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Le baptĂȘme (du verbe grec ancien baptizein, frĂ©quentatif du verbe baptein, « plonger dans un liquide Â») est un rite ou un sacrement marquant l'entrĂ©e d'une personne dans une Église chrĂ©tienne. C'est la cĂ©rĂ©monie par laquelle on tĂ©moigne ĂȘtre chrĂ©tien. PurifiĂ©s dans l’eau les nouveaux chrĂ©tiens sont plongĂ©s dans la vie du Christ ressuscitĂ©.

L'ondoiement est une cĂ©rĂ©monie simplifiĂ©e du baptĂȘme utilisĂ©e en cas de risque imminent de dĂ©cĂšs (mention d'enfant ondoyĂ© dans les anciens registres paroissiaux) et qui se limite Ă  verser de l’eau sur la tĂȘte de la personne en prononçant les paroles sacramentelles : « Je te baptise au nom du PĂšre et du Fils et du Saint-Esprit Â».

ReprĂ©sentation d'un baptĂȘme dans l'art chrĂ©tien primitif.

Sommaire

Introduction

Pour tout chrĂ©tien, la rĂ©fĂ©rence est le baptĂȘme de JĂ©sus par Jean-Baptiste dans le Jourdain, dĂ©crit dans l'Ă©vangile selon Matthieu, chapitre 3, 13-17 :

« Alors JĂ©sus vint de la GalilĂ©e au Jourdain vers Jean, pour ĂȘtre baptisĂ© par lui. Mais Jean s'y opposait, en disant : C'est moi qui ai besoin d'ĂȘtre baptisĂ© par toi, et tu viens Ă  moi ! JĂ©sus lui rĂ©pondit : Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste. Et Jean ne lui rĂ©sista plus. DĂšs que JĂ©sus eut Ă©tĂ© baptisĂ©, il sortit de l'eau. Et voici, les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles: Celui-ci est mon Fils bien-aimĂ©, en qui j'ai mis toute mon affection. Â»

« On ne naĂźt pas chrĂ©tien, on le devient Â» affirmait Tertullien, un des PĂšres de l'Église, dans son Apologie du Christianisme, chapitre 18. Du fait qu'il apparaĂźt explicitement dans le Nouveau Testament, le baptĂȘme est un sacrement commun Ă  toutes les Églises chrĂ©tiennes. C'est aussi, pour celles qui le reconnaissent comme tel, un sacrement partagĂ© : ainsi, un baptisĂ© dans la foi orthodoxe qui se convertit au catholicisme n'a pas Ă  se faire rebaptiser, et vice-versa.

Le baptĂȘme peut ĂȘtre pratiquĂ© sur de jeunes enfants ou sur des adultes, selon les Ă©poques ou les Églises. Pour la Bible, « il y a un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptĂȘme Â» (Éphesiens 4:5).

Certaines confessions chrĂ©tiennes estiment que le baptĂȘme doit rĂ©sulter d'un choix personnel : le baptisĂ© doit donc ĂȘtre capable de faire ce choix. Certaines Ă©glises retardent l'Ăąge du bapteme de leurs fidĂšles en se rĂ©clamant de l'anabaptisme jusqu'Ă  l'Ăąge de la confirmation, par exemple. L'empereur Constantin ne se fĂźt baptiser que sur son lit de mort.

Rares sont celles qui, si le fidĂšle a Ă©tĂ© baptisĂ© avant l'Ăąge de raison, exigent qu'il soit baptisĂ© de nouveau, Par opposition, on nomme parfois PĂ©dobaptisme doctrine favorable Ă  la pratique du baptĂȘme des jeunes enfants.

La forme du baptĂȘme diffĂšre selon les Églises.

  • Aujourd'hui l'Église latine pratique essentiellement le baptĂȘme par aspersion (versement d'une petite quantitĂ© d'eau sur la tĂȘte).
  • Les Églises byzantines prĂ©fĂšrent le baptĂȘme par immersion, totale ou partielle — le nĂ©ophyte entre dans l'eau jusqu'aux genoux, puis on lui verse de l'eau sur la tĂȘte.
  • Les Églises protestantes pratiquent les deux formes, mais les protestants Ă©vangĂ©liques pratiquent frĂ©quemment le baptĂȘme par immersion.

