Biathlon

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Biathlon
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas √™tre confondu avec duathlon.
Biathlon
Pictogramme olympique
Fédération internationale IBU (fondée en 1993)
Sport olympique depuis 1960
Champion(ne)(s) du
monde en titre
masculin Drapeau de la Norv√®ge Tarjei B√ł
féminin Drapeau de la Finlande Kaisa Mäkäräinen
Ricco in Antholz 2006.jpg

D√©part d'un ¬ę d√©part en ligne ¬Ľ (dit aussi mass-start) en 2006 (Ricco Gross)

Le biathlon (du latin bi, ¬ę deux ¬Ľ, et du grec athlon, ¬ę concours ¬Ľ) est une √©preuve combinant deux disciplines. Par coutume, quand on parle du biathlon, on √©voque la combinaison du ski de fond et tir √† la carabine. Ce sport d'origine militaire[1] combine ainsi l'endurance n√©cessaire au ski de fond au calme et √† la lucidit√© n√©cessaire au tir. La ma√ģtrise de ces deux disciplines pourtant antagonistes est le principe m√™me du biathlon.

Le biathlon est un sport relativement jeune, en témoigne les modifications récentes et régulières apportées aux courses internationales, mais dont la popularité va en croissant, au point d'être un sport national en Allemagne ou dans les pays nordiques. En particulier en France, la médaille de bronze obtenue en relais aux Jeux olympiques d'hiver de 1992 a été le point de départ de la reconnaissance du biathlon[2].

De nos jours, la pratique du biathlon au haut-niveau est réglementée par l'Union internationale de biathlon qui organise les principales compétitions. Bien que considéré comme discipline du ski ou sport de neige, le biathlon est totalement autonome vis-à-vis de la Fédération internationale de ski, autre institution mondiale ayant autorité sur la majorité des disciplines des sports d'hiver.

Sommaire

Historique

Prémices

Dans les pays nordiques, le ski de fond √©tait le mode de d√©placement le plus pratique durant les longs hivers. Les hommes utilisaient des planches de bois pour se d√©placer et des armes pour chasser, comme le montrent des vestiges de l'art antique scandinave. En Norv√®ge, des peintures rupestres datant d‚Äôenviron 5 000 ans ont √©t√© retrouv√©es attestant le fait que les hommes pratiquaient d√©j√† la chasse au gibier au moyen de skis pour se d√©placer sur la neige. Ces chasseurs organisaient des comp√©titions pour d√©signer les meilleurs d'entre eux.

Un soldat arm√© avec des skis, gravure du Su√©dois Olaus Magnus datant du XVIe si√®cle

De nombreux √©crits antiques chinois, grecs ou romains font le r√©cit de combats entre soldats √©quip√©s de skis. Vers 40 avant J.-C., le po√®te Virgile d√©crit des pratiques de chasse avec des skis[3]. Au Moyen √āge vers 1050, des pierres runiques retrouv√©es en Norv√®ge repr√©sentent des hommes chassant √† l'aide d'arcs, de fl√®ches et des skis pour se d√©placer. Plus g√©n√©ralement dans toute l'Europe du Nord, les √©crits compos√©s de sagas et de l√©gendes √©voquent l'utilisation combin√©e de skis et d'armes pour se d√©fendre mais aussi pour se distraire.

Ces observations permettent de penser que les pratiques ancestrales du biathlon r√©pondaient √† des normes utilitaires : les d√©placements, l'alimentation. Elles touchent √©galement le domaine militaire, cadre ou se d√©veloppe ce sport combin√©.

Un sport avant tout militaire

Sur le plan sportif, les origines du biathlon se situent essentiellement dans le domaine militaire. D√®s le d√©but de l‚Äô√®re des Vikings, les populations autochtones du Nord de l‚ÄôEurope se d√©fendaient √† skis contre les Vikings danois qui proc√©daient √† de r√©guli√®res invasions. Au Moyen √āge, des factions militaires arm√©es √©quip√©es de skis deviennent des √©l√©ments essentiels des arm√©es en Scandinavie et en Russie, des r√©gions r√©guli√®rement enneig√©es.

Au XVIIIe si√®cle, les unit√©s de patrouilles des arm√©es nordiques pratiquent le biathlon pour surveiller les fronti√®res. Le bon soldat de ces r√©gions est alors √† la fois bon tireur mais aussi excellent skieur. En 1767, la premi√®re comp√©tition est organis√©e sur la fronti√®re su√©do-norv√©gienne entre des patrouilles des deux pays[4]. Jusqu‚Äô√† la toute fin du XIXe si√®cle, la combinaison du tir et du ski n‚Äôest utilis√©e qu‚Äôau sein de l‚Äôarm√©e, √† l‚Äôexception de la chasse.

Le tout premier club de ski associ√© au tir, le Trysil Skytte og Skiloberlag (club de tir et de ski de Trysil), est cr√©√© le 30 mai 1861 en Norv√®ge √† Trysil[4],[5] (il a alors pour but de former les soldats pour leurs missions). Le biathlon est √©galement appr√©ci√© dans les pays de langue allemande o√Ļ la combinaison du ski de fond et du tir n‚Äôest pas rare. Plus encore, de premiers championnats militaires sont organis√©s dans l‚ÄôEmpire allemand en 1895. En Norv√®ge en 1912, une course individuelle est organis√©e ; les concurrents doivent alors passer par deux s√©ances de dix tirs positionn√©es sur le parcours de ski. Tous les participants √©taient alors exclusivement des soldats recrut√©s au sein de l‚Äôarm√©e qui organisait toutes les comp√©titions. Mais √† partir du moment o√Ļ les skis sont fabriqu√©s industriellement, la pratique sportive est facilit√©e en dehors du strict cadre militaire.

Le format de ces comp√©titions √©volue jusqu'en 1915 et la premi√®re course de patrouille militaire. Alors que l'exercice individuel √©tait jusqu'ici de mise, ski de fond et tir sont d√©sormais pratiqu√©s en relais par √©quipe. Compos√©e de quatre membres, une patrouille militaire est men√©e par un officier accompagn√© par un sous-officier et deux soldats. Sur un parcours allant de 25 √† 30 km, le relais doit effectuer une s√©ance de tir √† mi-distance, couch√© ou debout. Trente secondes √©taient ajout√©es au temps du relais en cas d'erreur sur ce pas de tir.

Ce sport conna√ģt un engouement particulier dans les ann√©es 1920 et 1930. En 1924, la patrouille militaire fait ainsi partie du programme olympique des premiers jeux d'hiver organis√©s √† Chamonix[4],[6] en tant que sport de d√©monstration. Il en sera de m√™me √† l'occasion des jeux de 1928, de 1936 et de 1948.

Le biathlon moderne

Frank-Peter Roetsch (RDA) en 1987 à Oberhof

Une fois la Seconde Guerre mondiale finie, le pentathlon d'hiver entre dans une nouvelle √®re en se d√©militarisant et en s'ouvrant davantage aux civils. La forte connotation militaire laisse place √† la pratique par loisir. Aux Jeux olympiques d'hiver de 1948, le pentathlon d'hiver c√ītoie la traditionnelle patrouille militaire comme discipline de d√©monstration[7]. Alliant √©quitation, escrime, tir, ski de fond et ski alpin, ce sport est le pendant hivernal du pentathlon moderne. Mais non reconnu par le CIO, 1948 est l'unique apparition du pentathlon d'hiver au sein du programme olympique[7]. Parall√®lement se d√©veloppe un biathlon d'hiver alliant tir et ski de fond, une discipline qui conna√ģt un rapide engouement en Scandinavie, en Allemagne et en Autriche[7]. Le 3 ao√Ľt 1948 √† Sandhurst est cr√©√©e l'Union internationale de pentathlon moderne qui montre un int√©r√™t imm√©diat pour cette discipline des sports d'hiver[4],[7]. Pr√©sid√©e par le Su√©dois Tom Wibom, l'UIPM est compos√©e de 17 pays membres. Sur proposition de l'un de ses successeurs, son compatriote Sven Thofelt, le terme de biathlon est officiellement retenu pour d√©signer ce sport[7]. En 1954, le biathlon est reconnu comme sport par le Comit√© international olympique[7]. √Člabor√©es en 1955 √† Macolin en Suisse, les r√®gles de comp√©tition sont approuv√©es le 17 novembre 1956 √† Melbourne avant que le biathlon int√®gre officiellement l'UIPM en 1957[7] (qui devient alors Union internationale de pentathlon moderne et de biathlon en 1967).

