Volga

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Volga
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Volga
La Volga près d'Oulianovsk.
La Volga près d'Oulianovsk.
Bassin de la Volga
Bassin de la Volga.
Caractéristiques
Longueur 3 700 km
Bassin 1 350 000 km2
Bassin collecteur Bassin de la Volga
D√©bit moyen 8 060 m3‚čÖs-1 (Volgograd)
Cours
Source Collines de Valda√Į
 ¬∑ Localisation Oblast de Tver
 ¬∑ Altitude 228 m
 ¬∑ Coordonn√©es 57¬į15‚Ä≤29.18‚Ä≥N 32¬į28‚Ä≤21.50‚Ä≥E / 57.2581056, 32.4726389 (Source - Volga)
Embouchure Mer Caspienne
 ¬∑ Altitude -28 m
 ¬∑ Coordonn√©es 46¬į44‚Ä≤0‚Ä≥N 47¬į51‚Ä≤0‚Ä≥E / 46.73333, 47.85 (Embouchure - Volga)
Géographie
Principaux affluents
 ¬∑ Rive gauche Kama
 ¬∑ Rive droite Oka
Pays travers√©s Drapeau de Russie Russie
Principales villes Iaroslavl, Nijni Novgorod, Kazan, Oulianovsk, Samara, Saratov, Volgograd, Astrakhan

La Volga (en russe : –í–ĺ–Ľ–≥–į, en tatar : ńįdel) est le plus grand fleuve d'Europe. Avec ses affluents, il arrose plus d'un tiers de la surface de la Russie d'Europe.
La Volga prend sa source dans les collines de Valda√Į √† 228 m√®tres d'altitude entre Moscou et Saint-P√©tersbourg avant de se jeter dans la mer Caspienne apr√®s un long parcours de 3 700 km.
Le fleuve est navigable sur presque toute sa longueur gr√Ęce √† d'√©normes am√©nagements r√©alis√©s pour l'essentiel durant la seconde moiti√© du XXe si√®cle.
Son bassin versant d'une superficie de 1 350 000 km¬≤, rassemble une mosa√Įque de peuples.
La vallée de la Volga concentre depuis la Seconde Guerre mondiale une part importante des activités industrielles de la Russie.
La Volga joue √©galement un grand r√īle dans l'imaginaire russe et a inspir√© de nombreux romans, tableaux et chansons, telle que Les Bateliers de la Volga.

Sommaire

Géographie

Cours supérieur de la Volga

La Volga prend sa source dans les collines de Valda√Į, dans un lieu situ√© au nord ouest de Moscou et √† environ 320 km au sud-est de Saint-P√©tersbourg. Apr√®s avoir quitt√© ces collines, le cours d'eau atteint Rjev et se dirige vers le nord-est. √Ä partir de l√†, de petits navires de marchandises peuvent circuler. Plus loin, il arrose la ville de Tver (ancienne Kalinine) qui fut fond√©e en 1135 et se situait sur la route reliant Moscou √† Saint-P√©tersbourg. La Volga traverse le lac de retenue du barrage d'Ivankovo (r√©servoir d'Ivankovo) jusqu'√† Doubna, o√Ļ elle est rejointe par le canal de Moscou. Le r√©servoir de Doubna a √©t√© construit pour alimenter Moscou. Apr√®s Kimry, le fleuve atteint le lac de retenue du barrage d'Ouglitch (r√©servoir d'Ouglitch). Ensuite le fleuve se dirige vers le nord jusqu'au lac de retenue du barrage de Rybinsk (r√©servoir de Rybinsk), qui est le plus ancien construit sur le fleuve. Dans ce lac se jettent deux affluents rejoignant la Volga ‚Äď la Mologa et la Cheksna ‚Äď ainsi que la Voie navigable Volga-Baltique.

Cours moyen de la Volga

La rive droite de la Volga est souvent escarp√©e : ici pr√®s de la confluence avec la Kama.
Enfants jouant dans la Volga près du pont de Nijni Novgorod.

