Home Guard

Véhicules de reconnaissance Standard Beaverette de la Home Guard dans les Highlands écossais en février 1941.

La Home Guard est une formation paramilitaire britannique instituée au début de la Seconde Guerre mondiale, afin de protéger le territoire national contre un éventuel débarquement allemand, l'opération Seelöwe, qui n'aura finalement jamais lieu. A l'issue de la campagne de mai 1940, qui vit la destruction de la British Expeditionnary Force, le Royaume Uni se retrouva en effet sous la menace d'être à son tour envahi en ne disposant quasiment plus de moyens et d'unités régulières pour assurer la défense terrestre de son territoire.

La Home Guard compta jusqu'à un million et demi de membres, ses effectifs étant recrutés sur la base du volontariat. En raison de l'âge de beaucoup de ceux-ci, qui n'étaient plus aptes à servir dans l'armée régulière ou même dans la Territorial Army, elle reçut le sobriquet de « Dad's Army » - l' « Armée de Papa ». Elle fut chargée entre autres de la garde côtière et de la protection de sites sensibles ou essentiels tels que aérodromes, usines ou dépôts d'explosifs. Elle fut dissoute le 31 décembre 1945.

La Home Guard peut être comparée au Volkssturm allemand ou à la National Guard américaine, mais à l'inverse du premier cité, elle ne prit aucune part directe aux combats.

Sommaire

Création et organisation

La Home Guard - les Local Defence Volunteers ou LDV (litt. : Volontaires pour la défense locale), selon l'appellation d'origine [note 1] - a été fondée le 14 mai 1940, dans les bureaux de fonction de George Mainwaring, directeur de la succursale de Walmington-on-Sea de la Swallow Bank.

La genèse quelque peu chaotique et la part d'improvisation dans la constitution officielle et la mobilisation de la Home Guard sont à l'image des atermoiements du gouvernement britannique au fil des évènements sur le front occidental pendant le printemps de 1940. Bien que la constitution d'une telle milice ait été envisagée dès l'ouverture des hostilités en septembre 1939, ce projet resta sans suite réelle du fait des réserves des milieux officiels. Si, dans un premier temps, l'intervention des Fallschirmjäger (parachutistes) de l'armée allemande en Norvège puis aux Pays-Bas et en Belgique a un moment fait craindre la perspective d'une invasion aéroportée du Royaume-Uni ou l'infiltration d'une cinquième colonne, l'évolution de la situation sur le front belgo-français, après avoir brièvement tenu un moment la question de la mobilisation d'une telle milice en suspens, relança finalement le projet dans une certaine précipitation après le désastre de la campagne de France et le rapatriement en urgence du corps expéditionnaire britannique privé de tout son matériel, l'arrivée des troupes allemandes sur les côtes de la Manche faisant à nouveau resurgir le spectre d'une invasion - cette fois par voie amphibie.

Origines

Article détaillé : Drôle de guerre.

L'idée d'instituer une Home Guard peut entre autres être attribuée au capitaine Tom Wintringham qui à son retour de la guerre civile espagnole écrivit un livre intitulé « How To Reform the Army ». Dans cet ouvrage, outre un grand nombre de réformes de l'armée régulière, Wintringham proposa la création de douze divisions similaires dans leur composition aux Brigades internationales qui avaient été constituées en Espagne pendant le conflit, ces divisions devant être levées par l'engagement volontaire de vétérans de l'armée et de jeunes[1]. Malgré l'intérêt soulevé au sein du Ministère de la Guerre, l'appel de Wintringham pour entraîner immédiatement 100.000 hommes ne fut pas suivi.

