Balkans

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Balkans
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Balkans
Carte topographique des Balkans.
Carte topographique des Balkans.
Localisation
Pays Drapeau d'Albanie Albanie
Drapeau de Bosnie-HerzĂ©govine Bosnie-HerzĂ©govine
Drapeau de Bulgarie Bulgarie
Drapeau de Croatie Croatie
Drapeau de GrĂšce GrĂšce
Drapeau du Kosovo Kosovo entitĂ© non reconnue par l'ONU
Drapeau de MacĂ©doine MacĂ©doine
Drapeau du MontĂ©nĂ©gro MontĂ©nĂ©gro
Drapeau de Roumanie Roumanie
Drapeau de Serbie Serbie
Drapeau de SlovĂ©nie SlovĂ©nie
Drapeau de Turquie Turquie
CoordonnĂ©es 42° N 22° E / 42, 2242° Nord
       22° Est
/ 42, 22
  

GĂ©olocalisation sur la carte : Europe

(Voir situation sur carte : Europe)
Balkans
Mers Méditerranée et Noire
Les Balkans. Leur limite au nord est fixée par les fleuves Danube-Save-Kupa, excluant de facto la Slavonie croate et la Voïvodine serbe des Balkans)
Carte physique des Balkans (et de la région danubienne)
Carte géologique des Balkans (et de la région danubienne)
Carte ethnographique de la fin du XIXe siĂšcle du Sud des Balkans et de l'Ouest de l'Asie Mineure :
en vert, les bulgarophones (Bulgares, Pomaques et Macédoniens),
en vert pĂąle, les Serbes
en bleu, les hellénophones (Grecs)
en bleu pĂąle, les albanophones (Albanais, Kosovars, arvanites)
en rouge, les turcophones (Turcs, Tatars)
en jaune, les roumanophones (Roumains)
en brun, les aroumanophones (« Valaques Â» aroumains et mĂ©glĂ©noroumains)

Les Balkans sont une des trois pĂ©ninsules d'Europe du Sud. Elle est bordĂ©e par des mers sur trois cĂŽtĂ©s : l'Adriatique et l'Ionienne Ă  l'ouest, la mer ÉgĂ©e au sud et la mer de Marmara et la mer Noire Ă  l'est. Au nord, on la dĂ©limite gĂ©nĂ©ralement par les cours du Danube, de la Save et de la Kupa. Cette rĂ©gion couvre une aire totale de plus de 550 000 kmÂČ et regroupe une population de prĂšs de 53 millions d’habitants.

Sommaire

Origine et utilisation du terme

Ce nom est d'origine turque (balkan signifie « rochers glissants Â»), et dĂ©signe Ă  l'origine la chaĂźne de montagnes qui traverse la Bulgarie d'est en ouest, le Grand Balkan, auparavant appelĂ©e Î‘ÎŻÎŒÎżÏ‚ (Haemos, Haemus en grec et latin) et Стара ĐŸĐ»Đ°ĐœĐžĐœĐ° (Stara Planina, « ancienne montagne Â» en slavon).

L'expression « pĂ©ninsule des Balkans Â» (Balkanhalbinsel) a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour la premiĂšre fois en 1808 par le gĂ©ographe allemand Johann August Zeune. Zeune reprit ainsi l'idĂ©e antique selon laquelle les monts Haemus s'Ă©tendaient sur toute l'Europe du sud-est, des Alpes slovĂšnes jusqu'Ă  la mer Noire, ayant ainsi pour la rĂ©gion une importance analogue aux Apennins pour la pĂ©ninsule italique. Cette idĂ©e, rĂ©futĂ©e sur le plan gĂ©ographique au fur et Ă  mesure que la rĂ©gion fut mieux connue, demeura cependant dans le domaine politique et culturel, et mĂȘme comme concept gĂ©ographique mal dĂ©fini, et ceci malgrĂ© les critiques formulĂ©es par de nombreux gĂ©ographes comme Theobald Fischer (1839).

Au XIXe siĂšcle, lors des combats pour la libĂ©ration des divers peuples de la rĂ©gion contre les dominations impĂ©riales ottomane et austro-hongroise, une certaine condescendance a donnĂ©, dans l’historiographie occidentale, une connotation pĂ©jorative au terme « Balkans Â» : ainsi, « balkanisation Â» dĂ©signe un processus de dĂ©structuration politique ; en fait, cette « balkanisation Â» a surtout Ă©tĂ© voulue par le congrĂšs de Berlin. Tout cela a conduit Ă  utiliser le terme plus neutre d'« Europe du Sud-Est Â». C’est ainsi que le journal en ligne Balkan Times s'est lui-mĂȘme renommĂ© Southeast European Times en 2003.

Limites

Les "Balkans" ou Europe du Sud-Est peuvent avoir plusieurs Ă©tendues, selon la dĂ©finition adoptĂ©e :

  • la dĂ©finition d'origine, due aux gĂ©ographes allemands et austro-hongrois, dĂ©signe la rĂ©gion bas-danubienne et balkanique[1], incluant les Balkans au sens strict, les pays ex-yougoslaves en entier, la Roumanie et la Moldavie, rĂ©gion parfois Ă©largie jusqu'Ă  la Hongrie; la premiĂšre utilisation connue du terme « Europe du Sud-Est Â» est due Ă  un chercheur autrichien, Johann Georg von Hahn (1811-1869);
  • une dĂ©finition intermĂ©diaire (utilisĂ©e par exemple par Paul Garde dans Les Balkans[3]) y inclut les pays ex-yougoslaves en entier et la Roumanie, mais pas la Moldavie, malgrĂ© le passĂ© commun des deux pays.

