Robion (Vaucluse)

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Robion (Vaucluse)

43¬į 50‚Ä≤ N 5¬į 07‚Ä≤ E / 43.84, 5.11

Robion
Eglise Notre Dame de la Nativité
Eglise Notre Dame de la Nativité
Armoiries
Détail
Administration
Pays France
R√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur
Département Vaucluse
Arrondissement Arrondissement d'Apt
Canton Canton de Cavaillon
Code commune 84099
Code postal 84440
Maire
Mandat en cours
Robert Frassi
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes de Coustellet
Site web http://www.robion.fr
Démographie
Population 4 084 hab. (2008)
Densité 239 hab./km²
Gentilé Robionnais, Robionnaises
Géographie
Coordonn√©es 43¬į 50‚Ä≤ Nord
       5¬į 07‚Ä≤ Est
/ 43.84, 5.11
Altitudes mini. 74 m ‚ÄĒ maxi. 650 m
Superficie 17,07 km2

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Robion est une commune fran√ßaise, situ√©e dans le d√©partement de Vaucluse et la r√©gion Provence-Alpes-C√īte d'Azur. Ses habitants sont appel√©s les Robionnais.

Son territoire est constitu√© de trois parties diff√©rentes : la montagne du Luberon, les mamelons tertiaires bordant la montagne et le plan de Robion, plaine alluviale quaternaire du Coulon. L'altitude du village est de 140 m√®tres.

Sommaire

Géographie

Accès

La route départementale 2 traverse la commune d'est en ouest au niveau du bourg. Plus au nord, la route départementale 15 fait de même et rencontre au nord-est de la commune la route nationale 100. La route départementale 31 quant à elle arrive du nord et traverse la commune jusqu'au bourg[1].

Relief et géologie

Le vieux village est adossé au Luberon. Celui-ci occupe d'ailleurs une partie importante de la commune soit toute la partie sud. La partie nord quant à elle est une plaine alluvionnaire correspondant à celle du Calavon[2].

Hydrographie

Trois cours d'eau arrosent le territoire : le Coulon (qui porte le nom de Calavon jusqu'au village des Baumettes), le Boulon et l'Escanson.

Source de Boulon

Le Coulon prend sa source dans les Alpes-de-Haute-Provence et va se jeter dans la Durance vers Cavaillon. Son changement de nom provient de ses d√©nominations dans les anciennes tribus gauloises des Albiques (Apt) et des Cavares (Cavaillon). Le Boulon sort d'une source vauclusienne au pied du Luberon, il est √† sec en √©t√©. L'Escanson prend sa source dans une faille de rocher au flanc de la montagne dominant le village. Lui aussi est √† sec en √©t√©. Cette source a servi √† alimenter le village en eau, et √©tait capt√©e dans une citerne qui sert maintenant de vestiaire pour le th√©√Ętre de verdure. C'est cette citerne qui alimentait la fontaine entour√©e de platanes, sur la place face √† la mairie, dite ¬ę la pompe ¬Ľ. Robion est maintenant aliment√© √† partir de la Durance.

La pompe

Autrefois, le village et les maisons √©taient aliment√©s par des puits. Dans la partie haute du village intra muros existe un puits public nomm√© ¬ę puits de done Laure ¬Ľ o√Ļ, dit le maire de Robion au pr√©fet de Vaucluse dans une lettre du 6 juillet 1831 ¬ę depuis un temps imm√©morial et peut-√™tre depuis l'origine du village, la commune de Robion, particuliers et habitants d'icelle ont le droit d'aller puiser de l'eau ¬Ľ.

De nombreux canaux, les ¬ę roubines ¬Ľ servent √† l'irrigation dans le plan de Robion. L'eau est amen√©e par le canal Saint-Julien dont la premi√®re mention date de 1171. Le canal avait deux r√īles majeurs : force motrice utilis√©e par les nombreux moulins, il permettait aussi l‚Äôirrigation. De nos jours, le r√©seau d'irrigation, √©tendu et perfectionn√©, est √† l'origine de la richesse agricole de Robion et du Comtat. Il suffit pour s'en rendre compte d'observer la diff√©rence entre les terrains irrigu√©s (en contrebas d'un canal d'irrigation) et les autres ‚ÄĒ domaines de la garrigue.

Sismicité

Les cantons de Bonnieux, Apt, Cadenet, Cavaillon, et Pertuis sont class√©s en zone Ib (risque faible). Tous les autres cantons du d√©partement de Vaucluse sont class√©s en zone Ia (risque tr√®s faible). Ce zonage correspond √† une sismicit√© ne se traduisant qu'exceptionnellement par la destruction de b√Ętiments[3].

Climat

La commune est située dans la zone d’influence du climat méditerranéen. Les étés sont chauds et secs, liés à la remontée en latitude des anticyclones subtropicaux, entrecoupés d’épisodes orageux parfois violents. Les hivers sont doux. Les précipitations sont peu fréquentes et la neige rare.

