Wilhelm Keitel


Wilhelm Keitel
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Wilhelm Keitel
Bundesarchiv Bild 183-1998-0112-500, Wilhelm Keitel.jpg
Naissance 22 septembre 1882
Helmscherode
Décès 16 octobre 1946 (à 64 ans)
Nuremberg
Origine Allemand
Allégeance Flag of the German Empire.svg Empire allemand
Flag of Germany.svg République de Weimar
Flag of the NSDAP (1920–1945).svg Troisième Reich
Arme War Ensign of Germany 1903-1918.svg Deutsches Reichsheer
Flag of Weimar Republic (war).svg Reichswehr
Balkenkreuz.svg Wehrmacht
Grade Generalfeldmarschall
Années de service 1901 - 1945
Conflits Première Guerre mondiale,
Seconde Guerre mondiale
Commandement Oberkommando der Wehrmacht

Wilhelm Bodewin Johann Gustav Keitel est un officier militaire allemand, né le 22 septembre 1882 à Helmscherode, près de Hanovre, et mort le 16 octobre 1946 à Nuremberg. Il fut maréchal et commandant suprême des forces armées allemandes, pendant la Seconde Guerre mondiale. Au cours du procès de Nuremberg, il fut condamné à mort pour plan concerté ou complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Il est l'un des initiateurs de l'opération « Nacht und Nebel ».

Jeunesse

Né d'une grande famille propriétaire de biens fonciers. Adolescent, il aimait parcourir la campagne et, en particulier, les exploitations de ses parents, pour rêver et jouer avec d'autres enfants à la guerre, jeu déjà préféré de Wilhelm. Après une éducation à Göttingen, il s'enrôla dans l'armée comme Fahnenjunker (officier cadet) en 1901 et rejoignit le 6e régiment d'artillerie de campagne de Basse-Saxe. Il épousa Lisa Fontaine en 1909.

Pendant la Première Guerre mondiale, il servit sur le front de l'Ouest avec le 46e régiment d'artillerie, en qualité de commandant de batterie. En septembre 1914, pendant les combats en Flandres, il fut gravement blessé au bras droit par un éclat d'obus. Il se rétablit et devint membre de l'état-major au début de 1915.

Après la guerre, il resta dans la nouvelle Reichswehr et aida à organiser les Freikorps, garde-frontières avec la Pologne, puis il fut instructeur pendant deux ans à l'école de cavalerie de Hanovre.

À la fin de 1924, il fut transféré au Ministère de la Guerre de la République de Weimar qui était alors déguisé en office des troupes (Truppenamt). Il garda son poste après l'arrivée des Nazis au pouvoir et même en fut promu comme le chef avec la recommandation de Werner von Fritsch.

Le 30 janvier 1933, Hitler arriva au pouvoir et, durant la période suivante, Keitel, en convalescence à la clinique de Tatra-Westerheim en Tchécoslovaquie pour une thrombose à une jambe, apprit la nouvelle. À son retour à Berlin, Keitel devint chef de service du ministre de la Défense, le général von Blomberg. Le 1er décembre 1933, Keitel prit le commandement d'une division d'infanterie à Potsdam et, malgré le traité de Versailles et avec la complicité de la Reichswehr, il prépara, dans les écuries de l'ancien régiment de la garde, une manufacture d'armes. Ce dépôt d’armes, utilisé par les SS pour préparer le putsch (Nuit des Longs Couteaux), fut déplacé, tenu secret et gardé par le major du contre-espionnage Anton Rintelen.

Seconde Guerre mondiale

Signature de la capitulation allemande par Wilhelm Keitel le 7 mai 1945

En 1937, il est général et, en 1938, après l'affaire Blomberg-Fritsch suivie du remplacement du Reichswehrministerium par le Oberkommando der Wehrmacht (OKW, haut commandement des forces armées), il devient le chef suprême des troupes. Il est nommé Generalfeldmarschall en 1940. Il est vraisemblable qu'Hitler choisit ce personnage falot, qualifié par Blomberg de simple « chef de bureau », pour mieux contrôler la Wehrmacht lui-même.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il se montra un commandant faible et précautionneux, voire pusillanime. Il s'opposa à l'invasion de la Pologne puis de la France (en 1944, il comptait s'installer en Alsace à Ingersheim dans le département du Haut-Rhin). À chaque fois, il donna sa démission, mais elle ne fut pas acceptée.

Sa dernière tentative de défiance concerna son appui au Generalfeldmarschall Wilhelm List, dont le groupe d'armées éprouvait de sérieux problèmes face aux Soviétiques lors des batailles du Caucase à partir de septembre 1942. Par la suite, Keitel accomplit passivement tout ce qu'on lui ordonnait et reçut le surnom par ses collègues de Lakaitel (laquais), jeu de mot avec son nom de famille. Il signait tous les ordres, y compris les plus critiquables éthiquement, permettant à Himmler d'exercer sa terreur notamment en Russie. Il présida le tribunal qui remit les officiers qui avaient tenté de tuer Hitler le 20 juillet 1944 à Roland Freisler, le président du Volksgerichtshof, le « tribunal du peuple » pour être éliminés.

Fiche de détention de Keitel après son arrestation par les forces américaines.

Le 8 mai 1945 à Berlin, il présenta à l'Union soviétique la capitulation de l'Allemagne, après avoir fait remarquer, à haute voix : « Ah ! Les Français sont là aussi ! Il ne manquait plus que ça ! ».

Au cours du procès de Nuremberg, il plaide d'abord non coupable, mais reconnaît son « erreur » avant le verdict, tout en fondant sa défense sur une obéissance sans limite[1]. Il est condamné à mort pour plan concerté ou complot, crimes contre la paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité pour son rôle prépondérant dans la guerre d'extermination à l'Est et pendu. Il demande vainement à être fusillé plutôt que pendu. Avant d'être exécuté, il s'exclame Deutschland über alles ! (« L'Allemagne avant tout ! »).

Notes et références

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Keitel, Wilhelm (1946), Schlusswort des Angeklagten. In: Der Nürnberger Prozess gegen die Hauptkriegsverbrecher vor dem internationalen Militärgerichtshof. Nürnberg 14. November 1945 - 1. Oktober 1946. t. 22, p. 428-431 : "Ich habe geirrt und war nicht imstande zu verhindern, was hätte verhindern werden müssen", J'ai commis une erreur et n'ai pas été en mesure d'empêcher ce qui aurait dû être empêché



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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Wilhelm Keitel de Wikipédia en français (auteurs)


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