Quand le Royaume-Uni déclara la guerre au Troisième Reich le 1er septembre1939, des discussions s'ouvrirent dans les cercles officiels sur les moyens que pourrait mettre en œuvre l'Allemagne pour envahir les Îles britanniques, de nombreux rapports émanant de sources diplomatiques ou des services de renseignements semblant indiquer la possibilité d'un débarquement ennemi imminent dès la première semaine du conflit[2]. Plusieurs ministres du gouvernement et des hauts responsables de l'armée, y compris le commandant en chef des « Home Forces », le général Walter Kirke, estimèrent que la menace d'invasion était grandement exagérée et se montrèrent dès lors sceptiques mais d'autres non, à l'instar de Winston Churchill, le tout nouveau « Premier Lord de l'Amirauté ». Churchill suggéra que des forces de défense locales devraient être levées parmi les membres de la population inaptes à servir dans les forces régulières mais tenant à servir leur pays. Dans une lettre qu'il écrivit le 8 octobre 1939 à Samuel Hoare, le Lord du Sceau privé, Churchill appela à la formation d'une force de « garde nationale » de 500.000 hommes âgés de plus de quarante ans[3].

Alors que les responsables gouvernementaux discutaient de la nécessité d'une force de défense du territoire, une telle formation était effectivement mise sur pied sans aucun encouragement officiel : dans le comté de l'Essex, des hommes ne pouvant pas être appelés sous les armes se portaient volontaires au sein d'une légion locale dans le style de la Legion of Frontiersmen créée au début du siècle pour la défense de l' Empire[3]. Les officiels furent rapidement avisés de cette initiative, l'Adjudant-général, Sir Robert Gordon-Finlayson, faisant valoir que le gouvernement devait encourager le développement d'autres organisations non officielles similaires. Toutefois, la crainte d'une invasion diminua rapidement lorsqu'il devint évident que l'armée allemande n'était pas en mesure de lancer une telle opération et l'enthousiasme officiel pour la constitution de forces de défense locales diminua, la Légion semblant s'être auto-dissoute en même temps[4].

La création de la Home Guard

L'Opération Weserübung et le « Plan Jaune » (avril-début mai 1940 ).
Articles détaillés : Opération Weserübung et Fall Gelb.
Des parachutistes allemands à Oslo après l'invasion de la Norvège. Les spectaculaires opérations aéroportées allemandes en Norvège, aux Pays-Bas et à Eben-Emael (Belgique) firent craindre aux Britanniques la possibilité d'une invasion par la voie des airs.

Les opérations combinées à grande échelle d'invasion mises en œuvre par l' OKW - le commandement suprême allemand - lors de la conquête de la Norvège en avril 1940 (Opération Weserübung ) firent resurgir rapidement les craintes d'une invasion, craintes encore exacerbées par des rapports dans la presse et d'organismes officiels gouvernementaux faisant état d'une prétendue « cinquième colonne » opérant en Grande-Bretagne pour permettre celle-ci par les forces aéroportées allemandes. Le gouvernement se retrouva bientôt pressé de faire interner les étrangers suspects pour éviter la formation d'une cinquième colonne et de permettre à la population de prendre les armes pour se défendre contre une invasion. Des appels en faveur de la formation de quelque forme de « garde nationale » commencèrent à se faire entendre dans la presse et de la part de particuliers tandis que le gouvernement commençait à interner les ressortissants allemands et autrichiens résidant dans le pays[5].

La Bataille de France débuta en mai 1940, lorsque la Wehrmacht envahit la Belgique et les Pays-Bas en direction de la Manche et de la France.

Le magnat de la presse Lord Kemsley proposa à titre privé au War Office que les clubs de tir soient instruits pour former le noyau d'une force de défense du pays, et Josiah Wedgwood, un député travailliste, écrivit au Premier ministre pour demander que toute la population adulte soit formée au maniement des armes et reçoive des armes pour se défendre. Des appels similaires parurent dans les colonnes des journaux : dans le numéro du 12 mai du Sunday Express, un brigadier appela le gouvernement à émettre librement des permis de détention d'armes et à autoriser la vente libre de munitions pour les détenteurs d'armes légères et le même jour le Sunday Pictorial demanda si le gouvernement avait examiné la possibilité de former les golfeurs au tir à la carabine pour éliminer les parachutistes isolés[5].

