VĂ©nus d'Arles

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VĂ©nus d'Arles
La Vénus d'Arles au Musée du Louvre

La VĂ©nus d'Arles (du nom du lieu de sa dĂ©couverte) est une sculpture en marbre dĂ©gagĂ©e en 1651, lors de la fouille de vestiges romains proches du thĂ©Ăątre antique d'Arles. Elle reprĂ©sente probablement la dĂ©esse Aphrodite. À l'Ă©poque de sa dĂ©couverte elle fut l'antique de rĂ©fĂ©rence, mais aujourd'hui sa restauration fait polĂ©mique. Bien qu'elle soit vraisemblablement une copie romaine, elle reste l'une des traces majeures de la sculpture du second classicisme grec rattachĂ©e Ă  l'Ɠuvre de PraxitĂšle. Elle pourrait ĂȘtre l'une des sources d'inspiration du mythe de l'ArlĂ©sienne.

Elle est désormais au Louvre aprÚs avoir orné le chùteau de Versailles pendant plus d'un siÚcle.

Sommaire

Une « VĂ©nus Â» Ă  la plastique grecque

Il est gĂ©nĂ©ralement admis que la VĂ©nus d'Arles est une statue romaine[1] datant de la fin du Ier siĂšcle av. J.‑C. (rĂšgne de l'empereur Auguste) mais elle serait la copie d'un original probablement Ă©galement en marbre, sinon en bronze, due au sculpteur grec PraxitĂšle trois siĂšcles plus tĂŽt[2].

Présentation d'une antique de transition

Description

DĂ©tails de la VĂ©nus d'Arles

La statue, traitĂ©e en ronde-bosse, en marbre en provenance du mont Hymette (pour la partie antique), prĂ©sente une femme mesurant 1,94 m (2,05 m avec le socle), donc plus grande que les femmes de l'Ă©poque. Elle a le haut du corps, plutĂŽt menu, nu jusqu'au bassin. Elle est dans une position « souplement hanchĂ©e[3] Â». La partie infĂ©rieure est enveloppĂ©e d'un manteau drapĂ©[4] qui dĂ©bute aux hanches, descend Ă  plis larges profondĂ©ment creusĂ©s jusqu'aux pieds, vient s'enrouler autour du bras gauche et retombe le long de la jambe. Le bord en est froncĂ© pour un effet de frange (craspedon). Un petit morceau du pli de cĂŽtĂ© manque. Le bras gauche descend le long du corps et est ornĂ© d'un bracelet (spinther) comportant un chaton vide. La tĂȘte est scellĂ©e au torse par un joint qui masque que sa cassure initiale n'avait avec le torse qu'un seul point de contact. Les oreilles ne sont pas percĂ©es. Le dos, qui prĂ©sente encore deux traces de mutilation (Ă©paule et omoplate), est traitĂ© sobrement et prĂ©sente un trou de crampon carrĂ© au niveau des reins. Les pieds sont chaussĂ©s de sandales et partiellement recouverts par le drapĂ©. Un joint placĂ© au bord de la draperie partage horizontalement la statue en deux morceaux, comme cela est courant. Au-dessous du genou droit, on voit dans le marbre un fil remastiquĂ© qui traverse toute la statue[5]. Dans son Ă©tat actuel aprĂšs restauration et divers ajouts par Girardon (cf. infra), l'avant-bras se relĂšve et la main tient un manche de miroir. Le bras droit est Ă©levĂ© Ă  la hauteur de l'Ă©paule et la main prĂ©sente une pomme. La tĂȘte s'incline vers le miroir (absent). Une bandelette enroulĂ©e deux fois autour de la tĂȘte retombe sur chaque Ă©paule et on remarque un emplacement vide Ă  sa partie supĂ©rieure.

La VĂ©nus d'Arles de dos

Une VĂ©nus polychrome

Quant Ă  son Ă©clat immaculĂ© actuel, il faut prĂ©ciser que lors de sa dĂ©couverte, la VĂ©nus Ă©tait d'une couleur lĂ©gĂšrement brun-dorĂ©, avec quelques traces tĂ©moignant d'un apprĂȘt polychrome[6] (sans doute une peinture Ă  l’encaustique, appliquĂ©e chaude[7]), qui devait donner aux chairs de la VĂ©nus d’Arles la couleur de la peau et un aspect diaphane qui ont disparu au profit d'une blancheur faussement conforme Ă  l'esthĂ©tique grĂ©co-romaine telle que se la reprĂ©sente la croyance populaire. Aujourd'hui, l'absence de cette protection sur la VĂ©nus (comme sur bien d'autres antiques) et les consĂ©quences sur sa conservation, peuvent prĂȘter Ă  polĂ©miques[8]. La dĂ©coration de la VĂ©nus ne s'arrĂȘtait pas lĂ . Comme d'autres, Louis Jacquemin note que l'on a retrouvĂ© des traces de couleur rouge dans la chevelure ce qui pourrait indiquer d'aprĂšs lui qu'elle Ă©tait dorĂ©e[9]. Jules FormigĂ©, quant Ă  lui, semble suggĂ©rer que le drapĂ© Ă©tait possiblement teintĂ© en bleu. En outre, il observe que la VĂ©nus devait ĂȘtre pourvue de bijoux (au centre du cerclage avant de la tĂȘte et dans le chaton du bracelet du bras gauche)[10].

Place dans la lignée des Aphrodites

Son identitĂ© (Cf. infra) et sa filiation grecque admises (Cf. infra) et s'agissant d'insĂ©rer la VĂ©nus dans la longue lignĂ©e des Aphrodites de l'antiquitĂ©, elle arriverait en conclusion d'un nouveau type apparu en GrĂšce au dĂ©but du IVe siĂšcle av. J.‑C., alors que la reprĂ©sentations de la dĂ©esse avait dĂ©jĂ  connu par le passĂ© plusieurs transformations suivant l'Ă©volution de son mythe, y compris une Ă©poque de nuditĂ© vulgaire (Chypre, Iles de l'archipel). Aphrodite Ă©tait en effet devenue une divinitĂ© virginale, soudain empreinte de gravitĂ©, drapĂ©e tout du long et parfois diadĂ©mĂ©e (telles, la DĂ©esse CĂ©leste, l'Aphrodite aux jardins d'AcamĂšne, l'Aphrodite voilĂ©e du ParthĂ©non). À l'orĂ©e de la pĂ©riode hellĂ©nistique, avant que ne s'opĂšre Ă  nouveau le retour au nu intĂ©gral (avec la descendance de l'emblĂ©matique VĂ©nus de Cnide), la VĂ©nus d'Arles semble donc faire partie de cette ultime transition, nue jusqu'Ă  la ceinture et plus avenante (type VĂ©nus Victrix ou « NikĂȘphoros Â»), ce qui la placerait — de ce point de vue — dans le mĂȘme groupe rattachĂ© Ă  ce type que la VĂ©nus de Capoue (Naples), la VĂ©nus de Milo (Le Louvre) et l’Aphrodite tordant sa chevelure (Vatican)[11].

Ces critĂšres plastiques autorisaient notamment Charles LenthĂ©ric Ă  classer - de maniĂšre quelque peu datĂ© - la VĂ©nus d'Arles dans l'art grec ainsi :

« Quand on la dĂ©gage de ses appendices modernes, elle reprĂ©sente un des types les plus sĂ©duisants de la beautĂ© grecque ; il est difficile toutefois de la rapporter Ă  la grande Ă©poque de l'art ; elle a trop de grĂące et pas assez de noblesse, et paraĂźt devoir ĂȘtre classĂ©e dans le groupe charmant des statues antiques, Ă©lĂ©gantes, dĂ©licates et un peu voluptueuses, qui ont immĂ©diatement prĂ©cĂ©dĂ© l'Ă©poque de la dĂ©cadence[12] Â»

Une identité, objet de passions et de querelles

DĂšs sa dĂ©couverte et avant mĂȘme que son attribution ne fasse l'objet d'hypothĂšses pertinentes (cf. infra), l'interprĂ©tation de l'identitĂ© de la statue se posait.

Une découverte retentissante mais sans bras

Sa dĂ©nomination VĂ©nus « d’Arles Â» provient d'abord de ce qu'elle a Ă©tĂ© dĂ©couverte en juin 1651 lors de la fouille des vestiges romains (formellement lors du creusement d'une citerne) consĂ©cutif au dĂ©senclavement du ThĂ©Ăątre antique d'Arles dont elle fut un ornement (Voir infra) et de l'immense ferveur populaire qu’elle a suscitĂ©e sur place, Ă©moi qui a ensuite traversĂ© la communautĂ© archĂ©ologique mondiale compte tenu qu'Ă  cette Ă©poque du Roi-soleil la France Ă©tait le centre du monde culturel.

Le ThĂ©Ăątre d'Arles sous les ruines duquel fut dĂ©couverte la VĂ©nus fut construit Ă  la fin du Ier siĂšcle av. J.‑C.

Non sans controverse, la VĂ©nus connut ainsi plus d'un siĂšcle et demi d'une extrĂȘme cĂ©lĂ©britĂ© et jouira pendant longtemps de la considĂ©ration des spĂ©cialistes[13]. L'Ă©motion de la population et des Ă©lites fut initialement alimentĂ©e par le feuilleton de la dĂ©couverte qui s'Ă©ternisa et par la raretĂ©, pour l'Ă©poque, de cette Ă©trange statue dĂ©shabillĂ©e et sans attributs permettant de l'identifier d'emblĂ©e. Ainsi, la statue fut mise au jour, successivement, par fragment sĂ©parĂ©, sans que l'on retrouva finalement les bras, malgrĂ© de trĂšs longues recherches sur le moment, trente ans plus tard, puis au XIXe siĂšcle[14]. La VĂ©nus d'Arles est cependant la seule statue de ce type Ă  avoir sa tĂȘte.

L'impact de la découverte était si important que les consuls de la ville d'Arles s'empressÚrent de l'acquérir[15] avant de la mettre à disposition du public, les fouilles terminées et la reconstruction de la Vénus mutilée effectuée. Elle fut alors exposée pendant 30 ans dans cette ville à l'HÎtel de ville comme une figure emblématique de la beauté, témoignant également des nobles racines des habitants de la région, selon la thÚse de l'époque (qui connut son point culminant deux siÚcles plus tard. cf. infra), avant qu'elle ne soit cédée avec réticence à Louis XIV pour qu'il s'en attribue la gloire, dans l'espoir qu'il en soit reconnaissant à la ville d'Arles qui espérait un geste royal fort en retour[16].

Diane ou VĂ©nus ?

ParticuliĂšrement pendant toute cette premiĂšre pĂ©riode provencale, et mĂȘme bien au-delĂ [17], compte tenu que sa demi-nuditĂ© surprenait et du fait de l’absence de ses bras et de tout autre signe d'identitĂ©, elle fit l'objet d'une retentissante polĂ©mique savante qui amplifia le mystĂšre et la lĂ©gende naissante de la « VĂ©nus Â». S’agissait-il d'une ArtĂ©mis (Diane chez les Romains), comme il fut conclu en premier lieu notamment par les Ă©rudits arlĂ©siens ? D'oĂč les gravures de cette Ă©poque qui la reprĂ©sentent sous le nom de « Diane d'Arles Â». S'agissait-il plutĂŽt d'une Aphrodite (VĂ©nus chez les Romains), DĂ©esse de l'amour, comme on en a convenu finalement, en constatant (notamment) que le lieu de dĂ©couverte, identifiĂ© initialement comme un temple Ă  cause de deux colonnes encore debout qui le laissait penser, Ă©tait, en fait, incontestablement un thĂ©Ăątre antique, donc, sans doute dĂ©diĂ© Ă  VĂ©nus et Ă  Apollon, comme de coutume au temps d'Auguste ? Le dĂ©bat fit rage[18] mais c'est cette derniĂšre thĂšse, Ă©tayĂ©e Ă  la fois par la fonction des lieux et par les caractĂ©ristiques du vĂȘtement (trop long) et du corps (pas assez souple pour une Diane chasseresse)[19], que retiendra le roi, sur l'avis de son sculpteur François Girardon, confortĂ© par ceux de Charles Le Brun et Jean-Baptiste Bouchardon[20],[21]. Mais il pouvait aussi s'agir tout simplement d'une femme sortant du bain comme le dĂ©fendit le comte de Caylus[22]. Nonobstant, la dĂ©nomination de Diane persistera longtemps Ă  Arles[23]. La science contemporaine et les dĂ©couvertes ultĂ©rieures confirmeront la conclusion des Ă©rudits comme Claude Terrin en faveur d'une VĂ©nus et la belle arlĂ©sienne est dĂ©sormais admise par les chercheurs comme telle[24]. Plus tard, c'est une querelle plus feutrĂ©e, celle sur sa restauration, qui emportera la gloire de la VĂ©nus d'Arles (infra).

Un ornement théùtral mutilé

Selon toute vraisemblance, compte tenu de l'emplacement de la dĂ©couverte aux pieds des deux colonnes placĂ©es sur le cĂŽtĂ© droit de la porte royale (valva regia), la VĂ©nus proviendrait de la dĂ©coration du postscaenium[25], un grand mur, comportant en l'espĂšce trois Ă©tages de colonnes, situĂ© derriĂšre le pulpitum (l'estrade de scĂšne) qui dissimulait les coulisses des thĂ©Ăątres antiques, enjolivĂ© par une importante statuaire inspirĂ©e de modĂšles grecs, notamment des danseuses, encadrant comme pour le cĂ©lĂ©brer, la reprĂ©sentation majestueuse d'Auguste en Apollon[26]. La richesse de cette dĂ©coration tĂ©moigne de l'importance accordĂ©e Ă  la colonie arlĂ©sienne par l’empereur Auguste[27]. La trace de scellement que la statue a dans le dos au niveau des reins (trou de crampon), le traitement simplifiĂ© du dos et la forme aplatie que prĂ©sente l'ensemble de la statue indiquent que cette derniĂšre devait ĂȘtre scellĂ©e dans un mur, probablement dans une niche. Par analogie avec le thĂ©Ăątre d'Orange, l'architecte Jules FormigĂ©, qui aprĂšs son pĂšre fouilla et restaura les deux thĂ©Ăątres, suppose donc que la VĂ©nus d'Arles avait son pendant du cĂŽtĂ© gauche de la porte royale, peut ĂȘtre la VĂ©nus dont on a retrouvĂ© la tĂȘte avec le nez cassĂ© (connue sous l'appellation « tĂȘte de Livie Â» puis « tĂȘte d'Arles Â»)[28] alors que la porte royale elle-mĂȘme supportait dans sa partie supĂ©rieure une imposante statue d'Auguste assis (3m10) dont le torse et la tĂȘte exhumĂ©s postĂ©rieurement en 1834 (comme la tĂȘte d'Arles) se trouvent actuellement Ă©galement au MusĂ©e de l'Arles et de la Provence antique[29]. Quant Ă  l'Ă©tat de mutilation et de fragmentation dans lequel la VĂ©nus fut trouvĂ© il serait consĂ©cutif, selon Jules FormigĂ©, soit aux invasions barbares contemporaines de la prise d'Arles en 260, soit au zĂšle de chrĂ©tiens qui pillaient les sites antiques pour la construction de basiliques et qui obĂ©irent Ă  Saint Hilaire, Ă©vĂȘque d'Arles, qui fit dĂ©truire les reprĂ©sentations paĂŻennes au milieu du Ve siĂšcle[25],[30],[31]. Mais, selon Charles LenthĂ©ric, la VĂ©nus qui, les bras mis Ă  part, est dans un Ă©tat relativement intact aprĂšs reconstitution, fut protĂ©gĂ©e d'une destruction complĂšte par les ruines mĂȘmes sous lesquelles elle Ă©tait ensevelie[32].

