Baha'i

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Baha'i

Baha√Įsme

Article connexe : Translitt√©ration baha'ie.

Le baha√Įsme aussi connue sous le nom de religion bah√°‚Äô√≠e (prononcer baňąhaňź Ēiňź), b√©ha√Įsme ou de foi bah√°'ie a √©t√© fond√©e par le Persan Mirz√Ę Husayn 'Al√ģ (1817-1892) en 1863[1]. Ce nom est d√©riv√© du surnom donn√© √† son fondateur : Bah√°'u'll√°h (en arabe, ¬ę Gloire de Dieu ¬Ľ ou ¬ę splendeur de Dieu ¬Ľ). Les bah√°'is sont les disciples de Baha'u'llah. Ils s'organisent autour de plus de 100 000 centres (r√©pertori√©s par le centre mondial de Ha√Įfa) √† travers le monde, et leurs √©crits sont publi√©s en plus de 800 langues (accessibles dans les biblioth√®ques bah√°ies). En 2007, cette religion comptait environ 7 millions de membres appartenant √† plus de 2100 groupes ethniques, r√©partis dans plus de 193 pays[r√©f. souhait√©e]. Son centre mondial est situ√© √† Ha√Įfa, en Isra√ęl.

Le mausolée du Báb au sommet du mont Carmel à Haifa.

Sommaire

Histoire

Le B√°b

Article d√©taill√© : B√°b.

Au d√©but des ann√©es 1790 en Perse na√ģt un mouvement religieux dissident du chiisme, sous la conduite de Shaykh Ahmad-i-Ahsa'i. Ses disciples, appel√©s Shaykhis, attendaient l'arriv√©e imminente du Mahdi.

√Ä la mort de Shaykh Ahmad, la direction du mouvement passe √† Siyyid K√°zim, originaire de la ville de Rasht. √Ä sa mort en 1843, il ordonne √† ses fid√®les de partir √† la recherche de l'√Člu. Selon la croyance, l'un de ces fid√®les, Mull√° Šł§usayn, part pour Shiraz apr√®s 40 jours de pri√®re et de je√Ľne.

√Ä son arriv√©e, le 23 mai 1844, Mull√° Šł§usayn est accueilli par un habitant, surnomm√© le B√°b, qui l'invite chez lui. Apr√®s avoir demand√© √† son invit√© la raison de son voyage, le B√°b lui annonce √™tre celui qu'il cherche. Siyyid M√≠rz√° 'Al√≠-Muhammad' (ŔÖŘĆōĪō≤ōß ōĻŔĄŘĆ‚ÄĆŔÖō≠ŔÖōĮ en persan) (20 octobre 1819 - 9 juillet 1850), √©tait un marchand de Shiraz, en Perse, qui √† l'√Ęge de 25 ans d√©clara √™tre une manifestation nouvelle de Dieu et le Mahdi attendu (ou Q√°'im). Il prit d√®s lors le titre de B√°b (ō®ōßō®), qui signifie ¬ę porte ¬Ľ en arabe, et fut fusill√© par les autorit√©s de Perse, sous la pression du clerg√© chiite, 6 ans plus tard √† Tabriz.

Mull√° Šł§usayn est le premier disciple du B√°b. En peu de temps, dix-sept autres disciples (dont une femme, Tahereh) le rejoignent. Le Babisme na√ģt √† ce moment. Les dix-huit premiers disciples seront d√®s lors connus dans le babisme comme les ¬ę Lettres du Vivant ¬Ľ.

Le cŇďur du message du B√†b est l'arriv√©e imminente de ¬ę Celui que Dieu rendra manifeste ¬Ľ, le promis annonc√© par des religions du pass√©.

Bahá'u'lláh, le prophète fondateur de la religion Bahá'íe, était un des disciples du Báb et a annoncé être la réalisation de sa prophétie.

Bah√°'u'll√°h

Article d√©taill√© : Mirza Husayn Ali Nuri.

Le fondateur de la foi bah√Ę'ie, MirzńĀ Husayn 'Ali, na√ģt √† Nur, dans la province iranienne du Mazanderan, le 12 novembre 1817, dans une famille noble, son p√®re travaillait pour le gouvernement du shah d'Iran. √Ä 27 ans, lorsque son p√®re meurt, on lui propose de le remplacer √† la cour du roi. Mais il refuse, afin de consacrer son temps √† aider les opprim√©s, les malades et les pauvres, √† soutenir la cause de la justice. √Ä trente ans, il adh√®re au b√Ębisme. En 1852, il est arr√™t√© puis envoy√© en exil √† Bagdad, qui d√©pend alors de l'Empire ottoman. Au terme de 10 ann√©es d'exil dans cette ville, c'est au cours des 12 jours du "festival de RiŠłćv√°n", du 22 avril 1863 au 3 mai 1863, qu'il r√©v√®le √† son entourage sa revendication d'√™tre celui dont l'av√®nement a √©t√© annonc√© par le B√Ęb‚ÄĒ cette manifestation supr√™me de Dieu attendue par certaines religions monoth√©istes. Il commence alors √† regrouper autour de lui des adeptes, avec l'intention de donner le jour √† une religion mondiale, qui repr√©senterait le ¬ę couronnement de toutes les religions ayant jusqu'alors exist√© ¬Ľ et serait sur terre la pierre angulaire d'un royaume de paix, de justice, de libert√© et d'humanit√©. Il est alors contraint de quitter Bagdad pour se rendre √† Constantinople, puis en 1864 √† Andrinople et enfin en 1868 √† Akka (Saint Jean d'Acre) en Palestine sous administration ottomane.

Bah√°'u'll√°h exerce sa pr√©dication essentiellement par des √©crits, r√©dig√©s d√®s 1863 - d'abord √† Bagdad, puis √† Andrinople et enfin √† la prison de Saint-Jean-d'Acre (Akk√Ę), o√Ļ il √©crit son ouvrage principal (le Kit√°b-i-Aqdas). Lors √† Andrinople en 1868, il adresse des messages √©crits aux dirigeants les plus √©minents de son temps, parmi lesquelles le sh√Ęh de Perse, le tsar de Russie Alexandre II, la reine Victoria, l'empereur Guillaume Ier, Napol√©on III et le pape Pie IX, qu'il exhorte √† construire un monde totalement sans violence, √† limiter leurs armements et √† r√©aliser une paix mondiale g√©n√©ralis√©e et durable.

Bah√°'u'll√°h passe les quarante derni√®res ann√©es de sa vie en exil ou en prison. Ainsi, d'ao√Ľt 1868 jusqu'en 1877, il est enferm√© dans le camp d'internement turc d'Akk√Ę, pr√®s de Ha√Įfa. Puis il s'installe en dehors de cette ville √† la campagne au manoir de Bahj√≠, o√Ļ il s'√©teint et est enterr√© le 29 mai 1892. Ce lieu est devenu la qiblih pour les baha'is, la direction vers laquelle ils se tournent pour accomplir le rite de la pri√®re obligatoire (ŠĻ£al√°t).

`Abdu'l-Bah√°

Article d√©taill√© : 'Abb√Ęs_Effendi.

Apr√®s la mort de Bah√°'u'll√°h, la directions de la communaut√© bah√°'ie est assur√©e par son fils a√ģn√©, 'Abb√Ęs Effendi (1844-1921), n√© √† T√©h√©ran et proclam√© 'Abdul'l-Bah√Ę' (¬ę serviteur de la splendeur de Dieu ¬Ľ).

Il a √©t√© surnomm√© le ¬ę centre de l'Alliance ¬Ľ et la ¬ę t√™te de la Foi ¬Ľ, interpr√®te autoris√© du message apport√© par son p√®re, qui l'avait d√©sign√© comme seul interpr√®te d'autorit√© de ses √©crits[2].

Il connut avec son p√®re l'exil et la prison, o√Ļ il fut enferm√© jusqu'en 1908, date √† laquelle les Jeunes-Turcs le lib√©r√®rent. Par la suite - ayant obtenu des autres bah√Ę'is la d√©signation de ¬ę centre ¬Ľ ou ¬ę gardien ¬Ľ de l'alliance -, il √©tablit √† Ha√Įfa (r√©alisant en cela les directives de son p√®re) le si√®ge principal du mouvement baha'i.

En ao√Ľt 1911, il quitta la Terre Sainte pour se rendre en Europe o√Ļ il s√©journa quatre mois, notamment √† Londres et √† Paris. Il y rencontra √† nouveau les croyants occidentaux et donna chaque jour des conf√©rences sur la Foi bah√°'√≠e et ses principes. Au printemps 1912, `Abdu‚Äôl-Bah√° entama un long voyage d‚Äôun an, √† nouveau en Europe, aux √Čtats-Unis et au Canada. Cela aida consid√©rablement √† la propagation de la Foi bah√°‚Äô√≠e en Occident et, sous son influence, elle enregistra une progression consid√©rable, notamment en Inde, aux √Čtats-Unis et en Europe.

Il s'√©teignit √† Ha√Įfa le 28 novembre 1921, non sans avoir d√©sign√© comme successeur, dans la fonction de Gardien de la Foi bah√°‚Äô√≠e, son petit-fils Shoghi Effendi (1897-1957). Sa d√©pouille repose actuellement dans le mausol√©e du B√°b sur le Mont Carmel √† Ha√Įfa, en attendant la construction pr√©vue de son propre mausol√©e.

Shoghi Effendi Rabbání

Article d√©taill√© : Shoghi Effendi.

Le successeur de `Abdu'l-Bah√° √† la t√™te du mouvement fut son petit-fils Shoghi Effendi Rabb√°n√≠ (1897-1957), dont la m√®re √©tait la fille ain√©e de `Abdu'l-Bah√°, et √† qui fut d√©cern√© le titre de ¬ę Gardien de la Cause de Dieu ¬Ľ (Val√≠ 'Amr'ull√°h). Eduqu√© √† Oxford, il s'effor√ßa de traduire en anglais les principaux √©crits baha'is et de d√©velopper l'Ordre administratif baha'i. Sous son impulsion et sa direction, second√© par d'√©minents disciples nomm√©s les "Mains de la Cause de Dieu", il lan√ßa la "Croisade de dix ans" en 1953, qui am√®nera la Foi baha'ie √† √™tre pr√©sente dans tous les pays du monde lors de son ach√®vement en 1963. Entre sa nomination en 1921 et sa mort en 1957, le nombre de baha'is a quadrupl√© de 100 000 √† 400 000 et les pays ouverts √† la Foi pass√®rent de 35 √† 250. Il fonda six nouveaux Conseils spirituels nationaux, qui vinrent s'ajouter √† ceux qui existaient d√©j√† en Iran et aux √Čtats-Unis.

A la suite de son d√©c√®s inopin√© le 4 novembre 1957 dans des conditions ne permettant pas de d√©signer son successeur, c'est un directoire compos√© de neuf personnes choisies parmi les "Mains de la Cause", qui prit en charge la direction de la communaut√© jusqu'√† l'√©lection en 1963 de la premi√®re Maison Universelle de Justice, Conseil supr√™me de la communaut√© dont le r√īle n'est toutefois que purement administratif et qui ne constitue pas un clerg√©.

