Walter Scott

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Walter Scott
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Walter Scott
Sir Walter Scott.Portrait par Henry Raeburn (1822)
Sir Walter Scott.
Portrait par Henry Raeburn (1822)

Autres noms ¬ę L'auteur de Waverley ¬Ľ
Activités romancier, poète, avocat, magistrat
Naissance 15 ao√Ľt 1771
√Čdimbourg
D√©c√®s 21 septembre 1832
Abbotsford
Langue d'écriture anglais, scots
Mouvement Romantisme
Genres roman historique
Distinctions Refuse la charge de poète lauréat en 1813, anobli en 1820
Ňíuvres principales
Waverley, Rob Roy, Ivanhoé, Quentin Durward

Sir Walter Scott, 1er baronnet d'Abbotsford[1] (15 ao√Ľt 1771 √† √Čdimbourg - 21 septembre 1832 √† Abbotsford) est un po√®te et √©crivain √©cossais. Avocat de formation, antiquaire par go√Ľt[2], il parcourt l'√Čcosse √† la recherche de son pass√©. Au tournant du XVIIIe et du XIXe si√®cles, il se lance dans la litt√©rature, publiant des textes anciens (Sir Tristrem) ou appartenant √† la tradition populaire (dans Les Chants de m√©nestrels de la fronti√®re √©cossaise) autant que des po√®mes de son cru, comme La Dame du lac. Puis, devant la gloire montante de Lord Byron, il se tourne vers le roman √©cossais, marqu√© par le succ√®s de Waverley, avant d'√©voluer vers le roman historique, o√Ļ il brille notamment avec Ivanho√© et Quentin Durward.

L'un des plus c√©l√®bres auteurs √©cossais avec David Hume de Godscroft, David Hume, Adam Smith, Robert Burns ou Robert Louis Stevenson, il est traditionnellement surnomm√© le ¬ę Magicien du Nord ¬Ľ (Wizard of the North)[3]. Il est √©galement, avec Wordsworth, Coleridge, Byron, Shelley ou Keats, l'une des plus illustres figures du romantisme britannique. P√®re du roman historique, il a contribu√© √† forger une image romantique de l'√Čcosse et de son histoire. C'est √† lui, notamment, que l'on doit le retour de l'usage du tartan et du kilt[4], dont le port avait √©t√© interdit par une loi du Parlement en 1746[5].

Sommaire

Biographie

Jeunesse

La Rencontre de Burns et de Scott, peinture à l'huile de Charles Hardie, 1893 (Dunedin Public Art Gallery).

La famille de Walter Scott appartient √† une branche cadette du clan Scott, qui est install√© dans la r√©gion fronti√®re de l'√Čcosse et d√©pend de la Maison de Buccleuch. Le p√®re de l'√©crivain, Walter Scott (1729-avril 1799) est un bourgeois d'√Čdimbourg, qui a achet√© la charge de ¬ę Writer of the Signet ¬Ľ (c'est-√†-dire un procureur, pour la France de l'Ancien R√©gime) en 1755. Sa m√®re, Anne Rutherford, est la fille a√ģn√©e de John Rutherford, professeur de m√©decine √† l'universit√©; elle descend des Haliburton de Newmains, qui disposent du droit h√©r√©ditaire d'√™tre inhum√© dans l'abbaye de Dryburgh. Mari√© en avril 1758, le couple a treize enfants. Les quatre fils a√ģn√©s meurent dans l'enfance: Robert, n√© le 22 ao√Ľt 1760, John, n√© le 28 novembre 1761, Robert, n√© le 7 juin 1763 et Walter, n√© le 30 ao√Ľt 1766. C'est √©galement le cas de deux filles: Anne, n√©e le 10 mars 1759, et Jean, n√©e le 27 mars 1765. Viennent ensuite Robert, n√© en 1767, qui sert un temps dans la marine avant d'√©crire des vers et des histoires d'aventures, et de mourir aux Indes, c√©libataire; John, n√© en 1768, qui deviendra major dans l'arm√©e et mourra √† √Čdimbourg le 8 mai 1816; Anne, n√©e en 1770, qui mourra le 19 mai 1801, apr√®s avoir √©t√© infirme toute sa vie; Thomas, n√© en 1774, qui sera tr√©sorier payeur d'un r√©giment de l'arm√©e et mourra au Canada le 14 f√©vrier 1823 en laissant un fils et deux filles; Daniel, n√© en 1775, qui mourra dans le d√©shonneur √† √Čdimbourg le 20 juillet 1806[6]. Septi√®me enfant, Walter, na√ģt le 15 ao√Ľt 1771 √† √Čdimbourg dans les vieux quartiers (College Wynd), assez malsains[7].

En 1772, alors qu'il est √Ęg√© de huit mois, il contracte vraisemblablement la poliomy√©lite, confondue avec une fi√®vre li√©e √† une forte pouss√©e dentaire[8] √† une √©poque o√Ļ cette maladie est encore inconnue de la m√©decine. Le diagnostic peut √™tre pos√© de mani√®re r√©trospective gr√Ęce √† la description d√©taill√©e que Scott lui-m√™me en a faite[9]. Il gardera comme s√©quelle d√©finitive une claudication de la jambe droite. Pour le sauver, on l'envoie vivre au grand air chez son grand-p√®re Robert Scott (ancien marin et commer√ßant de b√©tail qui a rompu avec les opinions traditionnelles de la famille en devenant, de jacobite, whig et presbyt√©rien) √† Sandyknowe, dans le Roxburghshire, o√Ļ il vit de 1773 √† 1775 avec sa grand-m√®re, sa tante Jenny et une vieille servante, Alison Wilson. L√†, il d√©couvre le monde de ses anc√™tres, lit son premier po√®me (une ballade populaire), s'indigne du r√©cit des repr√©sailles anglaises de 1745[10]. En 1775-1776, on l'envoie avec sa tante aux eaux de Bath ; au passage, il voit Londres, apprend √† lire, son oncle Robert (revenu des Indes) l'emm√®ne au th√©√Ętre voir Shakespeare. En 1777, √† la mort de son grand-p√®re, il rentre √† √Čdimbourg[11]. De retour √† √Čdimbourg, il fait un nouveau s√©jour √† Sandyknowe, o√Ļ il visite le champ de bataille de Prestonpans et √©coute les r√©cits d'un vieux militaire, Dalgetty (dont le nom appara√ģtra dans Une L√©gende de Montrose). Bien que passionn√©ment jacobite, il souffre des d√©faites anglaises de la guerre d'Am√©rique. Chez ses parents, il d√©vore les livres : les po√®tes, Shakespeare, les histoires; sa m√®re favorise ses go√Ľts litt√©raires[12].

La tour Smailholm, pr√®s de la ferme de Sandyknowe, o√Ļ Scott a pass√© une partie de son enfance.

De 1779 √† 1783, apr√®s y avoir √©t√© pr√©par√© par un professeur particulier, il √©tudie √† la Royal High School d'√Čdimbourg, o√Ļ il suit pendant deux ans les cours d'un certain Fraser, surtout r√©put√© pour ses coups de fouet, puis d'Alexander Adam, auteur des Antiquit√©s romaines, qui lui donne le go√Ľt de l'histoire. Il manifeste des dons remarquables pour le latin. Il lit √©norm√©ment : Hom√®re, l'Arioste, Boiardo, le Tasse, Ossian (qu'il n'aime pas), Spenser, les Reliques of Ancient poetry de Percy (1765), L'Histoire des chevaliers de Saint-Jean de J√©rusalem de Vertot (1726), Henry Fielding, Samuel Richardson, Tobias Smollett, des romans gothiques, des livres de colportage, des histoires, des r√©cits de voyage[13]. En 1783, il passe quelques mois √† la campagne avec sa tante et fr√©quente l'√©cole de Kelso, o√Ļ il fait la connaissance de James et John Ballantyne[14].

Puis, de 1783 √† 1786, il √©tudie le droit √† l'universit√© d'√Čdimbourg. Il a des difficult√©s avec le grec, suit les cours de Dugald Stewart, s'initie √† la logique et √† l'histoire[15]. √Ä 13 ans, il entre dans la loge Saint David, la m√™me que celle o√Ļ son p√®re a √©t√© initi√© en 1755[16]. En mars 1786, son p√®re, qui veut en faire un homme de loi (avocat ou procureur) le prend en apprentissage dans son √©tude ; Scott d√©teste cette activit√© mais se soumet de bon cŇďur. Une h√©morragie interne l'oblige peu apr√®s √† garder le lit pendant plusieurs semaines. Il continue √† lire beaucoup: de l'italien, du fran√ßais (la biblioth√®que bleue, la Biblioth√®que des Romans, La Calpren√®de, Mademoiselle de Scud√©ry, Joinville, Froissart, Brant√īme), de l'espagnol (Cervantes). Quand sa sant√© s'am√©liore, avec un de ses compagnons, il commence ses premi√®res excursions historiques autour d'√Čdimbourg. Il entreprend de copier un recueil de chants populaires, fr√©quente un collectionneur de vieux livres et de vieux manuscrits, rencontre des hommes de lettres d'√Čdimbourg (Robert Burns, Adam Ferguson), explore les Highlands avec son p√®re ou des camarades, r√©colte des anecdotes anciennes ou r√©centes (sur Rob Roy par exemple) et d√©couvre les sites historiques et pittoresques[17].

