Velopartage

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Velopartage

VĂ©lopartage

Citybike Ă  Helsinki.
Nextbike Ă  Leipzig, Allemagne.

Vélopartage est un néologisme désignant le concept de vélos partagés (Bike-sharing en anglais). Le principe de ce concept est la mise à disposition, gratuitement ou non, de vélos dans un but principalement de déplacement. Les principes de vélos en libre service, ou libre-service vélo, recoupent le concept de vélos partagés, voire aussi éventuellement les vélos gratuits en ville. Les termes City Bike ou Citybike renvoient généralement à des vélos en libre service ou vélos partagés.

Ce systÚme fut inauguré à La Rochelle en 1974 avec l'installation de 350 vélos jaunes répartis dans 3 stations en centre-ville. C'est à partir de là que d'autres modÚles de libre service vélos seront mis en place partout en Europe et dans le monde.

Sommaire

Concept

Le vĂ©lo peut constituer pour certains un bon moyen de dĂ©placement surtout en ville et, contrairement Ă  une utilisation sportive de celui-ci, il n'est pas nĂ©cessaire d'avoir un vĂ©lo onĂ©reux alliant une bonne qualitĂ© technique et un confort Ă©levĂ©. Certains cyclistes vont d'ailleurs prĂ©fĂ©rer des vĂ©los dĂ©pouillĂ©s techniquement pour un faible investissement financier et suffisant dans le cadre de dĂ©placements urbains, la protection contre le vol Ă©tant d'ailleurs une motivation notable pour des vĂ©los « Ă©conomiques Â». De tels vĂ©los peuvent facilement ĂȘtre mutualisĂ©s pour une utilisation commune par un groupe, ce qui constitue la base du concept de « VĂ©lopartage Â». Le principe d'un service de vĂ©los partagĂ©s est la mise Ă  disposition pour un groupe (abonnĂ©s, habitants d'une ville, touristes, usagers d'un parc, etc.) de vĂ©los ainsi mis en commun. Si le service ne nĂ©cessite pas l'intervention d'une personne assurant une permanence pour la gestion des emprunts, celui-ci est par extension un systĂšme de vĂ©los en libre-service.

Le principe du vĂ©lopartage est, en apparence, l'application des concepts de l'autopartage au vĂ©lo. Le concept appliquĂ© Ă  un moyen de transport simple et Ă©conomique prend une tout autre dimension. L'investissement est nettement moindre et des offres de vĂ©los gratuits en ville ont pu ĂȘtre proposĂ©es par des municipalitĂ©s. Un concept Ă©tendu de vĂ©los partagĂ©s consiste Ă  la mise Ă  disposition Ă  travers la ville en un maximum de points, de vĂ©los Ă  disposition ; les utilisateurs rendant ces vĂ©los Ă  la fin de leur utilisation, si possible Ă  la fin d'un trajet si ces derniers sont assurĂ©s de retrouver un autre vĂ©lo pour un trajet retour. Un des plus anciens systĂšmes notables sont les Bycyklen (ou City Bike) de Copenhague suivant un concept de Morten Sadolin, Wessung Ole et Niels Christiansen. De tels systĂšmes ont pu ĂȘtre mis en place directement par des municipalitĂ©s — comme au Danemark ou en Finlande — ou grĂące Ă  des associations — comme Ă  Copenhague et pour Viennabike, Suisse Roule bike sharing [6] ou Les vĂ©los roses Ă  la Chaux-de-Fonds — ou bien de façon plus commerciale tel que les concepts Cyclocity, ou bien Call a Bike en Allemagne. Ces systĂšmes sont financĂ©s aujourd'hui majoritairement par la publicitĂ©. Cependant, le statut du vĂ©lo en libre-service Ă©volue et devient pour les villes un nouveau service public de transport Ă  part entiĂšre. Des villes comme Rennes, OrlĂ©ans, Montpellier, Avignon ou Toulouse ont d'ailleurs choisi un type de contrat dissociĂ© du marchĂ© publicitaire pour les passations de leurs appels d'offre 'VĂ©los Libre Service'.