Administration Bah√°'ie

Le Kit√°b-i-Aqdas de Bah√°'u'll√°h et La volont√© et le testament de `Abdu'l-Bah√° sont les documents fondateurs de l'administration baha'ie. Bah√°'u'll√°h a √©tabli la Maison Universelle de Justice, un corps √©lu. `Abdu'l-Bah√° a √©tabli le principe du Gardiennat h√©r√©ditaire et d√©fini les relations entre ces deux institutions. Dans son testament, `Abdu'l-Bah√° a nomm√© l'ain√© de ses petits fils, Shoghi Effendi, comme le premier ¬ę Gardien de la foi ¬Ľ baha'ie, qui fut l'artisan du d√©veloppement de cette administration.

Cet Ordre Administratif baha'i est constitu√© d'un corps "√©lu" et d'un corps "nomm√©". Aux niveaux locaux, r√©gionaux et nationaux, les Baha'is √©lisent annuellement des "assembl√©es spirituelles" de neuf membres pour s'occuper des affaires de la communaut√© √† ces diff√©rents √©chelons selon le principe de subsidiarit√©[3]. Les membres de l'institution du "Corps de Conseillers" ne sont pas √©lus mais nomm√©s √† diff√©rents niveaux, locaux et internationaux, pour propager la foi et prot√©ger la communaut√©. Ceux-ci n'ont pas le r√īle d'un clerg√©, qui n'existe pas dans la foi baha'ie[3].

La Maison Universelle de Justice reste aujourd'hui le corps gouvernant suprême de la foi baha'ie et ses 9 membres sont élus tous les cinq ans par les membres de toutes les assemblées spirituelles nationales[4]. Seuls les hommes baha'is de plus de 21 ans sont éligibles à la Maison Universelle de Justice, alors que tous les autres postes sont accessibles aux hommes comme aux femmes.

Situation mondiale

Démographie

Le nombre de baha√Įs, r√©pandus dans 193 pays, s'√©l√®ve √† pr√®s √† 7,5 millions, ce qui correspond √† environ 0,1 % de la population mondiale[5]. Parmi ceux-ci, 50% vivent en Asie[6], principalement en Inde[7]. Un autre groupe r√©side en Iran et compte environ 300 000 croyants[8] . Un pourcentage important de baha√Įs (1/3 environ) habite dans les pays africains[9]. En Europe, ils sont surtout pr√©sents en Grande-Bretagne (30 000)[10] et en Allemagne (12 500)[11]. En France, on compte quelque 5 000 croyants[12]. En Isra√ęl, ne vivent que quelques centaines de bah√Ę'is, tous employ√©s au Centre mondial baha'i de Ha√Įfa ou faisant partie de leurs familles et r√©sidant dans la zone de Acre-Ha√Įfa[13].

La foi se d√©veloppe beaucoup aujourd'hui dans les √ģles du Pacifique (le roi des √ģles Samoa, Malietoa Tanumafili II s'est converti au baha√Įsme le 19 f√©vrier 1968), l'Am√©rique latine et l'Afrique subsaharienne, le nombre de croyants dans le monde a presque doubl√© en un quart de si√®cle[14].

En Iran

Depuis l‚Äôav√®nement de la R√©publique islamique en 1979, les quelque 350 000 baha‚Äôis d‚ÄôIran[15], sont consid√©r√©s comme des ‚Äúinfid√®les non prot√©g√©s‚ÄĚ, (...) des non-personnes, [qui] n‚Äôont ni droits, ni protection‚ÄĚ, indique la F√©d√©ration internationale des droits de l'homme (FIDH) dans son rapport de 2003 sur les discriminations religieuses en Iran[16]. Ils n‚Äôont pas le droit de percevoir de retraite, d‚Äôinscrire un nom sur la tombe de leurs d√©funts, d‚Äôh√©riter, de se r√©unir pour pratiquer leur religion, leurs lieux saints et leurs cimeti√®res sont d√©truits. Les biens de nombreux baha‚Äôis sont confisqu√©s[16]. Des pressions sont exerc√©es sur les employeurs pour licencier les salari√©s baha‚Äôis[16]. Leur foi √©tant post√©rieure √† l‚Äôislam, elle n‚Äôest √† ce titre pas consid√©r√©e comme une religion par le r√©gime.

Dans les ann√©es qui ont suivi la r√©volution, la r√©pression contre les baha‚Äôis a √©t√© f√©roce. Au d√©but des ann√©es 1980, plus de 200 baha‚Äôis, parmi les membres les plus actifs, ont √©t√© ex√©cut√©s pour avoir refus√© de se convertir √† l‚Äôislam. L‚Äôindignation de la communaut√© internationale a ralenti cette r√©pression. Mais elle n‚Äôa jamais r√©ussi √† la stopper : la lutte contre les baha‚Äôis est d√©sormais larv√©e.

Un document interne sign√© en 1991 de la main d‚ÄôAli Khamenei, guide supr√™me de la r√©volution islamique, d√©taille une s√©rie de recommandations pour r√©gler ce que les autorit√©s appellent ¬ę la question baha‚Äôie ¬Ľ :

¬ę Le gouvernement traitera les baha‚Äôis de telle sorte que leur progr√®s et leur d√©veloppement soient bloqu√©s. (...) Il faut les expulser des universit√©s, soit lors du processus d‚Äôadmission, soit au cours de leurs √©tudes. [...] L‚Äôacc√®s √† l‚Äôemploi, s‚Äôils s‚Äôaffichent comme baha‚Äôis, doit leur √™tre refus√©[17]. ¬Ľ

En √Čgypte

Les baha'is, communaut√© de 2 000 personnes[18], ont obtenu le droit, par le tribunal de premi√®re instance d'Alexandrie, d‚Äôinscrire leur confession sur leur carte d‚Äôidentit√©[19]. Ce droit leur a √©t√© enlev√© par la Cour supr√™me administrative √©gyptienne en d√©cembre 2006[20], les obligeant soit de choisir entre les trois religions officiellement reconnues (christianisme, islam et juda√Įsme) soit de renoncer √† leur carte d'identit√©, les privant alors de la plupart des droits citoyens en √Čgypte.

Dans les pays du golfe Persique, les sites internet baha'is sont désormais accessibles.

Croyances

Dieu

Les Bah√°'√≠s croient en un dieu unique et √©ternel, cr√©ateur de toutes choses, dont les cr√©atures et les forces de l'univers[3]. Ils pensent que Dieu est intemporel et n'a ni commencement, ni fin[3]. Ils le d√©crivent comme un ¬ę Dieu personnel, inconnaissable, inaccessible, source de toute r√©v√©lation, √©ternel, omniscient, omnipr√©sent et tout puissant ¬Ľ[21]. Bien qu'inaccessible directement, Dieu est n√©anmoins consid√©r√© comme conscient de sa cr√©ation, avec un but et une volont√©. Les Bah√°'√≠s croient que Dieu exprime sa volont√© dans de nombreuses mani√®res, par exemple √† travers une s√©rie de messagers divins appel√©s Manifestations de Dieu ou parfois divins √©ducateurs. En exprimant les intentions de Dieu, ces manifestations servent √† √©tablir la religion dans le monde.

Les enseignements Bahá'í déclarent que Dieu est bien trop grand pour que les humains puissent l'appréhender, ni en créer une image complète et précise[22]. Dans la religion Bahá'íe, Dieu est souvent désigné par des titres (par ex. le tout-puissant) et il y a une emphase substantielle sur le monothéisme.

Religion

La foi Baha'ie est parfois résumée par le concept des trois "unités": unité de Dieu, unité de la religion, unité de l'humanité.

Les notions Baha'ies de r√©v√©lations religieuses progressives leur font accepter la validit√© de la plupart des religions du monde, dont les fondateurs ou figures centrales sont consid√©r√©es comme des manifestations de Dieu. Ces manifestations sont, par exemple : Adam, Mo√Įse, J√©sus, Mahomet, Krishna, Zoroastre et Bouddha. Les Baha'is pensent aussi que les autres personnages religieux, comme Abraham, No√© et Houd ont r√©ellement exist√© et sont des proph√®tes de Dieu. L'histoire religieuse est interpr√©t√©e comme des dispensations, dans lesquelles chaque manifestation am√®ne une r√©v√©lation plus large et plus avanc√©e, adapt√©e au temps et √† l'√©poque √† laquelle elle est exprim√©e[3]. Les enseignements sociaux sp√©cifiques √† une religion (par ex. la direction de la pri√®re, ou les restrictions alimentaires) peuvent √™tre r√©voqu√©es par des manifestations ult√©rieures afin qu'une r√®gle plus appropri√©e au temps et au lieu soit √©tablie. Inversement, certains principes g√©n√©raux (charit√© ou bonnes relations entre les hommes), sont consid√©r√©s comme universels et permanents. Les Baha'is ne croient pas que ce principe de r√©v√©lation progressive s'arr√™tera. Cependant, ils pensent que ce processus est cyclique. Les Baha'is n'attendent pas de nouvelle manifestation de Dieu dans les 1 000 ans suivant la r√©v√©lation de Bah√°'u'll√°h[23]

Les croyances Baha'ies sont parfois d√©crites comme des combinaisons syncr√©tiques des croyances ant√©rieures. Les Baha'is, cependant, affirment que leur religion est une tradition distincte, avec ses propres √©critures, enseignements, lois et histoire[3]. Les emprunts culturels et religieux √† l'islam chiite sont consid√©r√©s comme analogues au contexte socio-religieux juif dans lequel le christianisme a √©t√© √©tabli. Les Baha'is d√©crivent leur foi comme une religion ind√©pendante mondiale, diff√©rant des autres traditions seulement par sa relative nouveaut√© et par les enseignements de Bah√°'u'll√°h appropri√©s au contexte moderne. Bah√°'u'll√°h est consid√©r√© comme remplissant les attentes messianiques des Fois qui sont ant√©rieures au Baha√Įsme. Les Baha'is pensent que d'autres r√©v√©lations viendront apr√®s celle √©mises par Bah√°'u'll√°h. La premi√®re de celles-ci ne devrait arriver que 1 000 ans apr√®s la r√©v√©lation de Bah√°'u'll√°h.

Êtres humains

Les Baha'is croient que les √™tres humains poss√®dent une ¬ę √Ęme rationnelle ¬Ľ, et que cela donne √† l'esp√®ce une capacit√© unique √† reconna√ģtre la position de Dieu et la relation entre l'humanit√© et son cr√©ateur. Selon la foi baha'ie, chaque homme a le devoir de reconna√ģtre Dieu et ses manifestations, et de se conformer √† leurs enseignements[24]. √Ä travers la reconnaissance et l'ob√©issance, le service aux autres √™tres humains, la pri√®re et la pratique spirituelle r√©guli√®re, les Baha'is croient que l'√Ęme devient plus proche de Dieu, l'id√©al spirituel dans la croyance baha'ie. Quand un homme meurt, l'√Ęme passe dans un autre monde, o√Ļ le d√©veloppement spirituel de celle-ci dans le monde physique devient une base pour le jugement et la place dans le monde spirituel[25]. Le paradis et l'enfer sont d√©crits comme des √©tats spirituels de proximit√© ou de distance √† Dieu qui d√©crivent les relations dans ce monde et dans l'autre, et non des endroits de r√©compense ou de punition apr√®s la mort[25].

