Basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende

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Basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende
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Notre-Dame-et-Saint-Privat
Image illustrative de l'article Basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende
Présentation
Culte Catholique romain
Type Cathédrale
Rattaché à Diocèse de Mende (siège)
D√©but de la construction XIVe si√®cle
Fin des travaux XIXe si√®cle
Style(s) dominant(s) Gothique
Protection Monument historique (1906)
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Languedoc-Roussillon
D√©partement Loz√®re Loz√®re
Ville Mende Mende
Coordonn√©es 44¬į 31‚Ä≤ 02‚Ä≥ N 3¬į 29‚Ä≤ 55‚Ä≥ E / 44.517222, 3.49861144¬į 31‚Ä≤ 02‚Ä≥ Nord
       3¬į 29‚Ä≤ 55‚Ä≥ Est
/ 44.517222, 3.498611
  

La basilique-cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Privat de Mende est le siège épiscopal du diocèse de Mende. Située dans le centre-ville de la préfecture de la Lozère, elle est classée monument historique depuis 1906[1]. Il s'agit du seul édifice pleinement gothique de l'ensemble du département[2].

L'√©glise, dont la construction fut d√©cid√©e dans les ann√©es 1360 par le pape Urbain V, a succ√©d√© √† trois autres sanctuaires, le premier d'√©poque m√©rovingienne, le second pr√©roman, l'avant-dernier roman. Richement d√©cor√©e, elle fut victime des troubles des guerres de religion et dut √™tre en grande partie reconstruite au d√©but du XVIIe si√®cle ; elle sera achev√©e au XIXe si√®cle par l'adjonction d'un portail n√©o-gothique.

√Člev√©e au rang de basilique mineure en 1874, la cath√©drale offre notamment √† la v√©n√©ration des fid√®les une vierge noire du XIIe si√®cle. Son mobilier comprend des orgues et des boiseries du XVIIe si√®cle, des tapisseries d'Aubusson du d√©but du XVIIIe si√®cle, un ma√ģtre-autel du XXe si√®cle ; on y conserve aussi le battant de la ¬ę Non-Pareille ¬Ľ, la plus grosse cloche de la chr√©tient√© √† l'√©poque de sa mise en place.

Sommaire

Histoire

Urbain V devant sa cathédrale
Vue générale de la cathédrale
La place de la République, et en fond la cathédrale

Les premières églises

La ville de Mende, capitale de la province du G√©vaudan poss√®de depuis fort longtemps un lieu de culte sur le tombeau de son saint protecteur. Sans doute au IIIe si√®cle, les Alamans, emmen√©s par leur chef Chrocus, p√©n√®tr√®rent en pays gabale, amenant terreur et destruction. La population se r√©fugia dans la forteresse de Gredone et r√©sista au si√®ge deux ann√©es durant[3]. Quant √† l'√©v√™que Privat, il se retira sur le mont Mimat, au-dessus du bourg de Mimate (Mende)[4]. L'arm√©e de Chrocus aurait trouv√© l'ermitage de Privat et l'aurait martyris√© en r√©ponse √† son refus de livrer son peuple (¬ę Le bon pasteur refusa de livrer ses brebis aux loups, et on voulut le contraindre de sacrifier aux d√©mons ¬Ľ[5]). S'il succomba √† ses blessures, le peuple, lui, fut lib√©r√© √† ce moment-l√†, les Alamans partant alors plus au sud. Plus tard √©lev√© au rang de grand saint de Gaule, ainsi que le rapporte Gr√©goire de Tours, Privat aurait √©t√© enterr√© au pied du mont Mimat.

C'est au-dessus de son tombeau que fut donc fond√©e l'une des premi√®res √©glises de la ville, mais pour l'heure, rien ne permet de d√©montrer que ce soit √† l'emplacement de l'actuelle cath√©drale. Les fouilles arch√©ologiques r√©alis√©es sur la place Urbain V au d√©but du XXe si√®cle y ont en revanche mis en √©vidence les vestiges d'une √©glise carolingienne. Au Xe si√®cle √Čtienne Ier, √©v√™que en G√©vaudan rempla√ßa cette √©glise par un √©difice de style pr√©roman, utilis√© jusqu'√† sa destruction lors d'un incendie vers 1100. Aldebert II de Peyre, √©v√™que entre 1109 et 1123, construisit le troisi√®me sanctuaire tout en augmentant sa taille. Du temps de l'√©piscopat d'Aldebert III du Tournel, qui fit fortifier la ville, la cath√©drale fut entour√©e de plusieurs r√©sidences des seigneurs du pays. L'actuelle place Urbain-V √©tait occup√©e par le Castel-Frag, qui √©tait le ch√Ęteau des comtes de Barcelone. √Ä l'est, l√† o√Ļ se dresse maintenant le chevet de la basilique, se trouvait le ch√Ęteau des Canilhac. Celui des Cabri√®res √©tait √©difi√© l√† o√Ļ sera plus tard am√©nag√©e la place Chaptal ; celui des Dolan √©tait situ√© √† l'oppos√©[6]. L'√©glise √©tait proche du centre de l'enceinte urbaine, de plus de 2 000 m de circonf√©rence. Durant l'√©piscopat d'Aldebert III, l'√©difice re√ßut un visiteur de marque : en 1163, le pape Alexandre III, se rendant au concile de Tours, aurait fait escale √† Mende. L'√©v√™que Aldebert lui-m√™me √©tait convi√© √† participer √† ce concile[7].

Le début de la construction

En 1310 naquit √† Grizac Guillaume de Grimoard, fils de Guillaume et d'Amph√©lyse de Montferrand. Apr√®s des √©tudes en droit, Guillaume entra dans l'ordre b√©n√©dictin, puis devint pape sous le nom d'Urbain V (1362). En 1364, une ordonnance du roi Charles V de France enjoignit de faire le d√©nombrement g√©n√©ral des feux en G√©vaudan. Chaque feu devait, selon cette ordonnance, verser un florin √† Urbain V qui projetait de ¬ę r√©tablir l'√©glise cath√©drale ¬Ľ[8]. En ao√Ľt 1366, il place Pierre d'Aigrefeuille dont il est tr√®s proche, √† la t√™te de l'√©v√™ch√©. L'une des missions d'Aigrefeuille est d'entamer de grands travaux pour ¬ę magnifier ¬Ľ la cath√©drale, avec un budget de 20 000 florins[9].

Les travaux touchent √† leur fin, lorsqu'un incendie ravage une partie de la cath√©drale[9]. Par une bulle papale, Urbain V, depuis Rome, accorde alors un budget plus important au dioc√®se de Mende. Ainsi il transf√®re Pierre d'Aigrefeuille √† l'√©v√™ch√© d'Avignon et se r√©serve le si√®ge √©piscopal. Il le fait administrer par trois vicaires. Ceci permit d'affecter les revenus, normalement d√©volus √† l'√©v√™que, √† la construction de la cath√©drale[10]. Le proc√®s en canonisation d'Urbain lui accorde ceci √† propos de l'incendie[9] : ¬ę B√©ni soit Dieu, qui a permis ce d√©sastre et me donne en m√™me temps la possibilit√© de le r√©par√©. Nous la reconstruirons et nous y ferons plus de bien que le d√©mon n'y a fait de mal¬Ľ.

Ce fut Pierre Morel, de Majorque, l'un des constructeurs de la Chaise-Dieu, qui devint le ma√ģtre-d'Ňďuvre du chantier[11]. Les travaux d√©but√®rent √† l'est de l'√©glise romane, qui fut vraisemblablement d√©mantel√©e au fur et √† mesure de leur avancement. La mort d'Urbain V en 1370 interrompit les travaux. D'autant plus que le royaume, plong√© dans la guerre de Cent Ans, subissait une crise politique et √©conomique extr√™mement dure[10].

