Zenón de Somodevilla, marquis de la Ensenada

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Zenón de Somodevilla, marquis de la Ensenada
Portrait du marquis de la Ensenada.

Zenón de Somodevilla y Bengoechea, marquis de la Ensenada (Hervías, La Rioja, 20 avril (?) 1702 - Medina del Campo, 2 décembre 1781), fut un homme politique espagnol, représentatif du courant des Lumières.

Il assuma les charges de secr√©taire √† l'√Čconomie, √† la Guerre et √† la Marine, et des Indes ; il fut √©galement surintendant g√©n√©ral aux Finances, lieutenant-g√©n√©ral de l'Amiraut√©, secr√©taire d'√Čtat ; notaire des royaumes d'Espagne et chevalier de la Toison d'Or et de l'ordre de Saint-Jean de J√©rusalem. Il conseilla trois rois, Philippe V, Ferdinand VI et Charles III.

Sommaire

Biographie

Jeunesse et service militaire

Zen√≥n est le fils de Francisco de Somodevilla et de Francisca Bengoechea, repr√©sentants de ces familles d'ancienne noblesse de la Rioja, mais qui connaissent des probl√®mes financiers. On ne sait rien de la vie de Zen√≥n avant sa rencontre √† l'√Ęge de 18 ans avec Jos√© Pati√Īo Rosales, qui s'occupe alors de la r√©organisation de la Marine espagnole √† Cadix. Sous sa protection, il gravit les marches de l'administration navale, et est bient√īt nomm√© secr√©taire de l'amiral et infant Philippe (1737). √Ä la mort de Campillo, en 1743, il est appel√© au minist√®re par le roi Philippe V.

Zen√≥n participe √©galement aux exp√©ditions de la prise d'Oran en 1731-1732 et aux campagnes italiennes du fils de Philippe V, Charles, alors roi de Naples et de Sicile en 1736-1737. Il est cr√©√© en 1736, pour ces raisons et sur recommandation de Charles, ¬ę marquis de la Ensenada ¬Ľ. C'est √©galement en Italie qu'il noue plusieurs amiti√©s, qui lui seront d'un grand appui par la suite : le g√©n√©ral Mina, le duc de Montemar, le marquis de Salas, Alonso P√©rez Delgado (grand officier √† la Marine) ou encore Agust√≠n Pablo de Orde√Īana.

Du courtisan au principal ministre de Ferdinand VI

Ensenada √©tait un homme au caract√®re actif, √©nergique, intelligent, responsable et tr√®s exigent - surtout pour lui-m√™me. Il suivait un emploi du temps bien r√©gl√©, se levant tr√®s t√īt, quittant le travail tardivement. Il √©tait √©galement s√©ducteur, galant et se comporta comme un v√©ritable courtisan. 0n lui attribue d'ailleurs les paroles suivantes : ¬ę Les princes sont tous bons, √† condition qu'on ne satisfasse pas leurs caprices : celui qui veut leur faire sa cour ne les satisfera pas et perdra son cr√©dit ¬Ľ[1]. Ses soupers, o√Ļ le meilleur de la population madril√®ne se pressait, √©taient √©galement c√©l√®bres. Il fut √©galement un grand admirateur du castrat Farinelli, qu'il estimait. La cour devint d'ailleurs un grand centre culturel, avec le soutien des √©poux royaux, fervents m√©lomanes - la reine avait d'ailleurs √©t√© √©l√®ve du claveciniste Scarlatti[2].

Ces qualit√©s lui valurent de gagner l'int√©r√™t du nouveau roi Ferdinand VI qui se l'attacha : en 1747, Ensenada fut nomm√© secr√©taire de la reine Marie-Barbara de Bragance et capitaine g√©n√©ral. Dans le premier cabinet de Ferdinand VI, sous la direction de Jos√© de Carvajal, Ensenada fut charg√© de l'√Čconomie, de la Guerre, de la Marine et des Indes ; Alfonso Mu√Īiz, marquis del Campo de Villas, de la Justice ; le g√©n√©ral Mina, de l'Arm√©e. DD√®s 1748, le marquis s'empara de toutes les r√™nes du gouvernement.