Les √©crits Baha'is mettent l'accent sur l'√©galit√© essentielle des √™tres humains, et sur l'abolition des injustices. L'humanit√© est vue comme unique, bien que tr√®s vari√©e : la diversit√© des races et des cultures sont dignes d'appr√©ciation et de tol√©rance. Le racisme, le nationalisme, les castes et les classes sociales sont consid√©r√©es comme des barri√®res √† l'unit√© de l'humanit√©. Les enseignements baha'is d√©clarent que l'unification de l'humanit√© est un sujet primordial dans les conditions politiques et religieuses pr√©sentes[3]

Enseignements

Principes sociaux

Les devoirs moraux, √©thiques, et sociaux d'√©galit√© entre les hommes et de paix dans le monde sont r√©sum√©s en douze principes :

  1. Unité de la race humaine.
  2. Recherche ind√©pendante, personnelle et individuelle de la v√©rit√©. Les Baha'is consid√®rent qu'un des probl√®mes majeurs de l'humanit√© est que les gens suivent aveugl√©ment ce qu'on leur apprend. Ceci est strictement prohib√© par Bah√°'u'll√°h, il faut mener sa vie en accord avec ses propres principes et id√©aux, ce qui interdit sans appel les concepts de "foi aveugle", "imitation aveugle", ou "lavage de cerveau". Il faut cependant noter que les d√©cisions de la Maison Universelle de Justice, ainsi que les ex√©g√®ses des √©crits saints faites par ‚ÄėAbdu'l-Bah√° et Shoghi Effendi, b√©n√©ficient d'une autorit√© s'imposant √† tous les baha'is.
  3. Toutes les religions ont une base commune (unité de la religion), on pourrait rajouter au terme religion le terme philosophie et aussi style de vie, pour ce qui concerne les modes de pensée en provenance notamment d'Inde, de Chine et du Japon.
  4. La religion doit être la cause de l'union et de l'harmonie entre tous les êtres humains.
  5. Harmonie entre science et religion, ayant pour but d'amener les gens à se cultiver en faisant appel à la science.
  6. √Čgalit√© de l'homme et de la femme, mais avec cependant des exceptions √† cette r√®gle. La principale exception est l'in√©ligibilit√© des femmes comme membres de la Maison Universelle de Justice[26]. Il existe aussi pour les femmes des am√©nagements dans les pratiques rituelles comme la pri√®re obligatoire (ŠĻĘal√°t)[27], le je√Ľne[28] et le p√©lerinage, qui est une obligation religieuse pour les hommes mais une simple possibilit√© pour les femmes[29]. En l'absence de loi nationale contraignante et de testament, dont la r√©daction est pourtant une obligation religieuse pour les baha'is[30] et dans lequel ils sont libres de distribuer leurs biens comme bon leur semble apr√®s paiement des dettes et du Šł§uq√ļqu'll√°h[31], le Kit√°b-i-Aqdas pr√©voit un syst√®me de r√©partition de l'h√©ritage variant selon la nature du bien, le sexe du d√©funt et celui des h√©ritiers[32][33].
  7. Refus des préjugés de toutes sortes.
  8. Paix universelle (concept de non violence et même de non résistance, mais aussi de citoyenneté mondiale).
  9. √Čducation universelle, obligatoire et adapt√©e. Nouvelle allusion √† la n√©cessit√© de se cultiver. Par ailleurs, les deux sexes doivent recevoir la meilleure √©ducation possible, scientifique, litt√©raire, humaine, spirituelle et morale.
  10. Résolution des questions sociales et économiques (entre autres par des méthodes spirituelles).
  11. Introduction d'une langue internationale et d'une √©criture commune √† toute l'humanit√©, ceci sans faire dispara√ģtre aucune langue, aucune culture et aucune ethnie, conform√©ment √† ce que les baha'is appellent l'unit√© dans la diversit√©.
  12. Mise en place d'une Cour permanente d'arbitrage au niveau mondial (proche du travail que fait l'ONU, le TPI et Amnesty International).

Enseignements mystiques

Bien qu'ils se concentrent sur des sujets sociaux et √©thiques, certains des textes fondateurs de la foi baha√Įe peuvent √™tre d√©crits comme √©tant mystiques[3]. Shoghi Effendi a appel√© les Sept Vall√©es la ¬ę plus grande composition mystique ¬Ľ de Bah√°'u'll√°h. Ce texte a √©t√© √©crit comme r√©ponse √† un disciple du soufisme, une tradition mystique et √©sot√©rique de l'islam[34]. Il a √©t√© traduit pour la premi√®re fois en anglais en 1906, √©tant un des premiers textes de Bah√°'u'll√°h disponible en occident. Les Paroles cach√©es est un autre livre √©crit par Bah√°'u'll√°h pendant la m√™me p√©riode, contenant 153 courts passages d√©crits par `Abdu'l-Bah√° comme ¬ę un tr√©sor de myst√®res divins ¬Ľ

L'Alliance

Les Baha'is consid√®rent qu'il existe deux types d'alliances entre les humains et Dieu. Il y a l'¬ę Alliance Majeure ¬Ľ, qu'ils consid√®rent comme universelle en nature, et qui a √©t√© cr√©√©e et r√©cr√©√©e par toutes les ¬ę manifestations divines de Dieu ¬Ľ[35]. Ils croient √©galement √† l'existence de l'¬ę Alliance mineure ¬Ľ, qui est consid√©r√©e comme un accord entre un messager de Dieu et ses disciples, qui est unique √† chaque r√©v√©lation, et qui inclut des pratiques sociales et la continuit√© de l'autorit√© en religion[36]. √Ä cette √©poque, les Baha'is consid√®rent que leur engagement envers la r√©v√©lation de Bah√°'u'll√°h en est un des plus importants pour tout disciple. Dans les √©crits baha'is, il est √©crit qu'√™tre ferme dans son engagement envers l'Alliance est consid√©r√© comme une des principales vertus religieuses qui peuvent √™tre assur√©es par une personne[36].

Puisque l'unité constitue un principe essentiel de la foi baha'ie, tout Baha'i participe activement à l'administration de sa religion, considérant alors les tentatives de créer des schismes comme étant contre-productives et enfreignant le principe de l'unité. Au cours de la période formative de cette religion, quelques tentatives de schisme ont eu lieu par rapport à la succession de l'autorité. Les disciples de ces diverses divisions Baha'ies, qui ne sont que quelques milliers, sont souvent considérés comme des briseurs du covenant et sont stigmatisés à travers l'excommunication[36].

Participation à la vie internationale et à la société

Travail

Le monachisme est interdit, et les Bah√°'is essaient d'ancrer leur spiritualit√© dans leur vie quotidienne ordinaire. Faire un travail utile, par exemple, n'est pas seulement requis mais consid√©r√© comme une forme d'adoration[3]. Bah√°'u'll√°h a interdit la mendicit√© et l'asc√©tisme[3], encourageant chaque Bah√°'i √† √™tre ¬ę anxieusement concern√© par les besoins de l'√Ęge dans lequel on vit ¬Ľ[37]. L'importance de l'effort personnel et du service √† l'humanit√© dans la vie spirituelle des hommes est soulign√©e dans les √©crits de Bah√°'u'll√°h, o√Ļ il explique que chaque travail fait dans un esprit de service √† l'humanit√© a un rang √©gal √† la pri√®re et √† l'adoration aux yeux de Dieu[3].

Nations unies

La Communauté Internationale Bahá’íe a depuis 1948 le statut d’ONG auprès de l’Organisation des Nations unies. Depuis 1970, elle est dotée d’un statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC) et du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF). Elle entretient également des relations de travail avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et est associée au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE).

Plans internationaux

En 1939, Shoghi Effendi a lancé un plan septennal, suivi par un autre en 1946[38]. En 1953, il a lancé la croisade mondiale décennale, avec des buts ambitieux pour l'expansion de la communauté et des institutions, la traduction de la littérature baha'ie dans de nouvelles langues, et l'envoi de pionniers baha'is dans des pays qui n'avaient pas été atteints jusque là[39]. Il a annoncé par des lettres pendant la croisade décennale que celle-ci serait suivie d'autres plans, sous la direction de la Maison Universelle de Justice, qui a été élue en 1963 à l'apogée de la croisade. La maison de Justice a ensuite lancé un plan en 1964, et une série de plans de durée et aux objectifs variables ont suivi, permettant de guider la communauté Baha'ie[40].

Plan international actuel

Lieu de culte Baha'i à Panama.

Depuis la fin des ann√©es 1990, la Maison Universelle de Justice a pr√©par√© les communaut√©s √† une expansion √† grande √©chelle, organisant les localit√©s en ¬ę faisceaux ¬Ľ, cr√©ant de nouvelles institutions comme les conseils r√©gionaux et renforcant les multiples ¬ę instituts de formation ¬Ľ[41]. Le r√©cent plan quinquennal (2001-2006) s'est concentr√© sur les institutions en d√©veloppement et la cr√©ation des moyens permettant de ¬ę soutenir une expansion √† grande √©chelle et la consolidation ¬Ľ (RiŠłćv√°n 158). Depuis 2001, les Bah√°'is du monde entier ont √©t√© encourag√©s √† se concentrer sur les classes pour enfants, les rassemblements de d√©votion, et une √©tude syst√©matique de la religion, connue sous le nom de ¬ę cercle d'√©tude ¬Ľ[41]. En d√©cembre 2005, un nouveau syst√®me a √©t√© mis en place, des classes pour les jeunes, qui se consacrent √† l'√©ducation des enfants entre 11 et 14 ans[42][43].

Le second plan quinquennal (2006-2011) a √©t√© lanc√© par la Maison universelle de justice en avril 2006. Il appelle de ses vŇďux l'√©tablissement de mod√®les avanc√©s de croissance et de d√©veloppement de la communaut√© dans plus de 1500 ¬ę faisceaux ¬Ľ dans le monde[43]. Ce plan fait r√©f√©rence √† la proc√©dure habituelle d'√©lections pour les assembl√©es spirituelles locales dans les villes qui accueillent de nombreux bah√°'is. Les ann√©es entre 2001 et 2021 repr√©sentent 4 plans quinquennaux, dont le terme co√Įncide avec l'anniversaire de la mort de `Abdu'l-Bah√°[43].

Cercles d'études

Parall√®lement √† la consolidation, une approche syst√©matique de l'√©ducation et du d√©veloppement de la communaut√© a vu le jour. Les ¬ę cercles d'√©tudes ¬Ľ sont destin√©s √† √™tre des groupes durables √† grande √©chelle. Les participants √©tudient des s√©quences de livres en petits groupes, aid√©s par un tuteur. Quand un participant a fini une s√©quence, il peut aller aider d'autres cercles d'√©tudes.

