Radiocommunication de catastrophe

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Radiocommunication de catastrophe

Les radiotĂ©lĂ©communications de catastrophe jouent un rĂŽle capital dĂ©terminant Ă  tous les stades de la gestion des catastrophes. Dans certains cas, lorsque l'infrastructure des tĂ©lĂ©communications est entiĂšrement dĂ©truite, seuls les radiocommunications d’urgence et de catastrophe peuvent ĂȘtre utilisĂ©s pour les opĂ©rateurs de secours.

Radiotéléphone par satellite.

Sommaire

Principes techniques

Lors d'une catastrophe, les secouristes intervenant en pays étranger peuvent utiliser pleinement les outils de radiotélécommunication ( [1] ) qui permettent de sauver des vies. La Convention de Tampere ( [2] ) demande aux états signataires ( [3] ) de supprimer les obstacles réglementaires à l'utilisation des stations de télécommunications.

Ces obstacles comprennent :

  • l'obligation de licence pour l'utilisation des frĂ©quences,
  • les restrictions Ă  l'importation d'Ă©quipements,
  • les dispositions limitant les mouvements du personnel humanitaire.


Radiotélécommunication par satellite

La TĂ©lĂ©phonie par satellite utilise les satellites de tĂ©lĂ©communications. Il existe plusieurs rĂ©seaux par satellites :

Téléphones par satellite
  • Thuraya est un systĂšme de tĂ©lĂ©phone satellitaire couvrant principalement le Moyen-Orient, l'Afrique, l'Europe de l'Ouest, l'Asie et l'Australie. Le systĂšme permet des tĂ©lĂ©communications en voix, donnĂ©es et SMS. Les services fournissent Ă©galement du GmPRS pour l'accĂšs direct Ă  Internet. Plusieurs modĂšles permettent la connexion en premier choix par les rĂ©seaux GSM, sans rĂ©seaux GSM trouvĂ©, la connexion est par satellite. Les appareils acceptent les cartes GSM d'autres rĂ©seaux, le propriĂ©taire de la carte GSM Ă©tant dans ce cas facturĂ© par son opĂ©rateur.
  • Globalstar Ă  couverture mondiale via une constellation de 48 satellites en orbite terrestre basse Ă  1414 kilomĂštres, dĂ©diĂ© Ă  la tĂ©lĂ©phonie et les transferts de donnĂ©es Ă  bas dĂ©bit ( [4] ) .
  • Iridium est un systĂšme global de communications utilisant une constellation de satellites dĂ©filants en orbite terrestre basse. Il permet de communiquer sur toute la Terre entre des terminaux mobiles, terrestres ou maritimes, et des fournisseurs d'accĂšs. Des canaux de tĂ©lĂ©phonie et de donnĂ©es sont disponibles, Ă  partir de terminaux portables ou fixes. Il est actuellement utilisĂ© principalement par les journalistes, les navigateurs, les organisateurs de rallyes ou d'expĂ©ditions, et les militaires.
  • Inmarsat (International maritime satellite) en orbite gĂ©ostationnaire couvrant la zone entre les latitudes 70° Nord et 70° Sud c'est-Ă -dire ne couvrant pas l’Arctique et l’Antarctique (zone polaire), opĂšre quatre satellites assurant les fonctions tĂ©lĂ©phonie, donnĂ©es, tĂ©lex et tĂ©lĂ©copie par l'intermĂ©diaire de 37 stations terrestres. Plusieurs systĂšmes sont disponibles :

INMARSAT B (premier systÚme numérique) remplace l'INMARSAT A (analogique)
INMARSAT C (en texte uniquement) et Mini-C
INMARSAT M et Mini-M
Fleet 33, Fleet 55, Fleet 77, ( [5] )
BGAN (Pour stations mobiles autres que maritimes)

Station valise INMARSAT C


La valise INMARSAT C (en texte uniquement) est pour gérer

  • la position du bateau et la station valise INMARSAT C
  • le dĂ©roulement d'interventions en plusieurs stations valises INMARSAT C
  • le dĂ©roulement d'une course au large, d'une pĂȘche au large
  • les informations d'assitance technique
  • les informations mĂ©tĂ©orologiques
  • les radiotĂ©lĂ©grames
  • les messageries
  • les tĂ©lex
Fréquences en MHz Utilisations
1626,5 Ă  1646,5 valise INMARSAT C vers satellite INMARSAT
1530 Ă  1545 satellite INMARSAT vers valise INMARSAT C

Liaisons de faible capacité HF

La propagation par onde réfléchie entre ciel et terre.
Parcours nocturnes et diurnes.