Il reçut le soutien du parti de la reine Marie-Barbara de Bragance et de la puissante famille des Alba (liée particulièrement à la maison Stuart). Il fut également un proche de la marquise de Torrecilla, dame d'honneur de la reine et son amie intime. En revanche, il eut aussi à faire avec l'opposition du parti de la reine-mère, Elisabeth Farnèse, même après qu'il eut écarté son rival, le marquis de Villarias. En 1750, il reçut l'ordre de la Toison d'Or et la Grande Croix de Malte.

Le réformateur

Ensenada n'√©tait pas un grand r√©formateur - il peut m√™me √™tre plut√īt consid√©r√© comme un conservateur -, mais il impulsa les changements qu'il pensait √™tre n√©cessaires pour r√©soudre les probl√®mes qui affectaient le syst√®me politique espagnol. Son objectif √©tait de rendre √† l'Espagne son prestige, en se d√©gageant des influences fran√ßaise ou italienne[3].

Ensenada s'intéressa particulièrement aux développement des sciences. Aussi fit-il imprimer d'anciens livres arabes et grecs. Il créa l'école des Chirurgiens de Cadix, l'Académie royale des Beaux-Arts de San Fernando en 1752, de l'Académie royale de Médecine, de l'Observatoire astronomique, et projeta la création d'archives générales à Madrid. Il fit encore la promotion des échanges entre savants et intellectuels et soutint les visites de scientifiques étrangers en Espagne. Il commanda enfin l'exécution d'une carte exacte des territoires espagnols.

Dans le domaine √©conomique, les deux axes de sa politique sont le renflouement des caisses de l'√Čtat et l'enrichissement de la population. Il avait d'ailleurs l'habitude de dire : ¬ę Les monarchies bien gouvern√©es veillent par dessus tout au Tr√©sor Royal et √† ce que leurs vassaux ne soient pas pauvres ¬Ľ[4].

Afin d'am√©liorer les recettes de l'√Čtat, Ensenada cr√©e en 1752 le Giro Real, institution bancaire qui favorisait les mouvements de fonds publics et priv√©s avec les pays √©trangers : √©tant contr√īl√©e par l'√Čtat, ses b√©n√©fices revenaient directement au Tr√©sor espagnol. Sur le plan fiscal, il projette la cr√©ation d'un imp√īt unique, pour remplacer les autres imp√īts traditionnels, reposant sur le cadastre - il fait pour cela r√©aliser le cadastre qui porte son nom - et pay√© par tous. Mais ce projet ne voit jamais le jour, √† cause de l'opposition nobiliaire. Ensenada r√©organise le syst√®me des douanes en l'unifiant et en supprimant les douanes int√©rieures entre les royaumes de la p√©ninsule.

Afin de soutenir le d√©veloppement du commerce, Ensenada am√©liore le syst√®me des transports en faisant r√©nover les routes[5] et les voies de navigation fluviale (comme sur l'Ebre, jusqu'√† Tortosa) ou encore moderniser les ports de Barcelone et de Palma de Majorque. Ensenada s'occupe encore de r√©organiser l'exploitation des terres en friche et des for√™ts. Il soutient √©galement la cr√©ation de manufactures de toiles et de tapis. Enfin, il s'efforce de d√©velopper le commerce avec les colonies am√©ricaines. Il en finit avec le r√©gime de monopole, dans le but, entre autres, d'√©liminer la corruption de ce commerce : en fin de compte, la fraude diminua et les profits du commerce colonial augment√®rent.

Le soldat et le diplomate

Conscient des difficult√©s que connait l'Espagne, Ensenada n'en a pas moins une politique militaire ambitieuse. Il r√©sume ses vues dans les Reales √ďrdenes de 1751, dans lesquels il d√©taille ses projets : ¬ę Proposer que Votre Majest√© ait des forces terrestres √©gales √† celles de la France et des forces maritimes √©gales √† celles de l'Angleterre serait un crime, car la population de l'Espagne ne le pourrait pas et le Tr√©sor ne pourrait pas supporter de telles d√©penses ; mais proposer de ne pas augmenter l'arm√©e et de ne pas am√©liorer la marine serait demander que l'Espagne reste subordonn√©e √† la France sur les terres et √† l'Angleterre sur les mers. ¬Ľ[6]. Le but d'Ensenada √©tait de faire de l'Espagne l'arbitre entre les deux puissances europ√©ennes, la France et l'Angleterre.