Le baptĂȘme dans les diffĂ©rentes Ă©glises chrĂ©tiennes[1]

DĂ©nomination Enseignement concernant le baptĂȘme Type de baptĂȘme BaptĂȘme des petits enfants ? Le baptĂȘme rĂ©gĂ©nĂšre, procure la vie spirituelle
Catholiques romains NĂ©cessaire pour l’effusion de la puissance de sanctification appelĂ©e grĂące, qui place l’homme sur le chemin du salut. Essentiellement par effusion. Oui. Oui.
Eglise Orthodoxe Le « mystĂšre Â» du baptĂȘme est la participation Ă  la mort et Ă  la rĂ©surrection du Christ. Il nous permet de participer au renouvellement de la nature humaine par le Christ, but de l'incarnation de Dieu en homme Par triple immersion, l’aspersion n’étant pratiquĂ©e qu’en cas d’urgence. Oui. Ils reçoivent Ă©galement la communion et le chrĂȘme (onction). Oui.
Episcopaliens (Anglicans, Anglo-Catholiques) NĂ©cessaire au salut parce qu’il confĂšre la nouvelle naissance spirituelle Par immersion ou effusion. Oui. Oui. Sauf pour certaines tendances Ă©vangĂ©liques.
LuthĂ©riens L’instrument dont se sert l’Esprit de Dieu pour procurer la vie nouvelle et faire du pĂ©cheur un enfant de Dieu. Par aspersion, immersion ou effusion. Oui. Non.
MĂ©thodistes (Arminians, Wesleyans) Le baptĂȘme n’est pas nĂ©cessaire au salut, puisqu’il est le signe extĂ©rieur qu’on appartient Ă  la communautĂ© chrĂ©tienne. Par aspersion, immersion ou effusion. Oui. Non.
Églises rĂ©formĂ©es (Calvinisme) Ordonnance, rituel symbolique et sceau de la foi dans le cƓur de l’adulte. Par aspersion, immersion ou effusion. Oui, pour indiquer que leurs parents chrĂ©tiens sont membres de la communautĂ© de l’alliance. Non;
PentecĂŽtistes, AssemblĂ©es de Dieu, Charismatiques Le baptĂȘme d’eau est une ordonnance, un rituel symbolique par lequel on professe qu’on a acceptĂ© le Christ comme son Sauveur personnel. Par immersion. L’accent est mis sur la nĂ©cessitĂ© d’un « second Â» (deuxiĂšme) baptĂȘme, le baptĂȘme de l’Esprit qui se manifeste par le parler en langues. Non, mais les enfants sont prĂ©sentĂ©s Ă  Dieu, Ă  qui on demande de les bĂ©nir. Non;
Adventistes du SeptiĂšme Jour Ordonnance, rite symbolique qui n’est pas nĂ©cessaire au salut. Occasion donnĂ©e Ă  un croyant de confesser sa foi personnelle en Christ Uniquement par immersion. Non. Le baptĂȘme est rĂ©servĂ© Ă  ceux qui sont assez ĂągĂ©s pour exprimer leur foi et attester qu’ils se sont convertis. Les enfants sont « dĂ©diĂ©s Â» ou « prĂ©sentĂ©s Â» Ă  Dieu. Non;
Baptistes Ordonnance divine et rituel symbolique. Signe qu’on a dĂ©jĂ  trouvĂ© le salut, mais qui lui-mĂȘme n’est pas nĂ©cessaire au salut. Uniquement par immersion. Non. Le baptĂȘme est un acte de confession, accompli par une personne convertie capable de confesser sa foi. Non;
Mennonites Ordonnance, rituel symbolique et sceau de la foi dans le cƓur de l’adulte. Par aspersion, immersion ou effusion. Non. Le baptĂȘme est un acte de confession, accompli par une personne convertie capable de confesser sa foi. —
Quakers Simple symbole extĂ©rieur qui n’a plus Ă  ĂȘtre pratiquĂ©. Ne croient pas dans le baptĂȘme d’eau, mais seulement en une purification intĂ©rieure permanente de l’esprit humain par une vie de discipline rĂ©gie par le Saint-Esprit. — —
ArmĂ©e du Salut Ne pratiquent plus le baptĂȘme car estiment que le baptĂȘme ne devait ĂȘtre pratiquĂ© qu’au temps de JĂ©sus. — — —
Églises unies diverses les Ă©glises unies rĂ©unissent plusieurs tendaces, comme leur nom l'indique. La perception du baptĂȘme dĂ©pend donc du courant thĂ©ologique Par aspersion. idem. Dans certains courants Le baptĂȘme est administrĂ© au moment de la confirmation. Les enfants sont « prĂ©sentĂ©s Â» Ă  la communautĂ© ou « dĂ©diĂ©s Â» Ă  Dieu par leurs parents, parrains et marraines. —
Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours Alliance de prendre le nom du Christ, de se souvenir de lui, de garder ses commandements et de persĂ©vĂ©rer jusqu'Ă  la fin. BaptĂȘme par immersion suivi du don du Saint-Esprit par imposition des mains administrĂ©s par quelqu’un dĂ©tenant la prĂȘtrise de MelchisĂ©dek. Non. BĂ©nĂ©diction paternelle (ou reprĂ©sentant) du nouveau-nĂ©. BaptĂȘme par immersion Ă  partir de l'Ăąge de responsabilitĂ©, 8 ans. Nouvelle naissance spirituelle. PrĂ©sence constante du Saint-Esprit pour ceux qui obĂ©issent aux commandements —
TĂ©moins de JĂ©hovah (Antitrinitaires) NĂ©cessaire au salut, mais pas suffisant, puisqu’il n’est que le symbole du renoncement au pĂ©chĂ©. par immersion, mais non administrĂ© dans leurs lieux de rĂ©union (Salles du Royaume) Non. —