Vue depuis la tour Smailholm, vers l’est et la ferme Sandyknowe.

De 1789 √† 1792, il compl√®te ses √©tudes de droit √† l'universit√©, o√Ļ il suit un enseignement de philosophie morale dispens√© par Dugald Stewart, d'histoire universelle, de droit civil, de droit √©cossais (avec David Hume, le neveu du philosophe)[18]. Cette derni√®re mati√®re l'enthousiasme; il est fascin√© par ce qu'il regarde comme un √©l√©ment capital de la culture et de la soci√©t√© traditionnelle de l'√Čcosse, dont l'√©difice juridique b√Ęti au cours des si√®cles garantit son identit√©. Il noue des amiti√©s profondes et durables (W. Clerk, Adam Ferguson, le fils du philosophe), adh√®re √† des clubs o√Ļ il se fait conna√ģtre comme ¬ę antiquaire ¬Ľ et √©rudit, explore √† cheval, pendant ses vacances, les r√©gions recul√©es du Border et le Liddesdale, s'initie √† tous les aspects du folklore √©cossais et √† tous les vestiges de son histoire nationale[19]. En 1792, √† vingt-deux ans, il soutient (en latin) sa th√®se de droit, Comment disposer des cadavres des criminels, puis entre au barreau, comme son p√®re, o√Ļ ses coll√®gues le surnomment malicieusement ¬ę Duns Scott ¬Ľ du nom de John Duns Scot, th√©ologien anglais de l'√©poque m√©di√©vale, qui √©crivait en latin, et devient avocat en 1792. Entre 1793 et 1795, il s'efforce de gagner des proc√®s et d'augmenter des revenus fort bas[20]. En m√™me temps, pendant ses vacances, il poursuit ses voyages d'¬ę antiquaire ¬Ľ et de folkloriste, enregistre des anecdotes sur les hauts faits de Rob Roy, visite le ch√Ęteau et le site de Craighall (Tully-Veolan, le ch√Ęteau du baron de Bradwardine, dans Waverley), ainsi que le ch√Ęteau de Glamis, rencontre Old Mortality, dont il se souviendra dans son roman, recueille des ballades perdues et tente m√™me de faire des fouilles. Par ailleurs, oppos√© √† la R√©volution fran√ßaise et proche des id√©es d'Edmund Burke, il participe au maintien de l'ordre et s'engage dans une milice pour lutter contre les partisans des id√©aux r√©volutionnaires en Grande-Bretagne. La protection du duc de Buccleuch lui permet de devenir adjudant[21]. √Ä cette √©poque, aussi, il conna√ģt une passion malheureuse pour Williamina Beshes (une jeune fille de cinq ans sa cadette et d'un niveau social nettement plus ais√© qui se laisse aimer, avant de s'√©prendre d'un autre, William Forbes de Pitsligo, fils d'un banquier avec lequel elle se fiance en octobre 1796) ; Scott, qui se sent trahi, en est tr√®s affect√©[22].

Poète

Walter Scott, par Sir Edwin Henry Landseer

√Ä l'√Ęge de 25 ans, il commence √† √©crire, compose le Chant de guerre du Midlothian (1792), sa premi√®re Ňďuvre. Puis, atteint par la vogue de la po√©sie allemande, il apprend la langue allemande et traduit (anonymement) des po√®mes de B√ľrger, des drames germaniques (comme G√∂tz von Berlichingen de Goethe en 1799) et des adaptations po√©tiques[19].

En 1797, pour r√©pondre √† des menaces d'invasion fran√ßaise se forme √† √Čdimbourg le Royal Edimburgh Volunteer Light Dragoons, dans lequel Scott s'engage avec enthousiasme. Au cours d'un voyage dans le Lake District, pr√®s de Cumberland, en compagnie de son fr√®re John et d'Adam Ferguson, il fait la connaissance d'une jeune fran√ßaise √©migr√©e, Charlotte Charpentier (rebaptis√©e Carpenter), pupille du marquis de Downshire[23]. Le 24 d√©cembre 1797, il √©pouse √† Carlisle la jeune femme, avec laquelle il aura quatre enfants : Charlotte Sophia (n√©e √† √Čdimbourg le 24 octobre 1799), Walter (n√© √† √Čdimbourg le 28 octobre 1801), Anne (n√©e √† √Čdimbourg le 2 f√©vrier 1803) et Charles (n√© √† √Čdimbourg le 24 d√©cembre 1805). Le couple s'installe √† √Čdimbourg, George Street, dans le quartier ¬ę moderne ¬Ľ, comme les parents de Scott, avant de rejoindre North Castle Street en 1798. L'√©t√©, il loue un cottage √† Lasswade[24]. Scott, li√© par convictions et par fid√©lit√© √† l'establishment tory, en particulier √† Henry Dundas (futur lord Melville), au duc de Buccleuch et √† son fils, se fait nommer en 1799 sh√©riff (une sorte de juge d'instruction itin√©rant) du comt√© de Selkirk. Ses fonctions, qui ne l'emp√™chent pas de travailler au barreau d'√Čdimbourg, arrondissent ses revenus[25].

En 1802, il se fait conna√ģtre en publiant trois tomes de ballades √©cossaises, Les chants de m√©nestrels de la fronti√®re √©cossaise, qui regroupent tous les po√®mes populaires du sud de l'√Čcosse qui ont enchant√© son enfance, des ballades collect√©es gr√Ęce √† un immense travail et des imitations originales de Scott qui travaille sur des manuscrits du Moyen √āge et parcourt le Liddesdale pour √©couter des r√©citants, tout en accomplissant ses devoirs militaires dans le corps des volontaires du Middlothian Yeomenry County. Le livre est publi√© par James Ballantyne, qui publiait un journal √† Kelso et s'installe √† √Čdimbourg. √Ä la m√™me √©poque, Scott se lie avec le po√®te populaire Hogg (dit ¬ę le berger d'Ettrick ¬Ľ) et avec William Wordsworth[26].

En 1804, il publie Sir Tristrem, une version (qu'il juge plus pure que les versions continentales) du roman de Tristan dont il a d√©couvert le manuscrit, et qu'il croit de Thomas d'Erceldoune, dit Thomas le Rhymer[27]. Il adapte et ach√®ve le manuscrit m√©di√©val. Par ailleurs, √† partir de 1803, il collabore √† la Revue d'√Čdimbourg (malgr√© sa couleur whig), √©dit√©e par Archibald Constable et dirig√©e par Fr. Jeffrey. Pour se rapprocher de Selkirk, il songe d'abord √† relever les ruines du ch√Ęteau des Scott √† Auld Watt, puis loue le domaine d'Ashestiel, qui sera sa demeure d'√©t√© pendant de longues ann√©es. L'√©tat de ses finances s'am√©liore avec l'h√©ritage de son oncle Robert Scott[19].

Abbotsford House

En 1805, Le Lai du dernier m√©nestrel conna√ģt un grand succ√®s (15 000 exemplaires en 5 ans) et lui apporte la c√©l√©brit√©. Le Premier ministre Pitt l'appr√©cie hautement. Install√© √† Ashestiel, entour√© de ses chiens, de ses chevaux, servi par Tom Purdie (un ancien braconnier pass√© devant son tribunal et qui lui sera fid√®le toute sa vie), il adopte le style de vie d'un gentilhomme-√©crivain, qu'il conservera jusqu'√† la fin. Pour garantir ses revenus, et gr√Ęce √† ses protections politiques, il se fait nommer, en 1806, ¬ę Clerk of the Court of Session ¬Ľ (greffier de la Cour Supr√™me), fonction qui lui demande, six mois par an, cinq √† six heures de travail par jour. Mais il n'a pu √™tre nomm√© que comme successeur d'un titulaire qui continuera √† recevoir des √©moluments jusqu'√† sa mort, et Scott remplira cette fonction sans recevoir de traitement jusqu'en 1812[20]. En 1805, il s'associe avec Ballantyne, qui recherche des capitaux pour d√©velopper son imprimerie et re√ßoit la moiti√© des deux tiers des b√©n√©fices de la firme Ballantyne, qui va conna√ģtre des ann√©es de grande prosp√©rit√©. La m√™me ann√©e, en d√©cembre, un quatri√®me enfant, Charles, voit le jour[28].

