Ballet

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Ballet
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La répétition générale du ballet par Edgar Degas
Le Lac des cygnes, décor de F. Gaanen, Moscou, 1877

Le ballet est un genre dramatique dont l'action est figur√©e par des pantomimes et des danses. Ses origines remontent √† la Renaissance italienne (XVe si√®cle). Primitivement d√©velopp√© √† la cour d'Italie, le ballet a re√ßu ses lettres de noblesse en France, puis en Russie, en tant que danse-spectacle.

Au XVIIe si√®cle, le d√©veloppement important qu'a connu le ballet √† la cour de Louis XIV explique l'origine fran√ßaise de la plupart des termes de vocabulaire de la danse.

√Čtymologiquement, le mot vient de l'italien ballo (danser) dont le diminutif balletto a donn√© le mot ¬ę ballet ¬Ľ.

Selon les époques, les pays et les courants, le spectacle chorégraphique peut intégrer de la musique, du chant, du texte, des décors, voire des machineries.

Comme l'op√©ra, il peut √™tre organis√© de deux mani√®res :

  • soit en une succession de ¬ę num√©ros ¬Ľ ou ¬ę entr√©es ¬Ľ,
  • soit ¬ę en continu ¬Ľ.

La structure du ballet ¬ę √† entr√©es ¬Ľ est la plus ancienne : des danses s'encha√ģnent les unes aux autres comme autant d'√©pisodes distincts.

Sommaire

Histoire

Les débuts italiens

Le ballo a vu le jour √† la cour italienne de la Renaissance o√Ļ les mariages √©taient somptueusement c√©l√©br√©s. Musiciens et danseurs faisaient de leur mieux pour distraire les invit√©s. Lorsque Catherine de Medicis, int√©ress√©e par les arts, √©pouse Henri II (1533), h√©ritier du tr√īne de France, elle apporte son enthousiasme pour la danse et son soutien financier. Le ballet est alors repris √† la cour du Roi de France o√Ļ on lui adjoint paroles, versets, chants, d√©cors et costumes pour en faire un grand spectacle d'apparat. Domenico da Piacenza √©tait l'un des premiers ma√ģtres √† danser. Avec ses √©l√®ves Antonio Cornazzano et Guglielmo Ebreo, il √©tait form√© √† l'art de la danse et charg√© de son enseignement.

Le ballet de cour

Article d√©taill√© : Ballet de cour.

Le Ballet comique de la reine, chor√©graphi√© par Balthasar de Beaujoyeux, est mont√© et pr√©sent√© en 1581 en Italie l'ann√©e m√™me ou paraissait Il Ballarino, un trait√© de technique sur la danse √† la cour par Fabritio Caroso. Bien que le Ballet comique de la reine ne soit pas le premier ballet du genre, sa repr√©sentation co√Įncidait avec la parution du trait√© √©tabli en Italie alors centre du d√©veloppement technique du ballet.

Le ballet de cour fran√ßais, √† la fois instrumental et vocal, est contemporain des premiers essais de monodie dramatique √† Florence (les ¬ę interm√®des ¬Ľ, √† la fin du XVIe si√®cle). C'est de la tradition du ballet de cour que sont issus les op√©ras-ballets et les com√©dies-ballets de Lully et Moli√®re.

Le XVIIe si√®cle

En France, le ballet a conquis ses lettres de noblesses en tant qu'art √† part enti√®re √† la cour du roi Louis XIV qui √©tait passionn√© par la danse et d√©termin√© √† inverser le d√©clin de cet art, commenc√© au cours du XVIIe si√®cle. Louis XIV cr√©e l'Acad√©mie royale de danse en 1661, puis en 1669 L'Acad√©mie Royale de Musique. Ce sera la naissance de la prestigieuse compagnie aujourd'hui connue sous le nom de Ballet de l'Op√©ra national de Paris. Pierre Beauchamp, danseur et chor√©graphe √† la cour, codifie les cinq positions classiques et met au point un syst√®me de notation de la danse.

Le XVIIIe si√®cle

Article d√©taill√© : Ballet d'action.

Le XVIIIe si√®cle voit une profonde √©volution dans les standards et technique du ballet et se positionne comme une forme de spectacle artistique aux c√īt√©s de l'op√©ra. Le travail de Jean-Georges Noverre et ses Lettres sur la danse (1760) ne sont pas √©trangers √† l'√©volution vers le ballet d'action ou ballet-pantomime, dans lequel les mouvements du danseur expriment les sentiments du personnage qu'il est cens√© repr√©senter et aide √† la compr√©hension du r√©cit. √Ä cette √©poque, les femmes, encombr√©es qu'elle √©taient par les panier, corsets, perruques et autres talons hauts, ne jouaient qu'un r√īle secondaire (alors qu'il pr√©domine de nos jours).