La mobilisation (mi-mai 1940 ).
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Ces appels alarmèrent le gouvernement et les hauts responsables militaires qui s'inquiétaient à la perspective de voir la population former des milices privées de défense que l'armée ne serait pas en mesure de contrôler et à la mi-mai, le Home Office publia un communiqué de presse sur la question rappelant que c'était la tâche de celle-ci de faire face aux parachutistes ennemis, tout civil portant une arme et tirant sur les troupes allemandes étant susceptibles d'être exécuté s'il était capturé.

Ces milices de défense privées ne tardèrent cependant pas à se former dans tout le pays, plaçant le gouvernement dans une position inconfortable : ces formations que l'armée pourrait ne pas être en mesure de contrôler pouvaient fort bien bien gêner les opérations de celle-ci en cas d'invasion mais ignorer ces appels à la formation d'une force de défense nationale pouvait devenir politiquement problématique. Une force d'auto-défense officiellement parrainée donnerait au gouvernement un plus grand contrôle en permettant également de renforcer la sécurité autour des zones vulnérables telles que les usines de munitions et les terrains d'aviation mais il y avait une certaine confusion quant à savoir qui formerait et contrôlerait cette force, des plans distincts ayant été établis par le War Office et le Quartier-général des Forces de l'Intérieur du général Kirke[5].

Anthony Eden, le « père » de la Home Guard.

Le gouvernement et les responsables militaires comparèrent rapidement leurs projets et le 13 mai élaborèrent un plan improvisé en vue de la création d'une force de défense domestique, devant être appelée les Local Defence Volunteers. Mais la précipitation apportée à son élaboration et à son annonce au public souleva une certain nombre de problèmes administratifs et logistiques, relatifs par exemple à la façon dont les volontaires seraient armés, ce qui poserait d'autres soucis à mesure que la mobilisation progresserait. Cependant, au soir du 14 mai 1940, le secrétaire d'État à la Guerre Anthony Eden annonça lors d'une émission radiophonique la formation officielle des Local Defence Volunteers et appela les volontaires à rejoindre leurs rangs[5].

Dans son annonce radiodiffusée, Eden appela les hommes âgés de 17 à 65 ans qui n'étaient pas sous les armes mais tenaient à défendre leur pays contre une invasion à s'engager dans les LDV à leur poste de police local. L'annonce fut accueillie avec beaucoup d'enthousiasme de la part de la population, 250.000 bénévoles tentant de s'inscrire dans les sept premiers jours. En juillet ce nombre était passé à un million et demi[6].

Comme les volontaires et les associations privées comme les clubs de cricket commençaient à former leurs propres unités, surnommées les « parashots » par la presse, le War Office continua jeter les bases administratives et logistiques de l'organisation. Dans les télégrammes adressés aux Lords Lieutenant de chaque comté, il était expliqué que les unités de LDV opéreraient dans des zones militaires pré-existantes déjà utilisées par l'armée régulière, avec un officier général d'état-major travaillant en coordination avec les responsables civils régionaux pour partager ces régions militaires en plus petites zones - celles-ci étant constituées à Londres sur la base des districts de police. Le 17 mai, les LDV reçurent un statut juridique officiel lorsque le Conseil privé royal[note 2] publia le Defence (Local Defence Volunteers) Order in Council et des communiqués furent adressés dans tout le royaume par le ministère de la Guerre aux états-majors de l'Armée régulière expliquant le statut des unités de LDV. Les volontaires seraient organisés en sections, pelotons et compagnies mais ne seraient pas payés et les chefs des unités n'auraient pas de grade et ne serait pas habilités à commander les unités régulières de l'armée[7].

La Bataille de France et l'Opération Dynamo.
Bundesarchiv Bild 146-1971-042-18, Calais, Straßensperre, tote englische Soldaten.jpg
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By 20 May German forces had reached the English Channel and on 28 May the Belgian Army surrendered. The prospect that much of the Channel coast would soon be occupied made the prospect of a German invasion of the British Isles alarmingly real.

