Violence

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Violence
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Taux de violence physique pour 100,000 habitants par pays en 2004[1].
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La violence est l’utilisation de force physique ou psychologique pour contraindre, dominer, causer des dommages ou la mort. Elle implique des coups, des blessures, de la souffrance.

Pour la philosophe Blandine Kriegel, la violence est « la force dĂ©rĂ©glĂ©e qui porte atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© physique ou psychique pour mettre en cause dans un but de domination ou de destruction l’humanitĂ© de l’individu[2]. Â» La violence est ainsi souvent opposĂ©e Ă  un usage contrĂŽlĂ©, lĂ©gitime et mesurĂ© de la force.

Sommaire

Étymologie

Le mot violence vient du latin vis, qui désigne l'emploi de la force sans égard à la légitimité de son usage[3].

La violence dans les sociétés primitives

Dans les sociĂ©tĂ©s primitives la violence ne faisait qu’un avec la proximitĂ© du dieu Aujourd’hui, ce dieu n’apparaĂźt plus, et la violence n’a plus d’exutoire, elle est privĂ©e de boucs Ă©missaires (ces victimes divinisĂ©es) et condamnĂ©e Ă  l’escalade. Hölderlin est le seul qui, au temps de Hegel et de Clausewitz, a compris le danger de cette proximitĂ© des hommes entre eux. Car le dieu qui se mĂȘlait aux hommes, chez les Grecs, c’était le dieu de la rĂ©ciprocitĂ©, des doubles mimĂ©tiques, de la folie contagieuse. Il s’appelait Dionysos (c’est lui sur qui Nietzsche avait pariĂ©). Ce nom est celui que les Grecs ont donnĂ© Ă  l’effroi que leur causait la promiscuitĂ© divine[4].

Typologies des violences

Violence mise en scÚne au théùtre

Plusieurs types de violence sont distinguées. Leurs définitions - parfois contradictoires - varient selon les époques, les milieux, les lieux, les évolutions sociales, technologiques etc.

  • Violence entre personnes : comportements de domination ou asservissement employant la force, physique (coups, viol, torture...), verbale et psychologiques (injures, injonctions paradoxales, harcĂšlement, privation de droits ou libertĂ©, abus de position dominante...) ; Ces comportements peuvent ĂȘtre conscients ou non. Cette catĂ©gorie inclut la violence entre partenaires ou de parent Ă  enfant, et diffĂ©rentes formes d'embrigadement ;
  • Violence d'Ă©tat : Les États pratiquent discrĂštement ou revendiquent selon la dĂ©finition cĂ©lĂšbre de Max Weber, un « monopole de la violence lĂ©gitime Â», pour exĂ©cuter les dĂ©cisions de justice, assurer l'ordre public, ou en cas de guerre ou risque de guerre (on tente alors de la lĂ©gitimer par les doctrines de la « guerre juste Â»). Celle-ci peut dĂ©gĂ©nĂ©rer en terrorisme d'État ou d'autres formes de violence les plus extrĂȘmes telles que le gĂ©nocide ;
  • Violence criminelle : Le crime, spontanĂ© ou organisĂ©, peut avoir des causes sociales, Ă©conomiques, ou psychologiques (schizophrĂ©nie, etc.). Cette forme de violence est selon certains auteurs l'envers d'une violence Ă©tatique et/ou symbolique.
  • Violence symbolique : C'est notamment la thĂšse de Pierre Bourdieu, qui dĂ©signe plusieurs sortes de violences : verbale (Ă©ventuelle premiĂšre Ă©tape avant passage Ă  l'acte) ; ou invisible, institutionnelle : c'est aussi la violence structurelle (Galtung) face Ă  la quelle les individus semblent impuissants. Celle-ci dĂ©signe plusieurs phĂ©nomĂšnes diffĂ©rents qui favorisent la domination d'un groupe sur un autre et la stigmatisation de populations, stigmatisation pouvant aller jusqu'Ă  la crĂ©ation d'un bouc Ă©missaire.
  • Violence Ă©conomique : En droit civil, la violence Ă©conomique est une hypothĂšse rĂ©cente de vice du consentement, justifiant d'annuler les contrats dont la conclusion reposait sur ce vice. Elle est admise dans certaines limites par les tribunaux. Elle est maintenant considĂ©rĂ©e par certains juristes comme une nouvelle forme du "vice traditionnel de la violence[5]". En France, la 1re chambre civile de la Cour de cassation, dans un arrĂȘt du 3 avril 2002, et sur le fondement de l'article 1112 du Code civil, a ainsi jugĂ© que « l'exploitation abusive d'une situation de dĂ©pendance Ă©conomique, faite pour tirer profit de la crainte d'un mal menaçant directement les intĂ©rĂȘts lĂ©gitimes de la personne, peut vicier de violence son consentement[6] Â».
  • Violence pathologique : Certains dĂ©sordres mentaux sont accompagnĂ©s de bouffĂ©es de violence. On a rĂ©cemment trouvĂ© dans l'urine et le sang des patients touchĂ©s par ces maladies mentales une toxine qui semble anormalement produite par leur organisme. Cette toxine (une bufotĂ©nine) n'a Ă©tĂ© trouvĂ©e Ă  ces doses que chez des patients prĂ©sentant des troubles psychiques, et aussi chez des patients non droguĂ©s, n'ayant pas eu de contacts avec des amphibiens, mais violents[7]. On la retrouve dans l'urine ou le sang des patients pour toutes les grandes maladies psychiatriques, au point de la proposer comme indicateur de diagnostic[8].
    La toxine est identique Ă  celle qu'on trouve parmi les bufotoxines (hallucinogĂšnes et provoquant des symptĂŽmes Ă©voquant une psychose de type schizophrĂ©nie) du venin des nombreuses espĂšces de crapauds. Mais on ignore encore si le mĂȘme processus est en jeu dans les deux cas[9] et Ă  dĂ©terminer si cette molĂ©cule est Ă  l'origine des troubles mentaux chez l'homme[10], ou si elle est elle-mĂȘme un sous-produit d'un autre processus pathologique. Des indices plaident en tous cas pour certaines similitudes entre l'action de bufotoxine sur le cerveau, et en particulier sur la dĂ©gradation de la sĂ©rotonine et des processus intervenant dans les dĂ©sordres mentaux[11]