En aval du barrage, on trouve la ville de Rybinsk (autrefois rebaptis√©e Andropov) qui est le grand port de transbordement du cours sup√©rieur de la Volga. Celle-ci coule ensuite vers le sud-est et atteint Iaroslavl, une des plus anciennes villes de la Russie centrale, fond√©e au XIe si√®cle. Les industries qui y sont install√©es d√©versent la majeure partie de leurs eaux us√©es dans le fleuve sans les avoir retrait√©es. Environ 70 km en aval se trouve Kostroma fond√©e en 1152, √† la confluence du fleuve avec la Kostroma. En aval de Kinechma, on trouve un nouveau lac de retenue (r√©servoir de Gorki) : c'est un plan d'eau de 430 km de long cr√©√© par le barrage de Nijni Novgorod. √Ä Nijni Novgorod, l'Oka, un affluent droit, rejoint la Volga. Plus loin sur le territoire de la r√©publique des Maris, se trouve le barrage de Tcheboksary. Dans les ann√©es 1980, lors de sa construction, des dizaines de milliers de Maris durent √™tre d√©plac√©s pour faire place au lac de retenue (r√©servoir de Tcheboksary). En aval du barrage se trouvent les villes de Tcheboksary et Novotcheboksarsk. Kazan, capitale du Tatarstan, est situ√©e sur le cours du fleuve, 150 km plus √† l'est, l√† o√Ļ le cours d'eau incline son cours vers le sud. La ville se situe au d√©but du lac de retenue (r√©servoir de Kou√Įbychev) long de 550 km cr√©√© par le barrage de Samara : avec ses 6 450 km2 de superficie, il s'agit du plus grand lac de retenue d'Europe. La Kama rejoint la Volga en se jetant dans ce lac. Sur les bords du lac se trouvent les villes d'Oulianovsk et Togliatti. La Volga forme une boucle presque ferm√©e dans laquelle se situe la ville de Samara (autrefois Kou√Įbychev) qui compte plus d'un million d'habitants. La Samara, un affluent gauche, rejoint √† cet endroit le fleuve. La ville de Syzran se trouve sur la fin de la boucle.

Cours inférieur de la Volga

Le lac de retenue de Saratov, qui commence √† cet endroit est cr√©√© par le barrage de Saratov construit pr√®s la ville de Balakovo. L'Irguiz se jette dans la Volga au niveau de cette ville industrielle. Le peuple des Allemands de la Volga vivait entre Balakovo et Saratov avant d'√™tre d√©port√© au Kazakhstan et en Sib√©rie apr√®s la Seconde Guerre mondiale. Les villes de Engels et Marks situ√©es sur la rive gauche rappellent cette √©poque. Le fleuve a conserv√© intact son aspect d'autrefois uniquement sur cette partie de son cours. Les formes caract√©ristiques du paysage constitu√© de prairies et de collines ‚Äď culminant √† 375 m√®tres ‚Äď √† l'ouest et d'une rive plate √† l'est sont encore perceptibles entre Kazan et Volgograd, m√™me si les lacs de retenues ont en partie noy√© les anciennes rives. Mais ce n'est qu'entre Balakovo et Marks que la Volga est dans son √©tat originel.

En face de la ville d'Engels se trouve la ville de Saratov, centre universitaire de 880 000 habitants. Le lac de retenue du barrage de Volgograd (r√©servoir de Volgograd), long de 600 km commence √† hauteur de cette ville. La ville de Kamychine se trouve sur les rives de ce lac. En aval du barrage, se trouvent les villes de Volgograd (autrefois Tsaritsyne puis Stalingrad) et de Voljski. Volgograd s'√©tale sur 80 km le long de la rive ouest. Pr√®s de Svetly, commence le canal Volga-Don qui permet d'atteindre la mer Noire. Il a √©t√© construit pour l'essentiel par des d√©port√©s entre 1950 et 1957. Pr√®s de Voljski se d√©tache un d√©fluent de la Volga - l'Akhtouba - qui va suivre son propre cours jusqu'√† la mer Caspienne. La Volga effectue une courbe prononc√©e vers le sud-est pour aller se jeter dans la mer Caspienne. La ville d'Astrakhan (autrefois Itil) se situe au d√©but du delta form√© par le fleuve. Une partie du delta est prot√©g√© car la r√©gion est un lieu de transit pour les oiseaux migrateurs. Les deux bras les plus importants du delta de la Volga sont le Bakhtemir et le Tabola. Plus √† l'est, l'Akhtouba se jette dans le plus grand lac du monde (la mer Caspienne).