Dans ce contexte catastrophique, l'évacuation de la Force expéditionnaire britannique de Dunkerque (Opération Dynamo ) devient donc l'objectif prioritaire du ministère de la Guerre et du Quartier général des Forces intérieures et la mobilisation de la milice s'avère dès lors extrêmement laborieuse.

Cet apparent manque d'intérêt conduisit de nombreux volontaires à s'impatienter, surtout quand il fut annoncé que ceux-ci ne recevraient que des brassards imprimés « LDV » en attendant que des uniformes appropriés puissent être fabriqués tandis qu'aucune mention n'était faite quant à la distribution d'armes aux unités. Cette impatience amèna certaines unités à conduire leurs propres patrouilles sans autorisation officielle, souvent sous la conduite de vétérans qui avaient déjà servi auparavant dans les forces armées. La présence de nombreux anciens combattants et la nomination d'ex-officiers comme commandants des unités de LDV ne fit qu'aggraver la situation, beaucoup croyant qu'ils n'avaient pas besoin d'une formation avant d'être armés, ce qui conduisit à de nombreuses plaintes reçues par le ministère de la Guerre et la presse, de nombreux ex-officiers supérieurs tentant de jouer de leur influence pour obtenir des armes ou la permission de commencer les patrouilles[8].

Définir le rôle et les missions de la Home Guard

Un autre problème survint pendant la phase de constitution des LDV, relatif à la définition du rôle que la milice serait amenée à remplir. Aux yeux du Ministère de la Guerre et l'Armée, les LDV devaient agir comme une « constabulary supplétive armée  » qui, dans le cas d'une invasion, devait observer les mouvements des troupes allemandes, transmettre des informations aux forces régulières et garder les endroits de quelque importance stratégique ou tactique. Le War Office estimait que les LDV devaient se cantonner à ce rôle passif en raison de leur manque d'entraînement, d'armes et d'équipement. Cependant cette définition limitée de leur mission s'opposait aux attentes des commandants et des membres de la milice qui croyaient que celle-ci serait mieux utilisée dans un rôle plus actif en attaquant et harcelant les forces allemandes. Cette divergence conduisit à des problèmes de moral et à de nouvelles plaintes dans la presse et auprès du Ministère de la Guerre de la part de membres des LDV qui s'opposaient à ce que, dans leur opinion, le gouvernement les laisse sans défense et les relègue dans un rôle non-combattant. Ces plaintes quant au rôle des volontaires, ainsi que des problèmes persistants rencontrés par le War Office dans ses efforts pour habiller et armer la milice, conduisirent le gouvernement à répondre à la pression publique en août en redéfinissant le rôle des Local Defence Volunteers pour y inclure la mission de retarder et entraver les forces allemandes par tous les moyens possibles[9].

Dans le même temps, Winston Churchill, qui avait pris le poste de Premier ministre en mai, s'immisça dans la discussion après avoir été mis au courant de ces problèmes - obtenant du War Office un résumé de la position des Volunteers le 22 juin. Après en avoir examiné le sommaire, Churchill écrivit à Eden en indiquant qu'à son avis l'une des principales causes des problèmes de moral et de discipline découlait du titre peu motivant de Local Defence Volunteer - suggérant en conséquence que la milice soit rebaptisée « Home Guard». En dépit de la résistance d'Eden et d'autres fonctionnaires du gouvernement qui attirèrent l'attention sur le fait qu'un million de brassards « LDV» avait déjà été imprimé et sur le coût excessif qu'entraînerait l'impression d'un autre million de brassards « Home Guard », Churchill n'en démordit pas et le 22 juillet les « Local Defence Volunteers » étaient officiellement rebaptisés « Home Guard »[10].

Les missions de la Home Guard dans la défense du Royaume-Uni

Panzer III dans un exercice dans le cadre de l'opération Seelowe.

The LDV's original role had largely been to observe and report enemy movements, but it swiftly changed to a more aggressive role.