GĂ©ographie

Dans la dĂ©finition la plus communĂ©ment acceptĂ©e, cette rĂ©gion couvre une aire totale de plus de 550 000 kmÂČ. Sa limite au nord est fixĂ©e par les fleuves Danube-Save-Kupa. Le relief de la pĂ©ninsule des Balkans culmine Ă  2925 m au mont Musala dans le massif de Rila (Bulgarie); le mont Olympe (GrĂšce) est en seconde position avec 2919 m. La majeure partie de la pĂ©ninsule est montagneuse, avec des altitudes moyennes de 500 m, des dĂ©nivellations importantes, des cours d'eau d'une longueur moyenne de 250 Ă  300 km, des bassins versants Ă©troits et de petite taille (10.000 Ă  20,000 km2).

Les plaines, petites et peu nombreuses, se situent le long des cours d'eau et des cÎtes. Quatre principales chaßnes de montagnes, toutes datant de l'orogénÚse alpine, rayonnent autour d'une région centrale située autour du massif du Ơar, au sud de la dépression du Kosovo-polje:

  • la chaĂźne dinarique, qui longe l'Adriatique vers l'ouest en direction des Alpes et forme la ligne des partage des eaux entre cette mer et le bassin du Danube ;
  • la chaĂźne du Pinde, vers le sud, qui forme la ligne des partage des eaux en GrĂšce continentale :
  • la chaĂźne des Balkans, vers l'est en direction de la Mer Noire, qui forme la ligne des partage des eaux entre le bassin de la Maritsa et celui du Danube ;
  • la chaĂźne du Rhodope, vers le sud-est en direction de la Mer ÉgĂ©e.

Le climat est mĂ©diterranĂ©en le long des cĂŽtes de la Mer Adriatique et de la Mer ÉgĂ©e, ocĂ©anique et subtropical humide le long des cĂŽtes de la Mer Noire, et continental dans l'intĂ©rieur et au nord du 42-Ăšme parallĂšle.

Une population de prĂšs de 53 millions d’habitants vit dans la pĂ©ninsule, soit une densitĂ© moyenne de 96 hab./km2.

Les villes principales sont:

GĂ©ologie

Comme la plupart des marges méditerranéennes, la péninsule des Balkans présente une géologie complexe, due au fait qu'il s'agit de la zone de jonction de plusieurs boucliers anciens et qu'elle se situe à la jonction des plaques tectonique africaine et eurasiatique. Elle est formée pour partie par un bùti hercynien, voire antérieur, et pour partie par des régions appartenant à la Téthys alpine, à ses talus continentaux et à la bordure de la plateforme carbonatée arabo-africaine. L'ensemble a été violemment resserré lors des phases orogéniques himalayo-alpines, entre les plaques africaine, eurasiatique et anatolienne.

Concernant les divisions gĂ©ologiques-gĂ©ographiques on parle gĂ©nĂ©ralement, chez les gĂ©ologues, de "Dinarides" pour la partie occidentale (boucliers pannonien et adriatique, et leurs marges), et d'"HellĂ©nides" pour la partie orientale (boucliers moesien, hellĂ©nide et anatolien et leurs marges). Les marges des boucliers anciens ont Ă©tĂ© soulevĂ©es lors de l'orogenĂšse alpine, et la pĂ©ninsule est quadrillĂ©e de failles tectoniquement actives, provoquant de frĂ©quents sĂ©ismes. Un volcanisme jadis intense a laissĂ© de nombreuses intrusions de roches magmatiques; les sources thermales sont nombreuses, et l'Ăźle de ThĂ©ra (en Mer ÉgĂ©e) qui s'est effondrĂ©e Ă  la suite d'une grande Ă©ruption au deuxiĂšme millĂ©naire avant notre Ăšre est encore active: un nouveau cĂŽne s'Ă©lĂšve au centre de la caldeira.

Pays des Balkans

Selon la carte topographique de l'infobox, les Balkans englobent :

En totalité

En partie

Subdivisions

Les Balkans peuvent ĂȘtre subdivisĂ©s selon au moins sept critĂšres diffĂ©rents[5].

Langues

Les langues parlĂ©es dans les Balkans sont :

DĂ©finition culturelle

Le terme « Balkans Â» fait avant tout rĂ©fĂ©rence Ă  une aire culturelle, c'est-Ă -dire un ensemble composĂ© de groupes et de langues diffĂ©rents, mais qui partagent nĂ©anmoins un certain nombre de traits culturels communs, hĂ©ritage d'un passĂ© commun. Le gĂ©ographe Georges PrĂ©vĂ©lakis[8] et les historiens aroumains Papacostea et Neagu Djuvara expliquent cet hĂ©ritage commun par l'existence de six ou sept couches d'un millefeuille historique balkanique qui feraient aujourd'hui de cette rĂ©gion, une aire culturelle Ă  part entiĂšre, et qui, selon leurs termes, dĂ©finissent un Homo balcanicus :

  • le substrat thraco-illyre et hellĂšne, qui commence lors des premiĂšres migrations indo-europĂ©ennes, 2000 ans avant notre Ăšre, et agit jusqu'aux premiĂšres constructions Ă©tatiques de la rĂ©gion (dĂ©crites dans l'Iliade neuf siĂšcles avant notre Ăšre, mais probablement antĂ©rieures);
  • la romanisation, qui a contribuĂ© Ă  l'unification balkanique Ă  travers le rĂ©seau des routes et des citĂ©s, et s'est poursuivie par une synthĂšse culturelle dans le bassin du bas-Danube. Celle-ci se diffuse par l'intermĂ©diaire des Thraco-romains et de leurs descendants les « Valaques Â» (Aroumains et Roumains), populations pastorales qui survivent sur les piĂ©monts, tandis que dans les plaines s'installeront les Slaves ;
  • les sĂ©quelles de la guerre froide (communisme imposĂ© en Yougoslavie, Albanie, Bulgarie et Roumanie, et dictatures militaires imposĂ©es en GrĂšce et en Turquie).