Dès lors, après plusieurs années de pratique et de négociations, le biathlon devient sport olympique en 1960 à Squaw Valley, deux ans après l'organisation de premiers championnats du monde à Saalfelden[8] en Autriche. 1978 marque un tournant pour le biathlon, avec le passage des gros calibres au .22 Long Rifle, se démarquant ainsi du monde militaire, ce qui permit la création de la coupe du monde[7],[9]. L'association avec l'UIPM perdure jusqu'en 1993, année de création d'une instance indépendante lors d'une cession extraordinaire à Londres, l'Union internationale de biathlon[10] (International Biathlon Union). La séparation formelle entre les deux fédérations a lieu en 1998[11]. Désormais autonome, l'IBU organise seule la majorité des compétitions de biathlon, les autres sports d'hiver comme le ski alpin, le saut à ski, le ski de fond ou le combiné nordique étant sous l'autorité de la Fédération internationale de ski.

Les femmes et le biathlon

La Norvégienne Liv Grete Poirée, championne du monde et vainqueur de la coupe du monde au début des années 2000

Le biathlon féminin a connu un développement plus tardif que pour les hommes. Il faut en effet attendre 1980 et un congrès organisé à Sarajevo pour que l'UIPMB adopte de premières règles sur la pratique du biathlon par les femmes[10]. En 1981, une première épreuve féminine internationale est organisée à Jáchymov dans l'ex-Tchécoslovaquie[10]. De premiers championnats du monde féminins se déroulent en 1984 à Chamonix mais ils sont séparés des hommes[10] et ce jusqu'en 1988. En 1989, les premiers championnats du monde réunissant hommes et femmes ont lieu à Freistritz (Autriche). Un an auparavant, le Comité international olympique intégrait le biathlon féminin au programme des jeux olympiques d'hiver, une décision concrétisée en 1992 à Albertville[10]. Dès lors et très rapidement, le biathlon féminin a rattrapé son retard, puisque, à l'image d'une majorité des sports d'hiver, le biathlon est l'un des sports proposant une médiatisation presque égale entre les hommes et les femmes.

Règlement

Les règles complètes du biathlon sont consignées dans le livre des règles officielles de l'IBU. Toutefois, la description succincte ci-dessous, devrait être suffisante pour qu'un spectateur puisse comprendre ce qui se passe dans un stade de biathlon[12].

Concepts de base

Une comp√©tition de biathlon se compose d'une course dans laquelle les concurrents parcourent une piste de ski de fond, dont la distance totale est divis√©e par deux ou quatre s√©ries de tir, la moiti√© en position couch√©e, l'autre moiti√© en position debout[2]. La distance de tir est toujours de 50 m√®tres et chaque tir consiste √† abattre cinq cibles. Les p√©nalit√©s pour cible manqu√©e sont d'une minute ajout√©e au temps total pour l'individuelle, ou un tour de p√©nalit√© de 150m pour tous les autres formats de course. Les courses de sprint et l'individuelle sont des courses contre-la-montre. La poursuite est une course avec d√©part par handicap d'apr√®s les r√©sultats de la course pr√©c√©dente, tandis que l'ensemble des concurrents des relais ainsi que du d√©part en ligne prennent le d√©part en m√™me temps[2].

Technique de ski

Toutes les techniques de ski de fond sont autoris√©es dans le biathlon, ce qui signifie que le style libre (skating ou pas de patineur) est pr√©f√©r√©, √©tant la plus rapide, et n√©cessitant moins de mouvement du haut du corps, ce qui est un handicap lorsqu'une carabine doit √™tre port√©e sur le dos. Aucun √©quipement autre que les skis et les b√Ętons de ski ne peuvent √™tre utilis√© pour se d√©placer le long de la piste.

Tir

Femme en tir couché.

La carabine utilis√©e en biathlon est une carabine de calibre 22 Long Rifle (5,6x 15 mm) que les athl√®tes portent sur le dos tout au long du parcours. Elle doit peser 3,5 kg au minimum[13]. Les athl√®tes n‚Äôont pas le droit de toucher √† la culasse de la carabine en dehors du tapis de tir, ni m√™me de retirer la carabine de leur dos. De plus aucune balle ne doit se trouver dans la culasse, ni dans le chargeur connect√© √† la culasse, en dehors du tapis de tir. Une douille vide, dans la culasse, ou un chargeur vide, connect√© √† la culasse, sont autoris√©s. C‚Äôest pourquoi les coureurs n‚Äô√©jectent g√©n√©ralement pas la cinqui√®me douille de leur canon, ni n‚Äôenl√®vent le chargeur vide apr√®s un tir. Les chargeurs peuvent contenir cinq balles, plus 3 balles de recharge pour les √©preuves de relais[13].

La cible est situ√©e √† une distance de 50 m√®tres[13], aussi bien pour le tir debout que pour le tir couch√©. Les cibles ont un diam√®tre de 45 mm pour le tir couch√©, et de 115 mm pour le tir debout[13]. L'impact de la balle sur la cible active un m√©canisme qui va placer un cache blanc sur la cible. Le tir est consid√©r√© valide uniquement si ce m√©canisme s'est activ√©. Ainsi il arrive que des cibles soient activ√©es par un ricochet de la balle.

L'arme doit toujours pointer vers le ciel ou vers le pas de tir.

Arrivée

En cas de sprint final, à l'instar du ski de fond, c'est la fixation du premier ski franchissant la ligne d'arrivée qui fait foi. Il est donc courant de voir des biathlètes jeter leur ski en avant sur la ligne.

√Čpreuves

√Čpreuves individuelles

Pour toutes les épreuves individuelles, un biathlète dispose de cinq balles pour abattre les cinq cibles proposées lors de chaque séance de tir.

L'individuelle

L'individuelle est la course de biathlon la plus ancienne[14]. Bien que d'autres épreuves individuelles soient apparues depuis comme le sprint ou la poursuite, cette épreuve a conservé son nom original qui la distinguait des épreuves de relais.

La course individuelle est une course contre la montre, o√Ļ les biathl√®tes s'√©lancent un par un avec un intervalle de 30 secondes. Le sportif doit effectuer cinq fois le parcours pr√©vu, les quatre premiers √©tant conclus par une s√©ance de tir dont l'ordre est obligatoirement le suivant : tir couch√©, tir debout, tir couch√©, tir debout. L'individuelle est la seule √©preuve du biathlon o√Ļ une erreur au tir entra√ģne une minute de p√©nalit√© et non un tour de p√©nalit√©[14]. √Ä ce titre, un tir manqu√© sur l'individuelle est davantage sanctionn√© que sur les autres √©preuves, puisqu‚Äôun tour de p√©nalit√© ne co√Ľte tout au plus qu'une trentaine de secondes. Ainsi cette √©preuve distingue surtout les meilleurs tireurs et est souvent le th√©√Ętre de surprises lorsque les favoris √©chouent au tir, plusieurs minutes de p√©nalit√©s √©tant rarement rattrapables sur la piste. Cette √©preuve est difficile √† suivre pour des spectateurs non-avertis, puisque les p√©nalit√©s sont ajout√©es au temps total, et il est ainsi tr√®s difficile d'avoir une vision globale des positions sans l'aide des moyens de mesure √©lectroniques[14].