La thùse admise de l'Ɠuvre praxitùlienne

Connue par d’autres rĂ©pliques, elle reproduirait l’Aphrodite de Thespies, Ɠuvre disparue d’un des plus grands sculpteurs grecs classiques, PraxitĂšle[33], rĂ©alisĂ©e vers 360 avant J.C., dont le modĂšle Ă©tait sa maĂźtresse, la courtisane PhrynĂ©[34]. En dehors de ses qualitĂ©s plastiques propres, c'est aussi ce qui lui donne de l'importance puisque PraxitĂšle n'a pas laissĂ© beaucoup de traces de son Ɠuvre, sinon dans la littĂ©rature, ce qui corrĂ©lativement incite Ă  ĂȘtre prudent sur cette attribution.

Les indices stylistiques

TĂȘte de la VĂ©nus d'Arles (Le Louvre - 2010)

Au mĂȘme titre que l'ensemble des Ɠuvres rattachĂ©es sans preuve absolue Ă  PraxitĂšle, la VĂ©nus d'Arles contribue Ă  « se faire une idĂ©e de l’alphabet du maĂźtre grec[35] Â» en mĂȘme temps qu'elle semble symĂ©triquement dĂ©montrer son appartenance : « une ligne souple, presque indolente Â», un visage songeur avec des traits rĂ©guliers[36]. Mais surtout, avec son buste nu, cette statue manifesterait ainsi un premier mouvement rĂ©volutionnaire vers la nuditĂ© intĂ©grale dont on prĂȘte l'invention Ă  PraxitĂšle, avec sa non moins cĂ©lĂšbre Aphrodite de Cnide alors qu'Ă  l'Ă©poque classique primitive, les dĂ©esses Ă©taient vĂȘtues de longues tuniques couvrantes (chitĂŽn ou pĂ©plos). Certes, la VĂ©nus de Cnide, Ɠuvre la plus sĂ»rement praxitĂšlienne, est le parangon d'un nouveau type morphologique, aux hanches gĂ©nĂ©reuses et aux petits seins. En comparaison, mĂȘme si la morphologie est seulement moins accentuĂ©e, le style de la VĂ©nus d'Arles peut sembler plus « classique dans sa façon de privilĂ©gier la vision de face, ainsi que par les effets de surface entre les plages lisses du buste et le drapĂ©, aux nombreux plis cassĂ©s, qui accrochent la lumiĂšre[37] Â». Ce classicisme est d'ailleurs encore prĂ©sent dans la bouche et les paupiĂšres un peu lourdes et dans l’attitude de la statue « qui respecte le contrapposto classique Â» de PolyclĂšte, mĂȘme si l'on trouve aussi ce lĂ©ger dĂ©sĂ©quilibre de la posture, en appui sur un pied, qui donne Ă  la statuaire praxitĂšlienne cette sinuositĂ© et cette souplesse dont on dit qu’elle n’appartient qu’au maĂźtrre[38]. Mais le style de PraxitĂšle serait Ă©galement dĂ©celable dans la ressemblance de la tĂȘte de la VĂ©nus avec celle de l'Aphrodite de Cnide, justement[39], ainsi que de quelques autres qui seraient Ă©galement l'Ɠuvre du maĂźtre[40]. C’est le mĂȘme visage ovale reprĂ©sentĂ© de trois-quarts, la mĂȘme composition capillaire, la mĂȘme sinuositĂ©[38]. C'est-Ă -dire, s'agissant du visage, un standard de beautĂ© neutre, presque asexuĂ©, doux, serein et rĂȘveur, Ă  vocation universelle mais plus humanisĂ© qu'Ă  la pĂ©riode prĂ©cĂ©dente. Enfin, le drapĂ© offre un bon indice de datation puisque l’un des pans retombe en cascade sur le cĂŽtĂ© de la cuisse comme cela est observĂ© au IVe siĂšcle av. J.‑C..

Les indices historiques et rhétoriques

La littĂ©rature ancienne, qu'il faut par ailleurs interprĂ©ter avec prudence[41], tĂ©moigne de ce que la maĂźtresse de PraxitĂšle, PhrynĂ©, aurait inspirĂ© Ă  celui-ci, notamment l'Aphrodite de Cnide[42] et celle de Thespie[43] ainsi que des portraits[44] que l'on reconnaĂźt par ailleurs et entre autres, dans la tĂȘte d'Arles[45]. L'original grec de la VĂ©nus d'Arles pourrait ĂȘtre l’Aphrodite offerte par PhrynĂ© Ă  Thespies, sa ville natale[46]. L'ex-voto de PhrynĂ© devait en effet compter trois figures, un Éros, un portrait de la courtisane et une Aphrodite[46]; ce groupe Ă©tait analogue Ă  celui du jeune Satyre entre Dionysos et MĂ©thĂ©, dĂ» Ă©galement Ă  PraxitĂšle. L'une des Aphrodite Ă©voquĂ©es par les textes anciens serait celle de Cos dont aucune trace n'a Ă©tĂ© retrouvĂ©e[47], mais elle est drapĂ©e, ce qui laisse la place Ă  notre VĂ©nus, Ă  moins qu'elle soit prĂ©cisĂ©ment celle que les habitants de Cos avaient choisi de prĂ©fĂ©rence Ă  celle de Cnide dont la nuditĂ© les choquait[48]. Mais on ne peux pas totalement exclure qu'il puisse s'agir de l'Ă©nigmatique PseliĆ«menē Ă©galement Ă©voquĂ©e par Pline l'ancien dans la liste qu'il dresse des Ɠuvres de PraxitĂšle[49],[50]. Adolf FurtwĂ€ngler[51], qui au XIXe siĂšcle a tentĂ© de reconstituer la carriĂšre de PraxitĂšle[52], considĂšre clairement que l'Aphrodite de Thespie nous est conservĂ©e par la VĂ©nus d'Arles en la situant antĂ©rieurement au groupe des Aphrodites de Cos et de Cnide. L'analogie de cette statue avec l'EirĂ©nĂ© et le Satyre verseur pourrait effectivement attester qu'elle fut sculptĂ©e au dĂ©but de la carriĂšre de l'artiste. De mĂȘme que la demi-nuditĂ© qui aurait prĂ©parĂ© celle totale de l'Aphrodite de Cnide bien que, selon un raisonnement aussi spĂ©cieux[53], il est possible d'inverser la chronologie des Aphrodites d'Arles et de Cnide sur l'idĂ©e que le nu intĂ©gral pourrait reprĂ©senter PhrynĂ© dans tout l'Ă©clat de sa beautĂ©, alors que le voile de l'ArlĂ©sienne cacherait utilement une nuditĂ© un peu flĂ©trie[54]. Au final, la thĂšse de FurtwĂ€ngler, en faveur d'une Ɠuvre de jeunesse, au mĂȘme titre que Le Satyre verseur ou encore L’ArtĂ©mis de Dresde, est plutĂŽt admise mais fait partie, elle aussi, d'un dĂ©bat qui n'est pas clos[55].

Une attribution qui reste contestée

Cette attribution praxitĂšlienne qui globalement demeure incertaine fait l'objet de prises de positions contrastĂ©es[56]. Comme le soulignent Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez[57], il faut savoir trouver aujourd'hui son chemin entre l’enthousiasme positiviste d’Antonio Corso qui continue de proposer une liste constamment grandissante de types statuaires « praxitĂ©liens[58] Â», et de l’autre cĂŽtĂ© le scepticisme extrĂȘme de Brunilde Sismondo Ridgway, qui n’accepte que l’Aphrodite de Cnide comme la seule Ɠuvre plus ou moins assurĂ©e du grand maĂźtre[59]. Pour Ridgway, le traitement de la draperie lourd, statique voire illogique illustrerait plutĂŽt un « Ă  la maniĂšre de Â» de l'Ă©poque augustĂ©enne[60] et la VĂ©nus d’Arles, pourrait ĂȘtre une crĂ©ation purement romaine destinĂ©e Ă  la dĂ©coration du thĂ©Ăątre construit sous Auguste, en Ă©cho au dĂ©cor du thĂ©Ăątre de Dionysos Ă  AthĂšnes, remaniĂ© juste auparavant[61], ce qui apparenterait cette VĂ©nus Ă  la statuaire romaine de la fin du Ier siĂšcle av. J.‑C.. La forme aplatie de la statue plaide Ă©galement pour une rĂ©alisation spĂ©cialement adaptĂ©e Ă  sa destination d'ornement, par exemple d'une niche, comme le souligne Jules FormigĂ© (supra) ce qui, toutefois, n'infirme pas qu'il puisse s'agir d'une copie adaptĂ©e d'un original grec. D'ailleurs, Alain Pasquier rĂ©fute la thĂšse et la datation de Ridgway[62] et revient Ă  l’ancienne proposition d’Adolf FurtwĂ€ngler qui, comme la plupart des chercheurs, rattache la VĂ©nus d'Arles Ă  la statuaire grecque du dĂ©but des annĂ©es 360 av. J.-C.[63].

Une VĂ©nus « retouchĂ©e Â»

Sa restauration pour Versailles

ConformĂ©ment Ă  la pratique de l’époque, le sculpteur François Girardon, collaborateur de Le Brun, retouchera par la suite la statue Ă  la demande de Louis XIV qui s’était fait offrir la VĂ©nus Ă  peu de frais, en 1683[64], pour orner la galerie des glaces Ă  Versailles oĂč elle prit effectivement place le 18 avril 1685[65].

Portée de la restauration controversée de Girardon

Les parties principales (en bleu) primitivement ajoutées (bras) ou remodelées par Girardon[66]

En 1684, aprĂšs avoir reçu l'aval du roi sur son projet[67], Girardon restaure la tĂȘte (bout du nez, bas du cou et oreille gauche), le devant du gros orteil droit, le pied droit lui-mĂȘme et le tour de la plinthe (socle)[68]. Il reprend le modelĂ© du buste ainsi que le tracĂ© des plis, supprimant au passage les Ă©tais (tenons) qui subsistaient sur la face externe de la hanche droite, ainsi que sur l'Ă©paule droite, ce dernier ayant Ă©tĂ© transformĂ© en ruban. La partie infĂ©rieure de l’himation, au revers, a Ă©tĂ© refaite au cours d’une seconde intervention, peut-ĂȘtre aprĂšs le transport de l’Ɠuvre de Versailles Ă  Paris, entre 1789 et 1800. À cette occasion la tĂȘte avait Ă©tĂ© sĂ©parĂ©e du corps et la position erronĂ©e qu’elle occupait aprĂšs avoir Ă©tĂ© remise en place (trop poussĂ©e vers l’épaule gauche) ne fut rectifiĂ©e que lors de la derniĂšre restauration en 1990-1991[69]. Mais surtout, Girardon ajoute les bras, un bras droit levĂ© et un avant-bras gauche avec une partie du drapĂ© qui s’y rattache. ll y place deux attributs qui a priori s’excluent[69] : la pomme dans la main droite (en rĂ©fĂ©rence Ă  la victoire remportĂ©e par Aphrodite lors du Jugement de PĂąris) et le miroir dans la main gauche.

L'authenticitĂ© de cette interprĂ©tation par Girardon est cependant sujette Ă  caution, d'autant que d'autres hypothĂšses peuvent ĂȘtre avancĂ©es sur l'Ă©tat initial de la VĂ©nus, comme d'imaginer par exemple que le bras droit rejoignait plutĂŽt la chevelure, ce que d'ailleurs avait envisagĂ© Girardon lui-mĂȘme et ce que pensent certains auteurs du XIXe siĂšcle[70]. D’autres copies de ce type (par exemple, une rĂ©plique acĂ©phale Ă  Rome ou la VĂ©nus de Townley du British Museum)[71] laissent en effet Ă  penser que le bras droit aurait dĂ» ĂȘtre davantage levĂ©[72] et que la main aurait dĂ» revenir effectivement vers la tĂȘte, mais sans la toucher[73]. D'autres hypothĂšses divergent nettement. L'une d'elles s'appuie sur la lĂ©gende de la filiation adoptive d'Auguste avec VĂ©nus : Primi Visconti notamment, soutient que la VĂ©nus tenait d'une main le casque de Mars ou d'ÉnĂ©e et de l'autre une lance[74]. C'est la thĂšse de la « VĂ©nus Victrix Â» reprise au XIX° s. par le conservateur des antiques au musĂ©e du Louvre Jean-Baptiste de Clarac[75]. De son cĂŽtĂ©, Jules FormigĂ© suggĂšre que le bras droit s'abaissait peut ĂȘtre vers le bord du manteau, comme pour le retenir, ce que semble justifier le tenon originel[76]. En dehors des attributs purement hypothĂ©tiques[77], la position du bras gauche semble correcte Ă  ceci prĂšs que la partie dĂ©jĂ  en place avait sans doute Ă©tĂ© rapportĂ©e au moment de la reconstruction initiale[69].

Quant au principe de cette restauration, il contredit radicalement la ligne de conduite qui s'impose Ă  partir de la fin du XIXe siĂšcle, jusqu'Ă  ce jour, c'est-Ă -dire une conservation en l'Ă©tat restaurĂ©e pour une consolidation surtout matĂ©rielle, une mĂ©thode qui est appliquĂ©e par exemple Ă  la VĂ©nus de Milo deux siĂšcles plus tard, bien que cette derniĂšre Ă©chappĂąt de justesse Ă  une reconstitution semblable[78].

PĂąris choisit Aphrodite pour lui remettre la pomme d'or (Le Jugement de PĂąris - Juan de Juanes, 1507-1579)

ComparĂ©e Ă  sa notoriĂ©tĂ© passĂ©e, telle est sans doute la principale raison de la relative disgrĂące de la VĂ©nus d'Arles, en cette Ă©poque contemporaine en pleine recherche d'authenticitĂ©[79], mĂȘme si d'autres hypothĂšses complĂ©mentaires sont avancĂ©es[80]. Aussi, mĂȘme si l'interprĂ©tation de Girardon peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e en soi comme un fait artistique de qualitĂ©, elle est parfois violemment critiquĂ©e[81],[82],[83] sans compter que le « ravalement Â» de la statue est Ă©galement mis en cause[84]. C'est en tout cas un exemple typique du style de restauration des Antiques qui Ă©tait faite Ă  cette Ă©poque notamment en France et en Italie[85] (inimaginable aujourd'hui) et qui choque les puristes contemporains[86]. Du coup, bien que controversĂ©e, la VĂ©nus est un tĂ©moin important de la rĂ©ception de l'art grec Ă  l'Ă©poque moderne. Dans le cas de la VĂ©nus d'Arles on doit prĂ©ciser que Girardon fut conduit par une double nĂ©cessitĂ© : bien marquer l'identitĂ© vĂ©nusienne de la statue alors que jusque lĂ  on la prenait pour une Diane (cf. supra) ; apprĂȘter un futur ornement de la prestigieuse Galerie des glaces qui ne pouvait donc qu'ĂȘtre complet et en parfait Ă©tat.

