Video-clip

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Video-clip

Clip

Un clip (ou vidĂ©o-clip, clip vidĂ©o, vidĂ©o musicale - en anglais music video, parfois promo video) est une Ɠuvre multimedia, principalement audiovisuelle et communĂ©ment courte, rĂ©alisĂ©e Ă  partir d’un morceau de musique ou d'une chanson[1]. Le terme vient d'un faux anglicisme, clip est un mot anglais signifiant « extrait Â» (to clip something off signifie couper).

Le clip fait gĂ©nĂ©ralement la promotion d’un groupe ou d'une musique, in fine d’un album, parfois mĂȘme d’un film. Il participe Ă  la construction de l’image d’un groupe ou d’un interprĂšte. Mais le clip rĂ©pond tout simplement au besoin d’apporter une image lĂ  oĂč seule la musique demeure. À l’instar des pochettes de disques, il occupe « une zone floue entre le marketing et l’expĂ©rience esthĂ©tique Â». Le clip est une combinaison, sur un mĂȘme support, de donnĂ©es de diffĂ©rentes natures comme le son, l’image et, lorsqu’il y en a, des paroles ou du texte. « C’est l’interaction de diffĂ©rents medias qui dĂ©finit le multimedia Â», Ă©crit Nicholas Cook. Michel Chion aime parler d'« audio-logo-visuel Â» lorsque l’audiovisuel inclut du langage sous forme Ă©crite et/ou parlĂ©e. Il fait valoir, tout comme Carol Vernallis, que la situation est le plus souvent triangulaire et non duelle : « ainsi un vidĂ©o-clip combine non de l’image et de la musique, mais des paroles, de la musique et des images Â». L’importance du contexte est dĂšs lors cruciale : le sens de chaque Ă©lĂ©ment‑-qu’il soit sonore, visuel ou autre ‑ est fonction de son contexte.

Pendant les annĂ©es 1960, de nombreux musiciens pop ont utilisĂ© l'image dans des films qui constituent autant de compilations prĂ©-clip, comme par exemple les scopitones français ou les films des Beatles lorsque ceux-ci dĂ©cidĂšrent de ne plus faire de tournĂ©es. Toujours Ă  cette Ă©poque, la tĂ©lĂ©vision crĂ©e des rendez-vous musicaux rĂ©guliers : Top of the Pops, Ed Sullivan Show, Hullabaloo... Mais l'histoire du clip remonte au dĂ©but du cinĂ©ma. Ainsi, il est souvent dit que le clip est nĂ© en 1975 avec Bohemian Rhapsody du groupe londonien Queen, mais c'est une erreur due Ă  une traduction trop littĂ©rale du terme video ; Bohemian Rhapsody est bel et bien la premiĂšre video, puisque c'est le premier clip tournĂ© au format vidĂ©o, mais ce ne fut ni le premier clip, ni ce qui a prĂ©cipitĂ© l’arrivĂ©e de MTV. Certains historiens, comme Pete Fraser, au risque de contrarier certains prĂ©jugĂ©s, font remonter la relation entre la musique et le visuel cinquante ans plus tĂŽt, avec les expĂ©rimentations d’Oskar Fischinger, dĂšs les annĂ©es 1920. Giusy Pisano montre que les relations entre le son et l’image sont bien antĂ©rieures aux inventions du phonographe et du cinĂ©matographe. Il existe aussi des clips en "voix off" c'est Ă  dire que le chanteur ou le groupe n'apparaissent pas dans le clip.

Sommaire

Historique

Avant 1895

Les Song Slide (plaques de verre illustrant des chansons)[2].

Vers la standardisation des procédés de synchronisme du son et de l'image (1895-1929)

Depuis ses dĂ©buts en 1895 le cinĂ©ma Ă©tait accompagnĂ© de musique et d’effets sonores par des musiciens locaux. En particulier de musique imitative[3]. Ces accompagnements en direct Ă©taient soit disant contaminĂ©s par des musiques inappropriĂ©es, des performances de faible qualitĂ© et des difficultĂ©s de synchronisation avec l’image sur l’écran. En effet, lorsque ne participait pas un bonimenteur, des musiciens ou bruiteurs Ă©taient prĂ©sents lors du spectacle, aidĂ©s par toute sorte d’outils comme les orgues de cinĂ©ma, munis d’une section de percussions et autres accessoires : cymbales, grĂȘle, caisse claire, grosse caisse, triangle, jeu de klaxon, sirĂšne de bateau, bruit de la mer, effet d’orage, sabots de chevaux, clochettes, xylophone, vibraphone, parfois harpe et mĂȘme piano.