Intérieur d'Abbotsford House

Entre 1807 et 1810, Scott est √† l'apog√©e de sa gloire comme po√®te. Il publie Marmion ou la bataille de Flodden Field en 1808, po√®me narratif dont la stance 17 du chant VI est particuli√®rement connue ; puis, en 1810, le tr√®s populaire La Dame du lac, long po√®me dont l'intrigue se situe dans les Highlands et qui lui rapporte deux mille guin√©es ; des passages traduits en allemand deviendront le libretto de l'Ave Maria de Schubert. Quand il va √† Londres, il est f√™t√© comme un prince de la mode. Dans le m√™me temps, au prix d'un immense travail, il √©dite les classiques anglais (ses √©ditions de Dryden et de Swift sont des monuments d'√©rudition). Tory fid√®le, il rompt avec la Revue d'√Čdimbourg (une pol√©mique l'oppose √† Jeffrey √† propos de Fox et de l'intervention anglaise en Espagne[29]) et entre √† la Quarterly Review, fond√©e en 1809, de couleur tory. De m√™me, il abandonne Constable (trop whig) pour s'entendre avec l'√©diteur londonien Murray[30].

En 1811 para√ģt La Vision de Rod√©ric, le dernier roi goth d'Espagne, po√®me espagnol nourri d'allusions √† la politique anglaise et aux victoires en Espagne. La m√™me ann√©e, Scott r√©alise son vŇďu le plus cher : devenir un laird[31]. Il ach√®te, pour 150 livres, un cottage de quatre pi√®ces, Cartley Hole Farm, sur les bords de la Tweed, entre Kelso et Melrose, qu'il agrandit et qui deviendra Abbotsford. Imm√©diatement, il commence des projets d'agrandissement, d'embellissement, d'achats de terres et de plantations d'arbres qui vont l'occuper onze ans[32].

En 1813, il publie anonymement Rokeby et Le Mariage de Triermain[31]. La firme Ballantyne and Co conna√ģt une grave alerte financi√®re ; Scott d√©pense beaucoup et l'imprimerie marche mal. Constable accepte de les aider, mais ce n'est pas suffisant, et Scott doit demander au duc de Buccleuch une garantie de 4 000 livres. La m√™me ann√©e, il refuse la proposition du Prince-R√©gent d'√™tre nomm√© po√®te laur√©at[33].

Le romancier de l'√Čcosse

Illustration de Waverley d'apr√®s une Ňďuvre de John Pettie (1893)

En 1813, il reprend un roman √©bauch√© en 1805, Waverley, qu'il publie anonymement chez Constable, en juillet 1814. L'ouvrage conna√ģt un immense succ√®s. Dans cet ouvrage, Scott d√©crit les aventures d'un jeune Anglais qui, par amour pour la fille d'un chef de clan √©cossais, se retrouve m√™l√© √† la r√©volte jacobite de 1745. Pendant l'√©t√©, il fait le tour de l'√Čcosse par la mer, d'√Čdimbourg √† Greenock, √† bord du yacht de Robert Stevenson (le grand-p√®re du romancier), inspecteur des phares. Par ailleurs, il r√©dige pour l'Encyclop√¶dia Britannica (reprise par Constable) trois articles sur la ¬ę chevalerie ¬Ľ, le ¬ę th√©√Ętre ¬Ľ et les ¬ę romans √©piques ou idylliques ¬Ľ. En 1815, Scott publie coup sur coup (sous son nom) un po√®me, Le Lord des √ģles, et un deuxi√®me roman (anonymement), Guy Mannering, dont l'histoire se situe vers 1790. Devant l'engouement du public pour les po√®mes de Lord Byron, dont l'immense succ√®s de Childe Harold (1812), il abandonne la po√©sie pour se consacrer essentiellement au roman. Il se rend √† Londres, o√Ļ il a une longue conversation avec Byron, chez l'√©diteur John Murray. Il est re√ßu par le R√©gent qui l'appelle Walter et porte un toast √† ¬ę l'auteur de Waverley ¬Ľ. Puis il fait un voyage sur le continent, o√Ļ il visite le champ de bataille de Waterloo et s√©journe √† Paris, o√Ļ il est accueilli par Wellington, lord Castlereagh et le tsar. Il laisse un r√©cit de son voyage dans les Lettres de Paul et dans La Bataille de Waterloo (√©dit√© au profit des veuves et des orphelins de la bataille en 1815)[34].

En 1816 para√ģt L'Antiquaire, le roman pr√©f√©r√© de Scott, dont l'intrigue se d√©roule √† la fin du XVIIIe si√®cle. Mais ses besoins d'argent s'aggravent, pour agrandir Abbotsford, et il veut √©chapper √† la tutelle du seul Constable. Aussi publie-t-il (toujours sous l'anonymat) une nouvelle s√©rie de romans chez l'√©diteur londonien Murray et son correspondant √©cossais Blackwood, sous le titre Les Contes de mon h√īte, dont la premi√®re s√©rie comprend Le Nain noir et Old Mortality (qui d√©crit la r√©pression des Covenantaires sous Charles II en 1679). L'√©diteur fictif est un personnage caricatural, Jedediah Cleishbotham, sacristain et ma√ģtre d'√©cole √† Gandercleuch, qui est cens√© publier le travail d'un certain Peter Pattieson[35]. En janvier 1817, Scott publie son dernier long po√®me, Harold l'Intr√©pide, puis part, durant l'√©t√©, √† travers l'√Čcosse visiter les sites qui seront √©voqu√©s dans le roman auquel il travaille, Rob Roy. √Ä Abbotsford, durant l'√©t√©, il re√ßoit la visite de Washington Irving, qui laissera un long r√©cit de ce s√©jour[36].

Ch√Ęteau d'Abbotsford

En 1817 para√ģt Rob Roy, avec la mention ¬ę par l'auteur de Waverley ¬Ľ. Dans ce roman, il √©voque la figure historique de Rob Roy et la r√©volte jacobite de 1715. Jouant de la rivalit√© qui oppose ses √©diteurs, Scott consent √† donner √† Constable la seconde s√©rie des Contes de mon h√īte, √† condition qu'il reprenne tout le stock invendu de Ballantyne. Cette seconde s√©rie comprend Le CŇďur du Midlothian (1818), qui part de l'√©meute Porteous, qui eut lieu √† √Čdimbourg en 1736, et d√©crit le p√©riple d'une fille du peuple, Jeanie Deans, pour sauver sa sŇďur, accus√©e d'infanticide. La m√™me ann√©e, il assiste avec √©motion √† la red√©couverte des Regalia d'√Čcosse, insignes de la royaut√© √©cossais qui avaient disparu depuis cent ans[37]. Bien qu'il bl√Ęme sa pr√©dilection pour les horreurs (moqu√©es par Edgar Allan Poe[38]), Scott collabore au Blackwood's Magazine, rival de l'Edinburgh Review[19].

√Ä cette √©poque, il atteint un niveau exceptionnel de popularit√© et de fortune (au moins 10 000 ¬£ de revenu annuel) en Europe. En 1819, para√ģt la troisi√®me s√©rie des Contes de mon h√īte chez Constable, La Fianc√©e de Lammermoor, un roman noir √† la mani√®re de Rom√©o et Juliette √©voquant l'amour de deux jeunes gens appartenant √† des familles ennemis, dans l'√Čcosse vers 1669, et Une L√©gende de Montrose (qui d√©crit l'√Čcosse et les Highlands sous Charles Ier, pendant la guerre civile). Souffrant de plus en plus de sa jambe et de calculs biliaires, sous l'effet de fortes doses de laudanum, Scott dicte √† John Ballantyne et √† William Laidlaw ses romans dans une sorte de transe. Quand son √©tat de sant√© s'am√©liore, il affirme √† Ballantyne en d√©couvrir les √©pisodes en m√™me temps que les lecteurs, tant l'opium a troubl√© sa m√©moire. La m√™me ann√©e, il re√ßoit le titre de baronnet et obtient une commission d'officier pour son fils a√ģn√©, Walter, qui sera cornette chez les hussards[39].

Le roman historique

Walter Scott

Le 24 d√©cembre 1819, jour de la mort de sa m√®re[6], Scott, qui jusque-l√† d√©crivait le pass√© r√©cent de l'√Čcosse, fait para√ģtre son premier vrai roman historique avec l'√©vocation de l'Angleterre du XIIe si√®cle dans Ivanho√©. En moins de deux semaines, le premier tirage de 10 000 exemplaires est √©puis√©. Suivent Le Monast√®re et L'Abb√© (sur Marie Stuart) en 1820, puis Kenilworth (qui raconte l'histoire d'√Člisabeth et Amy Robsart) et Le Pirate (qui prend pour toile de fond la vie dans les Shetland √† la fin du XVIIe si√®cle) en 1821[40]. En 1820, il fait un s√©jour √† Londres pour recevoir du nouveau roi George IV son titre de baronnet (le 30 mars). Il se fait faire un portrait par Thomas Lawrence et un buste par Chantrey. Sa fille Sophia se marie, le 29 avril, avec John Gibson Lockhart, un jeune √©crivain tory, ami de la famille depuis plusieurs ann√©es, qui sera le biographe de Scott. John Ballantyne publie une collection de romanciers ; Scott se charge d'√©crire un essai sur chacun d'entre eux ; il commence par une Vie de Fielding, puis celle de Smollett[41].

