Lucas D'Heere

Lucas d'Heere
Deux Pairs anglais, l’un vêtu des robes parlementaires et l’autre de celles de l’Ordre de la Jarretière, accompagnés d’un hallebardier dans la tenue de Elisabeth I, par Lucas D’Heere, 1567
Deux Pairs anglais, l’un vêtu des robes parlementaires et l’autre de celles de l’Ordre de la Jarretière, accompagnés d’un hallebardier dans la tenue de Elisabeth I, par Lucas D’Heere, 1567

Autres noms Lucas de Heere
Lucas Mijnsheeren
Lucas Derus
Activités Dessinateur
Écrivain
Historien
Peintre
Poète
Traducteur
Naissance 1534
Gand
Flag of Flanders.svg Flandre
Flag - Low Countries - XVth Century.png  Pays-Bas des Habsbourg
Décès 29 août 1584
Paris ( ? )
Pavillon royal de la France.png Royaume de France ( ? )
Langue d'écriture néerlandais
Mouvement Style des rhétoriciens
Littérature de la Renaissance
Genres Cartons de tapis
Dessin
Dessins de costumes
Gravure
Guide de voyage
Peinture
Poésie
Psaumes
Traductions

Lucas d'Heere ou de Heere, parfois Mijnsheeren ou Derus en latin[1], né à Gand en 1534 et mort à Paris ( ? ), le 29 août 1584, est un peintre, poète et écrivain d’origine flamande.

Sommaire

Introduction

Ce peintre et poète fit également des cartons pour des tapisseries ; bien que son œuvre littéraire ait été dépréciée ultérieurement par la critique[2],[3], il fut en son temps un artiste célèbre et populaire et un intellectuel aimé de la noblesse. En tant que rhétoricien, il était membre de la chambre de rhétorique Jesus metter Balsembloeme[4].

Lucas d’Heere porta les devises : T'oudste is tbeste (le plus ancien est le meilleur) et Paeys is goedt (la paix est bonne). Son anagramme était : Schade leer u (on apprend de ses erreurs)[5]. Il parlait le latin, le français et le néerlandais et écrivait également dans ces langues.

Biographie

1534-1560 : Enfance, formation, France

Salomon et la reine de Saba de 1559, par Lucas D’Heere, Cathédrale Saint-Bavon de Gand. Le roi israélite y est représenté sous les traits du roi Philippe II d'Espagne

D'Heere était issu d’une famille noble[6] de peintres et de sculpteurs[7] : selon Van Mander, sa mère Anna Smijters était une enlumineuse et son père Jan de Heere un sculpteur et architecte et les deux excelleraient en leur métier. C’est de son père qu’il apprit à dessiner[8]. La concession caroline ayant mis fin à la puissance des guildes de Gand en 1540 et, par conséquence, l'activité artistique dans cette ville étant en stagnation, D'Heere fut envoyé à Anvers par son père pour parachever sa formation de peintre dans l’atelier de Frans Floris[9]. Pour le compte de ce maître, il fit plusieurs cartons pour des vitraux et des tapisseries, qui passaient pour des œuvres du maître même[10]. C’est, sans doute, chez Floris qu’il se familiarisait avec la noblesse d’Anvers et qu’il apprit comment se comporter dans un milieu élitaire[9].

À base de certains portraits, signés HE, dont la datation serait discutable, certains auteurs ont cru que D’Heere avait déjà séjourné en Angleterre avant son exil. Ainsi, en 1554, il aurait peint Marie Tudor à Londres. Il s’agit apparemment d’œuvres de Hans Ewoutsz[11]. Quoi qu’il en soit, il demeurait aux Pays-Bas dans sa ville natale au début de 1556[12], puisque c’est en cette année qu’il écrit un poème à l’occasion du baptême d’un enfant de l’imprimeur Hendrik van den Keere, auquel il aurait assisté en tant que témoin. C’est ce poème qui fit croire Rudelsheim, après - entre autres - comparaison de ce poème avec le catéchisme de Heidelberg de 1563 et un autre de confession catholique (publié à Anvers la même année et dont une impression antérieure daterait de 1558) que, si D’Heere se comportait publiquement encore comme un bon catholique, inconsciemment, il aurait déjà accepté des idées réformistes[13]. Voyageant en France, en 1559-1560, il visite Fontainebleau et découvre la poésie de la Pléiade[14]. Pour Catherine de Médicis, il dessine des cartons pour des tapisseries[10],[6].