Contrairement aux à priori concernant le cinéma muet, les expériences de cinéma musical tels que les phonoscÚnes Gaumont ne semble pas un phénomÚne marginal'[4]. Certains de ces procédés furent présentés lors de l'exposition universelle de Paris 1900.

Autour de 1914, un certain Lordier présente des films (La Marseillaise, La Madelon) en invitant les spectateurs à reprendre en coeurs les couplets[5].

Standardisation du « cinĂ©ma parlant Â»

En 1926 est prĂ©sentĂ© par les frĂšres Warner le premier long-mĂ©trage sonore : Don Juan, d’Alan Crosland, agrĂ©mentĂ© de musique et de bruitage. Le procĂ©dĂ© employĂ©, le Vitaphone, dĂ©veloppĂ© avec la Western Electric, est basĂ© sur la synchronisation d’un disque avec le projecteur. Un an plus tard, en octobre 1927, Le Chanteur de jazz, toujours d’Alan Crosland, sera le premier film chantĂ© et parlĂ©. Ce film comporte en rĂ©alitĂ© trĂšs peu de voix et reste muet pour l’essentiel, mais il est considĂ©rĂ© comme le point de rĂ©fĂ©rence historique du passage du muet au parlant. En 1929, l’enregistrement du son par procĂ©dĂ© optique dispose, enfin, le son Ă  cĂŽtĂ© de l’image sur le mĂȘme film. Les CinĂ©phonies d'Émile Vuillermoz sont un exemple offert par ces nouvelles possibilitĂ©s technique. Le cinĂ©ma fut le terrain privilĂ©giĂ© de la relation entre le son et l’image avec ses comĂ©dies musicales, ses musical illustration, ses apparitions diverses d’artistes, ses documentaires ‑ montrant des pratiques populaires comme le Woodstock de Michael Wadleigh ‑, ses divertissements ‑ Fantasia (1939) et les Silly Symphonies, de Walt Disney ‑, ses expĂ©rimentations ‑ Colourbox (1937) de Len Lye et Caprice en couleur (1949) de Norman McLaren ‑, etc.. Le clip n'est qu'une suite logique des expĂ©riences liant le son Ă  l'image.

Soundies

En 1940, Ă  Chicago, la Mills Novelty Company ‑ plus grand constructeur de juke-boxs de l’époque ‑ et James Roosevelt crĂ©ent la Globe-Mills Production dans le but de construire et vendre des jukeboxes Panoram. À l’insertion d’une piĂšce de monnaie, ces machines en bois jouaient et projetaient sur leur petit Ă©cran, par un systĂšme de lentilles et de miroirs, le film d’une chanson d’environ trois minutes en noir et blanc appelĂ© Soundies.

Scopitone

Dans les annĂ©es 1960, une « monstrueuse nouvelle machine Â» ‑ termes utilisĂ©s par le magazine Time en 1964 ‑ appelĂ©e Scopitone apparaĂźt sur le marchĂ© français, puis amĂ©ricain. C’est un juke-box comparable au Panoram. Il est dotĂ© comme lui d’un Ă©cran et joue, au contact d’une piĂšce, un court-mĂ©trage musical. Deux amĂ©liorations feront toutefois passer le Scopitone comme une nouveautĂ© sans prĂ©cĂ©dent : le fait que ses petits films soient en couleur et le passage direct de chaque chanson moyennant 5 francs - somme considĂ©rable pour l'Ă©poque, oĂč le juke-box comme le flipper ne coĂ»taient que 20 centimes..