Durant soixante ans la cath√©drale resta dans cet √©tat : une nef partiellement dress√©e au-dessus du tombeau de saint Privat, un chŇďur inachev√©, l'ensemble richement d√©cor√© gr√Ęce aux cadeaux d'Urbain V, qui avait en outre envoy√© une √©pine de la sainte Couronne et la t√™te de saint Blaise ench√Ęss√©e dans un chef d'argent[12]. Parmi ces tr√©sors on trouvait[13] : une statue en vermeil de la Vierge, assise, et couronn√©e de perles ; deux anges en vermeil port√©s chacun par six lions de m√©tal ; une ch√Ęsse elle aussi de vermeil ; deux panneaux incrust√©s d'or (l'un de la vierge Marie, l'autre de sainte V√©ronique). Outre ce tr√®s pr√©cieux mobilier offert par le souverain pontife, il faut ajouter bon nombre de petits objets de procession ou d'office, ainsi que quantit√© de tapis (plus de trente selon l'inventaire de 1380)[13]. En manque d'argent, le chapitre voulut d'ailleurs vendre une partie de ce tr√©sor pour continuer la construction de la cath√©drale. Mais le tr√©sor offert par le saint-Si√®ge √©tait inali√©nable, et c'est le cardinal Anglic de Grimoard lui-m√™me, le fr√®re d'Urbain V, qui vint √† Mende pour emp√™cher le chapitre de commettre cet acte. En 1392, le roi Charles VI ajouta √† la menace d'excommunication papale l'ordre pour la s√©n√©chauss√©e de Beaucaire de punir les chanoines[14].

L'ach√®vement du chŇďur

Les vitraux au dessus du chŇďur

Les travaux reprirent en 1452, sous l'impulsion des chanoines du chapitre de Mende. Guilhabert de C√©naret, le pr√©v√īt, posa la premi√®re pierre des chapelles rayonnantes ¬ę dans la continuit√© de l'oeuvre du choeur d'Urbain V ¬Ľ [15], le 7 septembre exactement[16]. L'√©v√™que de Mende √©tait alors Guy de La Panouse : il consacra le ma√ģtre-autel le 2 ao√Ľt 1467. Mort l'ann√©e suivante, ce fut son neveu et successeur, Antoine de La Panouse, qui fit achever les travaux, avec notamment la pose des vitraux. Guillaume Papillon, verrier √† Toulouse, fut charg√© de cette t√Ęche en 1468. Un peu avant 1470, la construction du chŇďur de la cath√©drale √©tait enti√®rement achev√©e.

Les clochers

Les clochers : √† gauche celui de l'√©v√™que, √† droite celui des chanoines
Vue générale de Mende et de sa cathédrale

En 1508 Fran√ßois de La Rov√®re occupait le si√®ge √©piscopal de Mende ; il avait succ√©d√© √† son fr√®re, lui-m√™me pr√©c√©d√© par leur oncle, qui n'√©tait autre que Julien de La Rov√®re, devenu pape sous le nom de Jules II, instigateur de la construction de la nouvelle basilique Saint-Pierre de Rome. L'√©v√™que Fran√ßois d√©sirant doter la cath√©drale d'un clocher pour remplacer celui en bois et la tour campanaire, d√©cida de l'√©difier √† ¬ę sa hauteur ¬Ľ et √† ses propres frais. Les chanoines approuv√®rent ce projet et l'imit√®rent en b√Ętissant une seconde tour, n√©anmoins plus modeste, ce qui explique que la cath√©drale n'a pas deux clochers √©gaux.

Au d√©part il fut envisag√© de les √©lever au-dessus des deux chapelles pentagonales, au chevet de la cath√©drale. Mais les fondations n'√©taient pas assez solides √† cet endroit[17]. C'est pourquoi on les construisit de l'autre c√īt√©, dans les d√©pendances du palais √©piscopal. La premi√®re pierre du grand clocher fut pos√©e le 2 ao√Ľt 1508 par Antoine de La Roquette, pr√©v√īt du chapitre, alors que celle du petit clocher le fut le 13 juillet 1509, par le vicaire g√©n√©ral de l'√©v√™que[17]. En 1512 les deux √©difices √©taient termin√©s, le plus haut culminant √† 84 m, celui des chanoines √† 65 m.

Fran√ßois de La Rov√®re fit venir des cloches des fonderies de Clermont-Ferrand et de Lyon. Parmi celles-ci, on compte la ¬ę Non-Pareille ¬Ľ, connue comme √©tant la plus grosse cloche de la chr√©tient√© √† cette √©poque. Elle arriva √† Mende en 1516, en provenance de Lyon, le battant, lui, venant du Gard[18]. Cette cloche aux dimensions sans pr√©c√©dent pouvait √™tre entendue √† 4 lieues √† la ronde, soit 16 km.

La destruction de la cathédrale

En 1572, lors du massacre de la Saint-Barth√©lemy, le baron Astorg de Peyre[19] fut assassin√© dans la chambre du roi[20]. Sa veuve engagea un jeune homme, Matthieu Merle, afin de venger la mort de son √©poux[21]. De 1569 √† 1576 il occupa avec ses troupes la forteresse de Gr√®zes d'o√Ļ il s'empara peu √† peu du nord du G√©vaudan. √Ä partir de 1577 il s'installa avec ses troupes √† Marvejols avec l'intention de prendre Mende. La nuit de No√ęl 1579 les soldats de Merle attendirent que les Mendois fussent √† la messe de minuit pour entrer dans la cit√©[22].

Merle occupa avec ses troupes la ville de Mende. Il choisit tout naturellement comme r√©sidence celle des comtes-√©v√™ques du G√©vaudan, le palais √©piscopal. De l√†, il d√©cida de r√©duire les derni√®res places fortes de la r√©gion qui lui r√©sistaient encore, comme Balsi√®ges, le Chastel-Nouvel, Ispagnac, Qu√©zac ou B√©dou√®s[23]. Pour cela, il fallait des munitions √† son arm√©e. Canons, couleuvrines et boulets furent fabriqu√©s √† partir du bronze, r√©cup√©r√© en fondant les cloches et les b√©nitiers. La ¬ę Non-Pareille ¬Ľ disparut ainsi avec les autres cloches.

En 1581, Merle reconquit Mende qu'il avait un temps perdue. Ce fut √† ce moment que le parti huguenot lui demanda de trouver 4 000 √©cus, pour venir en aide au prince de Cond√©. Merle ran√ßonna les Mendois pour r√©unir ladite somme, en d√©pit de quoi il jura de d√©truire la cath√©drale. La population ne pouvant r√©unir la somme, il mit sa menace √† ex√©cution. Pour venir √† bout d'un si grand √©difice, l'ing√©niosit√© fut de mise : ainsi les piliers furent attaqu√©s par le bas, et √† chaque pierre enlev√©e, celle-ci √©tait remplac√©e par une poutre en bois. Une fois la substitution effectu√©e, des fagots de bois furent entrepos√©s dans la nef, et le feu y fut mis. En se consumant, les poutres c√©d√®rent sous le poids de l'√©difice, et la structure s'effondra toute seule[24]. Cependant, d√©sireux de prot√©ger sa r√©sidence, le palais √©piscopal mitoyen de la cath√©drale, les clochers furent √©pargn√©s[25]. La m√™me ann√©e, Merle quitta Mende, laissant ainsi les habitants d√©pourvus de cath√©drale pour une vingtaine d'ann√©es.

La reconstruction

L'autel de la chapelle Saint-Privat et la statue du saint

Sous l'impulsion de l'√©v√™que Adam de Heurtelou, la cath√©drale fut reconstruite de 1599 √† 1605. Mais elle le fut ¬ę sans fa√ßon ni ornements ¬Ľ, tout en respectant le plan original[26]. En 1605 eut lieu l'inauguration, mais la cons√©cration ne fut c√©l√©br√©e que le 10 octobre 1620 par l'√©v√™que Charles de Rousseau[27]. C'est durant cette p√©riode que furent install√©s de nouveaux vitraux, dont une rosace. Tout cela fut d√©truit en 1793.