Les linguistes, en tout cas, affirment[9] qu'il existe une Union linguistique balkanique qui se manifeste, à travers la diversité des langues d'origines différentes (y compris le turc qui n'est pas indo-européen) par des traits syntaxiques, grammaticaux et phonologiques communs.

Toutefois, cette unitĂ© culturelle n'est guĂšre reconnue par les historiographies grecque, bulgare et des pays de l'espace yougoslave, qui minimisent l'apport de la romanisation et l'influence turque, considĂ©rant que les particularitĂ©s et les spĂ©cificitĂ©s de chaque groupe ethnique l'emportent largement sur les traits communs. Depuis l'Ă©mergence du nationalisme romantique du XIXe siĂšcle et xĂ©nophobe du milieu du XXe siĂšcle, chaque État balkanique s'est rĂ©appropriĂ© son histoire en minimisant les apports des peuples voisins et en magnifiant celui de sa majoritĂ© ethnique actuelle, de maniĂšre Ă  projeter dans le passĂ© les nations actuelles, comme si elles s'Ă©taient constituĂ©es dĂšs l'AntiquitĂ© ou le haut Moyen Âge[10].

Les Balkans en 1340.

Chronologie

Sources[11]

  • L'agriculture se dĂ©veloppe dans la rĂ©gion dĂšs 6000 ans avant J.-C. : civilisations de Bubanj, Butmir, Glina, Gumelnitsa, Sesklos, Starčevo, Varna, Vinča...
  • XVIIIe avant J.-C. : des populations de langues indo-europĂ©ennes, ancĂȘtres des Grecs, des Thraces, des Illyres et des Scythes, s'installent dans la rĂ©gion.
  • XIIe avant J.-C. : abandon, pour trois siĂšcles, de la plupart des sites, comme en Italie, probablement Ă  la suite d'une Ă©pidĂ©mie ou d'une crise environnementale, peut-ĂȘtre liĂ©e Ă  l'explosion de Santorin. Une grande partie des habitants s'exilent vers l'ouest en remontant le Danube (les archĂ©ologues parlent de populations danubiennes jusqu'Ă  l'ocĂ©an Atlantique) ou vers le sud en prenant la mer (les historiens parlent de peuples de la mer dont les AchĂ©ens, HyllĂ©ens, Lyciens, Philistins, Sardes, Sicules, Zakkariens...). DĂ©buts de la civilisation mycĂ©nienne dans le PĂ©loponnĂšse.
  • IXe avant J.-C. : dĂ©buts des civilisations dorienne, ionienne, Ă©olienne et thrace, avec des citĂ©s autonomes fortifiĂ©es et des royaumes.
  • VIIe avant J.-C. : dĂ©but de la colonisation grecque le long des cĂŽtes, depuis les Ăźles d'Apsoris (auj. CreĆĄ) et de Pelagosa (auj. PalagruĆŸa) en Mer Adriatique jusqu'au pourtour de la Mer Noire, en passant par le pourtour de la Mer Ionienne.
  • 667 avant J.-C. : fondation par des colons Doriens de la citĂ© de Byzance (future Constantinople).
  • 513 avant J.-C. : le quart sud-est de la pĂ©ninsule est conquis par l'Empire perse et organisĂ© en une province, la satrapie de Skidra.
  • Ve avant J.-C. : deux royaumes illyre et thrace, mais fortement hellĂ©nisĂ©s, la MacĂ©doine et le royaume des Odrysses, se dĂ©veloppent tandis qu'AthĂšnes et Sparte se disputent l'hĂ©gĂ©monie de la GrĂšce aprĂšs avoir chassĂ© les Perses hors de la pĂ©ninsule des Balkans.
  • 358-339 avant J.-C. : dĂ©veloppement et extension du Royaume hellĂ©nique de MacĂ©doine dans la moitiĂ© est de la pĂ©ninsule des Balkans ; dĂ©but de la pĂ©riode hĂ©llĂ©nistique.
  • 335-280 avant J.-C. : dĂ©veloppement et extension de la civilisation celte dans les Balkans : installation de peuples celtiques tels les Scordisques (dans le bassin du Danube), les Tectosages ou les Taurisques (dans le bassin de l'Euros). Le contact des civilisations grecque classique (qui fournit l'Ă©criture et l'architecture), thraco-illyre et celtique (qui fournissent un syncrĂ©tisme religieux pĂ©nĂ©trĂ© d'influences pythagoriciennes : le culte de Zalmoxis) produit une civilisation balkanique prĂ©romaine oĂč le rĂŽle politique moteur est jouĂ© par le royaume de MacĂ©doine, dont beaucoup de peuples voisins sont clients.
  • 229-148 avant J.-C. : l'Empire romain conquiert les cĂŽtes de l'Adriatique et la MacĂ©doine.
  • 33-29 avant J.-C. : l'Empire romain conquiert l'intĂ©rieur de l'Illyrie et la MĂ©sie (Thrace du nord). Il fixe sa frontiĂšre sur le Danube. DĂ©but du processus de la romanisation au nord de la "Ligne Jireček". Au sud, le royaume thrace hellĂ©nisĂ© de Bizye (ΒÎčζύη, aujourd'hui Vize en Turquie) dans le bassin de l'Euros, rĂ©siste jusqu'en 45 de notre Ăšre.