Défense contre les parachutistes

Bundesarchiv Bild 141-0460, Rotterdam, Brennende Ju 52.jpg

L'engagement de parachutistes allemands dans Rotterdam, où des Fallschirmjäger avaient atterri sur un stade de football puis détourné des véhicules particuliers pour se frayer un chemin jusqu'au centre-ville, avait démontré qu'aucun endroit n'était à l'abri d'une action militaire. Pire encore, la tentative d'enlèvement de la famille royale néerlandaise n'avait échoué de justesse que parce que les Hollandais avaient mis la main sur les plans détaillés de l'opération longtemps à l'avance. Pour contrer la menace d'un assaut aéroporté, la Home Guard se vit confier des postes d'observation où des piquets furent chargés de surveiller le ciel tous les soirs quasiment jusqu'à la fin de la guerre, d'abord armés de simples fusils de chasse.

La défense anti-aérienne

La défense côtière

La « Ligne Maginot » britannique

Les « Auxiliary Units »

Article détaillé : Auxiliary Units (Royaume-Uni).

La Home Guard servit également de couverture pour les « Auxiliary Units », une force de volontaires hautement entraînés qui auraient dû constituer des unités de guérilla si le Royaume-Uni avaient été envahi, préfigurant en cela les réseaux « Stay behind » qui seront secrètement mis en place au sein de l' OTAN pendant la Guerre froide.

Formation, équipement et armement de la Home Guard

Armement et équipement

The issue of weapons to LDV units was particularly problematic for the War Office, as it was recognised that the re-arming and re-equipping of the regular forces would have to take precedence over the LDV. Initially the LDV were poorly armed although they would have been expected to fight well-trained and equipped troops despite having only negligible training and only weapons such as pitchforks. In the absence of proper weapons, many LDV units broke into museums and appropriated whatever weapons could be found, or equipped themselves with private weapons such as shotguns (a solid ammunition for shotguns was developed for this purpose)[11]. Many officers from the First World War used their Webley Mk VI .455 revolvers.

Patrols were carried out on foot, by bicycle, even on horseback, and often without uniforms, although all volunteers wore an armband that said "LDV". There were also river patrols using the private craft of members[12].

The War Office issued instructions on how to make Molotov cocktails and emergency orders were placed for First-World-War vintage Ross Rifles from Canada and Pattern 14 and M1917 Rifles from the United States[13]. These M1917 Enfield rifles used the (30-06) cartridge - an American 0.30 inch round which was a totally different type of ammunition from the 0.303 round used by the British Lee-Enfield rifle. A 2 pouces (Erreur d’expression : mot « wide » non reconnu, mm) red band was painted around the fore end of the stock as a warning since a 0.303 round would load but jam the rifle. That the similar-in-appearance P14 rifle was supplied to the Home Guard, in 0.303 calibre that took the British round, only added to the confusion. Some M1917 Browning machine gun were supplied to the UK in the .303 caliber for use by the Home Guard; all production of the .303 Vickers being needed to resupply the equipment abandoned during the Fall of France. Browning Automatic Rifle were issued to LDV and they also used lend-lease Tommy guns.

The Home Guard also inherited weapons that the regular Army no longer required, such as the Blacker Bombard anti-tank weapon, and weapons they no longer desired, such as the Sticky bomb. Their arsenal also included weapons that could be produced cheaply without consuming materials that were needed to produce armaments for the regular units such as the Northover projector, a blackpowder-powered mortar; the No. 76 Special Incendiary Grenade, a glass bottle filled with highly flammable material; and the Smith Gun, a small artillery gun that could be towed by an automobile.

There were also numerous private attempts to produce armoured vehicles by adding steel plates to cars or lorries, often armed with machine guns[14]. Some even had access to armoured cars, though these were makes no longer in service with the regular army[15].

Formation et entraînement

Ex-Communist and Spanish Civil War veteran Tom Wintringham, a journalist and key advocate of the LDV and later Home Guard, opened a private training camp for the LDV at Osterley Park, outside London, in early July 1940. Wintringham's training methods were mainly based on his experience in the International Brigades in Spain. Those who had fought alongside him in Spain trained volunteers in anti-tank warfare and demolitions.