En 1605, la cath√©drale fut le th√©√Ętre d'un r√®glement de compte, qui se conclut par le meurtre d'un des seigneur du pays : lors des √Čtats du G√©vaudan, le baron de Randon, Armand de Polignac, et celui d'Apchier, Philibert, se disput√®rent ; Philibert, ancien chef de la Ligue en G√©vaudan, fut poignard√© quelques jours apr√®s, le 18 janvier alors que l'on c√©l√©brait la messe. Son assassin, Annet de Polignac, baron de Villefort, √©tait le fr√®re cadet d'Armand[28].

En 1692, l'√©v√™que Fran√ßois-Placide de Baudry de Piencourt offrit √† la cath√©drale des tapisseries d'Aubusson repr√©sentant le Nouveau Testament. Cet √©v√™que de Piencourt enrichit d'ailleurs grandement la ville de Mende. Outre ces dons √† la cath√©drale, il prit soin des malades et des n√©cessiteux en faisant reconstruire l'h√īpital g√©n√©ral. √Ä sa mort, il l√©gua, de plus, tous ses biens √† cet h√īpital[29].

En 1732, la foudre démolit une des quatre tourelles du grand clocher. Puis, cinquante-deux ans plus tard, le sommet de la grande flèche fut, à son tour, touché. Dans les deux cas, les réparations furent effectuées peu de temps après[30].

Les apports modernes

Le porche

Durant la période révolutionnaire, le petit clocher est aménagé afin de pouvoir servir de prison. Cependant, le projet n'aboutit pas[31]. Ce n'est que sous le premier empire, et jusqu'en 1815, que le petit clocher remplit cette fonction de prison[32]. Parmi les prisonniers, ont figuré le sous-préfet de Florac, ainsi que le maréchal Soult[31].

En 1825 un nouvel autel fut consacr√©, enti√®rement de marbre blanc. L'√©difice figurait sur la liste des monuments historiques de 1840 pour lesquels des secours furent demand√©s[33] ; cette ann√©e-l√†, les ardoises du toit, tir√©es de carri√®res avoisinantes, furent remplac√©es par des plaques de zinc. Rapidement d√©t√©rior√©, le toit fut √† nouveau refait vers 1880. Ce fut √† la m√™me √©poque, sous l'√©piscopat de Julien Costes, que fut fa√ßonn√© le portail m√©ridional (sur l'actuelle place Chaptal). Les armes de cet √©v√™que sont visibles au-dessus du tympan[34].

En juin 1874 la cath√©drale de Mende fut √©lev√©e au rang de basilique mineure par bref pontifical[35],[36],[37]. Ce sanctuaire, li√© √† deux papes (Urbain V, son instigateur, et Jules II, ancien √©v√™que de Mende) est donc reconnu par le Saint-Si√®ge comme un lieu privil√©gi√© de la foi chr√©tienne. √Čgalement en cette ann√©e 1874[38], la statue d'Urbain V fut √©rig√©e sur le parvis de la cath√©drale. Cette place prit √† cette date le nom d'Urbain-V. La statue est l'Ňďuvre du sculpteur Dumont[38]. Initialement install√©e dans l'axe de la porte principale, elle fut depuis d√©plac√©e devant le petit clocher.

√Ä cette √©poque, les chapelles du chŇďur, qui avaient √©t√© rapidement vo√Ľt√©es en berceau apr√®s les destructions de Merle, retrouv√®rent leurs crois√©es d'ogives[39]. √Ä la fin du XIXe si√®cle, les vitraux furent refaits de neuf, puis on remonta presque √† l'identique la rosace vers 1900. Le porche, √† la place de la maison du sonneur de cloche, donnant sur l'actuelle place Urbain-V, fut construit dans les m√™mes ann√©es. Le 9 ao√Ľt 1906 la basilique-cath√©drale fut class√©e Monument historique[1].

En 1985 l'int√©rieur de l'√©difice a √©t√© raval√© par la soci√©t√© Thoman-Hanry[7], et en 1989 furent mis en place le ma√ģtre-autel et l'ambon modernes. La cath√©drale est aussi √©glise paroissiale, ce qui en fait le lieu de culte o√Ļ se tiennent tous les offices catholiques ordinaires √† Mende.

En plus de sa destination religieuse, la cath√©drale est √©galement, chaque ann√©e, le th√©√Ętre de plusieurs √©v√®nements musicaux, principalement dans le domaine de la musique classique. Il s'agit aussi d'un des lieux touristiques les plus importants de la ville de Mende. Un dispositif de fond sonore pour accompagner la visite libre a √©t√© mis en place[40]. Des visites guid√©es de l'√©difice et de ses clochers sont organis√©s par l'office du tourisme intercommunal de la ville[41],[42].

Emplacement

La cath√©drale au cŇďur de la cit√©

La cathédrale est située à proximité du centre historique de la ville. Ce centre est délimité par les boulevards, qui ont remplacé presque exactement les remparts voulus par Aldebert III. Compte tenu de la dimension de la ville, la cathédrale en devient très imposante, et se voit de partout.

La cath√©drale, entour√©e de plusieurs ch√Ęteaux du temps d'Aldebert III, puis du palais des √©v√™ques et de la r√©sidence du chapitre, ainsi que de deux cimeti√®res, est aujourd'hui bord√©e de places. Ainsi, on trouve au sud la place Chaptal ; sur le parvis, devant le porche, s'ouvre la place Urbain-V ; au nord-est, au-del√† de la rue de La Rov√®re, la place Ren√©-Estoup. Cette derni√®re a aussi port√© dans le pass√© le nom de place de la cath√©drale. Avant le XIXe si√®cle, un porche donnant acc√®s √† la cath√©drale et au palais des √©v√™ques, se dressait √† l'emplacement de l'actuelle rue de La Rov√®re.

Architecture

Dimensions et composition

Le clocher de l'évêque, ou clocher de François de La Rovère, point culminant de l'édifice
entrée de la crypte Saint-Privat

La basilique-cath√©drale est compos√©e de douze chapelles lat√©rales rectangulaires consacr√©es pour certaines √† Sainte-Jeanne-d'Arc, Saint-Joseph, Notre-Dame-de-Lourdes, Saint-Blaise, ou Sainte-Anne. √Ä cela il faut ajouter les deux chapelles pentagonales Notre-Dame et Saint-Privat ; la sacristie, le porche et les deux portails (nord et sud). L'int√©rieur est √©galement compos√© de 9 trav√©es et de 22 piliers ronds.

En termes de dimensions, la cath√©drale fait 67 m√®tres de long pour 30,30 m√®tres de large. La hauteur des vo√Ľtes se monte √† 24 m√®tres. Le point culminant de l'ensemble, le clocher de l'√©v√™que, atteint 84 m√®tres de haut, tandis que celui du chapitre s'√©l√®ve √† 65 m√®tres. La nef centrale a une largeur de 12,30 m√®tres, des bas-c√īt√©s de 4,10 m√®tres la s√©parant des chapelles rectangulaires. Ces derni√®res font 4,90 m√®tres de largeur.

Les cryptes

Il existe plusieurs cryptes (au moins trois) sous la cath√©drale[43]. Sous le centre de la nef, on retrouve celle qui porte actuellement le vocable de saint-Privat, o√Ļ Aldebert III du Tournel aurait ramen√© le corps du martyr. La croyance populaire en fait le tombeau original de Privat[43], alors que cette crypte portait initialement le vocable de saint Julien et son √©pouse sainte Basilisse. Il serait donc √©tonnant que, tombeau originel de saint Privat, ce lieu ait √©t√© d√©baptis√© quelques si√®cles plus tard, pour reprendre finalement son vocable initial. La crypte a √©t√© am√©nag√©e avec un arcosolium et un chapiteau, dont la construction daterait, au plus tard, du XIIe si√®cle[44].