  • 330 : l’empereur Constantin fait de Byzance, renommĂ©e Constantinople, la nouvelle capitale de l'Empire romain. Les peuples balkaniques sont romanisĂ©s au nord de la ligne Jireček, hĂ©llĂ©nisĂ©s au sud, mais les Illyres de PrĂ©valitaine, de MacĂ©doine occidentale et d'Épire gardent leur langue : les Albanais y voient leurs ancĂȘtres. Le christianisme se rĂ©pand.
  • 375 : PremiĂšres invasions des Goths et des Huns.
  • 395 : Ă  la mort de ThĂ©odose Ier, l’Empire romain est sĂ©parĂ© en Empire romain d'orient et Empire romain d'occident : la sĂ©paration traverse les Balkans le long de la riviĂšre Drinus et des sources de celle-ci Ă  l'Adriatique. L'Illyricum avec la Pannonie et la Dalmatie, rattachĂ©s Ă  l'Empire d'Occident, Ă©choient donc aux royaumes germaniques hĂ©ritiers de celui-ci Ă  partir de 454.
  • 454-535 : les Ostrogoths rĂšgnent Ă  l'ouest de la Drina. La population des Balkans est presque entiĂšrement christianisĂ©e.
  • 527 : Justinien est couronnĂ© empereur Ă  Constantinople. De 532 Ă  537 il fait construire la basilique Sainte-Sophie (Ναός Î‘ÎłÎŻÎ±Ï‚ ÎŁÎżÏ†ÎŻÎ±Ï‚), Ă  l'Ă©poque la plus grande Ă©glise d'Europe.
  • 533–554 : les gĂ©nĂ©raux de Justinien, notamment BĂ©lisaire, reconquiĂšrent l’Afrique du Nord, l'Espagne du Sud et l’Italie sur les Vandales et les Ostrogoths : ils reprennent le sud de la Dalmatie tandis qu'au nord, et en Pannonie, s'installent les Lombards. SimultanĂ©ment, des groupes de Slaves commencent Ă  s'installer dans l'Empire.
  • 568 : les Lombards migrent en Italie et sont remplacĂ©s par des Slaves qui, Ă  partir de 577, s'installent de plus en plus nombreux dans les Balkans oĂč ils se mĂȘlent aux Grecs, aux futurs Albanais et aux Thraces romanisĂ©s dits Valaques (futurs Aroumains et Roumains). AppelĂ©s SklavĂšnes (ÎŁÏ°Î»Î±ÎČÎ­ÎœÎżÎč) par les grecs, les Slaves forment des communautĂ©s rurales, les Sklavinies, qui s'intercalent entre celles des Thraces romanisĂ©s, les Valachies. Les SklavĂšnes sont locuteurs du slavon ancien.
  • VIIe : pĂ©riode de nombreuses invasions : Avars et Bulgares par la terre, Perses puis Arabes par la mer. L'Empire romain d'orient (que les historiens modernes appellent Empire byzantin depuis que Hieronymus Wolf a lancĂ© ce nom en 1557) perd son autoritĂ© sur l'intĂ©rieur des terres et ne contrĂŽle plus que les cĂŽtes de la pĂ©ninsule, de langue grecque : il s'hellĂ©nise et adopte le grec comme langue officielle.
  • VIIIe et IXe : diffĂ©renciation des Slaves des Balkans (Slaves du Sud) en Bulgares Ă  l'est de la riviĂšre Morava (Slaves du premier État bulgare) et en Serbo-croates Ă  l'ouest de celle-ci. Le premier État bulgare domine la majeure partie de la pĂ©ninsule. Les missionnaires grecs Ă©vangĂ©lisent les Slaves en slavon et crĂ©ent pour eux l'alphabet cyrillique, dĂ©rivĂ© du grec.
  • 866, 909, 941, 970 : invasions varĂšgues et russes.
  • 971–1025 : sous la dynastie macĂ©donienne, l’Empire byzantin reprend ses territoires europĂ©ens aux Bulgares et aux Serbes. En 1014 Ă  la Bataille de Kleidion, l'empereur Basile II devient le Bulgaroctone (« massacreur de Bulgares Â»). La frontiĂšre est Ă  nouveau fixĂ©e sur le Danube. Les Valaques, qui avaient rĂ©sistĂ© aux cĂŽtĂ©s des Bulgares et des Serbes, sont dispersĂ©s et se rĂ©fugient dans le Pinde et au nord du Danube. Installation des Iasses et autres Alains dans le bassin du Danube.
  • 1054 : lors du Schisme de l’Église chrĂ©tienne, la majoritĂ© des Balkaniques, Ă  l'exception des Slaves les plus occidentaux (SlovĂšnes et une partie des Serbo-croates) et des Albanais du Nord choisissent de rester dans l'obĂ©dience de Constantinople. Une minoritĂ© de Serbo-Croates et de Bulgares ne choisissent ni Constantinople, ni Rome, mais le christianisme du pope Bogomil, connu en occident sous le nom de catharisme (du grec Ï°ÎŹÎžÎ±ÏÎżÏ›, « pur Â»). Les SlovĂšnes suivront dĂ©sormais l'histoire du Saint-Empire romain germanique.
  • 1091 : invasion des PĂ©tchĂ©nĂšgues et des Alains, que les armĂ©es impĂ©riales dĂ©font Ă  Levounion sur l'Euros.