Appréciation d'ensemble sur la Vénus restaurée

Telle qu'elle se prĂ©sente aujourd'hui, la VĂ©nus d'Arles a de quoi sĂ©duire notre subjectivitĂ© comme elle subjuguait encore au XIXe siĂšcle certaines Ă©lites qui, postĂ©rieurement Ă  la dĂ©couverte de la VĂ©nus de Milo, maintenaient l'antique ArlĂ©sienne au premier rang[87]. S'agissant de son esthĂ©tique et par goĂ»t du drapĂ©, on peut apprĂ©cier une VĂ©nus d'Arles qui Ă©merge lentement et souplement de sa gangue de plis, dont les dĂ©tails sont soignĂ©s, « qui s'enroule autour de ses hanches et de ses cuisses avec beaucoup de souplesse et de style[88] Â», nonobstant les critiques de Ridgway (prĂ©citĂ©e) sur la lourdeur et le manque de rĂ©alisme des plis. Tandis que pour d'autres, le drapĂ© semble de moindre intĂ©rĂȘt comparĂ© « Ă  la tendresse manifestĂ©e dans le buste de la VĂ©nus d'Arles[89] Â» qui, lĂ©gĂšrement inflĂ©chi, se dĂ©veloppe suivant des lignes « d'une puretĂ© exquise[90] Â». Reste le visage qui avec son doux modelĂ©, Ă©quilibrĂ© par la rĂ©gularitĂ© des traits, serait « portĂ© Ă  la perfection avec la VĂ©nus d'Arles[91] Â». Au final, plus pudique (question de pĂ©riode aussi) et moins voluptueuse que la VĂ©nus de Milo dont on peut regretter qu'elle n'ait ni la gorge, ni les Ă©paules[92] malgrĂ© sa grĂące fĂ©minine[93], et nĂ©anmoins moins rigide que les postures les plus classiques, elle peut plaire au contraire par sa douce prestance de dĂ©esse olympienne intemporelle, que l'on adhĂšre ou non aux attributs ajoutĂ©s lors de sa restauration[94],[95].

Visibilité et postérité de la statue restaurée

Copie à Montpellier (photo Joëlle Ortet)

Ainsi restaurĂ©e, la VĂ©nus orne Versailles jusqu’en 1797 (soit pendant 112 ans), date Ă  laquelle elle fut rĂ©quisitionnĂ©e pour les musĂ©es nationaux. Aujourd'hui, et depuis plus de deux siĂšcles[96], elle est au Louvre et fait partie des expositions permanentes[97]. Au dĂ©but du XXe siĂšcle elle Ă©tait encore prĂ©sentĂ©e de maniĂšre fort avantageuse dans une loge monumentale pour un hommage Ă  PraxitĂšle[98]. À la fin du XXe siĂšcle et au tout dĂ©but des annĂ©es 2000 elle Ă©tait exposĂ©e dans la mĂȘme galerie, mais plus simplement puisque MelpomĂšne avait pris sa place dans la grande loge. En 2007, elle fut l'emblĂšme d'une exposition du Louvre consacrĂ©e Ă  PraxitĂšle[99] mais peu aprĂšs cet Ă©vĂ©nement elle fut placĂ©e dans les rĂ©serves du MusĂ©e et n'Ă©tait plus visible[100]. Auparavant et bien qu'elle ne sorte que difficilement[101], elle avait cependant voyagĂ© en Asie[102]. Ensuite, son absence fut encore remarquĂ©e en 2009 lors d'une exposition rĂ©alisĂ©e Ă  Arles en partenariat avec le MusĂ©e du Louvre[103]. Depuis juillet 2010, aprĂšs un « lifting[104] Â», elle a retrouvĂ© sa place, toujours dans la mĂȘme galerie, non loin de la VĂ©nus de Milo, dĂ©placĂ©e Ă  cet endroit, Ă  qui elle sert d'ultime invitation dans les nouvelles salles rouvertes au public pour mettre en valeur les antiques grecques, dans l'aile Sully (Ă©galement accessible par l'aile Denon), Ă  l’angle sud-ouest de la cour CarrĂ©e du Louvre[105]. Il est envisagĂ© de l'exposer temporairement Ă  Arles en 2013, une demande de la ville ayant Ă©tĂ© faite en ce sens dans le cadre d'une exposition sur Rodin pour une Ă©vocation des sculptures antiques qui ont inspirĂ© l’artiste[106].

De nombreuses copies (statues et statuettes) sont dissĂ©minĂ©es de par le monde[107]. En France, on trouve actuellement des copies de cette restauration, grandeur nature[108], avec son ruban intact, par exemple, en extĂ©rieur, Ă  Angers (jardin du mail)[109], Ă  Chantilly (vertugadin du parc du chĂąteau)[110], Ă  Gap (Passage Rolland, derriĂšre la Chambre de Commerce)[111], Ă  Montpellier (jardin de Zeus, quartier Antigone) et, en intĂ©rieur, Ă  Arles (escalier d’honneur de l’HĂŽtel de Ville)[112] et prĂšs de Nice (villa Grecque KĂ©rylos) Ă  Beaulieu-sur-Mer[113] . C'est gĂ©nĂ©ralement sous cet aspect qu'elle est reprĂ©sentĂ©e dans l'iconographie moderne. Aux Petites Écuries de Versailles, un des deux moulages en plĂątre de la VĂ©nus d'Arles encore visibles est celle de la statue retouchĂ©e[114]. Il semble par contre qu'Ă  l'Ă©poque existait une reproduction en fonte placĂ©e dans le jardin de Versailles. Cette copie aurait disparu[115]. (voir aussi la partie sculpture infra)

Enfin, on dit parfois d'une VĂ©nus qu'elle est « de type d'Arles Â», notamment lorsqu'elle est de style classique, Ă  demie dĂ©nudĂ©e et qu'elle tient des attributs dans ses mains. Le plus fameux exemple est une antique en marbre encore Ă  Versailles[116]. Dans sa thĂšse sur la Syrie romaine, Nada Ghraoui dĂ©nombre vingt huit cas relevant de ce type dans son champ d'investigation[117]. (voir aussi les crĂ©ations artistiques autour de la VĂ©nus infra)

Trace de son Ă©tat initial

Comme il a été dit, la statue fut reconstituée à partir de la découverte de plusieurs fragments, sans que l'on retrouve jamais les bras ni aucun autre attribut, raison de la querelle évoquée (supra). C'est dans cet état qu'elle fut livrée à Girardon.

Vénus d'Arles (Musée d'Arles)

Une copie (en plĂątre) dans son Ă©tat initial — sans bras — se trouve Ă  l'intĂ©rieur du MusĂ©e de l'Arles et de la Provence antiques (ou MusĂ©e dĂ©partemental de l'Arles antique)[118]. Celle-ci Ă©tait, jusqu'Ă  sa restauration en 1995, attribuĂ©e Ă  un grand sculpteur local Jean PĂ©ru qui avait effectivement rĂ©alisĂ© la premiĂšre copie de l'original, avant qu'il ne parte pour Versailles.

Cette copie initiale fut endommagĂ©e Ă  la RĂ©volution, rĂ©parĂ©e, puis a disparu. On crut l'avoir retrouvĂ©e, mais on sait maintenant que la copie actuellement exposĂ©e, dĂ©nichĂ©e par hasard par le cĂ©lĂšbre architecte en chef Jean FormigĂ© dans les greniers de l’école municipale de dessin d'Arles en 1911 — ce qui avait fait grand bruit Ă  l’époque — n'est sans doute qu'un tirage de deuxiĂšme sĂ©rie plus tardif. A ce jour, cette copie reste nĂ©anmoins le plus ancien plĂątre de la VĂ©nus d'Arles et, surtout, le tĂ©moin le plus fidĂšle de ce qu'a Ă©tĂ© la statue avant l'intervention de Girardon. Pour preuve, la prĂ©sence du tenon sur la hanche droite, inexistant sur le marbre du Louvre, qui est un Ă©lĂ©ment connu et incontestable de la statue dans son Ă©tat d'origine.

Cependant, les diffĂ©rences entre la copie et l'original ne manquĂšrent pas de surprendre les experts qui pensĂšrent un moment que Girardon avait dĂ©libĂ©rĂ©ment et gravement trahi le modelĂ© original[119], avant d'ĂȘtre Ă©clairĂ©s et rassurĂ©s par les rĂ©sultats d'un scanner effectuĂ© en 1995[120] qui rĂ©vĂ©lĂšrent que c'Ă©tait la copie qui Ă©tait en quelque sorte dĂ©viante. En tĂ©moigne Ă©galement la copie conservĂ©e aux Ă©curies de Versailles[121]. La modĂ©lisation en 3D pourrait ĂȘtre envisagĂ©e pour mieux Ă©tudier l'Ɠuvre[122].

Une VĂ©nus « mythique Â»

La Vénus d'Arles a déclenché une passion identitaire qui a pu inspirer le mythe de l'Arlésienne[123] et a simultanément inspiré les artistes évoqués ci-aprÚs.

Le thÚme de l'Arlésienne

Cette VĂ©nus est la patronne des ArlĂ©siennes pour lesquelles elle fut un idĂ©al de beautĂ©[124]. Elle devient ainsi le modĂšle de l'ArlĂ©sienne[125]. Une vieille tradition arlĂ©sienne relie mĂȘme abusivement PraxitĂšle Ă  la lĂ©gendaire beautĂ© des ArlĂ©siennes dont la VĂ©nus d'Arles serait la synthĂšse[126]. Le MusĂ©e du Louvre explique aussi comment aprĂšs que l'on a apparentĂ©e la « race arlĂ©sienne Â» aux Romains, aux Grecques et aux Sarrasins, la Venus d'Arles est entrĂ©e dans l'arbre gĂ©nĂ©alogique des ArlĂ©siennes en qualitĂ© d'aĂŻeule, « adoptĂ©e Â» en cette qualitĂ© par FrĂ©dĂ©ric Mistral et les ethnographes de la deuxiĂšme moitiĂ© du XIXe siĂšcle qui la magnifiĂšrent[127]. Ainsi, l'adhĂ©sion populaire Ă  cette filiation quasi charnelle et la dĂ©votion pour son modĂšle de beautĂ© symbole de puretĂ© (frisant la « nĂ©vrose fĂ©tichiste Â» selon Le Louvre[127]), les mystĂšres qui l'entourĂšrent au XVIIe siĂšcle (suspense des fouilles et changement d'identitĂ©), la nostalgie populaire et l'Ă©motion consĂ©cutives Ă  son dĂ©part forcĂ© pour Versailles, sa transformation par Girardon, de mĂȘme que son absence et ses rĂ©apparitions Ă©vanescentes (Ă  travers celles de ses copies)[128], sont probablement la principale source d'inspiration du fameux mythe rĂ©current de l'ArlĂ©sienne qui traduit le poids d'une prĂ©sence en quelque sorte invisible et presque imaginaire[129], bien avant que Prosper MĂ©rimĂ©e ne s'en inspire (trĂšs partiellement) pour sa malĂ©fique VĂ©nus d'Ille (nouvelle en 1837)[130], et qu'Alphonse Daudet ne s'en empare (L'ArlĂ©sienne des Lettres de mon moulin en 1869), lui qui frĂ©quentait F. Mistral et partageait son Ă©moi devant la VĂ©nus d'Arles[131]. Mais c'est Daudet qui fit de ce sentiment populaire diffus un mythe littĂ©raire romanesque.

Arlésienne à la Vénus d'Augustin Dumas - vers 1860 (Museon Arlaten)

Comme le dit Estelle MathĂ©-Rouquette[132] :

« Cette statue a laissĂ© aux hommes de la ville une absence, dont ils ont fait un mythe, et l'assurance d'une perpĂ©tuelle renaissance par le sang, qui, de ses veines imaginĂ©es, a coulĂ© dans celles des ArlĂ©siennes. Â»

Le portrait d’une ArlĂ©sienne peint par Augustin Dumas (illustration ci-contre) symbolise cette filiation mythique. Comme le MusĂ©e dĂ©partemental d'ethnographie d'Arles (Museon Arlaten) le souligne[133] :

« La prĂ©sence prĂšs du portrait en buste d’une reproduction miniature de la VĂ©nus d’Arles, que la jeune fille effleure de la main, suggĂšre des liens entre cette arlĂ©sienne assimilĂ©e Ă  un archĂ©type et une histoire locale glorieuse. (...) Au XIXe siĂšcle en effet, bon nombre d’artistes contribuent au mythe d’une filiation entre Arles et la GrĂšce antique, personnalisĂ©e Ă  travers l’image de la femme : « Les femmes d’Arles sont en quelque sorte les AthĂ©niennes de la Provence Â», affirmait par exemple le poĂšte Jules Canonge en 1841. En reprĂ©sentant la VĂ©nus d’Arles, le peintre s’inscrit dans cette tradition Â».

Théodore Aubanel célébra la Vénus d'Arles mieux que quiconque

Un vieux poĂšme provençal et le plus cĂ©lĂšbre du fĂ©libre ThĂ©odore Aubanel (XIXe siĂšcle), s'intitule « La VĂ©nus d'Arles Â». Ce poĂšme « fougueux Â» traduit cependant seulement la dĂ©votion que la VĂ©nus a suscitĂ©e et ce lien de sang Ă©voquĂ© plus haut[134]. Le texte commence par « Tu es belle, ĂŽ VĂ©nus d’Arles, Ă  faire devenir fou ! Â» (traduit en français) et contient notamment cet extrait :

« ...O douço Venus d'Arle ! O fado de jouvĂšnço !
Ta bÚuta que clarejo en touto la ProuvÚnço,
Fai bello nĂČsti fiho e nĂČsti drole san !
Souto aquelo car bruno, o Venus ! i'a toun sang,
SĂšmpre viĂ©u, sĂšmpre caud. E nĂČsti chato alerto,
Vaqui perquĂ© s'envan la peitrino duberto !
E nosti gai jouvÚnt, vaqui perqué soun fort
I lucho de l'amour, di brau e de la mort !...
E vaqui perqué t'ame, e ta bÚuta m'engano,
E perquĂ© iĂ©u crestian, te cante, o grand pagano[135] !... Â»

Amant fervent et passionnĂ© de sa beautĂ© plastique, Aubanel fera souvent rĂ©fĂ©rence Ă  la VĂ©nus d'Arles[136]. D'autres poĂštes comme François PorchĂ© lui emboĂźtent le pas au XXe siĂšcle[137]. FrĂ©dĂ©ric Mistral lui-mĂȘme commettra ces vers dans son Ɠuvre majeure :

« Un voit de chato viroulavon,
E su'n refrin qu'ensĂšn quilavon,
En danso ardĂšnto se giblavon
Autour d'un fio de marbre en guau disien VĂ©nus
Canten Venus, la grand divesso
De quau prouvĂšn touto alegresso !
Canten Venus, la segnouresso,
La Maira de la terrĂČ e dou pople arlaten l[138] Â»
F. Mistral, — Mireille, ch xi.

D'autres écrivains prennent la Vénus pour un étalon de la beauté, comme Laurent Pierre Bérenger en 1786 (précité)[124] et Charles de Martrin-Donos en 1896[139].

