Zimbabwe

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Zimbabwe
Republic of Zimbabwe (en)
Zimbabwe (fr)
Drapeau du Zimbabwe Armoiries du Zimbabwe
(Drapeau du Zimbabwe) (Armoiries du Zimbabwe)
Devise nationale : Unité, liberté, travail.
Unity, freedom, work.
carte
Langues officielles anglais, shona, sindebele
Capitale Harare
17°50â€ČS 31°03â€ČE / -17.833, 31.05
Plus grande ville Harare
Forme de l’État RĂ©publique parlementaire
 - PrĂ©sident de la RĂ©publique
Premier ministre
Robert Mugabe
Morgan Tsvangirai
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 60e
390 245[1] km2
1 %
Population
 - Totale (2010)
 - DensitĂ©
Classé 72e
12 523 000[2] hab.
32,09 hab./km2
Indépendance
 - DĂ©clarĂ©e puis reconnue
Du Royaume-Uni
11 novembre 1965
(comme Rhodésie du Sud)
17 avril 1980
(comme Zimbabwe)
Gentilé Zimbabwéen
PIB (nominal) (2010) 5,574 milliards USD[3] (141)
IDH (2010) en diminution 0,140[4] (bas) (169e)
Monnaie Dollar américain (USD)
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national Kalibusiswe Ilizwe le Zimbabwe
Code ISO 3166-1 ZWE, ZW
Domaine internet .zw
Indicatif
téléphonique
+263
Organisations internationales
Union africaine (juin 1980)

Le Zimbabwe, ou officiellement la RĂ©publique du Zimbabwe (anglais : Republic of Zimbabwe), est un pays d'Afrique australe. EnclavĂ©, le pays est entourĂ© par l’Afrique du Sud, le Botswana Ă  l’ouest, le Mozambique Ă  l’est et la Zambie au nord. La frontiĂšre avec cette derniĂšre est naturelle et dessinĂ©e par le ZambĂšze. La capitale politique et Ă©conomique, Harare, est situĂ©e dans le nord-est du pays et a le statut de ville-province. Y rĂ©sident 1,6 millions d'habitants, 2,8 avec l'aire urbaine, sur les 11,7 que compte le pays. Les langues officielles sont l’anglais, le shona et le sindebele ; la monnaie Ă©tait le dollar zimbabwĂ©en jusqu'Ă  son remplacement par le dollar amĂ©ricain Ă  la suite de la crise de la monnaie en avril 2009. Le pays est membre de l'Union Africaine.

Ancienne colonie britannique, le Zimbabwe a changĂ© de nom Ă  plusieurs reprises depuis son indĂ©pendance vis-Ă -vis du Royaume-Uni, survenue le 11 novembre 1965 : d'abord appelĂ© RhodĂ©sie du Sud en tant que colonie, il devient la RhodĂ©sie puis Zimbabwe-RhodĂ©sie avant d'adopter son nom dĂ©finitif le 17 avril 1980. Les dirigeants actuels sont Robert Mugabe, PrĂ©sident de l'État puis PrĂ©sident de la RĂ©publique depuis 1987, et Morgan Tsvangirai, son Premier ministre depuis le 11 fĂ©vrier 2009. Mugabe est au pouvoir depuis la signature des Accords de Lancaster House et a Ă©tabli un rĂ©gime autoritaire : le pays a alors vu son Ă©conomie s'affaisser et ses relations se tendre avec une grande partie de la communautĂ© internationale, notamment les pays non-africains du Commonwealth.

Le Produit IntĂ©rieur Brut du Zimbabwe est estimĂ© Ă  5,574 milliards de $ par le Fonds MonĂ©taire International en 2010, ce qui le classe au 141e rang sur la liste des pays par PIB. De plus l'Ă©conomie a subi une grave rĂ©cession durant les annĂ©es 2000, notamment Ă  la suite de la DeuxiĂšme guerre du Congo Ă  laquelle l'armĂ©e zimbabwĂ©enne a participĂ© et qui a nĂ©cessitĂ© de lourdes dĂ©penses qui ont affaiblit le pays. Robert Mugabe contrairement Ă  son pays s'est considĂ©rablement enrichi Ă  la suite du conflit puisqu'il a reçu en Ă©change de son intervention une mine de cobalt de la part de Laurent-DĂ©sirĂ© Kabila, prĂ©sident du Congo. En 2010, le Zimbabwe est classĂ© dernier dans la liste des pays par indice de dĂ©veloppement humain et est soutenu par le Programme alimentaire mondial.

Sommaire

GĂ©ographie et environnement

Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie du Zimbabwe.
Carte du Zimbabwe.

Localisation et topographie

Voir l’article annexe : Toponymie du Zimbabwe.

Le Zimbabwe est un pays d'Afrique australe dĂ©pourvu d'accĂšs Ă  la mer, et partage ses 3 066 km de frontiĂšres avec la Zambie au nord-ouest (797 km), l'Afrique du Sud au sud (225 km), le Botswana au sud-ouest (813 km) et le Mozambique Ă  l'est (1 231 km). Il est trĂšs proche de la Namibie mais en est sĂ©parĂ© par une portion du territoire botswanais. Il se situe entre les 15e et 23e parallĂšles sud en latitude et les 25e et 34e mĂ©ridiens est en longitude.