En 1559, il peint Salomon et la Reine de Saba : il représente le roi israélite sous les traits de Philippe II, le roi d’Espagne qui avait assisté, cette année-là, à l’assemblée des États généraux à Gand[15].

1560-1568 : Gand, ville catholique (?)

Den Hof en Boomgaerd der Poësien de Lucas D’Heere, publié en 1565 à Gand

Selon Rudelsheim, son mariage avec la poétesse et partisane de la Réforme protestante Eleonora Carbonier(s), qui dut se produire peu après son retour de France, en 1560[16], lui fit embrasser la religion nouvelle[17],[18]. Eleonora était la fille de Pieter Carboniers, bourgmestre et intendant de la ville de Veere, en Zélande[10]. Peut-être, il fit sa connaissance au château de Sandenburg, où il séjournait sur l’invitation d’Antoine de Bourgogne, seigneur de Wakken, haut-bailli de Gand et son mécène, qui y résidait en sa qualité de vice-amiral des Pays-Bas. C’est à partir de ce moment qu’il devient ouvertement partisan de Taciturne, dont il glorifie les victoires dans sa poésie et ses peintures[19].

Dans les années qui suivirent, il gagna en popularité à Gand en tant que peintre et poète. Il était membre de la confrérie de Sainte Barbe au sein de l’église Saint-Jacques, qui était la quatrième chambre de rhétorique dans laquelle étaient inscrites également les iconoclastes Pieter de Rycke, Louis Huericblock, Willem Onghena, Claudius Goetghebuer et Willem Rutsemilis[20].

Il créa des retables pour les églises Saint-Jean et Saint-Pierre. Il peint les armoiries des seigneurs de l’Ordre de la Toison d’or nommés à l’occasion du chapitre y tenu par le roi Philippe II d’Espagne en l’an 1558[20].

Malgré les restrictions qu’imposait la guilde, il commença une école de peinture dans son atelier au Bennesteeg. Tant dans son studio à Gand qu’en exil en Angleterre, il eut des élèves ; parmi eux Carel van Mander, Lieven van der Schelden et sans doute aussi Marcus Gerards le Jeune[21].

En 1564, il fournit Plantin plusieurs dessins pour l’édition des Emblemata cum aliquot nummis de Johannes Sambucus[22].

De Clément Marot, il traduisit 37 des psaumes en vers néerlandais, ainsi que différents autres poèmes, épigrammes, sonnets et un Epistre au Roy, pour avoir esté derobé[23]. Les psaumes, qui reçurent l’approbation officielle du doyen et pléban de l’église Sainte-Gudule le 3 octobre 1564[22],[24], furent publiés en 1565 chez Ghileyn Manilius à Gand. L’influence et la portée protestante de ses psaumes sont toujours un sujet de discussion[25].

Son principal ouvrage serait Den Hof en Boomgaerd der Poësien, dédié à Adolphe de Bourgogne[26], dans lequel il réunit, en 1565, tous les poèmes qu’il avait produit jusque-là et par lequel il réagit contre l’ancienne façon de mettre en vers en langue néerlandaise, « den ouden Vlaemschen treyn van dichten », laquelle il considère dans beaucoup de cas trop rude, inapte et dure, « in veel zaken te ruut, ongheschickt en rouw. »[27] D’Heere trouve que trop de poètes se sont aliénés de la poésie, alors qu’ils devraient tenir en plus grande estime leur langue maternelle (« beter reverentie haer moeders tale schuldigh zijn » )[26]. Dans son recueil, il s’exerce dans différentes formes littéraires telles que l’ode, le sonnet et l’élégie et il y inclut des lettres d’amour à l’attention de sa bien-aimée Eleonora[27]. En tant que poète, il reste une figure de transition, à cheval entre le style des rhétoriciens, avec leurs refereynen[28], et celui d’une époque plus moderne[29],[24]. Il essaye d’obtenir une égale longueur de vers et emploie, d’après le modèle français, les octosyllabes, les décasyllabes et les alexandrins[29]. Ses sonnets auraient été les premiers publiés dans la langue néerlandaise. Il a été suggéré qu’il apprit le genre lorsqu’il entra en contact avec la poésie de Marot et de Ronsard, c’est-à-dire lors de son séjour à la cour de France[30]. Son Hof en Boomgaerd der Poësien contient, parmi d’autres, une traduction du Temple de Cupido de Clément Marot[31]. Dans la préface de son ouvrage, l’auteur défend non pas la rhétorique mais les chambres de rhétorique, lesquelles il voit comme des institutions d’encouragement de l’usage du vernaculaire[32].