Le sprint

C'est au tout d√©but des ann√©es 1970 que le sprint a fait son apparition. Il s'agit d'une √©preuve contre la montre individuelle o√Ļ trois tours de circuit, entrecoup√©s par deux s√©ances de tir, couch√© puis debout, sont √† parcourir[15]. √Čpreuve la plus courte du biathlon (10 km pour les hommes, 7,5 km pour les femmes), le sprint est aussi celle proposant le moins de tirs, mettant ainsi l'accent sur la vitesse de d√©placement √† ski[15]. Comme pour l'individuelle, les biathl√®tes d√©marrent leur course un par un avec trente secondes d'intervalle. Chaque erreur au tir est sanctionn√©e par un tour de p√©nalit√© de 150 m, ce qui √©quivaut √† environ 25 secondes de p√©nalit√©[15].

Le r√©sultat final d'un sprint est doublement important car le classement final d√©termine l'ordre de d√©part pour une autre √©preuve : la poursuite. Un mauvais r√©sultat lors du sprint diminue ainsi les chances de bien figurer lors de la poursuite suivante. Seuls les 60 premiers de cette √©preuve obtiennent le droit de participer √† la poursuite.

La poursuite

√Čpreuve de poursuite.

Afin de rendre plus distrayant et spectaculaire le biathlon, la poursuite est inventée au milieu des années 1990[11]. En effet, alors que les épreuves existantes sont basées sur le concept du contre-la-montre, la poursuite confronte directement les biathlètes sur la piste. Il s’agit donc directement d’une lutte contre les autres athlètes, et non contre le temps.

Cinq boucles sont parcourues lors d'une poursuite pour une distance totale de 12,5 km pour les hommes et de 10 km pour les femmes. Quatre s√©ances de tir sont propos√©es, une √† la fin de chacun des quatre premiers tours de course. La sanction d'une faute au tir est la m√™me que sur un sprint : une boucle de p√©nalit√© de 150 m. Contrairement √† l'individuelle, l'ordre des tirs n'est pas intercal√© ; les deux premiers tirs sont effectu√©s couch√©, les deux derniers debout. Seuls les 60 premiers class√©s de l'√©preuve qualificative sont autoris√©s √† participer √† cette √©preuve. Cette √©preuve qualificative peut √™tre aussi bien le sprint que l'individuelle, mais g√©n√©ralement le sprint est utilis√©[16]. L'ordre de d√©part de la poursuite correspond au classement final de l'√©preuve qualificative, les √©carts √† l'arriv√©e de cette derni√®re √©tant conserv√©s pour les fixer l'ordre et les √©carts de temps au d√©part de la poursuite[16] (voir tableau ci-dessous).

Exemple
Classement final de l'épreuve qualificative Départ de la poursuite
Biathlète norvégien 29min 34s 0
Biathlète français + 2s + 2s
Biathlète allemand + 14s + 14s

Les poursuites sont en général des courses très nerveuses, marquées par de nombreux rebondissements. En effet, les quatre séances de tir au programme, combinées à la relative faible distance de la course peuvent rapidement envoyer un coureur dans les profondeurs du classement suite à plusieurs pénalités. De plus, cette course est bien plus difficile mentalement pour les athlètes, puisqu’ils se retrouvent relativement groupés sur le pas de tir, directement à la lutte avec leurs adversaires.

Le départ en ligne (dit aussi mass-start)

Créée à la fin des années 1990, le départ en ligne (ou départ groupé[17]) est la quatrième épreuve individuelle reconnue. Cette épreuve est similaire à la poursuite, sans le handicap de temps au départ, puisque tous les athlètes partent en même temps. Il s’agit donc également d’une course nerveuse et à rebondissement.

Seuls les 30 premiers du classement g√©n√©ral de la coupe du monde peuvent participer √† cette √©preuve[18]. Cinq tours de circuits et quatre s√©ances de tir sont au programme de cette course (deux tirs couch√© suivis de deux tirs debout, une boucle de 150 m suppl√©mentaire par cible manqu√©e). Le vainqueur est le premier √† franchir la ligne d'arriv√©e. Long de 15 km pour les hommes et de 12,5 km pour les femmes, le d√©part en ligne se situe entre la poursuite et l'individuelle en termes de distance. Lors du premier tir, chaque athl√®te se place sur la cible correspondant √† son dossard, alors que pour les trois tirs suivants, c'est le classement actuel de la course qui d√©termine sur quelle ligne de tir se placer[19]. Se faire rattraper par un autre concurrent et afficher ainsi un tour de retard sur la t√™te de la course est √©liminatoire[19].

Traditionnellement, le d√©part en ligne est la derni√®re √©preuve disput√©e lors d'une manche de coupe du monde quand elle est au programme. De m√™me, elle cl√īt habituellement la saison hivernale de coupe du monde en r√©unissant les meilleurs biathl√®tes pour d√©cerner les diverses r√©compenses.

√Čpreuves par √©quipes

Le relais

Le relais de biathlon est une √©preuve o√Ļ s'affrontent plusieurs √©quipes compos√©es de quatre sportifs du m√™me sexe repr√©sentant un seul et m√™me pays. Chaque athl√®te parcourt au total 7,5 km pour les hommes et de 6 km pour les femmes, entrecoup√© d‚Äôune s√©ance de tir couch√© puis d√©bout. Dans les cat√©gories de jeunes et de juniors, les relais sont constitu√©s de trois membres et les distances plus courtes.

Le d√©part d'un relais s'effectue group√© √† la mani√®re du d√©part en ligne. Le relais entre deux membres d'une √©quipe se fait dans une zone d√©limit√©e de 30 m dans laquelle celui qui finit son parcours doit toucher le corps de son partenaire avec la main (le b√Ęton et les skis ne comptent pas).

Il y a au total huit tirs, quatre couch√© et quatre debout, et donc 40 cibles √† abattre lors de cette course. Mais contrairement aux √©preuves individuelles, un biathl√®te ne dispose plus de cinq balles pour descendre cinq cibles mais de huit. Les cinq premi√®res sont pr√©sentes dans un chargeur, les trois derni√®res, appel√©es balles de pioche, doivent au besoin √™tre charg√©es manuellement dans la carabine[20]. Toute cible non abattue apr√®s ces huit balles entra√ģne une p√©nalit√© d'une boucle de 150 m suppl√©mentaire. De ce fait, un retard cons√©quent peut √™tre conc√©d√© si au temps pour recharger sa carabine s'ajoute celui n√©cessaire √† effectuer son tour de p√©nalit√©.

Le relais mixte

La course se d√©roule selon le m√™me sch√©ma qu'un relais normal (4x2 tirs avec pioches), chaque √©quipe √©tant constitu√©e de deux hommes et deux femmes[21]. Ce sont d'abord les deux femmes qui courent (6 km chacune), puis les deux hommes (7,5 km chacun)[21].

Course par équipes

Les quatre biathlètes partent en même temps en doivent également arriver ensemble (à l'instar du contre la montre par équipe en cyclisme). Cette épreuve n'est plus courue en coupe du monde.