En 1822, Scott publie deux romans : Les Aventures de Nigel et Peveril du Pic et deux po√®mes historiques : The Halidon Hill et Mac Duff's Cross. La m√™me ann√©e George IV fait une visite officielle en √Čcosse (il est le premier roi d'Angleterre √† poser le pied sur le sol √©cossais depuis le XVIIe si√®cle). Scott organise les manifestations de bienvenue √† √Čdimbourg : il fait figurer les clans, retrouve leur antique ordre de pr√©s√©ance, discipline les rivalit√©s. Rev√™tu d'un tartan (dont il relance la mode) aux couleurs des Campbell, il accompagne partout le roi (qui a rev√™tu un kilt). Le roi le fait f√©liciter par Robert Peel. Scott en profite pour r√©clamer la restauration des pairies √©cossaises (supprim√©es apr√®s les insurrections jacobites) et le retour √† √Čdimbourg du canon g√©ant Mons Meg (saisi par les Anglais en 1746)[19].

En 1823, c'est au tour de la France du XVe si√®cle et la lutte entre Louis XI et Charles le T√©m√©raire d'√™tre d√©crite √† travers l'histoire d'un garde √©cossais dans Quentin Durward. En revanche, c'est dans le pass√© r√©cent de l'√Čcosse qu'il puise le sujet de Redgauntlet[42], paru en 1824, qui d√©crit l'√©crasement d√©finitif des conspirations en faveur des Stuart en 1767. De m√™me, l'intrigue des Eaux de Saint-Ronan, pour une fois, se situe au XIXe si√®cle. Le 7 janvier 1825, Scott marie son fils, maintenant capitaine, √† Jane Jobson de Lochore, fille de William Jobson, un marchand prosp√®re, et ni√®ce de sir Adam Ferguson, qui l'a institu√©e son h√©riti√®re, et lui donne la propri√©t√© d'Abbostford (contre une rente annuelle √† verser). Il commence une nouvelle s√©rie de romans : les Histoires du temps des croisades, dont les deux r√©cits, Les Fianc√©s et Le Talisman, paraissent la m√™me ann√©e. Par ailleurs, Constable cr√©e une collection de livres √† bon march√© (les Constable's Miscellaneous) paraissant tous les mois : le premier sera La Vie de Napol√©on de Scott[43].

Les dernières années

Monument en hommage √† Sir Walter Scott √† √Čdimbourg

Toutefois, tandis qu'il rassemble sa documentation, en vue de ce travail, les associ√©s londoniens de Constable connaissent des difficult√©s financi√®res. Ses deux √©diteurs, Constable et Ballantyne, tombent √† leur tour, entra√ģnant Scott dans leur ruine[44]. En f√©vrier 1826, il se retrouve avec 117 000 livres de dettes. Refusant de faire banqueroute, tout autant que l'id√©e, lanc√©e par certains de ses admirateurs, d'une souscription nationale, il r√©ussit √† sauver ses biens, mais engage sa plume, se fait assurer sur la vie au profit de ses cr√©anciers, vend aux ench√®res sa maison de Castle Street, √† √Čdimbourg, hypoth√®que les meubles et le domaine d'Abbotsford, cong√©die la plupart de ses domestiques et renonce √† tout autre revenu que ses fonctions. Il √©crit un roman sur Cromwell et le futur Charles II √† la fin de la premi√®re r√©volution anglaise, Woodstock (vendu pour 8 000 livres √† Longman), puis reprend La Vie de Napol√©on. En m√™me temps, il publie un pamphlet, les Lettres de Malachi Malagrowther, pour d√©fendre les banques √©cossaises, menac√©es de perdre le droit de faire circuler leurs propres billets. La pol√©mique lui vaut plusieurs inimiti√©s politiques, mais le gouvernement recule. Le 15 mai 1826, son √©pouse meurt[45].

En octobre, il part √† Paris en compagnie de sa fille Anne pour faire un voyage d'√©tudes, qui doit compl√©ter les nombreux documents mis √† sa disposition par le gouvernement britannique, en vue de sa Vie de Napol√©on. Il est unanimement f√™t√©. En 1820, la traduction du roman Ivanho√© avait cr√©√© un engouement extraordinaire, qui avait lanc√© la mode des romans historiques, et un accord avait √©t√© pass√© entre son √©diteur de Londres et celui de la rue de Saint-Germain-des-pr√©s (permettant √† chacun de ses livres de para√ģtre simultan√©ment √† Londres et √† Paris, avec la traduction d'Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret). Lors de son s√©jour, on joue Ivanho√©, sur une musique de Rossini, √† l'Op√©ra, Louis XI √† P√©ronne (adapt√© de Quentin Durward) au Th√©√Ętre fran√ßais, Leicester de Scribe et Auger (tir√© du Ch√Ęteau de Kenilworth) et La Dame blanche (une adaptation inspir√©e √† la fois du Monast√®re et de Guy Mannering) √† l'op√©ra-comique. Il est m√™me re√ßu par le roi Charles X[46].

Le palais de Holyrood d'√Čdimbourg

En 1827, pour la premi√®re fois, Scott reconna√ģt, au cours d'un d√ģner et en r√©ponse √† un toast, qu'il est le ¬ę Grand Inconnu ¬Ľ. Au d√©but de l'√©t√© para√ģt en neuf volumes La Vie de Napol√©on, qui cr√©e une pol√©mique avec le g√©n√©ral Gourgaud (qui manque de finir en duel), la premi√®re s√©rie des Chroniques de Canongate, un recueil de M√©langes et rembourse plus de 35 000 livres[47].

En 1828, il continue √† produire abondamment, publie la suite des Chroniques (le roman La Jolie Fille de Perth, qui se situe en √Čcosse √† la fin du XIVe si√®cle), commence √† faire para√ģtre les Contes d'un grand-p√®re (une histoire de l'√Čcosse d√©di√©e √† son petit-fils John Hugh Lockhart), dont la publication se poursuit jusqu'en 1831. En outre, il entreprend, chez l'√©diteur Cadell, une r√©√©dition compl√®te de ses romans, les Waverley Novels (√©dition dont Scott parle comme √©tant son Magnum Opus ; il r√©dige une Pr√©face g√©n√©rale (o√Ļ il expose les raisons et les moalit√©s pratiques de ses ann√©es d'anonymat) qui para√ģtra en 1829 et reprend tous ses romans, qu'il enrichit m√©thodiquement de notes[47].

En 1829, son second fils engage une carri√®re dans la diplomatie. Assist√© de sa fille Anne, il publie Anne de Geierstein, qui est un succ√®s commercial, √©crit un drame, La Trag√©die Ayrshire, tir√© d'un fait divers du XVIIe si√®cle, une autre pi√®ce, La Maison d'Aspen, et entame son Histoire d'√Čcosse. Cette m√™me ann√©e, en r√©ponse √† un courrier enthousiaste de sir Thomas Dick Lauder, il affirme son scepticisme au sujet des all√©gations des fr√®res Allen, qui pr√©tendent poss√©der un manuscrit ancien attribuant des dessins de tartans sp√©cifiques aux diff√©rents clans √©cossais. Cela n'emp√™chera pas les deux fr√®res de publier en 1842 leur fameux Vestiarium Scoticum, qui, ironie de l'histoire, contribuera √† la tradition d√©sormais r√©pandue d'attribuer un tartan √† un clan. Toutefois, le travail l'√©puise, et sa sant√© se d√©grade ; il souffre notamment de crises de rhumatisme aigu√ęs et de probl√®mes de vue. Le 15 f√©vrier 1830, il a une grave attaque d'apoplexie, dont il se remet. Une seconde crise intervient en novembre. La m√™me ann√©e, il publie la quatri√®me s√©rie des Contes d'un grand-p√®re et ses Lettres sur la d√©monologie et la sorcellerie. Mais, affaibli, il doit r√©silier sa charge de ¬ę Clerk of the Court of Session ¬Ľ. Il refuse les propositions de postes ou de sin√©cures du minist√®re (whig). Il lui reste 60 000 livres de dettes[48].