Le programme le plus populaire est le Ruhi Institute, un cours con√ßu √† l'origine pour √™tre utilis√© en Colombie, mais qui a largement √©t√© utilis√©. Le premier livre permet l'√©tude de trois th√®mes : les √©crits Baha'is, la pri√®re et, la vie et la mort. Les th√®mes suivants incluent l'√©ducation des enfants, la vie du B√°b et de Bah√°'u'll√°h, les services religieux et d'autres.

Pratiques sociales

Lois

Les lois r√©gissant la foi baha√Įe viennent principalement du Kit√°b-i-Aqdas qui est le livre saint des baha√Įs. Alors que certaines lois sont applicables √† l'√©poque actuelle, Bah√°'u'll√°h a aussi fourni un cadre pour l'application progressive de lois √† la condition d'existence d'une soci√©t√© majoritairement baha√Įe, ce pour quoi les disciples Ňďuvrent [44]. Les lois, quand elles ne sont pas en conflit direct avec les lois civiles du pays de r√©sidence, s'appliquent √† tous les baha√Įs. Bien qu'√©tant une obligation universelle, le respect des lois personnelles, comme la pri√®re ou la c√©l√©bration, est du ressort de chaque individu[45]. La Maison universelle de Justice se doit aussi de faire respecter certaines r√®gles[46].

Voici un exemple de quelques lois et pr√©ceptes religieux tir√©s du Kit√°b-i-Aqdas. Elles ont √©t√© codifi√©es par Shoghi Effendi, l'interpr√®te nomm√© des √©crits baha√Įs :

  • r√©citer une pri√®re obligatoire chaque jour apr√®s avoir atteint l'√Ęge de la maturit√© spirituelle, qui est fix√© √† 15 ans. Il y a trois pri√®res qu'on peut choisir pour une journ√©e.
  • prier et m√©diter de mani√®re quotidienne.
  • la m√©disance et le fait de r√©pandre des rumeurs est interdit.
  • abolition des pr√©jug√©s
  • les baha√Įs adultes et en bonne sant√© doivent je√Ľner pendant 19 jours chaque ann√©e du 2 au 20 mars.
  • il est interdit aux baha√Įs de boire de l'alcool ou de prendre des drogues √† usage r√©cr√©atif, sauf si c'est prescrit par un m√©decin.
  • les relations sexuelles sont permises seulement entre mari et femme ;
  • le jeu de hasard est strictement interdit.

Lieux de culte

La plupart des rencontres baha'ies ont lieu dans des maisons individuelles, des centres baha'is locaux ou des installations louées pour l'occasion. Il y a actuellement dans le monde entier sept maisons de culte, au moins une par continent, et une huitième est en construction au Chili[47].

Les temples √©rig√©s par la communaut√© sont appel√©s "Maison d'Adoration" ou Maskrit al-Adk√Ęn ("lieu o√Ļ se l√®ve √† l'aube la mention du nom de Dieu") . Ils doivent √™tre construits selon des crit√®res particuliers, li√©s au nombre 9 qui doit appara√ģtre comme un "symbole √©vident pour tous". Aussi, tous les temples bah√Ę'is doivent-ils avoir neuf entr√©es. Les r√®gles relatives √† l'√©dification des temples furent fix√©es par 'Abdu'l-Bah√Ę lui-m√™me : "Le temple m√®re doit avoir neuf c√īt√©s et portes ainsi que des fontaines, des all√©es, des portes, des colonnes et des jardins, puis une cour, des balcons et une coupole, et le tout doit √™tre majestueux." Le sanctuaire central, qui se trouve √† Ha√Įfa, ainsi que les autres temples ont en effet une coupole. La Maison d'adoration de Wilmette pr√®s de Chicago (1931) aux √Čtats-Unis, la Maison d'adoration de New Delhi (Inde, 1986), la Maison d'adoration de Sydney (Australie, 1961) offrent d'autres exemples de ce type de temple. En Europe, on conna√ģt le temple principal d'Allemagne √† Hofhein-Langenhaim (1964) pr√®s de Frankfort-sur-le-Main ; cette construction √† coupole de 28 m√®tres de haut peut accueillir pr√®s de 500 fid√®les.

Les √©crits Baha'is se r√©f√®rent aussi √† une institution appel√©e Mashriqu'l-Adhk√°r (L'Orient des invocations), qui est destin√© √† former un centre d'institutions complexes, dont un h√īpital, une universit√©, etc. Seule la premi√®re et unique Mashriqu'l-Adhk√°r √† Ashgabat au Turkm√©nistan a √©t√© con√ßue ainsi en 1908.

Liturgie

Du point de vue liturgique, la m√©ditation dans les temples est accompagn√©e de lectures choisies dans les textes sacr√©s des autres religions. Ces textes - par exemple le Pentateuque des juifs, le Nouveau Testament des chr√©tiens, le Coran des musulmans, le Bay√Ęn des b√Ębistes, etc‚Ķ - ont annonc√© successivement, par paliers de perfection croissante, l'incessante r√©v√©lation divine ou message de Dieu. En ce sens, le livre sacr√© liant tous les textes sur la r√©v√©lation qui le pr√©c√®dent est logiquement le dernier dans l'ordre chronologique, √† savoir le Kit√Ęb-i-Aqdas ("Le plus saint livre"). Il a √©t√© r√©dig√© en 1863 par Bah√Ę'u'll√Ęh qui l'√©crivit en deux jours et deux nuits ; pour les bah√Ę'is, c'est le texte de r√©f√©rence bien qu'il ne soit pas plus important que les autres, ni le livre le plus lu par les Baha'is eux-m√™mes sur la foi. Comme on consid√®re l'√©galit√© et l'unit√© de la race humaine, de Dieu et des religions, il convient d'√©tablir une conception similaire pour tous les livres existant sur la plan√®te. Cependant, Le Kitab-i-Aqdas a une place primordiale car il est la premi√®re Ňďuvre dans l'histoire de l'humanit√© √† dresser un lien entre toutes les religions et tous les peuples de l'humanit√©.

Sexualité

Concernant la sexualité, la foi bahá'ie préconise une vie chaste. Avant le mariage, la vie doit être absolument chaste et après le mariage, absolument fidèle au compagnon choisi.

¬ę Ce que Bah√°'u'll√°h veut dire par la chastet√© n'inclut certainement pas les embrassades qui se font dans la soci√©t√© moderne. Elles sont nuisibles aux mŇďurs des jeunes, et les am√®nent souvent √† aller trop loin, ou bien elles suscitent des app√©tits qu'ils risquent, √† ce moment-l√†, de ne pas pouvoir satisfaire l√©gitimement par le mariage, et dont la suppression constitue pour eux une rude √©preuve. L'id√©al moral bah√°'√≠ est tr√®s √©lev√©, plus particuli√®rement lorsqu'on le compare √† la moralit√© totalement corrompue du monde actuel. Mais cet id√©al qui est le n√ītre produira des gens plus sains, plus heureux, plus nobles et am√®nera des mariages plus stables[48] ¬Ľ.

En ce qui a trait à la question des contacts physiques entre des personnes de sexes opposés, 'Abdu'l-Baha aurait dit, selon une note de pèlerin: " Une femme et un homme ne doivent pas s'étreindre à moins d'être mariés ou sur le point de se marier. Ils ne doivent pas s'embrasser [...] S'ils désirent se saluer ou se réconforter mutuellement, chacun peut prendre la main de l'autre. " (Extraits de lettres écrites de la part de la Maison Universelle de Justice publiées dans Baha'i Canada, Sharaf EB 156)

Au sujet de la p√©d√©rastie, Bah√°'u'll√°h d√©clare dans son Livre Saint, Kit√°b-i-Aqdas :

¬ę Par pure honte, nous refusons de traiter du sujet des gar√ßons. Craignez le Mis√©ricordieux, √ī peuples du monde ! Ne commettez pas ce qui vous est interdit dans notre Sainte Tablette et ne soyez pas de ceux qui errent follement dans le d√©sert de leurs d√©sirs[49].¬Ľ

Shoghi Effendi a interpr√©t√© cette r√©f√©rence comme une interdiction de toutes relations homosexuelles. Ailleurs, il ajoute :

¬ę Quelles que soient la ferveur et la qualit√© d'un amour entre personnes d'un m√™me sexe, c'est une erreur que de lui permettre de s'exprimer dans l'acte sexuel. Dire que cet amour est id√©al n'est pas une excuse. Bah√°'u'll√°h interdit absolument l'immoralit√© sous toutes ses formes et, en dehors du fait qu'elles sont contre nature, il consid√®re les relations homosexuelles de la m√™me fa√ßon. En √™tre afflig√© constitue un lourd fardeau pour une √Ęme consciencieuse. Mais, par les conseils et l'aide de m√©decins, au prix d'un effort s√©rieux et d√©termin√©, et par la pri√®re, une √Ęme peut surmonter ce handicap. Bah√°'u'll√°h stipule qu'il appartiendra √† la Maison Universelle de Justice de fixer les peines relatives √† l'adult√®re et √† la sodomie, en fonction du degr√© de l'offense. ¬Ľ[50].

Bien qu'envisag√©e par la phrase cit√©e ci-dessus (¬ę ...un amour entre personnes d'un m√™me sexe ¬Ľ), l'homosexualit√© f√©minine n'est pas express√©ment cit√©e dans les interdits. Mais on peut consid√©rer qu'elle est bel et bien interdite en appliquant le principe mutatis mutandis [51]: ce qui est valable pour les hommes, l'est aussi pour les femmes, sauf impossibilit√© ou instruction contraire explicite.

Mariage

Le mariage Baha'i est l'union d'un homme et d'une femme. Son but est principalement spirituel et est destin√© √† r√©pandre l'harmonie, la camaraderie et l'unit√© entre les deux partenaires[52]. Les enseignements Baha'is sur le mariage l'appellent la ¬ę forteresse pour le bien-√™tre et le salut ¬Ľ et consid√®rent le mariage et la famille comme la fondation de la soci√©t√© humaine. Bah√°'u'll√°h tenait le mariage en grande estime. Le pr√©sentant comme un commandement √©ternel de Dieu, il d√©courageait aussi le divorce et pr√īnait la chastet√© en dehors du mariage. Bah√°'u'll√°h enseignait qu'un mari et une femme se devaient d'am√©liorer mutuellement leur vie spirituelle[52].

Les Baha'is envisageant de se marier doivent ¬ę √©tudier le caract√®re de l'autre et passer du temps ensemble pour se connaitre avant de d√©cider de se marier, et quand ils se marient, ils doivent le faire avec l'intention d'√©tablir un lien √©ternel. ¬Ľ[53]. Bien que les parents ne doivent pas choisir de partenaires pour leurs enfants, une fois que deux individus ont d√©cid√© de se marier, ils doivent recevoir le consentement des parents qui sont vivants, m√™me si un des partenaires n'est pas Baha'i.