Particuli√®rement int√©ress√© par la Marine, qui √©tait pour lui la clef de la d√©fense de l'empire colonial et des c√ītes de la m√©tropole contre les attaques britanniques et fran√ßaises, Ensenada souhaite relever l'Armada espagnole. Il envoie en 1748 Jorge Juan y Santacilia en Angleterre, afin qu'il s'informe sur les techniques navales les plus modernes. Il d√©veloppe trois grands arsenaux, qui sont rest√©s depuis les principaux lieux d'appui de la flotte espagnole : Ferrol, Carthag√®ne et La Carraca (√† San Fernando, pr√®s de Cadix). Il fait alors construire 60 vaisseaux de ligne et 65 fr√©gates, tandis que les effectifs de la Marine passent √† 80 000.

Ensenada s'occupa aussi du développement de l'armée espagnole. Les effectifs furent accrus jusqu'à 186 000 soldats. Ensenada se chargea également de la sélection de chevaux de meilleure race pour l'armée et réorganisa l'artillerie.

Mais Ensenada fut √©galement un diplomate. Il trouva des relais jusque aupr√®s du pape et passa en 1753 un concordat avec le Saint-Si√®ge, qui acceptait le renforcement du contr√īle papal sur le clerg√© espagnol, en √©change d'avantages √©conomiques. Ensenada se vit m√™me offrir la pourpre cardinalice, mais la refusa finalement.

En 1750, Ensenada s'oppose avec vigueur au traité des Limites entre l'Espagne et le Portugal, le considérant comme trop favorable au Portugal et au Royaume-Uni, son allié traditionnel.

De la chute à la fin de Ensenada

C'est d'ailleurs son opposition r√©solue au Royaume-Uni qui provoqua sa disgr√Ęce. En 1750-1751 d√©j√†, il commen√ßa √† pr√©parer une flotte de guerre √† La Havane, afin d'attaquer Campeche et Belize. Il re√ßut pour cela le soutien de la France et de ses agents √† Madrid, dont l'ambassadeur Duras. En 1754, Ensenada pr√©para cette fois une intervention contre les colons install√©s √† Belize et sur la C√īte des Moustiques. Mais Ferdinand VI, pris dans les intrigues crois√©es des ambassadeurs britannique et fran√ßais, qui cherchaient √† le faire entrer chacun dans la guerre de Sept Ans, et sur les conseils du duc de Hu√©scar, restait partisan de la plus grande neutralit√© possible entre les deux pays. Ensenada cependant se lan√ßa dans des pr√©paratifs de guerre, sans en informer le roi, et Ricardo Wall, successeur de Jos√© de Carvajal, Benjamin Keene, l'ambassadeur britannique, Vilanova de Cerveira, l'ambassadeur portugais et la reine, Marie-Barbara, r√©vel√®rent toute l'affaire au roi.

Dans la nuit du 20 au 21 juillet 1754, à minuit, le marquis de la Ensenada fut arrêté par ordre du roi, chez lui à Madrid, et accusé de haute trahison contre la Couronne, pour avoir caché les ordres de guerre. Il ne fut pas condamné à l'exil, mais envoyé sous surveillance à Grenade, puis, à partir de décembre 1757 à El Puerto de Santa María (près de Cadix). Il fut soutenu par plusieurs ministres, comme le comte de Valparaíso (à l'Economie), Sebastián de Eslava (à la Guerre) et Julián de Arriaga (à la Marine et aux Indes). Mais la plupart des proches de Ensenada furent écartés. Ricardo Wall, craignant un retour du marquis, propagea des rumeurs de conspiration avec Elisabeth Farnèse et répandit des libelles contre lui.