Le ballet intercalaire, inséré dans un opéra, devient ensuite une spécificité de l'art lyrique français. On peut le voir en assistant à des représentations des tragédies lyriques de Lully et Rameau. La réforme de Noverre (ballet d'action) et celle de Gluck conservent également cette pratique.

Le XIXe si√®cle

Article d√©taill√© : Ballet romantique.

Le ballet moderne comprend une succession d'√©pisodes qui s'encha√ģnent de mani√®re continue. Ce type de ballet se d√©veloppe au d√©but du XIXe si√®cle dans un cadre autonome. En effet, les conceptions wagn√©riennes rendent caduque la pratique du ballet intercalaire.

Alors que la France contribue à l'essor du ballet à ses débuts, d'autres pays, en particulier la Russie, adoptent cette nouvelle forme de l'art.

Apr√®s 1850, l'enthousiasme pour le ballet commence √† faiblir √† Paris mais trouve son √©panouissement au Danemark et en Russie gr√Ęce √† des ma√ģtres de ballet et chor√©graphes comme Auguste Bournonville, Jules Perrot, Arthur Saint-L√©on, Enrico Cecchetti et Marius Petipa. L'orientalisme devient √† la mode vers la fin du XIXe si√®cle. Le colonialisme apporte une connaissance des cultures asiatiques et africaines, mais la d√©nature par une d√©sinformation et beaucoup de fantaisie. L'orient est alors per√ßu comme d√©cadent. C'est n√©anmoins l'√©poque de la constitution de grandes collections priv√©es occidentales concernant ces cultures.

Petipa fait appel √† l'engouement populaire en montant La Fille du pharaon en 1862 puis La Bayad√®re (1877) et Le Talisman (1889). Petipa est surtout c√©l√®bre par ses chor√©graphies des ballets Casse-Noisette, La Belle au bois dormant et Le Lac des cygnes, issus du folklore europ√©en sur une musique de Piotr Ilitch Tcha√Įkovski.

Ballerine en tutu (Degas)

C'est à cette époque que le tutu fait son apparition et découvre entièrement la jambe de la ballerine.

H√©riti√®re de la ¬ę belle danse ¬Ľ pratiqu√©e en Europe occidentale depuis le XVIIe si√®cle, la danse classique a pour principes fondateurs l'¬ę en dehors ¬Ľ, les cinq positions de r√©f√©rences, l'aplomb, la rigueur et la nettet√©. Sa technicit√© n'a cess√© de se d√©velopper depuis l'Acad√©mie royale de danse et son vocabulaire s'est enrichi sans cesse, toujours en fran√ßais. Avec La Sylphide (1832), un grand tournant s'op√®re : l'id√©al romantique submerge la sc√®ne et la danse devient a√©rienne, pr√©cise, √©labor√©e, et essentiellement f√©minine. Cette impression de l√©g√®ret√© vient de l'utilisation des chaussons de danse nomm√©s ¬ę pointes ¬Ľ (utilis√©s pour la premi√®re fois en 1801) et dont le bout renforc√© permet √† la danseuse de se tenir sur ses pointes de pieds. Elle est alors au centre de tous les ballets romantiques, les partenaires masculins servant davantage de ¬ę faire-valoir ¬Ľ et de ¬ę porteurs ¬Ľ √† la ballerine. L'aplomb, le pas de deux et l'√©l√©vation en symbolisent les nouvelles qualit√©s techniques, ainsi que la qualit√© et la rigueur d'un corps de ballet qui supporte les solistes. C'est Marius Petipa, un Fran√ßais qui passa l'essentiel de son existence en Russie, qui est l'un des grands explorateurs de la technique classique. Il nous a laiss√© de nombreux chefs-d'Ňďuvre tels que La Bayad√®re, Le Lac des cygnes ou Don Quichotte, qui sont le fondement et la base de la danse classique telle qu'on l'entend aujourd'hui. Le mot ¬ę classique ¬Ľ fait son apparition avec les Ballets russes (1910) et ne quittera plus la danse.

Le XXe si√®cle

Serge de Diaghilev ravive l'intérêt du public pour le ballet lorsqu'il fonde sa compagnie des Ballets russes. Elle est constituée de danseurs issus de la communauté des Russes exilés à Paris après la Révolution de 1917. Diaghilev et Stravinski ont uni leurs talents pour faire vivre le folklore russe à travers L'Oiseau de feu et Petrouchka. Une polémique est née pour Le Sacre du printemps, qui a heurté les Américains.