La c√©r√©monie de mariage est simple ; la seule partie obligatoire est la lecture des vŇďux prescrits par Bah√°'u'll√°h qui sont lus par les mari√©s en pr√©sence de deux t√©moins. Les vŇďux sont :

¬ę Nous demeurerons, tous et compl√®tement, soumis √† la volont√© de Dieu ¬Ľ

La dot : (1) Le mariage est subordonn√© au versement d'une dot du mari√© √† la mari√©e. (2) La dot est fix√©e √† dix-neuf mithq√°ls[54] d'or pur pour les citadins[55], et √† dix-neuf mithq√°ls d'argent pour les villageois[56], la qualit√© de citadin ou de villageois d√©pend de la r√©sidence permanente du mari et non de celle de la femme. (3) Il est interdit de verser plus de quatre-vingt-quinze mithq√°ls. (4) Il est pr√©f√©rable qu'un homme se contente du paiement de 19 mithq√°ls d'argent. (5) Si la dot ne peut √™tre vers√©e en une fois, il est permis d'√©tablir une promesse √©crite. k) Si, apr√®s avoir r√©cit√© le verset sp√©cifiquement r√©v√©l√© et pay√© la dot, l'une des parties concevait une antipathie pour l'autre avant la consommation du mariage, la p√©riode d'attente n'est pas n√©cessaire avant un divorce mais il n'est pas permis de reprendre la dot[57]. Cependant, toutes ces dispositions ne sont pas applicables universellement √† l'heure actuelle.

Symboles religieux

Une étoile stylisée à neuf branches, avec la calligraphie "Yá Bahá'u'l-'Abhá".
Sceau gravé sur les bagues et les édifices baha'is

Le symbole fr√©quemment rencontr√© de la foi Baha'ie est une √©toile √† neuf branches[58], parfois accompagn√©e d'une calligraphie du "Plus Grand Nom" Y√° Bah√°'u'l-'Abh√° (Ŕäōß ō®Ŕáōßō° ōßŔĄō£ō®ŔáŔČ ¬ę √Ē Gloire du plus glorieux! ¬Ľ).

Un autre symbole se retrouve grav√© sur la bagues et les √©difices baha'is. C'est une sorte de sceau qui consiste en deux √©toiles √† cinq branches repr√©sentant le B√°b et Bah√°'u'll√°h et encadrant le mot stylis√© Bah√°‚Äô (en arabe ō®Ŕáōßō° "splendeur" ou "gloire"), dont la forme est cens√©e rappeler les trois unit√©s : l'unicit√© de Dieu, l'unit√© des religions et l'unit√© de l'humanit√©[59].

Mais d‚Äôapr√®s le Gardien Shoghi Effendi Rabb√°n√≠, le v√©ritable symbole de la Foi bah√°'√≠e est cette √©toile √† 5 branches et non pas l‚Äô√©toile √† 9 pointes : "Strictly speaking the 5-pointed star is the symbol of our Faith, as used by the B√°b and explained by Him."[60].

La Maison Universelle de Justice donne quelques explications sur le symbolisme de l'√©toile √† neuf branches[61] :

  • L'√©toile √† neuf pointes n'est pas le symbole de la Foi Baha'ie, qui est l'√©toile √† cinq branches point√©e le haut (Haykal, symbolisant le "Temple Humain" o√Ļ se manifestent les qualit√©s divines).
  • L'√©toile √† neuf pointes fut invent√©e par l'architecte de la Maison d'Adoration de Wilmette, M. Jean-Baptiste Louis Bourgeois (1856-1930), et son usage sur les pierres tombales baha'ies fut approuv√© par le Gardien Shoghi Effendi Rabb√°n√≠.
  • Le chiffre neuf est la valeur du mot Bah√Ę' (2+0+5+1+1) selon la num√©ration Abjad, il symbolise la perfection et contient tous les autres chiffres ... c'est aussi une r√©f√©rence aux neuf grandes √©ducateurs de l'humanit√© (Krishna, Abraham, Mo√Įse, Bouddha, Zoroastre, J√©sus, Mohammed, le B√°b et Bah√°'u'll√°h) reconnus par les baha'is, ainsi qu'au passage au stade de maturit√© pour l'humanit√©.

Calendrier

Article connexe : Calendrier Bad√≠‚Äė.

Les bah√Ę'is, comme les b√Ębistes, consid√®rent le 21 mars 1844 comme le point de d√©part de leur calendrier annuel. Ce dernier s'articule en 19 mois de 19 jours entre lesquels s'intercalent 4 jours. L'ann√©e commence le 21 mars, apr√®s l'√©quinoxe de printemps. Du 2 au 21 mars, un je√Ľne est observ√©. La pri√®re, toujours br√®ve et en principe individuelle, peut se faire matin, midi et soir. La foi bah√Ę'ie proclame neuf jours sacr√©s (le chiffre 9 a une valeur symbolique toute particuli√®re en r√©f√©rence aux 9 religions du monde connues de Baha'u'llah). Le premier jour du festival de RiŠłćv√°n ( ōĪō∂ŔąōßŔÜ ) (prononcez : rezv√Ęne, paradis) est notamment consacr√© au repos. On le c√©l√®bre du 21 avril au 3 mai en m√©moire de la p√©riode durant laquelle le fondateur, en 1863, parcourut le jardin de RiŠłćv√°n, pr√®s de Bagdad, en r√©v√©lant √† ses disciples sa haute mission, c'est surtout la journ√©e du 21 avril qui est importante.

Jours fériés du calendrier Baha'i
Date Célébration
21 mars Jour de l'an
21 et 29 avril, 2 mai Déclaration de la mission de Bahá'u'lláh
23 mai Déclaration de la mission du Báb
29 mai Décès de Bahá'u'lláh
9 juillet martyre du B√°b
20 octobre Naissance du B√°b
12 novembre Naissance de Bah√°'u'll√°h

La religion Bah√°'ie

L'idée de "guerre sainte", véhiculée par certaines religions (christianisme lors des croisades ou de la Reconquista espagnole, islam avec le "jihad bis sayf fi sabili Allahi" (la lutte armée dans la voie de Dieu), est donc supprimée. On notera que le Báb ne l'a pas complètement annulée en cas de persécutions, et des Bábi's ont curieusement tenté d'assassiner le Shah de Perse en 1852. Mais Bahá'u'lláh est allé beaucoup plus loin en l'interdisant totalement purement et simplement[62]. À la place, les bahá'is ont pour objectif d'apporter à tous les peuples la paix universelle et la justice complète. Tout conflit doit être évité quelles que soient les circonstances; même en cas de légitime défense. L'égalité des sexes est très revendiquée en raison du fait que l'homme et la femme représentent les "deux ailes" de l'humanité, "et ce n'est que si les deux ailes sont fortes et mues par une force commune que l'oiseau peut voler vers le ciel".

Pour les bah√°'is, une vie juste suppose de ne faire strictement aucun mal √† personne, de supporter les injustices, les oppressions et les calamit√©s sans se r√©volter tout en s'effor√ßant d'am√©liorer les choses, de s'aimer r√©ciproquement, de ne d√©sirer que le bien, d'aimer la vie pour ce qu'elle est, de rester toujours humble, d'Ňďuvrer pour le bien-√™tre du monde et des √™tres humains, et de s'occuper serviablement des malades, des faibles et des opprim√©s. Les bah√°'is doivent par cons√©quent s'int√©resser √† tous les pays, tous les peuples, toutes les cultures, toutes les religions, parler si possible plusieurs langues, √™tre totalement non-violents et m√™me non-r√©sistants (ce n'est pas exactement la m√™me chose que le concept indien de l'"ahimsa", qui n'√©voque pas r√©ellement la non-r√©sistance). Ce dernier √©l√©ment a grandement fait ses preuves dans un monde o√Ļ la violence est omnipr√©sente √† l'heure actuelle, et a souvent √©t√© repris depuis (Tolsto√Į, Gandhi, Martin Luther King, Romain Rolland, Aung San Suu Kyi, Steve Biko, etc...).

Les bah√°'is doivent donc faire preuve constamment de sympathie, de respect, de tol√©rance, de g√©n√©rosit√©, de droiture, de loyaut√©, de bravoure, d'honneur, d'honn√™tet√©, de dignit√©, d'ouverture du cŇďur et de l'esprit, d'un tr√®s grand sens critique, d'amour, d'altruisme, de pers√©v√©rance, de gentillesse, de simplicit√©, de sinc√©rit√©, de mod√©ration, de calme, de probit√©, de reconnaissance, de pardon, de chastet√©, de sagesse, de contr√īle et de responsabilit√©.

En outre, ils ont à s'abstenir totalement de la colère, de la vengeance, de la désobligeance, de l'insolence, de la prétention, de la présomption, du sarcasme, du manque de réflexion, du non-respect, de la jalousie, de prises de position extrêmes sans peser le pour et le contre, d'ingérence dans les affaires d'autrui, de l'arrogance, de la grossièreté, de l'insolence, de la médisance (Bahá'u'lláh a déclaré que la médisance était le pire défaut qui soit) et de la calomnie. Il faut considérer uniquement les qualités des gens et le bon coté des choses. A l'inverse, les bahá'is doivent découvrir leurs propres fautes et ne jamais se glorifier de leurs propres vertus. Presque tous ces aspects se retrouvent déjà dans l'islam (Coran comme hadith). Comme précisé ci-dessus, ils se doivent également de ne jamais suivre aveuglément tout ce qu'on leur apprend et tout ce qui se passe autour d'eux, ceci condamne donc irrémédiablement le concept de "foi aveugle" ou d' "imitation aveugle" (Taqlid), considéré par beaucoup de bahá'is comme un des problèmes majeurs de l'humanité.

Les bahá'is doivent ainsi témoigner d'un comportement totalement humain, propre, noble, social, éthique, souriant, ouvert, brave, pour servir l'humanité qui doit se traduire par des actes pragmatiques, aussi modestes soient-ils. Le travail est considéré comme une force morale, majeure et spirituelle pour réussir. Le but étant à terme d'obtenir une grande paix mondiale par des méthodes justes, pacifiques, pertinentes, sages et équitables. Le terme de triomphe du royaume de Dieu sur la terre est aussi employé ainsi que l'expression "vivre la vraie vie", voir ci-dessous la citation de 'Abdu'l-Bahá sur ce point.

Les bah√°'is souhaitent unir tous les peuples du monde dans une perspective de civilisation mondiale, ils estiment que tous les √™tres humains sont citoyens du monde entier, au-del√† de leur diff√©rence et de leurs sp√©cificit√©s ethnique, culturelle, linguistique et religieuse. L'humanit√© enti√®re doit √™tre consid√©r√©e comme une seule et m√™me famille. Ils souhaitent un r√©gime d√©mocratique, constitutionnel, lib√©ral, la√Įque et consultatif mais que dans le m√™me temps le peuple ob√©isse aux d√©cisions gouvernementales.