Récapitulatif

Descriptif des épreuves de biathlon[22]
Individuelle Sprint Poursuite Mass-start Relais Relais mixte
Distance Homme 20 km 10 km 12,5 km 15 km 4 x 7,5 km 2 x 7,5 km +
2 x 6 km
Distance Femme 15 km 7,5 km 10 km 12,5 km 4 x 6 km
Distance Junior Homme 15 km 10 km 12,5 km 12,5 km 4 x 7,5 km -
Distance Junior Femme 7,5 km 10 km 10 km 3 x 6 km -
Distance Jeune masculin 12,5 km 7,5 km 10 km 10 km 3 x 7,5 km -
Distance Jeune f√©minine 10 km 6 km 7,5 km 7,5 km 3 x 6 km -
Intervalle de d√©part 30 secondes 30 secondes suivant r√©sultat du sprint D√©part simultan√© D√©part simultan√© D√©part simultan√©
Ordre de tir couché, debout, couché, debout couché, debout couché, couché, debout, debout couché, couché, debout, debout par athlète couché-debout par athlète couché-debout
P√©nalit√© par faute 1 minute de p√©nalit√© tour de p√©nalit√© (150 m) tour de p√©nalit√© (150 m) tour de p√©nalit√© (150 m) pioche puis tour de p√©nalit√© pioches puis tour de p√©nalit√©
Introduction en coupe du monde 1978/79 1978/79 1996/97 1998/99 1978/79 2004/05
Introduction en championnat du monde 1958 1974 1997 1999 1966 2005 puis 2007
Introduction aux Jeux olympiques 1960 1980 2002 2006 1968 2014[23] -

Tir

Pas de tir

Biathlètes se présentant sur le pas de tir lors d'une épreuve de coupe du monde
Pas de tir raccourci lors du World Team Challenge de Gelsenkirchen
Les cibles sont positionn√©es √† 50 m du biathl√®te

Un pas de tir est divis√© en 30 zones d'environ 2,75 m de largeur, des zones accessibles √† autant de tireurs[24]. Chaque position de tir est num√©rot√©e, de 1 √† 30 de droite √† gauche en regardant les cibles de face. Pour les courses de sprint et d'individuelle, le skieur entrant sur le stand de tir a le choix entre ces 30 positions pour effectuer chaque s√©quence de tirs, les cibles 1 √† 15 √©tant r√©gl√©es en position couch√©, celles de 16 √† 30 en position debout. Il n'a en revanche pas le choix lors des autres √©preuves. Ainsi, pour les √©preuves de poursuite, de d√©part en ligne et de relais, l'attribution des positions de tir se fait en fonction de l'ordre d'arriv√©e sur le pas de tir. Le leader d'une course se positionne ainsi sur le tapis de tir 1, son dauphin sur le tapis de tir 2, etc. En revanche, pour le premier tir des √©preuves de relais et de d√©part en ligne, le biathl√®te doit se positionner sur le tapis correspondant √† son num√©ro de dossard m√™me s'il m√®ne la course avec un dossard √©lev√©. L'√©cart entre les athl√®tes √©tant g√©n√©ralement trop faible pour d√©terminer clairement un classement.

Cibles et tir

Cinq cibles accol√©es positionn√©es √† 50 m du tireur sont √† abattre lors de chaque s√©quence de tir[12]. Ces cibles ont un diam√®tre de 4,5 cm lors d'un tir couch√©, 11,5 cm lors d'un tir debout. De couleur noire, la cible s'efface √† la place d'un fond blanc pour signaler au biathl√®te son succ√®s. Il y a erreur dans le cas inverse, et cette erreur est sanctionn√©e par une p√©nalit√©. Il en existe deux types[12] :

  • un tour de p√©nalit√© d‚Äôenviron 150 m √† parcourir lors de toutes les √©preuves, sauf l‚Äôindividuelle ;
  • une minute de p√©nalit√©, sans distance suppl√©mentaire √† parcourir lors de l‚Äôindividuelle.

Un tour de pénalité est généralement parcouru en environ 25 secondes.

Le biathlète peut choisir dans quel ordre il souhaite abattre les cinq cibles. De même, si une cible est manquée, il est rare que le biathlète s'attaque de nouveau à celle-ci préférant se concentrer sur la suivante. Les rythmes de tir varient beaucoup selon les biathlètes mais des styles et des habitudes personnelles sont rapidement décelables.

Les meilleurs biathlètes passent moins de 30 secondes sur le pas de tir, entre le moment ou ils pénètrent sur le tapis et le moment ou ils le quittent.

√Čquipement du biathl√®te

L'Américain Jeremy Teela en position de tir

Skis

Le mat√©riel de ski de fond d'un biathl√®te est totalement similaire √† celui d'un fondeur. Il se compose ainsi d'une paire de skis de skating, environ 5 √† 10 % de plus long que la taille du biathl√®te, d'une paire de b√Ętons dont la longueur est similaire √† la hauteur d'√©paule, ainsi que d'une paire de chaussures, le tout √©tant particuli√®rement l√©ger[25]. La taille minimale du ski correspond √† la taille de skieur moins 4 cm[13]. Le ski doit avoir une largeur minimale de 40 mm mesur√©e sous la fixation, et peser au minimum 750 g sans la fixation[13].

Avant l'avènement de la technique du pas de patineur (ou skating) les biathlètes utilisaient le style classique. Néanmoins depuis la fin des années 1980, le style libre est utilisé exclusivement.

Carabine

Jusqu'en 1977, le biathl√®te tirait avec une arme de gros calibre. Les cibles √©taient alors positionn√©es √† 100 m√®tres du tireur pour le tir debout, et de 150 √† 250 m√®tres pour le tir couch√©. Il s'agissait d'une discipline sportive plus adapt√©e aux militaires, qu'√† une pratique populaire. D√®s le d√©but des ann√©es 1970, le remplacement de ces armes par de plus petits calibres est √©voqu√© ceux-ci ayant l'avantage d'√™tre faciles d'acc√®s, plus √©conomiques, moins dangereux et facilitant le montage du pas de tir[7]. D√©cision est finalement prise de rendre obligatoire ces armes en f√©vrier 1976 √† Seefeld, un changement effectif √† partir de 1978[7].

Depuis 1978, seules des carabines de petit calibre, dont la br√®che est chambr√©e pour l'utilisation de .22 Long Rifle sont admises, soit un diam√®tre de l'√Ęme du canon de 5,56 mm. Bien que leur calibre soit standard, les carabines de biathlon sont fabriqu√©es sp√©cialement pour cette utilisation[25] et p√®sent entre 3,5 kg et 6 kg, sans chargeurs ni munitions. Le chargement de la cartouche dans la br√®che doit √™tre manuel, soit depuis le chargeur, soit en ins√©rant directement la balle dans la br√®che en ouvrant la culasse. Les armes automatiques ou semi‚Äďautomatiques ne sont pas autoris√©es. Le poids de d√©clenchement de la d√©tente doit √™tre au minimum de 500 g.

La carabine est √©quip√©e d'un viseur r√©glable, permettant de compenser la vis√©e, en particulier en raison de l'effet du vent sur la trajectoire du projectile, ainsi que d'un tunnel √† guidon situ√© au bout du canon. C'est l'alignement du viseur, du tunnel √† guidon et de la cible qui permet la vis√©e. L'utilisation de tout syst√®me de grossissement est interdite par le r√®glement. La carabine est g√©n√©ralement √©quip√©e d'un clapet emp√™chant, s'il est ferm√©, la neige de p√©n√©trer dans la bouche du canon ainsi que dans le viseur - ces parties se trouvant face au ciel au-dessus et derri√®re la t√™te du coureur en ordre de marche. Les chargeurs sont toujours charg√©s de cinq cartouches au d√©part de la course[25], plus trois balles de rechange lors des √©preuves de relais. Un r√Ętelier est g√©n√©ralement am√©nag√© sur la crosse avant, permettant le transport de quatre chargeurs. Durant son parcours de ski de fond, le biathl√®te doit placer sa carabine sur le dos, gr√Ęce √† un harnais fix√© sur un c√īt√© de la crosse, comprenant deux bretelles rembourr√©es semblables √† celles d'un petit sac √† dos.

Munitions

Les munitions utilis√©es sont de calibre .22 Long Rifle, √† percussion annulaire. Le projectile, d'un alliage tendre de plomb et sans enveloppe de cuivre, a un diam√®tre de 5,56 mm. La douille vide fait 15 mm de long. Les balles ne doivent pas d√©passer 380 m/s[25], ce qui leur conf√®re n√©anmoins une vitesse supersonique.

Compétitions

Le biathlon, sport olympique

Départ de l'épreuve de départ en ligne aux jeux olympiques d'hiver de 2006 organisés à Turin
Article d√©taill√© : Biathlon aux Jeux olympiques.