Les City Bike de Copenhague

City Bike de Copenhague

Les Bycyklen (ou City Bike, VĂ©los publics) de Copenhague sont des vĂ©los en libre service selon un concept dĂ©fini par Morten Sadolin et Wessung Ole[1], reprenant alors des idĂ©es dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ©es dans les annĂ©es 1970. Ces derniers imaginĂšrent en 1988 un service oĂč chaque utilisateur peut emprunter un vĂ©lo pour son trajet, laissant sa bicyclette libre, une fois utilisĂ©e, Ă  un autre utilisateur. Une des motivations pour un tel service est en grande partie le problĂšme du vol de vĂ©lo trĂšs frĂ©quent au Danemark. En effet selon la police, une partie des vĂ©los volĂ©s le sont pour une simple utilisation par le voleur sans ĂȘtre au final revendu. Simple utopie au dĂ©but, ils relancĂšrent leur projet en 1991. Celui-ci a pu se concrĂ©tiser en 1995 avec la participation de Niels Christiansen qui assura notamment la mise au point technique du projet[1].

L'idĂ©e est de mettre Ă  disposition d'un groupe — ou plutĂŽt aux habitants d'une ville, en l'occurrence Copenhague — un grand nombre de vĂ©los. Chacun peut utiliser un vĂ©lo pour son transport, le rendant dĂšs qu'il n'en a plus besoin. Personne ne s'approprie un des vĂ©los et chaque bicyclette sert au plus grand nombre. Pour Ă©viter tout vol ou mĂȘme la simple dispersion des vĂ©los par les utilisateurs, le systĂšme va reposer sur des principes simples. Un pĂ©rimĂštre prĂ©cis limitant la zone d'utilisation des vĂ©los est dĂ©fini et ceux-ci sont fabriquĂ©s en sĂ©rie — les vĂ©los sont conçus tout d'abord pour leur rĂ©sistance et l'optimisation de leur durĂ©e de vie — et sont donc des modĂšles uniques aisĂ©ment identifiables. De plus, le fonctionnement Ă©tant financĂ© par la publicitĂ©, les vĂ©los sont peints aux couleurs des sponsors les rendant facilement reconnaissables. Toute sortie de la zone est assimilĂ©e Ă  un vol et peut donc ĂȘtre verbalisĂ©e par la police. La mise Ă  disposition des vĂ©los se fait dans des stations oĂč les vĂ©los sont attachĂ©s avec un anti-vol identique Ă  celui utilisĂ© pour les caddies de super-marchĂ©, obligeant les utilisateurs Ă  rendre leurs vĂ©los dans une station. Une piĂšces de 20 couronnes suffit pour emprunter un vĂ©lo.

Bien que soutenu par la ville de Copenhague, intĂ©ressĂ©e dans le but de promouvoir les modes de dĂ©placements doux et de rĂ©duire la place de la voiture en centre ville, le systĂšme est en grande partie financĂ© par des fonds privĂ©s sous forme de publicitĂ© ; c'est ainsi que l'on peut voir des Bycyklen circuler aux couleurs de Coca-cola ! Une fondation (sur le principe d'une association Ă  but non lucratif) — le Fonden Bycyklen i KĂžbenhavn — a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e recevant ainsi des financements publics et privĂ©s. La ville assure une grande partie du service technique, et l'entretien des vĂ©los est rĂ©alisĂ© par des travailleurs volontaires en prison. Les vĂ©los ne sont disponibles que du printemps Ă  l'automne, les mois d'hiver Ă©tant l'occasion d'effectuer leur entretien technique. Le parc est aujourd'hui de 2 000 vĂ©los dans 110 stations[2] disponibles du printemps Ă  l'automne.

Les Bycyklen ou City Bike ont connu un vĂ©ritable succĂšs et certains n'hĂ©sitent pas Ă  les comparer Ă  l'autre symbole de la ville, la petite sirĂšne danoise. Le systĂšme a par ailleurs Ă©tĂ© importĂ© Ă  Århus, autre ville danoise et aussi dans la capitale finlandaise, Helsinki.