Le rite catholique

BaptĂȘme d'un bĂ©bĂ©
Article dĂ©taillĂ© : BaptĂȘme catholique.

Pour l'Église catholique, le baptĂȘme est le premier des trois sacrements de l'initiation chrĂ©tienne, avec l'Eucharistie (la communion) et la Confirmation. Pour les personnes ayant l'Ăąge de raison (enfants et adultes), il est prĂ©cĂ©dĂ© d'une pĂ©riode de prĂ©paration, appelĂ©e catĂ©chumĂ©nat, au cours de laquelle le futur baptisĂ©, le catĂ©chumĂšne, dĂ©couvre la foi pour laquelle il demande le baptĂȘme. Pour les nouveau-nĂ©s, les parents suivent une prĂ©paration au baptĂȘme qui les aide Ă  comprendre le sens de ce sacrement.

Le baptĂȘme dans l'Église orthodoxe

Le baptĂȘme est la participation, pour chaque chrĂ©tien, Ă  la mort et Ă  la rĂ©surrection du Christ. C'est pourquoi il est nĂ©cessaire Ă  la participation du renouvellement de l'homme dans le Christ. Ce renouvellement, c'est la mort du "vieil homme", du vieil Adam, de l'homme de la Chute, pour "revĂȘtir le Christ", prĂ©sentĂ© par Saint Paul comme le nouvel Adam.

Le BaptĂȘme est donc vĂ©ritablement une re-naissance.

Article dĂ©taillĂ© : BaptĂȘme orthodoxe.

Le baptĂȘme chez les baptistes et d'autres ÉvangĂ©liques

« Nul ne naĂźt chrĂ©tien mais chacun est invitĂ© Ă  le devenir. Â» C'est pourquoi ces chrĂ©tiens pratiquent le baptĂȘme des croyants sur profession personnelle de leur foi, c’est-Ă -dire que le croyant doit pouvoir expliquer pourquoi il mĂšne cette action. Ce baptĂȘme s'effectue par immersion complĂšte. Ils ne pratiquent pas le baptĂȘme des petits enfants, car ces derniers ne peuvent avoir pleine conscience de ce qu'est le baptĂȘme. Il relĂšve d'une dĂ©cision prise Ă  la suite du Salut par grĂące. Le baptĂȘme n'a aucun pouvoir salutaire, et ne purifie pas. Rappelons que selon la Parole de Dieu, le baptĂȘme « n’est pas la purification des souillures du corps, mais l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu Â». 1 Pierre 3:21. Le baptĂšme est le premier acte d'obĂ©issance de la vie chrĂ©tienne.