«  C’est dire que les Grecs de l'AntiquitĂ© considĂ©raient que la question de la violence (« bia Â») ne se pose pas pour les animaux (« zĂŽoi Â») mais seulement dans le domaine de la vie humaine (« Bios»). Cela suggĂšre trĂšs prĂ©cisĂ©ment que la question de la violence a affaire avec la parole qui est le propre de l’humain. Cela suggĂšre aussi que les animaux ne sont pas, Ă  proprement parler, violents : leurs comportements obĂ©issent simplement aux lois inexorables de la nature. La « violence animale Â» n’est donc qu’une projection anthropomorphique sur le comportement animal[3]. Â»

Ce sont aussi d'autres types de violences ayant pour caractĂ©ristique l'absence apparente de conscience ou de volontĂ© ;

Perceptions psychologiques

Combat de rue, en Chine.

L'analyse d'une sĂ©rie mensuelle de rĂ©ponses des Français concernant la violence et la criminalitĂ© montre que :

  1. Les fluctuations de l'inquiétude manifestée par l'opinion ne sont pas corrélées avec celles des crimes ou délits tels qu'enregistrés par les statistiques judiciaires;
  1. Les pointes d'inquiétude qui hérissent la courbe de l'opinion correspondent assez systématiquement à des événements violents et impressionnants relayés par la presse et la télévision et dont les victimes sont des gens " ordinaires " auxquels chacun peut s'identifier[12].

Ceux qui, Ă©tats ou individus, la dĂ©noncent le plus fort, ne proposent contre elle qu'un recours : une autre violence -ou la force lĂ©gitime, plutĂŽt-. Sans mĂȘme la comprendre (faut-il comprendre la violence ?) si cela se peut, ils veulent faire cesser la violence, que nous pensons qu’ils croient voir partout, plus frĂ©quente, mais aussi plus terrible dans les formes que prend son expression. Une fois encore, la rĂ©alitĂ© les contredit (du moins, c'est l'opinion de certains). La violence s’exprime aujourd’hui de façon moins cruelle que par le passĂ©, oĂč tortures et mutilations accompagnaient couramment les actes de violence[13].

Attirance pour la violence

Le culte de la violence, ou la violence dans la culture est tout un pan de notre culture, voire de notre vision de la société et du politique.

Au cinĂ©ma, dans les jeux vidĂ©o : on amalgame facilement violence et action, ou trop-plein d'action. Le surplus d'attention nĂ©cessaire par notre cerveau en neuroscience, pour comprendre trop d'information et dans un milieu que le cerveau analyse comme Ă©tant source de danger, est ce qui fait l'attrait actuel pour l' "action", et certaines mises en scĂšne. Ce n'est pas seulement la violence qui plait : c'est la violence mise en scĂšne, avec l'ambiance, le rythme, et plutĂŽt rapide.

L'attrait pour la violence peut Ă©galement prendre des tournures beaucoup plus intellectuelles et se traduire par des jeux, sadiques, masochistes etc., et Ă©galement psychologique ou cognitif dans la mise en scĂšne : par exemple le fait de ne pas tout transmettre par le sens visuel ou auditif de la violence, de laisser imaginer, de se servir plus du sens auditif par exemple chez Alfred Hitchcock, ou voire de trancher la violence par du ridicule, ou une musique qui ne correspond pas avec ce qu'on assimile Ă  la violence : par exemple chez Quentin Tarantino. D'oĂč un double message qui peut amener Ă  un questionnement au sujet de la violence, et de soi-mĂȘme.

Attirance pour la non-violence

Aujourd'hui 75% des personnes sondĂ©es disent se tourner plus vers les mouvements non violents[rĂ©f. nĂ©cessaire]. .

