Vladimir Jankelevitch

ÔĽŅ
Vladimir Jankelevitch

Vladimir Jankélévitch

Vladimir Jank√©l√©vitch, philosophe et musicologue fran√ßais, n√© √† Bourges le 31 ao√Ľt 1903, mort √† Paris le 6 juin 1985.

Sommaire

Biographie

Vladimir Jank√©l√©vitch est n√© dans une famille d'intellectuels russes. Son p√®re m√©decin, Samuel, fut l'un des premiers traducteurs de Sigmund Freud en France[1] ; il traduisit √©galement des Ňďuvres de Hegel et Schelling ; il publia des articles dans les revues de philosophie.

Les Jank√©l√©vitch fuient les pogroms antis√©mites dans leur pays et s'installent en France. Vladimir entre en 1922 √† l'√Čcole normale sup√©rieure o√Ļ il √©tudie la philosophie ; il y a pour ma√ģtre L√©on Brunschvicg (1869-1944). En 1923, il rencontre Henri Bergson avec qui il entretiendra une correspondance.

Reçu premier à l’agrégation en 1926, Jankélévitch part pour l'Institut français de Prague l'année suivante. Il y enseigne jusqu'en 1932 et y rédige une thèse sur Schelling. De retour en France, il enseigne au Lycée Malherbe (Caen), puis au Lycée du Parc (Lyon) et enfin à l'université de Toulouse, ainsi qu'à Lille.

Sous le régime de Vichy, il est déchu en même temps de la nationalité française et de son poste d'enseignant.

En 1941, il s'engage dans la R√©sistance. Il dira : "Les nazis ne sont des hommes que par hasard". Sa sŇďur Ida √©pousa le po√®te Jean Cassou. Durant l'occupation, Vladimir Jank√©l√©vitch r√©ussit √† faire venir toute sa famille √† Toulouse, o√Ļ Jean Cassou devint commissaire de la R√©publique. Il re√ßut l'aide du recteur de l'Institut catholique de Toulouse, Mgr Bruno de Solages, ainsi que des Francs-Ma√ßons, notamment la famille de Henri Caillavet.

Il retrouve en octobre 1947 son poste de professeur à la Faculté de Lille. De 1951 à 1979, il est titulaire de la chaire de philosophie morale à la Sorbonne. Il est fait docteur honoris causa de l'Université libre de Bruxelles en 1965.

Sa pensée

Professeur à la Sorbonne pendant près de trente ans, Vladimir Jankélévitch a marqué de nombreuses générations d’étudiants par ses cours de morale et de métaphysique mais aussi par sa personnalité.

Il a écrit des livres jugés importants comme Le Traité des vertus ou La Mort et a également porté un regard neuf sur la musique du 19ème et 20ème siècle.

Philosophe engag√©, il fut de tous les combats de son si√®cle (R√©sistance, m√©moire de l‚Äôindicible) joignant philosophie et histoire v√©cue. La pens√©e morale de Jank√©l√©vitch ram√®ne √† une vie v√©cue selon l‚Äôordre du cŇďur puisque ce dernier, et lui seul, constitue la vraie structure d‚Äôacte de sa philosophie. Son combat √©tait de faire reconna√ģtre le primat absolu de la morale sur toute autre instance.

Son Ňďuvre est centr√©e autour de trois axes de r√©flexion :

La m√©taphysique du ¬ę je ne sais quoi ¬Ľ et du ¬ę presque rien ¬Ľ

Vladimir Jank√©l√©vitch est, √† la suite de Bergson, le philosophe du devenir, qu'il veut surprendre ¬ę sur le fait ¬Ľ, ¬ę en train de ¬Ľ devenir, en flagrant d√©lit, en √©quilibre sur la fine pointe de l'instant ! Qu'il parle de la mort, de libert√©, de l'intention, de l'intuition, de l'acte, et finalement de l'amour, il tente d'encercler l'instant au plus pr√®s et des deux c√īt√©s (avant, dans le ¬ę pas encore ¬Ľ, et apr√®s, dans le ¬ę jamais plus ¬Ľ, qui ne sont pas sym√©triques).