Le baptĂȘme dans l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours

BaptĂȘme par immersion :

Le terme « baptĂȘme Â» vient d'un mot grec signifiant « plonger Â» ou « immerger Â». Le baptĂȘme par immersion dans l'eau est une ordonnance administrĂ©e par l'autoritĂ© de la prĂȘtrise. Il est prĂ©cĂ©dĂ© par la foi en JĂ©sus-Christ et par le repentir. Il est une alliance par laquelle la personne entrant dans les eaux du baptĂȘme s'engage Ă  prendre sur elle le nom de JĂ©sus-Christ, Ă  se souvenir toujours de lui, Ă  garder ses commandements (dĂ©calogue) et Ă  persĂ©vĂ©rer jusqu'Ă  la fin (Matt 10:22).

Le baptĂȘme est une ordonnance de salut essentielle. Personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu sans avoir contractĂ© cette alliance.

Selon les enseignements de JĂ©sus-Christ, le baptĂȘme d'eau doit ĂȘtre suivi des dons du Saint Esprit par imposition des mains, sinon il est incomplet (Jean 3:5, Actes 19:5-6 et 2 NĂ©phi 31:13–14, dans le Livre de Mormon).

Adam fut le premier Ă  ĂȘtre baptisĂ© (MoĂŻse 6:64–65, dans la Perle de Grand Prix). JĂ©sus fut Ă©galement baptisĂ© pour accomplir tout ce qui est juste et pour montrer le chemin Ă  toute l'humanitĂ© (Matthieu 3:13–17 ; 2 NĂ©phi 31:5–12).

BaptĂȘme des nouveau-nĂ©s :

Le Seigneur condamne le baptĂȘme des nouveau-nĂ©s (Moroni 8:10–21, dans le Livre de Mormon). Les enfants naissent innocents et sans pĂ©chĂ©. Satan n'a le pouvoir de tenter les petits enfants que lorsqu'ils commencent Ă  devenir responsables (D&A 29:46–47, dans Doctrine et Alliances), de sorte qu'ils n'ont pas besoin de se repentir ou d'ĂȘtre baptisĂ©s. Les enfants ne peuvent se faire baptiser que quand ils atteignent l'Ăąge de responsabilitĂ© qui est huit ans (D&A 68:25–27).

BaptĂȘme pour les morts :

Du fait que tout le monde sur la terre n'a pas l'occasion d'accepter l'Évangile pendant l'existence mortelle, le Seigneur a autorisĂ© les baptĂȘmes accomplis par procuration pour les morts. C'est pourquoi, ceux qui acceptent l'Évangile enseignĂ© dans le monde des esprits peuvent se qualifier pour entrer dans le royaume de Dieu. Selon les saints des derniers jours (mormons), ces principes seraient prĂ©sents dans la Bible (1 Cor 15:29, 1 Pierre 3:19-20, 1 Pierre 4:6, Jean 5:25}. (salut pour les morts).

Le baptĂȘme chez les TĂ©moins de JĂ©hovah

Pour pouvoir ĂȘtre baptisĂ©, le candidat doit d'abord s'ĂȘtre vouĂ© Ă  JĂ©hovah dans la priĂšre, puis en faire la demande principalement au surveillant-prĂ©sident de sa congrĂ©gation. Trois anciens visiteront successivement le postulant afin de lui poser les 104 questions figurant dans le livre OrganisĂ©s pour faire la volontĂ© de JĂ©hovah, celles-ci ayant pour but de vĂ©rifier les connaissances du futur baptisĂ© sur la doctrine du mouvement. Les anciens s'assureront Ă©galement que le postulant mĂšne une vie conforme aux directives de l'organisation. Si ses rĂ©ponses sont jugĂ©es satisfaisantes, il sera admis au baptĂȘme.