Justifications

Selon les points de vue, ces diffĂ©rentes formes de violences peuvent ĂȘtre lĂ©gitimes ou non, « bonnes Â» ou « mauvaises Â» : on pourra ainsi justifier la contrainte Ă©tatique (police, armĂ©e) comme nĂ©cessaire face au crime ; inversement, on justifiera la « violence rĂ©volutionnaire Â» (Walter Benjamin, « ThĂšses sur le concept d'histoire Â») des opprimĂ©s contre l'État, considĂ©rĂ© par Marx et Engels comme le « bras armĂ© de la bourgeoisie Â», ou encore contre la violence structurelle et symbolique (racisme institutionnel qui justifiait, selon les Black Panthers, la constitution de milices d'auto-dĂ©fense). Dans la sphĂšre privĂ©e, certains justifieront la violence comme moyen lĂ©gitime d'exercer une autoritĂ© (fessĂ©e pour les enfants, violence conjugale ou violence contre les femmes : on tentera alors de justifier la violence en distinguant diffĂ©rents seuils : une gifle serait acceptable mais pas une bastonnade, etc.) ; d'autres critiqueront au contraire ces comportements comme sexistes ou autoritaires, conduisant Ă  terroriser les sujets afin de les contraindre Ă  la soumission. La dĂ©finition mĂȘme de ce qui constitue une violence, a fortiori une violence « lĂ©gitime Â», fait ainsi l'objet de dĂ©bats politiques et philosophiques. Ce dĂ©bat entre violence, force et justice est ramassĂ© par Pascal dans un aphorisme cĂ©lĂšbre des PensĂ©es :

«  Il est juste que ce qui est juste soit suivi ; il est nĂ©cessaire que ce qui est fort soit suivi. La justice sans la force est impuissante, la force sans la justice est tyrannique. La justice sans force est contredite, parce qu'il y a toujours des mĂ©chants ; la force sans la justice est accusĂ©e. Il faut donc mettre ensemble la justice et la force et pour cela faire en sorte que ce qui est juste soit fort, ou que ce qui est fort soit juste.

La justice est sujette à dispute, la force est trÚs reconnaissable et sans dispute. Ainsi on n'a pu donner la force à la justice, parce que la force a contredit la justice et a dit qu'elle était injuste, et a dit que c'était elle qui était juste. Et ainsi ne pouvant faire que ce qui est juste fût fort, on a fait que ce qui est fort fût juste...

Ne pouvant faire qu'il soit forcĂ© d'obĂ©ir Ă  la justice, on a fait qu'il soit juste d'obĂ©ir Ă  la force. Ne pouvant fortifier la justice, on a justifiĂ© la force, afin que le juste et le fort fussent ensemble, et que la paix fĂ»t, qui est le souverain bien. Â»

Selon Howard Bloom, la violence est l'outil de la nature pour améliorer notre comportement social[14].

Violence d'État, et violence politique

Selon la dĂ©finition classique de Max Weber dans Le Savant et le politique (1919), « l'État revendique le monopole de la violence lĂ©gitime Â». Historiquement, l'État moderne s'est construit en dĂ©faisant les autres groupes (fĂ©odaux, etc.) du droit d'utiliser la violence pour leur propre compte (pour se faire justice, etc.). Ce monopole peut ĂȘtre contestĂ© (par la mafia, des groupes rĂ©volutionnaires ou des guĂ©rillas, ou encore par des « justiciers » ou « vigilantes »).

Violence du systĂšme Ă©conomique et social ?

Michel Onfray repose le problĂšme des violences structurelles, et des injustices Ă©conomiques (prĂ©caritĂ©, pauvretĂ©, inĂ©galitĂ©, non rĂ©partition)[15] :« On aurait tort de braquer le projecteur sur les seules violences individuelles alors que tous les jours la violence des acteurs du systĂšme libĂ©ral fabrique les situations dĂ©lĂ©tĂšres dans lesquelles s'engouffrent ceux qui, perdus, sacrifiĂ©s, sans foi ni loi, sans Ă©thique, sans valeurs, exposĂ©s aux rudesses d'une machine sociale qui les broie, se contentent de reproduire Ă  leur degrĂ©, dans leur monde, les exactions de ceux qui (les) gouvernent et demeurent dans l'impunitĂ©. Si les violences dites lĂ©gitimes cessaient, on pourrait enfin envisager la rĂ©duction des violences dites illĂ©gitimes. Â»

Jean Baudrillard nous dit que mĂȘme si la sociĂ©tĂ© de consommation est une sociĂ©tĂ© d'abondance, c'est une abondance forcĂ©e conduisant nĂ©cessairement Ă  des violences de refus, alors que « Si l'abondance Ă©tait libertĂ©, alors cette violence serait en effet impensable[16]. Â»

« L'abondance n'est qu'un (ou du moins est aussi) systĂšme de contraintes d'un type nouveau pour comprendre aussitĂŽt qu'Ă  cette nouvelle contrainte sociale (plus ou moins inconsciente) ne peut que rĂ©pondre un type nouveau de revendication libĂ©ratrice. En l'occurrence, le refus de la "sociĂ©tĂ© de consommation", sous sa forme violente et Ă©rostratique (destruction "aveugles" de biens matĂ©riels et culturels) ou non violente et dĂ©missive (refus d'investissement productif et consommatif). Si l'abondance Ă©tait libertĂ©, alors cette violence serait en effet impensable. Si l'abondance (la croissance) est contrainte, alors cette violence se comprend d'elle-mĂȘme, elle s'impose logiquement. Si elle est sauvage, sans objet, informelle, c'est que les contraintes qu'elle conteste sont elles aussi informulĂ©es, inconscientes, illisibles : ce sont celles mĂȘmes de la « libertĂ© Â», de l'accession contrĂŽlĂ©e au bonheur, de l'Ă©thique totalitaire de l'abondance. Â»

DĂ©bat sur la non-violence

Article dĂ©taillĂ© : Non-violence.

Gandhi et Martin Luther King ont critiquĂ© la violence et ont mis en pratique la non-violence, qui est tout mĂȘme une force, Ă©motionnelle selon Gandhi : donc communicationnelle.