MTV

L'avĂšnement mythique du clip date de 1981, lorsque la chaĂźne amĂ©ricaine MTV (Music Television) inaugure son antenne avec le classique et symbolique Video Killed the Radio Star, des Buggles. Mais ce n'est ni le premier clip ni celui qui a lancĂ© le genre. MTV fait le pari de ne diffuser que des clips et le succĂšs est au rendez-vous. La chaĂźne s'Ă©tend sur tous les continents. Le principe, comme pour la publicitĂ©, est de vendre des spectateurs aux annonceurs : dans ce cas, les annonceurs sont les maisons de disques, qui produisent les clips et, parfois, payent pour les diffuser.

Le clip Thriller de Michael Jackson, d'un format inhabituel (14 minutes) et tournĂ© sur un support film (35 mm), va contribuer Ă  faire Ă©merger le genre, en ne le limitant plus Ă  de la « chanson filmĂ©e Â». DĂšs lors, une vĂ©ritable construction scĂ©naristique se met en place. L'image ne sert plus de faire-valoir Ă  la musique, ces deux Ă©lĂ©ments se servent mutuellement. DĂšs le dĂ©but des annĂ©es 80, de la mĂȘme façon, l'un des groupes pionniers du genre, Duran Duran, propulse chacun de ses singles en tĂȘte des charts mondiaux par la magie de mini-films sophistiquĂ©s et stylisĂ©s, souvent trĂšs coĂ»teux, qui leur permettent notamment d'ĂȘtre l'un des fers de lance de la "seconde invasion britannique" aux USA (avec Billy Idol et Eurythmics), via la chaĂźne MTV. À la suite de ces pionniers, de nombreux artistes vont investir dans leur clip, qui deviendra le passage obligĂ© du lancement de tout album. On ne parle plus du dernier titre, mais du dernier clip, notamment pour certains artistes emblĂ©matiques comme MylĂšne Farmer ou encore Madonna, qui suivront notamment l'exemple de Michael Jackson.

L’apparition de la chaĂźne MTV en aoĂ»t 1981 montre l’utilisation du mĂ©dium tĂ©lĂ©visuel et l’apparition d’un format standardisĂ©, court et attractif, en constante transformation pour mieux coller Ă  l’air du temps. La tĂ©lĂ©vision n’a pas attendu MTV pour diffuser des performances musicales ou des promos, lorsque les artistes ne savaient pas se dĂ©placer. Le cinĂ©ma s’était dĂ©jĂ  trĂšs tĂŽt intĂ©ressĂ© Ă  la musique pop. MTV n’a, de plus, pas Ă©tĂ© l’unique chaĂźne Ă  diffuser des clips, mais elle a en revanche sensiblement imprĂ©gnĂ© le systĂšme. « Ce qui est vraiment important au sujet du clip, Ă©crit Andrew Goodwin, est l’émergence dans les annĂ©es 1980 d’une mĂ©thode routiniĂšre pour promouvoir des singles. Â» L’histoire de la chaĂźne est marquĂ©e, au dĂ©but, par une indiffĂ©rence affichĂ©e pour les vidĂ©os d’artistes noirs qui, augmentant leur budget, vont finalement supplanter le rock comme forme dominante. Des artistes comme Madonna ont utilisĂ© le clip d’une maniĂšre originale, usant de chorĂ©graphies et de plans serrĂ©s, favorisant la prĂ©sence des artistes fĂ©minines sur la chaĂźne. AprĂšs son rachat par Viacom en 1985, la chaĂźne se diversifiera, tant sur le plan des styles, avec la crĂ©ation de chaĂźnes spĂ©cialisĂ©es, que sur le plan gĂ©ographique, s’installant un peu partout dans le monde ‑ en Europe en 1987. Elle diversifiera Ă©galement les genres, ouvrant la voie Ă  des programmes centrĂ©s moins sur la musique que sur le style. Aujourd’hui, avec une industrie musicale extrĂȘmement concentrĂ©e Ă  l’échelle mondiale, MTV dĂ©termine le marchĂ© tĂ©lĂ©visĂ© du clip. Cette annĂ©e, la chaĂźne, qui fĂȘte ses 25 ans d’existence, s’est lancĂ©e avec l’entreprise Microsoft dans le commerce de la musique en ligne pour des rĂ©sultats encore inconnus.