Dans la continuit√© ronronnante de l'intervalle qui conduit √† cet instant, tout est possible et l'√™tre ¬ę s'arrondit ¬Ľ sur ce capital en esp√©rance, sur cette potentialit√© : il est bien question de libert√©, d'intuition, de cr√©ation, d'amour, mais de loin et √† la troisi√®me personne (surtout dans le cas de la mort)! Apr√®s, dans l'autosatisfaction du fait accompli, l'√™tre se reforme autour de son √©go√Įt√©, de ses souvenirs teint√©s de complaisance et de nostalgie: de mort, de libert√©, d'amour, il n'est d√©j√† plus question. Mais il reste de cet instant br√©vissime, de ce ¬ę presque rien ¬Ľ o√Ļ l'√™tre s'est amenuis√© jusqu'√† n'√™tre presque plus rien pour aimer, un ¬ę je ne sais quoi ¬Ľ qui traine dans l'atmosph√®re, comme un charme, et rien ne sera plus comme avant! [2].

Il est le chantre de la transcendance au quotidien, le philosophe mystique, puisqu'il dit emprunter cette expression ¬ę je-ne-sais-quoi ¬Ľ √† saint Jean de la Croix lui-m√™me qu'il cite d'ailleurs abondamment sans en partager la foi, ce saut dans l'inconnu. Le seul saut qu'il a exp√©riment√© est celui de l'instant quel qu'il soit, celui de l'amour ou, par exemple, celui de la tentation : il d√©crit, comme seul peut le faire quiconque l'a exp√©riment√©, le p√©cheur encore en √©quilibre, entra√ģn√© vers l'avant et retenu vers l'arri√®re, ¬ę en train ¬Ľ de basculer,

La morale de l'intention bienfaisante

Vladimir Jankélévitch est un philosophe qui, en France, aurait refondé la morale après la déferlante de mai 68 qui a partagé la société en deux camps ennemis, les libertaires et les puritains. La morale est, en l'humain, ce qui prend appui sur la pesanteur et tous les déterminismes de l'intervalle pour lui permettre d'agir, de s'élancer hors de lui vers l'autre instantanément.

Un des paradoxes de la morale tient en ceci : le devoir moral est infini et certain, je sais que je dois faire, et ceci absolument, mais, pour devenir effectif, il doit passer par des moyens limit√©s et hypoth√©tiques et ambigus, je ne sais pas quoi ni comment faire ! Une autre fa√ßon d'approcher ce paradoxe est de rapprocher la morale de l'amour qui en est le moteur secret : tout le probl√®me de l'agent moral comme de l'amant est de "faire tenir le maximum d'amour dans le minimum d'√™tre" !

Un autre paradoxe de la Morale tient au fait que l'intention doit se traduire en acte, c'est √† dire prendre les moyens bien limit√©s de sa fin infinie, et, pire, "se d√©poser" en actes pos√©s : cette traduction est forc√©ment une trahison, car elle doit accepter les m√©diations, les compromis et les compromissions... si elle est vraiment s√©rieuse! Elle doit finalement accepter que ses Ňďuvres se d√©tachent et, parfois, s'√©loignent d'elle. On touche ici √† un point essentiel de la pens√©e de Jank√©l√©vitch qui est l'"organe-obstacle".