La station météorologique de référence est située à Cavaillon[4].

Relevé météorologique de Cavaillon
mois jan. f√©v. mar. avr. mai jui. jui. ao√Ľ. sep. oct. nov. d√©c. ann√©e
Temp√©rature minimale moyenne (¬įC) 2 3 6 8 12 15 18 18 14 11 6 3 9,6
Temp√©rature moyenne (¬įC) 6 8 11,5 13 17,5 22 24,5 24 19 15 10 6,5 15,1
Temp√©rature maximale moyenne (¬įC) 10 12 16 18 23 27 30 30 24,7 20 13,1 10 20,3
Précipitations (mm) 36,5 23,3 24,9 47,7 45,6 25,4 20,9 29,1 65,8 59,6 52,8 34 437


Histoire

L'origine du non est inconnue. Autrefois, selon Dom Xavier de Fourvi√®re, les gens du pays disaient que le nom de Robion provenait du mot roure, ¬ę ch√™ne ¬Ľ (robur en latin) : ¬ę Roubioun, disoun li pa√Įsans, s'apello ansin per √ßo qu'autri f√®s, i avi√© que de roure ¬Ľ. Selon Charles Rostaing, le nom de Robion pourrait provenir de la racine rup (rup : rocher √† pic, sens du latin rupes). La situation du village, au pied des falaises abruptes du Luberon, vient √† l'appui de cette hypoth√®se. La plus ancienne mention du nom date de 1233 (loco dicto ad iter de Robione : ledit lieu sur le chemin de Robione). On trouve des variantes dans les textes : Robio, Robionum, Roubioun, Roubyon, Robbion, Robyon, Roubillon, Robions.

On a trouv√© des restes pal√©olithiques et surtout n√©olithiques sur le territoire de la commune. Le premier habitat semble avoir √©t√© aux abords de la source de Boulon, √† l'√©poque n√©olithique. Plusieurs grottes du Luberon ont servi alors d'habitat, et surtout de grottes s√©pulcrales : Grotte du lierre, de Font blanco, du Jas de Juvert et de Fabr√®gues.Le site de Boulon a donn√© des t√©moignages de l'√Ęge du fer, des tessons de poteries phoc√©ennes (sixi√®me-cinqui√®me si√®cle BC), campaniennes (troisi√®me si√®cle BC), des pi√®ces de monnaie massaliotes. Une seule inscription √©pigraphique : un fragment de st√®le avec les lettre PEI, lettres se retrouvant dans l'inscription d'une des st√®les celto-grecques de Cavaillon o√Ļ figure le mot : MAGOUPEI. L'√©poque gallo-romaine a donn√© un peu partout sur le territoire de la commune de nombreux tessons de poterie, des tuiles √† rebord, des pi√®ces de monnaie, des tombes √† incin√©ration.

Pendant le haut Moyen √āge, le site de Boulon fut abandonn√© et les habitants s'install√®rent sur le site du village actuel, plus facile √† d√©fendre. Ce fut le castrum de Robione, dont on peut voir encore de nos jours des restes de remparts. Un ch√Ęteau fut √©difi√© au point culminant du village.

Ces fortifications permirent de résister au début de 1389 aux troupes de Raimond de Turenne.

Plus tard en 1562, √† l'√©poque des guerres de religion, les huguenots du baron des Adrets br√Ľl√®rent l'√©glise de Robion et mirent le feu au Luberon.

Partie du Comtat d'Avignon, Robion a d'abord appartenu comme ce dernier au comte de Provence, puis √† celui de Toulouse. Le comtat devint la propri√©t√© des papes en 1348, apr√®s que Jeanne, reine de Naples, l'eut vendu √† Cl√©ment VI. Bien qu'ils eussent cess√© de r√©sider dans le pays en 1376, les papes le gard√®rent n√©anmoins jusqu'√† la R√©volution fran√ßaise, en se faisant repr√©senter √† Avignon par un vice-l√©gat, et dans le comtat Venaissin par un eccl√©siastique d'un rang moins √©lev√© qu'on appelait recteur. Cela dura jusqu'au 14 septembre 1791 : un d√©cret, rendu sur la proposition du d√©put√© Camus, r√©unit √† la France Avignon et le comtat Venaissin. Robion n'est fran√ßais que depuis cette date.

Il est pratiquement impossible de donner la liste des seigneurs de Robion : la coutume du Comtat √©tait qu'√† la mort du seigneur ab intestat, tous ses enfants se partageaient ses possessions et devenaient co-seigneurs. il y en eut donc beaucoup. On peut simplement dire que le titre de seigneur ou co-seigneur de Robion a √©t√© le plus souvent port√© par des membres de la famille de Sabran.

Le dernier seigneur de Robion fut Louis-Paul de Brancas, comte de Forcalquier, marquis, puis duc de C√©reste √† partir de 1784, chevalier de Malte, mar√©chal de camp √† 30 ans, lieutenant g√©n√©ral en Provence, n√© le 25 mai 1718. En 1793, il avait 75 ans et habitait depuis plusieurs ann√©es √† Paris, 366 rue de Clichy. Il mourut en 1802 √† l'√Ęge de 84 ans.