Le tombeau des √©v√™ques est situ√© sous le chŇďur ; mais si un certain nombre d'anciens √©v√™ques de Mende ont leur s√©pulture dans cette crypte, ce n'est pas une g√©n√©ralit√©. En effet plusieurs d'entre eux ont √©t√© enterr√©s au ch√Ęteau de Chanac, r√©sidence √©piscopale, soit par choix personnel, soit pour des raisons pratiques et √©viter le transport du corps jusqu'√† Mende.

Enfin sous le parvis, au pied du grand clocher, se situe la crypte de Sainte-Th√®cle, am√©nag√©e au XIIe si√®cle, mais dont la construction est bien ant√©rieure, et pourrait m√™me √™tre gallo-romaine[43]. √Ä cet endroit fut retrouv√© le corps de Privat : alors que l'√©v√™que Aldebert III Du Tournel √©tait en Auvergne, on d√©couvrit l'entr√©e de la crypte, alors oubli√©e depuis des ann√©es, en creusant un puits dans le jardin de l'√©v√™ch√©[45]. Elle est compos√©e de cinq pi√®ces distinctes : la crypte dans laquelle fut retrouv√© le sarcophage de Privat, deux cryptes anciennes dont une combl√©e, la crypte creus√©e par Aldebert, et la chapelle de Sainte-Lucie am√©nag√©e par le m√™me.

Architecture intérieure

La nef et le chŇďur

La nef √† la particularit√© d'√™tre constitu√©e au nord par les vestiges de la construction voulue par Urbain V, tandis que le c√īt√© sud a √©t√© reconstruit sans ornements. En effet, lorsque Mathieu Merle fit d√©truire la cath√©drale, il voulut cependant prot√©ger le palais √©piscopal o√Ļ il r√©sidait, et l'on ne fit sauter que la partie sud. Le c√īt√© nord pr√©sente ainsi des colonnes √† nervures prismatiques, ce qui n'est pas le cas des colonnes plus r√©centes.

L'abside est entour√©e d'un d√©ambulatoire, il n'y a ni transept, ni chapelle absidiale : l'√©difice se termine sur les deux chapelles pentagonales, situ√©es sur ses flancs. Dans le chŇďur, √† proximit√© des stalles, se trouve l'entr√©e de la crypte des √©v√™ques : une mosa√Įque signale ce tombeau, avec une √©pitaphe en latin ¬ę Sit memoria illorum in benedictione ¬Ľ, ce qui donne en fran√ßais ¬ę b√©nie soit leur m√©moire ¬Ľ ; ce texte est tir√© du livre de l'Eccl√©siaste.

Les chapelles

plan de la cathédrale

La basilique-cath√©drale poss√®de douze chapelles lat√©rales de plan rectangulaire. Une fois le grand porche franchi, s'ouvre sur la droite la premi√®re de ces chapelles, vou√©e aux saint Gervais et saint Protais, v√©n√©r√©s dans tout le G√©vaudan. Cette chapelle porte √©galement le nom de Saint-Sauveur. La suivante est celle du Sacr√©-CŇďur, aussi vou√©e √† saint √Čtienne. Puis l'on passe devant celle de Saint-Blaise-des-Clastres. Le portail sud, donnant sur la place Chaptal, la s√©pare de la suivante, celle de Notre-Dame-de-Lourdes et de la Trinit√©. Vient ensuite la chapelle Saint-Joseph : cette derni√®re est √©galement celle de la confr√©rie des menuisiers de Mende. Les deux autres chapelles situ√©es dans la partie sud, sont celle de Notre-Dame-du-Sacr√©-CŇďur, ou Saints-Anges, et celle de Sainte-Jeanne-d'Arc, qui partage sa d√©votion avec saint √Čtienne et saint Laurent.

On arrive alors dans le d√©ambulatoire : √† droite s'ouvre la chapelle de Saint-Privat, patron du dioc√®se de Mende ; la partie du chevet ne comporte aucune chapelle, et la suivante est celle de Notre-Dame, situ√©e au nord. Ces deux chapelles pentagonales qui ont donn√©es leurs nom √† la basilique-cath√©drale sont aussi d√©di√©es, pour la premi√®re √† la Sainte-Croix, pour la seconde √† saint Roch. Ce dernier, originaire de Montpellier fut l'objet d'une grande d√©votion en G√©vaudan, notamment lors des grandes √©pid√©mies de peste, comme la derni√®re, celle de 1721, qui fit de grands ravages √† Mende.

Si l'on revient vers le porche, par le c√īt√© nord, on passe d'abord devant la sacristie, qui prit la place de la chapelle de l'Annonciation. Elle donne, √† l'ext√©rieur, sur la rue de La Rov√®re, o√Ļ se dressait dans le pass√© un porche donnant un acc√®s √† la cath√©drale et au palais des √©v√™ques ; cette voie fut ouverte apr√®s la disparition de ce palais, ravag√© par un incendie en 1887[46]. Pour rejoindre la rue de La Rov√®re depuis la sacristie, il faut passer par la salle capitulaire, et redescendre sur la chapelle de La Rov√®re, ext√©rieure √† la cath√©drale elle-m√™me. Apr√®s la sacristie, se trouve la chapelle d√©di√©e √† sainte Anne, mais √©galement √† saint Jacques et saint Martin. Puis vient celle du cur√© d'Ars, √©galement vou√©e √† sainte Marguerite. On arrive alors au portail nord, qui d√©bouche sur la rue de La Rov√®re. Trois autres chapelles sont situ√©es le long de ce c√īt√© de la nef, d√©di√©es √† saint Pierre, saint Andr√© et √† tous les saints. Cette derni√®re est √©galement celle des fonts baptismaux.

Il existe une derni√®re chapelle, situ√© sous le clocher sud, autrement dit celui de Fran√ßois de La Rov√®re. Il s'agit de la chapelle d√©di√©e √† saint Dominique, mais √©galement √† saint Fran√ßois et sainte Th√®cle. Avant l'incendie du XIXe si√®cle, il existait, dans le palais des √©v√™ques, une galerie longue de 34 m√®tres permettant d'entrer directement dans la cath√©drale par cette chapelle[46].

Architecture extérieure

Le portail méridional

Le portail méridional

Le portail m√©ridional, au sud, donne sur la place Chaptal, du nom de Jean-Antoine Chaptal, le chimiste et ministre loz√©rien. √Ä l'endroit aujourd'hui occup√© par cette place, se situait auparavant le cimeti√®re Saint-Michel, mais √©galement la r√©sidence du chapitre. C'est depuis le clo√ģtre de cette r√©sidence que l'on pouvait rejoindre la cath√©drale. Ce portail a √©t√© r√©am√©nag√© du temps de l'√©piscopat de Mgr Julien Costes, entre 1876 et 1889 : ses armes sont visibles au-dessus du tympan. En longeant le collat√©ral sud de la cath√©drale, passant ainsi par la rue L√©on Boyer, autre savant loz√©rien, on peut rejoindre la place Urbain-V et le parvis de la cath√©drale. C'est par ce porche qu'entrent les corps des d√©funts lors des fun√©railles.

Le portail septentrional

Le portail septentrional (au nord), d√©bouche sur la rue de La Rov√®re, et l'h√ītel de la pr√©fecture, qui a remplac√© l'ancien palais √©piscopal. Ce b√Ętiment et son toit ¬ę √† la Mansart ¬Ľ est √©galement l'actuel h√ītel du d√©partement, autrement dit le b√Ętiment principal du conseil g√©n√©ral de la Loz√®re. Il a subi deux graves incendies au cours de son histoire. Ainsi le 20 mai 1887, l'ancien palais √©piscopal dispara√ģt presque enti√®rement sous les flammes[47]. Reconstruit suivant la mode du moment, le b√Ętiment br√Ľle une nouvelle fois le 5 avril 1967. Les d√©g√Ęts sont cependant moins consid√©rables[47].