L'esthétique de l'ineffable

Passionn√© par la musique (notamment le r√©pertoire du piano) et musicologue, sa r√©flexion est autant philosophique qu'esth√©tique.Il a √©crit une douzaine d'ouvrages sur la musique et les compositeurs qu'il admire (Gabriel Faur√©, Maurice Ravel, Claude Debussy, Franz Liszt etc). C'est l'une des originalit√©s de son Ňďuvre qui se distingue √©galement par les th√®mes abord√©s. Influenc√© par Bergson, bien qu'il n'ait pas √©t√© son √©l√®ve mais √† qui il a consacr√© son premier ouvrage, Jank√©l√©vitch a aussi d√©velopp√© une r√©flexion sur l'existence de la conscience dans le temps. On peut trouver une introduction √† sa pens√©e dans le livre d'entretiens Quelque part dans l'inachev√© (Gallimard) o√Ļ B√©atrice Berlowitz dialogue avec le philosophe sur l'ensemble de ses th√®mes. Pendant cinquante-sept ans, Vladimir Jank√©l√©vitch a √©crit √† Louis Beauduc, ancien coturne de l'√Čcole normale sup√©rieure ; ces √©changes rassembl√©s sous le titre Une vie en toutes lettres (√©d. Liana L√©vi) t√©moignent de l‚Äôitin√©raire philosophique et personnel du philosophe.

Proc√©dant par variations autour de quelques th√®mes dominants - le temps et la mort, la puret√© et l'√©quivoque, la musique et l'ineffable - la philosophie de Jank√©l√©vitch s'efforce de retraduire, dans l'ordre du discours, la pr√©carit√© de l'existence. C'est tout d'abord l'essence tr√®s fragile de la moralit√© qui retient l'attention du philosophe : la fugace intention morale n'est qu'un ¬ę Je-ne-sais-quoi¬Ľ, constamment menac√© de d√©ch√©ance, c'est-√†-dire de chute dans l'impuret√©. Seul l'amour en effet, inestimable dans sa g√©n√©rosit√© infinie, conf√®re une valeur √† tout ce qui est. Apaisante et voluptueuse, la musique t√©moigne elle aussi de ce ¬ę presque-rien ¬Ľ - pr√©sence √©loquente, innocence purificante - qui est pourtant quelque chose d'essentiel. Expression de la ¬ę pl√©nitude exaltante de l'√™tre ¬Ľ en m√™me temps qu'√©vocation de l'¬ę irr√©vocable ¬Ľ, la musique constitue l'image exemplaire de la temporalit√©, c'est-√†-dire de l'humaine condition. Car la vie, ¬ę parenth√®se de r√™verie dans la rhapsodie universelle ¬Ľ, n'est peut-√™tre qu'une ¬ę m√©lodie √©ph√©m√®re ¬Ľ d√©coup√©e dans l'infini de la mort. Ce qui ne renvoie pourtant pas √† son insignifiance ou √† sa vanit√© : car le fait d'avoir v√©cu cette vie √©ph√©m√®re reste un fait √©ternel que ni la mort ni le d√©sespoir ne peuvent annihiler.

Anecdotes

  • Il tenait √† ce que l'on prononce la premi√®re syllabe de son nom comme ¬ę jean ¬Ľ et non ¬ę yan ¬Ľ, par souci d'ancrer son patronyme dans la culture fran√ßaise.
  • Sur la fa√ßade du 1 quai aux Fleurs (Paris, IVe arrondissement, face aux jardins de la Cath√©drale Notre-Dame) est appos√©e une plaque rappelant que le philosophe et sa famille v√©curent √† cette adresse √† partir de 1938 jusqu'en 2005.
  • En 2003 une plaque a √©t√© appos√©e sur sa maison natale, 16 boulevard Gambetta, √† Bourges (France, Cher), d√©voil√©e par Serge Lepeltier, s√©nateur-maire de Bourges, et Alain Vernet, psychologue, qui suivit ses cours √† La Sorbonne.

√Čv√©nements et Actualit√©s

En mai-juin 2003, à l'occasion du centenaire de sa naissance, se sont tenues des rencontres au Centre de Cerisy-la-Salle (France, Basse-Normandie); le programme est détaillé sur le site internet du Centre. Sous le titre V. Jankélévitch, l'empreinte du passeur a paru en avril 2007 aux éditions Le Manuscrit un ouvrage présentant la plupart des interventions entendues lors de ces rencontres (manuscrit.com).