L'inscription officielle du biathlon moderne comme sport olympique est effective à partir de 1960 et les VIIIe Jeux olympiques d'hiver organisés par la station de sports d'hiver américaine de Squaw Valley[26]. Néanmoins, dès les jeux de 1924 à Chamonix, une épreuve de patrouille militaire est disputée à titre officiel avant de devenir sport de démonstration jusqu'en 1948.

Devant le désir du Comité international olympique d'inscrire une épreuve combinée au sein du programme olympique[27], une compétition de pentathlon d'hiver est organisée comme sport de démonstration à Saint-Moritz en 1948. Alliant ski de fond, descente de ski alpin, tir, escrime et équitation[26], ce sport n'est finalement pas retenu par le CIO qui préfère inclure le biathlon pour 1960[27].

En 1960, une seule √©preuve, celle de l'individuelle masculine sur 20 km, est alors disput√©e lors du rendez-vous am√©ricain (le premier champion olympique est le Su√©dois Klas Lestander). Une √©preuve de relais 4 x 7,5 km est inscrite au calendrier √† partir de 1968[26]. S'y ajoute le sprint 10 km en 1980 √† Lake Placid[26].

Les Jeux olympiques d'Albertville en 1992 marquent le d√©but du biathlon f√©minin[26],[28]. Hommes et femmes disputent alors les m√™mes √©preuves : l'√©preuve individuelle, le sprint et le relais[29].

Le nombre d'épreuves disputées augmente avec l'introduction dans le calendrier olympique de la poursuite lors des Jeux de Salt Lake City en 2002[30] puis du départ en ligne en 2006 à Turin. Ce sont donc aujourd'hui dix épreuves, cinq pour les femmes et cinq pour les hommes, qui figurent au programme olympique.

Les championnats du monde

Les premiers championnats du monde de biathlon sont organis√©s en 1958 dans la station de sports d'hiver autrichienne de Saalfelden[8]. Disput√©e exclusivement par les hommes, une seule √©preuve officielle, celle de l'individuelle sur 20 km, est alors programm√©e[31] (le Su√©dois Adolf Wiklund remporte le premier titre de champion du monde). L'√©preuve du relais est inscrite √† partir de 1966 √† Garmisch-Partenkirchen[8], celle du sprint en 1974 √† Minsk[9].

Les femmes disputent pour la premi√®re fois des mondiaux en 1984 qui se tiennent √† Chamonix, un √©v√©nement auquel les hommes ne participent pas ann√©e olympique oblige. D√®s l'ann√©e suivante, deux rendez-vous s√©par√©s, un masculin et un f√©minin, sont mis en place dans deux lieux diff√©rents. Il faut patienter jusqu'en 1989 pour assister √† la r√©union des hommes et des femmes dans une seule et m√™me comp√©tition[10]. √Ä cette occasion, des courses par √©quipes font leur apparition avant de dispara√ģtre en 1997, ann√©e d'introduction de la poursuite comme nouvelle √©preuve[11]. Les comp√©titions de d√©part en ligne int√®grent le programme des championnats du monde en 1999 tandis que des mondiaux de relais mixtes sont organis√©s en 2006 avant d'int√©grer le programme officiel en 2007.

Validée en 1966 lors d'un congrès organisé à Garmisch-Partenkirchen[7], la première édition des championnats du monde juniors masculins se déroule en 1967 à Altenberg[8]. Les juniors féminines disputent cette compétition à partir de 1989[10].

Coupe du monde

Discutée en 1977 à Lillehammer[7], la coupe du monde de biathlon voit le jour en 1978 pour les hommes[9], les femmes la disputant à partir de 1983. Généralement commencée en novembre ou décembre, la saison de coupe du monde se termine régulièrement en mars. Le vainqueur de chaque épreuve individuelle se voit attribuer 60 points pour le classement général établi sur l'ensemble des épreuves individuelles de la saison, le second 54 points et le troisième 48 points. Les quarante premiers biathlètes à l'arrivée d'une course marquent des points (voir le tableau ci-dessous). Des classements particuliers sont établis pour chaque discipline et le sportif remportant ce classement décroche un petit globe de cristal. Le vainqueur du classement général se voit quant à lui décerner le gros globe de cristal.

Depuis la saison 2010-2011 l'ensemble des r√©sultats est pris en compte. Avant la saison 2010-2011, l'ensemble des r√©sultats d'un biathl√®te n'√©tait cependant pas pris en compte √† la fin de la saison puisque les points des trois moins bons r√©sultats sont √īt√©s pour constituer le classement g√©n√©ral final[32], le moins bon r√©sultat pour √©tablir les classements particuliers.

Une saison de coupe du monde est par ailleurs ponctuée par d'autres rendez-vous internationaux comme les Jeux olympiques organisés tous les quatre ans et les championnats du monde se déroulant chaque année. Les épreuves disputées dans le cadre de ces deux événements comptent pour les différents classements de la coupe du monde[33].

Points attribués lors des épreuves de coupe du monde
Période / Place 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40
1978-1985[9] 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - - - - - - -
1985-2000[10] 30 26 24 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - - - - - - -
2000-2008 50 46 43 40 37 34 32 30 28 26 24 22 20 18 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 - - - - - - - - - -
2009 60 54 48 43 40 38 36 34 32 31 30 29 28 27 26 25 24 23 22 21 20 19 18 17 16 15 14 13 12 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1

Compétitions continentales

En parall√®le au circuit mondial de la coupe du monde se d√©roulent des comp√©titions continentales en Europe, en Am√©rique du Nord, en Am√©rique du Sud et en Asie. Ces comp√©titions adoptent deux formats : le format ¬ę coupe ¬Ľ qui r√©compense la r√©gularit√© des biathl√®tes gr√Ęce √† la constitution de classements g√©n√©raux et le format ¬ę championnats ¬Ľ qui r√©compense les biathl√®tes sur des courses d'un jour. Ces comp√©titions constituent r√©guli√®rement une fili√®re d'accession pour participer aux √©preuves de coupe du monde. En Europe, les grands pays du biathlon alignent g√©n√©ralement des √©quipes r√©serves souvent constitu√©es de jeunes sportifs en devenir. Les √©tapes de coupe d'Europe se d√©roulent parfois au m√™me endroit que celles de coupe du monde.

Principaux lieux accueillant les grandes manifestations

√Čpreuve f√©minine de Coupe du monde √† Oberhof en Allemagne en 2002

En coupe du monde, la liste des villes accueillant des √©preuves est r√©guli√®rement renouvel√©e par de nouvelles destinations. Cependant, le circuit international se d√©roule essentiellement en Europe o√Ļ certaines √©tapes sont devenues incontournables. Ainsi, la saison d√©bute traditionnellement en novembre ou d√©cembre dans les pays nordiques o√Ļ la neige est d√©j√† pr√©sente (√Ėstersund[34] en Su√®de, Kontiolahti[35] en Finlande). Au mois de d√©cembre, l'Europe centrale accueille quelques √©tapes : Hochfilzen (Autriche), Osrblie (Slovaquie), Pokljuka (Slov√©nie).

Au mois de janvier, la coupe du monde fait r√©guli√®rement √©tape en Italie √† Antholz, puis en Allemagne √† Ruhpolding et √† Oberhof (ces deux villes sont d'ailleurs parfois d√©sign√©es comme les ¬ę Mecque du biathlon ¬Ľ[36]).

Plus occasionnellement, la coupe du monde quitte l'Europe pour d'autres horizons : la Cor√©e du Sud organise ainsi une √©tape √† Pyeongchang en 2008, les √Čtats-Unis plusieurs entre 1999 et 2004 (Park City[37], Lake Placid ou Fort Kent[38]), le Canada √† Valcartier en 1999[39], le Japon √† Nagano en 1997[37].

L'organisation des championnats du monde ou des jeux Olympiques interrompt souvent la coupe du monde en f√©vrier. Enfin, il est devenu habituel de cl√īturer la saison par une √©tape en Russie dans la ville de Khanty-Mansi√Įsk ou en Norv√®ge sur le fameux site d'Holmenkollen[40].