Rappelons que, outre l’aspect commercial, et dans la nĂ©cessitĂ© d’ĂȘtre perçu comme Ă©tant toujours « Ă  jour Â», MTV s’est rĂ©guliĂšrement montrĂ© Ă  la pointe de l’art tĂ©lĂ©visuel en favorisant, entre autres, le motion design et l’animation Ă  travers son habillage de chaĂźne. Quoi qu’il en soit, le clip, diffusĂ© ou non Ă  la tĂ©lĂ©vision, est devenu un passage obligĂ©. Warp l’a donc empruntĂ©, non sans renouveler le genre et son moyen de diffusion.

L'Úre numérique

Le marché de la musique ayant beaucoup changé (le passage en radio lui aussi fait suite à des accords entre labels et radios), le clip ne s'est plus restreint à un seul médium, la télévision, et s'offre maintenant sur CD, DVD, Internet. Des réalisateurs tels que Michel Gondry, Spike Jonze ou encore Chris Cunningham ont sorti une compilation de leurs clip en DVD. Son but principal restant toujours de faire la promotion de groupes. Les clips sont de plus en plus nombreux, et les festivals de court-métrages en montrent de plus en plus.

Contrairement Ă  ce que l'on pourrait craindre, le vidĂ©o clip n'est sans doute pas mort : l'engouement du public pour le DVD musical (y compris pour des DVD consacrĂ©s Ă  des rĂ©alisateurs de clips) en est la preuve. Le vidĂ©o clip permet de complĂ©ter l'univers des musiciens, c'est aussi l'occasion de produire des images qui, dans un autre cadre, seraient jugĂ©es comme du cinĂ©ma expĂ©rimental. MĂȘme si le marchĂ© du clip et son mode de diffusion ont changĂ© et n'ont sans doute pas fini de le faire, on peut prendre le pari que le genre n'a pas dit son dernier mot.

Voir aussi : Motion Design et VidĂ©o jockey

Chronologie

  • 1927: The Jazz Singer (film muet avec des sĂ©quences chantĂ©es prĂ©enregistrĂ©es)
  • 1939: Fantasia (Walt Disney Pictures)
  • 1941: Introduction du Jukebox Panoram et des Soundies
  • 1956: Une vague de films rock'n'roll commence Ă  Hollywood (Rock Around the Clock, Don't Knock the Rock, Shake, Rattle and Rock, Rock Pretty Baby, The Girl Can't Help It, et les cĂ©lĂšbres films d'Elvis Presley). Certains de ces films intĂ©graient des numĂ©ros musicaux Ă  une histoire, d'autres Ă©taient des spectacles musicaux.
  • 1957: Elvis Presley a crĂ©Ă© un clip, et non un film, "Jailhouse Rock".
  • 1962: La TĂ©lĂ©vision britannique invente une nouvelle forme de diffusion musicale. Des Ă©missions comme Top Of The Pops, Ready! Steady! Go! et Oh, Boy ont promu des groupes et crĂ©Ă© d'Ă©normes succĂšs.
  • 1964: La tĂ©lĂ©vision amĂ©ricaine adapte ce format. Hullabaloo est une des premiĂšres Ă©missions amĂ©ricaines du genre, suivie de Shindig! (NBC) et American Bandstand; The Beatles sont les vedettes d'A Hard Day's Night
  • 1966: Les premiers films promotionnels conceptuels sont diffusĂ©s : Paperback Writer et Rain des Beatles, suivis en 1967 de Penny Lane et Strawberry Fields Forever.
  • 1968: Les Rolling Stones collaborent avec Jean-Luc Godard sur Sympathy for the Devil.
  • 1970: L'industrie du disque se rend compte que ces Ă©missions tĂ©lĂ©visĂ©es sont une grande opportunitĂ© pour la promotion de leurs artistes. Ils se concentrent sur la rĂ©alisation de courts films promotionnels qui commencent Ă  remplacer les performances tĂ©lĂ©visĂ©es.
  • 1974: ABBA bouleverse le cĂŽtĂ© statique du clip, en y intĂ©grant des effets visuels innovants pour l'Ă©poque.
  • 1975: La vidĂ©o "Bohemian Rhapsody" de Queen marque le dĂ©but de l'Ăšre video et instaure le langage des videos modernes.
  • 1979: Devo rĂ©alise The Day My Baby Gave Me a Surprise, qui fut la premiĂšre video Ă  inclure des animations virtuelles aux animations traditionnelles.
  • 1980: La video Ashes to Ashes est tournĂ©e par David Bowie.
  • 1981: MTV, la premiĂšre chaine musicale diffusĂ©e par satellite en continu, est lancĂ©e. Initialement soutenue par des opĂ©rateurs de tĂ©lĂ©vision cablĂ©e, elle connut rapidement un succĂšs majeur et devint une icĂŽne culturelle.
  • 1984: Premier clip français tournĂ© avec les moyens d'un long mĂ©trage : Adrian de Buzy (rĂ©al. Hilton McConnico) diffusion dans les cinĂ©mas Gaumont
  • 1984: Parution du court-mĂ©trage de Michael Jackson, Thriller, qui change Ă  jamais le concept du clip. Le Making of Thriller sort aussi cette annĂ©e-lĂ  et est le premier making of d'un clip de l'histoire.
  • 1986: Le vidĂ©o-clip dĂ©barque en France, grĂące aux courts-mĂ©trages de MylĂšne Farmer (Plus Grandir, Libertine...), qui incitent la chaĂźne TV6 Ă  crĂ©er des Ă©missions dĂ©diĂ©es aux clips.
  • 1989: Madonna fait scandale avec le clip de Like a Prayer, suivi l'annĂ©e suivante de Justify My Love, qui sera censurĂ©.
  • 1991: 14 novembre, Le clip Black or White de Michael Jackson a Ă©tĂ© diffusĂ© dans le monde entier en mĂȘme temps pour la premiĂšre fois, ce soir lĂ , plus de 500 millions de tĂ©lĂ©spectateurs l'ont vu.
  • 1992: MTV commence Ă  crĂ©diter les rĂ©alisateurs de clips.
  • 1996: CrĂ©ation de M2 (qui deviendra MTV 2, puis MTV Hits).