Pour le 20e anniversaire de sa mort, les 16 et 17 d√©cembre 2005, s'est d√©roul√© √† l'√Čcole normale sup√©rieure de la rue d'Ulm, un colloque international, introduit et mod√©r√© par Fran√ßoise Schwab, dont voici les intervenants :

  • Esth√©tique - Marianne Massin, Bernard S√®ve, Jean-Pierre Bartoli
  • M√©taphysique - Pierre-Michel Klein, Fr√©d√©ric Worms, Gilles Ernst, Enrica Lisciani-Petrini
  • Morale - Luc-Thomas Somme, H√©l√®ne Politis, Elisabeth de Fontenay, Jurgen Brankel, Arnold Davidson
  • Politique - Peter Kemp, Alain Le Guyader, Mich√®le Le Doeuff,
  • Conclusion par Lucien Jerphagnon puis projection du film de Anne Imbert ¬ę Questions d‚Äôoreille, Vladimir Jank√©l√©vitch, un philosophe et la musique  ¬Ľ
  • Coordination du colloque : Jean-Marc Rouvi√®re.

En septembre 2008, la Fondation des Treilles (France, Var) a organis√© avec les associations Chestov et Jank√©l√©vitch une semaine de colloque sur les Ňďuvres de ces deux philosophes. Les particpants furent : Jurgen Brankel, Ramona Fotiade (organisateur), Toby Garfitt, Benjamin Gu√©rin, George Lindsey Pattison, Alexandra Macintosh, Jacques Message, Nicolas Monseu, Isabelle de Montmollin, Alexis Philonenko, Jean-Fran√ßois Rey, Olivier Salazar-Ferrer, Fran√ßoise Schwab (organisateur), Andrius Valevicius, Anna Yampolskaia.

Ce s√©minaire a √©t√© consacr√© √† l‚Äô√©tude parall√®le des Ňďuvres de L√©on Chestov (1866-1938) et de Vladimir Jank√©l√©vitch, deux penseurs d‚Äôorigine russe dont les th√©matiques se croisent et se rencontrent parfois, suscitant de passionnants rapprochements qui engagent la question de l‚Äôirr√©versibilit√© du temps, les notions de l‚Äôinstant, de l‚Äôamour, du rapport √† l‚Äôautre, de l‚Äôindicible et de l‚Äôineffable, le probl√®me de l‚Äôaffectivit√© et du savoir, les limites du rationnel. Les deux soci√©t√©s Vladimir Jank√©l√©vitch et L√©on Chestov ont r√©ussi √† rassembler √† la fois des chercheurs prestigieux et des jeunes chercheurs dont le dialogue fut porteur de nouvelles approches compar√©es. Cette rencontre occasionna aussi des √©changes √† travers diverses cultures et traditions philosophiques (France, Belgique, Suisse, Allemagne, Russie, Royaume-Uni, Canada). Les organisateurs ont salu√© entre autres la pr√©sence exceptionnelle des descendants de la famille de L√©on Chestov, ce qui permit de faire une synth√®se √©ditoriale des Ňďuvres.

Ňíuvres

Philosophie

1931 : Henri Bergson, Paris Alcan, 293 p. ; 1959, 2e √©d. aug., Paris PUF, 300 p. ; 1989, d. √©d. Quadrige, 300 p.

1933 : L'Odyss√©e de la conscience dans la derni√®re philosophie de Schelling, Paris, Alcan, 357 p . Nouvelle √©dition, √©d. L'Harmattan (2005).

1933 : Valeur et signification de la mauvaise conscience, Paris, Alcan, 159 p. ; 1966, La Mauvaise Conscience, 2e √©d. aug., Paris, Aubier-Montaigne, d. √©d. 1982.

1936 : L'Ironie, Paris, Alcan, 149 p.; 1950, l'Ironie ou la bonne conscience, Paris, 200 p. ; 2e √©d. Paris, PUF ; d. √©d. Paris, Flammarion, 1979, 200 p.