Le baptĂȘme reprĂ©sente pour les futurs TĂ©moins de JĂ©hovah en Ăąge de le demander, une Ă©tape d’une importance capitale dans leur engagement religieux. Il est pour eux, la seule maniĂšre de se positionner officiellement pour le nom de JĂ©hovah et de lui vouer ainsi leur vie. C'est la seule voie que proposent les TĂ©moins de JĂ©hovah pour Ă©chapper Ă  la destruction du « systĂšme de choses mauvais Â» actuel lors de la grande bataille d’Har-MaguĂ©don, que livrera JĂ©sus afin d’instaurer par la suite un paradis sur terre. On peut lire dans le livre La connaissance qui mĂšne Ă  la vie Ă©ternelle[2]:

« Une personne vouĂ©e Ă  Dieu et baptisĂ©e qui s’efforce de suivre fidĂšlement l’exemple de JĂ©sus est prĂ©cieuse aux yeux de Dieu. (...) Les prophĂ©ties bibliques montrent que pour Dieu ces personnes sont marquĂ©es pour survivre lors de l’exĂ©cution de son jugement qui va bientĂŽt s’abattre sur le prĂ©sent systĂšme de choses mĂ©chant.(...) Êtes-vous « dans la disposition qu’il faut pour la vie Ă©ternelle Â» (Actes 13 :48) ? Avez-vous le dĂ©sir sincĂšre de recevoir la marque rĂ©servĂ©e Ă  ceux qui servent Dieu ? Cette marque inclut l’offrande de soi et le baptĂȘme, qui sont indispensables pour ĂȘtre sauvĂ©s. Â»

Il n'y a pas de baptĂȘme des nouveau-nĂ©s, Ă©tant donnĂ© que le consentement conscient du candidat est nĂ©cessaire Ă  son baptĂȘme. Toutefois, les enfants ont la possibilitĂ© de se faire baptiser, si les membres du mouvement estiment qu'ils ont une pleine connaissance de leur acte, et s'ils respectent les principes bibliques tels qu'enseignĂ©s par les TĂ©moins de JĂ©hovah.

Les baptĂȘmes sont pratiquĂ©s durant les assemblĂ©es rĂ©gionales (trois par an), le candidat est baptisĂ© par immersion. En 2006, le rapport annuel publiĂ© par la SociĂ©tĂ© Watchtower fait Ă©tat de 248 327 baptĂȘmes dans le monde, dont 2 507 pour la France.

Le baptĂȘme dans l'Esprit et le baptĂȘme par le feu

Le Renouveau Charismatique a mis Ă  l'honneur une cĂ©rĂ©monie d'invocation Ă  l'Esprit Saint, appelĂ©e « baptĂȘme dans l'Esprit Â». Pour Ă©viter la confusion avec le baptĂȘme, unique et dĂ©finitif, cette cĂ©rĂ©monie porte aussi le nom d' « effusion de l'Esprit Â».

Le Nouveau Testament (Mt. 3, 11 = Lc 3, 16) fait allusion Ă  trois types de baptĂȘme: par l'eau (c'est le baptĂȘme de conversion, ou repentance, de Jean-Baptiste), par l'Esprit (c'est le baptĂȘme instituĂ© par JĂ©sus par l'envoi de son Esprit, Ac. 1, 5) et par le feu[3]. Cette derniĂšre expression est Ă  rattacher Ă  la tradition judĂ©o-chrĂ©tienne qui est tĂ©moin de l'effusion d'une lumiĂšre au moment du baptĂȘme de JĂ©sus.[4]

Autres sens

Le prĂ©nom de l'enfant Ă©tant choisi au moment du baptĂȘme, le mot « baptiser Â» a pris le sens de « donner un nom Â». Le « baptĂȘme Â» peut aussi dĂ©signer « une premiĂšre fois Â» : le baptĂȘme du feu.

En Belgique, le « baptĂȘme d'Ă©tudiant» est une sorte de bizutage encadrĂ©, qui permet, celui-ci terminĂ©, de porter un couvre-chef distinctif : une calotte pour les Ă©coles et universitĂ©s catholiques (sauf Ă  LiĂšge) ou une casquette Ă  visiĂšre longue, appelĂ©e penne, dans les Ă©coles et universitĂ©s de l'État ou non confessionnelles (penne pour tous les rĂ©seaux Ă  LiĂšge). À Louvain-la-Neuve, le droit de porter de la calotte n'est pas reliĂ© au baptĂȘme et s'obtient lors d'une corona. Ce bizutage encadrĂ©, organisĂ© en plusieurs activitĂ©s, a pour but de transmettre les valeurs propres Ă  l'Ă©cole ou Ă  l'universitĂ©.