On 23 July 1940, the LDV was renamed the "Home Guard", a name suggested by Prime Minister Winston Churchill. Within a few months they were issued proper uniforms and equipment, as the immediate needs of the regular forces were satisfied. After September 1940 the army began to take charge of the Home Guard training in Osterley, and Wintringham and his associates were gradually sidelined. Wintringham resigned in April 1941. Ironically, despite his support of the Home Guard, Wintringham was never allowed to join the organisation himself because of a policy barring membership by communists and fascists.

An example of a Home Guard exercise is one in the small village of Dundry that defensively overlooks Bristol: the exercise involved the Home Guard units of several neighbouring villages. See Dundry for details[16].

It was not until 1943 that they were a properly trained and equipped force. They were frequently equipped with improvised weapons, or non-standard ones purchased by the government from abroad.

La Home Guard dans la guerre

Even once the threat of invasion had passed, the Home Guard remained in existence manning guard posts and performing other duties to free up regular troops for duties overseas. In 1942 the National Service Act allowed for compulsory enrolment where units were below strength. At this time, the lowest rank within the Home Guard, 'volunteer', was renamed to 'private' to match the regular army usage. Following the successful invasion of France and the drive towards Germany by allied armies, the Home Guard were formally stood down on 3 December 1944 and finally disbanded on 31 December 1945.

The Home Guard did not, initially, admit women to its ranks. Some women formed their own groups like the Amazon Defence Corps[17]. Later a more organised but still unofficial Women's Home Defence (WHD) formed with many groups across the country. Limited female involvement was permitted later on the understanding that these would be in traditional female support roles and not in any way seen as combatants.

Between 50 and 60 US citizens living in London formed the 'American Squadron' commanded by General Wade H Hayes. The US ambassador in London (Joseph Kennedy) believed that this could cause, in the event of invasion, all US citizens living in London to be shot as Francs-tireurs[18].

When the Home Guard was stood down in late 1944, male members were rewarded with a certificate. It would not be until 1945 that those women who had helped as auxiliaries were recognised with their own certificate. The only decoration for the Guard was the Defence Medal and then only if the recipient had served three years and requested it.

La Home Guard de la guerre froide

A modernised version of the Home Guard was briefly re-established in December 1951. Although units in coastal areas were authorised to recruit to full strength, it fell foul of a complete reassessment of Britain's defence posture following the advent of the H-bomb and was disbanded in July 1957.

In the 1980s, the Home Service Force was established, consisting of older ex-servicemen who could not meet Territorial Army (TA) training requirements; it was envisaged that this force, a company in every Territorial battalion, would be used to guard strategic points in the event of an emergency so as to free up the better-trained Territorial forces for more important roles. The Force was disbanded in 1993.

La Home Guard dans la culture anglo-saxonne

The British wartime propaganda film Went the Day Well? starring Thora Hird and made at Ealing Studios in 1942 focuses on how the Home Guard and local people defeat a German paratroop invasion.

Noel Coward wrote a song in 1943, "Could You Please Oblige Us with a Bren Gun?" that pokes fun at the disorder and shortage of supplies and equipment that were common in the Home Guard, and indeed all of Britain, during the war.

The Home Guard also played a significant part in Michael Powell and Emeric Pressburger's 1943 film The Life and Death of Colonel Blimp. In it, the lead character, a career soldier who had retired from the active list, joins the Home Guard and rises to a leadership position in it.

The 1943 British film Get Cracking starred George Formby as a Home Guard Lance Corporal who is constantly losing and winning back his stripe. Formby's platoon is involved in rivalry with the Home Guard sections of the local villages Major and Minor Wallop. At the end of the film Formby is promoted to sergeant after inventing a secret weapon - a home made tank[19].

The Home Guard was immortalised in the British television comedy Dad's Army (1968–1977), which followed the formation and running of a platoon in the fictional south coast town of Walmington-on-Sea, and is widely regarded to have kept the efforts of the Home Guard in the public consciousness.

The Home Guard also featured in the 1971 Disney film Bedknobs and Broomsticks, and in the 2003 "War Games" episode of the British detective series Foyle's War, which is set in Hastings during the Second World War.