Le pays couvre une superficie totale de 390 757 km2 dont 1 % de terres immergĂ©es, chiffres qui n'ont pas Ă©voluĂ© depuis son indĂ©pendance en 1980. Il ne comprend ni enclave Ă  l'Ă©tranger ni possession outre-mer. Il est classĂ© 61e dans la liste globale des pays par superficie, et 26e d'Afrique. C'est un pays de hauts plateaux. Son point culminant est le mont Nyangani situĂ© dans les rĂ©gions montagneuses de l'est et qui atteint 2 592 m, alors que son point bas se situe Ă  162 m d'altitude. La majeure partie du pays se situe sur un plateau central s'Ă©tirant du sud-ouest au nord-ouest oĂč l'altitude varie entre 1 200 et 1 600 m. Environ 20 % du pays atteint moins de 900 m d'altitude.

Au niveau hydrographique le lac Kariba et le fleuve ZambĂšze dĂ©limitent la majeure partie de la frontiĂšre avec la Zambie au nord-ouest. Les chutes Victoria, prĂšs de la ville de Livingstone en Zambie, font partie du fleuve et sont considĂ©rĂ©es comme parmi les plus grandes et les plus impressionnantes du monde avec 1 700 m de largeur et jusqu'Ă  108 m de hauteur. Elles ont d'ailleurs Ă©tĂ© inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1989.

Parmi les ressources naturelles se trouvent : le charbon, le chrome, l’amiante, l’or, le nickel, le cuivre, les minerais de fer, le vanadium, le lithium, l’étain, et les mĂ©taux du groupe du platine.

Climat et environnement

Des girafes et un zĂšbre du Parc national de Matopos.

Le Zimbabwe possĂšde un climat tropical avec une saison des pluies qui s'Ă©tend en gĂ©nĂ©ral de fin octobre Ă  mars. Les paysages naturels sont la savane sĂšche ou arborĂ©e, avec des forĂȘts tropicales sempervirentes dans les rĂ©gions moites et montagneuses de l'est. Le fait qu'il soit situĂ© sur des hauts plateaux est la raison pour laquelle il bĂ©nĂ©ficie d'une tempĂ©rature moyenne annuelle de 25 Â°C, relativement faible par rapport Ă  ses voisins d'Afrique australe.

On trouve parmi la flore du teck, de l'acajou, du knobthorn, du msasa et du baobab. Les fleurs les plus prĂ©sentes sont l'hibiscus, le lis d'araignĂ©e, le leonotis, le cassia, le wisteria et le dombeya. La faune est composĂ©e de nombreux mammifĂšres dont l'hippopotame, le rhinocĂ©ros, le babouin, l'okapi, la girafe, le koudou, le zibeline, le zĂšbre, le phacochĂšre, le porc-Ă©pic, le blaireau, la loutre, le liĂšvre ainsi que de nombreuses autres, soit un total d'environ 350 espĂšces de mammifĂšres diffĂ©rentes. À noter que le rhinocĂ©ros noir est en danger d’extinction en raison du braconnage. Le plus grand des lĂ©zards, le varan, peut y ĂȘtre trouvĂ© dans de nombreuses riviĂšres, au mĂȘme titre que certaines espĂšces de crocodiles. Il y a aussi plus de 500 espĂšces d'oiseaux comme le turdidĂ©, le barbican, le mĂ©ropidĂ©, le foudi, le rossignol, le bouscarle, la pintade, le coucou foliotocol, le tĂ©tra ou le faisan. Le Zimbabwe possĂšde donc une riche biodiversitĂ©, mĂȘme s'il contient Ă©galement un grand nombre d'espĂšces conventionnelles de la flore et faune africaine tropicale. On y compte Ă©galement 131 espĂšces de poissons dont la plus rĂ©pandue est le poisson tigre goliath.

De larges pans du Zimbabwe Ă©taient autrefois couverts de forĂȘts, et reprĂ©sentaient ce qu'il est communĂ©ment appelĂ© le bush africain, au sein duquel on trouvait une vie sauvage importante. La pauvretĂ©, le croissance dĂ©mographique et le manque de combustibles ont menĂ© Ă  une dĂ©forestation extensive qui avec le braconnage, ont considĂ©rablement rĂ©duit le nombre de reprĂ©sentants de la faune et de la flore du pays. La dĂ©forestation a Ă©galement menĂ© Ă  l'Ă©rosion des sols et Ă  la survenue rĂ©guliĂšre de sĂ©cheresses, diminuant par lĂ  mĂȘme la fertilitĂ© des terres.

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Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire du Zimbabwe.