Alexandre Dumas participe ainsi Ă  ce mouvement :

« Une belle jeune fille aux cheveux noirs comme le jais, aux yeux veloutĂ©s comme ceux de la gazelle, tenait debout, adossĂ©e Ă  une cloison, et froissait entre ses doigts effilĂ©s et d'un dessin antique une bruyĂšre innocente dont elle arrachait les fleurs, et dont les dĂ©bris jonchaient dĂ©jĂ  le sol ; en outre, ses bras nus jusqu'au coude, ses bras brunis, mais qui semblaient modelĂ©s sur ceux de la VĂ©nus d'Arles, frĂ©missaient d'une sorte d'impatience fĂ©brile
[140] Â»

Stendhal lui-mĂȘme Ă©crit :

« Quand j'Ă©tais Ă  Marseille, je rencontrai au chĂąteau Borelli, oĂč j'allais presque tous les soirs,
une société de dames arlésiennes qui étaient venues voir ce joli parc.
La renommée n'est qu'équitable quand elle parle de leur beauté.
Ce sont des cheveux d'un noir d'Ă©bĂšne, tranchant sur un front d'une blancheur Ă©blouissante.
Je n'exagĂšre point ; la forme gĂ©nĂ©rale de leurs traits rappelle la VĂ©nus d'Arles (...)[141] Â»

MĂȘme Madame de SĂ©vignĂ© Ă©voque la VĂ©nus dans ses fameuses lettres[142], Ă  l'instar d'autres Ă©crivains Ă©rudits qui rapportent avec admiration l'existence de la VĂ©nus dans leurs carnets de voyage en France, tels Abel Hugo en 1835[143], la contesse de Blessington en 1841[144], Amable Tastu en 1862[145], Paul MariĂ©ton en 1890[146] et AndrĂ© Hallays en 1913[147]. En 1833, Augustin Fabre Ă©crit :

« On vantait la VĂ©nus d'Arles. On admirait la grace de son voluptueux sourire, la puretĂ© de ses formes enchanteresses, et les femmes lui sacrifiaient, bien dignes par la renommĂ©e de leurs charmes de professer son culte[148] Â».

Curieusement, le mythe de l'ArlĂ©sienne a prospĂ©rĂ© alors que le souvenir de la matrice vĂ©nusienne s'est estompĂ© Ă  l'Ă©gal de son aura dans l'art antique. Par ailleurs, peu d'auteurs se rĂ©fĂšrent dĂ©sormais Ă  la VĂ©nus d'Arles et Bernard CitroĂ«n est sans doute une exception Ă  la fin du XXe siĂšcle[149] Ă  laquelle rĂ©pond au dĂ©but du XXIe siĂšcle cette Ă©vocation admirative de la VĂ©nus sur un roman-blog datĂ©e de janvier 2011[150]. Cependant, plus de trois siĂšcles aprĂšs sa dĂ©couverte, la VĂ©nus suscite toujours la nostalgie. Son retour Ă  Arles a ainsi Ă©tĂ© rĂ©clamĂ© par des nationalistes occitans dans un communiquĂ© en date du 2 fĂ©vrier 2007[151], suivi d'interventions auprĂšs du prĂ©sident-directeur du musĂ©e du Louvre et des autoritĂ©s politiques[152], ce qui ne fait que raviver un regret dĂ©jĂ  exprimĂ© notamment implicitement par FrĂ©dĂ©ric Mistral en 1886 que l'antique ArlĂ©sienne ne soit pas restĂ©e exposĂ©e Ă  Arles[153].

Créations artistiques autour de la Vénus

Art contemporain

  • Fabrice CavaillĂ©, Un baiser tournĂ© en Super 8 est projetĂ© autour de la taille d'une ronde-bosse (la VĂ©nus d'Arles), in Insinuations, exposition au nouveau MusĂ©e des Moulages de l'UniversitĂ© LumiĂšre Lyon 2, 8 janvier/6 fĂ©vrier 2000[154] ;
  • Clergue (Lucien), photographe arlĂ©sien, entreprend un travail sur la VĂ©nus d'Arles au Louvre (collages photographiques, surimpression), Paris, 1991[155] ;
  • CollĂšge Jules Ferry Ă  Marseille, une classe de 6e refait la garde-robe de la VĂ©nus d’Arles (collages photographiques), fĂ©vrier 2007[156] ;
  • SĂ©rie d'expositions organisĂ©es Ă  Arles concernant la VĂ©nus d'Arles, 24/26 novembre 2006[157] :
    • La VĂ©nus fait un carton : TOY recrĂ©e la VĂ©nus d’Arles en bandelettes de carton ;
    • La VĂ©nus d’Arles s’est Ă©chappĂ©e : des dessinateurs crĂ©ent une bande dessinĂ©e ;
    • VĂ©nus virtuelle : RemodĂ©lisation en 3D de la VĂ©nus d’Arles ;
  • Zevs, Le choc de VĂ©nus. En 2010, consĂ©cutivement au renversement accidentel de la copie de la VĂ©nus d'Arles situĂ©e place Zeus Ă  Montpellier (supra), l'auteur s'est emparĂ© de l'Ă©vĂšnement pour une mise en scĂšne fluorĂ©scente sur les lieux mĂȘmes de l'accident[158].

Comédies et littérature

Outre les Ɠuvres littĂ©raires dĂ©jĂ  Ă©voquĂ©es (supra) :

  • Denola (Georges), La VĂ©nus d'Arles (film) (1911) (interprĂštes : Jeanne Brindeau, AndrĂ©e Divonne, AndrĂ© Lefaur, Armand Tallier) ;
  • Jean-Marie Floret (PrĂ©f. de Émile Ripert), La vĂ©nus d'Arles (roman), Éditions de la Revue « En Provence Â», 1931, 272 p
  • Joseph MĂ©ry, avec Auguste BarthĂ©lemy, La VĂ©nus d'Arles (1866); Marthe la blanchisseuse. La VĂ©nus d'Arles (1874)
  • Jean Variot, La VĂ©nus de PraxitĂšle et madame Candaule, LefĂšbvre Henri, Paris, 1948
  • Varney (Louis ), La VĂ©nus d'Arles, (opĂ©ra comique) , livret de Paul Ferrier et Armand Liorat, crĂ©Ă© le 30 janvier 1889, Paris, NouveautĂ©s (interprĂštes : M. Piccaluga et Mlle Auguez, immortalisĂ©s par Nadar[159]) ;
Peinture murale de Jean Thiry - XXe siĂšcle
La Vénus d'Arles, trophée du Forum lyrique européen, sculptée par Liliane Guiomar (Photo Olivia Doray)

Gravures et dessins anciens

  • In Recueil d’antiquitĂ©s formĂ© par Monsieur Laurent Bonnemant (aprĂšs 1680) (Ms 242, MĂ©diathĂšque d’Arles) :
    • Ogier de Lyon, La VĂ©nus d'Arles, deux dessins, (avec miroir)[160]
    • Wolffy J., La VĂ©nus d'Arles (sans bras)
    • Mesnaget, Diane d'Arles (sans bras)
  • Maurice Boudot-Lamotte, La VĂ©nus d'Arles, (fin XIXe siĂšcle), MusĂ©e dĂ©partemental de l'Oise (Beauvais) ;
  • Philippe Mellan, Diane d’Arles, (sans bras, avec armoiries) (1653), Arles, Collection privĂ©e[161] ;
  • Jean-Baptiste Monicart, La VĂ©nus d'Arles in "Versailles immortalisĂ©", en 1730, ChĂąteaux de Versailles ;
  • Paul Maurou, Lecture de la VĂ©nus d'Arles au thĂ©Ăątre antique avec les Cigaliers, eau forte, vers 1884;
  • Alice ReboursiĂšre, VĂ©nus d'Arles, Ă©tude acadĂ©mique de la tĂȘte au fusain, 1901 (Collection particuliĂšre)[162] ;
  • Denis Testeblanque, Diane d'Arles (sans bras) (1659)[163]
  • Simon Thomassin :
    • La VĂ©nus d'Arles (deux estampes), in Recueil de cinquante des plus belles figures antiques et modernes, placĂ©e dans la Galerie des Glaces du chĂąteau et parc de Versailles (XVIII° s), ChĂąteaux de Versailles.
    • La VĂ©nus d'Arles (sans bras), BibliothĂšque MĂ©janes, Aix-en-Provence (Ref AP55S02047)

Peintures, art mural

  • Augustin Dumas, ArlĂ©sienne Ă  la VĂ©nus, (peinture) (1858), Arles, Museon Arlaten (illustration supra) ;
  • Mandon de Cazan, La VĂ©nus d'Arles, peinture de plafond, en mĂ©daillon (1767), salle du conseil de l'hĂŽtel de ville d'Arles[164] ;
  • François Huard, Les Fouilles de la tour de Roland (vers 1843), Museon Arlaten, Arles (on ne voit pas la vĂ©nus mais les fouilles Ă  son propos) ;
  • Magali Junior, VĂ©nus d'Arles, acrylique sur toile (2008) (collection de l'auteure)[165]
  • LĂ©o LelĂ©e, La VĂ©nus d’Arles, Lithographie (1903) ;
  • Mathilde L'Huillier, Portrait de la VĂ©nus d'Arles, mosaĂŻque murale rĂ©alisĂ©e en pĂąte de verre italienne de Trend[166] (XXIe siĂšcle) (collection particuliĂšre)[167] ;
  • Hubert Robert montrant la salle de l’Apollon du BelvĂ©dĂšre dans son amĂ©nagement du tout dĂ©but du XIXe siĂšcle, dans laquelle on reconnait la VĂ©nus d’Arles et l'Aphrodite du Capitole ;
  • Jean Thiry, La VĂ©nus d'Arles, peinture murale en trompe l'Ɠil (XXe siĂšcle), (collection du peintre) - Carros (prĂšs de Nice) - (ci-contre) ;
  • AndrĂ© Vigneau,VĂ©nus d'Arles, affichette publicitaire pour Innoxa (1930), imprimerie Lecram-Press[168].

Sculpture

  • Anonyme :
    • Relief d'une tĂȘte de femme d'aprĂšs la VĂ©nus d'Arles, MusĂ©e Bouchard (Paris);
    • Buste de la VĂ©nus d'Arles du XVIIe siĂšcle, Maison CarrĂ©e de NĂźmes[169];
    • Statuette d'aprĂšs la VĂ©nus d'Arles, MusĂ©e de Brou (Bourg-en-Bresse);
    • Statuette de la VĂ©nus d'Arles, reproduction en bronze Ă  patine noire nuancĂ©e vernie, 41 cm, fin XIXe siĂšcle (collection particuliĂšre)[170]
  • Liliane Guiomar, VĂ©nus d'Arles, statuette en grĂšs, sans bras, pour le Forum lyrique europĂ©en d'Arles (XXe siĂšcle), (photo ci-contre et dĂ©tails ci-aprĂšs);
  • M. Richard, TĂȘte d'aprĂšs la VĂ©nus d'Arles, HĂŽtel du gouverneur gĂ©nĂ©ral (Paris)
  • Fonderie Val d'Osne, statues en fonte de la VĂ©nus d'Arles du XIX°s ou tout dĂ©but du XX°s : un exemplaire moyen format (hauteur 1,30m, sur socle en bois)[171] et deux exemplaires Ă  l'echelle 1 implantĂ©s, l'un dans le jardin du mail Ă  Angers, l'autre dans le vertugadin du chateau de Chantilly[172] (supra).

ÉvĂ©nements

  • Art Lyrique - La VĂ©nus d'Arles a donnĂ© son nom et sa silhouette Ă  un trophĂ©e remis comme premier prix du Forum lyrique europĂ©en organisĂ© depuis 2000 par le ComitĂ© des fĂȘtes de la ville d'Arles (gĂ©nĂ©ralement en juin). La sculpture constituant le trophĂ©e (ci-contre) est l'Ɠuvre de Liliane Guiomar, peintre rĂ©gional et maĂźtre santonnier, Meilleur ouvrier de France (supra);
  • Le printemps des musĂ©es - Lors de l'Ă©dition 2004, par exemple, le MusĂ©e de l'Arles et de la Provence antiques proposait au jeunes enfants de «croquer la VĂ©nus» et Ă  tous, une «visite-atelier sur l'aventure et les mĂ©saventures d'un objet archĂ©ologique : La VĂ©nus d'Arles[173] Â».
  • Le MusĂ©e dĂ©partemental Arles antique proposait en 2009 et en 2010 un conte de Fabien BagĂšs « Il Ă©tait une fois... la VĂ©nus d'Arles Â», prĂ©sentĂ© comme le rĂ©cit au jour le jour de la naissance de la statue aux Ă©poques antiques, de son Ă©trange dĂ©couverte et de son extraordinaire destin, ainsi que l'histoire de la sulfureuse dĂ©esse et de toute sa tumultueuse parentĂše[174].
  • Le ComitĂ© international des jeux mathĂ©matiques, lors de sa deuxiĂšme chasse aux trĂ©sors en novembre 2009 a posĂ© une Ă©nigme mettant fortuitement en scĂšne la VĂ©nus de Milo, la VĂ©nus d’Arles et la Victoire de Samothrace[175].

