Jean Marquet


Jean Marquet
Jean Marquet
Jean Marquet
Jean Marquet

Nom de naissance Jean, Eugène, Frédéric Marquet
Activités Écrivain
Naissance 04 août 1883
La Seyne-sur-Mer (France)
Décès 31 mai 1954
Nice (France)
Langue d'écriture Français
Genres Littérature française du XXe siècle, Littérature coloniale, Littérature provençale
Distinctions Grand Prix de Littérature Coloniale - Chevalier de la Légion d'honneur - Prix Corrard de la Société des gens de lettres - Médaille Honoré de Balzac de la Société des gens de lettres.

Jean Marquet est un écrivain français né le 4 août 1883 à La Seyne-sur-Mer et décédé le 31 mai 1954 à Nice. Il a travaillé et habité pendant de nombreuses années en Indochine française, a appris les dialectes locaux à son arrivée, et s'est réellement intégré par imprégnation ce qui lui a permis de produire une œuvre riche sur la vie et les mœurs locales. La grande particularité de son œuvre est que le romancier ne se met pas à la place de l'européen étranger mais à celle du paysan indochinois. "Jean Marquet, qui a pénétré l'âme des paysans anamites, qui s'est lui-même fait nhaqué"[1]. Jean Marquet a également rédigé des œuvres de mœurs provençales.


Jean Marquet est un écrivain important dans la littérature française coloniale de son époque récompensé à plusieurs reprises pour ses œuvres. Sa précision, son objectivité et son attachement à l'Indochine où il a vécu de nombreuses années, en font une référence d'un grand intérêt historique et sociologique. Grâce à la curiosité, aux connaissances et à la grande précision de Jean Marquet ses romans sont une immersion totale qui livre d'une façon touchante une réalité sans parti pris. Ces mêmes qualités se retrouvent dans ses œuvres pédagogiques ou historiques.

Jean Marquet fait partie des auteurs qui "témoignent d'une conscience réelle de la situation coloniale"[2].

Sommaire


Biographie

Jean Marquet est le fils de Eugène, Hippolyte Marquet, capitaine d'armes de la marine, né à Monnetier-Mornex (Haute-Savoie) et de Caroline, Victoire, Antoinette Wiffling, originaire de La Seyne. Jean Marquet épousa, le 25 août 1910, Julienne, Cécile Audibert avec laquelle il eut deux enfants ; Odette Marquet née en 1911 à Hanoï et décédée en 1980, et George Marquet né en 1913 et mort pour la France à 27 ans en juin 1940 dans les derniers combats de la Somme face à l'envahisseur[3].

Arrivé au Tonkin (Indochine française) en 1902, Jean Marquet fera carrière dans l'administration des Douanes de l'Indochine dans laquelle il entra en 1902. Il y exercera notamment les fonctions d'Inspecteur de première classe, de Sous-Directeur au Cambodge, et de Chef de la troisième circonscription (Province de Nam Định) avant de prendre sa retraite en tant qu' Inspecteur en chef des douanes en 1938.

C'est pendant qu'il exercait ses fonctions en Indochine qu'il se mit à écrire. Les œuvres publiées alors en ont fait un écrivain renommé, incontournable dans son genre.

Le 2 août 1914, il est mobilisé par la France au 3e d'artillerie coloniale. Alors au front, le 13 août 1918, à la fin de la guerre, il sera grièvement blessé par une bombe larguée par l'aviation allemande et même donné pour mort par les médecins. Polytraumatisé, il sera réformé en juin 1919. Pour ses services, il fut fait chevalier de la Légion d'honneur.

Très atteint physiquement des suites de ses blessures de guerre et affectivement par le décès prématuré de son fils, Jean Marquet est décédé à Nice le 31 mai 1954. Entouré de nombreux amis et de sa famille qui avait pris soin de lui les dernières années de sa vie, il fut inhumé à la Seyne-sur-Mer (Var), son pays natal.