√Ä l'arriv√©e au pouvoir de Charles III, en 1759, le marquis de la Ensenada connut un bref retour en gr√Ęce. Il publia alors son Instrucci√≥n Reservada a la Junta de Estado (¬ę Instruction destin√©e √† la junte de l'√Čtat ¬Ľ) qui regroupait certaines de ses th√©ories √©conomiques. Mais sa position fut mise √† mal lors de la c√©l√®bre r√©volte men√©e contre Esquilache en 1766 : il fut d√©sign√© comme l'instigateur de cette r√©volte, √† cause de sa proximit√© avec les cercles j√©suites et perdit toutes ses fonctions. Exil√©, par ordre royal, √† Medina del Campo, il y mourut le 2 d√©cembre 1781, sans avoir jamais pu en sortir durant les derni√®res quinze ann√©es de sa vie.

De la réhabilitation à la gloire

Sa politique et son action, dans la droite ligne de ses collaborateurs Pati√Īo et Campillo, poursuivie m√™me apr√®s sa disgr√Ęce par les collaborateurs de Charles III, furent reconnues et lou√©es apr√®s sa mort, par Fran√ßois Cabarrus entre autres.

En 1869, ses restes mortels furent transf√©r√©s au Panth√©on des marins illustres, √† San Fernando. Ses Ňďuvres furent regroup√©es, compil√©es et √©dit√©es ; les premiers travaux sur le si√®cle soulign√®rent son r√īle de premier plan.

Bibliographie

  • (es) Matilla Tasc√≥n (Antonio), La √önica contribuci√≥n y el Catastro del Marqu√©s de la Ensenada, Madrid, Minist√®re de l'Economie, 1947.
  • (es) El catastro de Ensenada, 1749-1756, Madrid, Minist√®re de l'√Čconomie, 2002.
  • (es) G√≥mez Urd√°√Īez (Jos√© Luis), El proyecto reformista de Ensenada, L√©rida, √©d. Milenio, 1996
  • (es) Rodr√≠guez Casado (Vicente), La Pol√≠tica y los pol√≠ticos en el reinado de Carlos III, √©d. Rialp, 1962.
  • (es) G√≥mez Urd√°√Īez (Jos√© Luis), ¬ę El duque de Duras y el fin del Ministerio Ensenada (1752-1754) ¬Ľ, Hispania, vol. LIX, janvier-avril, 1999, pp. 217-249.
  • (es) G√≥mez Urd√°√Īez (Jos√© Luis), Fernando VI, Collection ¬ę Los Borbones ¬Ľ, Ed. Arlanza, 2001 (ISBN 84-95503-20-4 / 9788495503206 / 84-95503-20-4).

Sources

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Los pr√≠ncipes son todos buenos mientras no se les toca en sus antojos: quien quisiera cortarlos no lo lograr√° y perder√° cr√©dito.
  2. ‚ÜĎ On peut citer l'exemple en 1752 de l'¬ę escadre du Tage ¬Ľ, flottille d'embarcations qui permettaient au roi et √† la cour de naviguer sur les eaux du Tage entre musique et chasse.
  3. ‚ÜĎ L'ambassadeur fran√ßais avait d√©clar√© : ¬ę Le gouvernement de l'Espagne a √©t√© fran√ßais au temps de Louis XIV, italien durant le reste du r√®gne de Philippe V, il sera maintenant castillan et national ¬Ľ.
  4. ‚ÜĎ Las monarqu√≠as bien gobernadas cuidan con preferencia a todo del Real Erario y de que todos los vasallos no sean pobres.
  5. ‚ÜĎ Comme le passage du col de Guadarrama, entre Madrid et S√©govie.
  6. ‚ÜĎ Proponer que Vuestra Majestad tenga iguales fuerzas de tierra que la Francia y de mar que la Inglaterra, ser√≠a delito, porque ni la poblaci√≥n de Espa√Īa lo permite ni el Erario puede suplir tan formidables gastos; pero proponer que no se aumente el ej√©rcito y que no se haga una marina decente ser√≠a querer que Espa√Īa continuase subordinada a la Francia por tierra y a la Inglaterra por mar.

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