Bien qu’il fût un protestant convaincu, c’est à lui qu’on doit la sauvegarde de plusieurs œuvres d’art, épargnées des iconoclastes en 1566, dont des tableaux de Frans Floris[21].

1568-1577 : En exil en Angleterre

Élisabeth I d'Angleterre et les trois déesses, œuvre de 1569 monogrammée de HE, attribuée à Hans Ewoutsz. ainsi qu'à Joris Hoefnagel ou Lucas D'heere
La famille de Henri VIII, d’environ 1572, huile sur panneau, National Museum and Gallery, Cardiff, Pays de Galles (en prêt au château de Sudeley Castle, Gloucestershire), attribuée à Lucas D’Heere

Pour d’Heere, l'arrivée du duc d'Albe aux Pays-Bas a été une raison de quitter le pays et de trouver refuge en Angleterre, en 1568. Que la présente décision n'a pas été prise indûment, est illustrée par la citation à comparaître le 6 février 1568, délivrée contre lui[21], suivie d'une expulsion officielle le 27 novembre 1568, après quoi ses biens sont confisqués[33].

En Angleterre, D’Heere se trouvait sans relâche dans les hauts lieux et il reçut des commandes d’entre autres Sir Francis Walsingham. En 1571 il est nommé ancien de l'église réformée néerlandaise de la colonie britannique à Austin Friars ; grâce à ses contacts avec tant d’éminents, il attire l’attention de Guillaume le Taciturne[34]. Il se lie d’amitié avec Johan Radermacher, auteur d’une grammaire, et Emanuel van Meteren, historien de la révolte des gueux[35].

De cette période d’exil en Angleterre, on ne retrouve que deux tableaux qu’on peut lui attribuer : il s’agit d’un portrait de la reine Elisabeth, représentée au moment où elle quitte son palais entourée des déesses Junon, Minerve et Vénus - œuvre datée de 1569[34],[23] -, et une allégorie sur la succession des Tudor, représentant Henri VIII d'Angleterre et sa famille[34].

Selon Van Mander, il peignit pour la galerie de l’amiral Edward Fiennes de Clinton, Earl de Lincoln, à Londres, une série sur les vêtements et costumes de toutes nations[34],[10]. Toujours selon Van Mander, dans ce « Theatre de tous les peuples »[34] il aurait peint le personnage représentant l’Anglais sans vêtements, tout nu, mais équipé de ciseaux de tailleur et de craie ainsi que de toutes sortes d’étoffes de drap ou de soie à ses pieds, prétendant qu l’Anglais changeait tellement vite de mode d’habit qu’il avait jugé utile de le représenter nu avec tout le nécessaire afin qu’il puisse achever l’œuvre selon son goût. L’amiral aurait informé la reine d’Angleterre de la plaisanterie du peintre, et elle se serait plaint de l’inconstance de sa nation, sujet de moquerie d’étrangers[10].

En 1571 il plaide en faveur de l’acceptation par la communauté reformée à Londres des Psaumes traduits en néerlandais par Petrus Dathenus d’après le Psautier de Genève[33]

Tout au long de sa vie, Lucas d'Heere a écrit différentes descriptions historiquement pertinentes, comme celle sur son séjour en Angleterre (Beschrijving van de Britsche eilanden, 1574 ou 1575)[31].

En 1576, Philippe de Marnix de Sainte-Aldegonde dédie deux sonnets à D’Heere[36] à qui il envoie également un gobelet d’argent et des essais de versification de psaumes[33].

En exil en Angleterre, D’Heere s’occupa probablement peu de la poésie : pour cette période, on ne connaît de lui qu’un Poème héroïque en l'honneur de Sir Thomas Gresham à l’occasion de la construction de la Bourse de Londres[37].