Premiers peuples du territoire

Voir les articles annexes : KhoĂŻsan et Empire Monomotapa.
Peintures rupestres préhistoriques au Zimbabwe

La prĂ©sence des premiers habitants en Afrique australe, les KhoĂŻsans, est attestĂ©e plus de 8 000 ans avant notre Ăšre, notamment par les Ɠuvres picturales prĂ©historiques retrouvĂ©es sur de nombreux sites de la rĂ©gion. Plus tard, vers 500, arrivent d'Afrique centrale les artisans du fer et agriculteurs Bantous Gokomere qui s'installent sur le lieu du futur Monument national du Grand Zimbabwe, berceau du peuple des Shonas, qu'ils ont vraisemblablement Ă©difiĂ© entre le IXe et le XIIIe siĂšcle. Les Bantous forcent sur cette mĂȘme pĂ©riode la majoritĂ© de l'ethnie San, peuple nomade de l'Afrique australe, Ă  Ă©migrer Ă  l'ouest ou Ă  ĂȘtre rĂ©duits en esclavage.

La citĂ© de Grand Zimbabwe accueille jusqu'Ă  20 000 habitants et son organisation sociale est structurĂ©e autour d'une monarchie, d'une caste dirigeante et d'une armĂ©e. L'influence de la dynastie des Shonas dĂ©cline soudainement durant le XVe siĂšcle, du fait notamment de la surpopulation, cause de maladies et de contestation du pouvoir en place. Vers 1420, la dynastie des Torwa s'installe Ă  Khami et fonde leur royaume, successeur direct du Grand Zimbabwe, en 1480. D'autres membres issus de la civilisation de Grand Zimbabwe Ă  la tĂȘte desquels se trouve le roi Mwene Mutapa, fondent un autre Ă©tat shona plus au nord : l'empire Monomotapa. Celui-ci prospĂšre jusqu'en 1629, date Ă  laquelle il est battu par l'empire portugais dont il devient le vassal la mĂȘme annĂ©e.

Colonisation et naissance de la Rhodésie

  • DĂ©but XVIe siĂšcle : arrivĂ©e des Portugais qui investissent le plateau rhodĂ©sien par la vallĂ©e du ZambĂšze.
  • 1690 : les Portugais sont finalement expulsĂ©s par les troupes du Monomatapa. Mais le domaine de l’ancien empire est dorĂ©navant limitĂ© Ă  la vallĂ©e du ZambĂšze.
  • 1684 : effondrement de la dynastie Torwa, renversĂ©e par le clan Changamire qui fonde l’empire Rozwi.
  • 1840 : fondation d’un Ă©tat militaire ndĂ©bĂ©lĂ© dirigĂ© par Mzilikazi du clan zoulou Xumalo sur les dĂ©combres de l’empire Rozwi.
  • 1852 : reconnaissance du Royaume ndĂ©bĂ©lĂ© de Mzilikazi par la RĂ©publique sud-africaine du Transvaal.
  • 1854 : l’explorateur David Livingstone parvient aux Chutes Victoria.
  • 1870-1880 : exploration des territoires shonas et ndĂ©bĂ©lĂ©s par des europĂ©ens dont Frederick Selous et Thomas Baines.
  • 1888 : signature de la concession Rudd par le roi Lobengula, abusĂ© par une mauvaise traduction. Il cĂšde ainsi Ă  la BSAC de Cecil Rhodes l’ensemble des terres situĂ©es entre les fleuves ZambĂšze et Limpopo. Avec l’intervention de l’armĂ©e britannique (voir article sur Cecil Rhodes), Ă  prĂ©ciser.
  • 1893-1894 : PremiĂšre guerre anglo-matĂ©bĂ©lĂ©. Les MatĂ©bĂ©lĂ©s sont battus sur la Shangani et Ă  Bembesi mais anĂ©antissent la patrouille britannique du major Allan Wilson sur la Shangani. Vaincu Lobengula s'enfuit et dĂ©cĂšde dĂ©but 1894.
  • 1895 : Administration par la BSAC du territoire baptisĂ© « RhodĂ©sie Â» en l’honneur de Cecil Rhodes.
  • 1901 : Division administrative entre les territoires du nord du ZambĂšze baptisĂ©s RhodĂ©sie du Nord et ceux au sud baptisĂ©s RhodĂ©sie du Sud.
  • 1923 : l’administration de la BSAC prend fin. Échec de l’intĂ©gration Ă  l’Afrique du Sud de la RhodĂ©sie du Sud qui prend alors le statut de colonie autonome alors que Londres conserve la mainmise sur l’administration de la RhodĂ©sie du Nord et le Nyasaland.
  • 1953-1963 : FĂ©dĂ©ration de RhodĂ©sie et du Nyassaland regroupant la RhodĂ©sie du Sud, la RhodĂ©sie du Nord et le Nyasaland.
  • 1964 : Dissolution de la fĂ©dĂ©ration et indĂ©pendance de la RhodĂ©sie du Nord rebaptisĂ©e Zambie et du Nyassaland rebaptisĂ©e Malawi.