  • 1180 : aprĂšs la mort de Manuel Ier l’Empire byzantin dĂ©cline. Les Serbo-Croates recouvrent leur indĂ©pendance ; Ă  l'ouest les Croates s'unissent Ă  la Hongrie tandis qu'Ă  l'est, les frĂšres valaques Asan et Petru Deleanu soulĂšvent la Bulgarie.
  • 1186 : la Bulgarie recouvre son indĂ©pendance (c'est le "Royaume des Bulgares et des Valaques" des chroniques) ; l'Empire byzantin est rĂ©duit Ă  la GrĂšce et aux cĂŽtes de la pĂ©ninsule des Balkans et de l'Anatolie.
  • 1204 : Constantinople est conquise par les croisĂ©s qui y proclament l’Empire latin de Constantinople, tandis que les Grecs conservent les Empires de NicĂ©e et de TrĂ©bizonde, et le despotat d'Épire. D'autres Ă©tats croisĂ©s se forment dans le centre de la GrĂšce et dans les Ăźles Ă©gĂ©ennes tandis que les vĂ©nitiens et les gĂ©nois s'emparent de la plupart des Ăźles et des ports (les vĂ©nitiens en Dalmatie, en Albanie et en GrĂšce, les gĂ©nois en ÉgĂ©e orientale et en mer Noire).
  • 1242 : la Bulgarie et la Serbie sont ravagĂ©es par les Tatars. Dans le sillage de ceux-ci, arrivent les Roms.
  • 1261 : Constantinople est reprise aux croisĂ©s par Michel VIII PalĂ©ologue, empereur byzantin de NicĂ©e.
  • 1281 : la Bulgarie se fragmente en plusieurs Ă©tats : Vidin, Trnovo, despotats de MacĂ©doine et de DobrogĂ©e.
  • 1331-1355 : la Serbie, sous le rĂšgne de Stefan DuĆĄan, devient un empire qui s'Ă©tend du Danube Ă  l'Adriatique et Ă  la Mer ÉgĂ©e, couvrant tout le centre de la pĂ©ninsule des Balkans.
  • 1354 : les Turcs ottomans dĂ©barquent en Europe, Ă  Gallipoli.
  • 1380-1394 : les Turcs ottomans conquiĂšrent les Ă©tats bulgares et la Serbie, encerclant Constantinople. La Bosnie est rattachĂ©e Ă  la Hongrie. Le despotat de DobrogĂ©e est rattachĂ© Ă  la Valachie.
  • 1453 : les Turcs ottomans prennent Constantinople : Constantin XI PalĂ©ologue le dernier empereur de l’Empire romain d’Orient, y laisse la vie. L'Empire ottoman conquiert la Bosnie, la DobrogĂ©e, et vassalise les principautĂ©s voisines de Valachie et Moldavie. La Dalmatie reste vĂ©nitienne, la Croatie hongroise, seules la rĂ©publique de Raguse et la principautĂ© de CetinjĂ©, sur l'Adriatique, sauvegardent leur indĂ©pendance.
  • 1526 : les Turcs ottomans conquiĂšrent la Slavonie (partie nord-est de la Croatie) et le Banat.
  • XVIIe au XVIIIe : une partie des Slaves (Bosniaques de langue serbo-croate, Pomaques de langue bulgare), un petit groupe de Valaques (les MĂ©glĂ©no-roumains) et la grande majoritĂ© des Albanais se convertissent Ă  l'islam pour ne plus payer le Haraç (impĂŽt sur les non-musulmans) : ils quittent ainsi le Milliyet des Rum (« Roumis Â») pour celui des Osmanlı (« Turcs Â», mais pas dans le sens linguistique : en fait, fidĂšles du sultan ottoman).
  • 1699 : l'Autriche prend aux Ottomans la Slavonie et la Croatie centrale.
  • XVIIIe : l'Empire ottoman commence Ă  dĂ©cliner : l'Autriche et la Russie dĂ©veloppent des visĂ©es stratĂ©giques sur les Balkans et y pĂ©nĂštrent (1718, 1735, 1774, 1787). De 1718 Ă  1739 l'Autriche annexe la Serbie. Tout au long du siĂšcle, elle enrĂ©gimente les Serbes fuyant la domination turque dans les garde-frontiĂšre de la MilitĂ€r-Grenze, zone Ă©tablie aux limites de l'Empire ottoman en 1702, oĂč elle leur distribue des terres, en Croatie centrale, en Slavonie et dans le Banat. C'est l'origine des rĂ©gions Ă  majoritĂ© locale serbe (Krajina ou Vojvodina) dans ces rĂ©gions. Quant Ă  la Russie, elle se pose en protectrice du Milliyet des Rum (chrĂ©tiens orthodoxes).
  • 1797 : suite Ă  l'effondrement de Venise devant NapolĂ©on, l'Autriche annexe l'Istrie, la Dalmatie et la rĂ©publique de Raguse.
  • 1805-1809 : la France annexe l'Istrie, la Croatie, la Dalmatie et Raguse pour en faire ses Provinces illyriennes. Les idĂ©es de la RĂ©volution française se rĂ©pandent dans les Balkans.
  • 1809 : les Ăźles Ioniennes ou HeptanĂšse, vĂ©nitiennes depuis le Moyen Âge, et disputĂ©es pendant les guerres napolĂ©oniennes, deviennent une possession britannique sous le nom de RĂ©publique des Ăźles Ioniennes (ou septinsulaire).