1938 : L'Alternative, Paris, Alcan, 220 p. ; 1963, chap. 2, L'Aventure, l'Ennui, le S√©rieux, Paris, Aubier-Montaigne ; 1994, Premi√®res et Derni√®res Pages, Paris, Seuil, chap. 8.

1942 : Du mensonge, Lyon, Confluences, 128 p. ; 2e √©d. 1945.

1947 : Le Mal, Cahiers du Coll√®ge philosophique, Paris, Arthaud.

1949 : Trait√© des vertus, Paris, Bordas, 847 p.

1954 : Philosophie premi√®re, introduction √† une philosophie du presque, Paris, PUF, 268 p. ; 2e √©d. 1968, 1985, Quadrige, d. √©d.

1956 : L'Aust√©rit√© et la vie morale, Paris, Flammarion, 251 p.

1957 : Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, Paris, PUF, 216 p. ; 1980, 2e √©d. aug., Paris, Seuil, t.I : La Mani√®re et l'Occasion, 144 p., t. II : La M√©connaissance. Le Malentendu, 248 p., t. III : La Volont√© de vouloir, 86 p.

1960 : Le Pur et l'Impur, Paris, Flammarion, 251 p. ; 1978, 2e √©d.

1963 : L'Aventure, l'Ennui, le S√©rieux, Paris, Aubier-Montaigne, 223 p. ; 1976, 2e √©d.

1966 : La Mort, Paris, Flammarion, 426 p. ; 1977, 3e √©d.

1968 : Trait√© des vertus, r√©ed. compl√®te, t. I : Le s√©rieux de l'intention, Paris, Bordas, 275 p. ; 1984, d. √©d., Paris, Flammarion

1970 : Trait√© des vertus, r√©ed. compl√®te, t. 2. Les Vertus et l'Amour, Paris, Bordas ; 1986, d. √©d. Paris, Flammarion

1972 : Trait√© des vertus, r√©ed. compl√®te, Paris, t. 3 : l'Innocence et la M√©chancet√©, Paris, Bordas, 454 p., 1986, d. √©d. Paris, Flammarion

1974 : L' Irr√©versible et la nostalgie, Paris, Flammarion, 319 p. ; 1983, 2e √©d.

1978 : Quelque part dans l'inachev√© (en collaboration avec B. Berlowitz), Paris, Gallimard, 265 p. ; 2e √©d., Paris, 1987.

1980 : Le Je-ne-sais-quoi et le presque rien, nouv. √©d. remani√©e, t. 1 : La Mani√®re et l'Occasion, 144 p. ; t. 2 : La M√©connaissance. Le Malentendu, 248 p. ; t. 3 : La Volont√© de vouloir, 86 p., Paris, Seuil.

1981 : Le Paradoxe de la morale, Paris, Seuil, 188 p.

1984 : Sources, 1. Lectures : Tolsto√Į, Rachmaninov. 2. Ressembler, dissembler. 3. Hommages : X. L√©on, J. Wahl, L. Brunschvicg. Recueil √©tabli par F. Schwab, Paris, Seuil, 145 p.

Musicologie

1938 : Gabriel Faur√© et ses m√©lodies, Paris, Plon, 250 p. ; 1951, Gabriel Faur√©, ses m√©lodies, son esth√©tique, 2e √©d. Aug., Paris, Plon, 350 p. ; 1974, Faur√© et l'Inexprimable, Paris, Plon 384 p.

1939 : Maurice Ravel, Paris, Rieder, 130 p. ; 1995, d. √©d., Paris, Seuil.

1942 : Le Nocturne, Lyon, Marius Audin, 50 p. ; 1957, ibid., Paris, Albin Michel.

1988 : La Musique et les heures, Paris, Seuil, ch III, pp. 226-251.

1949 : Debussy et le myst√®re, Neuch√Ętel, La Baconni√®re, 152 p. ; 1976, Debussy et le myst√®re de l'instant, Paris, Plon, De la musique au silence, t. 2.