Indépendance et histoire récente

  • 1965 : dĂ©claration unilatĂ©rale d’indĂ©pendance de la RhodĂ©sie du Sud par le gouvernement blanc dirigĂ© par Ian Smith.
  • 1970 : proclamation de la RĂ©publique de RhodĂ©sie.
  • 1978 : accords internes entre gouvernement rhodĂ©sien et mouvements nationalistes noirs modĂ©rĂ©s pour la mise en place d’une nouvelle assemblĂ©e et d’un gouvernement multiracial.
  • 1979 : crĂ©ation Ă©phĂ©mĂšre de l’État de Zimbabwe-RhodĂ©sie. RĂ©intĂ©gration au Royaume-Uni. Accords de Lancaster House prĂ©parant l’indĂ©pendance du Zimbabwe et une redistribution des terres aprĂšs 10 ans.
  • 1980 : quinze ans aprĂšs l’UDI de Ian Smith, les Britanniques accordent l’indĂ©pendance Ă  la RhodĂ©sie du Sud qui prend le nom de Zimbabwe, membre du Commonwealth. L’ancien chef de guĂ©rilla Robert Mugabe est le nouveau Premier ministre[5]
  • 1980-1983 : « Guerre civile Â» entre les 2 mouvements nationalistes noirs ZANU (shonas) et ZAPU (matabĂ©lĂ©s et ndĂ©bĂ©lĂ©s).
  • 1987 : modification de la constitution. Robert Mugabe devient le prĂ©sident du Zimbabwe au 31 dĂ©cembre.
  • AnnĂ©es 1990 : accentuation de l’autoritarisme du rĂ©gime.
  • 2000 : premiĂšres expropriations de fermes appartenant Ă  des blancs. Mugabe est dĂ©savouĂ© lors d’un rĂ©fĂ©rendum sur une rĂ©forme constitutionnelle.
  • 2002 : Robert Mugabe gagne l’élection prĂ©sidentielle lors d’un scrutin dont l’honnĂȘtetĂ© est contestĂ©e.
  • 2003 : grave crise agraire et politique suite Ă  l’expropriation par Mugabe des fermiers blancs. L’État installe sur les terres rĂ©quisitionnĂ©es des proches du rĂ©gime, officiellement anciens combattants de la guerre d’indĂ©pendance. Ceux-ci n’ont cependant pas les connaissances ni le matĂ©riel nĂ©cessaires pour cultiver leurs lopins et beaucoup de terres restent en friches. Crise politique quand les mouvements d’opposition comme la MDC sont rĂ©primĂ©s et les Ă©lections truquĂ©es. Suite Ă  une campagne intensive des mouvements des droits de l’Homme, des Britanniques et de l’opposition, le Commonwealth impose des mesures de rĂ©torsion contre les principaux dirigeants du Zimbabwe. Au sein du Commonwealth, Mugabe reçoit cependant le soutien de plusieurs pays africains et dĂ©nonce des mesures prises Ă  l’instigation des pays « blancs Â» (Canada, Grande-Bretagne, Australie). L’opposition locale du MDC est rĂ©primĂ©e.
  • 2004 : consĂ©quence de la rĂ©forme agraire, l’ancien grenier Ă  blĂ© de l’Afrique ne peut plus subvenir Ă  ses besoins et 70 % de la population se retrouve sans emploi. Le Zimbabwe se retire du Commonwealth.
  • 2005 : le parti de Robert Mugabe, la ZANU, remporte les Ă©lections lĂ©gislatives sur fond de violence et de fraudes Ă©lectorales face Ă  un MDC divisĂ© et affaibli. Entre 120 000 et 1 500 000 habitants des bidonvilles d’Harare, bastions de l’opposition, sont expulsĂ©s Ă  la fin du printemps lors de la destruction de leurs habitations sur ordre du gouvernement. Adoption d’une rĂ©forme constitutionnelle restreignant les droits de propriĂ©tĂ© et permettant au gouvernement de priver n’importe qui de passeport pour des raisons « d’intĂ©rĂȘt national Â». Afin de gagner l’appui de la population, Mugabe persĂ©cute la minoritĂ© ndĂ©bĂ©lĂ©s. Nombre d’entre eux fuient en Afrique du Sud. On empĂȘche les propriĂ©taires de terres d'aller en appel au sujet de leur expropriation. CrĂ©ation d’un SĂ©nat de 66 membres. Le SĂ©nat est soupçonnĂ© d'ĂȘtre une simple chambre d’enregistrement au service du PrĂ©sident Mugabe. L’inflation dĂ©passait les 1 000 % en 2006, et les 100 000 % en 2007. L’exode de la population vers les pays voisins s’accĂ©lĂšre.
  • 2008 : Les Ă©lections prĂ©sidentielles et lĂ©gislatives du 29 mars constituent un revers pour la ZANU. Le MDC remporte la majoritĂ© absolue des siĂšges Ă  l’AssemblĂ©e nationale (109 Ă©lus contre 97 Ă©lus Ă  la ZANU). PubliĂ©s le 2 mai, le rĂ©sultat de l’élection prĂ©sidentielle est contestĂ©. En obtenant officiellement prĂšs de 48 % des suffrages en dĂ©pit des fraudes, Morgan Tsvangirai devance nĂ©anmoins Robert Mugabe (43 %). Lors de la campagne du second tour, le pays est le thĂ©Ăątre de violences politiques continues marquĂ©es par des atrocitĂ©s commises par la police contre des membres de l’opposition et leur famille mais aussi par l’arrestation de ses principaux chefs[6]. Dans ce climat de terreur, Morgan Tsvangirai dĂ©cide Ă  cinq jours du second tour de l’élection prĂ©sidentielle de boycotter celle-ci, permettant ainsi Ă  Robert Mugabe d’ĂȘtre rĂ©Ă©lu[7]. L’inflation dĂ©passant les 10 millions % en rythme annuel : l'Ă©dition de billets de 100 milliards de dollars zimbabwĂ©ens (environ 3 EUR fin juillet 2008) est nĂ©cessaire. La population est contrainte de revenir Ă  une Ă©conomie de troc et Ă  la marche Ă  pied: il n'y a plus de diesel pour faire rouler les bus[8],[9].
    De plus, depuis le mois d'aoĂ»t, une Ă©pidĂ©mie de cholĂ©ra sĂ©vit dans le pays et a dĂ©jĂ  fait selon l'OMS : 2 971 morts, ainsi que 56 123 personnes contaminĂ©es (chiffres officiels au 27 janvier 2009). Toujours d'aprĂšs l'OMS, jusqu'Ă  la moitiĂ© des 12 millions de ZimbabwĂ©ens sont susceptibles de contracter la maladie en raison de l'insalubritĂ© des conditions de vie dans le pays[10].
  • 2009 : Suite Ă  la pression de l'ONU quant aux fraudes concernant l'Ă©lection prĂ©sidentielle, Robert Mugabe dĂ©cide de partager le pouvoir avec son opposant et rival Morgan Tsvangirai dont le parti est le mouvement pour le changement dĂ©mocratique (MDC)[11].
  • Avril 2010, Mugabe reçoit le prĂ©sident de l'Iran Mahmoud Ahmadinejad avec lequel il conclut huit accords commerciaux entre les deux pays. Cette visite n'est pas bien perçue par l'opposition et par le reste du monde[12].