  • 1816-1831 : des rĂ©voltes secouent les « Roumis Â» de l'Empire ottoman, animĂ©es et coordonnĂ©es par des sociĂ©tĂ©s secrĂštes telles la Filiki Eteria : elles aboutissent Ă  l'autonomie de la Serbie, qui en 1817 devient une principautĂ© vassale, comme l'Ă©taient dĂ©jĂ  la Moldavie et la Valachie voisines, et Ă  l'indĂ©pendance de la GrĂšce, reconnue en 1831 sur le PĂ©loponnĂšse, la GrĂšce centrale et les Cyclades.
  • 1852 : la principautĂ© de CetinjĂ© s'agrandit et prend le nom de principautĂ© du MontĂ©nĂ©gro.
  • 1859 : formation de la principautĂ© de Roumanie, issue de l'union de la Moldavie avec la Valachie : elle reste nominalement vassale du Sultan ottoman.
  • 1863 : la GrĂšce s'agrandit des Ăźles Ioniennes, cĂ©dĂ©es par les Britanniques.
  • 1876 : les massacres bulgares par l'armĂ©e ottomane, suite Ă  une rĂ©volte des Bulgares, choquent l'Europe.
  • 1878-1885 : suite Ă  la guerre russo-turque de 1877, d'importants changements ont lieu, au dĂ©triment de l'Empire ottoman :
    • les indĂ©pendances de la Serbie (agrandie de la rĂ©gion de NiĆĄ), du MontĂ©nĂ©gro (agrandi une nouvelle fois) et de la Roumanie (agrandie des deux-tiers de la DobrogĂ©e) sont reconnues ;
    • la Bosnie-HerzĂ©govine et le sandjak (arrondissement) de Novibazar (entre la Serbie et le MontĂ©nĂ©gro) sont occupĂ©es, et dĂ©sormais administrĂ©es par l'Autriche-Hongrie ;
    • la Bulgarie, dont les Russes, au TraitĂ© de San Stefano, auraient voulu faire un grand royaume allant de l'Adriatique Ă  la mer Noire et du Danube Ă  l'ÉgĂ©e, est reconnue, au traitĂ© de Berlin en 1878, comme simple principautĂ© vassale (comme l'Ă©taient avant 1878 la Serbie, la Valachie et la Moldavie), mais seulement entre le Danube et le Grand Balkan, avec la capitale Sofia : la moitiĂ© sud-est du pays, nommĂ©e RoumĂ©lie orientale, reste province ottomane, avec une dose d'autonomie interne ;
    • l'Empire ottoman conserve le Sud de la pĂ©ninsule, de l'Adriatique (Albanie, Kosovo, Épire) Ă  Constantinople. Des mouvements de populations ont lieu, des musulmans des territoires perdus venant s'installer dans la partie de la pĂ©ninsule restĂ©e turque.
  • 1881-1885 : la GrĂšce s'agrandit de la Thessalie tandis que la Serbie et la Roumanie, jusque-lĂ  PrincipautĂ©s, deviennent elles aussi des Royaumes, comme l'Ă©tait dĂ©jĂ  la GrĂšce. La Serbie a une dynastie autochtone, tandis que la GrĂšce, la Roumanie et la Bulgarie ont des dynasties d'origine allemande.
  • 1885 : l'union de la principautĂ© de Bulgarie et de la RoumĂ©lie orientale forme le Royaume de Bulgarie qui reste nominalement vassal du sultan ottoman.
  • 1885-1886 : Guerre entre la Serbie et la Bulgarie : la Serbie attaque la Bulgarie mais subit une lourde dĂ©faite.
  • 1897 : Guerre des trente jours entre la GrĂšce et l'Empire ottoman: l'attaque grecque Ă©choue, et la GrĂšce doit cĂ©der Ă  la Turquie les cols de la Thessalie du nord.
  • 1908 : l'Autriche-Hongrie Ă©vacue le sandjak de Novibazar, mais annexe la Bosnie-HerzĂ©govine. L'indĂ©pendance du Royaume de Bulgarie est dĂ©finitivement reconnue.
  • 1911 : l'Italie s'empare du DodĂ©canĂšse.
  • 1912-1913 : Guerres balkaniques :
    • dans la premiĂšre, le MontĂ©nĂ©gro, la Serbie, la Bulgarie et la GrĂšce se partagent les territoires encore ottomans dans la pĂ©ninsule, Ă  l'exception d'une partie de l'Albanie devenue indĂ©pendante en 1913 (grĂące Ă  l'appui austro-hongrois et allemand) et de la Thrace orientale autour des dĂ©troits et de Constantinople; la Bulgarie porte l'essentiel de l'effort de guerre contre les Ottomans, tandis que la Serbie occupe la MacĂ©doine bulgarophone;
    • dans la seconde, la Bulgarie qui tente de prendre aux Serbes la MacĂ©doine bulgarophone, est attaquĂ©e et vaincue par ses alliĂ©s de la veille, auxquels se joignent les Turcs (qui reprennent la Thrace autour d'Edirne, restĂ©e turque jusqu'Ă  nos jours) et la Roumanie qui annexe la Dobroudja du Sud.
  • 1914-1918 : PremiĂšre Guerre mondiale :
  • 1929 : le Royaume des Serbes, Croates et SlovĂšnes prend le nom de Yougoslavie.
  • 1939 : le 7 avril, l'Italie occupe l'Albanie.
  • 1939-1945 : Seconde Guerre mondiale :
    • l'Italie attaque la GrĂšce en octobre 1940 mais est repoussĂ©e en Albanie ;