Interdiction majeure: toute forme de prosélytisme est formellement prohibée, y compris envers ses propres enfants. Personne ne peut être bahá'i du fait que ses parents le soient. On est bahá'i uniquement si on le désire, si on est d'accord avec les principes fondamentaux de la foi et si on souhaite les suivre. Personne ne peut forcer qui que ce soit à le devenir, quels que soient les moyens. C'est ainsi qu'il est important que les bahá'is fassent très attention à l'éducation de leurs enfants, en prenant soin de ne pas les orienter du tout vers la foi, afin d'être certain de ne faire aucun prosélytisme, car ce sera à eux de décider suivant leurs idéaux et leur interprétation critique et personnelle. Bahá'u'lláh a toujours insisté pour que les bahá'is utilisent au mieux leur capacité de réflexion de manière critique. On le rappelle car c'est important, le concept de "foi aveugle" est interdit.

Le culte ne comporte ni rite, ni clergé, ni sacrement, car tout ceci est considéré comme inadapté à l'époque actuelle. La foi bahá'ie est avant tout une religion très moderne et adaptée aux besoins du monde actuel. C'est une façon d'être un citoyen du monde et d'être membre de toutes les religions de la planète, tout en transposant leur message aux besoins du monde contemporain.

Le berceau islamique de la foi bah√°'ie se fait en tout cas clairement ressentir, bien que nombre de bah√°'is occidentaux en soient surpris peut-√™tre en raison de leur m√©connaissance de l'islam. C'est l√† qu'il est important pour les bah√°'is d'en savoir le plus possible sur toutes les autres religions de la plan√®te. On dit souvent que pour √©tudier le christianisme, il faut d'abord √©tudier le juda√Įsme, pour √©tudier l'islam, il faut d'abord √©tudier le juda√Įsme et le christianisme; pour √©tudier le bouddhisme et le ja√Įnisme, il faut d'abord √©tudier l'hindouisme. De m√™me, un raisonnement similaire est tout √† fait valable pour les bah√°'is qui sont membres de toutes les religions du monde.

Cependant, ces c√©l√©brations, tout comme le je√Ľne, ne sont pas ce qu'il y a de plus important pour un bah√°'i. La grande majorit√© des bah√°'is consid√®rent que l'√©l√©ment essentiel de l'existence est avant tout d'aimer la vie, d'aimer tout le monde et d'Ňďuvrer pour la paix universelle, l'entente, l'unit√© et l'amour. C'est ainsi qu'on peut r√©ellement √™tre en phase avec le message de Bah√°'u'll√°h, les principes de la foi et adopter le style de vie bah√°'ie.

Ainsi, certains [Qui ?] ont pensé qu'on devrait laisser des non-croyants ou des agnostiques se convertir officiellement (on dit "se déclarer") tant qu'ils adoptent le modèle de vie bahá'i, mais ce n'est pas le cas, les bahá'is considérant l'existence de Dieu comme certaine, ils tiennent à suivre ce modèle enraciné dans la foi en Dieu. À nouveau, on constate le lien avec l'islam (soumission à Dieu). Mahomet disait qu'il faut faire le bien pour l'amour de Dieu. On peut noter une petite différence avec les philosophies orientales ou la foi en Dieu n'est pas forcément indispensable. Certains ont aussi pensé que les relations homosexuelles devraient être acceptés officiellement mais ce n'est pas non plus le cas, en raison de la tradition du mariage entre un homme et une femme dans le but de renouveler les générations (L'union libre est également fortement réprouvée). Néanmoins, les bahá'is appellent à la plus grande tolérance, reconnaissance et sympathie envers les homosexuels, ce qui apparait tout à fait logique de nos jours, du moins en occident.

Les bah√°'is s'abstiennent aussi des produits perturbants la conscience, de drogues, d'alcool, leur pratique religieuse devant se faire de mani√®re permanente sous la forme d'un style de vie adapt√©. Certains pensent aussi que le tabac devrait √™tre interdit pour un bah√°'i, compte tenu de l'h√©catombe provoqu√©e par ce fl√©au. On constate que leur existence est bas√©e sur la simplicit√© et la mod√©ration et non pas la privation ou l'asc√©tisme. Au contraire, Bah√°'u'll√°h a toujours exhort√© les hommes et les femmes √† profiter pleinement de la vie mais en faisant preuve de contr√īle et de responsabilit√©.

Citations célèbres:


- Bah√°'u'll√°h:

  • "Il n'appartient pas a celui qui aime son pays de s'ennorguellir mais plutot a celui qui aime le monde entier, la terre n'est qu'un seul pays et toute l'humanit√© ses citoyens".
  • "Mieux vaut mourir que tuer, mieux vaut √™tre bless√© que blesser".
  • "La religion de Dieu a pour but de cr√©er l'amour et l'unit√©. N'en faites pas une cause de discordance et d'inimiti√©".
  • "Le pire d√©faut de l'humanit√© est la m√©disance, elle √©teint la flamme du coeur et √©touffe la vie de l'√Ęme".

- 'Abdu'l-Bah√°:

  • "Vivre la vraie vie, c'est:

Ne causer de chagrin a personne, être aimables envers tous les gens et les aimer avec un esprit pur. S'il nous est fait opposition ou préjudice, le supporter, être aussi aimables que nous pouvons l'être, et par dessus tout aimer l'humanité. Si la calamité existe au degré le plus grand, se réjouir, car il s'agit de dons et de faveurs de Dieu.

Taire les fautes d'autrui, prier pour eux, et les aider avec amabilité à corriger leurs fautes. Regarder toujours le bien et non le mal. Si quelqu'un a 10 défauts et 1 qualité, ne considérer que la seule qualité et oublier les 10 défauts. Si quelqu'un à 10 qualités et 1 défaut, ne considérer que les qualités et oublier le défaut. Ne jamais nous permettre de dire un mot désobligeant sur quelqu'un même si ce quelqu'un est notre ennemi.

Accomplir tous nos actes dans la gentillesse. Être humbles. Être les serviteurs les uns des autres, et savoir que nous sommes moins que quiconque.

Agir avec prudence et sagesse. Être sincères. Être hospitaliers. Être respectueux.

√ätre une √Ęme dans plusieurs corps, car plus nous nous aimerons les uns les autres, plus nous serons pr√®s de Dieu; mais savoir que notre amour, notre unit√©, notre ob√©issance ne doivent pas exister dans des mots, mais se traduire dans nos actions.

Être une cause de guérison pour le malade, un réconfort pour celui qui a du chagrin, une eau agréable pour l'assoiffé, une table céleste pour l'affamé, une étoile pour l'horizon, une lumière pour la lampe, un messager pour celui qui aspire au royaume de Dieu".

  • "√ätre un Bah√°'i signifie simplement aimer tout le monde, aimer l'humanit√© et s'efforcer de la servir; travailler pour la paix et la fraternit√© universelles".
  • "Est Bah√°'i celui qui est dou√© de toutes les perfections humaines et qui les met en action. N'importe qui peut-√™tre bah√Ę'i m√™me s'il n'a jamais entendu parler de Bah√°'u'll√°h. L'homme qui vit conform√©ment aux enseignements de Bah√°'u'll√°h est d√©j√† un bah√°'i. Par contre, un homme peut se vanter d'√™tre un bah√°'i pendant 50 ans, s'il ne m√®ne pas la vraie vie, il n'est pas un bah√°'i".

Accueil mondial

La religion bah√°'ie a re√ßu un accueil tr√®s favorable dans le monde contemporain et ce dans toute la plan√®te[r√©f. n√©cessaire], en raison de sa volont√© de synth√©tiser et d'int√©grer les √©l√©ments majeurs provenant de toutes les religions et de tous les peuples du monde, ainsi qu'en raison du r√īle important des femmes, du concept de non-r√©sistance total et de la recherche ind√©pendante de la v√©rit√©, la foi bah√°'ie en soi est donc inoffensive. [r√©f. n√©cessaire]

L'√©crivain russe L√©on Tolsto√Į (1828-1910), grande figure de l'anarchisme, de la spiritualit√© et de la non-violence dont le message sera repris d'abord par le Mah√Ętm√Ę Gandh√ģ (1869-1948) puis par le pasteur Martin Luther King (1929-1968), s'est beaucoup inspir√© de Bah√°'u'll√°h en d√©finissant la foi bah√°'ie comme la plus haute et la plus pure forme de religion.[r√©f. n√©cessaire]

L'écrivain français Romain Rolland (1866-1944), grand admirateur de l'Orient et notamment de l'Inde, et non-violent convaincu, a évoqué Bahá'u'lláh dans son ouvrage: Clérambault.

- Baha'is connus:

  • La Reine Marie de Roumanie (Marie d'Edimbourgh, 1875-1938))
  • Le Roi des Samoas Malietoa Tanumafili II (1913-2007)
  • Cathy Freeman
  • Dizzy Gillespie (1917-1993): les centres bah√°'is √©tasuniens passent tr√®s souvent de la musique Jazz jou√©e par cet immense trompettiste.
  • Lydia Zamenhof (1904-1942), fille du fondateur de l'Esp√©ranto, Louis Lazare Zamenhof (1859-1917), lui-m√™me grand admirateur de la foi bah√°'ie. On peut noter un lien int√©ressant entre la foi bah√°'ie et l'esp√©ranto, Tolsto√Į lui-m√™me avait appris l'esp√©ranto.
  • Eva LaRue est une actrice am√©ricaine qui joue le r√īle de Natalia Boa Vista une sp√©cialiste des analyses ADN dans Les Experts : Miami.
  • Rainn Wilson est un acteur am√©ricain c√©l√®bre pour son interpr√©tation du r√īle de Dwight Schrute dans la version am√©ricaine de The Office et dans transformer 2 dans le role du professeur Colan.

Avis de personnalités

Ernest Renan (1823-1892, √©crivain fran√ßais - source: "Les ap√ītres", 1866) : "Notre si√®cle a vu un mouvement religieux tout aussi extraordinaire que ceux d'autrefois, mouvement qui a provoqu√© autant d'enthousiasme, qui a eu d√©j√†, toute proportion gard√©e, plus de martyrs. Le Babisme a √©t√© un ph√©nom√®ne consid√©rable."

La Reine Marie de Roumanie (Reine - source: "Philadelphia Evening Bulletin", 27 septembre 1926) :

"La Foi baha'ie accepte tous les grands prophètes du passé et ne détruit aucune croyance, elle laisse toutes les portes ouvertes... La foi baha'ie... est un message merveilleux. C'est le message du Christ renouvelé, mais adapté à l'écart de temps existant entre le début de l'ère chrétienne et aujourd'hui..."

Guillaume Apollinaire (1880-1918), po√®te et √©crivain fran√ßais - source: "La Pl√©iade", oeuvre en prose compl√®te Tome III, chronique et √©cho, page 508, 1928) :

"Une voix nouvelle vient de l'Asie. D√©j√† plusieurs pensent en Europe que la parole de B√©ha-Oullah ne contredit pas notre science moderne et est assimilable pour nous, europ√©ens, qui avons besoin de r√©confort. N'est-il pas juste que ce r√©confort nous vienne d'Asie comme il est d√©j√† venu ?"