Comme pour le portail sud, il a deux vantaux, séparés par un trumeau. Mais, à l'inverse du précédent, aucune statue ne vient agrémenter le trumeau. Sur ce portail, on peut également voir les armes de deux anciens évêques de Mende, à savoir celles de Joseph-Frédéric Saivet, sur la droite, et de Jean-Antoine-Marie Foulquier, son prédécesseur, sur la gauche. Entre les deux, un Borée souffle le vent du nord. Une rosace, moins imposante que celle du porche, complète ce portail.

Le portail occidental ou porche

Le porche a √©t√© construit entre 1896 et 1906, dans un style gothique, afin de s'harmoniser au mieux avec l'√©difice. Il a remplac√© la maison du sonneur de cloche qui √©tait jusque l√† accol√©e √† la basilique. Un grand escalier assure la transition entre le porche et le parvis de la cath√©drale, la place Urbain-V. C'est d'ailleurs au moment de la construction de cet escalier qu'a √©t√© retrouv√©e l'entr√©e de la crypte Sainte-Th√®cle, l√† o√Ļ l'√©v√™que Aldebert III du Tournel inventa les reliques pr√©sum√©es de saint Privat. La place, un temps connue sous le nom de Sainte-Marie, a √©t√© baptis√©e Urbain-V suite √† l'√©rection d'une statue en l'honneur du pape g√©vaudanais le 28 juin 1874, suivant l'initiative d'un autre enfant du pays, Th√©ophile Roussel. Elle a √©t√© am√©nag√©e sur l'ancien cimeti√®re Saint-Pierre, mais √©galement sur une partie des jardins du palais √©piscopal.

A l'instar des autres portails, le porche est compos√© de deux portes, s√©par√© d'un trumeau. Ce dernier ne dispose cependant pas de statue, ni de niche pour en abriter une. Il est, en revanche, surmont√© d'un ange au visage mutil√©. Il est domin√©e par une rosace, Ňďuvre de Pierre de Leneville (XVIIe si√®cle). Ce verrier, originaire d'Orl√©ans, avait √©pous√© une Mendoise en 1606. Du temps de l'√©piscopat de Mgr Foulquier, entre 1849 et 1873, il avait √©t√© envisag√© de surmonter le tout d'une statue monumentale de la Vierge, mais le projet fut abandonn√©. Un petit po√®me a √©t√© √©crit √† propos de la rosace et de son cr√©ateur, par le cur√© de Mialanes :

¬ę Rome √©panouie entre ciel et terre
Quel ange est venu te fleurir ?
Quelle main te mit face au sanctuaire ?
Du roc de chez nous, qui t'as fait jaillir ?
Pierre Leneville
Enfant d'Orléans
Qui dans notre ville
Porta son talent ¬Ľ

‚ÄĒ Ange Peytavin, date inconnue[48]

Les gargouilles et les ornements

Ornements extérieurs de la cathédrale

On retrouve des armoiries en plusieurs endroits de l'ext√©rieur de la basilique-cath√©drale. Ainsi, sur le grand clocher, sont visibles les armes des La Rov√®re : ¬ę D'azur au rouvre d'or aux rameaux pass√©s en sautoir ¬Ľ. Mais si Fran√ßois de La Rov√®re rappelle que c'est lui qui a fait b√Ętir ce clocher, il n'oublie pas pour autant ses pr√©d√©cesseurs. Ainsi, il arrive parfois que ces armes soient orn√©es de la mitre et de la crosse √©piscopale, rappelant l'√©v√™que Fran√ßois, parfois orn√©es du chapeau cardinal, pour Cl√©ment de La Rov√®re, ou encore parfois de la mitre papale, pour Jules II.

√Čl√©ments int√©rieurs

La vierge noire

La vierge noire

La vierge noire est actuellement abrit√©e dans la chapelle Notre-Dame, au chevet de la cath√©drale. Elle est l'objet depuis fort longtemps d'une grande d√©votion par les Mendois. C'est en 1249 qu'elle est pour la premi√®re fois mentionn√©e : Randon de Ch√Ęteauneuf rend hommage √† l'√©v√™que Odilon de MercŇďur devant ¬ę l'altar de Madona Santa Maria en la gleiza de Mende ¬Ľ[49]. Lors d'une croisade, elle aurait √©t√© rapport√©e d'Orient, o√Ļ elle a √©t√© r√©alis√©e, probablement au XIe si√®cle. Cette statue en bois d'olivier appartient vraisemblablement √† la m√™me famille que les autres vierges √† l'enfant fr√©quentes en Auvergne et en G√©vaudan, avec cette couleur noire caract√©ristique[50].

Lorsque Merle et les huguenots pill√®rent la cath√©drale vers 1579, elle aurait d√Ľ dispara√ģtre, br√Ľl√©e comme beaucoup d'ornements du sanctuaire. Une l√©gende raconte qu'une vieille femme aurait demand√©e cette ¬ę vieille souche de bois ¬Ľ pour allumer son feu[49]. C'est sans doute √† cette p√©riode que la vierge a perdu l'enfant qu'elle portait probablement, ainsi que les lames d'argent qui la d√©coraient[50]. Elle a √©t√© sauv√©e une seconde fois de la destruction en 1793 alors que les r√©volutionnaires commen√ßaient √† d√©truire l'autel et la chaire. Une femme l'aurait alors cach√©e sous son manteau et se serait enfuie en l'emportant[49].

Cette chapelle o√Ļ elle est install√©e, et qui lui est d√©sorm√©e d√©di√©e, est l'une des deux chapelles pentagonales, avec celle d√©di√©e √† saint Privat. Le 15 ao√Ľt 1894, elle est cependant d√©log√©e pour √™tre plac√©e sur le ma√ģtre autel. Elle n'a regagn√© sa place dans la chapelle qu'en 1960. Plusieurs reliques seraient cach√©es entre ses √©paules. Un d√©tail de ces reliques est donn√© par un inventaire canonique de 1857, ainsi seraient pr√©sents : ¬ę des cheveux de la Vierge Marie, des parcelles de ses v√™tements, de son tombeau, des fragments de la vraie croix ¬Ľ, mais aussi des restes de plusieurs saints, comme Pierre, Andr√©, Paul, Martial, Denis, Jacques[49].

Elle a √©t√© couronn√©e en 1894[50], et le cinquantenaire de son couronnement a √©t√© l'occasion d'une grande f√™te, durant laquelle la cath√©drale a √©t√© fastueusement d√©cor√©e. Elle a √©t√© inscrite monument historique le 22 ao√Ľt 1950[51].

L'horloge

L'horloge de la cath√©drale se trouve dans la plus haute galerie du grand clocher. Le timbre et le m√©canisme sont class√©s monuments historiques depuis le 30 novembre 1989[52]. Une horloge publique avait √©t√© install√©e dans la cath√©drale, sans doute vers 1429. Son but, selon les consuls de la ville, √©tait de rythmer la journ√©e de travail des habitants. Mais cette horloge disparut durant le sac de la ville men√© par Matthieu Merle. Une nouvelle, offerte par le roi Henri IV, la rempla√ßa en 1598. Consid√©r√©e comme hors service en 1666, elle fut r√©par√©e peu apr√®s. L'horloge resta alors en fonctionnement jusqu'au 3 septembre 1784. C'est √† cette date que la foudre la d√©truisit en s'abattant sur le grand clocher. Si cette seconde horloge ne fut jamais remise en mouvement, le m√©canisme a continu√© √† √™tre entretenu. En novembre 1879 la municipalit√© installa une nouvelle horloge, qui sonne toujours les heures dans la ville. Le m√©canisme de 1598 poss√®de un diam√®tre de 1,20 m, d'une hauteur de 62 cm, et p√®se 600 kg ; il est d√©cor√© du blason de la ville de Mende, d'¬ę azur √† la lettre M onciale d'or surmont√©e d'un soleil rayonnant du m√™me ¬Ľ.