D'autres critiquĂšrent cette tactique : LĂ©on Trotski, Frantz Fanon, Reinhold Niebuhr, Subhash Chandra Bose, George Orwell, Ward Churchill[17] et Malcolm X Ă©taient de fervents critiques de la non-violence, soutenant de maintes façons que la non violence et le pacifisme sont des tentatives d'imposer au prolĂ©tariat la morale de la bourgeoisie, que la violence est un accompagnement nĂ©cessaire au changement rĂ©volutionnaire, ou que le droit Ă  la lĂ©gitime dĂ©fense est fondamental.

Violence interpersonnelle

La violence dans les relations interpersonnelles (patron/employĂ©, parent/enfant, entre amis, entre collĂšgue, etc.) est un phĂ©nomĂšne qui se manifeste sous de multiples formes : abus de pouvoir, agression physique, intimidation verbale, menaces voilĂ©es, insultes et injures, humiliation, etc.[18]. Ces violences sont en relation d'infĂ©rence avec la violence globale (institutionnelle, structurelle, systĂ©mique ... ), elle en sont donc liĂ© parfois plus ou moins directement, et parfois sont de rĂ©el Ă©cho ou feedback/retour de la violence globale. En tous cas, selon pĂ©dopsychiatre et psychanalyste Daniel Schechter, la violence dans les relations interpersonnelles a des consĂ©quences importantes pour les victimes ainsi que pour leurs enfants[19],[20],[21].

Violence criminelle

Article dĂ©taillĂ© : Crime.

Ces violences criminelles sont également en relation d'inférence avec la violence globale (institutionnelle, structurelle, systémique ... ), elle en sont donc lié parfois plus ou moins directement, et parfois sont de réel écho ou feedback/retour de la violence globale.

Les quatre causes majeures identifiées comme favorisant la violence criminelle[23],[24]:

La nature humaine n'est ni bonne ni mauvaise, ces facteurs sociétaux sont la cause du retour de violence. Il existe des cas de criminels ayant de réel problÚme psychologique, n'ayant pas pour cause ces facteurs sociétaux, ceci représente un pourcentage minime de ce que l'on considÚre aujourd'hui comme la violence criminelle.

Les criminels font partie et sont issus de la sociĂ©tĂ©, contrairement au processus mental qui voudrait que l'on rejette le mal pour ne pas comprendre l'implication de soi ou du systĂšme/sociĂ©tĂ© Ă  laquelle on appartient, et que l'on dĂ©fend alors consciemment ou inconsciemment le statu quo (hypocrisie, cynisme). Ce dĂ©ni de la rĂ©alitĂ© et le refus de prendre ses responsabilitĂ©s, le refus de voir les relations, en Ă©jectant le mal hors et loin de nous est analysĂ© notamment par le sociologue Slavoj ĆœiĆŸek[25]. "La vĂ©ritĂ© n'est pas hors de nous, elle est en nous. La vĂ©ritĂ© n'est pas Ă  chercher ou Ă  repousser loin de nous, la vĂ©ritĂ© est en nous"(ou dans la sociĂ©tĂ©).

Ce dĂ©ni du mal et de ces causes est Ă©galement dĂ©crite par Georges Bernanos au sujet des totalitarismes et fascismes avec pour consĂ©quences des crimes contre l'humanitĂ©[26] : « Les imbĂ©ciles mettent le nez sur le bubons et ils se disent entre eux : ” Comment diables ces choses violacĂ©es, dont la plus grosse atteint Ă  peine la taille d'un oeuf de pigeon, peuvent elle contenir tant de pus ! ” L'idĂ©e ne vient pas aux imbĂ©ciles que le corps tout entier refait Ă  mesure cette purulence, qu'il faut en tarir la source. Et si par hasard, une telle idĂ©e leur Ă©tait venue, ils se seraient bien gardĂ©s de l'avouer, car ils sont un des Ă©lĂ©ments de cette pourriture. La BĂȘtise, en effet, m'apparait de plus en plus comme la cause premiĂšre et principale de la corruption des Nations. La seconde, c'est l'avarice. L'ambition des dictateurs ne vient qu'au troisiĂšme rang. Â»

Typologie

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La violence peut ĂȘtre instituante et instituĂ©e. Les relations sociales Ă©voluent dans le cadre de rapports de force gĂ©nĂ©ralement inĂ©galitaires qui se traduisent par des impositions et l'Ă©tablissement temporaire d'un statu quo fondĂ© sur cette violence initiale.

  • Karl Marx a dĂ©crit la violence qu'a reprĂ©sentĂ©e l'accumulation primitive.
  • Michel Foucault a montrĂ© la violence instituĂ©e sous la forme de la rĂ©pression Ă©tatique.
  • Pierre Bourdieu a dĂ©montrĂ© que la violence symbolique recouvre une situation de domination lĂ©gitime ou non d'une personne sur une autre, d'un groupe de personnes sur un autre, mal vĂ©cue par l'une des deux parties. Exemples : autoritarisme d'une hiĂ©rarchie d'entreprise ou d'armĂ©e, organisation politique d'un pays, vie de famille mal vĂ©cue par un membre de la famille.
  • Max Weber considĂšre que tout État possĂšde le monopole de la violence physique lĂ©gitime. Celle-ci s'exprime par le fait que les sujets de l'État consentent, soit par tradition ou par un dĂ©sir d'Ă©galitĂ©, Ă  ce que l'État soit le seul pouvant, de façon lĂ©gitime, exercer une violence sur son territoire, que ce soit par les forces policiĂšres, militaires ou bien juridiques.
  • Pour Michel Maffesoli, la violence serait consubstantielle Ă  la dynamique de toute sociĂ©tĂ© qui, dĂšs lors, se doit de la gĂ©rer. C'est pourquoi la violence est tantĂŽt assumĂ©e institutionnellement dans le droit de mort que s'arrogent les États (guerres, exĂ©cutions capitales), tantĂŽt ritualisĂ©e et canalisĂ©e dans la vie sociale Ă  travers les arbitrages sociaux (syndicaux, politiques), les extases sportives ou les dĂ©bordements juvĂ©niles en tous genres ;