Michel Fokine commence sa carri√®re de danseur et chor√©graphe √† Saint-P√©tersbourg alors que celle de Petipa d√©cline. Fokine quitte la Russie pour Paris o√Ļ il travaille avec Diaghilev et ses Ballets russes. En France, avec Serge Lifar, et aux √Čtats-Unis, avec George Balanchine, cr√©ateur du New York City Ballet et fondateur de la M√©thode Balanchine, le ballet se renouvelle en donnant lieu au style n√©o-classique.

Les Ballets russes poursuivent leur d√©veloppement sous le r√©gime sovi√©tique. Il restait peu de talents apr√®s la R√©volution mais suffisamment pour former une nouvelle g√©n√©ration de danseurs et de chor√©graphes qui appara√ģtront sur la sc√®ne vers le milieu des ann√©es 1930. Perfection technique et pr√©cision sont exig√©es par Agrippina Vaganova[1] directrice de l'√©cole de danse du Th√©√Ętre Mariinski.

Le ballet √©tait et reste tr√®s populaire en Russie. Les compagnies du Kirov (actuellement Th√©√Ętre Mariinski) et celle du Th√©√Ętre Bolcho√Į sont tr√®s appr√©ci√©es. L'id√©ologie de l'√©poque a contraint les deux compagnies √† programmer des pi√®ces empreintes de r√©alisme socialiste sovi√©tique dont la plupart ont √©t√© peu appr√©ci√©es et retir√©es du r√©pertoire ult√©rieurement. N√©anmoins, certains ballets sont remarquables comme le Rom√©o et Juliette de Serge Prokofiev. Flammes de Paris (1932) utilise largement le corps de ballet et n√©cessite une virtuosit√© √©tonnante dans son ex√©cution. La Fontaine de Bakhtchisara√Į (1933), version dans√©e du po√®me d'Alexandre Pouchkine chor√©graphi√©e par Rostislav Zakharov sur une musique de Boris Assafiev, est un succ√®s ind√©niable et a √©t√© interpr√©t√© pour la premi√®re fois aux √Čtats-Unis par le Kirov lors de sa tourn√©e de 1999. Cendrillon est √©galement une production des ballets sovi√©tiques. Ces pi√®ces ont √©t√© peu connues en Occident avant l'effondrement de l'URSS.

Le ballet contemporain

Article d√©taill√© : Danse contemporaine.

Les emplois du danseur

Depuis la fin du XVIIe si√®cle, le ballet est organis√© de fa√ßon hi√©rarchique, eu √©gard √† la qualit√© technique et √† l'anciennet√© du danseur dans la troupe. Chacun y tient un rang d√©termin√©, une fonction particuli√®re. La hi√©rarchie qui suit est celle adopt√©e par le Ballet de l'Op√©ra de Paris ; elle n'est pas universelle, bien qu'appliqu√©e dans d'autres compagnies de ballet.

  • Ma√ģtre de ballet : directeur de la troupe des danseurs, charg√© de la chor√©graphie, des r√©p√©titions, de l'organisation de la troupe, parfois m√™me de la musique des ballets. Cette fonction a consid√©rablement chang√© puisque, de nos jours, le terme ne d√©signe plus que le r√©p√©titeur quotidien, le reste du travail √©tant souvent confi√© √† un ¬ę directeur artistique ¬Ľ.
  • Danseur (danseuse) √©toile : titre supr√™me accord√© aux meilleurs premiers danseurs de l'Op√©ra de Paris depuis 1938 ; dans les grandes compagnies √©trang√®res, on pr√©f√®re le terme de soliste principal
  • Premier danseur, premi√®re danseuse : r√īles de solistes (les premiers danseurs tiennent r√©guli√®rement les r√īles principaux dans les ballets du r√©pertoire). Au XVIIIe si√®cle, on distingue les premiers danseurs ¬ę nobles ¬Ľ, ¬ę demi-caract√®re ¬Ľ et ¬ę comiques ¬Ľ (voir Ballet d'action).
  • Coryph√©e : terme grec d√©signant le chef des chŇďurs. Danseur ou danseuse du corps de ballet, auquel on confie momentan√©ment un r√īle de soliste, puis qui rentre dans les rangs du chŇďur.
  • Danseur figurant : membre du corps de ballet, n'ayant aucun r√īle de soliste, mais qui met en valeur celui-ci.
  • Danseur surnum√©raire : danseur en surnombre, c'est-√†-dire qui n'est pas encore figurant titularis√©.
  • Quadrille : ensemble de huit ou seize danseurs figurants, ainsi que le grade le moins √©lev√© dans la hi√©rarchie de l'Op√©ra de Paris.
  • Sujet : danseur du corps de ballet, interpr√©tant des r√īles de solistes √† l'importance grandissante.