Bibliographie

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Notes et références

  1. ↑ On sait que les Romains ont pillĂ© sans vergogne les Ɠuvres grecques en rĂ©cupĂ©rant directement des Ɠuvres ou en les copiant. Cependant, Ă  propos de la VĂ©nus, Charles LenthĂ©ric, prĂ©cise : « On ignorera probablement toujours son origine; mais il est cependant trĂšs probable qu'elle n'a pas Ă©tĂ© transportĂ©e de la GrĂšce dans la Gaule; Elle est nĂ©e et s'est Ă©panouie sous le ciel de Provence, semblable Ă  une fleur dont la semence grecque aurait Ă©tĂ© apportĂ©e par un souffle de l'Orient et dont l'Ă©closion un peu tardive rappellerait, Ă  trois siĂšcles de distance, la beautĂ© supĂ©rieure, la puretĂ© et la dĂ©licatesse des grandes Ɠuvres de la patrie disparue Â», La GrĂšce & l'Orient en provence (cf. Bibliographie), p. 260
  2. ↑ Par exemple, Jean-Julien Estrangin rapporte : « Ce marbre est vraiment une VĂ©nus antique, une copie de celle de PraxytĂšle, dont l'original Ă©tait en bronze Â» Cf. Études archĂ©ologiques, historiques et statistiques sur Arles, Aubin Ă©diteur, 1838, p. 57. Cependant, par rĂ©fĂ©rence aux textes anciens (notes 5 et 6, ci-aprĂšs), il est plutĂŽt admis qu'elle Ă©tait en marbre.
  3. ↑ Formule employĂ©e par le Louvre dans sa notice [1]
  4. ↑ Louis Jacquemin parle de « systide Â» (op. cit., p. 367), ThĂ©ophile Gautier, d'un « spinthĂšre Â» (Étude sur les MusĂ©es, in Tableaux Ă  la plume, G. Chaupentieu, Paris, 1880, p. 77) et Le Louvre Ă©voque « l'himation Â» sur la fiche descriptive de la VĂ©nus d'Arles [2]
  5. ↑ Selon Wilhelm FrƓhner, Notice de la sculpture antique du MusĂ©e national du Louvre, Vol. 1, Charles de Mourgues frĂšres, 1878, p. 180
  6. ↑ Charles LenthĂ©ric (prĂ©citĂ©, p. 255) prĂ©cise en effet : « Le marbre de la VĂ©nus d'Arles n'est pas absolument blanc. il a gardĂ© une sorte de teinte brune et presque dorĂ©e qu'il est impossible d'attribuer uniquement au temps ou au soleil; trĂšs probablement il avait reçu quelqu'une de ces prĂ©parations encaustiques (...) qui prĂ©servaient les statures antiques des attaques de l'air et de l'humiditĂ©. On y trouve mĂȘme quelques traces de coloration qui permettent d'affirmer que la statue avait Ă©tĂ© rĂ©ellement peint Â».
  7. ↑ La coloration et sa protection rĂ©sultaient gĂ©nĂ©ralement des opĂ©rations de Causis (brĂ»lure/cicatrisation) et de Ganosis (brillance). PraxitĂšle lui-mĂȘme aimait Ă  travailler avec le peintre Nicias, spĂ©cialiste d'une technique semblable [3]
  8. ↑ Voir ce qu'en pense, par exemple, l'Association pour le respect de l'intĂ©gritĂ© du Patrimoine s'agissant du nettoyage et de l'entretien des Antiques qui causerait une triple destruction : artistique, picturale et archĂ©ologique. Ceci rebondit sur l'opinion de Charles LenthĂ©ric (prĂ©citĂ©, p. 251) qui s'en prenait aux restaurateurs de la VĂ©nus (entre autres) « dont le moindre dĂ©faut est d'enlever Ă  tout ce qu'ils touchent cette teinte lentement dĂ©posĂ©e par les siĂšcles et ce grain si fin et si dĂ©licat qu'on a pu appeler avec raison l'Ă©piderme du marbre Â»
  9. ↑ L'auteur prĂ©cisant que ce badigeon rouge est le mordant au moyen duquel les anciens fixaient l'or sur le marbre (Monographie du thĂ©Ăątre antique d'Arles, Dumas et Dayre, tome II, 1863, p. 371)
  10. ↑ Jules FormigĂ©, « Note sur la VĂ©nus d'Arles Â», dans Comptes-rendus de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres no 39 (1911), pp. 663 et 659. Texte intĂ©gral sur PersĂ©e.fr
  11. ↑ En ce sens les prĂ©sentations historiographiques de VĂ©nus/Aphrodite sur les sites MĂ©mo.fr - Hachette et LutĂšce
  12. ↑ Ouvrage prĂ©citĂ©, p252 (le terme dĂ©cadence Ă©voque ce que l'on prĂ©fĂšre nommer aujourd'hui la pĂ©riode hellĂ©nistique)
  13. ↑ À la fin du XIX° s. Charles Lentheric Ă©crit encore que « La VĂ©nus d'Arles vaut Ă  elle seule tout un musĂ©e Â» (« L'Art grec Ă  Arles Â», dans La GrĂšce & l'Orient en Provence, Plon, Paris, 1878, p. 259), tandis que Louis Jacquemin constate qu'elle est « chantĂ©e sur tous les tons et entourĂ©s d'honneur Â» (Op. cit., p. 368). Voir Ă©galement la citation de cet auteur et celle de Perrot (infra, note 86).
  14. ↑ La VĂ©nus fut retrouvĂ©e en quatre fragments principaux. D'abord la tĂȘte le 6 juin 1651 en creusant une citerne dans la maison de l'abbĂ© Lebrun. Suivirent le corps jusqu’en dessous des genoux, les jambes et les pieds avec la base. Comme le prĂ©cise Charles LenthĂ©ric (prĂ©citĂ© p. 250 et 251) : « le marbre Ă©tait enfoui au-devant des colonnes de l'avant-scĂšne et avait Ă©tĂ© protĂ©gĂ© d'une destruction complĂšte par les ruines mĂȘmes, sous lesquelles il Ă©tait enseveli. Mais il portait quelques traces de mutilation, et le torse Ă©tait brisĂ© en trois parties que l'on a pu heureusement rapprocher. La tĂȘte et le corps sont Ă  peu prĂšs intacts; les bras seuls n'ont pu ĂȘtre retrouvĂ© Â». Or, on rechercha longtemps et vainement ces derniers. Sans plus de rĂ©sultats sur ce point, d'autres fouilles furent entreprises entre 1679 et 1684, notamment par le commissaire des troupes du roi en Provence, Lenfant, puis au XIXe siĂšcle Ă  l'initiatives du Baron de Chartrouse, (Maire d'Arles) sous la conduite des architectes Questel et Revoil pour dĂ©gager l'ensemble du site.
  15. ↑ DĂ©libĂ©ration du conseil de la ville du 26 juin 1651 pour le rachat de la Venus d'Arles Ă  l'abbĂ© Lebrun
  16. ↑ En rĂ©compense de leur zĂšle, les autoritĂ©s ArlĂ©siennes auraient espĂ©rĂ© - en vain - que Louis XIV annule notamment les dettes de la ville, selon R. Venture, « L’affaire de la VĂ©nus Â», in Le GoĂ»t de l’Antique, quatre siĂšcles d’archĂ©ologie arlĂ©sienne, Arles, 1990, pp. 44-45. Voir aussi sur le site de la ville d'Arles
  17. ↑ Charles LenthĂ©ric (prĂ©citĂ©, p. 259), prĂ©cise que : « la lutte a durĂ© prĂšs de cent ans Â»
  18. ↑ Cette querelle savante, qui opposa notamment le pĂšre jĂ©suite Albert DauguiĂšres (qui, aprĂšs Rebattu et avec l'abbĂ© FlĂ©che, penchait pour une Diane) et Claude Terrin (qui, avec Gravenol et SĂ©guin, penchait pour une VĂ©nus) est notamment rapportĂ©e par Charles LenthĂ©ric (prĂ©citĂ©, p. 259 et 260), par Jean-Julien Estrangin, Études archĂ©ologiques, historiques et statistiques sur Arles, Aubin Ă©diteur, 1838, pp. 56 et 57, par Louis Jacquemin, op. cit., pp. 355.364 Cf. Bibliographie (infra) et par Wilhelm FrƓhner, op. cit., 1878, pp. 179.182 (Cf. Bibliographie infra). Voir Ă©galement area-archives.org : La VĂ©nus d'Arles
  19. ↑ Il fut Ă©galement remarquĂ© qu'en gĂ©nĂ©ral, les reprĂ©sentations de Diane n'avaient pas les jambes embarrassĂ©es de draperie, ni le corps Ă  moitiĂ© dĂ©nudĂ©, selon Ludovic Lalanne, Correspondance de Roger de Rabutin, Tome v, 1859, p. 625
  20. ↑ Aubin-Louis Millin, Voyage dans les dĂ©partements du midi de la France, tome III, 1807, p 500
  21. ↑ Antoine Magnin relata en vers comment le roi fut conduit Ă  trancher en faveur de VĂ©nus (Le triomphe de VĂ©nus, Mercure Galant, avril 1665, pp. 149.162)
  22. ↑ Selon Jean-Julien Estrangin, op. cit. p. 57
  23. ↑ Louis Jacquemin s'en Ă©tonne ainsi : « nous ne saurions expliquer comment il se fait qu'en dĂ©pit de l'Ă©clatante publicitĂ© donnĂ©e Ă  l'arrĂȘt donnĂ© par Girardon et ses confrĂšres, les ArlĂ©siens eussent refusĂ© d'admettre comme une vĂ©ritĂ© ce qui, alors, Ă©tait regardĂ© comme le sentiment universel Â», op. cit., p. 365
  24. ↑ Claude Terrin, deux ouvrages de 1680 et 1697, in Bibliographie (infra)
  25. ↑ a et b Jules FormigĂ©, op. cit., p. 658
  26. ↑ Outre deux des danseuses on a Ă©galement retrouvĂ© lors des premiĂšres fouilles, le torse d'Auguste, un silĂšne appuyĂ© sur une outre et une statue de Jupiter - Sur le site de la ville d'Arles
  27. ↑ Fred S. Kleiner souligne que Arles, Ă©rigĂ©e en colonie romaine en 46 av. JC pour avoir soutenu CĂ©sar tandis que Massilia (Marseille) avait plutĂŽt soutenu PompĂ©e, a Ă©tĂ© rĂ©compensĂ© de nombreuses façons : "Gallia Graeca, Gallia Romana and the Introduction of Classical Sculpture in Gaul", American Journal of Archaeology, 77 .4, octobre 1973, p. 387f.
  28. ↑ Jules FormigĂ©, op. cit., p. 663
  29. ↑ Voir une reconstitution du thĂ©Ăątre d'Arles laissant apparaĂźtre l'emplacement de la statuaire Arles, le thĂ©Ăątre antique ainsi que le plan du thĂ©Ăątre et les Ă©lĂ©ments du dĂ©cors dĂ©gagĂ©s Le thĂ©Ăątre romain d'Arles. Également la statuaire exposĂ©e au MusĂ©e de l'Arles et de la Provence antique Arles - Le musĂ©e de l’Arles antique.
  30. ↑ Dans la biographie de l'Ă©vĂȘque Hilaire, il est mentionnĂ© l'affaire du diacre Cyrille qui a reçu un bloc de marbre sur le pied quand il Ă©tait en train d'enlever sur ordre d'Hilaire, le dĂ©cor du thĂ©Ăątre pour rĂ©utiliser les pierres pour la construction des basiliques
  31. ↑ Wilhelm FrƓhner rapporte aussi cette derniĂšre hypothĂšse qu'il source avec prĂ©cision, op. cit. p. 180 (Cf. Bibliographie infra)
  32. ↑ Op. cit. pp. 250.251
  33. ↑ Dans leur Dictionnaire, Ch. Daremberg et E. Saglio (1877) prĂ©cisent dĂ©jĂ  : « La VĂ©nus d'Arles, oĂč l'on reconnaĂźt gĂ©nĂ©ralement la copie d'une Ɠuvre de PraxitĂšle. Â» Charles LenthĂ©ric fait le mĂȘme constat (prĂ©citĂ©, p. 252). Idem pour Adolf FurtwĂ€ngler (infra) et, plus contemporain, pour Alain Pasquier (infra)
  34. ↑ Son existence est Ă©voquĂ©e dans plusieurs textes grecs anciens. Par exemple Pausanias, Description de la GrĂšce [dĂ©tail des Ă©ditions] [lire en ligne].
  35. ↑ Selon la formulation de JĂ©rome Farssac
  36. ↑ Selon la formulation, ou une formulation semblable de JĂ©rome Farssac, ibid
  37. ↑ 3dsrc.com : Aphrodite, dite "VĂ©nus d’Arles"
  38. ↑ a et b Selon le site education.louvre.fr
  39. ↑ Ce point est rappelĂ© dans la prĂ©sentation de la VĂ©nus que fait Le Louvre sur son site (prĂ©citĂ©). Brunilde Sismondo Ridgway qui est la plus critique concernant cette attribution, constate Ă©galement que tĂȘte est praxitĂ©lienne ("L'Aphrodite d'Arles" American Journal of Archaeology, vol. 80, no 2, printemps 1976, p. 147)
  40. ↑ Ainsi de la tĂȘte Kaufmann (Le Louvre); la tĂȘte Leconfield (Petworth House) et la VĂ©nus de Martres (MusĂ©e des antiques de Toulouse)
  41. ↑ Claude Rolley qualifie certaines des anecdotes qu'on y trouve de « douteuses Â», La Sculpture grecque, vol. II : La pĂ©riode classique, Picard, Manuels d'art et d'archĂ©ologie antiques, 1999 (ISBN 2-7084-0506-3), p. 243 ; et Alain Pasquier invite Ă  les considĂ©rer « avec la plus grande des prudences Â», « Ă‰lĂ©ments de biographie Â» in catalogue de l'exposition au musĂ©e du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, p. 21.
  42. ↑ AthĂ©nĂ©e, Deipnosophistes [dĂ©tail des Ă©ditions] [lire en ligne] (XIII, §590). Traduction de Marion Muller-Dufeu et Pline, Histoire naturelle (XXXVI, 20). Ainsi PhrynĂ©, « lors de la fĂȘte des Éleusinies et lors de celle de PosĂ©idon, retira ses vĂȘtements et dĂ©fit ses cheveux devant tous les Grecs assemblĂ©s et plongea dans la mer ; d'aprĂšs elle, Apelle peignit l’Aphrodite AnadyomĂšne ; et le sculpteur PraxitĂšle, son amant, sculpta sur son modĂšle l’Aphrodite de Cnide Â».
  43. ↑ Alciphron, Lettres de pĂȘcheurs, de paysans, de parasites et d’hĂ©taĂŻres (frag. 3).
  44. ↑ Pausanias Ă©voque deux portraits dont l'un situĂ© Ă  Thespie, l'autre un bronze dorĂ© consacrĂ© par PhrynĂ© elle-mĂȘme Ă  Delphes, Description de la GrĂšce, IX, 27, 5 et X, 15, 1
  45. ↑ On a voulu reconnaĂźtre les portraits dont parle Pausanias dans la VĂ©nus de Townley, dans la tĂȘte de la Tour des Vents (Cf. illustration sur WimĂ©dia commons) ou celle d'Arles (au MusĂ©e de l'Arles de la Provence antiques, FAN 92.OO.405).
  46. ↑ a et b Son existence est Ă©voquĂ©e par exemple Pausanias, Description de la GrĂšce [dĂ©tail des Ă©ditions] [lire en ligne]. L'auteur note l'existence Ă  Thespies en BĂ©otie (GrĂšce centrale) d'un groupe composĂ© d'Éros, de PhrynĂ© et d'Aphrodite. Notamment : (IX, 27, 5) « áŒÎœÏ„αῊΞα Îșα᜶ Î±áœÏ„ÎżáżŠ ΠραΟÎčÏ„Î­Î»ÎżÏ…Ï‚ áŒˆÏ†ÏÎżÎŽÎŻÏ„Î· Îșα᜶ ΊρύΜης ጐστ᜶Μ ΔጰÎșώΜ, Î»ÎŻÎžÎżÏ… Îșα᜶ áŒĄ ΊρύΜη Îșα᜶ áŒĄ ΞΔός Â» (« LĂ  [Ă  Thespies], de PraxitĂšle lui-mĂȘme, se trouvent une Aphrodite et une statue de PhrynĂ©, toutes les deux en marbre, PhrynĂ© et la dĂ©esse Â»). Voir Ă©galement Pline l'Ancien, Histoire naturelle (XXXVI, 20).