Les cloches

Si la ville de Mende n'a pu conserver la cloche qui avait fait sa renomm√©e, la ¬ę Non-Pareille ¬Ľ, la cath√©drale est aujourd'hui dot√©e de nombreuses cloches. Au cours de l'histoire, plusieurs ont disparu pour servir √† fondre des canons, comme du temps de Merle, ou lors de la R√©volution fran√ßaise. Elles sont aujourd'hui au nombre de neuf, toutes situ√©es dans le grand clocher. Elles ont √©t√© achet√©es suite √† une souscription lanc√©e par Mgr de La Bruini√®re en 1846. Elles ont √©t√© fondues √† Avignon. Elles sont de la gamme de r√© mineur, et sont isol√©es du reste de l'√©difice par des abat-son de plomb. Voici le d√©tail de ces cloches[53] :

Nom Poids (en kg) Note
Marie-Joseph 1 729 R√© grave
Pierre-Privat 1 187 Mi
Gervais-et-Protais 948 Fa
Odilon-Sébastien 614 Sol
F√©lix-Ad√©la√Įde 499 La
Louis-Julie 412 Si bémol
Augustin-Sophie 323 Si naturel
François-Anne 275 Do
Guillaume-Mélanie 222 Ré aigu

Parmi les noms donn√©s aux cloches, on retrouve ceux de saints dont la d√©votion est grande dans le dioc√®se, tel Privat, ou encore Gervais et Protais. Le nom d'Augustin-Sophie est un peu plus particulier. En effet, sa marraine √©tait Marie-Sophie de Lamartine, sŇďur du po√®te et homme politique Alphonse de Lamartine. C'est d'ailleurs pour rendre hommage au po√®te que la biblioth√®que de Mende porte le nom de biblioth√®que Lamartine[54],[55]. Mari√©e √† √Čdouard du Pont, 4√®me marquis de Ligonn√®s, elle √©tait la m√®re de Mgr Charles du Pont de Ligonn√®s, qui fut √©v√™que de Rodez et fonda, √† Mende, le grand s√©minaire, devenu depuis maison dioc√©saine.

La ¬ę Non-Pareille ¬Ľ

Le battant de la "Non-Pareille" conservé dans la cathédrale

¬ę L'an mil cinq cens dix sept
un mercredi jour dix sept
à Mende feust faiet,
chacun le sait,
par le bon √©vesque Fran√ßois ;
aussi François par mon nom on m'appelle.
De quatre cents trois vingt quintaux de pois,
advisés bien sy je suis Non-Pareille.
Ma voix bruyant, les cito√Įens esveille
l'on m'entend à des lieues bien quatre
Je espars tonnerre, tempêtes, grelles,
foudre aussi de l'air je fais débattre...
Vu ma grandeur je vaux bien une tour
onze pans d'ault et treize de largeur,
au bas je tiens un grand pied d'epaisseur.
Ma langue a onze quintals de fer,
considérez s'y je en dois mieux parler...
Supplie Dieu et saint Privat
que des François soit maintenu le nom.
Et florir puisse en mémoire éternelle
ce nom Fançois.
Que prospère en paix et en joye
soit Mende la cité
dessous Fran√ßois, et sans n√©cessit√©. ¬Ľ
Ce texte, retrouv√© dans les archives, √©tait inscrit sur la cloche. Il a √©t√© publi√© dans une revue chr√©tienne au XIXe si√®cle[56]

De la cloche que l'on surnomme la ¬ę Non-Pareille ¬Ľ, il ne reste que le battant, la cloche elle-m√™me ayant √©t√© fondue par les troupes de Matthieu Merle pour en faire des couleuvrines. Une fois les clochers achev√©s, Fran√ßois de La Rov√®re, alors √©v√™que de Mende, fait venir plusieurs cloches de Clermont-Ferrand ou de Lyon. Parmi ses commandes, se trouve la cloche Fran√ßois, aux dimensions impressionnantes. 600 quintaux de m√©tal sont exp√©di√©s de Lyon par Fran√ßois II de Rohan, √©v√™que de la ville. En ce mois d'octobre 1516, ce sont 180 mulets qui sont utilis√©s pour transporter le m√©tal des bords du Rh√īne √† ceux du Lot. Pendant ce temps, le battant arrive de La Levade, dans le Gard. La l√©gende raconte qu'une fois arriv√© au faubourg Saint-Jean, l'√Ęne blanc le tirant serait mort de fatigue[18].

Une fois le m√©tal re√ßu, les Mendois coul√®rent la cloche au sein m√™me de la cath√©drale, dans la chapelle Notre-Dame-du-Rosaire[57], d√©sormais chapelle Saint-Dominique, situ√©e en dessous du grand clocher, o√Ļ la cloche fut install√©e.

Le bourdon Fran√ßois, plus tard surnomm√© Marie-Th√©r√®se, n'avait pas vol√© son surnom de Non-Pareille en raison des dimensions que l'on avance habituellement : 3,25 m de diam√®tre, 2,75 m de hauteur et 33 cm d'√©paisseur. Son poids avoisinait les 25 tonnes.

Contrairement √† la cloche, le battant de la cloche a √©t√© conserv√© et pr√©sente les caract√©ristiques suivantes : 470 kg, 2,20 m de hauteur et 1,10 m de circonf√©rence au nŇďud de percussion. Si l'on consid√®re que ce battant est bien celui de la Non-Pareille, force est de constater que les dimensions de la cloche avanc√©es ont √©t√© fortement exager√©es. En effet, √† titre de comparaison, le battant de la Petersglocke de la cath√©drale de Cologne p√®se 700 kg alors que la cloche p√®se 24 tonnes. Le Dr Billon, c√©l√®bre campanologue fran√ßais, a calcul√© les dimensions probables de la cloche de Mende eu √©gard √† celles du battant conserv√©[58]. Selon lui, la Non-Pareille devait en r√©alit√© peser tout au plus 10 tonnes, pour 2,30 m de diam√®tre. Elle n'en reste pas moins une cloche de taille tr√®s imposante pour l'√©poque.

Puisqu'il est dit qu'on l'entendait √† 4 lieues √† la ronde (16 km), cela signifie qu'elle √©tait audible du plateau du palais du roy (Laubert, Rieutort-de-Randon et ce qui est devenu le lac de Charpal), comme dans la vall√©e du Lot, √† hauteur de Chanac, la r√©sidence d'√©t√© des √©v√™ques.

L'astrologue Nostradamus aurait √©crit : ¬ę Ol toc de la campano, Mend√© malo sepmano ¬Ľ, autrement dit : ¬ę Quand la cloche sonnera, Mende mauvaise semaine aura ¬Ľ[18]. Pr√©diction ou non, toujours est-il que 25 ans apr√®s ces dires, Merle s'empara de la ville de Mende. Afin de compl√©ter son arsenal militaire, il fit fondre la Non-Pareille.

Les orgues

Les orgues primitives sont tr√®s anciennes puisque les √Čtats particuliers du G√©vaudan votent un budget pour leur entretien en 1381. En 1463 elles sont remplac√©es, puis de nouvelles orgues sont achet√©es en 1518, dont on retrouve la facture de 100 √©cus d'or dans les archives du chapitre. Cependant elles sont d√©truites par Merle et ses compagnons[59].

C'est l'évêque Sylvestre de Crusy de Marcilhac qui, en 1653, fit une nouvelle commande, et les fit venir depuis Marseille. Le buffet d'orgue est de style Renaissance, et a été dessiné par Jean Tiran. Les armoiries des évêques Marcilhac et Bouquet figurent sur les orgues. De plus, elles sont agrémentées des statues de deux évêques, sans doute saint Privat et saint Hilaire.

Durant la R√©volution, le peuple envisagea de br√Ľler tout le mobilier, mais l'organiste Antoine Sauvage, en jouant la Marseillaise, aurait sauv√© l'instrument[60].