On mentionnera, en épilogue de sa vie, la préface qu'il consacra à sa femme Julienne in "La Jaune et le Blanc" :

A celle qui, d'un cœur égal partagea les heures de douleur et de joie, à celle qui me donna deux beaux enfants, à ma femme.

Œuvre

Ses romans sur l'Indochine en plus d'être poétiques et vivants ont la précision, l'intérêt historique et sociologique de véritables études sur les mœurs indochinoises de l'Annam et du Tonkin. De la même manière, les événements sont narrés avec précision, les paysages sont dépeints parfaitement et constituent la toile de fond d'un tableau très réaliste. La grande particularité de son œuvre est que le romancier ne se met pas à la place de l'européen étranger mais à celle du paysan indochinois.

Jean Marquet écrivit également des œuvres relatives aux mœurs provençales qu'il connaissait et d'autres œuvres de genres divers. Ainsi, c'est logiquement qu'en 1926 Jean Marquet fit pour les "Amis du Vieux Toulon" un discours sur l' "Indochine et les Provençaux".

Jean Marquet fut titulaire colonial de l'Académie de Province, à Paris, et de l'Association des écrivains combattants qui était alors présidé par Claude Farrère, et Roland Dorgelès.

Jean Marquet cotoya de nombreux éminents écrivains comme Claude Farrère, Roland Dorgelès, Henri Pourrat, Jean Ajalbert...

Bibliographie (incomplète)

  • Du village à la cité : mœurs Annamites (1930). (Editions Delalain).
  • La jaune et le blanc (1926). (Monde moderne, Paris; Nouvelles éditions Delalain).
  • Lettres d'Annamites - Lettres de Guerre, Lettres de Paix (1929) (Editions du Fleuve Rouge, Hanoï, Libr. Delalain).
  • Lettres de guerre d'un Annamite (1924). Traduites en annamite, par Ngō-Vi-Liên. (Éditeur impr. de Kim-Dive-Giang).
  • Les cinq fleurs (l'Indochine expliquée) (1928), couronné par l'académie française, publié par la direction de l'instruction publique en Indochine, Collection des livres classiques à l'usage des écoles élémentaires indigènes. (Hanoï).
  • Avenir du pays d'Annam (1926). (Impr. E. Quinbon (Quinbon Annam)).
  • La France mondiale au XXè siècle - L'union Indochinoise (1931). Bibliothèque éducative de vulgarisation coloniale. (Delalain éditeur)
  • L'occupation du Tonkin par la France 1873-1874 d'après des documents inédits (coauteur Jean Norel)(1936). (Saïgon).
  • Le drame Tonkinois 1873-1874 deuxième étude d'après des documents inédits (coauteur Jean Norel) (1938). (Saïgon).
  • Lettres de l'enseigne de Vaisseau Edouaurd Balézeau, sur l'expédition de la Cochinchine 1860-1861 (1936). (Saïgon).
  • Chant du coq ou les aventures d'un musicien aveugle et d'un enfant d'Annam (1938). (Delalain éditeur).
  • En écoutant bruire les feuilles (1913) in Revue Indochinoise, juillet.
  • Sur la banc de Biên-son (1923). Le Moniteur d'Indochine, n°221, 5 mai.
  • Du sang dans la nuit 1923. (Le Moniteur d'Indochine n°227, 16 juin).
  • Un touriste annamite en Yunnan (étude des mœurs) (1926) in l'Illustration N°4354.
  • Le livre d'Or des Agents des Douanes et Régies d'Indochine mort au champ d'honneur (1913). (Hanoï-Haïphong, Imprimerie d'Extrême-Orient).
  • La femme aux dix vaisseaux d'opium (1941). (En feuilleton simultanément dans "France-Indo-Chine", Hanoï, et dans "L'opinion", Saïgon).
  • Le merveilleux voyage du brick "Le Suffren" suivi de Ce qu'il advint du Père Alcide, publié en partie dans le "Moniteur d'Indochine", le reste inédit.
  • Master Lou Po To, capitaine marchand (1941). (Éditeur E. Aubanel, Les grands contemporains).

