Famille de la Roche

Elle nait dans une petite communauté composée de quelques fermes réparties sur le flanc de la montagne (au lieu dit la grotte du château de la Roche) ainsi qu'une partie des villages de Soulce-Cernay et de Chamesol[1].

Sommaire

Histoire

Ancienne famille de la Franche-Montagne (région comprise entre les vallées du Doubs et du Dessoubre), parente avec les maisons de Glère (branche de la maison de Ferrette que ceux-ci qualifient de "noble et amez coisins Willames de Gliers, chevalier sire de Montjoie"), de Montjoie-le-Château (Guillaume Ier de Montjoie est l'oncle de Richard) et de Saint-Mauris-en-Montagne (Richard de Saint-Mauris épousait Adeline de Montjoie vers 1060 et Guillaume II de Montjoie cite Jean II de la Roche comme son cousin), elle possède des terres dont Saint-Hippolyte en est la ville principale et la capitale de trois seigneuries : celle du comté de la Roche, celle de la ville de Saint-Hippolyte et celle de Maîche. La maison de la Roche tiendra seule ces territoires, l'ainé recevant le comté alors que les cadets se partageaient Maîche et Châtillon-sous-Maîche[1].

Relevant de la suzeraineté d'Amédée III de Montfaucon au début du XIIIe siècle, par héritage de son père Richard III, la seigneurie appartient au comtes de la Roche qui sont issus d'une branche cadette de celle de Montbéliard. Les comtes de la Roche élisent domicile non pas au château mais dans une vaste demeure à Saint-Hippolyte qui, après sa destruction deviendra plus tard le couvent des Ursulines, il en est de même pour leurs vassaux qui sont les familles de Laviron, de Perceval et de Frotey qui tous demeurent dans la ville. C'est aussi à Saint-Hippolyte qu'est gardé la "grande bannière du comté de la Roche" qui marchait en tête devant celle de la "Franche-Montagne"[1].

Riche et puissante famille de la région ses membres participent à de nombreuses donations en faveur des monastères et des églises, ainsi avant 1177 ils fondent un prieuré à Méziré, deviennent gardiens de celui de Vaucluse où ils auront tous leur sépultures jusqu'au XIVe siècle, en 1319 ils participent à la fondation de la collégiale de Saint-Ursanne[1].

Henri de Villersexel, comte de la Roche, qui tenait les terres de Maîche, fait un partage entre ses beaux-frères, Jean de Ville et Gérard de Cusance, le 13 juillet 1386 ; c'est ainsi que les villages de Charquemont, Frambouhans, le Frioley, Blanchefontaine et une partie du château de Maîche furent attachés au comté de la Roche. Les hameaux des Bréseux, des Écorces et du Prelot échurent à Jean de Ville tandis que Gérard de Cusance eut Mancenans, Battenans et Orgeans. Cinq ans plus tard Henri de Villersexel augmente ses possessions avec les terres de Montandon, Saulcy, Vacheresse et Mouillevillers qui venaient de la portion de Jacques Ier de Longwy petit-fils d'Odon III de la Roche dit de Châtillon. Après la mort d'Henri vers 1408 son fils Humbert reprend de Conrad de Fribourg les seigneuries de Saint-Hippolyte et de Maîche[1].

Les XIVe siècle et XVe siècle furent difficile pour la maison de la Roche. Jean de Ville qui combattait aux côtés de Thiébaud V de Neuchâtel en 1354 est fait prisonnier par les hommes du seigneur de l'Isle-sur-le-Doubs. Plus tard ce sont plusieurs seigneurs de la Haute Alsace qui se livrent à des exactions sur les terres de la Roche et font prisonnier Henri de Senecey en 1372. Après plus d'un siècle d'appartenance à la maison de Villersexel le comté de la Roche entre dans celle de Varambon par le mariage de Marguerite de Petitepierre, nièce d'Humbert de Villersexel qui n'avait pas d'enfants, avec François de la Palud-Varambon[1].


Généalogie de la maison de la Roche

Gui de la Roche.

Simon Ier de la Roche, fondateur avec son frère Gui de l'abbaye de Lieu-Croissant en 1133. Il à :

  • Simon II,
  • Odon qui suit.


Odon de la Roche, il fait partie de la suite de l'empereur Frédéric Barberousse à la Diète de Worms en 1179. Il épouse en 1147 Ermengarde ou Ermentrude, fille de Thierry II de Montbéliard, dont il a un fils Odon II qui suit.


Odon II de la Roche, en 1225 il donne sa terre de Saint-Lieffroy, près de Clerval, à l'hospice du Saint-Esprit de Besançon pour y édifier un hôpital. Il épouse N. de Montmartin dont il a :

  • Wuillerme,
  • Hugues qui suit.


Hugues de la Roche, (? - octobre 1280), il est inhumé à Vaucluse. Il épouse Adeline de Belvoir de qui il a Jean II qui suit.


Jean II de la Roche, (? - 1317), fondateur de Saint-Hippolyte. Le 5 avril 1312 il reprend en fief de Renaud de Bourgogne, comte de Montbéliard : "son châtel de la Roche et ville d'icelui lieu et les choses qui s'ensuivent, savoir : la Franche-Montagne, ensemble toutes les villes, les bois, fiefs et les autres appartenances, lesquelles villes sont Trévillers, Thiébouhans, Grand-Essert, Chaitel, Charmonvillers, Courtefontaine, Soulce, Montandon, Moillevillers". Il épouse Marguerite de Neuchâtel-Urtière de qui il a :

  • Richard qui suit,
  • Odon III dit de Châtillon, il eut une fille Marguerite épouse de Jacques Ier de Longwy,
  • Androin cardinal.


Richard de la Roche, (dernier du nom en 1329), eut deux filles :

  • Marguerite qui suit,
  • Jeanne épouse d'Aymon VI de Villersexel, de qui elle a : Marguerite qui épouse Jean de Ville, Simone mariée à Gérard de Cusance et Henri de Villersexel (? - 1408), comte de la Roche en partie ; ce dernier épouse Guillemette de Vergy de qui il a un fils Humbert de Villersexel, (1385- 1438), comte de la Roche en partie qui se marie en premières noces avec Marguerite de Montbéliard ( - 1410), fille d'Henri de Montfaucon, puis en secondes noces avec Marguerite de Charny, sans enfants.


Marguerite de la Roche, (? - 1357), dame de Maîche se marie avec Jean de Senecey, seigneur de Traves, vers 1330 qui prend ainsi le titre de comte de la Roche. Ils eurent trois enfants dont Henri qui suit.


Henri de Senecey, (?- 1408), comte de la Roche et seigneur de Maîche en partie.


Sources

Bibliographie

  • Monographie du bourg et de la terre de Maiche ; suivie de notices historiques sur les anciennes seigneuries de la Franche-Montagne, Jean François Nicolas Richard, Jean-François-Nicolas Richard (Abbé), édition J. Jacquin, 1862, p. 6 à 19, 47 Google livres.

Notes et références

  1. a, b, c, d, e et f Monographie du bourg et de la terre de Maiche

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Famille de la Roche de Wikipédia en français (auteurs)

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