Scott Monument √† √Čdimbourg

Apr√®s la r√©volution de 1830, il organise la r√©ception √† √Čdimbourg de Charles X, qui s'est r√©fugi√© au palais de Holyrood, demeure de ses anc√™tres Stuart. En novembre, il est victime d'une nouvelle attaque, d'autant que l'agitation politique pour la r√©forme √©lectorale lui cr√©e de vives inqui√©tudes. Profond√©ment conservateur, proche des tories, il tente de s'opposer √† ce projet de loi (qui sera adopt√© en 1832), qui vise √† modifier le d√©coupage √©lectoral (inchang√© depuis l'√©poque des Tudor), √† mieux repr√©senter les grandes villes et √† faire dispara√ģtre les bourgs pourris, et multiplie les meetings. La r√©forme adopt√©e, il est persuad√© que la R√©volution fran√ßaise va traverser la Manche et d√©truire les derni√®res traditions du Royaume-Uni. Malgr√© son prestige, il est violemment conspu√© lors d'une r√©union √©lectorale √† Jedburgh[49].

Obs√©d√© par ces craintes, surmen√© par le travail, affaibli par la maladie, il craint, par ailleurs, de perdre son g√©nie. Son nouveau roman, Robert comte de Paris, avance difficilement, et il doit le r√©√©crire[50]. Il subit une nouvelle attaque en avril 1831. Pour son dernier roman, Le Ch√Ęteau p√©rilleux, qui se situe dans le ch√Ęteau de Douglas, il fait un ultime voyage √† travers l'√Čcosse[19]. Dans cet ouvrage, il √©voque la figure du barde et devin Thomas le Rhymer et de son po√®me Sir Tristrem, qu'il avait √©dit√© en 1804.

Mais sa sant√© r√©clame un climat chaud. Le gouvernement met une fr√©gate √† sa disposition, et, en octobre, il part en compagnie de son gendre Lockhart pour Malte et l'Italie. Pendant le voyage, √† la demande expresse de son gendre, il r√©dige partiellement un nouveau roman, Le Si√®ge de Malte[51]. D√©barqu√© √† Naples le 27 d√©cembre 1831, deux mois apr√®s son d√©part de Portsmouth, il visite Rome (o√Ļ il s'incline devant le tombeau du dernier des Stuart), puis se repose quelque temps √† Tivoli et √† Frascati. Pour rentrer en Angleterre, il d√©cide de descendre le Rhin. N√©anmoins, en juin 1832, il est frapp√© par une nouvelle crise et d√©barque √† Nim√®gue, dans un √©tat grave. Quand il arrive √† Londres, il est presque inconscient et presque muet et ne s'anime qu'en entendant parler d'Abbotsford et de l'√Čcosse. Ramen√© en bateau √† Abbotsford, il meurt de paralysie le 21 septembre 1832. Il est enterr√© le 26 dans les ruines de l'abbaye de Dryburgh, o√Ļ repose d√©j√† son √©pouse Charlotte[49].

√Ä sa mort, il devait encore 54 000 livres. Ses h√©ritiers n√©gocient avec Cadell la cession de ses droits d'auteur, pour lesquels l'√©diteur verse 33 000 livres[49].

Famille

Sir Walter Scott, 1st Bt, par Sir William Allan, 1831 (National Portrait Gallery, Londres).

Mari√© le 24 d√©cembre 1797 √† Marguerite Charlotte Charpentier, fille de Jean Charpentier, √©cuyer du roi sous l'Ancien R√©gime, et de Charlotte Volere, Walter Scott a eu quatre enfants:

Charlotte Sophia Scott et John Gibson Lockhart ont eu deux fils et une fille:

De son union avec Robert Hope, Charlotte Harriet Jane Lockhart a eu un fils et deux filles:

Mary Monica Hope-Scott d'Abbotsford a eu huit enfants de son mariage avec Joseph Constable Maxwell:

Postérité

Walter Scott

Scott a √©t√© un pr√©curseur pour deux tendances majeures qui se sont affirm√©es avec le temps : le roman historique[54], dont le succ√®s lui a valu d'innombrables imitateurs au XIXe si√®cle, et la culture des Hautes Terres de l'√Čcosse, apr√®s le cycle d'Ossian de James Macpherson, dans ses romans √©cossais[55] comme dans les usages vestimentaires, puisqu'il a r√©tabli l'usage du kilt et des tartans. En son honneur, la gare centrale d'√Čdimbourg a √©t√© nomm√©e Waverley en 1854 et son image appara√ģt sur les billets √©mis par la banque d'√Čcosse. Un monument √† son nom se trouve aussi √† √Čdimbourg[19].

√Ä l'inverse d'un Dumas qui d√©crit dans ses romans des personnages historiques, Walter Scott cr√©e des personnages de fiction, qui jouent un r√īle secondaire au regard de l'Histoire, pour camper les h√©ros de son intrigue. Ce choix, repris notamment par Pouchkine dans La Fille du capitaine, permet de mettre en sc√®ne plus directement les gens du peuple face aux grands personnages historiques et de montrer plus facilement les deux camps en pr√©sence[56]. Surtout, Scott d√©ploie tous ses talents de conteur dans ses romans, n'h√©sitant pas √† passer d'une sc√®ne √† l'autre du comique au tragique.

C'est √©galement sur son mod√®le que se fondera Honor√© de Balzac, qui a rendu hommage √† Walter Scott dans l'avant-propos de la Com√©die humaine. Le jeune auteur, entr√© en litt√©rature en √©crivant des romans de commande ¬ę √† la Walter Scott[57] ¬Ľ, aboutira avec Les Chouans, qui marquent un tournant d√©cisif de son Ňďuvre[58], √† ce talent de conteur qui, selon la d√©finition de Victor Hugo dans la pr√©face de Cromwell, rend vivante la r√©alit√© de l'√©poque qu'il d√©crit[59],[60].

Scott montre une pr√©dilection particuli√®re pour les personnages de ¬ę bores ¬Ľ (raseurs), qui peuplent nombre de ses romans. En outre, ses ouvrages sont marqu√©s par le bilinguisme, avec des passages en anglais et d'autres en broad Scots. Lui-m√™me parlait la langue des Lowlands, marqu√©e par l'anglais et le scandinave, au contraire du parler celtique des Highlands, le ga√©lique √©cossais[61]. De m√™me, parmi une foule d'auteurs, o√Ļ l'on retrouve le chroniqueur Jean Froissart, son Ňďuvre fourmille de r√©f√©rences √† la Bible du roi Jacques et √† Shakespeare, r√©guli√®rement cit√©s.

L'Ňďuvre de Scott n'a pas √©t√© exempte de critiques. Dans Vie sur le Mississippi (1883), Mark Twain reproche √† Scott d'avoir fait para√ģtre la bataille sous un jour romantique, consid√©rant que cette vision a jou√© dans la d√©cision du Sud de se lancer dans la guerre de S√©cession en 1861[62],[63],[64]. On consid√®re que Twain vise Scott quand il parodie les histoires de chevalerie dans Un Yankee du Connecticut √† la cour du roi Arthur[65], de m√™me que dans Les Aventures de Huckleberry Finn, o√Ļ, au treizi√®me chapitre, le bateau √† vapeur qui fait naufrage porte le nom de ¬ę Walter Scott ¬Ľ[66]. De son c√īt√©, √Čmile Zola a d√©plor√© la nocivit√© de ses histoires sur des g√©n√©rations de lectrices[67]. Tentant, dans son discours critique, de bannir l'insolite parce qu'il n'a, √† ses yeux, aucune valeur scientifique, il en situe l'origine dans Scott et ses personnages de marginaux pittoresques[68].

Statue de Walter Scott à Glasgow

En France, son Ňďuvre a cr√©√© la vogue des romans historiques dans les ann√©es 1820-30, et tous les grands romanciers de la premi√®re moiti√© du XIXe si√®cle lui ont rendu hommage, se d√©finissant par rapport √† lui soit pour l'imiter, comme Balzac et Hugo, soit pour s'en distinguer, comme Stendhal. Pass√©e une p√©riode de succ√®s √©norme ‚ÄĒ il se vend 20 800 exemplaires d‚ÄôIvanho√© et de L'Antiquaire, 20 000 de Quentin Durward entre 1826 et 1830, pour un tirage moyen, √† l'√©poque, de 1 000 exemplaires[67]‚ÄĒ, Balzac √©voque en 1831 la lassitude du public fran√ßais ¬ę aujourd'hui rassasi√© de l'Espagne, de l'Orient, des supplices, des pirates et de l'histoire de France Walter-Scott√©e[69] ¬Ľ.

Son Ňďuvre a √©galement inspir√© plusieurs artistes de la p√©riode romantique, dont Ary Scheffer qui a peint en 1832 Effie et Jeanie Deans dans la prison d'√Čdimbourg, toile inspir√©e d'un √©pisode du CŇďur du Midlothian et conserv√©e au Mus√©e de la Vie romantique, √† Paris.