Liens

Liens internes

Liens externes

Références

  1. ↑ Jacques Weber - Littérature et histoire coloniale: actes du colloque de Nantes, 6 décembre 2003 page 55
  2. ↑ Contrairement à la tendance de la littérature coloniale d'être " Le miroir de la colonie en même temps que la porteuse de l'idéologie coloniale" ou "les Indochinois ne sont que les faire-valoir des colonisateurs" - Pierre Brocheux, Daniel Hémery, Indochine, La colonisation ambiguë 1858-1954, Paris, La découverte, 1995, p. 244.
  3. ↑ Le lieutenant George Marquet appartenait au 22e régiment d'infanterie coloniale affecté à la 5e division d'infanterie coloniale et mourut à la tête de la 7ème compagnie où il remplaçait le capitaine Morandy grièvement blessé

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Jean Marquet de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Jean-Francois Marquet — Jean François Marquet Jean François Marquet (né en 1938) est un philosophe français. Ancien élève de l École normale supérieure de Saint Cloud, il est professeur émérite à l Université Paris IV Sorbonne, lauréat du Grand Prix de Philosophie de l… …   Wikipédia en Français

  • Jean-Jacques Marquet-Vasselot —  Pour les autres membres de la famille, voir : Marquet de Vasselot. Jean Jacques Marquet Vasselot (Paris 1871 Neuilly sur Seine 1946), archéologue et historien de l art français, conservateur au musée du Louvre, puis directeur du musée… …   Wikipédia en Français

  • Jean-Francois Courtine — Jean François Courtine Jean François Courtine est un historien de la philosophie, phénoménologue, chercheur au CNRS, traducteur, spécialiste de Suarez, de Schelling, d Husserl et de Martin Heidegger. Ancien élève de Jean Beaufret et de Pierre… …   Wikipédia en Français

  • Jean-François Courtine — Jean François Courtine, né en 1944, est un historien de la philosophie, phénoménologue, chercheur au CNRS, traducteur, spécialiste de Suarez, de Schelling, d Husserl et de Martin Heidegger. Ancien élève de Jean Beaufret et de Pierre Aubenque,… …   Wikipédia en Français

  • Jean-françois courtine — est un historien de la philosophie, phénoménologue, chercheur au CNRS, traducteur, spécialiste de Suarez, de Schelling, d Husserl et de Martin Heidegger. Ancien élève de Jean Beaufret et de Pierre Aubenque, directeur des Archives Husserl de Paris …   Wikipédia en Français

  • Jean Kay — Jean Eugène Paul Kay est né le 5 janvier 1943 à Miliana en Algérie. Il est un aventurier et un écrivain français. Ses luttes sont diverses, de l’Algérie française au Cabinda, en passant par le Yémen, le Liban, ...«pirate a …   Wikipédia en Français

  • Marquet-Vasselot — Marquet de Vasselot  Cette page d’homonymie répertorie les différentes personnes partageant un même patronyme. Cette page explique l histoire ou répertorie les différents membres de la famille Marquet de Vasselot.  Marquet de Vasselot… …   Wikipédia en Français

  • Jean Ybarnégaray — Parlementaire français Date de naissance 16 octobre 1883 Date de décès 25 avril 1956 Mandat Député 1914 1942 Début du mandat 1914 Circonscription …   Wikipédia en Français

  • Jean-Jacques Origas — (1937 2003) was a French scholar of Japanese literature and art; and he was an expert in the teaching of Japanese as a foreign language in France. He was a Japanologist and a Professor of Japanese at the Sorbonne in Paris. An academic… …   Wikipedia

  • Jean Désiré Bascoules — est un peintre français né à Perpignan (Pyrénées Orientales) le 10 août 1886 et mort à Montpellier en 1976. Biographie Catalan français, Jean Cocteau dit de lui « Bascoulès cadeau de la France occcitane à la Berbérie… …   Wikipédia en Français


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.