Fidélité à l'Alliance de Bahá'u'lláh

S'il est facile pour un non-bah√°'i de suivre les enseignements de Bah√°'u'll√°h sans pour autant reconna√ģtre d'autorit√© "administrative", cela est beaucoup plus difficile √† justifier pour quelqu'un s'√©tant officiellement d√©clar√© comme bah√°'i. On peut lire au premier verset du Kit√°b-i-Aqdas :

¬ę Au nom de celui qui est le ma√ģtre supr√™me de tout ce qui a √©t√© et de tout ce qui sera. Le premier devoir que Dieu a prescrit √† ses serviteurs est de reconna√ģtre celui qui est l'Aurore de sa r√©v√©lation, la Fontaine de ses lois, et qui repr√©sente la Divinit√©, √† la fois dans le royaume de sa cause et dans le monde de la cr√©ation. Quiconque accomplit ce devoir a atteint au bien souverain, et quiconque y manque s'est √©cart√© du droit chemin, m√™me s'il accomplit toutes les bonnes actions. A tous ceux qui atteignent ce rang le plus sublime, cette cime de gloire transcendante, il convient d'observer chaque ordonnance de celui qui est le D√©sir du monde. Ces devoirs jumeaux sont ins√©parables. L'un sans l'autre est inacceptable. Ainsi en a d√©cr√©t√© celui qui est la Source de l'inspiration divine. ¬Ľ

Or dans les √©crits de Bah√°'u'll√°h se trouve ce que les bah√°‚Äôis appellent ¬ę l‚ÄôAlliance ¬Ľ, concernant la venue dans le futur d‚Äôune autre ¬ę Manifestation de Dieu ¬Ľ (¬ę Grande Alliance ¬Ľ) et la d√©signation de l‚Äôautorit√© au sein de la communaut√© baha‚Äôie (¬ę Petite Alliance ¬Ľ). Cette derni√®re concerne 'Abdu'l-Bah√°, le Gardiennat, ainsi que la Maison Universelle de Justice et est destin√©e √† prot√©ger la communaut√© bah√°‚Äôie de tout schisme durable jusqu‚Äô√† la venue de la prochaine ¬ę Manifestation de Dieu ¬Ľ apportant une nouvelle r√©v√©lation divine. Ainsi s‚Äôexprime 'Abdu'l-Bah√° sur la n√©cessit√© pour les bah√°‚Äôis d‚Äôobserver fid√®lement cette ¬ę Alliance ¬Ľ :

¬ę Quant √† la principale caract√©ristique de la r√©v√©lation de Bah√°'u'll√°h - un pr√©cepte sp√©cifique que n'avait donn√© aucun des proph√®tes du pass√© - c'est la nomination et la d√©signation du Centre de l'Alliance. Par cette d√©signation et cette disposition, il a sauvegard√© et prot√©g√© la religion de Dieu des divergences et des schismes, en rendant impossible √† quiconque la cr√©ation d'une nouvelle secte ou d'une faction dans la croyance."[63] (...) "Aujourd'hui, le plus important, c'est la fermet√© dans l'alliance, car la fermet√© dans l'alliance √©pargne les diff√©rends... Bah√°'u'll√°h a stipul√© non pas que je suis le Promis, mais que 'Abdu'l-Bah√° est l'interpr√®te du Livre et le Centre de son alliance, et que le Promis de Bah√°'u'll√°h appara√ģtra dans mille ans ou des milliers d'ann√©es. Ceci est l'alliance que Bah√°'u'll√°h a conclue. Si une personne s'en √©carte, elle n'est pas acceptable au seuil de Bah√°'u'll√°h. En cas de diff√©rends, 'Abdu'l-Bah√° doit √™tre consult√©. Tous doivent graviter autour de son bon plaisir. Apr√®s 'Abdu'l-Bah√°, lorsque la Maison Universelle de Justice sera instaur√©e, elle √©pargnera les diff√©rends.[64] ¬Ľ

Dans son testament, 'Abdu'l-Bah√° √©crit qu‚Äôapr√®s sa disparition, les bah√°‚Äôis devront se tourner vers le Gardien Shoghi Effendi et la Maison universelle de Justice, quand elle sera √©lue, pour rechercher conseils et guidance :

¬ę O mes amis affectueux! apr√®s la disparition de cet opprim√©, il incombe aux Aghs√°n (branches), aux Afn√°n (feuilles/rameaux) de l'Arbre sacr√©[65], aux Mains de la cause de Dieu et aux bien-aim√©s de la Beaut√© de 'Abh√° (les bah√°'is), de se tourner vers Shoghi Effendi - la jeune branche issue des deux arbres sanctifi√©s et sacr√©s[66], le fruit de l'union des deux rejetons de l'arbre de saintet√© - car il est le signe de Dieu, la branche choisie, le gardien de la cause de Dieu, celui vers lequel doivent se tourner tous les Aghs√°n, les Afn√°n, les Mains de la cause de Dieu, ainsi que ses bien-aim√©s. Il est l'interpr√®te des paroles de Dieu et, apr√®s lui, le premier-n√© de ses descendants directs lui succ√©dera. (‚Ķ) Et maintenant, en ce qui concerne la Maison de Justice que Dieu a institu√©e comme source de tout bien et qu'il a affranchie de toute erreur, elle doit √™tre √©lue au suffrage universel, c'est-√†-dire par les croyants. Ses membres doivent √™tre les manifestations de la crainte de Dieu, les aurores du savoir et de la compr√©hension; ils doivent √™tre fermes dans la foi de Dieu et bienveillants envers toute l'humanit√©. (‚Ķ) Vers le Tr√®s saint Livre, tous doivent se tourner, et tout ce qui n'y est pas express√©ment mentionn√© doit √™tre d√©f√©r√© √† la Maison Universelle de Justice. La d√©cision que celle-ci prendra, soit √† l'unanimit√©, soit √† la majorit√© des voix, est r√©ellement la v√©rit√© et le dessein de Dieu Lui-m√™me.[67] ¬Ľ

Une personne s'√©tant officiellement d√©clar√©e baha'ie et refusant ouvertement l'autorit√© de 'Abdu'l-Bah√°, de Shoghi Effendi ou de la Maison Universelle de Justice peut, dans des cas extr√™mes, √™tre d√©clar√©e "Briseur de l'Alliance" de Bah√°'u'll√°h, et "excommuni√©e". Nul ne na√ģt bah√°'i et nul n'est contraint √† le devenir ni √† le rester, mais se d√©clarer officiellement bah√°'i implique l'acceptation des autorit√©s d√©finies par l'Alliance de Bah√°'u'll√°h ... c'est une condition sine qua non pour faire partie de la communaut√© bah√°'ie.