Apr√®s avoir connu un immense succ√®s durant tout le XIXe si√®cle, l'Ňďuvre de Walter Scott est tomb√©e quelque peu dans l'oubli apr√®s la Premi√®re Guerre mondiale, √©tant rel√©gu√©e √† la litt√©rature d'enfance et de jeunesse, dans des versions expurg√©es. En 1902, d√©j√†, Gilbert Keith Chesterton d√©plore la n√©gligence des lecteurs de son temps √† l'√©gard de l'Ňďuvre de Scott, dont l'origine viendrait, suppose-t-il, de ce qu'ils ne supportent plus ce qui leur semble des longueurs[70].

Le ton est donn√© √† partir du classique d'E. M. Forster, Aspects du roman (1927), qui contribue au d√©samour √† l'√©gard de Scott, d√©crit comme un auteur maladroit au style n√©glig√©, b√Ętissant des intrigues bancales[71]. Ses romans sont alors jug√©s trop lourds ; sa prolixit√© et ses digressions s'opposent √† la concision et au souci dans l'arrangement des effets d'un Stevenson[70].

Scott a √©galement souffert de l'ascension de Jane Austen. Jug√©e tout au plus comme une ¬ę romanci√®re pour femmes ¬Ľ au XIXe si√®cle, Austen a commenc√© √† √™tre consid√©r√©e, au XXe si√®cle, comme l'un des plus importants romanciers britanniques des premi√®res d√©cennies du XIXe si√®cle. Dans le m√™me temps qu'Austen acc√©dait aux premiers rangs de la litt√©rature britannique, l'int√©r√™t pour Scott a diminu√©, alors m√™me qu'il avait √©t√© l'un des premiers hommes de lettres √† distinguer le g√©nie de sa consŇďur[72].

Apr√®s des d√©cennies d'oubli, on assiste √† un regain d'int√©r√™t pour son Ňďuvre depuis le bicentenaire de sa naissance, dans les ann√©es 1970 et 1980. La tendance postmoderniste vers les r√©cits discontinus, avec l'introduction de la premi√®re personne, constitue un terreau plus favorable √† l'√©panouissement des ouvrages de Scott que le go√Ľt moderniste[73],[74]. En d√©pit de toutes ses maladresses, Scott est maintenant jug√© comme un cr√©ateur important et une figure majeure dans l'histoire de la litt√©rature en √Čcosse et dans le monde. En France, ses romans font ainsi l'objet d'une √©dition dans la prestigieuse Biblioth√®que de la Pl√©iade aux √©ditions Gallimard[75].

Bibliographie

Sir Walter Scott

Poésie

  • Chant de guerre du Midlothian, 1792
  • Les Chants de m√©nestrels de la fronti√®re √©cossaise (The Minstrelsy of the Scottish Border), 1802-3
  • Sir Tristrem, 1804
  • Le Lai du dernier m√©nestrel (The Lay of the Last Minstrel), 1805
  • Ballades et Pi√®ces lyriques (Ballads and Lyrical Pieces), 1806
  • Marmion, ou la bataille de Flodden-Field, 1808
  • Le Jeune Lockinvar (Young Lockinvar), 1808
  • La Dame du lac (The Lady of the Lake), 1810
  • La Vision de Rod√©ric, le dernier roi goth d'Espagne (The Vision of Don Roderick), 1811
  • Le Mariage de Triermain (The Bridal of Triermain), 1813
  • Rokeby, 1813
  • La Bataille de Waterloo (The Field of Waterloo), 1815
  • Le Lord des √ģles (The Lord of the Isles), 1815
  • Harold l'Intr√©pide (Harold the Dauntless), 1817
  • The Halidon Hill, 1822
  • La Croix de Mac Duff (Mac Duff's Cross), 1822

Romans et nouvelles

Les Waverley Novels

Les contes de mon h√īte

Contes de sources bénédictines

  • Le Monast√®re (Tales from Benedictine Sources, The Monastery), 1820
  • L'Abb√© (Tales from Benedictine Sources, The Abbot), 1820

Contes et nouvelles

  • Chroniques de la Canongate, 1re s√©rie, comprenant La Veuve des Highlands, Les Deux Bouviers, Le Miroir de ma Tante Marguerite, La Mort de Laird'Jock et La Fille du Chirurgien (Chronicles of the Canongate, 1st series), 1827 (nouvelles)
  • Contes d'un grand-p√®re, (Tales of a Grandfather), 1re s√©rie, 1828 ; 2e s√©rie, 1829 ; 3e s√©rie, 1830

Traductions

  • The Chase (traduction) (1796)
  • William and Helen, Two Ballads from the German (traducteur) (1796)
  • G√∂tz von Berlichingen (traduction) (1799)

Récits, essais

  • Les Antiquit√©s de la fronti√®re de l'Angleterre et de l'√Čcosse (The Border Antiquities of England and Scotland), 1814-1817
  • Lettres de Paul (Paul's Letters to his Kinsfolk), 1816
  • Essai sur la chevalerie (Essay on Chivalry), 1818, dans l'√©dition 1815-1824 de l'Encyclop√¶dia Britannica
  • Antiquit√©s provinciales et Sc√®nes pittoresques de l'√Čcosse (Provincial Antiquities and Picturesque Scenery of Scotland), 1819-1826
  • Biographie litt√©raire des romanciers c√©l√®bres (Lives of the Novelists), 1821-1824 (9 vols.)
  • Un essai sur les romans (An Essay on Romance), 1824, dans le suppl√©ment √† l'√©dition 1815-1824 de l'Encyclop√¶dia Britannica
  • Lettres de Malachi Malagrowther (Letters of Malachi Malagrowther), 1826
  • Vie de Napol√©on (The Life of Napoleon Buonaparte), 1827
  • Discours religieux (Religious Discourses), 1828
  • Histoire d'√Čcosse (History of Scotland), (1829-1830), 2 vols.
  • Essais sur la ballade (Essays on Ballad Poetry), 1830
  • Lettres sur la d√©monologie et la sorcellerie (Letters on Demonology and Witchcraft), 1831

Th√©√Ętre

  • Le Destin malheureux de Devorgoil (The Doom of Devorgoil), 1830
  • La Maison d'Aspen, 1830
  • Auchindrane, la Trag√©die d'Ayrshire (Auchindrane, the Ayrshire Tragedy), 1830

Ňíuvres compl√®tes

  • The Waverley Novels, 1829-1833 (48 vols.)
  • Poetical Works, 1833-1834 (12 vols.)
  • Miscellaneous Prose, 1834-1871 (30 vols.)

√Čditions r√©centes de l'Ňďuvre de Walter Scott

  • Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√©e de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981. Pr√©face, pr√©sentation, chronologie et note de Michel Crouzet (ISBN 2221502507).
  • Woodstock, √©ditions Florent-Massot, 1994, avant-propos d'Henri Suhamy et chronologie.
  • La Veuve des Highlands et autres contes surnaturels, coll. ¬ę Terres Fantastiques ¬Ľ, Rennes, Terre de Brume, 1995. Contient Les Aventures de Martin Waldeck (extrait de L'Antiquaire), Phantasmagoria, Histoire d'une apparition, Le R√©cit de Willie le vagabond (extrait de Redgauntlet), La Veuve des Highlands, Les Deux Bouviers, Le Miroir de ma tante Marguerite, La Chambre tapiss√©e ou la Dame en sac (ces quatre derniers faisant partie des Chroniques de la Canongate), Le R√©cit de Donnerhugel (extrait d‚ÄôAnne de Geierstein).
  • Waverley et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2003. Introduction de Jean-Yves Tadi√©, traduction et pr√©sentation de Waverley par Henri Suhamy, traduction et pr√©sentation du Nain noir par Alain Jumeau, traduction et pr√©sentation du CŇďur du Mid-Lothian chronologie, bibliographie par Sylv√®re Monod (ISBN 2070116190).
  • Redgauntlet, √Čditions du Rocher, collection Motifs, 2007, pr√©face de James McCearney, 2 vols.
  • Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007. Introduction de Jean-Yves Tadi√©, chronologie de Sylv√®re Monod. Traduction, pr√©sentation et notes d'Ivanho√© par Henri Suhamy, traduction de Quentin Durward par Philippe Jaudel, pr√©sentation et notes par Pierre Mor√®re, traduction, pr√©sentation et notes du Talisman par Sylv√®re Monod. Notices et compl√©ment bibliographique d'Henri Suhamy (ISBN 2070116204).
  • Le Talisman, √Čditions Phebus, coll. Libretto, 2008 (ISBN 2752903367).
  • La Fianc√©e de Lammermoor, traduction de Louis Labat, √Čditions Phebus, 2008 (ISBN 2752903340).
  • Le Ch√Ęteau p√©rilleux, √Čditions de L'Aube, coll. Les Populaires, 2009 (ISBN 2752605595).
  • Kenilworth, √Čditions Phebus, 2009 (ISBN 275290388X).

