®glement d'un contentieux en faveur de la BnF.
  49. ‚ÜĎ Rapport d'activit√© 2007, ¬ę Le budget en chiffres ¬Ľ.
  50. ‚ÜĎ Entretien avec Jean-Fran√ßois Besan√ßon, d√©l√©gu√© syndical.
  51. ‚ÜĎ Fran√ßois Stasse, La V√©ritable Histoire de la Grande biblioth√®que, 2002, p. 131.
  52. ‚ÜĎ Voir par exemple Pierre Jourde, ¬ę Biblioth√®que Fran√ßois-Mitterrand : histoire d'un naufrage architectural ¬Ľ, dans Marianne, no 514, 24 f√©v. 2007, p. 70-72.
  53. ‚ÜĎ Jean-Marc Mandosio, Apr√®s l'effondrement, √Čditions de l'Encyclop√©die des Nuisances, 2000, p. 72-73.
  54. ‚ÜĎ Lucien X. Polastron, Livres en feu : Histoire de la destruction sans fin des biblioth√®ques, Deno√ęl, 2004, p. 314.

Voir aussi

Orientation bibliographique

Les ouvrages mentionnés ci-dessous accordent tous au moins quelques pages à l'histoire de l'établissement. Pour les titres spécialement consacrés à cette histoire, y compris sur l'histoire récente, voir la bibliographie de l'article Histoire de la Bibliothèque nationale de France.

Présentations générales

  • Biblioth√®que nationale de France, Au Seuil du vingt-et-uni√®me si√®cle, Biblioth√®que nationale de France, Paris, 1998, 69 p. (ISBN 2-7177-2061-8) ;
    Existe aussi en anglais.
  • Bruno Blasselle, Biblioth√®que nationale de France : l'esprit du lieu, Scala, Paris, 2001, 59 p. (ISBN 2-86656-281-X) ;
  • Bruno Blasselle et Jacqueline Melet-Sanson, La Biblioth√®que nationale de France, m√©moire de l'avenir, Gallimard, coll. ¬ę D√©couvertes ¬Ľ, Paris, 2006, 176 p. (ISBN 2-07-034341-3) [d√©tail des √©ditions] ;
  • Jean-Marc Mandosio, L'Effondrement de la Tr√®s Grande Biblioth√®que Nationale de France : ses causes, ses cons√©quences, √Čd. de l'Encyclop√©die des nuisances, Paris, 1999, 129 p. (ISBN 2-910386-10-4) ;
  • Daniel Renoult et Jacqueline Melet-Sanson (dir.), La Biblioth√®que nationale de France : collections, services, publics, √Čd. du Cercle de la librairie, coll. ¬ę Biblioth√®ques ¬Ľ, Paris, 2001, 238 p. (ISBN 2-7654-0820-3) ;
  • Fran√ßois Stasse, La V√©ritable Histoire de la grande biblioth√®que, Seuil, coll. ¬ę L'√Čpreuve des faits ¬Ľ, Paris, 2002, 205 p. (ISBN 2-02-051761-2).
    Le témoignage de l'ancien directeur général de la BnF, conçu comme une réponse à diverses critiques.
  • Emmanuel Le Roy Ladurie, Histoire de la biblioth√®que Nationale, Conf√©rence au Coll√®ge de France 1995 - CD audio - Ed. Le Livre Qui Parle 2009.

Collections

  • Biblioth√®que nationale de France, Tr√©sors de la Biblioth√®que nationale de France, Biblioth√®que nationale de France, Paris, 1996, 2 vol. (ISBN 2-7177-1999-7) ;
  • Fran√ßois Dupuigrenet Desroussilles, Tr√©sors de la Biblioth√®que nationale, Nathan, Paris, 1986, 213 p. (ISBN 2-09-290539-2).

Liens externes

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