La p√©riode r√©volutionnaire fut un peu agit√©e. Le 7 janvier 1794, la demeure du ch√Ętelain est d√©molie, ainsi que la maison contigu√ę de Th√©r√®se Bonnet, qui ameuta tout le village. Le premier juin 1794, au cours de la s√©ance du conseil municipal, un des membres propose ¬ę que les croix de fer qui existent dans la ci-devant paroisse soient converties en piques, √©tant ainsi purifi√©es par un usage r√©publicain ¬Ľ. Au moment de la Terreur, avec Robespierre, on coupe √† Robion les ormes et les m√Ľriers plant√©s devant l'h√ītel de ville car ¬ę ces arbres √©taient de nature √† favoriser les intentions des citoyens malveillants qui pourraient, pendant la nuit, et √† la faveur de l'ombre de ces arbres, tirer quelques coups de feu contre la sentinelle qui monte la garde devant la porte de la maison commune ¬Ľ.

Il y eut deux Robionnais guillotin√©s : Charles Gros, p√®re de 7 enfants, accus√© √† tort[r√©f. n√©cessaire] et guillotin√© le 26 juin 1794 √† 53 ans, et Barnab√© Bernard, cordonnier, colonel de la garde nationale (1789), guillotin√© le 6 juillet 1794 √† 46 ans.

L’Empire ramena le calme, bien que les Robionnais n'aient pas apprécié de devoir fournir de plus en plus de soldats pour les guerres incessantes menées par l'empereur dans toute l'Europe. Ce d'autant qu'ils étaient exemptés de service militaire tant que le Comtat appartenait au pape. Il y eut de nouveau une certaine agitation. Par la suite, l'histoire de Robion est celle du pays. Il y eut 79 Robionnais tués pendant la guerre de 1914-1918, 5 pendant celle de 1939-1945. L'électrification du village se fit entre 1924 et 1926.

Héraldique

Article d√©taill√© : Armorial des communes de Vaucluse.
Blason ville fr Robion (Vaucluse).svg

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

De gueules, à une équerre d'or posée à dextre, l'angle dirigé vers le canton dextre de la pointe, l'équerre senestrée d'un dauphin couronné d'or, posé à senestre

La devise de la ville est : Robio civitas

Les armoiries qui semblent dater de la fin du dix-neuvi√®me si√®cle sont de gueules, √† une √©querre d'or pos√©e √† dextre, l'angle dirig√© vers le canton dextre de la pointe, l'√©querre senestr√©e d'un dauphin couronn√© d'or, pos√© √† senestre, le tout accompagn√© en pointe de la devise : ¬ę Robio civitas ¬Ľ : c'est-√†-dire qu'il y a √† gauche de l'√©cu une √©querre, et √† droite un dauphin couronn√©. Il n'y a aucune explication √† la pr√©sence du dauphin. pas plus qu'√† celle de l'√©querre d'ailleurs.

Toponymie

Roubioun en graphie mistralienne

Démographie

Population sous l’Ancien Régime
Date 1315 1471 1540
Population en feux[5] 7 11 38
√Čvolution d√©mographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
1 925 2 059 2 431 3 197 3 417 3 844 3 941 4 084[6]

Administration

Liste des maires successifs
P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
mars 2001 mars 2008 Robert Frassi PS  
mars 2008 en cours Robert Frassi PS  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Fiscalité

L'imposition des ménages et des entreprises à Robion en 2009[7]
Taxe part communale Part intercommunale Part départementale Part régionale
Taxe d'habitation (TH) 11,61 % 0,00 % 7,55 % 0,00 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s b√Ęties (TFPB) 20,82 % 0,00 % 10,20 % 2,36 %
Taxe fonci√®re sur les propri√©t√©s non b√Ęties (TFPNB) 51,37 % 0,00 % 28,96 % 8,85 %
Taxe professionnelle (TP) 00,00 % 22,42 % 13,00 % 3,84 %

La Part régionale de la taxe d'habitation n'est pas applicable.

√Čconomie

Agriculture

Son √©conomie est principalement rurale. Les plus anciens t√©moignages arch√©ologiques indiquent une activit√© surtout pastorale. Cette activit√© d'√©levage ‚ÄĒ principalement ovin ‚ÄĒ a continu√© jusqu'√† une √©poque r√©cente, utilisant la partie du Luberon sur le territoire de la commune. On peut voir encore une bergerie en remontant la combe de Vidauque[8].

Un recensement effectu√© le 6 niv√īse an IV (27 d√©cembre 1795) indique 210 grosses b√™tes (chevaux, mulets‚Ķ) et 2 430 b√™tes √† laine. Robion produisait √† cette √©poque 50 quintaux de laine, dont une partie √©tait transform√©e sur place dans des fabriques de cadis (tissus de laine l√©gers). Il y avait aussi des ch√®vres pour le lait, et des porcs √©lev√©s en commun par un porcher communal.