Politique et organisation sociale

Article dĂ©taillĂ© : Politique du Zimbabwe.

Le Zimbabwe est officiellement une rĂ©publique prĂ©sidentielle, dans laquelle le droit de vote est accordĂ© Ă  tous les citoyens de plus de 18 ans. Le prĂ©sident est Ă  la fois le chef de l’État et le chef du gouvernement.

Le régime de Robert Mugabe est accusé de graves violations des droits humains. Les exactions opérées par la police et l'armée se poursuivent toujours sous la coalition actuellement au pouvoir[13].

Racisme

Le prĂ©sident Mugabe a mis en Ɠuvre au Zimbabwe une rĂ©forme agraire en 2000 visant essentiellement les grands fermiers du pays, spĂ©cifiquement les fermiers blancs qui avaient Ă©tĂ© maintenus sur leurs terres Ă  l’occasion de l’indĂ©pendance. Les redistributions de terre se sont passĂ©es de maniĂšre semi-anarchique en ce sens que, souvent, des groupes ou milices notamment d’anciens combattants de la guerre d’indĂ©pendance prenaient purement et simplement possession de la terre, chassant les fermiers blancs et leurs employĂ©s[14]. Certains fermiers et aussi certains de leurs employĂ©s noirs ont Ă©tĂ© confrontĂ©s Ă  la violence, et il y eut des morts sans que les autoritĂ©s interviennent autrement que pour soutenir les envahissements - ou en limogeant un ministre qui s’était Ă©levĂ© contre les confiscations de fermes aux Blancs[15]. Robert Mugabe et son parti ont donc Ă©tĂ© accusĂ©s de complicitĂ© au moins de fait dans les meurtres survenus et de mener une politique raciste ; cette derniĂšre accusation est renforcĂ©e par une dĂ©cision d’un tribunal rĂ©gional pour l’Afrique australe en dĂ©cembre 2008[14]. La force publique a refusĂ© d’appliquer des dĂ©cisions de justice donnant raison Ă  des fermiers blancs qui contestaient leur expropriation[14].

Suite Ă  cette rĂ©forme conjuguĂ©e Ă  la corruption et au nĂ©potisme gĂ©nĂ©ralisĂ©s, a eu des consĂ©quences catastrophiques sur la situation alimentaire du pays[16], ainsi que suite Ă  la dĂ©gradation de la situation politique notamment avec les Ă©lections truquĂ©es de 2002, le pays a Ă©tĂ© suspendu de sa participation au Commonwealth. Suite Ă  cet Ă©vĂ©nement et Ă  la levĂ©e de bouclier que cette politique a provoquĂ© dans le monde, les autoritĂ©s zimbabwĂ©ennes dĂ©noncent un complot des « pays blancs Â» (notamment ceux du Commonwealth, le Canada, la Grande-Bretagne, et Australie). En 2005, il reste encore environ 400 fermiers blancs au Zimbabwe (sur 4 500 avant la rĂ©forme agraire), et le prĂ©sident Mugabe a exprimĂ© son souhait de les « chasser Â» Ă  court terme. En 2005, le parti au pouvoir, le ZANU-PF a lancĂ© une campagne appelĂ© « Tous les Blancs dehors en 2005 Â».