L'orgue a √©t√© restaur√© de 1824 √† 1828. En 1840 le buffet a √©t√© class√© au titre immeuble puis en 1906, au moment o√Ļ la cath√©drale est devenue un monument historique, il a √©t√© class√© au titre d'objet[61]. La partie instrumentale de l'orgue est, elle aussi, class√©e au titre d'objet, depuis 1975[62]. Durant les ann√©es 1980, elle a √©t√© de nouveau r√©nov√©e, et a √©t√© inaugur√©e en 1987 par l'√©v√™que Roger Meindre.

La composition sonore est la suivante[57] :

I Positif
Bourdon 8′
Montre 4'
Nazard 2 2/3'
Doublette 2'
Tierce 1 3/5'
Fourniture III
Cornet III
Trompette 8'
Cromorne 8'
II. Grand-Orgue
Bourdon 16'
Bourdon 8'
Montre 8'
Dessus de Fl√Ľte 8'
Prestant 4'
Fl√Ľte 4'
Nazard 2 2/3'
Doublette 2'
Tierce 1 3/5'
Fourniture V
Cornet V
Dessous de Bombarde 16'
1ere Trompette 8'
2e Trompette 8'
Voix humaine 8'
Clairon 4'
III. Récit
Bourdon 8'
Fl√Ľte 8'
Prestant 4'
Cornet IV
Hautbois 8'
Pédale
Fl√Ľte 8'
Fl√Ľte 4'
Bombarde 16'
Trompette 8'
Clairon 4'
Autres caractéristiques
  • √Čtendue des claviers :
    • POS, GO : 54 notes (C-f3)
    • REC : 35 notes (x-xx)
  • √Čtendue du p√©dalier :
    • 27 notes (C-d1)

Le ma√ģtre-autel

L'autel moderne

Du ma√ģtre-autel √©difi√© en 1825 par Grimas de Montpellier, peu de traces subsistent, principalement le soubassement de marbre blanc, orn√© d'or. Son retable renfermait les reliques de saint Privat et saint Hilaire, tous deux consid√©r√©s comme anciens √©v√™ques du G√©vaudan. L'ensemble des ornementations a √©t√© enlev√©e le 12 septembre 1971, lors de l'ordination √©piscopale de Mgr Soulier[63].

Le nouvel autel, tout comme l'ambon, est l'Ňďuvre de Phillipe Kaeppelin, et date de 1989[64]. Cet autel est d√©cor√© de dessins en √©tain dor√© repr√©sentant la crucifixion du Christ, J√©sus au tombeau, J√©sus sortant du tombeau et saint Privat portant la mitre et une croix √©piscopale.

La chaire

La chaire pr√©sente actuellement dans la cath√©drale date du d√©but du XXe si√®cle. La pr√©c√©dente, enti√®rement de pierre, n'a pas √©t√© conserv√©e. L'actuelle est en bois de noyer. Elle a √©t√© inaugur√©e le 28 f√©vrier 1904 par l'√©v√™que Bouquet, dont l'√©piscopat dura de 1901 √† 1906. Ses armes sont visibles sur l'arri√®re, au-dessous de l'abat-voix. Deux rampes, elles aussi de bois, permettent d'acc√©der, de part et d'autre, √† la chaire. Parmi les ornementations, se trouvent sculpt√©s les quatre √Čvang√©listes : Matthieu, Marc, Luc et Jean. Chacun est accompagn√© d'un symbole le repr√©sentant, √† savoir respectivement : un visage d'homme, une t√™te de lion, une t√™te de taureau et une t√™te d'aigle.

La chaire est surmont√©e d'un abat-son monumental, qui est en fait une repr√©sentation du grand clocher de la cath√©drale. Cette chaire est l'Ňďuvre du menuisier mendois Garnier, et les sculptures ont √©t√© r√©alis√©es par deux autres Mendois, L√©on et Odilon Pag√®s. La construction de cette chaire est inspir√©e de celle de la cath√©drale Notre-Dame de Paris, directive donn√©e par le chanoine et archidiacre dioc√©sain L√©on Laurens, qui dirigeait la construction.

Les tapisseries

Quatre tapisseries de la cathédrale
Mgr de Piencourt, évêque de Mende

La pr√©sence de tapisseries dans la cath√©drale de Mende est assez ancienne. En effet, outre de nombreuses reliques, Urbain V avait fait don de draperies ramen√©es des croisades pour orner l'ensemble. L'√©v√™que Sylvestre de Crusy de Marcilhac a dot√© la cath√©drale de plusieurs tapisseries qui ont aujourd'hui toutes disparues. Les seules qui restent sont les huit tapisseries d'Aubusson, commande de l'√©v√™que Fran√ßois-Placide de Piencourt, livr√©es en 1708. Leurs dimensions sont de 6,40 m sur 4,60 m. Ces huit tapisseries retracent la vie de la Vierge Marie :

La naissance de la Vierge
On retrouve sur cette tapisserie Marie lors de sa naissance, en compagnie de ses parents, Joachim et Anne. Sept autres personnes sont également présentes sur cette scène.
Présentation de la Vierge au Temple
Cette tapisserie fait face à celle de la présentation de Jésus, son fils, au Temple. Cet épisode est, comme le précédent, issu de la culture populaire plus que des écritures. Marie, suivie par ses parents entre donc dans un temple situé non loin de Jérusalem que l'on aperçoit dans le fond.
L'Annonciation
Cette tapisserie fait r√©f√©rence √† l'√Čvangile selon saint Luc (Lc 1. 26-38) : l'archange Gabriel se pr√©sente face √† Marie √† genoux.
La Visitation
Celle-ci aussi s'inspire des √©crits de Luc (Lc 1. 39-).
La naissance de Jésus à Bethléem et l'adoration des bergers
Cette sc√®ne se r√©f√®re aux √©crits de Luc (Lc 2. 2). Marie tient l'enfant J√©sus sur ses genoux, entour√©e du bŇďuf et de l'√Ęne. √Ä sa gauche, Joseph fait signe aux bergers de s'avancer. Ceux-ci s'inclinent devant la Sainte Famille. Dans le fond, on retrouve trois autres bergers avec leurs moutons, un ange les observe, ils l√®vent les bras au ciel en sa direction.
L'Adoration des Mages
Ici c'est l'√Čvangile selon saint Matthieu qui est repris (Mt 2. 1). Cette sc√®ne fait imm√©diatement suite √† la pr√©c√©dente. Marie tient toujours son fils sur les genoux, ce dernier l√®ve le bras droit vers ses visiteurs. L'un des trois rois mages est √† genoux et tend un pr√©sent √† J√©sus. Les deux autres se tiennent derri√®re, par√©s de leurs beaux habits.
Présentation de Jésus au Temple et purification de Marie
On retrouve l'√Čvangile selon saint Luc (Lc 2. 22-).
L'Assomption de Notre-Dame
Les ap√ītres, les uns √† genoux, les autres debout, se tiennent autour du tombeau de la Vierge Marie durant l'Assomption.

Les tableaux

Le portrait d'Urbain V dans la chapelle Saint-Privat

La cath√©drale renferme plusieurs tableaux qui d√©corent les diff√©rentes chapelles. Ainsi l'on retrouve une copie du J√©sus √† G√©ths√©mani. L'original est une Ňďuvre du XIXe si√®cle de Giovanna Gastona Forzoni, et est expos√© en l'√©glise de la mis√©ricorde de Volterra, ville de Toscane jumel√©e avec Mende[65]. Parmi les autres tableaux, se trouvent la repr√©sentation du martyre de saint Andr√©, la r√©surrection de Lazare, diverses peintures sur l'Assomption, ou encore plusieurs portraits de saints, souvent associ√©s √† la chapelle qui leur est d√©di√©e (saint Joseph, saint Dominique, saints Gervais et Protais, saint Pierre, ...).

√Ä l'occasion de la c√©l√©bration du septi√®me centenaire de la naissance du pape Urbain V, en octobre 2009, le dioc√®se de Mende a fait don aux services de l'√Čtat fran√ßais d'un portrait du pape, ex√©cut√© peu de temps apr√®s sa mort. Le tableau est alors expos√© dans la chapelle Saint-Privat[66]. Cette chapelle √©tait d√©j√† li√©e √† Urbain V, puisque la cl√© de vo√Ľte est une sculpture du visage du pape.