L'agriculture a commenc√© tr√®s t√īt, avec des terres labourables produisant des c√©r√©ales (seigle, orge, bl√©), des vergers (oliviers, amandiers), des pr√©s, des vignes. Comme dans la plupart des pays m√©diterran√©ens, la production de bl√© √©tait √† peine suffisante, et la disette courante ‚ÄĒ surtout en p√©riode d'√©pid√©mie ou de guerre. Les cultures non vivri√®res √©taient : le m√Ľrier, pour le ver √† soie, la garance, un peu de chanvre (dans des lieux dits ¬ę canebi√®res ¬Ľ). On r√©coltait dans la montagne de la lavande pour servir de fumier.

Vers 1860, il se produisit une s√©ries de crises agricoles et industrielles : la s√©riculture fut ruin√©e par la p√©brine, maladie du ver √† soie. La culture de la garance fut abandonn√©e en 1875, √† cause de la concurrence des colorants chimiques. L'olivier fut victime de gel√©es et de maladies. Ce fut aussi l'√©poque du phyllox√©ra, mais Robion eut la chance d'√™tre dans une des zones sablonneuses dans lesquelles l'insecte destructeur a beaucoup de difficult√©s √† se d√©placer. Il fallut cependant planter des c√©pages am√©ricains.

La commune produit des vins AOC C√ītes-du-luberon. Les vins qui ne sont pas en appellation d'origine contr√īl√©e peuvent revendiquer, apr√®s agr√©ment le label Vin de pays d'Aigues[9]

Vers 1900, l'agriculture b√©n√©ficia de nombreux progr√®s : perfectionnement des proc√©d√©s de culture et de l'outillage, emploi d'engrais chimique (autorisation pr√©fectorale du 27 f√©vrier 1905, √† Pascal Manon, de fabriquer des superphosphates dans une usine du quartier des Eyssariades), r√©alisation de tout un syst√®me de canaux d'arrosage (les roubines), la construction de la ligne de chemin de fer avec une gare √† Robion vers 1860, puis d√©veloppement des transports routiers. les agriculteurs se tourn√®rent vers des cultures sp√©cialis√©es √† grand rendement tourn√©es vers l'exportation : cultures mara√ģch√®res, fruits, raisin de cuve et de table. C'est toujours le sch√©ma actuel, les produits agricoles √©tant vendus sur les march√©s de Cavaillon, Carpentras, Ch√Ęteaurenard pour √™tre exp√©di√©s en France et √† l'√©tranger.

Industrie, artisanat, services

Robion ne poss√®de pas une importante activit√© industrielle : deux usines, celle des engrais Manon (SODEMM, soci√©t√© des engrais Manon Michut) et le four √† chaux (les chaux de la tour) employant 20 √† 30 personnes.

Four à chaux

Les autres entreprises sont plut√īt artisanales :

  • BIOSUD, fabrication d'appareils m√©dico-chirugicaux
  • CERIP, Fabrication d'√©quipements de levage et de manutention
  • Cuisines Fabre, Fabrication de meubles de cuisine
  • Maison GOUA, Travail de la pierre, en particulier pour les tombes.

Il faut aussi mentionner les excellentes confitures fabriquées par le personnel handicapé de La Roumanière.

Parmi les services :

  • Etablissements √Čtienne Gauthier, exp√©dition de fruits et l√©gumes
  • GENESE, cabinet d'ing√©nierie.
  • b e s m, bureau d'√©tude en structures m√©talliques.
  • Atelier OSTRAKA, soci√©t√© d'architecture et d'urbanisme.

On trouve √† Robion de nombreux commerces, des restaurants, des garages automobiles, les services de sant√©, des activit√©s li√©es au tourisme, comme des g√ģtes ruraux.

Depuis quelques décennies, de nombreuses personnes travaillant à Cavaillon, L'Isle-sur-Sorgue ou Avignon se sont installées à Robion.

Quelques Robionnais

  • Le r√©v√©rend p√®re Dom Xavier de Fourvi√®re, le p√®re blanc, n√© et mort √† Robion (1853-1912). De son vrai nom Joseph Rieux. Pr√©montr√© de l'Abbaye Saint-Michel de Frigolet. F√©libre, fait majoral du F√©librige par Fr√©d√©ric Mistral le 30 mai 1889. Il est l'auteur de nombreux ouvrages en langue proven√ßale, dont :
    • Dins uno cabaneto, un chant de No√ęl (1875)
    • Lou pichot tr√©sor dictionnaire Proven√ßal-Fran√ßais (1902)
    • √Čl√©ments de grammaire proven√ßale (1899)
    • Petit guide de la conversation proven√ßale (1899)
  • Henry Gauthier, peintre (1929 - 1954)
  • Armand Meffre, acteur de cin√©ma, √©crivain, peintre.
  • Ren√© M√©tayer, Peintre. N√© en 1935 √† Saint Andiol dans les Bouches du Rh√īne et qui a fait partie du m√™me groupe d'artistes robionnais qu'Armand Meffre et Henry Gauthier.
  • Andr√© Dumoulin, instituteur √† Robion dans les ann√©es 1950, puis conservateur du mus√©e arch√©ologique de Cavaillon. Auteur de brochures :
    • Un joyau de l'art juda√Įque fran√ßais : la synagogue de Cavaillon (1970)
    • Robion, monographie (1976) √† laquelle cet article doit beaucoup.
    • Visite des monuments et mus√©es de la ville de Cavaillon (1968)