Par ailleurs, le prĂ©sident du Zimbabwe, Robert Mugabe a fait Ă  de nombreuses reprises des dĂ©clarations racistes[17] :

  • « Notre parti doit continuer de faire entrer la peur dans le cƓur de l’homme blanc, notre vĂ©ritable ennemi Â» (s’adressant au ZANU-PF)
  • « Le seul homme blanc que vous pouvez croire est l’homme blanc mort Â»
  • « L’homme blanc est ici comme le second citoyen : vous ĂȘtes en numĂ©ro un. Il est numĂ©ro deux ou trois. C’est ce qui doit ĂȘtre enseignĂ© Ă  nos enfants Â»

En juillet 2007, Mugabe et son parti le ZANU-PF proposent au parlement de voter une loi qui interdira toute fusion, restructuration ou acquisition d’une entreprise si 51 % de son capital n’est pas en possession de ZimbabwĂ©ens noirs[18]. Puis, en septembre 2008, un accord conclu avec l’opposition du MDC fait quelque peu marche arriĂšre sur la confiscation des fermes aux Blancs mĂȘme si le ministre de la Justice affirme le contraire[19], que l’accord souligne le caractĂšre raciste-colonialiste de la rĂ©partition prĂ©cĂ©dente des terres, et qu’aucune restitution ne se fera en tant que telle[20].

En dĂ©cembre 2008, le Zimbabwe rejette le jugement du tribunal de la CommunautĂ© de dĂ©veloppement d’Afrique australe qui a estimĂ© que les confiscations terriennes menĂ©es au Zimbabwe Ă©taient discriminatoires[21],[14], racistes et illĂ©gales et que les fermiers devaient ĂȘtre dĂ©dommagĂ©s[22]. En juin 2011, en vertu de la disposition prĂ©voyant l'application des dĂ©cisions du tribunal de la SADC dans les pays membres, la Haute cour de Pretoria en Afrique du Sud, saisie par d'anciens fermiers zimbabwĂ©ens expropriĂ©s, juge que les biens appartenant Ă  l'Ă©tat zimbabwĂ©en dans le pays peuvent ĂȘtre saisis et mis en vente afin d'indemniser les victimes d'expropriation. En application de cette dĂ©cision, trois propriĂ©tĂ©s du gouvernement zimbabwĂ©en en Afrique du Sud furent saisis en vue de leur vente par enchĂšre publique[22].

Provinces

Carte détaillée des provinces et villes du Zimbabwe
Article dĂ©taillĂ© : Provinces du Zimbabwe.

Le pays est divisĂ© en 8 provinces :

Le Zimbabwe compte aussi deux villes qui ont le statut de province : Bulawayo et Harare.

DĂ©mographie

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie du Zimbabwe.
DĂ©mographie
Population 11 392 629 2009
DensitĂ© de population 29,2 habitants/kmÂČ 2009
Population de moins 15 ans 43,9 % 2009
Population de 15 Ă  64 ans 52,2 % 2009
Population de plus de 64 ans 3,9 % 2009
Espérance de vie à la naissance 45,77 ans 2009
Population urbaine 37,3 % 2008
Âge mĂ©dian 17,6 ans 2009
Taux de fécondité 3,69 2009
Taux de natalitĂ© 3,149 % 2009
Taux de mortalitĂ© 1,619 % 2009
Taux d'accroissement naturel 1,53 % 2009
MortalitĂ© infantile 3,231 % 2009
Taux de mortalitĂ© des moins de 5 ans 1,05 % 2006
Pourcentage de population sous-alimentĂ©e 47 % 2004
Taux de chĂŽmage 95 % 2009
Source : https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/zi.html

Le pays compte environ 13,5 millions d’habitants (2008). Il a plus que triplĂ© sa population depuis 1960. RavagĂ© par le sida, l’épidĂ©mie a fait baisser l’espĂ©rance de vie Ă  43,6 ans et est devenue une vraie menace pour la survie de l’État zimbabwĂ©en. Le taux de mortalitĂ© est remontĂ© au niveau Ă©levĂ© de 17,9 pour mille, soit un niveau comparable Ă  celui de l'Afrique australe (17 pour mille). Le nombre moyen d'enfants par femme, ou indicateur conjoncturel de fĂ©conditĂ© est de 3,15, correspondant Ă  un taux de natalitĂ© de 27,7 pour mille. Le taux d'accroissement dĂ©mographique est donc ralenti Ă  environ 1 % par an ou 9,8 pour mille.