1577-1584 : Gand, ville réformée

Après la Pacification de Gand, il retourne à sa ville natale ; en 1577. En 1578, il est chargé par le magistrat de Gand d’enlever les ciboires du trésor de l’église de Nevele[38]. Selon ses contemporains, il aurait mis en vers un poème néerlandais intitulé de Boomgaerd der Schilderkonst, et il se serait trouvé à la tête des poètes de Gand lorsque ceux-ci accueillirent, par des poèmes en langue néerlandaise, l'archiduc Matthias d'Autriche en 1578 en tant que comte de Flandre. Une description de sa main des festivités a été publiée et il en a peint également un tableau, détruit peu après la mort du peintre, lors de la reddition de la ville de Gand aux Espagnols en 1584[20]. En 1580 est publié son traité de l’église, traduit du français et du latin d’après Philippe Duplessis-Mornay, écrit en défense de la Réforme protestante et contre l’accusation d’un manque d’unité et de constance[39]. La même année, le 6 juillet, il contribue au Liber Amicorum d’Abraham Ortelius par un poème[40].

Bien qu'il ne se fût sans doute jamais mêlé de la politique urbaine, il occupa pourtant le poste de « Rekenmeestere » en 1582[37], vérificateur et auditeur de la cour des comptes pour la ville de Gand et pensionnaire du Prince[4]. Il a également préparé l'arrivée du duc d'Anjou, qui allait devenir comte de Flandre, et la Joyeuse Entrée du Prince d’Orange. Au cours de cette période, il réalisa plusieurs peintures murales pour ce dernier.

Comme numismate et collectionneur d’antiquités, il exposa sa collection dans son cabinet de curiosités qui contint entre autres des petits Mercure, trouvés à Velzeke en Flandre, près d’Audenarde, et une chaussure antique sortie du sol zélandais[31].

Ayant été chargé par le magistrat de Gand, le 19 septembre 1581, de la préparation de la Joyeuse Entrée du duc d’Anjou comme comte de Flandre[40], il fera la description de cet événement dans L'entrée magnifique de Monseigneur Francoys, Filz de France, Frère unique du roy [...] Faicte en sa métropolitaine et fameuse ville de Gand, le XXe d'aoust, anno 1582. Le manuscrit de cet ouvrage se trouve à Berlin et comprend des illustrations qui ne figurent pas dans les éditions, ainsi qu’une dédicace au duc d’Anjou[16]. La traduction en néerlandais est également de sa main : De Eerlicke Incomste […]. Il serait également l’auteur, en tant que peintre, d’une représentation de ce spectacle sous l’aspect d’une allégorie[40].

Les dernières années de sa vie, il se serait consacré au dessin des cartons pour l’un des chefs-d’œuvres de la tapisserie des Pays-Bas au XVIe siècle : les huit tapisseries de Valois au Musée des Offices à Florence, dont les cartons auraient été achevés en 1582, l’année à laquelle on aurait commencé à les fabriquer[41]. Il prépare une description de la vie des peintres, non achevée ni retrouvée[31].

Après la mort du Taciturne, et lorsque la ville de Gand se rend à Alexandre Farnèse, en tant que rekenmeestere D’Heere est taxé de 1050 livres[42]. Il se peut qu’il eût trouvé refuge à Paris avant que la ville où se trouvait son berceau passât entre les mains de l’Espagne. Il serait mort dans cette ville[12].

Il laissa deux enfants : Jacob et Philippus Lucas. Son petit-fils Jan Jacobs fonda une secte baptiste[43].

Art[44]

Peintures

Dessins, gravures et dessins de costumes

Cartons de tapis

Œuvre littéraire[17]