Sites et monuments

Le Luberon domine le vieux village, d'o√Ļ part la draille de Robion, un chemin au milieu des c√®dres et des rochers menant au sommet de la montagne. On aper√ßoit aussi de loin le clocher de l'horloge, avec ses deux cloches. La cloche de gauche date de 1851, celle de droite, portant l'inscription : AVE MARIA GRATIA PLENA DOMINUS TECUM l'an Mil CCCC LXXXIX. IRS. XVS ¬Ľ date de 1489, c'est l'une des plus anciennes du d√©partement. La premi√®re horloge fut mise en place en 1648 par Claude Quintrand, horloger, l'horloge actuelle date de 1743 et a √©t√© r√©alis√©e par Nicolas Mouchotte, d'Avignon.

Les remparts, le vieux village

Rue du vieux village
Escalier dans le vieux village

Il reste quelques √©l√©ments des remparts, datant du XIVe si√®cle. Le vieux village a √©t√© abandonn√© √† la fin du XIXe et au d√©but du vingti√®me. Dans les ann√©es 1950, le vieux village n'√©tait plus que ruines au milieu desquelles on pouvait voir un escalier √† vis montant vers le ciel : celui du ch√Ęteau. Les ruines ont √©t√© d√©blay√©es, des maisons reconstruites. Les calades ont √©t√© restaur√©es en 1992.

Les noms des rues, selon un plan dress√© en 1798, sont : Grande rue (devenue rue Andr√© Ricaud), rue de la calade, rue du dessous du ch√Ęteau-vieux, rue de l'escanson, rue de Vallabr√®gues, rue de l'h√īpital, rue du four, rue de la juiverie. Ce dernier nom, ainsi que celui de Vallabr√®gues (nom de juif comtadin), permet de penser qu'il y a eu un quartier juif. Les textes n'en parlent pas. Quoi qu'il en soit, et comme les √Čtats du Comtat d√©cid√®rent en 1623 que les juifs, dans la province du pape, ne pourraient plus r√©sider que dans les villes de Cavaillon, Carpentras, Avignon, L'Isle-sur-Sorgue, il ne put plus il y avoir de juifs √† Robion apr√®s cette date. En contrebas on trouve la mairie, la pompe, le caf√© et l'√©glise paroissiale. Et le bureau de poste, seul de cet ensemble de b√Ętiments √† avoir b√©n√©fici√© de la main d'un architecte.

Le th√©√Ętre de verdure

Eglise Notre Dame de la Nativité
Draille montant dans le Luberon
Source de L'escanson
Theatre de verdure

Face √† une falaise du Luberon, et pr√®s de la source de l'Escanson, la mairie a install√© un th√©√Ętre de verdure √† ciel ouvert. La falaise du Luberon, d√©cor√©e de lierre, sert de mur de sc√®ne. L'ancien r√©servoir d'eau de vestiaire et de coulisses... Le festival de Robion y organise chaque √©t√© en juillet un festival consacr√© aux musiques, chants et danses du monde m√©diterran√©en. Le soir, bien sur : dans la journ√©e, il fait trop chaud et le bruit des cigales assourdissant.

A c√īt√© de ce th√©√Ętre part la draille de Robion, et les sentiers ¬ę nature ¬Ľ et ¬ę botanique ¬Ľ. On voit √† proximit√© un ancien four √† chaux install√© par Eug√®ne Boulot de Viviers (Ard√®che), autoris√© par un arr√™t√© pr√©fectoral du 23 novembre 1859 √† √©tablir un four √† chaux ¬ę  chauff√© au coke et √† la houille ¬Ľ au pied de la montagne. Ce four cessa son activit√© vers 1900, il a √©t√© restaur√© en 1996. Aussi √† proximit√© : la fontaine de l'an 2000, et l'escalier assez vertigineux permettant de monter √† la source de l'Escanson.