INED, Tous les pays du monde, 2008

Santé

Santé
Dépenses de santé en dollars par habitant 8 2006
Nombre de médecins pour 1000 habitants 0,1 2007
DĂ©cĂšs dus au sida 140 000 2007
Proportion des 15/49 ans infectĂ©s par le virus du sida 15,3 % 2007
Source : http://www.statistiques-mondiales.com/zimbabwe.htm.

Économie

Article dĂ©taillĂ© : Économie du Zimbabwe.
Économie du Zimbabwe
PIB 4 548 millions de dollars US courants 2008
PIB par habitant 200 dollars US valeur PPA/habitant 2008
Source : http://www.statistiques-mondiales.com/zimbabwe.htm.

L’implication du pays dans la guerre en RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo a pesĂ© lourd sur l’économie du pays, mais en Ă©change Mugabe et les hauts fonctionnaires zimbabwĂ©en ont fait fortune grĂące aux minerais du Congo (cobalt, diamant, etc.).

L’inflation Ă©tait de 32 % en 1998, 59 % en 1999, 208 % en fĂ©vrier 2002 de 1 042,9 % en mai 2006, et de plus de 100 000 % en janvier 2008. Le taux d'inflation annuel (entre juillet 2007 et juillet 2008) atteint environ 231 000 000 %, ceci Ă©tant considĂ©rĂ© non plus comme de l'inflation mais comme de l'hyperinflation.

Le secteur de l’agriculture a souffert d’une rĂ©partition des terres mal engagĂ©e en 1999 et 2000. En 1996, 4 500 fermiers blancs possĂ©daient encore Ă  cette date environ 30 % des terres cultivables du pays (contre 47 % en 1980) cultivant blĂ©, arachides et tabac et dont le chiffre d’affaires reprĂ©sentait plus de 50 % du PIB. SurnommĂ© le grenier Ă  blĂ© de l’Afrique, le pays participait en tant que fournisseur de denrĂ©es au Programme alimentaire mondial (PAM). Depuis, par l’expropriation des fermiers blancs, la moitiĂ© de ces terres ont Ă©tĂ© morcelĂ©es ou redistribuĂ©es en dĂ©pit du bon sens Ă  des amis du rĂ©gime ou Ă  des fermiers noirs sans la connaissance technique pour gĂ©rer des exploitations. De nombreux blancs ont alors Ă©migrĂ© vers l’Australie, la Zambie, l’Afrique du Sud ou l’Angleterre. Depuis, le Zimbabwe est devenu client du Programme alimentaire mondial.

Le Zimbabwe est aussi un grand pays minier (or, platine, diamant, chrome). L’exploitation faite Ă  l’aide de capitaux privĂ©s s'est effondrĂ©e, une grosse partie de l’exploitation se fait maintenant clandestinement. De nouvelles mines de diamants ont Ă©tĂ© dĂ©couvertes en 2006. Le minerai est revendu clandestinement en Afrique du Sud. Les officiels zimbabwĂ©eens tiennent nĂ©anmoins a s'assurer l'essentiel de la contrebande et n'hĂ©sitent pas Ă  traquer la population.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Pour sa part, le prĂ©sident Mugabe voit dans la raison de cette crise Ă©conomique les sanctions imposĂ©es Ă  son rĂ©gime par les États-Unis et l’Union europĂ©enne en raison des atteintes aux droits de l’homme.

Le secteur touristique est également en crise et les touristes occidentaux évitent le pays, inquiets à cause des sentiments antiblancs. Le gouvernement compte cependant attirer des touristes chinois mais ceux-ci devraient difficilement combler le vide laissé par des touristes occidentaux détenteurs de devises.

Le 31 juillet 2006, le gouvernement annonce la rĂ©Ă©valuation de 99 000 % de sa monnaie[23]. De nouvelles coupures sont alors mises en circulation et durant trois semaines, les deux auront cours. Cette rĂ©Ă©valuation ne devait cependant en rien enrayer la grave crise Ă©conomique, oĂč le taux de chĂŽmage est d’environ 70 %. La raison d’ĂȘtre de cette opĂ©ration est trĂšs vraisemblablement purement cosmĂ©tique, en faisant croire que les prix ont baissĂ©. C’est ainsi que dans une publicitĂ© tĂ©lĂ©visĂ©e du gouvernement, on voit une femme au foyer annoncer qu’un pain « ne coĂ»te dĂ©sormais plus que 200 dollars Â» alors qu’auparavant il coĂ»tait 200 000 $. Une autre raison est que pour certaines transactions, les systĂšmes informatiques n'arrivaient plus Ă  gĂ©rer des chiffres trop Ă©levĂ©s.

Le Zimbabwe a battu un nouveau record d’inflation en janvier 2007 Ă  1 593 % en rythme annuel, quelques jours aprĂšs l’annonce du limogeage du ministre des Finances, Herbert Murerwa, remplacĂ© par Samuel Mumbengegwi[24]. L’inflation pour le mois de mars 2007 serait de 2 200 %.