En raison de l'utilisation d'Ă©quipement de type Haute frĂ©quence, les liaisons rĂ©seaux intercontinentales, continentales et nationales sont de faible capacitĂ©. Car, l’envoi d’une image dĂ©taillĂ© ou d’une photo couleur demande plusieurs minutes de transmission radio. Les ondes dĂ©camĂ©triques se propagent par rĂ©flexions successives entre le sol ou la mer et les couches ionisĂ©es. Elles peuvent ainsi ĂȘtre reçues Ă  une grande distance de l'Ă©metteur, mĂȘme lorsque la courbure de la surface terrestre empĂȘche une liaison en vue directe entre la station Ă©mettrice et la station rĂ©ceptrice.

Radiocommunications intercontinentales

Longueurs d'onde et caractĂ©ristiques des bandes de frĂ©quences utilisĂ©es pour les communications intercontinentales par rĂ©flexion sur les couches E, F, F1 et F2 :

  • de 50 m Ă  30 m (6 MHz Ă  10 MHz), ce sont des bandes nocturnes pour lesquelles la rĂ©ception n’est possible Ă  grande distance que lorsqu’il fait nuit entre les lieux d’émission et de rĂ©ception,
  • de 30 m Ă  20 m (10 MHz Ă  15 MHz) ce sont des bandes mixtes avec les meilleures rĂ©ceptions lorsque l’émetteur est dans le jour et le rĂ©cepteur dans la nuit, ou inversement,
  • de 20 m Ă  13 m (15 MHz Ă  23 MHz) ce sont des bandes diurnes, on obtient les meilleures rĂ©ceptions Ă  grande distance lorsque le parcours entre l’émetteur et le rĂ©cepteur est Ă©clairĂ© par le soleil. Service de prĂ©vision ionosphĂ©rique.


Radiocommunications continentales et nationales

Concernant les communications continentales et nationales par rĂ©flexion sur les couches E, F, F1, on peut rĂ©sumer :

  • de nuit : bandes de 3 MHz Ă  8 MHz,
  • de jour : bandes de 5 MHz Ă  16 MHz.

Liaisons de faible capacité MF et HF

Liaisons de faible capacité (équipement du type moyenne fréquence ou haute fréquence).

Moyenne fréquence et haute fréquence (MF et HF)

Liaisons de faible capacitĂ© de radiocommunication du type A :

Émetteur-rĂ©cepteur radiotĂ©lĂ©phonique de catastrophe sur les bandes MF et HF.

Les Ă©metteurs-rĂ©cepteurs sont conçus pour ce type de communications. Les Ă©quipements doivent ĂȘtre transportables, Ă  ondes hectomĂ©triques et dĂ©camĂ©triques et Ă  semi-conducteurs pour des raisons de fiabilitĂ© et de consommation d'Ă©nergie. En outre, ils sont prĂ©vus pour se mettre hors circuit automatiquement lorsqu'ils ne sont pas utilisĂ©s afin d'Ă©conomiser les batteries et limiter les risques de brouillage.

Station Q-MAC transportable pour les catastrophes avec antenne, Ă©metteur de 30 W, boĂźte de couplage, accumulateur 12 V / 7 A.

Par exemple, une station terminale de 100 W Ă  bande latĂ©rale unique (BLU) Ă  semi-conducteurs et fonctionnant dans une bande limitĂ©e, par exemple entre 2 MHz et 8 MHz, et Ă©quipĂ©e d'une antenne fouet de 2 m , peut avoir une portĂ©e de 250 km suivant les conditions mĂ©tĂ©orologiques, de propagation et de relief de terrain.
Le systĂšme, exploitĂ© en simplex (l'Ă©metteur et le rĂ©cepteur utilisant la mĂȘme frĂ©quence), avec un synthĂ©tiseur de frĂ©quences pour assurer un choix rapide et Ă©tendu de frĂ©quences en prĂ©sence de brouillage et pour faciliter l'Ă©tablissement de la liaison en cas d'urgence, doit pouvoir permettre une autonomie de 24 heures Ă  partir d'une batterie standard (en supposant que l'Ă©metteur ne soit pas employĂ© de façon intensive). On peut charger la batterie Ă  partir d'une gĂ©nĂ©ratrice montĂ©e sur un vĂ©hicule et tous les Ă©lĂ©ments peuvent ĂȘtre transportĂ©s Ă  la main en terrain difficile.

Secours en cas d'urgence et de catastrophe

Sur 2 182 kHz des essais de radiotĂ©lĂ©communication de catastrophe ont donnĂ© une portĂ©e de 250 km avec un Ă©metteur de 60 W et une antenne mono-pĂŽle (fil unique) de 7 Ă  10 mĂštres alimentĂ©e par une boĂźte de couplage automatique[6].