  • Den Hof ende Boomgaerd der Poësien, inhoudende menigerleij soorten van poëtijckelicke blommen: dat is divaersche materien, gheestelicke amoureuze, boerdeghe, enz. oock divaersche schoon sententien, inventien ende manieren van dichten, naer d'exemplen der Griecsche, Latijnsche ende Fransoisische poëten, ende in summa alzulcx dat een ijeghelick daer ijet in vinden zal dat hem diend oft behaegd, Gand, 1565, 2e impr., Haarlem, 1614 ;
  • Psalmen Davids na d'Ebreusche waerheit, ende d'alderbeste exemplairen of translatien, liedekenswijse in dichte ghestelt ; sur les voix et mesures des psaumes de Clément Marot, Gand, 1565 ;
  • Corte beschryvinghe van England Scotland ende Irland et Corte beschryvinghe van D'enghelandsche gheschiedenissen ; 1574 ou 1575 ?
  • Beschrijvinghe van het ghene dat vertoocht wierdt ter incomste van Z. Excellentie des princen van Oraengien, binnen de stede van Ghendt, den 29 Decembris 1577, van nieus vermeerdert en verbetert ; Gand, 1578 ;
  • Tractaet ofte handelinghe van de kercke ; daer in gheleerdelick ende treffelick ghedisputeert wordt op alle de bijsonderste questien, die in onse tijden hebben opgheworpen geweest ; traduit du français et du latin d’après Ph. du Mornay, Seigneur de Plessis-Marly, Anvers, 1580 ;
  • L'entrée magnifique de Monseigneur Francoys, Filz de France, Frère unique du roy... Faicte en sa métropolitaine et fameuse ville de Gand, le XXe d'aoust, anno 1582 ;
  • De Eerlicke Incomste van Onsen ghenadighen ende gheduchten Heere myn Heere Fransoys van Vranckerijcke ... in sijne vermaerde Hooft-stadt van Ghendt (traduction de l’ouvrage précédent)

Il semble qu’une autre œuvre de D’Heere est perdue; il s’agit de son Het leven der vermaerde nederlandsche schilders auquel Van Mander fait allusion.

Un autre ouvrage important, illustré de nombreuses aquarelles, rédigé en français et traitant les costumes de toutes nations, est conservé en manuscrit dans les archives de la ville de Gand.