L'église paroissiale

Elle est d√©di√©e √† la Sainte Vierge et √† Sainte Quitterie. Sa plus ancienne mention date de 1261, mais la construction est ant√©rieure √† cette date, probablement vers la fin du douzi√®me si√®cle. Cette √©glise situ√©e hors des remparts fut endommag√©e √† plusieurs reprises : lors de la prise de Robion par Guillaume des Baux en 1215, et au cours du quatorzi√®me si√®cle, par les grandes compagnies. Ce qui amena la construction d'une nouvelle √©glise √† l'int√©rieur des remparts, sous le vocable de Saint Pierre. Celle l√† m√™me dont il reste le clocher : l'horloge. La nef de l'√©glise paroissiale est romane, √† trois trav√©es s√©par√©es par des arcs doubleaux. L'abside, orient√©e vers l'est, est pentagonale vo√Ľt√©e d'ogives. De chaque c√īt√© de la nef, trois chapelles. Celles du bas c√īt√© droit ayant une vo√Ľte romane, celles du bas c√īt√© gauche une vo√Ľte ogivale. En commen√ßant par la gauche en entrant, on trouve :

  • La chapelle des fonts baptismaux, avec une cuve baptismale du dix-huiti√®me si√®cle.
  • L'ancienne chapelle de N.-D. de Piti√© ou ¬ę des Durands ¬Ľ Cette ancienne chapelle donne acc√®s √† la chapelle du Rosaire ou de la Vierge, construite en 1656 par Michel Aubert, Esprit Goudon et Nicolas Blanc, ma√ßons √† Maubec, d'apr√®s le plan de Barth√©l√©my Grangier, sculpteur √† Cavaillon. Les boiseries sont l'Ňďuvre d'Esprit Grangier, fils de Barth√©l√©my. Les vitraux des deux fen√™tres datent de 1856.
  • La chapelle Saint Roch (ancienne chapelle des Brancas-C√©reste). C'√©tait √† l'origine celle de Jacques de Forcalquier, seigneur de Robion de 1455 jusqu'√† sa mort en 1479.
Chapelle du rosaire

Ces trois chapelles vo√Ľt√©es d'ogives ont √©t√© construites vers 1465, apr√®s la visite en 1464 de l'√©v√™que de Cavaillon, qui avait ordonn√© la r√©paration de l'√©glise d√©molie, le seigneur devant y contribuer pour un quart dans un d√©lai de deux ans, sous peine d'excommunication et d'une amende de 25 livres.

Du bas c√īt√© droit, √† partir de l'entr√©e, on trouve trois chapelles vo√Ľt√©es en plein cintre :

  • La chapelle Saint Joseph, avec la statue du saint, en bois dor√©, offerte par Joseph Faraud en 1848.
  • La chapelle Sainte Anne
  • La chapelle Saint √Čloi. L'ornementation de cette chapelle est la cons√©quence d'un vŇďu de la confr√©rie des ¬ę m√©nagers ¬Ľ, du 9 d√©cembre 1770. Elle date de 1771, et comporte un bel autel de bois sculpt√© et dor√©, surmont√© d'un grand tableau repr√©sentant saint √Čloi, √©v√™que, patron des charrons, des mar√©chaux-ferrands et des cultivateurs.

Dans la chapelle Sainte Anne a été installé un orgue. Sa bénédiction a eu lieu le 25 juin 2011. Cet orgue a été fabriqué en 1978 par la manufacture Fa. S. de Witt & N de Nieuw Vennep ( Hollande ).

Orgue de l'église

Le clocher arcade, supportant la cloche, a été exécuté en 1849 par Véran Aillaud, maçon. La cloche a été bénie le 13 mars 1851 par le curé de Robion.

La fa√ßade de l'√©glise a √©t√© reconstruite √† neuf en 1810 par A Ricaud, ma√ßon. Les vantaux de la porte ont √©t√© ex√©cut√©s en 1705 par Jean Bellanger, ma√ģtre menuisier √† Cavaillon, d'apr√®s les dessins de Louis Sentin, sculpteur √† Maubec. L'√©glise a √©t√© restaur√©e en 1983.

En face de l'√©glise se trouve l'ancien presbyt√®re, construit sur le vieux cimeti√®re. Lorsque le cur√© travaillait son jardin, il arrivait fr√©quemment qu'un coup de b√™che fasse sortir un os. Ce cimeti√®re fut supprim√© en 1840 car il √©tait devenu trop petit, et aussi trop pr√®s de la pompe, o√Ļ beaucoup de robionnais allaient chercher leur eau.

Chapelle Notre Dame des Anges

Au pied du Luberon, au quartier de l'angle, cette petite chapelle tr√®s simple se dresse au milieu des vergers. √Ä l'int√©rieur est grav√©e la date de 1709, mais la construction est probablement plus ancienne. Son plan est rectangulaire, elle est couverte d'une vo√Ľte d'ar√™tes. Abandonn√©e pendant des ann√©es, recouverte de lierre, elle mena√ßait ruine. En 1994, des Robionnais d√©cid√®rent de la restaurer, ce qui fut fait avec l'aide du Parc naturel r√©gional du Luberon. √Ä cette occasion a √©t√© constitu√© un verger de conservation botanique des vari√©t√©s d'arbres fruitiers de la r√©gion : Cerisiers, figuiers, amandiers, oliviers, abricotiers. de nombreuses vari√©t√©s y sont plant√©es, et les Robionnais (et les autres) invit√©s √† s'y procurer des plants √† planter chez eux pour participer √† cette conservation de vari√©t√©s risquant de dispara√ģtre. Un peu plus loin, en direction de Maubec, se trouve la glissette. Un rocher pr√©sentant un plan inclin√© de quelques m√®tres de long, sur lequel des g√©n√©rations de petits Robionnais ont gliss√© - usant leurs fonds de culottes et donnant √† la surface de la pierre un poli miroir.