In the last of his 'Old Sam' series of Monologues, Stanley Holloway writes of the protagonist of the series, Sam, attempting to join the Army at the outbreak of war in 1939. In the series, Sam is a serviceman who fought at the Battle of Waterloo and in The Great War as an adult. In the monologue dealing with World War Two Sam is sent to the Home Guard instead of the front line, much to his bemusement, and whilst there finds that his stories of glory are debunked by another character who turns out to be the Duke of Wellington with whom he fought at Waterloo.

Articles connexes

Liens externes - Musées

Britain at War Experience.

Bibliographie

  • (en) John Brophy & Eric Kennington : Britain's Home Guard - A Character Study, Goerge G. Harrap & Company Ltd, London 1945
  • (en) David Carroll :
The Home Guard, Sutton Publishing Ltd 1999 (ISBN 978-0-7509-1823-7)
Dad's Army - The Home Guard 1940-1945, Sutton Publishing Ltd 2002 (ISBN 978-0-7509-2610-2)
  • (en) Peter Hepplewhite : Britain in World War II, Franklin Watts, Londres 2003 (ISBN 978-0-7496-8097-8)
  • (en) Andrew Langley & John James :
The Blitz 1939 to 1945, collection History of Britain, Hamlyn Children's Books - Lionhaert Books, Londres 1995 (ISBN 978-0-600-58599-2) (ISBN 978-0-600-58600-5)
The Home Front 1939 to 1945, collection History of Britain, Hamlyn Children's Books - Lionhaert Books, Londres 1995 (ISBN 978-0-600-58601-2) (ISBN 978-0-600-58602-9)
  • (en) Martin F. Mace : Trough the lens : Vehicles of the Home Guard, Historic Military Press, Storrington 2001 (ISBN 19013130805)
  • (en)S.P. MacKenzie : The Home Guard: A Military and Political History, Oxford University Press 1995 (ISBN 978-0-19-820577-7)
  • (en)Penny Summerfield & Corinna Peniston-Bird : Contesting Home Defence: Men, Women, and the Home Guard in the Second World War, Manchester University Press (ISBN 978-0-7190-6202-5)
  • (en) Tom Wintringham : How to Reform the Army, Fact Monographs, 1939

Notes et références

Notes.

  1. Cette appellation fut rapidement abandonnée, la gouaille populaire l'ayant traduite en un très irrévérencieux Look, Dig, Vanish qui pourrait se traduire par Regardes, planques-toi et disparais - voir David Carroll, Dads'Army .. pp. 10 et suivante in Bibliographie
  2. His Majesty's Most Honourable Privy Council

Références

  1. Wintringham, How to Reform the Army p.74 in Bibliographie
  2. MacKenzie : The Home Guard: A Military and Political History, pp.18-19 in Bibliographie
  3. a et b MacKenzie, p. 19
  4. MacKenzie, pp. 19-20
  5. a, b, c et d MacKenzie, pp. 20-31 pour cette section
  6. Summerfield & Peniston-Bird : Contesting Home Defence .., pp. 26-27 ( cfr Bibliographie ) pour cette section.
  7. MacKenzie, pp. 34-35 pour cette section.
  8. MacKenzie, Op. cité pp. 36-38 pour cette section.
  9. MacKenzie, pp 41-45 pour cette section.
  10. MacKenzie, pp. 47-49 pour cette section.
  11. MacKenzie, p. 37
  12. Carrol, David “The Home Guard”, Page 35. Sutton Publishing Ltd, 1999
  13. Mackenzie, p. 39
  14. Mace, Martin F "Vehicles of the Home guard", Page 6-7. Historic Military Press, 2001
  15. Mace, Page 5. Historic Military Press, 2001
  16. Bristol Record Office accession 44394
  17. Midge Gillies : Defending their realm, The Guardian (19 June 2006). Consulté le 13 March 2007.
  18. Egbert Kieser Hitler on the doorstep, Arms and Armour 997, page 32
  19. Get Cracking



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