Hydrologie

La Volga est aliment√©e pour 60 % par les eaux provenant de la fonte des neiges, √† 30 % par les eaux souterraines et √† 10 % par les eaux de pluie. La Volga poss√®de un r√©gime peu pond√©r√©. En effet la moiti√© des eaux que roule le fleuve dans l'ann√©e s'√©coulent en l'espace de six semaines de la fin avril √† d√©but juin au moment du d√©gel qui d√©bute dans le sud du bassin versant pour se propager rapidement vers le nord ensuite. La cote (hauteur d'eau) du fleuve est soumise √† d'importante fluctuations annuelles. Elle atteint 11 m √† Tver, 16 m juste en amont du point de confluence avec la Kama et 3 m √† Astrakhan mais la construction de r√©servoirs sur le cours du fleuve et de ses affluents a permis de r√©duire consid√©rablement ces fluctuations.

D√©bit moyen mensuel (en m¬≥/s) mesur√© √† la station hydrologique de Volgograd - bassin versant : 1 360 000 km¬≤ - donn√©es calcul√©es sur la p√©riode 1879-1984[1]

Le d√©bit moyen inter annuel ou module du fleuve est de 182 m3/s √† Tver; de 1 110 m3/s √† Iaroslav, de 2 970 m¬≥/s √† Nijni-Novgorod, de 7 720 m¬≥/s √† Samara et de 8 060 m¬≥/s √† Volgograd. Apr√®s Volgograd, le fleuve ne re√ßoit plus de tributaires significatifs et l'√©vaporation entraine une diminution de son d√©bit de 2 %. Le d√©bit du fleuve pouvait autrefois atteindre au maximum 67 000 m¬≥/s apr√®s le point de confluence avec la Kama et 52 000 m¬≥/s √† Volgograd, une partie des eaux se d√©versant dans les plaines inondables alentours. La lame d'eau √©coul√©e annuellement dans le bassin versant est de 187 mm √† Volgograd pour un total des pr√©cipitations re√ßues de 662 mm.

Avant la création des réservoirs, la Volga déversait en une année à son embouchure 25 millions de tonnes de sédiments et 40 à 50 tonnes de minéraux dissous.

Les eaux de la Volga atteignent une temp√©rature de 20 ¬įC √† 25 ¬įC en juillet et elles sont libres de glace 260 jours par an √† Astrakhan.

Populations

La Volga près de son embouchure.

Les populations indig√®nes du cours sup√©rieur de la Volga sont les Finnois Meryas qui sont aujourd'hui assimil√©s par les Russes. D'autres groupes finnois, comme les Maris et les Mordves r√©sident le long du cours moyen de la Volga. Les populations turques sont apparues vers 600 et ont absorb√© certains groupes finnois et indo-europ√©ens install√©s sur le cours moyen et inf√©rieur du fleuve : par la suite, ils devinrent les Tchouvaches chr√©tiens et les Tatars musulmans ainsi que des Noga√Įs aujourd'hui r√©install√©s au Daguestan. Les mongols bouddhistes Kalmouks colonis√®rent la Volga au XVIIe si√®cle.

La r√©gion de la Volga h√©berge √©galement des Russes allemands qui avaient √©t√© incit√©s par Catherine II de Russie √† s'installer sur ces terres pour les cultiver et √©galement pour cr√©er une r√©gion tampon contre les attaques des hordes mongoles de l'est. Les Allemands vinrent en grand nombre. Sous le r√©gime sovi√©tique, une partie de la r√©gion devint la R√©publique socialiste sovi√©tique des Allemands de la Volga. Apr√®s la Seconde Guerre mondiale, Staline dissout la r√©publique : ses habitants furent en partie d√©port√©s dans d'autres r√©gions pour punir des actes de collaboration avec les occupants allemands.

Histoire

La Volga prise dans les glaces au nord de Iaroslav.