Palmarès international et grandes figures du biathlon

Le palmarès international du biathlon place trois pays au sommet de la hiérarchie mondiale. En effet, la Russie, l'Allemagne et la Norvège dominent les tableaux historiques des médailles tant aux jeux olympiques d'hiver[41] qu'aux championnats du monde[42]. Plus récemment, la France, la Suède ou certains pays issus de la dislocation de l'Union soviétique se sont immiscés sur les podiums internationaux.

Hommes

Les d√©buts de la coupe du monde ont √©t√© marqu√©s par la domination de la RDA jusqu'√† la fin des ann√©es 1980, gr√Ęce √† des athl√®tes tels que Frank Ullrich ou Frank-Peter Roetsch avec respectivement 4 et 3 victoires au classement g√©n√©ral de la coupe du monde.

Le biathl√®te le plus titr√© est le Norv√©gien Ole Einar Bj√łrndalen qui, alors qu'il est toujours en activit√© en 2011, a d√©j√† remport√© onze r√©compenses olympiques dont six en or[43]. Il est √©galement, depuis f√©vrier 2009, l‚Äôathl√®te le plus titr√© de l‚Äôhistoire des sports d‚Äôhiver, battant le record de 86 victoires en coupe du monde d'Ingemar Stenmark[43]. Entre la fin des ann√©es 1990 et les ann√©es 2000, ses principaux adversaires sont le Fran√ßais Rapha√ęl Poir√©e ou les Allemands Sven Fischer, Ricco Gro√ü, Frank Luck et Michael Greis, rares biathl√®tes √† avoir construit un palmar√®s individuel imposant aux c√īt√©s de Bj√łrndalen.

Depuis 2007, une nouvelle génération de biathlètes, menés par le Norvégien Emil Hegle Svendsen émerge. Néanmoins, en dehors de ce dernier, aucun n'a montré suffisamment de constance pour marquer l'histoire du biathlon. Globalement, la Norvège, l'Allemagne, la Russie et la France se sont partagés les grands biathlètes, puisqu'une seule victoire au classement général de la coupe du monde a échappé à l'un de ces pays entre 1978 et 2011.

Femmes

Durant les ann√©es 1980, les biathl√®tes sovi√©tiques et norv√©giennes ont √©t√© les plus en vue notamment gr√Ęce aux performances d'Elena Golovina ou de Svetlana Davidova, multiples vainqueurs de m√©dailles mondiales et auteurs de nombreux succ√®s en coupe du monde.

Les ann√©es 1990 ont vu la domination presque sans partage, au moins en coupe du monde, de la Su√©doise Magdalena Forsberg. Entre 1997 et sa retraite en 2002, elle a en effet remport√© chaque ann√©e le classement g√©n√©ral de la coupe du monde en y ajoutant 17 victoires dans les classements particuliers des disciplines et ce gr√Ęce √† un record de 42 victoires individuelles dans les √©preuves de coupe du monde. √Ä cette emprise sur la coupe du monde, la Su√©doise a ajout√© douze m√©dailles mondiales dont six en or. En revanche, son palmar√®s olympique reste vierge de tout titre olympique et ne compte ¬ę que ¬Ľ deux m√©dailles de bronze. Ses principales adversaires sont la Norv√©gienne Liv Grete Poir√©e (octuple championne du monde) ou l'Allemande Uschi Disl qui, avec 19 m√©dailles mondiales et 9 breloques olympiques, est la biathl√®te la plus m√©daill√©e dans ces deux √©v√©nements. Elle illustre la domination globale exerc√©e par les Allemandes sur le biathlon f√©minin depuis les ann√©es 1990 : Kati Wilhelm (triple championne olympique) ou Petra Behle (nonuple championne du monde) en sont les principaux exemples relay√©es de nos jours par Andrea Henkel ou Magdalena Neuner qui a seulement 24 ans poss√®de d√©j√† le record de titres mondiaux[44].

La disparition de l'Union soviétique a eu pour effet de multiplier le nombre de biathlètes représentant les pays de l'Est (Olena Zubrilova, successivement Ukrainienne puis Biélorusse et dont le palmarès fait état de 17 médailles mondiales, en est l'illustration). La Russie bénéficie d'un important vivier de talents régulièrement récompensés parmi lesquelles Anfisa Reztsova, Svetlana Ishmouratova ou Olga Pyleva.

Les biathl√®tes r√©sistant √† ces 2 nations sont rares, mais elles existent : ainsi, la Fran√ßaise Sandrine Bailly a remport√© de justesse le globe de cristal en 2005 pour une poign√©e de points devant Wilhelm et Pyleva, et la Su√©doise Helena Jonsson a remport√© la coupe du monde 2009 devant Kati Wilhelm et Tora Berger.

Popularité

Le biathlon est aujourd'hui pratiqué dans l'ensemble des pays participant régulièrement aux épreuves de coupe du monde d'hiver, principalement en Europe et en Amérique du Nord.

En particulier en Russie et en Scandinavie, le biathlon fait partie depuis longtemps des sports d'hiver traditionnels. Depuis les ann√©es 1990, l'int√©r√™t pour ce sport s'est rapidement d√©velopp√© en Allemagne, devenant quasiment un sport national. Ainsi les cha√ģnes Das Erste et ZDF diffusent toutes les √©preuves de coupe du monde, r√©unissant parfois jusqu'√† cinq millions de t√©l√©spectateurs, atteignant ainsi les meilleurs scores d'audience pour un sport d'hiver[45],[46].

Le stade de football de la Veltins-Arena aménagé pour accueillir une compétition de biathlon, illustration de la popularité du biathlon en Allemagne

Le biathlon est tr√®s populaire en Allemagne o√Ļ les sports d'hiver tiennent globalement une place significative parmi les √©v√©nements sportifs les plus suivis. Ainsi, aussi bien chez les hommes que chez les femmes, les sportifs allemands de l'ann√©e r√©cemment r√©compens√©s sont souvent des biathl√®tes[47],[48]. R√©guli√®rement r√©compens√© dans les principales comp√©titions, le pays est √©galement le principal bailleur de fond du biathlon. Ainsi, en 2008, trois des quatre principaux sponsors de l'Union internationale de biathlon sont allemands : E.ON Ruhrgas filiale du leader allemand du secteur √©nerg√©tique E.ON, le groupe Viessmann leader mondial des solutions de chauffage et la banque Deutsche Kreditbank[49]. Le biathlon touche √©galement un large public comme l'illustre l'organisation des √©preuves de coupe du monde √† Oberhof ou Ruhpolding, deux des rendez-vous les plus attendus chaque hiver. Autre signe de la popularit√© du biathlon en Allemagne, le World Team Challenge, d√©monstration organis√©e chaque ann√©e depuis 2002 dans le stade de football de la Veltins-Arena am√©nag√©e pour l'occasion, r√©unie plus de 60 000 spectateurs et les meilleurs biathl√®tes mondiaux[50].

Ailleurs en Europe, le biathlon est √©galement populaire dans d'autres r√©gions germanophones, notamment en Autriche et dans le Tyrol italien. √Ä l'image de l'ensemble des sports d'hiver, le biathlon est tr√®s suivi en Su√®de, en Finlande ou en Norv√®ge. Dans ce dernier, il est m√™me le sport le plus populaire[51] et un grand pourvoyeur de r√©compenses olympiques notamment gr√Ęce aux performances d'Ole Einar Bj√łrndalen, multiple champion olympique et du monde. C'est par ailleurs un Norv√©gien, Anders Besseberg, qui pr√©side l'Union internationale de biathlon[52], principal organe dirigeant du sport. Largement diffus√© dans les pays de l'Est de l'Europe, le biathlon est le sport le plus populaire en Bi√©lorussie[53] et une source de victoires diverses en Russie et dans une moindre mesure en Ukraine.