NVIS

Article dĂ©taillĂ© : NVIS.

Il s'agit de la propagation ionosphĂ©rique des ondes radioĂ©lectriques avec une incidence quasi verticale en direction du ciel. Ce mode de propagation est utilisĂ© pour des radiocommunications locales et rĂ©gionales dans les bandes de 1,6 Ă  12 MHz Ă  l’intĂ©rieur d’une zone arbitraire de 240 km autour de l'Ă©metteur et sans zone de silence. Car l'onde arrive du ciel quel que soit le relief, on peu pratiquer le NVIS depuis le fond d'une vallĂ©e. Le NVIS est utilisĂ© pour les radiotĂ©lĂ©communications de secours en cas d'urgence et de catastrophe sur une panne de rĂ©seau VHF et UHF.

Antennes

Antenne adaptée au NVIS

Une antenne horizontale disposĂ©e seulement Ă  quelques mĂštres au-dessus du sol est bien adaptĂ©e Ă  la propagation en direction du ciel. L'antenne NVIS peut ĂȘtre constituĂ©e par un dipĂŽle tendu et placĂ© Ă  quelques mĂštres au-dessus d'un rĂ©seau de rĂ©flecteurs au niveau du sol.

Antenne transportable et de station fixe

Dans cette application, l'antenne est démontable et remontable à volonté, le déplacement s'effectuant avec l'antenne démontée.
Ces antennes horizontales sont accordĂ©es par une boĂźte de couplage dans les bandes de 1,6 Ă  12 MHz et fonctionnent en monopĂŽle ou en dipĂŽle. Elles sont Ă©rigĂ©es seulement Ă  quelques mĂštres au-dessus du sol, avec, Ă©ventuellement un sol artificiel mĂ©tallique ou un fil de masse.

Antenne de véhicule terrestre

Antenne de toit monopÎle en NVIS sur un véhicule automobile.

Pour les véhicules, l'antenne est plus courte, fixée sur le pare-choc, soit courbée au-dessus du véhicule et couplée en monopÎle ou soit courbée au-dessus du sol, le fouet et le véhicule sont alors couplés en dipÎle. La boßte de couplage automatique a une forte réactance inductive.
Cette antenne horizontale pour la bande hectométrique a son lobe de rayonnement principal quasi vertical en direction du ciel.
Soit l’antenne est fixĂ©e sur le pare-choc arriĂšre et Ă©rigĂ©e en arriĂšre au-dessus du sol.
Le fouet et le véhicule sont couplés en dipÎle.
Soit au-dessus du véhicule, fonctionnant en fil monopÎle.
Pour permettre Ă  la boĂźte de couplage automatique de faire son accord lors d'une prise d'Ă©coute sur une frĂ©quence, l'opĂ©rateur radio doit appuyer cinq secondes sur la touche « Tune Â» de l'Ă©metteur ou siffler cinq secondes dans le micro dans le cas de trafic en BLU

VHF-UHF

Sac d'Ă©metteurs VHF de radiocommunications de catastrophe.

RĂ©seaux locaux de radiocommunication (Ă©quipement du type VHF et UHF).

Les fréquences actuellement en vigueur pour la coordination inter-agence et les radiocommunications sécurisées dans le cadre de l'assistance humanitaire internationale, sont à bande étroite.
Le Groupe de travail sur les télécommunications d'urgence (WGET, Working Group on Emergency Télécommunications), qui constitue également le groupe de référence sur les télécommunications du Comité permanent inter-agence (IASC, Inter-Agency Committee) sur les affaires humanitaires pour les Nations unies a adopté un plan de fréquence précis dans le cadre des réseaux locaux de radiocommunication (équipement du type VHF UHF). Les réseaux de radiocommunication du type B sont envisagés comme des centres locaux assurant des radiocommunications sur canal unique avec 10 à 20 stations extérieures et fonctionnant sur ondes métriques ou décimétriques jusqu'à 470 MHz environ. On pourrait utiliser à cette fin les équipements à canal unique et à canaux multiples du service mobile terrestre.

La propagation locale en VHF et en UHF

Propagation locale sur la bande VHF et sur la bande UHF

Sur ces bandes, la propagation se fait dans une zone de rĂ©ception directe (quelques dizaines de kilomĂštres) en partant de l’émetteur.

  • La propagation est comparable Ă  celle d’un rayon lumineux.
  • Les obstacles sur le sol prennent de l’importance en VHF.
  • Les obstacles sur le sol prennent une grande importance en UHF.
  • Les propagations sporadiques radios Ă  grande distance en VHF et en UHF ( [7] ) ne sont pas utilisables par les secours.

VHF

Ă©metteurs VHF.
Antennes VHF de station type base.