Michel Maffesoli, Ă  la suite de Georges Sorel, a montrĂ© la violence rĂ©actionnelle qui, d'en bas, s'oppose Ă  la violence instituante et instituĂ©e ; Karl Marx a lĂ©gitimĂ© la violence rĂ©volutionnaire.

  • Le philosophe Krishnamurti affirme que « le conformisme est une forme de violence. Â» Être soi mĂȘme naturellement serait une maladie, une dĂ©viance, sortir des rangs ĂȘtre crĂ©atif et penser c'est-Ă -dire ĂȘtre anticonformiste et libre-penseur est un crime car c'est un danger pour le pouvoir et le systĂšme en place, qui par nature est une force conformiste, force centripĂšte.
    • Le conformisme des personnes conformiste punit d'eux-mĂȘmes les personnes sortant des rangs (pression ou force sociale), le pouvoir et la violence de l'"Ă©tat" n'a gĂ©nĂ©ralement pas besoin d'intervenir. Pour Krishnamurti le conformisme est un facteur des idĂ©ologies, idĂ©ologies qui sont pour lui la cause de la quasi totalitĂ© des problĂšmes de sociĂ©tĂ©, ainsi que des conflits, et des actes de violence Ă  l'Ă©chelle humaine ou Ă  l'Ă©chelle des Ă©tats, les guerres.
    • Krishnamurti propose Ă©galement des Ă©coles et systĂšmes Ă©ducatifs plus ouvert, s'Ă©loignant de la conception de l'Ă©ducation comme 'processus de socialisation' ou d'institution disciplinaire'. La socialisation des organismes sociaux obligent Ă  se conformer, le synonyme en biologie est ici domestication avec des exemples de domestication gĂ©nĂ©tique sur plusieurs gĂ©nĂ©ration, de mĂȘme que tout systĂšme organisĂ© doit dans la pensĂ©e humaine ainsi que dans la pensĂ©e de celui qui veut avoir l'ascendant est de contrĂŽler et d'exercer un pouvoir - sans pouvoir de plus s'en empĂȘcher (non-agir) - , ce qui Ă©quivaut dans la forme Ă  un systĂšme fermĂ© et hiĂ©rarchique conduisant Ă  une vision du monde, qui peut mĂȘme ĂȘtre a l'opposĂ© des intentions des personnes composant cette organisation (ex : la gauche).
  • Pour Theodore Kaczynski, la sur-socialisation est parmi les pires choses, la pire violence, qu’un ĂȘtre humain peut infliger Ă  un autre[27].

« La pensĂ©e et le comportement d’une personne sur-socialisĂ©e sont bien plus aliĂ©nĂ©es que celles d’une autre modĂ©rĂ©ment socialisĂ©e. Â»

« La personne sur-socialisĂ©e ne peut mĂȘme pas avoir une expĂ©rience, sans culpabilitĂ©, de pensĂ©es ou sentiments qui soient contraires Ă  la morale en place ; elle ne peut avoir de « mauvaises Â» pensĂ©es. Et la socialisation n’est pas juste une question de morale ; nous sommes socialisĂ©s pour nous adapter Ă  de nombreuses normes qui n’ont rien Ă  voir avec la morale proprement dite. Ainsi, la personne sur-socialisĂ©e est maintenue en laisse et sa vie avance sur les rails que la sociĂ©tĂ© a construit pour elle. Pour beaucoup de personnes sur-socialisĂ©es, cela se traduit par un sentiment de contrainte et de faiblesse qui peut ĂȘtre un terrible handicap. Nous affirmons que la sur-socialisation est parmi les pires choses qu’un ĂȘtre humain peut infliger Ă  un autre." Â»

  • Le tiqqun invite Ă  s'Ă©loigner de toute "organisation", et Ă  se diriger vers des "non-organisations", des systĂšmes ouvert et libre, et des auto-organisations.
  • Les libertaires placent la libertĂ© comme valeur sine qua non pour un humain, et reconnaissant la violence systĂ©mique prĂ©sente dans la sociĂ©tĂ© et les organisations, ils proposent Ă©galement des sociĂ©tĂ©s plus ouvertes, humanistes, et libres.

La violence froide est un terme utilisĂ© en opposition Ă  la violence agressive. Elle consiste Ă  contraindre directement ou par exĂ©cutants interposĂ©s, autrui Ă  entrer et demeurer dans une situation de souffrance (par exemple : sĂ©questration, dĂ©portation, extermination).

Elle peut ĂȘtre retournĂ©e contre soi-mĂȘme par une personne qui dĂ©cide de ne pas tenir compte de tous ses besoin dans ses actions et d'accepter des tĂąches qui l’écrasent.