Il existe en France un baptĂȘme civil. Cette cĂ©rĂ©monie est nĂ©e Ă  la RĂ©volution française.

Dans le bouddhisme, il existe un rite ressemblant au baptĂȘme, tel que le dit la formule : « Je prends refuge dans le Bouddha, dans sa Loi (dharma) et dans ses moines (sangha) Â». Contrairement au baptĂȘme, cette profession de foi n’est pas dĂ©finitive, elle peut se reprendre Ă  tout moment.

On parle aussi de baptĂȘme pour les navires. Ce baptĂȘme a lieu lors de la mise Ă  l'eau lorsque la marraine donne le nom, casse une bouteille de champagne sur la coque et qu'on retire les cales qui retiennent le bateau pour qu'il glisse jusqu'Ă  l'eau.

Une pratique venue d'Allemagne consiste Ă  se faire « dĂ©baptiser Â», par exemple pour Ă©chapper Ă  l'impĂŽt ecclĂ©siastique. En France, les motivations relĂšvent plutĂŽt d'une mise en conformitĂ© avec des convictions personnelles. La question est ouverte de savoir si le « dĂ©baptĂȘme Â» est possible. Sur la forme, il est possible de se faire rayer des registres paroissiaux. Sur le fond, le chrĂ©tien a toujours la libertĂ© de renoncer Ă  son baptĂȘme. Mais d’un point de vue thĂ©ologique, les avis divergent sur la possibilitĂ© de revenir en arriĂšre sur une grĂące reçue de Dieu : dans cette optique oĂč les dons de Dieu sont dĂ©finitifs (« Dieu ne reprend jamais ce qu’il a donnĂ© Â»), le baptisĂ© ne peut pas ĂȘtre « dĂ©baptisĂ© Â», il renonce simplement Ă  vivre selon son baptĂȘme.

La dĂ©marche de dĂ©baptisation est surtout utilisĂ©e par les athĂ©es militants soucieux de ne plus compter parmi les statistiques de l'Église catholique, celle-ci Ă©valuant le nombre de ses membres dans le monde en fonction du nombre de baptisĂ©s.

Les rites d'eau et leur origine

Le baptĂȘme dĂ©rive du bain rituel juif (mikvĂ©) et s'appuie sur un symbolisme que Carl Gustav Jung et bien d'autres psychanalystes rapprochent de la vie intra utĂ©rine. Immersion Ă©voquant tout Ă  la fois la noyade, la purification, la mort et la re-(naissance)[5].

Bibliographie

  • LeGrand Richards, L'ordonnance du baptĂȘme (Une Ɠuvre merveilleuse et un prodige, Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours, Salt Lake City, 1950)
  • Jean-Philippe Revel, TraitĂ© des sacrements I. BaptĂȘme et sacramentalitĂ©, 2 vol., Éditions du Cerf, 2004-5.
  • Jacques Gelis, Les enfants des limbes, Paris, Audibert, 2005.
  • Alfred Kuen, Le baptĂȘme hier et aujourd'hui, 408 p., Editions EmmaĂŒs, St. LĂ©gier, 1995
  • AndrĂ© Gounelle, Le baptĂȘme : Le dĂ©bat entre les Églises , Les Bergers et les Mages, 1996

Références

  1. ↑ Bonne Nouvelle. NumĂ©ro 3. St Louis, MO. 2003. p 18-19
  2. ↑ La connaissance qui mĂšne Ă  la vie Ă©ternelle, page 180
  3. ↑ A. HAMMAN, Le baptĂȘme par le feu (article de 1951), dans Etudes patristiques, 1991, 79-84
  4. ↑ Voir le dossier par exemple dans D. VIGNE, Christ au Jourdain. Le baptĂȘme de JĂ©sus dans la tradition judĂ©o-chrĂ©tienne, [Ét. bibl. 16], Paris, 1992; v. aussi G. WINKLER, “Die Licht-Erscheinung bei der Taufe Jesu und der Ursprung des Epiphaniefestes
”, Oriens Christianus, 1994, 177-229
  5. ↑ Psychanalyse du rite baptismal

Voir aussi

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Voir « baptĂȘme Â» sur le Wiktionnaire.

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   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile LittrĂ©

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