  47. ↑ Furtwaengler l'identifie dans la VĂ©nus Richelieu (Le Louvre), Meisterwerke, p. 552-553.
  48. ↑ Sur le mini-site du Louvre (prĂ©citĂ©) Alain Pasquier rĂ©sume cette question clairement : « S'agirait-il d'une rĂ©plique de la statue d'Aphrodite qui se dressait Ă  cĂŽtĂ© du portrait de PhrynĂ© dans le sanctuaire de Thespies tel que le narre Pausanias ou bien sommes nous en face d'un reprise de l'Aphrodite vĂ©tue qu'avaient choisi les habitants de l'Ăźle de Cos tandis que les cnidiens optaient pour le modĂšle dĂ©vĂȘtu ? Â»
  49. ↑ Histoire naturelle (XXXIV, 69)
  50. ↑ La transcription de Pline a pu donner lieu Ă  de multiples interprĂ©tations. Cf. Jean-Luc Martinez, Jean-Luc Martinez, « Les Ɠuvres attribuĂ©es Ă  PraxitĂšle Â», dans Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez, PraxitĂšle. Catalogue de l'exposition au musĂ©e du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, Ă©ditions du Louvre & Somogy, Paris, 2007, p. 31
  51. ↑ Adolf FurtwĂ€ngler, Meisterwerke der Griechisclien Plaetlk. Knnstgescliiclitliclie Untersncliungen. Gr. in- 8 de xvi-767 p., Leipzig et Berlin, Giesecke et Devrienl, 1893.
  52. ↑ Et à sa suite Giulio Emanuele Rizzo en 1932
  53. ↑ Alain Pasquier qui semble avoir rĂ©digĂ© les commentaires accompagnant le mini-site du Louvre sur l'exposition PraxitĂšle (prĂ©citĂ©) souligne Ă  propos de la VĂ©nus d'Arles « ce dĂ©voilement progressif repose sur l'idĂ©e moderne de la pudeur et ne peut ĂȘtre retenu comme un critĂšre de datation Â»
  54. ↑ RapportĂ© par Pasquier, « PraxitĂšle au Louvre : parti pris d’une exposition Â».
  55. ↑ DĂšs 1894, Salomon Reinach discutait certains Ă©lĂ©ments de cette chronologie sans remettre fonciĂšrement en cause le rattachement Ă  PraxitĂšle (56. Furtwaengler, Les chefs-d'Ɠuvre de l'art grec in Revue critique d'histoire et de littĂ©rature, n° 6, fĂ©vrier 1894)
  56. ↑ Évoquant l'ensemble des Ɠuvres rattachĂ©es Ă  PraxitĂšle, les conservateurs du Louvre soulignent : « Cette vision gĂ©nĂ©reuse en termes d’attribution, est aujourd’hui largement remise en cause par les chercheurs et la prĂ©sentation d’une grande majoritĂ© des rĂ©pliques connues des Ɠuvres citĂ©es ci-dessus permet d’approfondir les Ă©tudes de ces diffĂ©rents types statuaires, dont tous ont en commun le mĂȘme problĂšme, Ă  savoir leur introduction dans l’Ɠuvre de PraxitĂšle Â» in Dossier de presse de l'exposition PraxitĂšle du 23 mars au 18 juin 2007 : V-PraxitĂšle, une carriĂšre ? Une dĂ©marche du XIXe siĂšcle, p. 5.
  57. ↑ Alain Pasquier, Jean-LucMartinez (dir.), Michel Amandry, Michael Benet, GeneviĂšve Bresc-Bautier, et al, PraxitĂšle. Exposition, Paris, musĂ©e du Louvre, 23 mars - 18 juin 2007 (catalogue de l'exposition), MusĂ©e du Louvre Éditions Somogy, Paris, 2007, 456 p.
  58. ↑ Les auteurs citent (p. 14) : The Art of Praxiteles, The Development of Praxiteles’ Workshop and its Cultural Tradition until the Sculptor’s Acme [364-1 BC] , Rome 2004
  59. ↑ Les auteurs citent (p. 14) : Fourth-Century Styles in Greek Sculpture, University of Wisconsin Press 1997, 261-267
  60. ↑ Alain Pasquier rapporte cette thĂšse sur le mini-site du Louvres (prĂ©citĂ©) ajoutant pour nuancer « mĂȘme si une statuette de terre cuite bien antĂ©rieure rappelle le type statuaire de la vĂ©nus d'Arles Â»
  61. ↑ Alain Pasquier signale qu'un torse du mĂȘme modĂšle exposĂ© au musĂ©e d'AthĂšnes en proviendrait (ce qui reste incertain) qui serait le prototype crĂ©Ă© pour cette fonction, in Dossier de presse de l'exposition PraxitĂšle du 23 mars au 18 juin 2007 : La VĂ©nus d'Arles, p. 19.
  62. ↑ Op. cit. p. 264
  63. ↑ Cf. catalogue prĂ©citĂ©, p. 28
  64. ↑ C'est le Premier consul de la ville d'Arles, le marquis Gaspard de Grille d’Estoublon, qui l'offrit officiellement au Roi et reçu en retour la mĂ©daille d'or reprĂ©sentant la croix de Saint-Louis (Cf. R. Venture, « L’affaire de la VĂ©nus Â», op. cit., pp. 44-45). Voir aussi sur le site de la ville d'Arles L'affaire de la VĂ©nus. C'est cependant le sculpteur Jean Dedieu qui se chargera du transport (Cf. area-archives.org : La VĂ©nus d'Arles). L'architecte Ă©rudit, Claude Terrin, pour sa part, reçu du roi une copie de la statue restaurĂ©e en marbre de carrare, exĂ©cutĂ©e par Girardon au sixiĂšme de sa grandeur en remerciement de sa contribution Ă  la caractĂ©risation de la VĂ©nus (selon Louis Jacquemin, op. cit., p. 365). (Cf. infra)
  65. ↑ Le Marquis de Dangeau raconte dans son Journal que, ce jour-lĂ , on plaça dans la Galerie une statue nommĂ©e "la VĂ©nus d'Arles" (Philippe de Courcillon, marquis de Dangeau, Journal du marquis de Dangeau, publiĂ© en entier pour la premiĂšre fois
, Firmin-Didot, 1854-1860, 19 vol.* [Clermont-Ferrand, Paleo, 2002, 1 vol. paru]). Cf. Ă©galement, Thierry Sarmant, Les demeures du soleil. Louis XIV, Louvois, et la surintendance des bĂątiments du Roi, Editions Champ Vallon, 2003, pp. 223 et s.
  66. ↑ Un document semblable a circulĂ© lors de l'exposition et du colloque « Vrai ou Faux, acte III, La beautĂ© rĂ©parĂ©e, Les critĂšres de l’authenticitĂ© Â», ayant eu lieu les 11 et 12 janvier 2008 Ă  Drouot Montaigne, Ă  l'initiative de la ConfĂ©dĂ©ration europĂ©enne des experts d'art (CEDEA) [4]
  67. ↑ Girardon prĂ©senta au roi un petit modĂšle en cire de son interprĂ©tation de la VĂ©nus. Cf. Mercure galant, aoĂ»t 1684, p. 319-321
  68. ↑ Pour plus de dĂ©tails voir par exemple Jules FormigĂ©, « Note sur la VĂ©nus d'Arles Â», dans Comptes-rendus de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres no 39 (1911), p. 662
  69. ↑ a, b et c Extrait du catalogue de l’exposition « PraxitĂšle : un choix romain Â», MusĂ©e du Louvre, 23 mars-18 juin 2007
  70. ↑ Dans leur Dictionnaire (prĂ©citĂ©), Ch. Daremberg et E. Saglio font l'hypothĂšse suivante : « La VĂ©nus d'Arles (...) occupĂ©e Ă  sa toilette, tenait un miroir dans la main gauche et de la droite elle arrangeait les boucles de sa chevelure Â» (ce qui contredit la version de la pomme retenue par Girardon tout en confirmant un hypothĂ©tique miroir) PrĂ©sentation selon Louis SĂ©chan
  71. ↑ Voir aussi, par exemple, l'Aphrodite conservĂ© au Ephesus Museum (Turquie) [5]
  72. ↑ Selon le site education.louvre.fr/
  73. ↑ Dossier de presse de l'exposition « PraxitĂšle Â» de 2007, Le Louvre, p. 19
  74. ↑ Selon Jean-Julien Estrangin, Études archĂ©ologiques, historiques et statistiques sur Arles, Aubin Ă©diteur, 1838, p. 57. Cette reprĂ©sentation Ă©voque en fait la « VĂ©nus victorieuse Â» (VĂ©nus Victrix). Un Ă©rudit du XIXe siĂšcle, Aubin-Louis Millin, argumente cette vision : « les ArlĂ©siens dont la colonie prend le nom de Julienne, auront consacrĂ© cette image de la dĂ©esse Â» qu'on regarde, dit-il, « comme la souche de la famille Julia, dans laquelle Auguste avait Ă©tĂ© adoptĂ© Â», puisque la statue a Ă©tĂ© « exĂ©cutĂ©e au temps de cet empereur Â», et dĂ©couverte avec une statue gĂ©ante de celui-ci (Cf. supra). Comme Visconti, l'auteur relĂšve que c'est cette image qui prĂ©vaut sur les mĂ©dailles de l'Ă©poque. (Cf. Voyage dans les dĂ©partements du midi de la France, tome III, 1807, pp. 500 et 501). En 1878, Wilhelm FrƓhner rappelle d'ailleurs que « le culte de la VĂ©nus dans la ville d'Arles [] s'appelait « colonia Jidia Arelatensis Â» Â», « Jidia Â» pour « Julia Â», dont la famille « descendait, d'aprĂšs la lĂ©gende, en droite ligne de VĂ©nus et d'Anchise Â» (op. cit., p. 180. Cf. Bibliographie)
  75. ↑ Selon Louis Jacquemin, op. cit., p. 370
  76. ↑ Jules FormigĂ©, « Note sur la VĂ©nus d'Arles Â», dans Comptes-rendus de l'AcadĂ©mie des Inscriptions et Belles-Lettres no 39 (1911), pp. 663 et 664. L'auteur, qui observe que l'amorce du bras droit a Ă©tĂ© substantiellement modifiĂ© par Girardon pour rendre plausible son interprĂ©tation, s'inspire aussi d'une vĂ©nus exposĂ©e au musĂ©e d'Agen et dĂ©couverte en 1876 au Mas-d'Agenais qu'il juge ressemblante et dont le bras devait redescendre vers le drapĂ© (Voir la VĂ©nus du Mas)
  77. ↑ NĂ©anmoins, une charmante vĂ©nus drappĂ©e dite « Richelieu Â» ou « de PraxitĂšle Â» porte une pomme dans la main droite (Le Louvre) [6] mais, dans l'autre main, l'hypothĂšse qu'il aurait pu s'agir aussi bien d'un miroir que d'un flacon d'huile est Ă©voquĂ©e dans une vieille notice du MusĂ©e du Louvre : Wilhelm FrƓhner, Notice de la sculpture antique du MusĂ©e national du Louvre, Vol. 1, Charles de Mourgues frĂšres, 1878, p. 179
  78. ↑ QuatremĂšre de Quincy, secrĂ©taire perpĂ©tuel de l'AcadĂ©mie des Beaux-Arts, s'y opposa finalement parce que cette restauration butait sur trop d'incertitudes, notamment le fait de trancher si la VĂ©nus de Milo faisait ou non partie d'un groupe statuaire. L'une des hypothĂšses rĂ©pondant par la nĂ©gative envisageait d'adjoindre Ă  la VĂ©nus de Milo les fragments d'un bras et d'une main tenant une pomme, composĂ©s du mĂȘme marbre et retrouvĂ©s au mĂȘme endroit (Selon FĂ©lix Ravaisson, La VĂ©nus de Milo, Hachette, 1871, pp. 27-28). Reste que le bras droit et la cassure du nez ont bien Ă©tĂ© retaillĂ©s pour y recevoir les deux bras qu'avait prĂ©vu d'y mettre le sculpteur Lange, responsable de l'atelier sculpture et de marbre du Louvre, ainsi qu'un nez qui, finalement, fut effectivement reconstituĂ© en plĂątre : Jean-Luc Martinez Les secrets de la VĂ©nus de Milo. Voir aussi RestaurĂ©e, la VĂ©nus de Milo prend une nouvelle place au Louvre.
  79. ↑ Ainsi, relatant l'exposition PraxitĂšle de 2007 (supra), StĂ©phane GuĂ©gan s'arrange pour ne pas citer la vĂ©nus, pourtant choisie pour illustrer l'exposition, dans un long article, qui en Ă©nonce clairement la raison : « le parcours du Louvre s’intĂ©resse d’abord aux piĂšces les plus cĂ©lĂ©brĂ©es, l’Aphrodite de Cnide, l’Apollon Sauroctone ou le Satyre au repos, avant d’aborder la descendance du maĂźtre, plus ouverte nĂ©cessairement dĂšs qu’on s’écarte des simples imitations ou des dĂ©testables restaurations Â», La Tribune de l'Art, 9 avril 2007 [7]. Une attitude qui peut cependant s'Ă©clairer de la remarque de "Lunettes Rouges", un blog du Monde, qui Ă©crit : « La plus belle Aphrodite de Cnide, la plus belle VĂ©nus d’Arles ne peut reluire au milieu d’un alignement indigeste de ses sƓurs inĂ©gales Â» [8].
  80. ↑ On avance le fait que la VĂ©nus de Milo, dont on aperçoit la naissance du postĂ©rieur (contrairement Ă  la VĂ©nus d'Arles), dĂ©gage une voluptĂ© avec une pose plus lascive propre Ă  la pĂ©riode hellĂ©nistique, plus en phase avec les mƓurs lĂ©gĂšres de notre Ă©poque et sur laquelle l'absence de bras permet de mieux se focaliser. Également le fait que la VĂ©nus de Milo sera mieux mĂ©diatisĂ©e car son avĂ©nement coĂŻncide avec une Ă©poque qui connaĂźtra les dĂ©buts de l'internationalisation des communications, la photographie et la culture de masse [rĂ©f. nĂ©cessaire]
  81. ↑ Pour Charles LenthĂ©ric, par exemple (prĂ©citĂ©, p. 251 et 252) : « l'on ne saurait trop dĂ©plorer la pitoyable rĂ©paration dont elle a Ă©tĂ© l'objet (...) on l'a dotĂ©e de bras et de mains vulgaires dont elle paraĂźt assez embarrassĂ©e (...) et la belle anadyomĂšne a ainsi un faux air de maniĂ©risme aussi peu grec que possible Â»
  82. ↑ Pour l'Ă©crivain Paul MariĂ©ton (prĂ©citĂ©), qui par ailleurs loue sa beautĂ© divine, « Elle n'aura son rang, parmi les divinitĂ©s de l'art, qu'aprĂšs qu'on l'aura dĂ©pouillĂ©e des restaurations pompeuses de Girardon Â» (La Provence Grecque VII, in La Terre provençale, Journal de route, mai 1890), tandis que pour l'ingĂ©nieur-historien-gĂ©ographe Antoine HĂ©ron de Villefosse, la restauration de Girardon est un vĂ©ritable « sabotage artistique Â» (selon RĂ©my de Gourmont, Arlequin de marbre, in Le Vase magique, Le Divan, 1923)
  83. ↑ Pour Jules FormigĂ© qui Ă©numĂšre une Ă  une toutes les imperfections de la restauration, « le dĂ©sastre est complet Â» et il conclut : « ...si la vĂ©nus d'Arles, tant vantĂ©e jadis, a produit de nos jours bien des dĂ©ceptions, cela n'est dĂ» qu'Ă  sa dĂ©sastreuse restauration Â» (ouvrage prĂ©citĂ©, p. 662 et 663)
  84. ↑ Jules FormigĂ© note ainsi : « ...pour effacer les Ă©raflures, tout l'ensemble a Ă©tĂ© grattĂ©, aplati et appauvri d'une façon dĂ©plorable Â» (ouvrage prĂ©citĂ©, p. 662)