Description des canaux catastrophes utilisĂ©s dans les frĂ©quences mĂ©triques allouĂ©es au service mobile terrestre :

Groupe en bande VHF Simplex

émission et réception

Duplex

émission du répéteur

Duplex - 5 MHz

réception du répéteur

Canal primaire : A 163,100 MHz 163,100 MHz 158,100 MHz
Canal de remplacement : B 163,025 MHz 163,025 MHz 158,025 MHz
Canal de remplacement : C 163,175 MHz 163,175 MHz 158,175 MHz
  • En absence d'obstacles, la portĂ©e radio est fonction de la courbure de la terre et de la hauteur des antennes d’émission et de rĂ©ception en VHF selon la formule :

 d = 4,188 \times\ (\sqrt{h1}\ + \sqrt{h2})

oĂč :
d est la portée radio en km (sans obstacles intermédiaires),
h1 est la hauteur de l’antenne d’émission en mĂštres au-dessus de la hauteur moyenne du sol,
h2 est la hauteur de l’antenne de rĂ©ception en mĂštres au-dessus de la hauteur moyenne du sol.

UHF

Description des canaux catastrophes utilisĂ©s dans les frĂ©quences dĂ©cimĂ©triques allouĂ©es au service mobile terrestre :

Groupe en bande UHF Simplex

émission et réception

Duplex

émission du répéteur

Duplex - 5 MHz

réception du répéteur

Canal primaire : UA 463,100 MHz 463,100 MHz 458,100 MHz
Canal de remplacement : UB 463,025 MHz 463,025 MHz 458,025 MHz
Canal de remplacement : UC 463,175 MHz 463,175 MHz 458,175 MHz
  • En absence d'obstacles, la portĂ©e radio est fonction de la courbure de la terre et de la hauteur des antennes d’émission et de rĂ©ception en UHF selon la formule :

 d = 3,5 \times\ (\sqrt{h1}\ + \sqrt{h2})

oĂč :
d est la portée radio en km (sans obstacles intermédiaires),
h1 est la hauteur de l’antenne d’émission en mĂštres au-dessus de la hauteur moyenne du sol,
h2 est la hauteur de l’antenne de rĂ©ception en mĂštres au-dessus de la hauteur moyenne du sol.


Appareils portables de faible puissance, appelés talkies-walkies

Mobile terrestre

Dispositions relatives au service mobile terrestre. Les stations du service mobile terrestre situĂ©es dans des rĂ©gions inhabitĂ©es, peu peuplĂ©es ou isolĂ©es peuvent, pour les besoins de la dĂ©tresse et de la sĂ©curitĂ©, se servir des frĂ©quences ci-dessous ( [8] ) :

Fréquences Utilisations Remarques
2 182 kHz FrĂ©quence de dĂ©tresse radiotĂ©lĂ©phonique en USB en classe J3E et (P maxi 400 W)
4 125 kHz FrĂ©quence auxiliaire Ă  2 182 kHz (air/mer/terre), inter-aĂ©ronef en USB en classe J3E et (P maxi 1 kW)
156,3 MHz Canal 06. Fréquence de dégagement à 156,8 MHz en FM en classe G3E et (P maxi 25 W)
156,8 MHz Canal 16 de détresse en radiotéléphonie en FM (P maxi 25 W) dégagement sur 156,3 MHz

Les procĂ©dures de « sĂ©curitĂ© et vie humaine Â» sont obligatoires pour les stations du service mobile terrestre lorsqu'elles utilisent des frĂ©quences prĂ©vues pour les communications de dĂ©tresse et de sĂ©curitĂ© ( [9] ). Pour manƓuvrer une station de bord radiotĂ©lĂ©phonique il est nĂ©cessaire de possĂ©der un certificats station maritime.

ManƓuvre d'une station

ManƓuvre d’une station maritime

Émetteur rĂ©cepteur radiotĂ©lĂ©phonique bandes MF et HF

Dans le monde, depuis le 31 janvier 1997, pour manƓuvrer une station de bord radiotĂ©lĂ©phonique, il est nĂ©cessaire de possĂ©der un des certificats suivants ( [10] ):

Depuis le 31 janvier 1997, pour configurer, programmer, modifier, rĂ©parer une station de bord de navire, il est nĂ©cessaire de possĂ©der un des certificats suivants :

  • certificat de radioĂ©lectronicien de premiĂšre classe (CR1),
  • certificat de radioĂ©lectronicien de deuxiĂšme classe (CR2).

ManƓuvre d’une station d'aĂ©ronef

Émetteur rĂ©cepteur aĂ©ronautique.