Ňíuvres consacr√©es √† Walter Scott

  • (en) Richard H. Hutton, Vie de Sir Walter Scott, MacMillan & Co, Londres et New York, 1888
  • (fr) Camille Le Rocher, ¬ę Walter Scott ¬Ľ, Profils d‚Äô√©crivains anglais. √Čtudes biographiques, Descl√©e, de Brouwer, Lille, Paris, 1903
  • (fr) Louis Maigron, Le Roman historique √† l'√©poque romantique : essai sur l'influence de Walter Scott, Paris, √Čditions H. Champion, 1912
  • (fr) Reginald William Hartland, Walter Scott et le roman fr√©n√©tique. Contribution √† l'√©tude de leur fortune en France, Paris, √Čditions H. Champion, ¬ę Biblioth√®que de la Revue de litt√©rature compar√©e ¬Ľ, 1928 (r√©√©dition en fac-simil√© : Gen√®ve, √Čditions Slatkine, 1975)
  • (en) John Buchan, Sir Walter Scott, Coward-McCann Inc., New York, 1932
  • (fr) Hubert Teyssandier, Les Formes de la cr√©ation romanesque √† l'√©poque de Walter Scott et de Jane Austen, Paris, √Čditions Didier, 1977
  • (fr) Henri Suhamy, Sir Walter Scott, Paris, √Čditions De Fallois, 1993
  • (fr) James M. Bennett, Walter Scott, Waverley : Imaginaire romantique et r√©alit√© historique, √Čditions Mess√®ne, Collection Pr√©pa Capes-Agr√©gation, 1998
  • (fr) Michael Hollington, Sir Walter Scott, Paris, √Čditions Ellipses, 1998
  • (fr) Georges Lamoine, Waverley de Sir Walter Scott, Paris, √Čditions du Temps, 1998
  • (fr) Georges Lamoine (dir.), Waverley de Sir Walter Scott, Paris, √Čditions du Temps, ¬ę Lectures d'une Ňďuvre ¬Ľ, 1998
  • (fr) Jean-Pierre Naugrette, Walter Scott, Waverley, Paris, √Čditions Didier √©rudition/CNED de Poitiers, ¬ę Didier concours ¬Ľ, 1998
  • (fr) Henri Suhamy (dir.), Waverley de Sir Walter Scott, Paris, √Čditions Ellipses, ¬ę Capes, agr√©gation d'anglais ¬Ľ, 1998
  • (fr) Fiona McIntosh, La Vraisemblance narrative : Walter Scott, Barbey d'Aurevilly, Paris, Presses de la Sorbonne nouvelle, 2002
  • (fr) Muriel P√©castaing-Boissi√®re (ma√ģtre de conf√©rence en civilisation britannique √† l'universit√© de Paris IV-Sorbonne), ¬ę Walter Scott, pr√©curseur de l'Angleterre victorienne ¬Ľ, 2002