Chapelle Saint Roch

La peste faisait r√©guli√®rement son apparition. En mai 1631, elle √©tait √† Cavaillon. Une barri√®re est construite entre Cavaillon et Robion, surveill√©e par des gardes. Toute personne voulant entrer √† Robion doit subir une quarantaine. Il n'y eut √† Robion que deux morts : un enfant le 2 juillet et une femme le 12 juillet. En 1632, tout danger paraissant √©cart√©, la communaut√© de Robion d√©cide - en signe de reconnaissance - de faire construire une chapelle d√©di√©e √† Saint Roch, patron des pestif√©r√©s. Cette chapelle ¬ę  au lieu ou sera d√©sign√© par les consuls, aura 3 cannes de longueur, 2 cannes de largeur dans l'Ňďuvre, et 3 cannes de hauteur, compris les fondements qui auront 4 pans en terre ¬Ľ (la canne mesurait environ 2 m√®tres et le pan 0.25) " Elle sera vo√Ľt√©e, avec une porte de pierre de taille √† double vaisseau de 4 pans et demi de largeur, une fen√™tre de chaque c√īt√© de la porte, ayant 2 pans de largeur, une fen√™tre du c√īt√© de l'autel de 1 pan et demi de large et 2 pans et demi de hauteur, laquelle vo√Ľte sera √† croisi√®res et couverte de tuiles ; √† faire d'ici p√Ęques prochain" Le march√© fut attribu√© en 1633 √† Christophe Lebrun, ma√ßon de Paris r√©sidant √† Robion. La construction devait laisser √† d√©sirer car il fallut faire r√©parer la fa√ßade et refaire la couverture en 1705, par Jean Goudon, ma√ßon de Robion.

La chapelle fut vendue le 23 septembre 1793 comme bien national à Jean-Joseph Casteau. Transformée en maison d'habitation, elle a été englobée dans des constructions, les moulures de la façade arasées.

Chapelle saint Roch

Cet ensemble a été racheté par la mairie qui a restauré la chapelle, et y a installé un centre d'informations touristiques.

La chapelle a donn√© son nom au quartier. A quelques dizaines de m√®tres en montant vers le haut du village, on voit la ¬ę croix de Saint Roch ¬Ľ : c'est une croix de mission, √©rig√©e le premier f√©vrier 1789.

Boulon

Premier emplacement du village, on trouve encore par endroits des tessons de c√©ramiques gallo-romaines. Domin√© par d'impressionnantes falaises: les rochers de Baude. Pendant la derni√®re guerre, un chantier de jeunesse y fut install√©[10]. C'est un endroit tr√®s agr√©able, surtout en hiver : abrit√© du mistral, avec le ruisseau qui coule au milieu de la prairie, les oliviers et la vigne.

La tour de Sabran

Dans l'antiquit√©, la voie Domitienne - voie romaine allant des Pyr√©n√©es aux Alpes et en Italie en passant par N√ģmes, Cavaillon, Apt et le col du Mont Gen√®vre traversait le territoire de Robion. La voie, construite sur un remblai assez √©lev√©, passait pr√®s de la carri√®re du four √† chaux. Apr√®s les invasions barbares des V¬į et VI¬į si√®cles, lorsqu'en 536 la Provence passa de la domination des Ostrogoths √† celle des Francs, une partie de cette province fut r√©unie √† l'Auvergne austrasienne; Auvergne et Provence form√®rent un territoire d'un seul tenant, dont la fronti√®re passait √† Robion, aux environs de l'actuel four √† chaux. Cette fronti√®re situ√©e sur la voie domitienne fut prot√©g√©e par un poste militaire qui prit le nom de ¬ę castrum de monte alvernico ¬Ľ, puis le Vern√®gue. En 1195, le renouvellement d'un trait√© d'alliance entre le comte de Toulouse et celui de Forcalquier indique comme limite entre les comt√©s ¬ę le vern√®gue de Lagnes, sur la rive droite de la Durance ¬Ľ. En 1237, le comte de Toulouse Raymond VII donna √† Guillaume de Sabran, sous condition de service militaire, le" fief de Mont Alvernic. Le domaine prit alors le nom de ¬ę Tour de Sabran ¬Ľ. Il changea de nombreuses fois de propri√©taire et, en 1789, il appartenait √† l'abbaye de la Chaise-Dieu. Il fut vendu comme bien national le 7 avril 1795 √† Pierre Portalis, d'Avignon au prix de 305000 livres.