Pour manƓuvrer une station radiotĂ©lĂ©phonique dans les bandes aĂ©ronautiques il est nĂ©cessaire de possĂ©der un des certificats suivants[11] :

  • Licence de pilote avec mention d'aptitude Ă  la radiotĂ©lĂ©phonie,
  • L'agrĂ©ment de pompier d'aĂ©rodrome,
  • Le certificat d'exploitant avec mention d'aptitude Ă  la radiotĂ©lĂ©phonie,
  • L'agrĂ©ment d'agent AFIS
  • Le certificat d'exploitant hospitalier en tĂ©lĂ©communications,
  • Certificat restreint de radiotĂ©lĂ©phoniste du service aĂ©ronautque (CRR),
  • Qualification restreinte de radiotĂ©lĂ©phoniste international (QRRI) ou qualification radiotĂ©lĂ©phoniste international (QRI).

ManƓuvre d’une station radioamateur

Pour manƓuvrer une station dans les bandes radioamateur, il est nĂ©cessaire de possĂ©der un certificat d'opĂ©rateur du service amateur.

Utilisation du service radioamateur

Station de radioamateur.
Station de radioamateur.

Les bandes radioamateurs sont bien adaptées à une utilisation à bref délai dans les cas d'urgence.

Pour Ă©tablir des contacts radios par le truchement d'une station de radioamateur il convient d'utiliser la procĂ©dure suivante :

  1. Informer le propriétaire de la station de radioamateur qu'en vertu de la résolution 640 des rÚgles internationales pour la radio ( [12] ) les secours sont en droit, dans le cas de catastrophes naturelles et de conflits non politiques, d'utiliser les bandes de fréquences attribuées au service radioamateur.
  2. Demander à l'opérateur radioamateur d'appeler n'importe quelle autre station de radioamateur, si possible située dans le pays à contacter, pour établir un contact direct et immédiat par téléphone avec le secrétariat de l'organisation (située en France dans notre cas) ou avec la station de radio de l'organisation.
  3. Donner de façon claire les renseignements suivants :
    • heure du premier appel en heure UTC,
    • frĂ©quence utilisĂ©e en MHz,
    • indicatif d'appel de la (des) station(s) concernĂ©e(s),
    • prochain contact possible, sur quelle frĂ©quence, en MHz, et Ă  quelle heure, en UTC.
    • message (Ă©ventuel) Ă  communiquer à

  4. Composition des messages :
    • prĂ©ambule,
    • adresse,
    • texte,
    • signature.



Stations radioamateurs


Établissement de radiocommunications

Avant une transmission chaque station se mettra sur écoute pendant une période assez longue pour s'assurer qu'elle ne va pas provoquer d'interférences nuisibles.
S'il y a des risques d'interfĂ©rences la station attendra la premiĂšre interruption de la transmission et saisira cette occasion pour s'interposer ; elle peut toutefois interrompre une transmission en cours dans les circonstances suivantes :

  • quand une transmission est de longue durĂ©e et que la station souhaitant l'interrompre doit transmettre un message de plus haute prioritĂ©,
  • quand on souhaite informer la station Ă©mettrice que la station rĂ©ceptrice n'est pas en mesure de recevoir correctement la transmission en cours,
  • quand des circonstances particuliĂšres rendent l'interruption souhaitable,
  • en cas de message d'urgence ou de dĂ©tresse.

Contenu des messages

  1. Aucun code spécial et aucune abréviation ne sont autorisés sur un réseau radio.
    L'opérateur responsable (technicien radio) de la station, avant d'accepter le message pour transmission, doit s'assurer que le texte de l'expéditeur est écrit clairement et qu'il ne peut y avoir de doute quant à sa composition.
  2. Le texte des messages doit ĂȘtre rĂ©digĂ© en clair (sans code secret). L'expĂ©diteur doit renoncer Ă  utiliser des mots et des phrases non essentiels, comme les formules de politesse, etc.
  3. Tous les messages doivent ĂȘtre lisibles et Ă©crits Ă  l'aide des caractĂšres suivants :
    • lettres : A B C D E F G H l J K L M N D P Q R S T U V W X Y Z
    • chiffres : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 0
    • signes : « / Â» « : Â» « = Â» « ? Â» « stop Â» pour le point et « dĂ©cimale Â» pour la virgule ou le point virgule.
    • (QUOTE pour « citation Â») (UNQUOTE pour « fin de citation Â»)
    • aucun autre signe de ponctuation ne sera employĂ©.

Composition des messages

Courte présentation des rÚgles de compositions communes à tous les messages.