En aoĂ»t 2007, 2 litres d’huile de cuisine coĂ»tent 400 000 dollars zimbabwĂ©ens, environ 2,8 US$ ou 2 â‚Ź. La devise amĂ©ricaine s’échange officiellement contre 252 ZWD mais vaut prĂšs de 100 000 000 000 ZWD au marchĂ© noir (juillet 2008).

En janvier 2008, le taux de l’inflation annuel atteint le chiffre record de 100 580,2 % alors que le taux de chĂŽmage approche les 80 %[25]. Le dollar zimbabwĂ©en ayant perdu toute sa valeur, les Ă©changes se font de plus en plus souvent en rand sud-africain, en pula du Botswana ou en dollar amĂ©ricain

En juillet 2008, le taux de l’inflation annuel atteint 231 000 000 %[26].

Afin de combattre l'inflation, l'utilisation du dollar américain a été légalisée au début de l'année 2009, ce qui a permis de diminuer l'inflation.

En janvier 2009, suite Ă  une trop grande inflation, le dollar zimbabwĂ©en est abandonnĂ© et la monnaie officielle du Zimbabwe devient le dollar amĂ©ricain. Suite Ă  cet Ă©vĂ©nement, les prix chutent en un mois de 3,1 %[27].

Agriculture

Agriculture du Zimbabwe
Population active agricole 60,21 % 2004
Part du PIB agricole dans le PIB total 17,9 % 2004
Production de céréales en milliers de tonnes 837 2004
Production de viande en milliers de tonnes 207 2004
Terres arables en pourcentage de la superficie des terres immergĂ©es 8,2 %
Nombre de tracteurs pour 1000 hectares cultivés 7,5 2003
Source :

Technologie

Technologie
Nombre de lignes de téléphones fixes pour 1000 habitants 31 2008
Nombre de téléphones mobiles pour 1000 habitants 145 2008
Utilisateurs d'internet pour 1000 habitants 124 2008
Nombres de postes de télévision pour 1000 habitants 55 2001
Source :

Patrimoine culturel

Article dĂ©taillĂ© : Culture du Zimbabwe.

Compléments

Codes

Le Zimbabwe a pour codes :

Voir aussi

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Lien externe

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Références

  1. ↑ Le Zimbabwe, atlas-monde.net
  2. ↑ Évolution de la population du Zimbabwe, Google public data explorer
  3. ↑ (en) PIB 2010 par pays, publiĂ© dans le World Economic Outlook Database en octobre 2010 par le Fonds monĂ©taire international
  4. ↑ L'Indice de DĂ©veloppement Humain et ses composantes, Organisation des Nations Unies
  5. ↑ À cette mĂȘme Ă©poque Le chanteur superstar du reggae Bob Marley compose l’hymme officiel du Zimbabwe prĂ©sent sur l’album Survival et se produit Ă  Salisbury lors d’un des rares concerts qu’il aura donnĂ© sur le continent africain.
  6. ↑ Nouvelles atrocitĂ©s contre des opposants au Zimbabwe, article paru dans LibĂ©ration du 13 juin 2008.
  7. ↑ Au Zimbabwe, l’opposition rĂ©duite au boycott, article de LibĂ©ration du 23 juin 2008
  8. ↑ [1]
  9. ↑ [2]
  10. ↑ Article de l'Express du 28/01/2009
  11. ↑ [3]
  12. ↑ [4]
  13. ↑ (fr)Zimbabwe : les institutions sont gangrenĂ©es , la Chronique, mai 2010, Amnesty International France
  14. ↑ a, b, c et d (en) BBC NEWS © Africa © Zimbabwe vows to defy land ruling
  15. ↑ (en) BBC NEWS © Africa © Upset over latest Zimbabwe farm death
  16. ↑ (en) BBC NEWS © Africa © Zimbabwe’s famished fields
  17. ↑ www.racismeantiblanc.bizland.com - Compilation d’articles relatifs au Zimbabwe
  18. ↑ (en) BBC NEWS © Africa © Mugabe vows to save sick economy
  19. ↑ (en) BBC NEWS © Africa © What’s the lie of Zimbabwe’s land?
  20. ↑ (en) BBC NEWS © Africa © Zimbabwe Deal: Key Points
  21. ↑ Mike Campbell (Pvt) Ltd and Others v Republic of Zimbabwe (2/2007) [2008] SADCT 2 (28 novembre 2008)
  22. ↑ a et b Afrique du Sud: Un tribunal rĂ©pare le tort fait Ă  des fermiers zimbabwĂ©ens expropriĂ©s, Afrique en ligne, 8 juin 2011
  23. ↑ (fr) Le Zimbabwe raye trois zĂ©ros sur ses billets, les problĂšmes demeurent., article de Yahoo Ă©conomie, le 06/08/2007.
  24. ↑ 1 593 % : le nouveau record d’inflation annuelle battu par le Zimbabwe, article de L’Expansion, le 12 fĂ©vrier 2007.
  25. ↑ Le taux officiel d’inflation au Zimbabwe dĂ©passe 100 000 %
  26. ↑ [5]
  27. ↑ [6]


Wikimedia Foundation. 2010.

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