En France et malgr√© le faible nombre de licenci√©s[54], le biathlon est un des principaux sports pourvoyeurs de m√©dailles aux jeux olympiques d'hiver. Si le pays a pris pour habitude de s'illustrer en coupe du monde notamment gr√Ęce aux performances de sa t√™te d'affiche aujourd'hui retrait√©e Rapha√ęl Poir√©e, il n'a dispos√© d'aucune installation susceptible d'accueillir une manifestation d'ampleur mondiale jusqu'√† la saison 2011/2012, durant laquelle Le Grand-Bornand accueillera une √©tape de coupe du monde[55]. De plus, les apparitions du biathlon √† la t√©l√©vision sont rares, aucune cha√ģne gratuite ne diffuse les comp√©titions hormis lors des jeux Olympiques.

Biathlon et dopage

Sous l'√©gide de l'UIPM, des contr√īles antidopage sont institu√©s en 1966 √† Melbourne[7]. Mais les premi√®res d√©cisions concernant le dopage intervenaient peu de temps apr√®s la constitution du sport. Ainsi, des r√®gles antidopage sont adopt√©es d√®s 1965 √† Elverum en Norv√®ge avant qu'un r√®glement pr√©cis ne soit √©tabli pour lutter contre cette pratique en 1979 √† Ruhpolding[7].

Tandis que la lutte antidopage se g√©n√©ralise dans l'univers sportif depuis les ann√©es 2000, plusieurs cas de dopage av√©r√©s touchent le biathlon ces derni√®res ann√©es. Ainsi, en janvier 2003, la Russe Albina Akhatova est contr√īl√©e positive √† la nic√©thamide √† l'issue d'une course de relais organis√©e √† Anterselva. Si la f√©d√©ration russe et un m√©decin de l'√©quipe sont respectivement p√©nalis√©e financi√®rement et suspendu trois mois, la biathl√®te n'est elle pas √©cart√©e par l'Union internationale de biathlon[56],[57]. Quelques ann√©es plus tard, les jeux olympiques d'hiver de 2006 organis√©s √† Turin sont √©maill√©s de plusieurs affaires de dopage qui ternissent l'image du biathlon en p√©riode olympique. M√©daill√©e d'argent sur l'√©preuve de l'individuelle 15 km, la Russe Olga Pyleva est la premi√®re sportive contr√īl√©e positive lors de cet √©v√©nement olympique[58]. D√©chue de sa m√©daille, elle est par la suite suspendue deux ann√©es par l'IBU[59]. Toujours lors de la quinzaine olympique, une vaste affaire √©clate au sein de la d√©l√©gation des biathl√®tes et fondeurs autrichiens. Diligent√©e par le Comit√© international olympique, une perquisition dans le chalet autrichien permet de retrouver du mat√©riel de transfusion sanguine ; en revanche, les contr√īles antidopage effectu√©s aupr√®s des sportifs vis√©s se r√©v√®lent tous n√©gatifs. Pour autant, le mat√©riel retrouv√© et le fait que le sulfureux Walter Mayer se trouv√Ęt dans les locaux autrichiens alors qu'il √©tait suspendu huit ann√©es pour une autre affaire suffisent √† convaincre le CIO de bannir √† vie six sportifs dont trois biathl√®tes un an apr√®s les faits[60],[61].

En janvier 2008, deux nouvelles affaires de dopage s'immiscent dans l'actualit√© des sports d'hiver. Contr√īl√©e positive pour la seconde fois dans sa carri√®re, l'ancienne fondeuse finlandaise Kaisa Varis, reconvertie depuis peu dans le biathlon, est suspendue √† vie par l'IBU alors qu'elle venait de signer un premier succ√®s en carri√®re. Dans le m√™me temps, plusieurs m√©dias allemands et autrichiens relayent des rumeurs selon lesquelles des sportifs parmi lesquels des biathl√®tes auraient eu recours aux services du laboratoire autrichien Humanplasma lui-m√™me impliqu√© dans une enqu√™te diligent√©e par l'Agence mondiale antidopage[62]. Il est en effet reproch√© √† ce laboratoire de pratiquer le dopage sanguin[63]. Durant les championnats, plusieurs biathl√®tes sont directement d√©sign√©s dans une lettre anonyme adress√©e √† un quotidien autrichien[64]. Les sportifs vis√©s r√©cusent imm√©diatement ces accusations et une plainte est rapidement r√©dig√©e pour d√©nonciation calomnieuse[64],[65]. Le biathlon allemand faisant l'objet de ces accusations, c'est le biathlon tout court qui est menac√©, l'Allemagne √©tant le principal bailleur de fond de ce sport[66].

La multiplication des cas de dopage dans le biathlon, notamment au sein de l'√©quipe russe[67], fait appara√ģtre des critiques pointant le laxisme des institutions internationales vis-√†-vis des cas de dopage av√©r√©s et un calendrier surcharg√©[68]. √Ä ce titre et √† l'instar du cyclisme, l'IBU ambitionne la mise en place d'un passeport sanguin pour surveiller plus r√©guli√®rement l'ensemble des sportifs[69].