  85. ↑ Évoquant, entre autres, la restauration de la VĂ©nus d'Arles par Girardon, Jean-Baptiste de Clarac et Alfred Maury soulignent ainsi que « plus d'une statue eut Ă  souffrir de restaurations faites en Italie et en France mĂȘme par des sculpteurs de grand talent mais qui n'avaient pas le sentiment de l'antique Â» (MusĂ©e de sculpture antique et moderne, tome III, 1850, p. 40)
  86. ↑ DĂ©jĂ  au milieu du XIXe siĂšcle, FĂ©lix-SĂ©bastien Feuillet de Conches conclue Ă  propos de la VĂ©nus d'Arles : « on commence Ă  comprendre de nos jours que tous ces rhabillages sont autant de profanations Â» (Causeries d'un curieux : variĂ©tĂ©s d'histoire et d'art tirĂ©es d'un cabinet d'autographes et de dessins. Tome 1. H. Plon (Paris). 1857-1864, p. 433)
  87. ↑ Pour Louis Jacquemin qui pourtant la trouvait moins belle que la VĂ©nus de Milo (supra): « MalgrĂ© les suffrages savants de la plupart de nos archĂ©ologues, malgrĂ© l'estime gĂ©nĂ©ralement professĂ©e en faveur de toutes les VĂ©nus qui trĂŽnent au Capitole, on ne saurait nier que celle d'Arles ne soit au premier rang des sculptures antiques Â» (« Monographie du thĂ©Ăątre antique d'Arles Â», Typographie Dumas et Dayre, Arles, tome II, Chapitre VI, 1863, p. 368) et J.-F. A. Perrot la situait Ă©galement : « Au premier rang des statues antiques qui ornent aujourd'hui le MusĂ©e de la capitale Â» (« Lettres sur Nisme et le midi : histoire et description des monuments antiques du midi de la France Â», 1840, p. 47). Au XIXe siĂšcle la comparaison avec la VĂ©nus de Milo est frĂ©quente mais si pour Louis Batissier, archĂ©ologue, inspecteur des monuments historiques et critique d’art, il s'agit de « deux chefs-d'Ɠuvre Â» qui se diffĂ©rencient par leur style (Sur Phidias et Michel-Ange, in L'Artiste, 1837, p. 3), Jules FormigĂ© insiste sur ce qui les rapproche : « il est certain que la VĂ©nus d'Arles prĂ©sente bien des ressemblances avec la VĂ©nus de Milo, surtout pour la tĂȘte et le torse, dont elle rappelle la majestueuse plĂ©nitude Â» (op. cit., p. 664)
  88. ↑ Selon l'Ă©crivain et critique d'art ThĂ©ophile Gautier, Étude sur les MusĂ©es (prĂ©citĂ©e), in Tableaux Ă  la plume, G. Chaupentieu, Paris, 1880, p. 77
  89. ↑ Marie Françoise Ousset "La femme dans l’art" ConfĂ©rence-projection 24 mai 2007
  90. ↑ Selon Charles LenthĂ©ric (prĂ©citĂ©, p. 251)
  91. ↑ Selon Charles LenthĂ©ric (prĂ©citĂ© p. 251), qui prĂ©cise que « la tĂšte et la coiffure sont irrĂ©prochables et n'ont jamais Ă©tĂ© surpassĂ©es Â» tandis que Louis Jacquemin constate admiratif : « Voyez de quelle majestĂ© se trouve empreint ce beau visage au front de neige Â», op. cit., p. 369. Louis Viardot juge lui aussi que la VĂ©nus d'Arles est « remarquable par la beautĂ© de la tĂšte ornĂ©e de gracieuses bandelettes Â» (Les merveilles de la sculpture, Hachette, Paris, 1869, p. 91). Pour sa part, le romancier Gaston Leroux, par le biais de l'un de ses personnages, retient « les fossettes de la VĂ©nus d'Arles Â» (La double vie de ThĂ©ophraste Longuet, BibliothĂšque Marabout, Paris, 1978, XXXIII, p. 484)
  92. ↑ Ainsi, pour Louis Jacquemin cette VĂ©nus « passe a bon droit pour l'un des plus riches joyaux artistiques de la France. Moins belle que celle de Milo, dont nous lui souhaitons la gorge et les Ă©paules, elle est Ă  coup sĂ»r plus divine que celle de MĂ©dicis Â», op. cit., p. 370.
  93. ↑ Selon le mĂȘme Louis Jacquemin, « C'est la femme telle que la conçoivent certaines natures bien douĂ©es ; la femme avec tout le cortĂšge de ses perfections, de ses Ă©lĂ©gances, de sa souplesse et de sa grĂące Â» (op. cit., p. 369), tandis que J.-F.- A. Perrot s'exclame : « Que de moelleux dans ces contours ! que de voluptĂ© dans tout ce corps ! Â» (op. cit., p. 48)
  94. ↑ Pour l'Ă©crivain Paul MariĂ©ton, qui qualifie sa beautĂ© de « rayonnante Â» elle est une « crĂ©ation divine, Ă  la gracilitĂ© harmonieuse Â» et « si elle a moins de majestĂ© que la VĂ©nus de Milo, sa spiritualitĂ© est d'essence supĂ©rieure, comme sa jeunesse Â» (La Provence Grecque VII , in La Terre provençale, Journal de route, mai 1890), tandis que pour le couturier Christian Lacroix, ancien de l'École du Louvre, La VĂ©nus d'Arles est « tellement plus Ă©mouvante que celle de Milo Â» (Bellagamba-PrĂ©face, 2004)
  95. ↑ L'ayant admirĂ© Ă  l'exposition PraxitĂšle 2007 (supra), voici ce qu'en dit un admirateur Ă©clairĂ© sur le blog du quotidien Le Monde en avril 2007 [9] : « Celle d’Arles a ma prĂ©fĂ©rence. La tĂȘte portant Ă  gauche avec ce regard des dieux qui traverse tout ce qu’ils voient, une coiffure rangĂ©e vers l’arriĂšre qui dĂ©gage l’ovale serein du visage, les lĂšvres pleines sous le nez droit qui conduit le regard tout droit vers la nuditĂ© de la poitrine, les seins jumeaux fermes et le sillon juvĂ©nile qui descend au nombril, les hanches rondes n’ayant jamais portĂ© d’enfant. Â»
  96. ↑ Elle arrive au Louvre le 13 janvier 1798 (AN.-E. Agard, Le MusĂ©e Lapidaire d'Arles, Imprimerie gĂ©nĂ©rale du sud-ouest, j. Castanet, janvier 1924, p. 16)
  97. ↑ RĂ©fĂ©rences actuelles Ă  l'inventaire : MR 365, Ma 469
  98. ↑ En 1957, une photo tĂ©moigne de cet emplacement avantageux pour la VĂ©nus d'Arles, situĂ©e dans une grande loge au centre d'une prĂ©sentation monumentale dĂ©diĂ©e Ă  PraxitĂšle, entourĂ©e d'Ɠuvres rattachĂ©es au maĂźtre : l'Apollon sauroctone et Diane de Gabies. À voir sur le site du MinistĂšre de la Culture (base Arcade -mĂ©moire). Voir aussi [10]. Des cartes postales datant d'avant la seconde guerre mondiale tĂ©moignent Ă©galement de cette prĂ©sentation monumentale [11]. Par comparaison, voir une prĂ©sentation plus simple sur le site du ministĂšre de la Culture, probablement plus ancienne puisque le clichĂ© est l'Ɠuvre de la maison Goupil, un cĂ©lĂšbre Ă©diteur-imprimeur parisien actif de 1827 Ă  1920 selon le site etudesphotographiques.revues.org
  99. ↑ La VĂ©nus d'Arles illustrait l'affiche de l'exposition et semblait rĂ©sumer Ă  elle seule tous les questionnements Ă  propos des Ɠuvres praxitĂšliennes et praxĂšlisantes. D'autres Ɠuvres Ă©taient mises en lumiĂšre comme le satyre de Mazara del Vallo. L'exposition eut lieu dans le hall NapolĂ©on du 23 mars au 18 juin 2007, sous la direction d'Alain Pasquier, conservateur gĂ©nĂ©ral du DĂ©partement des antiquitĂ©s grecques, Ă©trusques et romaines et Jean-Luc Martinez, conservateur PrĂ©sentation flash de l'exposition illustrĂ©e par la VĂ©nus.
  100. ↑ La vĂ©nus d'Arles Ă©tait jusqu'en juillet 2010 dans les rĂ©serves du MusĂ©e du Louvre (Denon, Rez-de-chaussĂ©e, Cour du Sphinx, Salle 31) non ouvertes au public. Cf. sur le site du Louvre
  101. ↑ Jean-Luc Martinez souligne ainsi que « la VĂ©nus pĂšse plus de 800 kg, et est trĂšs fragile car elle a des restaurations du XVIIe siĂšcle : la dĂ©placer est donc dĂ©licat Â». Cf. ConfĂ©rence «L’art grec au musĂ©e du Louvre : des salles permanentes aux expositions temporaires Â» du 14 juin 2006 Ă  l’Institut franco-japonais de Tokyo Version retranscrite et modifiĂ©e p. 8
  102. ↑ L'exposition PraxitĂšle (rĂ©duite) s'est ensuite portĂ©e Ă  AthĂšnes tandis que la VĂ©nus d'Arles partait de son cĂŽtĂ© pour PĂ©kin, pour une exposition sur la culture et l'histoire grecque (12 juillet/9 novembre 2007) [12], puis au MusĂ©e national de Singapour (9 dĂ©cembre 2007/16 mars 2008). Sur le site asiaone.com (en) (traduit en français) l'arrivĂ©e et le dĂ©ballage de la VĂ©nus Ă  Singapour. PrĂ©cĂ©demment, la vĂ©nus Ă©tait prĂ©sente en 2006 Ă  Tokyo Ă  l'exposition "La GrĂšce classique au Louvre" [13]
  103. ↑ « au grand dam de certains arlĂ©siens Â» conclue une blogueuse Ă  propos de l'exposition De l’esclave Ă  l’empereur, l’art romain dans les collections du musĂ©e du Louvre, MusĂ©e dĂ©partemental Arles antique, du 20 dĂ©cembre 2008 au 3 mai 2009. Cf. [14]
  104. ↑ Elle a Ă©té«  toilettĂ©e Â» selon une technique douce, avec des compresses buvard absorbant les impuretĂ©s et la saletĂ©, complĂ©tĂ© d'un gommage dĂ©licat (voir sur le Blog de la VĂ©nus. MusĂ©e du Louvre : Nettoyage de peau / Institut de beautĂ© et sur le magazine municipal d'Arles, Info Arles : Portrait - DĂ©eesse de haute couture in info Arles, N° 150, mars 2011, p. 24 (pdf)).
  105. ↑ Le MusĂ©e du Louvre a ouvert de nouvelles salles consacrĂ©es Ă  l'art grec classique et hellĂ©nistique dans l'aile Sully pour y placer au rez-de-chaussĂ©e la VĂ©nus de Milo (salle 16) et, notamment, les rĂ©pliques romaines des chefs-d’Ɠuvre disparus de la sculpture grecque : les nouvelles salles sur le site du Louvre et la visite en vidĂ©o commentĂ©e par J-L Martinez (directeur du dĂ©partement des antiquitĂ©s grecques du Louvre). La VĂ©nus d'Arles, prĂ©sentĂ©e seule sur un grand podium, se trouve dans la salle 15 prĂ©cĂ©dant celle de la VĂ©nus de Milo, toujours dans la mĂȘme galerie oĂč cependant AthĂ©na (dite Pallas de Velletri) a remplacĂ© MelpomĂšne dans la grande loge monumentale situĂ©e Ă  l'extrĂ©mitĂ© opposĂ©e de l'emplacement de la VĂ©nus de Milo : La VĂ©nus d'Arles vue de la salle de la vĂ©nus de Milo. À cette occasion, les deux VĂ©nus ont Ă©tĂ© « toilettĂ©es Â» (supra)
  106. ↑ En fait le principe en a Ă©tĂ© acceptĂ© par le directeur gĂ©nĂ©ral du Louvre et le directeur des AntiquitĂ©s qui a nĂ©anmoins lancĂ© une expertise afin de s’assurer que le transport est possible : Museon Arlaten (MusĂ©e FrĂ©dĂ©ric Mistral) in Informations fournies par MM. Schiavetti et Mourizard pour l'assemblĂ©e gĂ©nĂ©rale 2011 (amisduvieilarles.com, consultĂ© le 7 aoĂ»t 2011). En complĂ©ment : info Arles, N° 150, mars 2011, p. 2 et 24 (pdf)
  107. ↑ Un fournisseur amĂ©ricain propose d'ailleurs des copies, petites ou grandeur nature [15]
  108. ↑ En 2003, l'une des copies figurait dans une exposition itinĂ©rante "Les moulages du Louvre", par exemple, en extĂ©rieur, au Centre-Jaude Ă  Clermont-Ferrand [16]. En 2007, l’Atelier de moulage du Louvre proposait encore des copies de la VĂ©nus d'Arles en rĂ©sine faisant 2,10 m de hauteur (avec socle) [17] ainsi que des reproductions de la tĂȘte seule. Il faut maintenant faire appel aux fournisseurs privĂ©s et se contenter d'un format rĂ©duit [18]
  109. ↑ Cette derniĂšre est en fonte du Val d'Osne et fut Ă©rigĂ©e en 1909, comme la VĂ©nus de Mathurin Moreau, grĂące au legs de 135 000 F or que M. Auguste Giffard, conducteur des Ponts-et-ChaussĂ©es (†1893) fit Ă  la Ville d’Angers. Cf. sur le site Angers.fr, photo : DĂ©couvrir Angers : Angers en images, image n°6 et mention : Histoire d'Angers/Chroniques historiques/ Jardin du mail/...Un musĂ©e de plein air
  110. ↑ Notice no 00000105251, sur la base Joconde, ministĂšre de la Culture
  111. ↑ Cf. photo [19]
  112. ↑ Cf. photo sur WikimĂ©dia Commons
  113. ↑ Cf. photo (Galerie photos/Ɠuvres, n° 6) [20]
  114. ↑ Noce (Vincent), LibĂ©ration, samedi 6/dimanche 7 janvier 2001 LibĂ©ration : A quel sein se vouer
  115. ↑ Selon le site Fontesdart.org/Versailles en fonte
  116. ↑ Cette vĂ©nus, localisĂ©e aux chĂąteaux de Versailles et de Trianon est prĂ©sentĂ©e sur le site de la RĂ©union des MusĂ©es Nationaux comme tel [21]. En Ă©largissant la notion on pourrait Ă©voquer aussi, par exemple, la vĂ©nus du jardin de l'infante au Louvre [22], voire, la vĂ©nus dominant la Fontaine d'Aphrodite Ă  Nancy [23], etc.
  117. ↑ Ghraoui, Nada, Les petites bronzes des divinitĂ©s majeures de la Syrie romaine. Inventaire systĂ©matique et Ă©tude iconographique, ThĂšse en philosophie et lettres, orientation histoire de l'art et archĂ©ologie, UniversitĂ© Libre de Bruxelles, juin 2006. Selon lui, dix types iconographiques grecs classiques et hellĂ©nistiques Ă©taient liĂ©s aux reprĂ©sentations des figurines liĂ©es Ă  la dĂ©esse Aphrodite : « le type de la VĂ©nus d’Arles tenant le miroir et la pomme avec les variantes est reprĂ©sentĂ© sur 28 statuettes dont 19 nues et 9 mi-vĂȘtues Â»
  118. ↑ Depuis 1995. Elle Ă©tait auparavant exposĂ©e au MusĂ©e Lapidaire
  119. ↑ Sur la foi de la copie retrouvĂ©e, Antoine HĂ©ron de Villefosse (prĂ©citĂ©) dĂ©nonça le « rafistolage Â» de Girardon lors d'une communication qui convainquit un moment l'AcadĂ©mie des sciences dont il Ă©tait membre (selon RĂ©my de Gourmont, Arlequin de marbre, in Le Vase magique, Le Divan, 1923)
  120. ↑ 1995, selon Le Louvre PraxitĂšle-La VĂ©nus d'Arles, « Un moulage « originel Â» contre un « original Â» restaurĂ© Â», p. 3. On trouve le chiffre de 1997 dans un article de LibĂ©ration (note suivante)