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ John Debrett, The baronetage of England, vol. 2, p. 1520-1253 Lire en ligne.
  2. ‚ÜĎ ¬ę Antiquaire ¬Ľ s'emploie, dans un sens jug√© aujourd'hui archa√Įque, pour signifier ¬ę arch√©ologue ¬Ľ.
  3. ‚ÜĎ Walter Scott, Ivanho√©, ¬ę √Čp√ģtre d√©dicatoire ¬Ľ, in Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, p. 17, et note n¬į 13 p. 1502-1503. Voir √©galement Robert Anderson, ¬ę The Wizard of the North ¬Ľ, dans Elgar and Chivalry, Rickmansworth, Elgar √Čditions, 2002, p. 52-73.
  4. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et (fr) ¬ę Tartan, Plaid et Kilt ¬Ľ, site du 78th Fraser Highlanders, en garnison au Fort St.Andrew‚Äôs, √† Qu√©bec (Canada)
  5. ‚ÜĎ Voir une Histoire du kilt et du tartan : cet acte a √©t√© abrog√© en 1785. Robert Louis Stevenson √©voque cette interdiction, et les contournements de la loi, dans le chapitre XV du roman Enlev√© !, premi√®re partie des Aventures de David Balfour.
  6. ‚ÜĎ a, b, c, d, e et f Charles Rogers, Genealogical Memoirs of the Family of Sir Walter Scott, BiblioBazaar, 2008, 153 pages, p. LIX-LXXII.
  7. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Les origines familiales ¬Ľ, ¬ę Demeures ¬Ľ, la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981 et celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXIX
  8. ‚ÜĎ (en) Collier, William Douglas, A history of English literature, in a series of biographical sketches, Toronto, J. Campbell, 1872 (ISBN 978-0-665-26955-4) [lire en ligne], p. 400 
  9. ‚ÜĎ Cone TE, ¬ę Was Sir Walter Scott's lameness caused by poliomyelitis? ¬Ľ, dans Pediatrics, vol. 51, no 1, 1973, p. 35 [lien PMID] 
  10. ‚ÜĎ De 1745 √† 1746, l'√Čcosse est secou√©e par une seconde r√©volte jacobite. Au contraire de 1715, o√Ļ la r√©pression des insurg√©s avait √©t√© mod√©r√©e, les Hanovriens punissent s√©v√®rement les rebelles, ex√©cutant plusieurs personnalit√©s, confisquant leurs biens, etc. Walter Scott a consacr√© trois romans √† ces conflits : Waverley (sur la seconde r√©bellion de 1745-1746), Rob Roy (sur la premi√®re r√©bellion de 1715) et Redgauntlet (sur les ultimes complots des ann√©es 1760).
  11. ‚ÜĎ (en) ¬ę Sandyknowe et la prime enfance ¬Ľ
  12. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et celle celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXIX
  13. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et celle celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXX
  14. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Les fr√®res Ballantyne ¬Ľ et la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981
  15. ‚ÜĎ (en) ¬ę √Čcole et universit√© ¬Ľ
  16. ‚ÜĎ En 1823, Walter scott d√©cline l'offre qui lui est faite de se pr√©senter comme grand ma√ģtre de l'ordre ma√ßonnique des chevaliers du Temple d'√Čdimbourg. Voir William Alexander Laurie, The History of Free Masonry and the Grand Lodge of Scotland, √Čdimbourg, Seton & Mackenzie; Londres, R. Spencer, 1859, p. 236; Dudley Wright, ¬ę Sir Walter Scott and freemasonry ¬Ľ, dans George M. Martin, British Masonic Miscellany, vol. 4, Kessinger Publishing, 2003, 572 pages, p. 106-118(ISBN 0766158594); Albert Gallatin Mackey, Robert Ingham Clegg, Harry LeRoy Haywood, Encyclopedia of Freemasonry, vol. 1, Kessinger Publishing, 1946, p. 566 (ISBN 0766147193); Walter Scott, Ivanhoe (pr√©sentation de Ian Duncan), Oxford University Press, 1998, 624 pages p. XXIV-XXV, note 26 (ISBN 0192834991); Biographie ma√ßonnique.
  17. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et celle celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXX
  18. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę √Čcole et universit√© ¬Ľ et la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981
  19. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f et g Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981
  20. ‚ÜĎ a et b Voir (en) ¬ę Vie professionnelle ¬Ľ et la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981
  21. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de La Pl√©iade, 2007
  22. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Williamina, Charlotte et le mariage ¬Ľ et la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXX-XXXI : Williamina Forbes meurt en 1810.
  23. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Williamina, Charlotte et le mariage ¬Ľet la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXI. N√©e en d√©cembre 1770, Charlotte Carpenter avait perdu ses parents quand elle √©tait jeune et avait √©t√© recueillie par Lord Downshire, un ami de son p√®re. Scott la demande en mariage apr√®s seulement trois semaines de romance, malgr√© l'inqui√©tude de ses parents.
  24. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Demeures ¬Ľ et la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981
  25. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXI-XXXII
  26. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę D√©buts litt√©raires ¬Ľ, ¬ę James Hogg et Sir Walter Scott ¬Ľ et la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXII
  27. ‚ÜĎ Voir Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de La Pl√©iade, 2007, note 24 de l'introduction du roman Ivanho√©, p. 1500, r√©dig√©e par Henri Suhamy. Le manuscrit de Sir Tristrem, datant du XIVe si√®cle, provenait du manoir d'Auchinleck, domaine seigneurial de la famille de James Boswell (1740-1795), biographe de Samuel Johnson. Il √©tait conserv√© √† la biblioth√®que des Avocats, √† √Čdimbourg. Voir √©galement la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXII
  28. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXII
  29. ‚ÜĎ En 1808, un corps exp√©ditionnaire sous les ordres du duc de Wellington est envoy√© dans la p√©ninsule ib√©rique pour combattre les arm√©es napol√©oniennes dans la guerre d'Espagne. Les Whigs, autour de Charles James Fox, √©taient partisans de la paix avec la France.
  30. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Scott le po√®te ¬Ľ et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXIII
  31. ‚ÜĎ a et b Voir (en) ¬ę Scott le po√®te ¬Ľ et la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981
  32. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Demeures ¬Ľ, ¬ę Plan du domaine d'Abbotsford de John Morrison ¬Ľ la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXIII
  33. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXIII-XXXIV
  34. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob Roy, Suivi de la Fianc√©e de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXIV
  35. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Scott le romancier ¬Ľ la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXIV
  36. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXV
  37. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXV. Avant leur red√©couverte, on craignait que les insignes royaux √©cossais aient disparu en Angleterre.
  38. ‚ÜĎ ¬ę Les contes de Poe ou les modes de la contamination ¬Ľ et notes du conte Comment √©crire un article √† la Blackwood? de Claude Richard, professeur de litt√©rature anglaise √† l'universit√© Paul-Val√©ry Montpellier III, in Edgar Allan Poe, Contes, Essais, Po√®mes, Robert Laffont, collection Bouquins, 1989
  39. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et celle de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXVI
  40. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Scott le romancier ¬Ľ et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXVI-XXXVII
  41. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob Roy, Suivi de la Fianc√©e de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXVI
  42. ‚ÜĎ Comme souvent chez Scott, une nouvelle, Willie le vagabond, ici un conte fantastique, est ins√©r√©e dans le roman.
  43. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob Roy, Suivi de la Fianc√©e de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXVIII
  44. ‚ÜĎ Voir (en) ¬ę Difficult√©s financi√®res ¬Ľ et la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981
  45. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXIX : c'est le banquier Sir William Forbes qui n√©gocia avec Scott les conditions (favorables pour l'auteur) du r√®glement de sa cr√©ance.
  46. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XXXIX
  47. ‚ÜĎ a et b Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XL
  48. ‚ÜĎ Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XL-XLI
  49. ‚ÜĎ a, b et c Voir la chronologie de Michel Crouzet, in Walter Scott, Waverley, Rob-Roy, Suivi de La fianc√© de Lammermoor, Robert Laffont, collection Bouquins, 1981, et la chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XLI
  50. ‚ÜĎ Chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, p. XLI
  51. ‚ÜĎ chronologie de Sylv√®re Monod, in Walter Scott, Ivanho√© et autres romans, Gallimard, biblioth√®que de la Pl√©iade, 2007, p. XLI. Jugeant le texte de qualit√© insuffisante, John Gibson Lockhart a interdit la publication du Si√®ge de Malte. Le roman est rest√© in√©dit jusqu'√† aujourd'hui, par la volont√© expresse de sa famille.
  52. ‚ÜĎ The Gentleman's magazine, volume XXVIII, Londres, John Bowyer Nichols & son, 1847, p. 205-206 Lire en ligne.
  53. ‚ÜĎ Mary Hope-Scott
  54. ‚ÜĎ Marie-Fr√©d√©rique Desbiens, ¬ę Le roman historique, (r)√©volution d'un genre ¬Ľ, Qu√©bec fran√ßais, n¬į 140, hiver 2006, p. 26-29.
  55. ‚ÜĎ T. F. Henderson, ¬ę Sir Walter Scott ¬Ľ in A. W. Ward & A. R. Waller (dir.), L'Histoire de la litt√©rature anglaise et am√©ricaine de Cambridge, vol. 12, chapitre I, 20
  56. ‚ÜĎ Alexandre Sergue√Įevitch Pouchkine, La Fille du capitaine (√©dition de Vladimir Volkoff), Lgf, classiques d'aujourd'hui, 2006, ¬ę Commentaires ¬Ľ d'Alain Couprie, p. 188-191 (¬ę Un roman historique ¬Ľ), qui explique : ¬ę Tout roman historique d√©crivant en effet une crise, l'auteur se doit, sous peine de verser dans la partialit√© et de manquer son but, de peindre les deux camps en pr√©sence, d'analyser leurs mobiles et leurs comportements. Ce qu'il ne peut faire qu'en imaginant un personnage li√©, pour diverses raisons, mais toujours vraisemblables, aux deux partis antagonistes. ¬Ľ
  57. ‚ÜĎ Balzac romancier : la formation de l‚Äôart du roman chez Balzac jusqu‚Äô√† la publication du p√®re Goriot (1820-1835), Plon, 1940, √©dition refondue en 1943, p. 49.
  58. ‚ÜĎ Maurice M√©nard, Introduction au livre Les Chouans, Flammarion GF, 1988, p. 7, 8, et 9 √† 49.
  59. ‚ÜĎ Maurice Bard√®che, Balzac, romancier. La formation de l'art du roman chez Balzac jusqu'√† la publication du P√®re Goriot (1820-1835), Gen√®ve, √Čditions Slatkine, 1967, 639 pages, p. 51.
  60. ‚ÜĎ ¬ę √Čtudes litt√©raires : Walter Scott ¬Ľ, in Revue nationale de Belgique, Bruxelles, Librairie polytechnique,1839, tome 1, p. 236-259.
  61. ‚ÜĎ Pr√©face de James McCearney, in Walter Scott, Redgauntlet, √©ditions Le Rocher, collection Motifs, 2007.
  62. ‚ÜĎ Henry Suhamy, Sir Walter Scott, √Čditions de Fallois, 1993, 464 pages, p. 146 (ISBN 2877061914).
  63. ‚ÜĎ Paul A. Cantor, ¬ę Yankee Go Home. Twain's Postcolonial Romance ¬Ľ, in Patrick J. Deneen, Joseph Romance (dir.), Democracy's LiteraturePolitics and Fiction in America, Rowman & Littlefield, 2005, 238 pages, p. 36-55 (ISBN 0742532593).
  64. ‚ÜĎ Elizabeth Young, Disarming the Nation. Women's Writing and the American Civil War , University of Chicago Press, 1999, introduction, p. 4.
  65. ‚ÜĎ Daniel Aaron, The Unwritten War. American Writers and the Civil War, University of Wisconsin Press, 1987, 402 pages, p. 143 (ISBN 0299113949).
  66. ‚ÜĎ Mark Twain, The Adventures of Huckleberry Finn, Penguin classics, 2002, 368 pages, introduction de John Seelye, p. XV-XXII (ISBN 0142437174)
  67. ‚ÜĎ a et b Colette Becker, Le roman, √Čditions Br√©al, 2000, 383 pages, p. 206-207 (ISBN 2842916522).
  68. ‚ÜĎ Fiona McIntosh, Fiona McIntosh-Varjab√©dian, La vraisemblance narrative: Walter Scott, Barbey d'Aurevilly, Presses Sorbonne Nouvelle, 2002, 364 pages, p. 125 (ISBN 2878542096).
  69. ‚ÜĎ Honor√© de Balzac, pr√©face √† la premi√®re de La Peau de chagrin (1831), dans La Com√©die humaine, Gallimard, Biblioth√®que de la Pl√©iade, 1981, t. X, p.  54.
  70. ‚ÜĎ a et b Gilbert Keith Chesterton, ¬ę The Position of Sir Walter Scott ¬Ľ, in Twelve Types: A Collection of Biographies, 1902.
  71. ‚ÜĎ Voir Roland Le Huenen, ¬ę Le dialogue balzacien : √©mergence d'une pratique ¬Ľ, in St√©phane Vachon (dir.), Balzac, une po√©tique du roman, sixi√®me colloque du Groupe international de recherches balzaciennes, universit√© de Montr√©al, 2-6 mai 1994, XYZ √Čditeur, 1996, 460 pages, p. 213-222 (ISBN 2892611709)
  72. ‚ÜĎ La r√©putation litt√©raire de Jane Austen
  73. ‚ÜĎ Diane Elam, Romancing the Postmodern, Routledge, 1992, 206 pages, deuxi√®me partie : ¬ę Delayed in the post : Walter Scott and the progress of romance ¬Ľ, p. 51 et alii (ISBN 0415057329).
  74. ‚ÜĎ Horst Steinmetz, ¬ę History in Fiction, History as Fiction : On the Relations Between Literature and History in the Nineteenth and Twentieth Centuries ¬Ľ, in Narrative Turns and Minor Genres in Postmodernism, Postmodern Studies 11, Rodopi, 1995, p. 81-103 (ISBN 9051838360).
  75. ‚ÜĎ Voir Jean Raimond (universit√© de Reims), compte-rendu de ¬ę Walter Scott. ‚ÄĒ Waverley et autres romans ¬Ľ, √Čtudes anglaises, Klincksieck, tome 57, 2004/3 (juillet-ao√Ľt-septembre), 128 pages, p. 341 √† 378, et Dominique Fernandez, ¬ę L'homme qui parlait √† l'oreille des rois. Robin des lois ¬Ľ, Le Nouvel Observateur, n¬į 2211, 22 mars 2007.
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