La violence éducative est perpétrée à des fins éducatives, à ne pas confondre avec la maltraitance laissant des marques sur le corps et qui n'ont pas de but éducatif.

La violence primitive est celle qui découle d'une simple opportunité de prédation hors de toute catégorie décrite ci-dessus, qu'il s'agisse de prédation matérielle (appropriation de biens) ou narcissique (appropriation du corps d'autrui, voir ci-dessous).

La violence sexuelle est le fait d’une personne consciente d'avoir un {{wikt:ascendant|ascendant}}(hiĂ©rarchique, parental, physique, psychologique) qui impose Ă  une autre des actes sexuels non dĂ©sirĂ©s ;

La domination par une personne ou un organisme : aprĂšs avoir Ă©tabli un {{wikt:ascendant|ascendant}}, impose Ă  une autre des souffrances psychiques et/ou physiques, pouvant avoir pour consĂ©quences :

La violence conjugale et/ou familiale dont la maltraitance laissant des marques sur le corps, sans but Ă©ducatif : le comportement d'un conjoint ou d'un autre membre de la famille, est identifiable Ă  l'une des violences dĂ©crites ci-dessus sur l'autre conjoint ou sur divers membres de la famille.

LĂ©gitimation et points de vue Ă©thiques

L'usage de la force peut ĂȘtre lĂ©gitimĂ©. La lĂ©gitime dĂ©fense est invoquĂ©e quand une victime de violences se dĂ©fend par la force. Un groupe humain (ethnie, classe sociale ou membres d'une religion) peut agir violemment lorsqu'une idĂ©ologie, une foi ou une autoritĂ© le justifie.

L'usage de la force peut ne pas ĂȘtre lĂ©gitimĂ©. NĂ©anmoins des causes psychiques internes sont juridiquement invocables pour dĂ©charger la responsabilitĂ© de l'auteur des violences ; auquel cas un traitement psychiatrique pourrait ĂȘtre requis. Aux crimes et dĂ©lits de droit commun (vol, kidnapping), une rĂ©plique juridique est nĂ©cessaire.

Les motivations de la violence sont l'objet de dĂ©bats dans les champs scientifique, juridique, philosophique et politique. Dans l'approche de beaucoup de praticiens[Qui ?] de la psychologie, de l'aide sociale ou du droit (cĂŽtĂ© dĂ©fense), la plupart des personnes adoptant des comportements de prĂ©dation et/ou de violence relĂšvent de la sociopathie ou d'une problĂ©matique sociale et/ou Ă©conomique. D'autres approches, notamment en Ă©thologie appliquĂ©e Ă  l'espĂšce humaine, et certains chercheurs (dont Konrad Lorenz, ainsi que beaucoup de behavioristes) estiment que les personnes adoptant des comportements de prĂ©dation et/ou de violence ne le font pas forcĂ©ment par manque de ressources, d'Ă©ducation, d'Ă©motion ou d'empathie (les sĂ©ducteurs et les manipulateurs n'en manquent souvent pas, soulignent-ils) mais par choix narcissique, en vertu du principe du plus grand plaisir et/ou de la plus grande facilitĂ©/rentabilitĂ©. Les points de vue les plus extrĂȘmes (qui ressurgissent rĂ©guliĂšrement malgrĂ© la rĂ©probation de la communautĂ© scientifique) vont jusqu'Ă  affirmer que ces comportements seraient gĂ©nĂ©tiquement inscrits et hĂ©rĂ©ditaires. D'autres spĂ©cialistes de l'Ă©thologie humaine, tels Boris Cyrulnik et les cognitivistes, nuancent ces points de vue et rĂ©cusent tout hĂ©ritage gĂ©nĂ©tique de la violence. Plusieurs spĂ©cialistes de la psychologie dĂ©veloppementale tels Richard Tremblay et Daniel Schechter soulignent l'importance de multiples facteurs de risque pour le dĂ©veloppement de la violence, surtout les interactions entre la biologie en incluant les gĂšnes et l'environnement familial[28].

Une partie des prescriptions religieuses vise Ă  maintenir la paix interne, la cohĂ©sion dans la communautĂ©, en prĂ©venant ou en ritualisant sa violence. Les prĂȘtres entrent en scĂšne lorsque la violence ou le dĂ©sordre menacent, soit sur le plan interne (discorde civile) soit sur le plan externe (agression ou menace extĂ©rieure). Pour apaiser le « courroux de la divinitĂ© Â», la rĂ©ponse sera la mise en Ɠuvre d'une violence rituelle : le sacrifice, humain ou animal, ou le recours Ă  la guerre extĂ©rieure. Dans les deux cas, le recours Ă  la violence est perçu comme dĂ©fensif, comme un moyen de se protĂ©ger d'une autre violence pouvant dĂ©truire la communautĂ©. RenĂ© Girard a montrĂ© que l'Ă©volution culturelle conduisant vers les religions monothĂ©istes Ă  vocation universelle, s'est accompagnĂ©e d'une Ă©volution des rites sacrificiels du concret vers l'abstrait, qui deviennent de plus en plus symboliques, sans disparaĂźtre. Le christianisme, dans certains de ses textes originels, n'abolit pas le sacrifice, mais il prĂ©conise le « sacrifice de soi Â» comme alternative au sacrifice de l'autre.

Violence par pays

Le Global Peace Index, mis Ă  jour en 2010, classe 149 pays d'aprĂšs l' « absence de violence Â»[29].