  121. ↑ Dans son article de LibĂ©ration (prĂ©citĂ©), Vincent Noce Ă©crit : « La ville d'Arles a cependant conservĂ© un moulage de l'original, qui diffĂ©rait de l'Ɠuvre restaurĂ©e par Girardon, et pas seulement par l'absence de bras (...). Ce moulage a stupĂ©fiĂ© les spĂ©cialistes : la tĂȘte n'a pas la mĂȘme position et la poitrine est nettement plus volumineuse. Girardon fut ainsi accusĂ© d'avoir tordu la tĂȘte et rabotĂ© les seins de l'original. En 1997, des examens au scanner du moulage d'Arles ont rĂ©tabli la vĂ©ritĂ© : ce moulage du XVIIe siĂšcle, dĂ©jĂ  rudimentaire, avait Ă©tĂ© grossiĂšrement refait aprĂšs avoir Ă©tĂ© mutilĂ© Ă  la RĂ©volution. La tĂȘte a Ă©tĂ© mal raccordĂ©e, une poitrine avantageuse ajoutĂ©e. La statue de Girardon est en fait beaucoup plus proche de l'original. À Versailles, les deux modĂšles cĂŽte Ă  cĂŽte permettent immĂ©diatement de juger Â»
  122. ↑ Jean-Yves Blaise, Francesca De Domenico, Livio De Luca, Iwona Dudek, Principes pour un SystĂšme d’Informations Architecturales tridimensionnelles : le cas des vestiges du thĂ©Ăątre antique d’Arles, 2.2 Application; ProblĂ©matiques et objectifs [24]
  123. ↑ Seguin, Joseph, Les Antiquitez d’Arles in Librairie Livrarcheo, DerniĂšres acquisitions, deuxiĂšme trimestre 2008 et Estelle MathĂ©-Rouquette (infra)
  124. ↑ a et b DĂ©crivant la beautĂ© des ArlĂ©siennes, Ă  laquelle il n’a pas Ă©tĂ© insensible, Berenger prĂ©cise : « Joignez Ă  ces biens un jargon d’une naĂŻvetĂ©, d’une douceur infinie, des expressions caressantes, un accent sĂ©ducteur, l’usage des diminutifs les plus mignards ; et voyez si c’est Ă  tort que VĂ©nus Ă©toit anciennement la patronne des femmes d’Arles Â», Laurent Pierre BĂ©renger, Les SoirĂ©es provençales, Paris, Nyon, 1786, t.1, p.81-84.
  125. ↑ Selon Dominique Serena, directeur du musĂ©e Arlaten, communication au sĂ©minaire « L'artiste entre hĂ©ritage et crĂ©ation : Ingres et l'antique Â», Arles, 23-25 octobre 2006.
  126. ↑ DĂ©jĂ  en 1863, Louis Jacquemin rapporte cette tradition longtemps vivace Ă  Arles mais, dit-il, « empruntĂ©e sans doute Ă  quelque ville grecque Â», selon laquelle « PraxitĂšle voulant rĂ©aliser la beautĂ© absolue sous les traits d'une femme, rassembla dans son atelier trente des plus belles arlĂ©siennes qui lui fournirent, l'une un bras, l'autre une jambe, une autre une belle gorge, une quatriĂšme la figure, et que de toutes ces perfections pĂ©trie ensemble, il en tira le merveilleux chef-d'Ɠuvre qui fut la VĂ©nus d'Arles Â» (Op. cit., p. 360)
  127. ↑ a et b Selon une fiche sur la VĂ©nus, Ă©ditĂ©e sur le mini-site internet du Louvre, pour leur exposition consacrĂ©e Ă  PraxitĂšle (prĂ©citĂ©e)
  128. ↑ Comme le dit le mini-site du Louvre (prĂ©citĂ©) : « L’histoire de la Venus d’Arles apparaĂźt comme un formidable chassĂ©-croisĂ©, vieux de plus de trois siĂšcles, entre un marbre antique et ses copies modernes. Â»
  129. ↑ Le site internet d'une manufacture de cierges proche d'Arles rĂ©sume ce sentiment populaire Ă  propos d'une ArlĂ©sienne en cire qu'elle propose : « La VĂ©nus d'Arles [.../...] cette statue est offerte au roi Louis XIV, au plus grand dĂ©sespoir des habitants [.../...] Le mythe de l'ArlĂ©sienne est celui d'une absente regrettĂ©e mais prĂ©sente pour tous en chacune des ArlĂ©siennes de la ville Â» Ciergerie des PrĂ©montrĂ©s : l'ArlĂ©sienne
  130. ↑ Ce n'est toutefois qu'une supputation vraisemblable car on ne connaĂźt pas la source d'inspiration, probablement multiple, de la VĂ©nus d'Ille. A voir sur le site de l'AcadĂ©mie de Tours-OrlĂ©ans. Voir Ă©galement ce site sur MĂ©rimĂ©e oĂč figure la VĂ©nus [25].
  131. ↑ Alphonse Daudet raconte l'une de ses visites Ă  son ami F. Mistral : « .../...Rien n’était changĂ©. Toujours le canapĂ© Ă  carreaux jaunes, les deux fauteuils de paille, la VĂ©nus sans bras et la VĂ©nus d’Arles sur la cheminĂ© .../...». Le rĂ©cit est publiĂ© pour la premiĂšre fois dans L’ÉvĂ©nement du 21 septembre 1866 et repris dans le recueil des Lettres de mon moulin : "Le PoĂšte Mistral" [26].
  132. ↑ Op. cit. en Bibliographie (infra), Ă©galement rapportĂ© par Le Louvre PraxitĂšle - La VĂ©nus d’Arles, « Une nĂ©vrose fĂ©tichiste Â», p. 5
  133. ↑ Commentaire sous le tableau de Dumas sur le site du ministùre de la culture (base Joconde)
  134. ↑ Écrit en 1864, il sera publiĂ© dans « Les Filles d'Avignon Â» (Li Fiho d’Avignoun), en 1885. Le poĂšme est dĂ©diĂ© Ă  Paul ArĂšne et louĂ© par MallarmĂ©. Un contemporain d'Aubanel, Ludovic Le GrĂ©, souligne que lors de l'Ă©criture de cette « poĂ©sie fougueuse Â», le poĂšte Ă©tait dans des conditions des plus paisibles alors que l'ode Ă  la VĂ©nus d'Arles semble avoir Ă©tĂ© « enfantĂ©e dans un moment de fiĂšvre, et comme un jet de lave incandescente jaillir d'une explosion Â» (Le poĂšte ThĂ©odore Aubanel. RĂ©cit d'un tĂ©moin de sa vie, Librairie Victor Lecoffre, Paris, 1894, p. 143). NĂ©anmoins, ce poĂšme, considĂ©rĂ© comme licencieux, fut dĂ©noncĂ© par Roumanille Ă  l'archevĂȘque d'Arles. À voir sur un des sites consacrĂ©s Ă  l'auteur [27]
  135. ↑ Traduction en français de cet extrait :
    Ô douce VĂ©nus d'Arles ! Ô fĂ©e de jouvence !
    Ta beauté qui rayonne sur toute la Provence,
    Fait belles nos filles et sains nos jeunes gens !
    Sous cette chair brune, ĂŽ VĂ©nus ! Il y a ton sang,
    Toujours vif, toujours chaud. Et nos jeunes filles alertes,
    VoilĂ  pourquoi elles s'en vont la poitrine ouverte !
    Et nos gais jeunes hommes, voilĂ  pourquoi ils sont forts.
    Aux luttes des taureaux, de l'amour, et de la mort !...
    Et voilà pourquoi je t'aime, que ta beauté est mienne (m'ensorcelle),
    Et pourquoi, moi chrĂ©tien, je te chante, ĂŽ grande paĂŻenne !.
    * Pour le texte intĂ©gral : La Venus d'Arle in Li Fiho d'Avignoun traduit en français [28]
  136. ↑ Par exemple, s'adressant Ă  la VĂ©nus d'Arles : « Montre-nous tes bras nus, tes seins nus, tes flanc nus, montre-toi toute nue, ĂŽ divine VĂ©nus ! Ta beautĂ© t'habille mieux que ta robe blanche. Laisse, Ă  tes pied, tomber la robe qui autour de tes hanches s'enroule pour cacher ce que tu as de plus beau ! Â». Paul ArĂšne et Albert Tournier Ă©voquent cette relation particuliĂšre avec la VĂ©nus d'Arles (Des Alpes aux PyrĂ©nĂ©es : Ă©tapes fĂ©librĂ©ennes, E. Flammarion-Paris, 1892, pp. 207.215)
  137. ↑ Soumission Ă  la VĂ©nus d'Arles, poĂšme (9 pages), Mercure de France. N° 547, 1er avril 1921
  138. ↑ Traduction en français :
    Un essaim de jeunes filles tournoyait
    Et se tordait en danses ardentes
    Autour d'une statue de marbre qu'on appelait VĂ©nus
    Et elles rĂ©pĂ©taient en chƓur de leurs voix stridentes :
    Chantons Vénus, la grande déesse
    De qui vient tout le bonheur
    Chantons VĂ©nus la souveraine
    La MĂšre de la terre et du peuple d'Arles
  139. ↑ Ch. de Martrin-Donos, Les lis d’Entrevannes in LĂ©gendes et comptes de Provence, 1896
  140. ↑ Le Comte de Monte-Christo, vol. I (1845).
  141. ↑ MĂ©moires d'un touriste III, "Marseille/la Vie du jeune homme Ă  Marseille", Michel Levy frĂȘres, 1854, pp. 329/330. Voir Ă©galement une Ă©vocation dans le mĂȘme ouvrage, "Nimes/La VĂ©nus d'Arles, Ă©ditions Le divan, 1929, p. 255
  142. ↑ Lettres de madame de SĂ©vignĂ©, de sa famille et de ses amis, tome IV, p. 439, 1862
  143. ↑ A. Hugo, France pittoresque ou description pittoresque, topographique et statistique des dĂ©partements et colonies de la France, Delloye Ă©diteur, Paris, 1835, p. 209
  144. ↑ Selon elle, « nul n'Ă©gale la statue connue sous le nom de VĂ©nus d'Arles Â» (The Idler in France, A. and W. Galignani-Paris, 1841, p.18)
  145. ↑ Voyage en France, Éditions Mame, Tours 1862, p. 443
  146. ↑ Paul MariĂ©ton, La Provence Grecque, in La Terre provençale. Journal de route, VII, mai 1890, p. 137
  147. ↑ En flñnant à travers la France; Provence, Perrin, 1912
  148. ↑ Augustin Fabre, Histoire de la Provence, tome I, chapitre IV, Feissat ainĂ© et Demonchy, Marseille, 1833, p. 176 [lire en ligne]
  149. ↑ Au dĂ©tour de son tĂ©moignage, Bernard CitroĂ«n s'exclame : « Et c'est une apparition ! Un enchantement. L'image de la femme dans toute sa splendeur, la poĂ©sie devenue chair vivante, comme la VĂ©nus d'Arles Â» (Pueblo de alamos : la VĂ©nus d'Arles, in La conjuration de Javel, NEL, 1996, Partie 6, Chapitre III, p 255)
  150. ↑ La VĂ©nus d'Arles, Les dessous de la momie, 13, in La momie de PĂąques (roman-blog)
  151. ↑ CommuniquĂ© des nationalistes occitans
  152. ↑ RĂ©clamations des nationalistes occitans auprĂšs des autoritĂ©s politiques et du musĂ©e du Louvre. Des revendications qui expliquent peut ĂȘtre l'absence de la VĂ©nus lors d'une exposition du Louvre Ă  Arles dĂ©but 2009 (supra)
  153. ↑ Lettre de F. Mistral du 22 janvier 1886 Ă  l'abbĂ© A.-J. Range, pour son ouvrage "L'AcadĂ©mie d'Arles au XVIIe siĂšcle" oĂč l'auteur regrette le marchĂ© de dupes ayant prĂ©sidĂ© Ă  l'abandon de la VĂ©nus :
    « les consuls arlĂ©siens .../... portĂšrent au roi leur admirable VĂ©nus pour recevoir en Ă©change une croix de Saint-Louis. La VĂ©nus d'Arles est aujourd'hui au Louvre, et le plĂątre est Ă  Arles; c'est bien gagnĂ© Â» Cf. Lettre de M. FrĂ©dĂ©ric Mistral Ă  l'auteur.
    Avant lui, Ă©voquant divers antiques, dont la VĂ©nus d'Arles, H. Clair, membre de la commission archĂ©ologique d'Arles, s'interroge :
    « ne seraient-ils pas plus convenablement placĂ©s dans une collection Ă  laquelle ils appartiennent de droit, et dans laquelle leur absence laisse un vide qui porte plus de prĂ©judice Ă  notre histoire monumentale, que leur prĂ©sence Ă  Paris ne donne de relief Ă  la riche et nombreuse collection du MusĂ©e Royale ? Â». H. Clair, Les monumens d'Arles, antique et moderne, D. Garcin imprimeur, 1837, p. 241
  154. ↑ Les "Insinuations" du musĂ©e des Moulages de l'UniversitĂ© LumiĂšre Lyon 2
  155. ↑ Selon le site geowi.skynetblogs.be
  156. ↑ A voir sur le site de l'AcadĂ©mie d'Aix-marseille
  157. ↑ Selon le "Guide du visiteur du Salon de l'Art de Vivre en Provence" : « Louis XIV est venus Ă  Arles... Alors pourquoi pas vous ? Â», p. 9.
  158. ↑ Le choc de la VĂ©nus (za.montpellier.fr consultĂ© le 29 juillet 2011)
  159. ↑ A voir sur le site de la MĂ©diathĂšque de l'architecture et du patrimoine
  160. ↑ Cette gravure, ainsi qu'une autre planche, se trouve aussi dans un ouvrage du XVIIe siĂšcle de Joseph Seguin, Les Antiquitez d’Arles. Cf. Bibliographie (infra)
  161. ↑ Semble ĂȘtre la premiĂšre gravure de la VĂ©nus d'aprĂšs Louis Jacquemin, op. cit., p. 366
  162. ↑ L'Ɠuvre fut vendu sur eBay en mars 2009
  163. ↑ Selon Louis Jacquemin, op. cit., p. 366
  164. ↑ A voir sur le site de la Ville d'Arles
  165. ↑ A voir sur Gal'Art : 14 mars 2008 - VĂ©nus d'Arles
  166. ↑ Il s'agit de Trend Group, fabriquant italien de pĂąte de verre : site internet
  167. ↑ Sur le site Atelier MosaĂŻque et CrĂ©ation
  168. ↑ Sur le site hprint.com : Innoxa 1930 VĂ©nus d'Arles, Lecram-Vigneau
  169. ↑ La prĂ©sence de ce buste, en calcaire du pays, don de M. Adolphe Pieyre, est signalĂ©e par exemple dans les ouvrages de FĂ©lix Mazauric, Catalogue de la Maison carrĂ©e in Le musĂ©e de la Maison CarrĂ©e, en 1911 et de Emile EspĂ©randieu, La Maison carrĂ© Ă  Nime en 1929. Depuis 2006, les Ɠuvres sont toutefois relĂ©guĂ©es dans un sous-sol inaccessible dans l'attente de la construction d'un autre musĂ©e
  170. ↑ L'Ɠuvre fut vendue en fĂ©vrier 2008 par un cabinet d'expertise en antiquitĂ©s Photos sur le site Expertissim
  171. ↑ La statue fut vendue en 2010 aux enchĂšres par Sothebys pour 10 000 â‚Ź Vente Sotheby's : la fonte atteint des sommets
  172. ↑ Les archives du service des BĂątiments du Domaine de Chantilly comportent une mention d'achat en 1902-1903 Ă  la fonderie du Val d'Osne pour la VĂ©nus d'Arles et un Achille Borghese, les deux pendants du Vertugadin.
  173. ↑ Printemps des musĂ©es-Arles
  174. ↑ Arelate, journĂ©es romaines d'Arles et Le site des Ă©vĂšnement en Provence-Alpes-CĂŽte d'Azur. Monuments en scĂšne
  175. ↑ Énigme et solution concernant les VĂ©nus : DeuxiĂšme Chasse au TrĂ©sor des Amis des Jeux MathĂ©matiques. Solutions des Énigmes, Les VĂ©nus, p. 3

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