Techniques du ballet

La technique du ballet vise à acquérir une souplesse anatomique des articulations qui permet d'exécuter les différents mouvements du vocabulaire de la danse. L'essentiel de la technique du ballet subit peu de différences en fonction des pays. Le ballet en général et, plus particulièrement le ballet romantique met l'accent sur la méthode et l'accomplissement des mouvements[2] qui diffère physiquement et esthétiquement en fonction de la méthode d'enseignement.

Les principes fondamentaux de la technique du ballet restent le mêmes: attitude générale du corps, position adéquate, alignement de la tête et des épaules dans une verticale, quantité et qualité des rotations jambe dirigée vers l'extérieur du corps, danse sur les pointes et souplesse. Le but à atteindre est le parfait travail du pied, le port gracieux des bras et de la tête et une position esthétiquement correcte des différents angles.

Enseignement

L'√©cole de la danse est, avant tout, l'√©cole de la rigueur et de la discipline[3]. Les exercices d√©veloppent force musculaire, √©quilibre et souplesse et gr√Ęce. Les futures ballerines acqui√®rent la force du pied et des chevilles n√©cessaire √† la technique sur les pointes. Il est fermement conseill√© aux jeunes danseurs d'acqu√©rir de bonnes habitudes et de prot√©ger la sant√© de leurs os, muscles et articulations.

Les méthodes d'enseignement de la danse du ballet sont appelées selon le nom de leur concepteur. Il existe sept méthodes d'enseignement de la danse de ballet. Dans l'ordre de leur notoriété:

  • M√©thode de Royal Academy of Dance (anglais). La m√©thode de la Royal Academy of Dance (RAD) est cr√©√© par un consortium de c√©l√®bres danseurs europ√©ens. Ils sont Phyllis Bedells (Angleterre), Lucia Cormani (Italie), Edouard Espinosa (France), Adeline Gen√©e (Danemark) et Tamara Karsavina (Russie). Ils ont combin√© leurs m√©thodes de formation respectifs, pour cr√©er un nouveau style de danse. Il est appel√© le style anglais du ballet. La m√©thode RAD est le plus utilis√© dans le monde, et le programme est enseign√© dans plus de 70 pays. Le conseil d'examens a plus de 13 000 membres dans le monde, avec plus de 250 000 personnes assises examens par an.
  • M√©thode Vaganova (russe). C'est la plus connue et la plus couramment enseign√©e.
  • M√©thode Cecchetti (italienne). Initi√©e par l'italien Enrico Cecchetti (1850-1928), elle est enseign√©e √† travers le monde par des √©coles agr√©es de Imperial Society of Teachers of Dancing.
  • M√©thode Balanchine (am√©ricaine).
  • M√©thode Legat d'apr√®s Nikola√Į Legat (russe)
  • M√©thode Vestris du fran√ßais Auguste Vestris, enseign√©e √† Copenhague par Auguste Bournonville (1805‚Äď1879). Cette m√©thode est cit√©e pour m√©moire car elle est principalement enseign√©e, par tradition, au Danemark, patrie de Bournonville.

√Ä c√īt√© de ces m√©thodes, il existe d'autres m√©thodes en fonction des pays o√Ļ est enseign√©e la danse de Ballet :

Ces techniques, fondées sur celles du ballet romantique, sont le support de bien d'autres styles de danse: hip-hop, danse moderne et contemporaine.

Bien que subissant de légères variations selon les pays, les 'règles' et le vocabulaire de la danse classique sont les mêmes dans le monde entier. Les différentes méthodes d'enseignement de la danse de ballet visent toutes à l'esthétique du danseur. Ceci est particulièrement vrai pour les extensions et le dynamisme des rotations de l'école russe alors que l'école italienne privilégie le travail de fond et les mouvements rapides des pieds. On pense que la Tarentelle, danse traditionnelle italienne, n'est pas étrangère à l'orientation du ballet italien.

Vêtements

Jeune danseuse portant un justaucorps

Les v√™tements de danse sont parfaitement codifi√©s et tr√®s stricts; leur but est de permettre la libert√© des mouvements, de ne pas entraver le danseur au cours des rotations et de permettre au ma√ģtre de juger l'alignement et la technique de son √©l√®ve.

Pour les femmes, le vêtement traditionnel est constitué d'un justaucorps ou un maillot, d'un collant de danse et, éventuellement, d'une jupette ou un tutu.