  1. Le prĂ©ambule doit respecter l'ordre suivant :
  2. L'adresse qui sera libellĂ©e en prĂ©cisant le nom de l'organisation, le lieu de destination, puis le nom de la personne, du dĂ©partement, de la division ou du bureau oĂč le message doit ĂȘtre dĂ©livrĂ©.
  3. Le texte des messages devra ĂȘtre rĂ©digĂ© conformĂ©ment aux recommandations ci-dessus.
  4. La signature devra ĂȘtre le nom de famille de la personne ou le nom abrĂ©gĂ© de l'organisation dont Ă©mane le message.
  5. Exemple de composition typique d'un message :

« ERU Sigli POUR VITTANI DEMANDONS INFO REFY 175 ENVOI FOURNITURES MEDICALES STOP ROBINSON ERU Croix-Rouge Française No 37 CK 17 29/12/04 0945Z Â»

Transmissions d'urgence et de sécurité, et transports sanitaires

Signal et message d'urgence

En radiotélégraphie Morse, le signal d'urgence consiste en trois répétitions du groupe XXX, transmis en séparant bien les lettres de chaque groupe et les groupes successifs. Il est transmis avant l'appel.
En radiotĂ©lĂ©phonie, le signal d'urgence est constituĂ© par le groupe PAN PAN, le mot PAN Ă©tant prononcĂ© comme le mot français « panne Â». Il est rĂ©pĂ©tĂ© trois fois avant l'appel.
Le signal d'urgence ne peut ĂȘtre transmis qu'avec l'autorisation du commandant ou de la personne responsable du navire, de l'aĂ©ronef et de tout autre vĂ©hicule portant la station mobile ou la station terrienne mobile du service mobile maritime par satellite.
Le signal d'urgence ne peut ĂȘtre transmis par une station terrestre ou une station terrienne du service mobile maritime par satellite situĂ©e en un point fixe dĂ©terminĂ© qu'avec l'approbation de l'autoritĂ© responsable.
Le signal d'urgence indique que la station appelante a un message trĂšs urgent Ă  transmettre concernant la sĂ©curitĂ© d'un navire, d'un aĂ©ronef, d'un autre vĂ©hicule ou d'une personne. Le signal d'urgence et le message qui le suit sont transmis sur une ou plusieurs des frĂ©quences internationales de dĂ©tresse 500 kHz, 2182 kHz, 156,800 MHz, sur les frĂ©quences de dĂ©tresse supplĂ©mentaires 4 125 kHz et 6 215 kHz, sur la frĂ©quence aĂ©ronautique d'urgence 121,500 MHz, sur la frĂ©quence militaire 243 MHz ou sur toute autre frĂ©quence pouvant ĂȘtre utilisĂ©e en cas de dĂ©tresse.

Toutefois, dans le service mobile maritime, le message est transmis sur une fréquence de travail s'il s'agit d'un message long ou d'un avis médical, ou bien, dans les zones à trafic intense, s'il s'agit de la répétition d'un message transmis conformément aux dispositions.
Une indication à cet effet est donnée à la fin de l'appel.
Le signal d'urgence a priorité sur toutes les autres communications, sauf sur celles de détresse. Toutes les stations qui entendent le signal d'urgence doivent prendre soin de ne pas brouiller la transmission du message qui le suit.
Dans le service mobile maritime, les messages d'urgence peuvent ĂȘtre adressĂ©s, soit Ă  toutes les stations, soit Ă  une station dĂ©terminĂ©e.
Les messages que prĂ©cĂšde le signal d'urgence doivent, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, ĂȘtre Ă©mis en langage clair.
Les stations mobiles qui entendent le signal d'urgence doivent rester Ă  l'Ă©coute pendant trois minutes au moins. PassĂ© ce dĂ©lai, si aucun message d'urgence n'a Ă©tĂ© entendu, une station terrestre doit, si possible, ĂȘtre avisĂ©e de la rĂ©ception du signal d'urgence. Le service normal peut reprendre ensuite.

Toutefois, les stations terrestres et mobiles qui sont en communication sur des frĂ©quences autres que celles utilisĂ©es pour la transmission du signal d'urgence et de l'appel qui le suit peuvent continuer sans arrĂȘt leur travail normal, Ă  moins qu'il ne s'agisse d'un message « Ă  tous Â» (CQ, Seek you).

Lorsque le signal d'urgence a prĂ©cĂ©dĂ© l'Ă©mission d'un message « Ă  tous Â» (CQ) comportant des mesures Ă  prendre par les stations recevant ce message, la station responsable de l'Ă©mission doit l'annuler dĂšs qu'elle sait qu'il n'est plus nĂ©cessaire d'y donner suite. Ce message d'annulation est Ă©galement un message « Ă  tous Â» (CQ).