Compléments

Chaines musicales

Chaines diffusant des clips :

  • BET
  • BlankTV
  • Blastro
  • bpm:tv
  • Bubble Hits
  • C4
  • Channel [V]
  • Channel [U]
  • CMT
  • Fuse TV
  • Kalalou TV
  • GAC
  • IMF
  • Juice TV
  • Kerrang! TV
  • KRAL TV
  • MCM
    • MCM TOP
    • MCM POP
  • MTV
    • MTV2
    • MTV Australia
    • MTV Japan
    • MTV Asia
    • MTV Brasil
    • MTV Chi
    • MTV Desi
    • MTV en Español
    • MTV Puerto Rico
    • MTV Europe
    • MTV Hits
    • MTV TĂŒrkiye
    • MTV India
    • MTV Jams
    • MTV K
    • MTVU
    • nrj

nrj web tv [1] nrj dance [2] nrj pop rock [3] nrj grove [4]

  • MMC EurotĂŒrk
  • MuchMoreMusic
    • MuchMoreRetro
  • Music 24
  • MUSIC ON! TV
  • MusiquePlus
  • MusiMax
  • MusicMAX
  • MYX
  • Number One Hits
  • PMC
  • POWER TĂŒrk
  • Q TV
  • rage
  • Roxwel
  • Scuzz
  • SPACE SHOWER
  • Tatlises TV
  • TMF
  • TeleHit
  • Tempo
  • The Box
  • TVM3
  • VH1
    • VH1 Classic
    • VH1 Country
    • VH1 Soul
    • VH1 Uno
    • VH1 UK
  • VIVA
  • ZTV

Clips souvent cités

Il est souvent dit que le premier groupe à avoir popularisé le clip vidéo à grande échelle est Queen, en 1975, lors de la sortie de Bohemian Rhapsody (issu de leur 4e album A Night At The Opera). Le succÚs de la chanson fut tellement grand que le groupe britannique ne pouvait plus faire la tournée de tous les studios pour jouer en playback, ils ont donc decidé de tourner un clip vidéo (avec des trucages inclus, les plus chers à l'époque) qui leur évitaient de se déplacer à chaque fois.