Le toponyme ¬ę Tour de Sabran ¬Ľ est rest√© et a donn√© son nom √† la soci√©t√© exploitant la carri√®re pour faire de la chaux.

√Ä proximit√© se trouve la chapelle Saint-Peyre, ou Saint-Pierre, datant du XI¬į ou du XIIe si√®cle. Utilis√©e comme remise agricole, elle est en mauvais √©tat.

Le mur de la peste

L'épidémie de peste de 1720-1721 atteignit plus particulièrement la Provence et le Comtat Venaissin. C'est pour essayer d'arrêter l'épidémie qui venait de Marseille que fut construit le mur de la peste. Il partait des gorges de la Nesque, passait à la tour de Sabran et allait jusqu'au Luberon. À Robion, au quartier des hautes royères, on voit encore un talus rectiligne en remblai qui, selon la tradition, serait un vestige du mur. Les précautions prises furent efficaces car l'épidémie épargna Cavaillon et ne se manifesta pas à Robion.

Activités, animations

  • Festival de musiques, chants et danses du monde : seconde quinzaine de juillet.
  • F√™te de l'olive : premier vendredi du mois d'ao√Ľt.
  • F√™te votive : second week-end de septembre.
  • Foire agricole, commerciale et artisanale : troisi√®me week-end d'octobre.
  • March√© de No√ęl et f√™te de la confiture : second samedi de d√©cembre.
  • March√© hebdomadaire : jeudi matin, de 8 h √† 13 h. Devant la mairie.

Randonnées

Le GR 6 ¬ę Alpes Oc√©an ¬Ľ passe √† Robion. Il est √©galement possible de faire de nombreux circuits en v√©lo.

Cinématographie

Plusieurs films ont √©t√© tourn√©s √† Robion, notamment :

Pour approfondir

Bibliographie

  • Andr√© Dumoulin, Robion 

La municipalité de Robion a réédité cet ouvrage, disponible à l'office du tourisme.

  • Patrick Ollivier-Elliott, Luberon, Carnets d'un voyageur attentif, Edisud (ISBN 2-85744-523-7) 

Articles connexes

Liens externes

Personnalités liées à la commune

Sources

Bibliographie

Robion sur le site IGN

Notes

  1. ‚ÜĎ (fr) Robion sur le geoportail
  2. ‚ÜĎ Le nom du cours d'eau a chang√© pour Coulon, cependant le nom de cette plaine alluvionnaire est elle g√©n√©ralement associ√©e au Calavon.
  3. ‚ÜĎ Zonage sismique r√©glementaire de la France, classement des cantons (d√©coupage fin 1989) de la r√©gion PACA, page 48
  4. ‚ÜĎ (fr) Station m√©t√©o la plus proche : Cavaillon, MSN M√©t√©o
  5. ‚ÜĎ Jacques Cru, Histoire des Gorges du Verdon jusqu‚Äô√† la R√©volution, co-√©dition √Čdisud et Parc naturel r√©gional du Verdon, 2001, ISBN : 2-7449-0139-3, p 191
  6. ‚ÜĎ (fr) Populations l√©gales 2008 de la commune de Robion, INSEE
  7. ‚ÜĎ (fr) Impots locaux √† Robion, taxes.com
  8. ‚ÜĎ Balades - Le tour de la combe de Vidauque, Luberon
  9. ‚ÜĎ Le label Vin de pays d'Aigues concerne les communes suivantes dans le d√©partement de Vaucluse : Ansouis, Apt, Auribeau, La Bastide-des-Jourdan, La Bastidonne, Les Beaumettes, Beaumont-de-Pertuis, Bonnieux, Buoux, Cabri√®res-d'Aigues, Cabri√®res-d'Avignon, Cadenet, Caseneuve, Castellet, Cavaillon, Cheval-Blanc, Cucuron, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Grambois, L'Isle-sur-la-Sorgue, Joucas, Lacoste, Lagarde-d'Apt, Lagnes, Lauris, Lioux, Lourmarin, Maubec, M√©nerbes, M√©rindol, Mirabeau, La Motte-d'Aigues, Murs, Opp√®de, Pertuis, Peypin-d'Aigues, Puget, Puyvert, Robion, Roussillon, Rustrel, Saignon, Saint-Martin-de-Castillon, Saint-Martin-de-la-Brasque, Saint-Pantal√©on, Saint-Saturnin-d'Apt, Sannes, Saumane, Sivergues, Les Taillades, La Tour-d'Aigues, Vaugines, Viens, Villars, Villelaure, Vitrolles-en-Luberon.
  10. ‚ÜĎ Chantiers de jeunesse [Hist-Geo.com]
  11. ‚ÜĎ cit√© par Sous la direction d‚Äô√Čdouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principaut√© d‚ÄôOrange, comt√© de Nice, principaut√© de Monaco, Librairie Armand Colin, Paris, 1969, p. 144

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