Un tutu à plateaux

Pendant les cours et les périodes de pauses durant les spectacles, elles portent des guêtres, afin d'éviter le refroidissement des muscles.
Les pieds de la danseuse sont chaussés de chaussons techniques habituellement roses ou beiges.
Au cours des le√ßons et des exhibitions de ballets romantiques, la ballerine est tenue de coiffer ses cheveux en un chignon afin de d√©gager le cou, pour que le spectateur ou le ma√ģtre √† danser puissent juger du maintien de la danseuse.

Contorsionniste vêtue d'un académique

Leur enseignement vise √† renforcer surtout la musculature de leurs pieds et de leurs chevilles afin de les pr√©parer √† la danse sur les pointes. Il ne faut pas perdre de vue qu'une danse sur les pointes commenc√©e trop jeune ou avec un apprentissage insuffisant peut conduire √† des accidents ou des blessures qui peuvent appara√ģtre ult√©rieurement et handicaperont la ballerine d√©finitivement (voir √† ce sujet l'article sur les pointes).

Les hommes portent habituellement un justaucorps noir associé ou pas à une chemise blanche (ou l'inverse). Ils sont parfois tout de blanc vêtus. Les jeunes danseurs portent volontiers un académique. Les danseurs maintiennent leurs organes génitaux dans une coquille portée sous leurs vêtements de danse. Leurs pieds sont chaussés de chaussons techniques souples noirs ou blancs. Leur enseignement développe leur musculature dans sa totalité et leur apprend les portés, sauts et rotations.

L'illusion de voler

Afin de r√©aliser les num√©ros de danse les plus exigeants, le danseur se doit de sembler d√©fier les lois de la pesanteur. Un haut niveau de forme physique est exig√© dans ce but. Par exemple, au cours du grand jet√©, le danseur/danseuse peut para√ģtre planer. Physiquement son centre de gravit√© d√©crit une parabole comme le ferait un projectile. La capacit√© d'un observateur √† estimer le centre de gravit√© lorsqu'un projectile change de trajectoire est limit√©. Pour donner cette illusion de flotter, le danseur/danseuse allonge bras et jambes au maximum ce qui masque sa chute et donne au spectateur l'illusion qu'il vole[4],[5],[6]. Le saut de chat donne √©galement l'impression que le/la danseur/danseuse est suspendu dans les airs. Le contact avec le sol doit √™tre parfaitement programm√©. Le/la danseur/danseuse plie les genoux et touche le sol sur la pointe des pieds. Il d√©roule alors son extr√©mit√© en direction du talon. Cette technique doit imp√©rativement √™tre enseign√©e par un ma√ģtre exp√©riment√© pour des motifs artistiques aussi bien que par mesure de s√©curit√©[7],[8],[9].

La danse de ballet est consid√©r√©e comme l'un des types de danse les plus difficiles √† apprendre et √† ma√ģtriser mais c'est √©galement le support de toutes les autres formes de danse.

Bibliographie

Liens externes

Quelques ballets de renommée internationale
Quelques festivals de danse
Quelques sites internet en rapport avec la danse de ballet

Notes

  1. ‚ÜĎ Agrippina Vaganova a √©t√© form√©e √† la danse par Petipa et Cecchetti et a √©t√© directrice de l'√©cole du Kirov, l'Acad√©mie de ballet Vaganova, de 1931 √† 1937
  2. ‚ÜĎ Lincoln Kirstein, Stuart, Muriel, The Classic Ballet, New York, Alfred A Knopf, 1952 , pp. 6-7 & 21.
  3. ‚ÜĎ √Ä l'√©cole de danse de l'Op√©ra de Paris, les √©l√®ves suivent des cours de danse le matin et des cours d'enseignement g√©n√©ral l'apr√®s-midi. Claude Bessy, directrice de l'√©cole de danse insistait beaucoup sur ces derniers.
    La ballerine d'une école de danse avait, à la fin de ses études, ouvert une école. Au cours d'exercices, elle s'est fracturé une cheville puis l'autre quelque temps après. Ne pouvant plus danser, et ayant négligé la culture générale, elle s'est vue contrainte de se recycler dans…le film pornographique.
  4. ‚ÜĎ (en) Physics of Dance
  5. ‚ÜĎ (en) Simulation of the Airborne Phase of the Grand Jete in Ballet (au format PDF)
  6. ‚ÜĎ (en) The Grand Jete. Illusion of Floating.
  7. ‚ÜĎ (en) Analysis of the Aerial and Landing Phases of the Grand Jete(au format PDF.
  8. ‚ÜĎ (en) Tips for Improving Leaps.
  9. ‚ÜĎ (en) Learning to leap; Tips and Technique.

Voir aussi

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