Annexes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ La naissance de la Foi baha'ie part de la d√©claration faite par Bah√°'u'll√°h √† son entourage qu'il est ¬ę Celui que Dieu rendra manifeste ¬Ľ annonc√© par le B√°b, alors qu'il √©tait sur le point de quitter Bagdad pour se rendre √† Constantinople. Le calendrier baha'i commence en l'ann√©e 1844, qui est celle de la d√©claration par le B√°b de sa mission proph√©tique.
  2. ‚ÜĎ (en) Bah√°'u'll√°h, Tablets of Bah√°'u'll√°h Revealed After the Kit√°b-i-Aqdas (1873-92), Bah√°'√≠ Publishing Trust, Wilmette, Illinois, USA, (ISBN 0877431744), 1994, pp.217 [1]
  3. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ, d‚ÄČ, e‚ÄČ, f‚ÄČ, g‚ÄČ, h‚ÄČ, i‚ÄČ, j‚ÄČ et k‚ÄČ ¬ę The Bah√°'√≠ Faith ¬Ľ, Britannica Book of the Year, Encyclopaedia Britannica, Chicago, 1988, (ISBN 0852294867)
  4. ‚ÜĎ Joel Beversluis (√©d.), Bah√°'√≠ Faith: A portrait, CoNexus Press, Grand Rapids, Michigan, USA, 1995
  5. ‚ÜĎ Chiffres de l'article de Bahaikipedia sur le nombre des baha'is √† travers le monde
  6. ‚ÜĎ Le chiffre de 3 260 000 baha'is en Asie est donn√© par le "World Almanac and Book of Facts 2000" (Mahwah, NJ: PRIMEDIA Reference Inc,1999), √† partir de "Encyclopaedia Britannica Book of the Year" (1999, tableau p.695)
  7. ‚ÜĎ Selon les sites des baha'is de l'Inde et du profil pour l'Inde de "Religious Intelligence"
  8. ‚ÜĎ Chiffre donn√© par le journal Le Monde; Henri Tincq et Marie-Claude Decamps, En Iran, la direction de la minorit√© baha√Įe d√©capit√©e apr√®s une vague d'arrestations, Le Monde n¬į19699 du 28 mai 2008
  9. ‚ÜĎ Le chiffre de 2 263 000 baha'is en Afrique est donn√© par le "World Almanac and Book of Facts 2000" (Mahwah, NJ: PRIMEDIA Reference Inc,1999), √† partir de "Encyclopaedia Britannica Book of the Year" (1999, tableau p.695)
  10. ‚ÜĎ Profil de la Grande-Bretagne sur le site "Religious Intelligence". David B. Barrett donne le chiffre de 36745 dans "World Christian Encyclopedia" (2001)
  11. ‚ÜĎ David B. Barrett donne le chiffre de 12 391 dans "World Christian Encyclopedia" (2001)
  12. ‚ÜĎ Selon le site officiel des baha'is de France, alors que David B. Barrett donne le chiffre de 4 000 dans "World Christian Encyclopedia" (2001)
  13. ‚ÜĎ La Maison Universelle de Justice n'autorise actuellement la pr√©sence de baha'is en Isra√ęl que temporairement, et uniquement en cas de p√®lerinage ou de service au Centre mondial baha'i de Ha√Įfa. Voir la pr√©sentation du Centre mondial en anglais et en fran√ßais
  14. ‚ÜĎ David B. Barrett donne le chiffre de 7 111 661 baha'is en 2000 dans "World Christian Encyclopedia" (2001), alors que Denis MacEoin indique le chiffre de 3 822 630 en 1975 dans "Baha'ism " √©dit√© par John R. Hinnells (A Handbook of Living Religions, Penguin Books, New York, 1991)
  15. ‚ÜĎ Profil de l'Iran sur le site "Religious Intelligence"
  16. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ et c‚ÄČ (en) Discrimination against religious minorities, FIDH, ao√Ľt 2003
  17. ‚ÜĎ (fr) ¬ę Laissez les baha'is √©tudier ¬Ľ, Assembl√©e spirituelle nationale des baha'is de Suisse, repris du journal Le Monde, 15/12/2005
  18. ‚ÜĎ Estimation fournie dans "International Religious Freedom Report 2007" du d√©partement d'√©tat des USA. Mais David B. Barrett donne le chiffre de 5760 dans "World Christian Encyclopedia" (2001)
  19. ‚ÜĎ Al-Ahram du 24 mai 2006.
  20. ‚ÜĎ Article Tolerance.ca du 25 d√©cembre 2006 - en anglais
  21. ‚ÜĎ Shoghi Effendi, God Passes By, Bah√°'√≠ Publishing Trust, Wilmette, Illinois, USA, (ISBN 0877430209), p.139, voir en ligne
  22. ‚ÜĎ Juan Cole, The Concept of Manifestation in the Bah√°'√≠ Writings, Bah√°'√≠ Studies, monographie 9, pp. 1-38 lire en ligne
  23. ‚ÜĎ Michael D. McMullen, The Baha'i: The Religious Construction of a Global Identity, Rutgers University Press, Atlanta, Georgia, USA, 2000, p. 7, (ISBN 0813528364)
  24. ‚ÜĎ Michael D. McMullen, The Baha'i: The Religious Construction of a Global Identity, Rutgers University Press, Atlanta, G√©orgie, 2000, (ISBN 0813528364) pp. 57-58
  25. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ Farnaz Masumian, Life After Death: A study of the afterlife in world religions , Oneworld Publications, Oxford, 1995, (ISBN 1-85168-074-8)
  26. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, note 80
  27. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, verset 13, note 20 et 34
  28. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, versets 13 et 16, notes 20, 31 et 34
  29. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, verset 32 et note 55
  30. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, verset 109
  31. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, question 69 et note 136
  32. ‚ÜĎ Synopsis du Kit√°b-i-Aqdas C-3. Lois concernant le statut personnel (mariage, divorce, h√©ritage)
  33. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, versets 20 √† 28, notes 38 √† 47
  34. ‚ÜĎ Adib Taherzadeh, The Revelation of Bah√°'u'll√°h, Volume 1: Baghdad 1853-63, pub. George Ronald, Oxford, (ISBN 0853982708) pp. 96-99
  35. ‚ÜĎ Adib Taherzadeh, The Covenant of Bah√°'u'll√°h , publi√© par George Ronald, Oxford, UK, 1972, (ISBN 0853983445)
  36. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ et c‚ÄČ Moojan Momen, The Covenant and Covenant breaker, lire en ligne
  37. ‚ÜĎ (en) Bah√°'u'll√°h, Proclamation of Bah√°'u'll√°h, Bah√°'√≠ Publishing Trust, Wilmette, Illinois, USA, (ISBN 0877430640) pp. 122 - lire en ligne
  38. ‚ÜĎ Studying the Writings of Shoghi Effendi, John et Amelia Danesh, publi√© par George Ronald, Oxford, 1991, (ISBN 0853983364)
  39. ‚ÜĎ (en) Graham Hassal, ¬ę Baha'i History in the Formative Age ¬Ľ, Journal of Bah√°'√≠ Studies, vol. 6, n¬į4, 1996, p. 1-21
  40. ‚ÜĎ Moojan Momen, ¬ę The Baha'i Faith 1957-1988: A Survey of Contemporary Developments ¬Ľ, Religion, vol. 19, pp. 63-91, co-auteur : Peter Smith, 1989 lire en ligne
  41. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ (en) Maison de justice universelle, ¬ę 17 january 2003 letter ¬Ľ, 17 janvier 2003, bahai-library.org
  42. ‚ÜĎ voir par exemple : Ruhi Resources
  43. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ et c‚ÄČ Five Year Plan 2006-2011, Universal House Of Justice, Palabra Publications, 2006
  44. ‚ÜĎ Introduction du Kitab-i-Aqdas
  45. ‚ÜĎ (en)Shoghi Effendi, Lights of Guidance: A Bah√°'√≠ Reference File, √©dit√© par Helen Hornby, Bah√°'√≠ Publishing Trust, New Delhi, India, (ISBN 8185091463), p.  233 - lire en ligne
  46. ‚ÜĎ (en) Letter to a National Spiritual Assembly, Universal House of Justice, bahai-library.org, 9/12/1991
  47. ‚ÜĎ (en) Baha'i Houses of Worship, adherents.com, mai 2005
  48. ‚ÜĎ Extrait d'une lettre du 19 octobre 1947 √©crite de la part de Shoghi Effendi √† un croyant, Compilation "Une vie chaste et sainte" n¬į9
  49. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, verset n¬į107
  50. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, note n¬į134 et Q&R 49
  51. ‚ÜĎ Kit√°b-i-Aqdas, note 133
  52. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ (en) Assembl√©e spirituelle locale de Warwick, Mariage Baha'i, 12/10/2003
  53. ‚ÜĎ (en) Bah√°'√≠ marriage and family life : selections from the writings of the Bah√°'√≠ Faith, Bah√°‚Äô√≠ Publishing Trust, 1997, (ISBN 0877432589) - lire en ligne
  54. ‚ÜĎ le mithq√°l est une unit√© de poids traditionnellement utilis√©e au Moyen-Orient. Dix-neuf mithq√°ls correspondent approximativement √† 69.20 grammes
  55. ‚ÜĎ soit environ 1439.46‚ā¨ au cour du 10 octobre 2008
  56. ‚ÜĎ soit environ 17.18‚ā¨ au cour du 10 octobre 2008
  57. ‚ÜĎ Synopsis du Kit√†b-i-Aqdas (8.12) IV-C. Lois concernant le statut personnel (mariage, divorce, h√©ritage)
  58. ‚ÜĎ Shoghi Effendi, √©dit√© par Helen Hornby, Lights of Guidance: A Bah√°'√≠ Reference File, Bah√°'√≠ Publishing Trust, New Delhi, India, 1983, (ISBN 8185091463), p. - lire en ligne
  59. ‚ÜĎ Abu'l-Qasim Faizi, Explanation of the Symbol of the Greatest Name, Bah√°'√≠ Publishing Trust, PO Box No. 19, New Delhi, India, 1968 - lire en ligne
  60. ‚ÜĎ extrait d'une lettre √©crite sous la responsabilit√© de Shoghi Effendi, "Directives from the Guardian", p. 52
  61. ‚ÜĎ "Nine-Pointed Star, The History and Symbolism", mise au point de la Maison Universelle de Justice (24-01-1999)
  62. ‚ÜĎ "Premi√®re Bonne Nouvelle" de Bish√°r√°t (les "Bonnes nouvelles"), dans les "Tablettes de Bah√°'u'll√°h" r√©v√©l√©es apr√®s le Kit√°b-i-Aqdas, p.21
  63. ‚ÜĎ The Promulgation of Universal Peace : Talks Delivered by 'Abdu'l-Bah√° during His Visit to the United States and Canada in 1912; pp.455-456
  64. ‚ÜĎ Citation des propos de 'Abdu'l-Bah√° dans Star of the West, Vol.IV, n¬į14, p.237; novembre 1914)
  65. ‚ÜĎ C'est √† dire aux descendants masculins (Aghs√°n) et f√©minins (Afn√°n) de Bah√°'u'll√°h (Sadratu'l-Muntaha, "l'arbre au-del√† duquel il n'y a pas de passage")
  66. ‚ÜĎ Shoghi Effendi descend √† la fois de Bah√°'u'll√°h par sa m√®re et de la famille du B√°b par son p√®re
  67. ‚ÜĎ le Testament de 'Abdu'l-Bah√° - M.E.B. √©dition 1970 - p.22, 29 et 41

Bibliographie

  • Le Bab: Le Bayan
  • Baha'U'llah :
    • Kitab-i-Aqdas (le livre sacr√© du baha√Įsme), tr. en anglais depuis l'original en arabe par Earl E. Elder et William McE. Miller, Royal Asiatic society, Londres, 1961, 74 p.
    • Le livre de la certitude, tr. en fran√ßais par Hippolyte Dreyfus, Ernest Leroux, Paris, 1923-1928
  • Abdu'l-Baha :
    • Causeries d'A'Abdu'l-Bah√° : recueil des causeries donn√©es √† Paris , Maison d'√©ditions Baha'ies, Bruxelles, 1971
    • Abdu'l-Baha √† Londres,
    • Le secret de la Civilisation Divine,
    • Les le√ßons de Saint-Jean-d'Acre, recueillies par Laura Clifford Barney, trad. du persan par Hippolyte Dreyfus. - 5e √©dition revue et augment√©e, Presses universitaires de France, Paris, 1982, 2-13-037 588-X, 315 p.
    • Star of the West
  • Shoghi Effendi :
    • The world order of Baha'ullah, Bah√°'√≠ publishing trust, Wilmette, 1965
    • Dieu passe pr√®s de nous, Maison d'Editions Baha'ies, Bruxelles, 1976
  • Helen Hornby: Lights of Guidance
  • Andr√© Brugiroux : La Terre n'est qu'un seul pays
  • John Esslemont: Baha'Ullah et l'√®re nouvelle, Maison d'√©ditions baha'ies, Bruxelles, 1972
  • W. Hatcher et J. Martin: La foi Baha'ie, l'√©mergence d'une religion mondiale
  • J-F Fa√ľ : " Juifs et baha'√Įs en Iran, 1844-1920", Revue des √©tudes juives, tome 163, Paris, janvier-f√©vrier 2004.

Pour aller plus loin

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  • Baha ‚ÄĒ Parl√©e en  Chine R√©gion Yunnan Nombre de locuteurs 600 (en 2007)[1 ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • baha ĺi ‚ÄĒ baha<> ĺ<>i o beha√≠smo Religi√≥n fundada en Ir√°n a mediados del s. XIX por BahńĀ UllńĀh. Surgi√≥ del babismo cuando en 1863 BahńĀ ĺ AllńĀh afirm√≥ que √©l era el mensajero de Dios anunciado por El BńĀb. Antes de su muerte en 1892, nombr√≥ a su hijo… ‚Ķ   Enciclopedia Universal

  • Baha ‚ÄĒ als Akronym steht f√ľr: Bone Anchored Hearing Aid , was eine besondere Bauform von Knochenleitungsh√∂rger√§ten bezeichnet BahńĀ (‚ÄŹō®Ŕáōßō°‚Äé, ‚ÄöHerrlichkeit‚Äė) bezeichnet: den Gr√∂√üten Namen in der Religion der Bahai BńĀha (‚ÄŹō®ōßō≠ō©‚Äé) bezeichnet: eine Provinz in ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • BAHA ‚ÄĒ may refer to: *Bone Anchored Hearing Aid Bone Anchored Hearing Aid (Trademark) *Berkeley Architectural Heritage Association *Relating to the Bah√° √≠ Faith *A misspelling of Baja * Baha (given name), an Arabic male name meaning splendor, glory ‚Ķ   Wikipedia

  • Baha'i ‚ÄĒ 1889, mystical, tolerant Iranian religion founded by a Mirza Ali Mohammed ibn Radhik, Shiraz merchant executed for heresy in 1850, and named for his leading disciple, Baha Allah (Pers. splendor of God; ultimately from Arabic). It also is… ‚Ķ   Etymology dictionary

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