1955 : La Rhapsodie verve et improvisation musicale, Paris, Flammarion, 251 p.

1961 : La Musique et l'ineffable, Paris, Armand Colin, 198 p. ; 1983, ibid., Paris, Seuil, 198 p.

1968 : La Vie et la mort dans la musique de Debussy, Neuch√Ętel, la Baconni√®re, 152 p.

1974 : Faur√© et l'Inexprimable, De la musique au silence, t. 1, Paris, Plon, 384 p. ; 1988. 2e √©d., Presse Pocket.

1976 : Debussy et le myst√®re de l'instant, De la musique au silence, t. II ; 1989, 2e √©d., Paris.

1979 : Liszt et la Rhapsodie : essai sur la virtuosit√©, De la musique au silence, t. III, Paris, Plon, 183 p. ; 1989, 2e √©d.

1983 : La Pr√©sence lointaine, Isaac Alb√©niz, D√©odat de S√©verac, Federico Mompou, Paris, Seuil, 159 p.

1988 : La Musique et les heures. Satie et le matin, Rimski-Korsakov et le plein midi, Joie et tristesse dans la musique russe d'aujourd'hui. Chopin et la nuit, Le Nocturne, recueil √©tabli par F. Schwab, Paris, Seuil, 293 p.

1998: Liszt, rhapsodie et improvisation, Flammarion 1998 ( F. Schwab)

Publications posthumes

1994 : Premi√®res et Derni√®res Pages, recueil √©tabli par F. Schwab, Paris, Seuil, 315 p.

1994 : Penser la mort ? Entretiens, recueil √©tabli par F. Schwab, Paris, Liana Levi, 160 p.

1995 : Une vie en toutes lettres. Correspondance, √©dition √©tablie par F. Schwab Paris, Liana Levi, 471 p.

1998 : Plotin, Enn√©ades I. 3. Sur la dialectique, √©dition √©tablie par J. Lag√©re et F. Schwab ; pr√©face de L. Jerphagnon, Paris, Editions du Cerf, 137 p.

1998: Philosophie morale, Paris, Flammarion, Mille et une pages, √©dition √©tablie par F. Schwab reprend : La mauvaise conscience (1966) Du mensonge (1945) Le Mal (1947) L'Aust√©rit√© et la vie morale (1956) Le Pur et l'Impur (1960) L'Aventure, l'Ennui, le S√©rieux (1963) Le Pardon (1967)

2006: Cours de philosophie morale (université libre de Bruxelles, 1962-1963), Seuil, édition établie par F. Schwab, 251 p.

Livres sur Vladimir Jankélévitch

  • Colloque de Cerisy, directeurs Jean-Marc Rouvi√®re et Fran√ßoise Schwab V. Jank√©l√©vitch, l'empreinte du passeur Ed. Le Manuscrit, 2007.
  • Lucien Jerphagnon, Vladimir Jank√©l√©vitch, ou de l'Effectivit√©, Ed. Seghers (Philosophies de tous les temps), Paris, 1969 ; Entrevoir et Vouloir : Vladimir Jank√©l√©vitch, Ed. de la Transparence, 2008.
  • Guy Suar√®s, Vladimir Jank√©l√©vitch, Ed. La Manufacture (Qui suis-je ?), Lyon, 1986.
  • Jean-Jacques Lubrina (pr√©face de Fran√ßois George ; bibliographie et notes par Alain Cophignon), Vladimir Jank√©l√©vitch. Les derni√®res traces du ma√ģtre, Ed. Josette Lyon (Les Ma√ģtres √† penser du XXe si√®cle), 1999 et reparu aux Editions du F√©lin, septembre 2009.
  • Isabelle de Montmollin, La philosophie de Vladimir Jank√©l√©vitch, Presses universitaires de France, Paris, 2000.