Transports sanitaires

Émetteur-rĂ©cepteur de radiocommunication avec les forces militaires.
Historique

La nĂ©cessitĂ© d'utiliser les radiocommunications pour annoncer et identifier les transports sanitaires est apparue pendant la Seconde Guerre mondiale. En mer, plus de 45 navires-hĂŽpitaux et 4 navires affrĂ©tĂ©s par le CICR furent coulĂ©s ou endommagĂ©s par faits de guerre : l'absence de moyens d'identification efficaces fut la cause de la plupart des attaques en surface ou sous-marines. En 1943, un navire-hĂŽpital attaquĂ© par des avions s'efforça de se faire identifier par radio. La station cĂŽtiĂšre de Malte retransmit le message du navire sous forme d'appel Ă  tous (CQ), mais les avions assaillants ne purent capter cette Ă©mission.


Dans une zone de combat, aux fins d'annonce et d'identification de transports sanitaires placĂ©s sous la direction d'une partie Ă  un conflit ou d'États neutres, ou d’un navire portant secours aux blessĂ©s, aux malades et aux naufragĂ©s, le responsable du transport sanitaire doit faire transmettre les signaux d'urgence de trois groupes PAN PAN suivis par l'adjonction du seul groupe MEDICAL en radiotĂ©lĂ©phonie[18].
L'expression « transports sanitaires Â», dĂ©finie dans les Conventions de GenĂšve de 1949 et les Protocoles additionnels, recouvre tout moyen de transport, par terre, par eau ou par air, militaire ou civil, permanent ou temporaire, affectĂ© exclusivement au transport sanitaire placĂ© sous la direction d'une autoritĂ© compĂ©tente d'une partie Ă  un conflit ou d'États neutres et d'autres États non parties Ă  un conflit armĂ©, lorsque ces navires, ces embarcations et ces aĂ©ronefs portent secours aux blessĂ©s, aux malades et aux naufragĂ©s.

Aux fins d'annonce et d'identification de transports sanitaires qui sont protĂ©gĂ©s conformĂ©ment aux Conventions susmentionnĂ©es, une transmission complĂšte des signaux d'urgence en radiotĂ©lĂ©phonie sur les frĂ©quences internationales de dĂ©tresse: 2 182 kHz, 156,800 MHz, les frĂ©quences de dĂ©tresse supplĂ©mentaires 4 125 kHz et 6 215 kHz, la frĂ©quence aĂ©ronautique d'urgence 121,500 MHz, la frĂ©quence militaire 243 MHz ou toute autre frĂ©quence pouvant ĂȘtre utilisĂ©e en cas de dĂ©tresse peuvent ĂȘtre utilisĂ©es par les transports sanitaires aux fins d'auto-identification et d'Ă©tablissement des communications. La communication doit, dĂšs que possible en pratique, ĂȘtre transfĂ©rĂ©e sur une frĂ©quence de travail appropriĂ©e.

L'utilisation des signaux dĂ©crits indique que le message qui suit concerne un transport sanitaire protĂ©gĂ©. Le message doit contenir les donnĂ©es suivantes :

  • l'indicatif d'appel ou tout autre moyen reconnu d'identification du vĂ©hicule de transport sanitaire ;
  • la position du vĂ©hicule de transport sanitaire ;
  • le nombre et le type de vĂ©hicules de transport sanitaire ;
  • l'itinĂ©raire prĂ©vu ;
  • la durĂ©e estimĂ©e du dĂ©placement, et les heures de dĂ©part et d'arrivĂ©e prĂ©vues, selon le cas ;
  • toute autre information, telle que l'altitude de vol, les frĂ©quences radioĂ©lectriques de veille, langues utilisĂ©es, modes et codes des systĂšmes de radar secondaires de surveillance.


Ces dispositions s'appliquent, s'il y a lieu, Ă  l'utilisation des signaux d'urgence par des transports sanitaires.
L'identification et la localisation des transports sanitaires en mer peuvent ĂȘtre effectuĂ©es au moyen des rĂ©pondeurs radar maritimes normalisĂ©s ( [19] ).
L'identification et la localisation des transports sanitaires par aĂ©ronef peuvent ĂȘtre effectuĂ©es au moyen du systĂšme de radar secondaire de surveillance (SSR), tel qu'il est spĂ©cifiĂ© Ă  l'annexe 10 de la Convention relative Ă  l'aviation civile internationale.
L'utilisation des radiocommunications pour annoncer et identifier les transports sanitaires est facultative.