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Introduction au biathlon
  2. ‚ÜĎ a, b et c (en)Historique du biathlon en France sur le site de l'Union internationale de biathlon
  3. ‚ÜĎ Histoire du biathlon sur le site biathlon Canada
  4. ‚ÜĎ a, b, c et d (en) Historique du biathlon de 1767 √† 1957, site de l'Union internationale de biathlon.
  5. ‚ÜĎ [PDF]Le ski : de l'origine aux pratiques nordiques et alpines, document du CIO.
  6. ‚ÜĎ [PDF]Le programme des Jeux Olympiques d'hiver, document du CIO.
  7. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n [PDF]Le pentathlon moderne, le biathlon et l'Olympisme, document de la LA84 Foundation.
  8. ‚ÜĎ a, b, c et d (en) Historique du biathlon de 1958 √† 1972, site de l'Union internationale de biathlon.
  9. ‚ÜĎ a, b, c et d (en) Historique du biathlon de 1973 √† 1978, site de l'Union internationale de biathlon.
  10. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f, g et h (en) Historique du biathlon de 1979 √† 1994, site de l'Union internationale de biathlon.
  11. ‚ÜĎ a, b et c (en) Historique du biathlon de 1995 √† 2003, site de l'Union internationale de biathlon.
  12. ‚ÜĎ a, b et c (en) Bases du biathlon site de l'Union internationale de biathlon
  13. ‚ÜĎ a, b, c, d, e et f (en) Carnet n¬į4 des r√®glements de l'IBU
  14. ‚ÜĎ a, b et c (en)Description de l'√©preuve individuelle, site de l'Union internationale de biathlon
  15. ‚ÜĎ a, b et c (en)Description du sprint site de l'Union internationale de biathlon
  16. ‚ÜĎ a et b (en)Description de la poursuite site de l'Union internationale de biathlon
  17. ‚ÜĎ Terme recommand√© par la Commission G√©n√©rale de Terminologie et de N√©ologie, et publi√© au Journal Officiel du 25 mai 2008.
  18. ‚ÜĎ √Ä partir de la Coupe du monde 2010-2011, l'√©preuve est toujours ouverte √† 30 participants. Toutefois, ceux-ci sont d√©sormais les 25 premiers du classement g√©n√©ral de la coupe du monde, les cinq derniers √©tant d√©termin√©s par un classement sur les courses dans l'√©tape en cours.
  19. ‚ÜĎ a et b (en)Description du mass start site de l'Union internationale de biathlon
  20. ‚ÜĎ (en)Description du relais site de l'Union internationale de biathlon
  21. ‚ÜĎ a et b (en)Description du relais mixte site de l'Union internationale de biathlon
  22. ‚ÜĎ (en) Descriptif des √©preuves sur le site de l'IBU
  23. ‚ÜĎ Article listant les nouvelles √©preuves sur Eurosport France
  24. ‚ÜĎ Les diff√©rents tirs et le pas de tir
  25. ‚ÜĎ a, b, c et d (en) Equipement du biathl√®te site de l'Union internationale de biathlon
  26. ‚ÜĎ a, b, c, d et e Historique de la discipline olympique, site officiel du Comit√© international olympique.
  27. ‚ÜĎ a et b [PDF] Les jeux Olympiques d'hiver, document officiel du Comit√© international olympique, page 24 sur 34.
  28. ‚ÜĎ L'introduction du biathlon f√©minin au programme olympique est valid√©e lors de la 93e session du Comit√© international olympique organis√©e √† Calgary en 1988.
  29. ‚ÜĎ Contrairement aux relais masculins compos√©s de quatre membres, les relais f√©minins √©taient alors compos√©s de trois membres. D√®s 1994, les relais f√©minins sont compos√©es par quatre biathl√®tes.
  30. ‚ÜĎ L'introduction de la poursuite au programme olympique est valid√©e lors de la 107e session du Comit√© international olympique organis√©e √† Nagano en 1998.
  31. ‚ÜĎ Une √©preuve de relais est √©galement disput√©e √† titre non-officiel.
  32. ‚ÜĎ Par exemple, si un biathl√®te faisait l'impasse sur trois √©preuves de coupe du monde, aucun point ne lui est retir√© en fin de saison ; de m√™me s'il r√©alisait trois places au-del√† du top-40. En revanche, s'il terminait chaque course de la saison dans les 40 premiers, les points attribu√©s lors des trois plus mauvais r√©sultats du sportif ne comptaient pas pour le classement g√©n√©ral.
  33. ‚ÜĎ ¬ę Bjoerndalen frappe d'entr√©e ¬Ľ, article du site sports.fr √©voquant ce point du r√®glement. Consult√© le 4 janvier 2008.
  34. ‚ÜĎ Premi√®re √©tape de la Coupe du monde de biathlon 2006-2007.
  35. ‚ÜĎ Premi√®re √©tape de la Coupe du monde de biathlon 2008.
  36. ‚ÜĎ Site de l'√©quipe de France olympique aux jeux Olympiques d'hiver de 2006, par le CNOSF. Article √©voquant les √©preuves de coupe du monde organis√©es √† Oberhof en 2006. Consult√© le 5 janvier 2007.
  37. ‚ÜĎ a et b Sur ce point, l'accueil des J.O. explique l'organisation d'√©preuves pr√©-olympiques comptant pour la coupe du monde l'ann√©e pr√©c√©dant l'√©v√©nement olympique
  38. ‚ÜĎ (en) R√©sultats des courses de For Kent, document IBU.
  39. ‚ÜĎ (en) R√©sultats des courses de Valcartier, document IBU.
  40. ‚ÜĎ Les deux lieux accueillent par alternance le dernier rendez-vous de l'ann√©e depuis la saison 1998-1999.
  41. ‚ÜĎ (de) Liste der Olympiasieger im Biathlon, sur de.wikipedia.org.
  42. ‚ÜĎ (de) Liste der Weltmeister im Biathlon sur de.wikipedia.org.
  43. ‚ÜĎ a et b L'ogre Bjoerndalen - Champions de la d√©cennie 2010
  44. ‚ÜĎ Tarjei Boe proche du globe, suspens c√īt√© f√©minin
  45. ‚ÜĎ (de) ‚ÄěZDF: Biathlon erneut Zuschauermagnet‚Äú ‚Äď Artikel bei quotenmeter.de vom 18. Dezember 2006
  46. ‚ÜĎ (de) ‚ÄěARD: Biathlon bleibt ein Publikumsrenner‚Äú ‚Äď Artikel bei dwdl.de vom 10. Dezember 2007
  47. ‚ÜĎ (de) Liste des personnalit√©s sportives f√©minines allemandes de l'ann√©e, site officiel des Sportler des Jahres. Uschi Disl, Kati Wilhelm et Magdalena Neuner ont re√ßu ce titre successivement entre 2005 et 2007.
  48. ‚ÜĎ (de) Liste des personnalit√©s sportives masculines allemandes de l'ann√©e, site officiel des Sportler des Jahres. Michael Greis r√©compens√© en 2006.
  49. ‚ÜĎ (en) Sponsors de l'IBU, sur biathlonworld.com.
  50. ‚ÜĎ ¬ę Biathlon / World Team Challenge ¬Ľ, sur de.eurosport.yahoo.comee.
  51. ‚ÜĎ Selon un sondage effectu√© en 2008, le biathlon est le sport pr√©f√©r√© pour plus de 50 % des personnes interrog√©es. (no) Skiskyting mest popul√¶rt, sur pub.tv2.no, 9 f√©vrier 2008. Consult√© le 09/03/2008.
  52. ‚ÜĎ (en) IBU Executive board, sur biathlonworld.com.
  53. ‚ÜĎ (en) Physical Culture and Sports in Belarus, sur belarus.by.
  54. ‚ÜĎ La France compte environ 200 licenci√©s. ¬ę Presque le grand bleu ¬Ľ, sur eurosport.fr. Consult√© le 08/03/2008.
  55. ‚ÜĎ Le biathlon mondial au Grand-Bornand en 2011
  56. ‚ÜĎ (de) Dopingfall Achatowa, sur berlinonline.de, 1er mars 2003. Consult√© le 11 mars 2008.
  57. ‚ÜĎ (de) ¬ę Sperre als Signal ¬Ľ, sur tagesspiegel.de, 13 f√©vrier 2008. Consult√© le 11 mars 2008.
  58. ‚ÜĎ ¬ę JO - Biathlon (F) - Pyleva contr√īl√©e positive ¬Ľ, sur lequipe.fr, 16 f√©vrier 2006. Consult√© le 11 mars 2008.
  59. ‚ÜĎ ¬ę JO - Dopage-Biathlon (F) - Pyleva suspendue 2 ans ¬Ľ, sur lequipe.fr, 17 f√©vrier 2006. Consult√© le 11 f√©vrier 2008.
  60. ‚ÜĎ ¬ę JO - Dopage - Six Autrichiens bannis √† vie ¬Ľ, sur lequipe.fr, 25 avril 2007. Consult√© le 11 mars 2008.
  61. ‚ÜĎ Les trois biathl√®tes autrichiens concern√©s sont Wolfgang Perner, Friedrich Pinter et Wolfgang Rottmann.
  62. ‚ÜĎ ¬ę Une nouvelle bombe ? ¬Ľ, sur eurosport.fr, 15 janvier 2008.
  63. ‚ÜĎ ¬ę Ski de fond - Dopage - Humanplasma fait du bruit ¬Ľ, sur lequipe.fr, 16 janvier 2008.
  64. ‚ÜĎ a et b ¬ę Ski/Biathlon - Dopage - 31 athl√®tes mis en cause ¬Ľ, sur lequipe.fr, 16 f√©vrier 2008.
  65. ‚ÜĎ ¬ę Ski/Biathlon - Dopage - La DSV porte plainte ¬Ľ, sur lequipe.fr, 19 f√©vrier 2008.
  66. ‚ÜĎ ¬ę Une bombe bient√īt ¬Ľ, sur ski-nordique.net, 1er f√©vrier 2008.
  67. ‚ÜĎ Outre Albina Akhatova et Olga Pyleva contr√īl√©es positives en 2003 et 2006, Natalia Burdiga en 2006 a √©galement √©t√© convaincue de dopage. Par ailleurs, Ivan Tcherezov est bri√®vement √©cart√© en d√©cembre 2007 pour un taux d'h√©moglobine trop √©lev√© ; chez les femmes, Tatiana Moiseeva est finalement blanchie apr√®s un contr√īle positif en f√©vrier 2008.
  68. ‚ÜĎ Biathlon - CM - Des √©quipes montent au cr√©neau, sur lequipe.fr, 15 mars 2008.
  69. ‚ÜĎ ¬ę Biathlon - Vers le passeport sanguin ¬Ľ, sur lequipe.fr, 10 janvier 2008.

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