Références

  1. ‚ÜĎ Catalogue Bn-Opale Plus - Session invalide
  2. ‚ÜĎ Le Je-ne-sais-quoi et le Presque-rien, Chapitre Premier, Deuxi√®me Partie, Paragraphe 10

Voir aussi

Liens externes


  • Portail de la philosophie Portail de la philosophie
  • Portail de la philosophie antique Portail de la philosophie antique
  • Portail de la musique Portail de la musique
Ce document provient de ¬ę Vladimir Jank%C3%A9l%C3%A9vitch ¬Ľ.

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Vladimir Jankelevitch de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Vladimir Jank√©l√©vitch ‚ÄĒ Philosophe fran√ßais Philosophie contemporaine Naissance 31 ao√Ľt 1903 (Bourges) D√©c√®s 6 juin 1985 (Paris) Principaux int√©r√™ts ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Vladimir Jankelevitch ‚ÄĒ Vladimir Jank√©l√©vitch (* 31. August 1903 in Bourges; ‚Ć 6. Juni 1985 in Paris) war ein franz√∂sischer Philosoph und Musikwissenschaftler. Inhaltsverzeichnis 1 Leben 2 Philosophie 2.1 Moralphilosophie ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Vladimir Jank√©l√©vitch ‚ÄĒ (* 31. August 1903 in Bourges; ‚Ć 6. Juni 1985 in Paris) war ein franz√∂sischer Philosoph und Musikwissenschaftler. Inhaltsverzeichnis 1 Leben 2 Philosophie 2.1 Moralphilosophie ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Vladimir Jank√©l√©vitch ‚ÄĒ (Bourges, 31 de agosto de 1903 Par√≠s, 6 de junio de 1985) fue un importante fil√≥sofo y music√≥logo franc√©s. Contenido 1 Biograf√≠a 2 Obras 2.1 Pensamiento ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • Vladimir Jank√©l√©vitch ‚ÄĒ (31 August 1903 in Bourges‚Äď6 June 1985 in Paris) was a French philosopher and musicologist.Association Vladimir Jank√©l√©vitch, 48 rue de Fresnes L Hay les Roses France. Biography Jank√©l√©vitch was the son of Russian parents, who had emigrated to… ‚Ķ   Wikipedia

  • Jank√©l√©vitch ‚ÄĒ Vladimir Jank√©l√©vitch Vladimir Jank√©l√©vitch, philosophe et musicologue fran√ßais, n√© √† Bourges le 31 ao√Ľt 1903, mort √† Paris le 6 juin 1985. Sommaire 1 Biographie 2 Sa pens√©e ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Jankelevitch ‚ÄĒ Vladimir Jank√©l√©vitch (* 31. August 1903 in Bourges; ‚Ć 6. Juni 1985 in Paris) war ein franz√∂sischer Philosoph und Musikwissenschaftler. Inhaltsverzeichnis 1 Leben 2 Philosophie 2.1 Moralphilosophie ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Jank√©l√©vitch ‚ÄĒ Vladimir Jank√©l√©vitch (* 31. August 1903 in Bourges; ‚Ć 6. Juni 1985 in Paris) war ein franz√∂sischer Philosoph und Musikwissenschaftler. Inhaltsverzeichnis 1 Leben 2 Philosophie 2.1 Moralphilosophie ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • JANK√ČL√ČVITCH (V.) ‚ÄĒ JANK√ČL√ČVITCH VLADIMIR (1903 1985) Penseur original dont l‚ÄôŇďuvre fort vari√©e prend en consid√©ration la pl√©nitude de l‚Äôexistence humaine et sa temporalit√©, Vladimir Jank√©l√©vitch √©tait d‚Äôorigine russe. Son p√®re, Samuel Jank√©l√©vitch, qui √©tait… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • Vladimir (pr√©nom) ‚ÄĒ Vladimir Cette page d‚Äôhomonymie r√©pertorie les diff√©rents sujets et articles partageant un m√™me nom. Vladimir est un nom propre qui peut d√©signer : Sommaire 1 Pr√©nom ou patronyme 1.1 Origine du nom ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.