Transport neutre

Dans une zone de combats, aux fins d'annonce et d'identification, le capitaine d'un navire placĂ© sous la direction d'un État neutre Ă  un conflit doit faire transmettre les signaux d'urgence [20] : d'un seul groupe PAN PAN suivi par l'adjonction du seul groupe NEUTRAL en radiotĂ©lĂ©phonie sur les frĂ©quences internationales de dĂ©tresse: 2 182 kHz, 156,800 MHz, sur les frĂ©quences de dĂ©tresse supplĂ©mentaires 4 125 kHz et 6 215 kHz, sur la frĂ©quence aĂ©ronautique d'urgence 121,500 MHz, sur la frĂ©quence militaire 243 MHz ou sur toute autre frĂ©quence pouvant ĂȘtre utilisĂ©e en cas de dĂ©tresse peuvent ĂȘtre utilisĂ©es par les transports sanitaires aux fins d'auto-identification et d'Ă©tablissement des communications. La communication doit, dĂšs que possible en pratique, ĂȘtre transfĂ©rĂ©e sur une frĂ©quence de travail appropriĂ©e.

Le message doit contenir les donnĂ©es suivantes :

  • l'indicatif d'appel ou tout autre moyen reconnu d'identification du vĂ©hicule de transport neutre ;
  • la position du vĂ©hicule de transport neutre ;
  • le nombre et le type de vĂ©hicules de transport neutre ;
  • l'itinĂ©raire prĂ©vu ;
  • la durĂ©e estimĂ©e du dĂ©placement, et les heures de dĂ©part et d'arrivĂ©e prĂ©vues, selon le cas ;
  • toute autre information, les frĂ©quences radioĂ©lectriques de veille, langues utilisĂ©es, modes et codes des systĂšmes de radar secondaires de surveillance.

CRM 2011

La propagation par l'onde de sol sur la surface de la Terre.

Propositions pour la CMR-11. L'union internationale des radioamateurs IARU souhaite que l'on envisage d'inclure dans l'ordre du jour de la ConfĂ©rences Mondiale des radiocommunications de 2011 l'Ă©lĂ©ment suivant :

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ RÉSOLUTION UIT-R 53 Utilisation des radiocommunications pour les interventions et les secours en cas de catastrophe
  2. ↑ Convention de Tampere.
  3. ↑ États signataires de la Convention de Tampere.
  4. ↑ Yoann Lelievre (INSA Rennes), « Globalstar Â», Groupe RĂ©gional de Recherche en Micro-ondes (G2RM), aoĂ»t 2007, en ligne sur www.hyper-rf.com
  5. ↑ Comparaison Fleet 33, Fleet 55, Fleet 77
  6. ↑ Secours en cas d'urgence et de catastrophe (SupplĂ©ment spĂ©cial de l'UIT-R) de 2006
  7. ↑ RĂ©fĂ©rence: propagation en VHF par l’UIT.
  8. ↑ RRS30.Section 4 RRS30.12 Dispositions relatives au service mobile terrestre
  9. ↑ RRS30.Section 4 RRS30.13 Dispositions relatives au service mobile terrestre
  10. ↑ les États suivant les recommandations de l'Union internationale des tĂ©lĂ©communications s'impose la RÉSOLUTION 343 (CMR-97) : Certificats pour le personnel des stations de navire et des stations terriennes de navire pour lesquelles une installation radioĂ©lectrique n'est pas obligatoire. Union internationale des tĂ©lĂ©communications.
  11. ↑ ArrĂȘtĂ© du 19 dĂ©cembre 1997 autorisant la manƓuvre des stations radioĂ©lectriques du service aĂ©ronautique
  12. ↑ ACTES FINALS DE LA CONFÉRENCE ADMINISTRATIVE MONDIALE DES RADIOCOMMUNICATIONS (GENÈVE, 1979) RÉSOLUTION N° 640 page 837
  13. ↑ DV05 C4 Rec 03
  14. ↑ DV05 C4 Rec 03 IARU rĂ©gion 1
  15. ↑ IARU CAVTAT 2008 (ComitĂ© C4 HF)
  16. ↑ DV05 C4 Rec 03 IARU rĂ©gion 2
  17. ↑ DV05 C4 Rec 03 IARU rĂ©gion 3
  18. ↑ Convention de GenĂšve du CICR sur la radio : Droit International Humanitaire – TraitĂ©s & textes.
  19. ↑ Identification et localisation des transports sanitaires en mer, voir la Recommandation 14 (Mob-87)
  20. ↑ Convention et RĂšglements administratifs de l'Union internationale des tĂ©lĂ©communications. RÉSOLUTION 18 (Mob-83) Relative Ă  la procĂ©dure d'identification et d'annonce de la position des navires et des aĂ©ronefs des Etats non parties Ă  un conflit armĂ©e.
  21. ↑ Systùmes à ondes de sol fiables dans la bande 495 kHz à 510 kHz pour les secours en cas de catastrophes

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Radiocommunication de catastrophe de Wikipédia en français (auteurs)

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