Par leur réalisation sophistiquée, certains clips ont fait date, et ont été regroupés à ce titre dans des anthologies sur DVD.

Il convient tout d'abord de citer Thriller, de Michael Jackson, qui donne véritablement au genre sa portée internationale. En effet, pour la premiÚre fois, un clip vidéo sert à la promotion d'un album. Lire à ce sujet l'analyse d'Yves Gautier dans le livre "Michael Jackson - De l'Autre coté du Miroir"[6] qui par ailleurs analyse en détail le scénario du clip.

Viennent ensuite Owner of a lonely heart (Yes), Take on me (A-ha), Sledgehammer (Peter Gabriel), Weapon of choice (Fatboy Slim), Money for nothing (Dire Straits) et Video killed the Radio stars (Buggles).

Certains clips ont mĂȘme eu leurs pastiches. Microsoft a repris Weapon of choice pour en faire un clip de promotion Ă  usage interne, Windows of choice. Weird Al Yankovic s'est fait d'ailleurs connaĂźtre par ses divers pastiches de clips cĂ©lĂšbres.

Parmi les clips français, impossible de ne pas citer ceux de MylÚne Farmer, considérés comme de véritables courts-métrages (Pourvu qu'elles soient douces [Libertine II] dépasse les 17 minutes).

Quelques personnalités marquantes du clip

  • Laurent Boutonnat. Le compositeur de MylĂšne Farmer a rĂ©alisĂ© plusieurs de ses vidĂ©os, dont : Libertine, Pourvu qu'elles soient douces, DĂ©senchantĂ©e, Sans contrefaçon, Les mots, Tristana, Je t'aime mĂ©lancolie, Ainsi soit je...
  • Steve Barron. RĂ©alisateur pour A-Ha, Joe Jackson, Tears for Fears, et bien d'autres. Pour l'anecdote, Barron est le rĂ©alisateur de « Electric Dreams Â», un film trĂšs marquĂ© « annĂ©es 1980 Â» dans lequel un ordinateur, court-circuitĂ© au champagne, devient amoureux de l'amie de son propriĂ©taire.
  • Chris Cunningham. Se considĂšre avant tout comme un artiste multi-mĂ©dias. Ses ambiances malsaines et perturbantes ont fortement marquĂ© le public : ses clips d'Aphex Twin notamment, mais aussi Frozen (Madonna) ou encore « All is full of love Â» (Björk).
  • Florence Deygas et Olivier Kuntzel. Auteurs de « SacrĂ© Français Â» et « Une Very Stylish Fille Â» (Dimitri from Paris), « Photo Girl Â» (Poperetta), « Rose Rouge Â» (Ludovic Navarre aka Saint Germain), « The Sssound Of Mmmusic Â» (Bertrand Burgalat) ainsi que de vidĂ©os pour les Sparks.
  • Quentin Dupieux. Connu comme musicien sous le nom de Mr Oizo, Quentin Dupieux rĂ©alise des courts-mĂ©trages Ă©tranges. PrĂ©sentĂ© par son pĂšre, garagiste, Ă  Laurent Garnier, il a rĂ©alisĂ© des clips pour Alex Gopher, Laurent Garnier et lui-mĂȘme.
  • David Fincher. Le rĂ©alisateur de Fight Club et de The Game est passĂ© par le clip vidĂ©o aprĂšs avoir quittĂ© la sociĂ©tĂ© ILM de George Lucas. Il est le fondateur de Propaganda, sociĂ©tĂ© de production spĂ©cialisĂ©e dans la crĂ©ation de clips vidĂ©o ou publicitaires avec qui ont collaborĂ© Michael Bay, Alex Proyas, Michel Gondry et bien d'autres. RĂ©alisateur pour Madonna, Michael Jackson,...
  • Marcus Nispel. RĂ©alisateur des cĂ©lĂšbres Runaway (Janet Jackson), Killer/Papa was a Rolling Stone (George Michael), XXL et L'Instant X (MylĂšne Farmer), Shy Guy (Diana King), Believe (Elton John), Spice up your Life (Spice Girls), Love is all around (Wet Wet Wet), Ready or not (The Fugees)...
  • Jihad Kahwajy. RĂ©alisateur et chef-opĂ©rateur suisse prĂ©coce, Ă  25 ans, il rĂ©alise dĂ©jĂ  les clips d'artistes internationaux tels que Willy Denzey, Yves Larock, AlizĂ©e, Prodyge Crew, C-Sheyn. En 2008 il est vainqueurs du meilleur clip de l'annĂ©e aux CĂ©saires Français avec le nouveau clip de Willy Denzey "Turn Me Up"- S'enchaĂźnera la mĂȘme annĂ©e le meilleur clip de l'annĂ©e en Suisse ainsi que la meilleure image au Festival international du film de Locarno. GrĂące Ă  son concept novateur et ambitieux, il est dĂ©sormais convoitĂ© par les plus grandes maisons de disques. Jihad Kahwajy fait partie intĂ©grante des plus fulgurantes Ă©volutions dans le domaine du clip vidĂ©o.