La Volga √©tait connue par les anciens Grecs sous le nom de fleuve Rha. Dans le folklore russe, la Volga est connue sous le nom de ¬ę M√®re Volga ¬Ľ en raison de son importance. Le fleuve constitua durant plusieurs si√®cles la fronti√®re orientale de la Russie.

Au Haut Moyen √āge, des tribus slaves s'√©tablirent sur son cours sup√©rieur, tandis que des Bulgares s'√©tablissaient sur son cours moyen (les Bulgares de la Volga, du VIIIe si√®cle au XIVe si√®cle) et les Khazars sur son cours inf√©rieur.

Ces derniers √©tablirent √† Itil, pr√®s du delta de la Volga, la capitale d'un ¬ę Empire ¬Ľ √©ph√©m√®re (VIIIe si√®cle-Xe si√®cle) qui s'√©tendit de Kiev √† l'Oural, au d√©triment des Slaves orientaux et des Bulgares de la Volga. Ils sont surtout connus pour s'√™tre convertis au juda√Įsme, avant d'√™tre vaincus par les arm√©es du Grand-Duc de Kiev Sviatoslav Ier en 965.

C'est durant cette p√©riode que la Volga devint une voie commerciale majeure √† l'est de l'Europe. Contr√īl√©e par les Mongols de la Horde d'Or en aval de Nijni Novgorod au XIIIe si√®cle, elle fut disput√©e au XVe si√®cle par les khanats d'Astrakhan et de Kazan. Aux XVIe et XVIIe si√®cles, la Volga sur laquelle se trouvait la capitale de la Horde d'or - Sara√Į, pr√®s de l'actuelle Volgograd - joua un r√īle pr√©pond√©rant dans les conqu√™tes des Cosaques qui la firent passer sous le contr√īle de Moscou. Apr√®s la prise de Kazan par Ivan le Terrible en 1552 puis celle d'Astrakhan en 1556, l'ensemble du cours du fleuve passa sous le contr√īle de l'empire russe. Pour assoir son emprise sur la r√©gion de nombreux kremlins furent √©difi√©s presque tous sur la rive droite plus escarp√©e. Parmi ceux-ci, certains sont devenues de grandes agglom√©rations : Saratov fond√©ee en 1590, Tsaritsyne (aujourd'hui Volgograd) en 1589, Simbirsk (aujourd'hui Oulianovsk) en 1648, Samara en 1648. Le peuplement de la r√©gion fut assur√© par des colons russes, par des Cosaques et par des Allemands fuyant leur terre natale surpeupl√©e et attir√©s par l'offre d'installation de la reine Catherine II (1767). La Volga devenait un axe de communication facilitant l'expansion russe en Sib√©rie et sur la Caspienne, notamment sous Stenka Razine. √Ä cette √©poque, la r√©gion de la basse Volga √©tait principalement occup√©e par des populations turco-mongoles et finnoises.

Au XIXe si√®cle, le chemin de fer consolida la pr√©√©minence des villes √©difi√©es le long du fleuve. Les activit√©s de ces centres urbains portaient sur le commerce, la minoterie, la conserverie de poisson, la construction navale et la maintenance du mat√©riel ferroviaire. Mais la r√©gion resta globalement en marge de la r√©volution industrielle jusque dans les ann√©es 1930, date √† laquelle furent construits un premier combinat m√©tallurgique et une usine de tracteurs (√† Stalingrad).

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Volga fut la dernière ligne de retranchement de l'Armée rouge jusque-là vaincue par les troupes allemandes. La sanglante bataille de Stalingrad (aujourd'hui Volgograd) située sur le saillant est que dessine la Volga, permit aux Soviétiques de renverser le rapport de forces et de changer le cours de la guerre.

√Čconomie

Un pousseur et sa barge croisent un bateau de passagers près de Nijni Novgorod.

Ce n'est qu'apr√®s la Seconde Guerre mondiale que la r√©gion se d√©veloppa r√©ellement : plus de 200 usines (machine-outil, automobile) furent construites dans les principales agglom√©rations. De gigantesques travaux d'am√©nagements furent entrepris sur la Volga et son affluent, la Kama, pour en faire des art√®res de communication permanentes, produire de l'√©lectricit√© et irriguer les terres peu arros√©es situ√©es le long du cours inf√©rieur.