    • la Yougoslavie, envahie par l'Allemagne en avril 1941, est dĂ©membrĂ©e : la SlovĂ©nie est partagĂ©e entre l'Italie (qui annexe aussi la Dalmatie, le MontĂ©nĂ©gro et le Kosovo) et l'Allemagne ; la Croatie et la Bosnie-HerzĂ©govine forment un État satellite de l'Allemagne, dirigĂ© par Ante Pavelić ; la Hongrie annexe la VoĂŻvodine Ă  l'ouest de la Tisza, et la Bulgarie la MacĂ©doine, tandis que la Serbie elle-mĂȘme est occupĂ©e et administrĂ©e par la Wehrmacht ; la VoĂŻvodine Ă  l'est de la Tisza devient territoire allemand. Deux rĂ©sistances antagonistes se mettent en place : celle monarchiste des Tchetniks, fidĂšle au gouvernement exilĂ© Ă  Londres, et celle communiste des partisans, dirigĂ©e par Iosip Broz Tito ;
    • la GrĂšce est occupĂ©e en mai 1941. Un mouvement de rĂ©sistance, l'EAM, se met aussitĂŽt en place ;
    • la Bulgarie, Ă  nouveau alliĂ©e Ă  l'Allemagne, s'agrandit une derniĂšre fois, des territoires qu'elle revendiquait : MacĂ©doine ex-yougoslave, Thrace grecque, et Dobroudja du Sud (seul territoire qu'elle conservera finalement) ;
    • Ă  partir de 1943, les mouvements de rĂ©sistance libĂšrent de vastes zones en GrĂšce du nord et Yougoslavie ;
    • Ă  la fin de la guerre, le plan de partage entre AlliĂ©s, nĂ©gociĂ© Ă  TĂ©hĂ©ran en 1943 et Ă  Yalta en 1945, est mis en application : malgrĂ© la puissance de sa rĂ©sistance communiste, la GrĂšce (90 % d'influence occidentale) reste dans l'orbite britannique puis amĂ©ricaine au prix d'une guerre civile ; en Yougoslavie reconstituĂ©e et agrandie (50 % d'influence occidentale, 50 % d'influence soviĂ©tique), Tito gagne contre les TchĂ©tniks mais prendra bientĂŽt ses distances avec l'URSS ; mĂȘme chose en Albanie avec Enver Hoxha ; en Bulgarie et Roumanie par contre (90 % d'influence soviĂ©tique) les communistes peuvent prendre le pouvoir, malgrĂ© leur faiblesse numĂ©rique initiale.
  • 1946 : agrandie des territoires cĂ©dĂ©s par l'Italie, la Yougoslavie devient une rĂ©publique fĂ©dĂ©rale composĂ©e de six rĂ©publiques : SlovĂ©nie, Croatie, Bosnie-HerzĂ©govine, MontĂ©nĂ©gro, Serbie et MacĂ©doine, qui acquiĂšrent alors leurs frontiĂšres actuelles (au Kosovo prĂšs); la GrĂšce s'agrandit du DodĂ©canĂšse, cĂ©dĂ© par l'Italie.
  • 1954 : la zone de Trieste qui avait Ă©tĂ© constituĂ©e en Ă©tat libre Ă  l'issue de la guerre, est partagĂ©e entre l'Italie (qui retrouve la ville mĂȘme et ses alentours immĂ©diats) et la Yougoslavie (qui annexe le reste, ce qui ouvre un dĂ©bouchĂ© maritime Ă  la SlovĂ©nie). Cela place la limite nord-ouest des Balkans sur la riviĂšre Dragonija en Istrie.
  • 1949-1989 : la pĂ©ninsule est divisĂ©e en trois zones Ă©tanches : au nord-est, Bulgarie et Roumanie font partie du bloc soviĂ©tique (Pacte de Varsovie et Comecon) ; au sud, GrĂšce et Turquie font partie du glacis occidental (OTAN) ; Ă  l'ouest, Yougoslavie et Albanie sont communistes, mais non-alignĂ©s, la Yougoslavie avec des frontiĂšres ouvertes, l'Albanie au contraire trĂšs fermĂ©e, et ultĂ©rieurement proche de la Chine de Mao.
  • 1967-1974 : Dictature des colonels en GrĂšce. L'ensemble de la pĂ©ninsule subit des rĂ©gimes autoritaires.
  • 1981 : la GrĂšce rejoint l'Union europĂ©enne.
  • 1990 : les communistes d'Albanie, Bulgarie, Roumanie et Yougoslavie abandonnent le communisme en tant que systĂšme et doctrine, et adoptent le libĂ©ralisme et le nationalisme. Les dirigeants qui s'y sont opposĂ©s sont renversĂ©s. Les ex-communistes conservent le pouvoir pendant un temps (parfois assez long : cas de Slobodan MiloĆĄević), mais permettent le pluripartisme et la dĂ©mocratie parlementaire.
  • 1991-1996 : guerres de dislocation de la Yougoslavie : indĂ©pendances en 1992 de la SlovĂ©nie et de la Croatie, de la Bosnie-HerzĂ©govine et de la MacĂ©doine. En 2009 il reste encore 3270 disparitions inexpliquĂ©es suite Ă  ces guerres.
  • 2004 : la SlovĂ©nie rejoint l'Union europĂ©enne.
  • 2006 : sĂ©paration de la Serbie et du MontĂ©nĂ©gro.
  • 2007 : la Bulgarie et la Roumanie rejoignent l'Union europĂ©enne.
  • 2008 : indĂ©pendance du Kosovo (rĂ©gion autonome de la Serbie, Ă  majoritĂ© albanaise), reconnue par environ un quart de la communautĂ© internationale.
  • 2013 : la Croatie doit rejoindre l'Union EuropĂ©enne.