L'Ă©chec de Viennabike

Le modÚle des Bycyklen danois avait par ailleurs été transposé à Vienne, en Autriche. Mis en place à l'origine par une association, Viennabike consistait en la mise à disposition gratuite de vélos à travers la ville avec un systÚme identique à celui de Copenhague. Viennabike, victime de trop nombreux vols dÚs les premiers jours, a été remplacé depuis par le systÚme Cyclocity de JCDecaux sous le nom Citybike Wien[3]. Un tel échec marque les limites de tels systÚmes qui se révÚlent peu sécurisés, aucune application similaire ne verra dÚs lors le jour en dehors des pays scandinaves.

Le développement d'offres commerciales

La transposition de systÚmes comme les Bycyklen de Copenhague n'est pas évidente partout, comme ont pu le constater à leurs dépens les auteurs du projet Viennabike. Le vol de vélos reste au final le principal obstacle à la mise en place de tels services. Cependant devant le succÚs de l'opération auprÚs du public, certains industriels se sont lancés dans la mise au point de systÚmes plus élaborés techniquement, notamment en ce qui concerne la sécurité avec des systÚmes de cautionnement et d'antivols.

Call a Bike

VĂ©lo Call a Bike

Call a Bike est un service de location de vélos à la demande proposé par la Deutsche Bahn (DB). Le systÚme a été inventé en 1998 par l'informaticien et entrepreneur Christian Hogl et est proposé par la Deutsche Bahn à travers sa filiale DB Rent notamment comme service de transport complémentaire à l'offre de train ou de métro.

Il est aujourd'hui disponible dans les villes de Berlin, Francfort-sur-le-Main, Cologne, Munich et Stuttgart.

  • Call a Bike (ou Call a Bike FLEX)

AprĂšs enregistrement — par tĂ©lĂ©phone avec une carte de crĂ©dit, seul le paiement d'une avance de consommation de 5 â‚Ź est demandĂ© —, l'utilisateur peut louer n'importe quel vĂ©lo disponible en appelant un numĂ©ro inscrit sur celui-ci. Les vĂ©los du systĂšme ne sont pas disposĂ©s dans des stations mais rĂ©partis dans la ville au niveau des carrefours principaux. Chaque vĂ©lo dispose d'un cadenas — indiquant la disponibilitĂ© de celui-ci par un voyant — dĂ©verrouillable avec le code donnĂ© par tĂ©lĂ©phone.

AprĂšs utilisation, le vĂ©lo peut ĂȘtre laissĂ© Ă  n'importe quel carrefour dans la zone-centre de la ville[4] ; aprĂšs verrouillage du cadenas, l'utilisateur informe du nouvel emplacement du vĂ©lo par un appel auprĂšs du service Call a Bike.

  • Call a Bike FIX
Station Call-a-bike FIX Ă  Stuttgart

Une nouvelle offre de ce systĂšme Ă  Stuttgart utilise des emplacements fixes prĂ©cis — oĂč il faut prendre et dĂ©poser les vĂ©los — au lieu d'une dispersion libre dans la ville.

DB Rent envisage d'installer des systÚme de Call-a-bike FIX à une centaine de gares du réseau Intercity-Express, c.a.d. avec une seule station dans cette ville.

  • StadtRAD de Hambourg

Basé sur un contrat avec la ville de Hambourg, DB Rent a mis en service le 10 juillet 2009 un systÚme de vélopartage du type Call-a-bike FIX avec 67 stations dans la deuxiÚme ville allemande, mais pas sous la marque StadtRAD (vélo de ville) au lieu de Call-a-bike. Les 30 premiÚres minutes ne coutent rien, aprÚs c'est 8 centimes par minute ou 6 centimes pour des détenteurs d'un forfait annuaire du Hamburger Verkehrsverbund ou d'une Bahncard.

Un tel systÚme a par ailleurs été transposé à Londres, par Veloway (filiale de Veolia Transport) sous la marque OYBike, et repris par un nouvel opérateur allemand, Nextbike.

Les offres de service associées au marché publicitaire

City Bikes de Clear Channel Ă  Stockholm

Les deux principaux afficheurs mondiaux ont tour Ă  tour lancĂ© des offres de vĂ©los en libre service, proposĂ©es aux municipalitĂ©s normalement en parallĂšle Ă  la gestion de l'affichage publicitaire urbain et du mobilier urbain. Le couplage de ces offres permet — toujours dans le cadre d'un financement du service par la publicitĂ© — d'utiliser des affichages standards de 2 m2 plutĂŽt que d'utiliser les vĂ©los ou les stations comme support publicitaire.