  • Jonathan Glazer. RĂ©alisateur de « Sexy Beast Â» et « Birth Â», il tourne pour Jamiroquai, Radiohead, Blur ou Massive Attack. MalgrĂ© une vidĂ©ographie trĂšs limitĂ©e, ses clips sont parmi les plus citĂ©s (Ă  l'image de « Rabbit in your Headlights Â» de UNKLE oĂč un homme se fait renverser par des voitures dans un tunnel).
  • Katy Perry. Jeune chanteuse amĂ©ricaine, son clip Hot'N'Cold (2008) vient de dĂ©passer les 72 millions de vues sur YouTube
  • H5. Collectif comprenant Ludovic Houplain, Antoine Bardou Jacquet (les fondateurs), HervĂ© de CrĂ©cy, Rachel Cazadamont, François Alaux et Fleur FortunĂ©. On leur doit « The Child Â», pour Alex Gopher - une ville typographique - et « Remind me Â» (Röyksopp)
  • Pleix. Collectif.
  • Jean-Baptiste Mondino. Outre le cĂ©lĂšbre et dĂ©jantĂ© La danse des mots, C'est d'abord son noir et blanc trĂšs pictural qui le fera connaĂźtre avec des clips sentimentaux tels que « un autre monde Â» (TĂ©lĂ©phone), « Cargo de nuit Â» (Axel Bauer), « Russians Â» (Sting)... Avec « Boys of summer Â» (1985), de Don Henley, il recevra le « MTV Music Video Award Â» du meilleur clip de l'annĂ©e. Plus tard, Mondino passera Ă  la couleur pour Les Rita Mitsouko, puis Prince, Madonna, Alain Bashung, Björk, etc.
  • Michel Gondry. Ancien batteur du groupe Oui-Oui, Gondry se fera connaĂźtre comme un des « clipmen Â» les plus exigeants : IAM (Le Mia), Björk (six vidĂ©os), The Chemical Brothers, The White Stripes, Massive Attack, Kylie Minogue, Cibo Matto... Il est Ă  ce jour le rĂ©alisateur de clips le plus cĂ©lĂšbre dans le monde et a depuis rĂ©alisĂ© trois longs mĂ©trages aux États-Unis (Human Nature en 2002, Eternal Sunshine Of The Spotless Mind en 2004, La Science des rĂȘves en 2006 et Soyez sympas, rembobinez! en 2008).
  • Garth Jennings: rĂ©alisateur de « The Hitchhiker's Guide to the Galaxy Â», il est aussi cĂ©lĂšbre pour ses clips pour Fatboy Slim (« Right here, Right now Â»), Blur (« Coffee % TV Â»), R.E.M (« Imitation of life Â») ou Badly Drawn Boy.
  • Diane Martel. Beaucoup de rĂ©alisations dans le Hip Hop. Auteur en outre de plusieurs clips de Mariah Carey.
  • Sophie Muller. De Eurythmics Ă  No Doubt en passant par Sade, Sophie Muller est la rĂ©alisatrice de clips classique. Sa maniĂšre, apparemment passe-partout, est extrĂȘmement efficace dans la sensation de proximitĂ© qu'elle installe entre les musiciens et leurs auditeurs. Elle entretient par ailleurs de longues relations de travail avec les artistes dont elle met la musique en images : 7 clips pour No Doubt, 15 clips pour Eurythmics/Annie Lennox, 9 clips des Shakespeare sisters, etc.
  • Nick Park. Devenu cĂ©lĂšbre grĂące Ă  Sledgehammer de Peter Gabriel (MTV Music Video Award du meilleur clip en 1987), il est aujourd'hui le rĂ©alisateur de Wallace and Gromit.
  • StĂ©phane Sednaoui. Artiste Français, touche a tout, et resident a New York, Sednaoui et aussi connu pour ses photos de reportage et de mode que pour son travail de realisateur. il a rĂ©alisĂ© Ă  ce jour plus de 50 vidĂ©os, notamment pour NTM (« le monde de demain Â»), Björk, MC Solaar, Neneh Cherry et Youssou N'Dour, Garbage, Tricky, U2, Mirwais...
  • Shynola. Collectif, il rĂ©alise des clips ou l'animation prend une dimension importante. Parmi les artistes ayant eu recours Ă  eux, on peut citer Radiohead (« Pyramid Song Â» ), Queens of the Stone Age (« Go with the flow Â»), Blur (« Crazy Beat Â», « Good Song Â») ou Beck. Ils travailleront, par la suite, aux animations du Guide Galactique dans le film de Garth Jennings.
  • Tarsem Singh. RĂ©alisateur de « Losing My Religion Â» (REM) et du film « The Cell Â». Son activitĂ© principale est la rĂ©alisation de publicitĂ©s.
  • Julien Temple. RĂ©alisateur de nombreux clips de David Bowie, des Rolling Stones,... et du film « Absolute Beginers Â».
  • AndrĂ©e Davis-Boyer surnommĂ©e Mamy Scopitone, elle a rĂ©alisĂ©e plus de 500 scopitones pour les grands noms de la chanson française de l'Ă©poque.