La mise en exploitation après la Seconde Guerre mondiale de gisements de pétrole et de gaz importants tout au long du bassin (90 Mt de pétrole et 28 mds de m³ produits au cours de l'année 2001) ont favorisé la création d'une importante industrie pétrochimique dynamique même si les gisements ont tendance aujourd'hui à s'épuiser.

La partie centrale du bassin du fleuve est relativement fertile, quoique les précipitations soient très irrégulières d'une année sur l'autre. Par contre, les tentatives d'irrigation des terres situées plus au sud n'ont pas donné les résultats espérés. De plus, une partie des terres cultivables situées au bord de la mer Caspienne ont été submergées dans les années 1980 à la suite de la remontée du niveau de la mer Caspienne qui a pris les spécialistes au dépourvu.

Le bassin de la Volga est riche en ressources minières telles que la potasse et le sel. Le delta de la Volga ainsi que les abords de la mer Caspienne sont riches en poissons. Astrakhan, située sur le delta de la Volga, est le centre de l'industrie du caviar.

Aménagements de la Volga[2]

Plusieurs canaux - le canal de Moscou, le canal Don-Volga, la voie navigable Volga-Baltique - mettent en communication Moscou avec la mer Blanche, la mer Baltique, la mer d'Azov, la mer Caspienne et la mer Noire. Cet ensemble de liaisons fluviales, dont la Volga constitue la pi√®ce ma√ģtresse, forme le syst√®me des Cinq-Mers. Il structure les √©changes commerciaux de mati√®res pond√©reuses (bois, sel, c√©r√©ales) en Russie occidentale et facilite l'approvisionnement de la capitale.

Après la Seconde Guerre mondiale, un plan d'aménagement de la Volga imaginé dans les années 1920 est mis à exécution. Il s'agit d'abord de rendre navigable le fleuve soumis à de fortes variations de débit associées à une pente extrêmement faible (250 mètres de dénivelé sur l'ensemble du cours) avec des changements importants de niveau en fonction de la saison (jusqu'à 20 mètres). Les deux autres objectifs sont de produire de l'électricité et d'irriguer les terres peu arrosées situées sur le cours inférieur.

Une dizaine de grands barrages sont √©difi√©s sur le cours de la Volga et de ses affluents la Kama et l'Oufa cr√©ant de gigantesques lacs de retenue. L'ensemble est appel√© ¬ę cascade Volga-Kama ¬Ľ. Les ouvrages construits ont assagi le fleuve et garantissent d√©sormais en toute saison (quand le fleuve n'est pas pris par les glaces) une profondeur sup√©rieure √† 4 m√®tres. En contrepartie, plus de 10 000 km2 de terres ont √©t√© noy√©es ainsi que des centaines de villages et quelques villes. Les centrales √©lectriques produisent 40 GWh par an. En revanche, le programme d'irrigation est un √©chec car il p√Ętit de la d√©sorganisation de l'administration russe et de probl√®mes de remont√©e de sel sur des terres trop irrigu√©es.

Barrages hydro√©lectriques construits sur la Volga (surface du lac de retenue, volume, production √©lectrique, date de construction)[3] :

  • barrage d'Ivankovo (327 km¬≤ ; 1,12 km¬≥ ; production √©lectrique : 130 GWh ; construit en 1937)
  • barrage d'Ouglitch, (249 km¬≤ ; 1,25 km¬≥ ; production √©lectrique : 212 GWh ; construit en 1940)
  • barrage de Rybinsk (4 550 km¬≤ ; 25,42 km¬≥ ; production √©lectrique : 1 100 GWh ; construit en 1979)
  • barrage de Nijni Novgorod (1 591 km¬≤ ; 8,7 km¬≥ ; production √©lectrique : 1 513 GWh ; construit en 1955)
  • barrage de Tcheboksary (2 100 km¬≤ ; 14,2 km¬≥ ; production √©lectrique : 3 280 GWh; construit en 1980)
  • barrage de Samara (auparavant barrage de Kou√Įbychev √† la confluence avec la Kama) (6 450 km¬≤; 58 km¬≥; production √©lectrique : 11 000 GWh ; construit en 1955)
  • barrage de Saratov (1 850 km¬≤ ; 12,9 km¬≥ ; production √©lectrique : 5 400 GWh ; construit en 1967)
  • barrage de Volgograd (3 317 km¬≤ ; 32,1 km¬≥ ; production √©lectrique : 11 100 GWh ; construit en 1958)