  • Violence en France

Références

  1. ↑ (en) MortalitĂ© et charge de maladie estimĂ©es en 2002, World Health Organization, 2002. ConsultĂ© le 2008
  2. ↑ Blandine Kriegel. La violence Ă  la tĂ©lĂ©vision. Rapport de la Mission d’évaluation, d’analyse et de propositions relative aux reprĂ©sentations violentes Ă  la tĂ©lĂ©vision, MinistĂšre de la Culture et de la Communication, France
  3. ↑ a et b Jean-François Malherbe (Docteur en philosophie de l'[[UniversitĂ© catholique de Louvain (depuis 1968)|]] et en thĂ©ologie de l'UniversitĂ© de Paris), in Violence et dĂ©mocratie, Sherbrooke, CGC, 2003.
  4. ↑ Cette information ressort des Ă©changes entre RenĂ© Girard et BenoĂźt Chantre dans « Achever Clausewitz Â», Ă©ditions Flammarion, sept. 2007, (ISBN 978-2-35536-002-2)
  5. ↑ Audrey Huigens ; La violence Ă©conomique; MĂ©moire de DEA, sous la direction du Pr Christophe Jamin, Ă©cole doctorale de l'UniversitĂ© de Lille II
  6. ↑ Legifrance
  7. ↑ Ktirkktiinen J., Rtiisstinen M., Huttunen M., Kallio E., Naukkarinen H., Virkkunen M. Urinary excretion of bufotenin (N,N-dimethyl-5-hydroxytryptamine) is increased in suspicious violent offenders : A confirmatory study. Psychiatry Res. 1995 ; 58 : 145-52.
  8. ↑ Takeda N., Ikeda R., Ohba K., Kondo M. Bufotenine reconsidered as a diagnostic indicator of psychiatric disorders. Neuroreport. 1995 ; 6(17) : 2378-80
  9. ↑ Ciprian-Ollivier J., Cetkovich-Bakmas M.G. Altered consciousness states and endogenous psychoses : a common molecularpathway ? Schizophr. Research. 1997; 28: 257-65
  10. ↑ Forsstrom T, Tuominen J., Ktirkktiinen J. ; Determination of potentially hallucinogenic N-demethylated indole amines in human urine by HPLCIESI-MS-MS. ; Scand. J. Clin.Lab. Invest. 2001 ; 61 : 547-56.
  11. ↑ Takeda N. Serotonin-degradative pathways in the toad (Bufo bufo japonicus) brain : clue to the pharmacological analysis of human psychiatric disorders. Comp. Biochem. Physiol. 1994 ; 107C : 275-81.
  12. ↑ La perception de la violence par l'opinion publique, Hugues Lagrange; Revue française de sociologie, Vol. 25, No. 4 (Oct. - Dec., 1984)
  13. ↑ Josyane Savigneau : violence et perception de la violence
  14. ↑ Howard Bloom, Le principe de Lucifer, 2002, page 18.
  15. ↑ les Deux violences, Onfray
  16. ↑ La SociĂ©tĂ© de consommation, Jean Baudrillard, Ă©d. DenoĂ«l, 1970, p. 281
  17. ↑ Churchill, Ward et al. Pacifism as Pathology. Arbeiter Ring, 1998.
  18. ↑ Daniel Blondin psychologue, M.Ps.,
  19. ↑ Schechter DS, Coates, SW, Kaminer T, Coots T, Zeanah CH, Davies M, Schonfield IS, Marshall RD, Liebowitz MR Trabka KA, McCaw J, Myers MM (2008). Distorted maternal mental representations and atypical behavior in a clinical sample of violence-exposed mothers and their toddlers. Journal of Trauma and Dissociation , 9(2), 123-149.
  20. ↑ Schechter DS, Zygmunt A, Coates SW, Davies M, Trabka KA, McCaw J, Kolodji A., Robinson JL (2007). Caregiver traumatization adversely impacts young children’s mental representations of self and others. Attachment & Human Development, 9(3), 187-205.
  21. ↑ Schechter DS, Gross A, Willheim E, McCaw J, Turner JB, Myers MM, Zeanah CH, Gleason MM (2010). Is maternal PTSD associated with greater exposure of very young children to violent media? Journal of Traumatic Stress, 22(6), 658-62.
  22. ↑ http://www.petitmonde.com/Doc/Article/Une_solution_pour_diminuer_la_violence_a_l_ecole_le_programme_Vers_le_pacifique
  23. ↑ Rapport international sur la prĂ©vention de la criminalitĂ© et la sĂ©curitĂ© quotidienne, VOIR page 35.
  24. ↑ Rapport international sur la prĂ©vention de la criminalitĂ© et la sĂ©curitĂ© quotidienne, VOIR page 35.
  25. ↑ ConfĂ©rence de Slavoj ĆœiĆŸek chez Google
  26. ↑ La France contre les robots (1946) Georges Bernanos
  27. ↑ La SociĂ©tĂ© industrielle et son avenir (1995) Theodore Kaczynski
  28. ↑ http://www.letemps.ch/Facet/print/Uuid/73b73044-0ee3-11e0-9c3d-ff5b92fd37b1/Les_jouets_de_guerre_bons_pour_lenfant
  29. ↑ (en) visionofhumanity.org