RĂ©alisateurs occasionnels de clips

Vidéographie

  • Warp Vision: The Videos 1989-2004, DVD, Warp Records, 2004.

Compilation des clips vidéos du label Warp

  • Zen TV, DVD, Ninja Tune Records, 2003.

Compilation des clips vidéos du label Ninja Tune

  • L'Alternative, M6music, 2004

Compilation regroupant des clips diffusés sur M6 dans l'émission "L'alternative"

  • The Work of Director: Michel Gondry, DVD, Palm Pictures, 2003.

Compilation des clips vidéos du réalisateur Michel Gondry

  • The Work of Director: Spike Jonze, DVD, Palm Pictures, 2003.

Compilation des clips vidéos du réalisateur Spike Jonze

  • The Work of Director: Chris Cunningham, DVD, Palm Pictures, 2003.

Compilation des clips vidéos du réalisateur Chris Cunningham

  • The Work of Director: StĂ©phane Sednaoui, DVD, Palm Pictures, 2005.

Compilation des clips vidéos du réalisateur Stéphane Sednaoui

  • The Work of Director: Mark Romanek, DVD, Palm Pictures, 2005.

Compilation des clips vidéos du réalisateur Mark Romanek

  • The Work of Director: Jonathan Glazer, DVD, Palm Pictures, 2005.

Compilation des clips vidéos du réalisateur Jonathan Glazer

  • The Work of Director: Anton Corbijn, DVD, Palm Pictures, 2005.

Compilation des clips vidéos du réalisateur Anton Corbijn

Chaßnes de télévision consacrées à la diffusion de clips

Notes et références

  1. ↑ Les Clips du label Warp Lionel Dutrieux [pdf]
  2. ↑ Silent Film Sound (Rick Altman)
  3. ↑ cf. travaux de Rick Altman
  4. ↑ visible sur le DVD Naissance du son de Lobster Films
  5. ↑ Voir les travaux de Martin Barnier
  6. ↑ Michael Jackson - De l'Autre cotĂ© du Miroir

Bibliographie

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Voir aussi

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