√Čtymologie du nom du fleuve

L'appellation russe –í–ĺ–Ľ–≥–į peut √™tre rapproch√©e des mots slaves d√©signant le caract√®re ¬ę mouill√© ¬Ľ, ¬ę humide ¬Ľ (–≤–Ľ–į–≥–į, –≤–ĺ–Ľ–ĺ–≥–į). Ce nom est traduit en fran√ßais et en anglais par Volga et en allemand par Wolga. Le nom pourrait √©galement avoir des origines finnoises.

Les populations turques vivant au bord du fleuve l'appellent Itil ou Atil. Attila le Hun pourrait tenir son nom du fleuve. Aujourd'hui dans les langues apparent√©es au turc, la Volga est connue sous le nom de ńįdel (–ė–ī–Ķ–Ľ) en Tatar, –ź—āńÉ–Ľ (AtńÉl) en Tchouvache et ńįdil en turc. En langue Mari le fleuve est appel√© –ģ–Ľ (Jul) utilisant la m√™me racine

Si on remonte encore plus loin dans le temps, les Scythes donnaient au fleuve le nom de Rha qui peut √™tre associ√© √† l'ancien mot sanscrit Rasah d√©signant une rivi√®re sacr√©e. Cette origine est conserv√©e dans le nom donn√© par les Mordves au fleuve : –†–į–≤ (Raw).

Volga ou Kama ?

Le cours inf√©rieur : on distingue le delta sur la mer Caspienne et la ¬ę grande courbe ¬Ľ de Volgograd.

La Kama est le plus important des affluents de la Volga. Plusieurs indices prouvent que la Volga dans son cours inf√©rieur devrait √™tre renomm√©e la Kama. √Ä la confluence, les d√©bits moyens de la Volga et de la Kama sont respectivement de 3 750 et 3 800 m¬≥/s. La superficie des bassins de leurs cours sup√©rieur est respectivement de 260 900 et 251 700 km¬≤. La Volga re√ßoit un nombre de cours d'eau inf√©rieur 66 500 contre 73 700. La vall√©e fluviale de la Kama est plus ancienne que celle de la Volga. Dans la premi√®re moiti√© de l'√®re quaternaire, √† l'√©poque du maximum glaciaire, la Volga n'existait pas dans sa forme actuelle et la Kama alimentait la mer Caspienne. √Ä l'√©poque, le cours sup√©rieur de la Volga se jetait dans le Don qui √©tait alors le fleuve le plus important d'Europe. Le cours inf√©rieur de la Volga emprunte en fait celui de l'ancienne Kama. Si on s'en tient aux param√®tres hydrologiques, il est clair que la Volga inf√©rieure devrait en fait s'appeler la Kama. Mais le r√īle historique jou√© par le cours sup√©rieur de la Volga ainsi que son importance √©conomique contemporaine expliquent la d√©nomination retenue. Il existe d'autres exemples analogues par exemple : le Mississippi et le Missouri ; la Seine et l'Yonne ; l'Ob et l'Irtych, l'Ienisse√Į et l'Angara, et d'autres.

Principaux affluents

(de la source à l'embouchure)

La Volga à Ouglitch.

Principales villes traversées[2]

La Volga à Tver.
La Volga à Nijni Novgorod.

Voir aussi

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Bibliographie

Articles connexes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ La Volga √† Volgograd
  2. ‚ÜĎ a et b Yves Gauthier, La voie des Tsars, Paris, N√©va-GMA, 1999 (ISBN 2-84536-000-2) 
  3. ‚ÜĎ Chiffres tir√©s de la G√©ographie des voies d'eau int√©rieures d'URSS de V. Toniaev

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