Notes, sources & références

  1. Lucas de Heere, Den hof en boomgaerd der poësien (éd. W. Waterschoot), W.E.J. Tjeenk Willink, Zwolle, 1969, p. X ; Waterschoot fait remarquer que l’orthographe « de Heere » a sans doute été introduit par Carel van Mander
  2. Voir par exemple : G.S. Overdiep, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 3, Standaard Boekhandel, Anvers/Bruxelles/Teulings' Uitgevers-maatschappij, Bois-le-Duc, s.d. [ 1944 ], p. 129
  3. Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 70-71
  4. a et b K. ter Laan, Letterkundig woordenboek voor Noord en Zuid, G.B. van Goor Zonen's Uitgeversmaatschappij, La Haye/Jakarta, 1952 (deuxième impression), p. 205
  5. Karel van Mander, Het schilder-boeck (fac-simile de la première édition, Haarlem, 1604), Davaco Publishers, Utrecht, 1969, fol. 256v
  6. a et b Marcus van Vaernewyck, De historie van Belgis, D.J. Vanderhaeghen, Gand, 1829, p. 47
  7. Un Andreas de Heere acquit la maîtrise en 1459 et un maître peintre Lucas Smyters, membre de la guilde depuis 1413, devint doyen en 1439 ; voir : W. Waterschoot Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 56
  8. Karel van Mander, Het schilder-boeck (fac-simile de la première édition, Haarlem, 11604), Davaco Publishers, Utrecht, 1969, fol. 255r
  9. a et b W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, année 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, p. 56
  10. a, b, c, d et e Karel van Mander, Het schilder-boeck (fac-simile de la première édition, Haarlem, 1604), Davaco Publishers, Utrecht, 1969, fol. 255v
  11. W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 58-59
  12. a et b J.G. Frederiks en F. Jos. van den Branden, Biographisch woordenboek der Noord- en Zuidnederlandsche letterkunde, L.J. Veen, Amsterdam, 1888-1891, p. 330
  13. S.J. Lenselink, De Nederlandse psalmberijmingen in de 16de eeuw. Van de Souterliedekens tot Datheen met hun voorgangers in Duitsland en Frankrijk, Van Gorcum, Assen, 1959, p. 435-436
  14. G.J. van Bork & P.J. Verkruijsse (réd.), De Nederlandse en Vlaamse auteurs van middeleeuwen tot heden met inbegrip van de Friese auteurs, De Haan, Weesp, 1985, p. 257
  15. G. Kalff, Geschiedenis der Nederlandsche letterkunde, volume 3. J.B. Wolters, Groningue, 1907, p. 330
  16. a et b W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 58
  17. a et b J.G. Frederiks en F. Jos. van den Branden, Biographisch woordenboek der Noord- en Zuidnederlandsche letterkunde, L.J. Veen, Amsterdam, 1888-1891, p. 331
  18. S.J. Lenselink, De Nederlandse psalmberijmingen in de 16de eeuw. Van de Souterliedekens tot Datheen met hun voorgangers in Duitsland en Frankrijk, Van Gorcum, Assen, 1959, p. 438-439
  19. S.J. Lenselink, De Nederlandse psalmberijmingen in de 16de eeuw. Van de Souterliedekens tot Datheen met hun voorgangers in Duitsland en Frankrijk, Van Gorcum, Assen, 1959, p. 438. Il est à noter que Lenselink parle d’un Antoine et non d’un Adolphe de Bourgogne. S’agit il d’une erreur ?
  20. a, b et c Marcus van Vaernewyck, De historie van Belgis, D.J. Vanderhaeghen, Gand, 1829, p. 48
  21. a, b et c W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 60
  22. a et b S.J. Lenselink, De Nederlandse psalmberijmingen in de 16de eeuw. Van de Souterliedekens tot Datheen met hun voorgangers in Duitsland en Frankrijk, Van Gorcum, Assen, 1959, p. 439
  23. a et b Jan te Winkel, De ontwikkelingsgang der Nederlandsche letterkunde III. Geschiedenis der Nederlandsche letterkunde van de Republiek der Vereenigde Nederlanden (1). Les héritiers F. Bohn, Haarlem, 1923, seconde impression, p. 49
  24. a et b G. Kalff, Geschiedenis der Nederlandsche letterkunde, volume 3. J.B. Wolters, Groningue, 1907, p. 333
  25. S.J. Lenselink, De Nederlandse psalmberijmingen in de 16de eeuw. Van de Souterliedekens tot Datheen met hun voorgangers in Duitsland en Frankrijk, Van Gorcum, Assen, 1959, p. 433-450
  26. a et b G. Kalff, Geschiedenis der Nederlandsche letterkunde, volume 3. J.B. Wolters, Groningue, 1907, p. 331
  27. a et b Jan te Winkel, De ontwikkelingsgang der Nederlandsche letterkunde III. Geschiedenis der Nederlandsche letterkunde van de Republiek der Vereenigde Nederlanden (1). Les héritiers F. Bohn, Haarlem, 1923, seconde impression, p. 48
  28. Un genre poétique qui s’apparente à la ballade.
  29. a et b G.S. Overdiep, Geschiedenis van de letterkunde der Nederlanden, volume 3, Standaard Boekhandel, Anvers/Bruxelles/Teulings' Uitgevers-maatschappij, Bois-le-Duc, s.d. [ 1944 ], p. 129
  30. Leonard Forster, Iets over Nederlandse renaissancelyriek vóór Heinsius en Hooft in Tijdschrift voor Nederlandse Taal- en Letterkunde, année 83. E.J. Brill, Leyde, 1967, p. 276
  31. a, b, c et d Karel van Mander, Het schilder-boeck (fac-simile de la première édition, Haarlem, 1604), Davaco Publishers, Utrecht, 1969, fol. 256r
  32. Lucas de Heere, Den hof en boomgaerd der poësien (éd. W. Waterschoot), W.E.J. Tjeenk Willink, Zwolle, 1969, p. 4
  33. a, b, c, d et e W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 61
  34. K.J. Bostoen, Marnix en D'Heere in tegenspoed in Jaargang 5, Amsterdam University Press, Amsterdam, 1988, p. 11
  35. Album Joannis Rotarii (Johan Radermacher). (manuscrit 2465 de la Bibliothèque centrale de la Université de Gand)
  36. a et b G. Kalff, Geschiedenis der Nederlandsche letterkunde, volume 3. J.B. Wolters, Groningue, 1907, p. 334
  37. W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 62
  38. G. Kalff, Geschiedenis der Nederlandsche letterkunde, volume 3. J.B. Wolters, Groningue, 1907, p. 335
  39. a, b et c W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 63
  40. W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 64
  41. W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 65
  42. W. Waterschoot, Lucas d'Heere en Den Hof en Boomgaerd der Poësien in Jaarboek De Fonteine, Jaargang 1964-1965, Koninklijke Soevereine Hoofdkamer van Retorica ‘De Fonteine’, Gand, 1965, p. 66
  43. Lucas de Heere, Den hof en boomgaerd der poësien (éd. W. Waterschoot), W.E.J. Tjeenk Willink, Zwolle, 1969, p. XIV-XV

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