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Sources et références

  1. ‚ÜĎ a et b Notice no PA00103856, sur la base M√©rim√©e, minist√®re de la Culture
  2. ‚ÜĎ (fr) Article sur Mende sur Universalis
  3. ‚ÜĎ Benjamin Bardy in Mende, √©dition SAEP Colmar-Ingersheim, p. 14
  4. ‚ÜĎ F√©lix Remize in Saint Privat, √©v√™que du G√©vaudan, II√®me si√®cle, Mende, 1910
  5. ‚ÜĎ (fr) Histoire des Francs - Livre premier
  6. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p.415
  7. ‚ÜĎ a et b (fr) Dioc√®se de Mende
  8. ‚ÜĎ JB Pascal in Gabalum Christianum ou recherches historico-critiques sur le dioc√®se de Mende, p.112
  9. ‚ÜĎ a, b et c Urbain V le bienheureux, Yves Chiron, 2010, p. 287
  10. ‚ÜĎ a et b Benjamin Bardy, in Mende, √©ditions SAEP, 1973, p.65 ; Dom Claude Devic, dom Joseph Vaiss√®te, Histoire g√©n√©rale de Languedoc, vol. IV, Toulouse, Privat, 1876 (r√©imp. 2003) (ISBN 2-84575-165-6) , p.394.
  11. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p. 914
  12. ‚ÜĎ Histoire g√©n√©rale de Languedoc, IV, p.394.
  13. ‚ÜĎ a et b F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, pp.785-786
  14. ‚ÜĎ F. Andr√©, Lettres de Charles VI, Fran√ßois II; inventaire des ventes de 1562,etc., Bulletin de la soci√©t√© de lettres de la Loz√®re 1892, pp. 89-108
  15. ‚ÜĎ Livre des cinq secr√©taires, 1409-1490, Archives d√©partementales de Loz√®re
  16. ‚ÜĎ JBE Pascal in Gabalum Christianum ou recherches historico-critiques sur le dioc√®se de Mende, p. 124.
  17. ‚ÜĎ a et b F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p. 924
  18. ‚ÜĎ a, b et c (fr) office du tourisme de la ville de Mende
  19. ‚ÜĎ Fran√ßois Astorg de Cardaillac de Peyre plus pr√©cis√©ment
  20. ‚ÜĎ (fr) [PDF] arbre g√©n√©alogique des Peyre
  21. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p. 826
  22. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p. 829.
  23. ‚ÜĎ Roger Lagrave, Mathieu Merle, La Guerre du G√©vaudan, 1572-1586, p. 46
  24. ‚ÜĎ Roger Lagrave, Mathieu Merle, La Guerre du G√©vaudan, 1572-1586, p. 55
  25. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p. 835
  26. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p.929
  27. ‚ÜĎ (fr) Historique du dioc√®se de Mende
  28. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p.860
  29. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, pp.654-657
  30. ‚ÜĎ Guetteur de temps, la basilique cath√©drale de Mende, Sylvain Marcillac, p. 15
  31. ‚ÜĎ a et b A. Martin, Notice historique sur la ville de Mende, 1893, r√©√©dition chez Lacour/Redivia, 1991, pp. 44-51
  32. ‚ÜĎ Un si√®cle d'images mendoises, √©dit√© par la ville de Mende, 1974, vignette 45
  33. ‚ÜĎ [PDF] (fr) Liste des monuments pour lesquels des secours ont √©t√© demand√©s (1840)
  34. ‚ÜĎ Un si√®cle d'images mendoises, √©dit√© par la ville de Mende, 1974, vignette 46
  35. ‚ÜĎ (fr) [PDF] Laisser vous conter Mende et Lot en G√©vaudan, pays et villes d'art et d'histoire
  36. ‚ÜĎ (en) Giga Catholic information
  37. ‚ÜĎ (fr) Histoire du dioc√®se de Mende
  38. ‚ÜĎ a et b Un si√®cle d'images mendoises, √©dit√© par la ville de Mende, 1974, vignette 51
  39. ‚ÜĎ Guetteur de temps, la basilique cath√©drale de Mende, Sylvain Marcillac, p. 17
  40. ‚ÜĎ (fr) Minist√®re fran√ßais de la culture, La mise en s√Ľret√© des cath√©drales et de leur patrimoine mobilier, p.5
  41. ‚ÜĎ Midi libre Loz√®re du 11 ao√Ľt 2008
  42. ‚ÜĎ (fr) Exemple d'animation autour de cette visite
  43. ‚ÜĎ a, b et c Benjamin Bardy in Mende, √©dition SAEP, 1973, p. 68
  44. ‚ÜĎ Laissez vous conter Mende & Lot en G√©vaudan - Mende, √©dit√© par le pays d'art et d'histoire Mende & Lot en G√©vaudan, p.7
  45. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p.428
  46. ‚ÜĎ a et b F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p. 661
  47. ‚ÜĎ a et b Benjamin Bardy, in Mende, √Čditions SAEP, Ingersheim, 1973, pp.84-86
  48. ‚ÜĎ Guetteur de temps, la basilique cath√©drale de Mende, Sylvain Marcillac, p. 51.
  49. ‚ÜĎ a, b, c et d F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p.937
  50. ‚ÜĎ a, b et c Laissez vous conter Mende & Lot en G√©vaudan - Mende, √©dit√© par le pays d'art et d'histoire Mende & Lot en G√©vaudan, p.6
  51. ‚ÜĎ (fr) Base Palissy
  52. ‚ÜĎ (fr) Base Palissy
  53. ‚ÜĎ Guetteurs de temps - la Basilique-Cath√©drale de Mende, Sylvain Marcillac, p. 27
  54. ‚ÜĎ (fr) Centre d√©partemental de ressources culturelles de la Loz√®re
  55. ‚ÜĎ (fr) Plus d'information sur Lamartine √† Mende
  56. ‚ÜĎ La semaine religieuse, 1877, p.483
  57. ‚ÜĎ a et b (fr) √Čtude men√©e par l'universit√© du Qu√©bec
  58. ‚ÜĎ Dr Billon, Etude sur les cloches et les sonneries fran√ßaises et √©trang√®res, in Annuaire des cinq d√©partements de l'ancienne Normandie, 33e ann√©e, 1867, pp.37-38
  59. ‚ÜĎ Guetteurs de temps, Sylvain Marcillac, p. 51
  60. ‚ÜĎ F√©lix Buffi√®re, Ce tant rude G√©vaudan [d√©tail des √©ditions], tome I, p.935
  61. ‚ÜĎ (fr) Base Palissy
  62. ‚ÜĎ (fr) Base Palissy
  63. ‚ÜĎ Guetteurs de temps, Sylvain Marcillac, p. 35
  64. ‚ÜĎ Guetteurs de temps, Sylvain Marcillac, p. 33
  65. ‚ÜĎ Guetteur de temps, la basilique cath√©drale de Mende, Sylvain Marcillac, p. 62
  66. ‚ÜĎ (fr) Midi Libre Loz√®re, √©dition du 3 octobre 2009

Bibliographie

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  • Sylvain Marcillac, Guetteurs de temps, la basilique-cath√©drale de Mende, 1996  Ouvrage utilis√© pour la r√©daction de l'article
  • Dictionnaire des √©glises de France, Belgique, Luxembourg, Suisse, vol. II-C, Paris, Robert Laffont, p. 85-86 
  • Fran√ßois Collombet, Les plus belles cath√©drales de France, Paris, S√©lection du Readers Digest, 1997 (ISBN 2-7098-0888-9), p. 126-127 
  • Jean-Marie P√©rouse de Montclos (s.d.), Languedoc-Roussillon, le guide du patrimoine, Paris, Hachette, 1996 (ISBN 2-01-242333-7), p. 289-290 

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