Voir aussi

Articles connexes

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Auteurs

Bibliographie

Ouvrages en français
Ouvrages en anglais
  • Sophie Body-Gendrot, Pieter Spierenburg, "Violence in Europe: Historical and Contemporary Perspectives" (ISBN 0387745076)
  • Violence and the Media , Open University Press (ISBN 0335205054), edition 2003
  • Gerald Cromer, «A War of Words: Political Violence and Public Debate in Israel (Political Violence)» Routledge, (ISBN 071468516X)
  • Lynda S. Doll, Sandra E. Bonzo, James A. Mercy, David A. Sleet, E. N. Haas, Handbook of Injury and Violence Prevention
  • Laura L. Finley“Encyclopedia of Juvenile Violence" Greenwood Press, 2006-12-30, (ISBN 0313336822)
  • Encyclopedia of Interpersonal Violence (Two Volume Set) (ISBN 1412918006)
  • Nicky Ali Jackson, "Encyclopedia of Domestic Violence" Routledge | 2007-02-22 | (ISBN 0415969689)
  • Gun Violence : The Real Costs. By Philip J. Cook, Jens Ludwig (ISBN 0195137930)
  • Charles F. Wellford, «Firearms and Violence: A Critical Review» (ISBN 0309091241)
  • School Violence. American Psychiatric Publishing, Inc. (ISBN 1585620092)
  • States of Violence: War, Capital Punishment, and Letting Die ; Cambridge University Press | (ISBN 0521876273)
  • Beverley Milton-Edwards, "Islam and Violence in the Modern Era" Palgrave Macmillan (2006) | English | (ISBN 1403986185)
  • Vincenzo Ruggiero, "Understanding Political Violence: A criminological Approach" Open University Press
  • Violence on Television: An Analysis of Amount, Nature, Location and Origin of Violence in British Programmes Routledge (ISBN 0415172608)
  • Youth Violence and Delinquency: Monsters and Myths [Three Volumes] (Criminal Justice, Delinquency, and Corrections) Publisher: Praeger Publishers (ISBN 0275991121)
  • Violence and Social Orders: A Conceptual Framework for Interpreting Recorded Human History Publisher: Cambridge University Press (ISBN 0521761735)
  • War in the Hebrew Bible: A Study in the Ethics of Violence Publisher: Oxford University Press (ISBN 0195098404)
  • There Is No Crime for Those Who Have Christ: Religious Violence in the Christian Roman Empire University of California Press, 2005 (ISBN 0520241045)

Liens externes


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Regardez d'autres dictionnaires:

  • VIOLENCE — Comme agressivitĂ© et combativitĂ©, la violence est au principe des actions humaines individuelles ou collectives. Comme destructivitĂ©, elle menace continuellement la stabilitĂ© des relations des hommes entre eux, que ce soit en politique intĂ©rieure 
   EncyclopĂ©die Universelle

  • violence —    Violence is a pervasive and enduring aspect of all societies and takes many forms from politically motivated violence (terrorism) to ‘common’ assault or rape, and can be directed against the person or property. In Britain, political violence… 
   Encyclopedia of contemporary British culture

  • Violence — ‱ The stimulus or moving cause must come from without; no one can do violence to himself Catholic Encyclopedia. Kevin Knight. 2006. Violence     Violence      
   Catholic encyclopedia

  • Violence — Vi o*lence, n. [F., fr. L. violentia. See {Violent}.] 1. The quality or state of being violent; highly excited action, whether physical or moral; vehemence; impetuosity; force. [1913 Webster] That seal You ask with such a violence, the king, Mine 
   The Collaborative International Dictionary of English

  • violence — Violence. subst. fem. QualitĂ© de ce qui est violent. La violence des vents, de la tempeste, du mal, de la douleur, d un remede, &c. la violence de son humeur. Violence, signifie aussi, La force dont on use contre le droit commun, contre les loix 
   Dictionnaire de l'AcadĂ©mie française

  • violence — Violence, Violentia, Vis. La violence et cours d une oraison, Incitatio orationis. Faire violence Ă  aucun, Vim et manus alicui inferre, vel afferre, FaĂŸcere vim alicui. Oster par force et violence, Per oppressionem eripere. Avec violence et force 
   Thresor de la langue françoyse

  • violence — I noun assault, attack, brutality, clash, convulsion, disorder, eruption, explosion, ferocity, force, fracas, furiousness, fury, inclemency, manus, onslaught, outburst, rage, rampage, ruthlessness, savagery, severity, unlawful force, vehemence,… 
   Law dictionary

  • violence — [vÄ«â€Čə ləns] n. [ME < MFr < L violentia < violentus: see VIOLENT] 1. physical force used so as to injure, damage, or destroy; extreme roughness of action 2. intense, often devastatingly or explosively powerful force or energy, as of a… 
   English World dictionary

  • Violence — Vi o*lence, v. t. To assault; to injure; also, to bring by violence; to compel. [Obs.] B. Jonson. [1913 Webster] 
   The Collaborative International Dictionary of English

  • violence — (n.) late 13c., physical force used to inflict injury or damage, from Anglo Fr. and O.Fr. violence, from L. violentia vehemence, impetuosity, from violentus vehement, forcible, probably related to violare (see VIOLATION (Cf. violation)). Weakened 
   Etymology dictionary

  • violence — *force, compulsion, coercion, duress, constraint, restraint Analogous words: vehemence, intensity, fierceness (see corresponding adjectives at INTENSE): *effort, exertion, pains, trouble: *attack, assault, onslaught, onset 
   New Dictionary of Synonyms


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