Atlas historique

[12]

Notes et références

  1. ↑ Hosch, Nehring, Sundhaussen (Hrsg.), Lexikon zur Geschichte SĂŒdosteuropas, S. 663, (ISBN 3-8252-8270-8)
  2. ↑ http://www.palgrave.com/products/title.aspx?is=0333793471
  3. ↑ Paul Garde, Les Balkans, Flammarion, 1999, ISBN: 2-08-035181-8
  4. ↑ http://fr.rian.ru/world/20080227/100183855.html
  5. ↑ Paul Garde: Les Balkans, Dominos Flammarion, 1999, ISBN: 2-08-035181-8 et Georges Prevelakis, Les Balkans, culture et gĂ©opolitique, Nathan, 2004, ISBN: 2-09-190223-3
  6. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k http://www.strategicsinternational.com/31_02.pdf
  7. ↑ « Romaphobie Â» - LeMonde.fr et Press kit: Issues - Multi-ethnic States and the Protection of Minority Rights - World Conference Against Racism
  8. ↑ Georges Prevelakis, Les Balkans, culture et gĂ©opolitique, Nathan, 1004, ISBN: 2-09-190223-3
  9. ↑ Le premier savant Ă  remarquer les ressemblances entre les langues balkaniques fut le slovĂšne Jernej Kopitar en 1829, mais ce ne fut qu'Ă  partir des annĂ©es 1920 qu'elles furent thĂ©orisĂ©es, avec comme contributeurs importants Gustav Weigand et Kristian Sandfeld-Jensen (Linguistique balkanique, 1930). Puis le roumain Alexandru Rosetti lança le terme d'union linguistique balkanique en 1958. Theodor Capidan alla plus loin en affirmant que leur structure Ă©tait susceptible d'ĂȘtre rĂ©duite Ă  un type balkanique commun. Le modĂšle actuellement acceptĂ© par la majoritĂ© des linguistes est celui du polonais Zbigniew GoƂąb.
  10. ↑ Ernest Gellner, Nations et nationalisme, BibliothĂšque historique Payot, 1999 et Éric Hobsbawn, Nations et nationalisme depuis 1780: programme, mythe, rĂ©alitĂ©, Folio histoire 2002.
  11. ↑ * Georges Castellan, Histoire des Balkans, Fayard 1999 ; Histoire de l’Albanie et des Albanais, Armeline, 2001 ; Un pays inconnu : la MacĂ©doine, Armeline, 2003 ; Serbes d’autrefois : aux origines de la Serbie moderne, Armeline, 2005 ;
    • L. Genet, Histoire contemporaine, Hatier, 1970, pp. 408 Ă  411 ;
    • Hans-Erich Stier, Grosser Atlas zur Weltgeschichte, Westermann, Braunschweig, 1985, ISBN 3-14-100919-8.
  12. ↑ La galerie de cartes est une synthĂšse du Westermann Grosser Atlas zur Weltgeschichte, 1985, ISBN 3-14-100919-8, du DTV Atlas zur Weltgeschichte, 1987 traduit chez Perrin, ISBN 2-7242-3596-7, du Putzger historischer Weltatlas Cornelsen 1990, ISBN 3-464-00176-8, de l’Atlas historique Georges Duby chez Larousse 1987, ISBN 2-03-503009-9, de la sĂ©rie des Atlas des peuples d'AndrĂ© et Jean Sellier Ă  La DĂ©couverte : Europe centrale : 1992, ISBN 2-7071-2032-4 et Orient : 1993, ISBN 2-7071-2222-X, du TörtĂ©nelmi atlasz de l'AcadĂ©mie hongroise, 1991, ISBN 963-351-422-3 CM, de l’Atlas istorico-geografic de l'AcadĂ©mie roumaine, 1995, ISBN 973-27-0500-0, et de la partie historique du Meyers Handatlas, du Bibliographisches Institut de Leipzig, 1931. Par commoditĂ© graphique (espace) les États de l'Église catholique sont dĂ©signĂ©s par le nom de « Vatican Â».

Voir aussi

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Liens connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Balkans Â» dans Dictionnaire universel d’histoire et de gĂ©ographie, 1878  (Wikisource)
  • Jean-Michel CantacuzĂšne, Mille ans dans les Balkans, Editions Christian, Paris, 1992. (ISBN 2-86486-054-0).
  • Georges Castellan, Histoire des Balkans : XIVe-XXe siĂšcle, Fayard, Paris, 1999.
  • JoĂ«lle Dalegre Grecs et Ottomans 1453-1923. De la chute de Constantinople Ă  la fin de l’Empire ottoman L’Harmattan Paris (2002) (ISBN 2474521621)
  • Pierre du Bois de Dunilac, «La question des Balkans», Revue des relations internationales, n° 103, 2000, p. 271 Ă  277.
  • Barbara Jelavich, History of the Balkans, Cambridge University Press, 1983.
  • Dimitri Kitsikis, La MontĂ©e du national-bolchevisme dans les Balkans, Avatar, Paris, 2008.
  • Ernest Weibel, Histoire et gĂ©opolitique des Balkans de 1900 Ă  nos jours, Ellipses, Paris, 2002.

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