Clear Channel qui propose son service vĂ©lo Ă  la carte Ă  Rennes depuis 1998 se place en prĂ©curseur ; cependant, son concurrent direct sur le marchĂ© publicitaire, JCDecaux, a rĂ©ussi Ă  mettre au point un service avec un fort dĂ©veloppement en France, en place notamment Ă  Lyon (vĂ©lo'v) d'abord et Ă  Paris (VĂ©lib') plus tard. Ce dernier dĂ©posĂ© sous le nom Cyclocity est accessible Ă  des utilisateurs occasionnels ou nouveaux de façon immĂ©diate contrairement Ă  son concurrent qui n'est ouvert qu'Ă  des utilisateurs gĂ©nĂ©ralement prĂ©alablement enregistrĂ©s[5].

Article dĂ©taillĂ© : Cyclocity.

Pour une collectivitĂ© territoriale, le couplage d'une offre de vĂ©lopartage avec une offre de mobilier urbain publicitaire peut poser plusieurs problĂšmes. D'une part, cela enlĂšve de la souplesse dans le choix des solutions des prestataires, et accentue les risques de monopole. D'autre part, la compĂ©tence dans le choix d'un prestataire en mobilier urbain publicitaire est souvent municipale[rĂ©f. nĂ©cessaire], alors que c'est l'Ă©chelle de la communautĂ© de communes qui se prĂȘte le mieux au vĂ©lopartage. FrĂ©quemment, Ă  l'intĂ©rieur d'une mĂȘme communautĂ© de communes, les marchĂ©s publicitaires sont diffĂ©rents selon les communes. Cela entraĂźne des difficultĂ©s pour l'extension du service de vĂ©lopartage, comme Ă  Paris[6] ou Lyon[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Conditions générales

En gĂ©nĂ©ral et quel que soit le systĂšme, l'utilisateur obtient une carte aprĂšs enregistrement — et la souscription Ă  un abonnement le cas Ă©chĂ©ant — qui lui permettra d'emprunter n'importe quel vĂ©lo dans une des stations rĂ©parties dans la ville en dĂ©verrouillant un antivol qui attache le vĂ©lo Ă  la station ; l'emprunt est alors enregistrĂ© par le systĂšme informatique. Le vĂ©lo peut ĂȘtre ensuite rendu dans n'importe quelle station si une place est disponible. L'emprunt est normalement limitĂ© dans le temps — 24 heures maximum — et si le service est payant, il offre gĂ©nĂ©ralement une durĂ©e de gratuitĂ© — une demi-heure Ă  2 heures suivant les services — Ă  chaque utilisation. Le tarif des heures supplĂ©mentaires peut augmenter avec la durĂ©e de location favorisant ainsi l'utilisation du vĂ©lo pour de courts trajets de station Ă  station[7]. AprĂšs un trajet simple, l'utilisateur est incitĂ© Ă  rendre son vĂ©lo, assurĂ© d'en trouver un autre pour un trajet retour ou un nouveau parcours.

Financement

Les premiĂšres offres ont Ă©tĂ© financĂ©es quasi intĂ©gralement[rĂ©f. nĂ©cessaire] par les recettes publicitaires, comme pour le service phare de JCDecaux Ă  Lyon, vĂ©lo'v ; le montant exact de la subvention du Grand Lyon n'a jamais Ă©tĂ© dĂ©voilĂ© et les rĂ©sultats financiers de ce qui fut longtemps la vitrine du systĂšme Cyclocity ne sont pas publiĂ©s. Les tarifs d'utilisation trĂšs gĂ©nĂ©reux de l'offre lyonnaise vĂ©lo'v ont Ă©tĂ© fortement relevĂ©s dans les nouvelles offres Cyclocity en place en France.

En fait, un service urbain consĂ©quent n'est actuellement pas viable sans subvention. Il existe bien des loueurs de vĂ©lo, or on observe qu'ils sont limitĂ©s Ă  des situations trĂšs particuliĂšres (stations balnĂ©aires oĂč l'usage de vĂ©hicules Ă  moteur ou de transport en commun n'est pas possible pour diverses raisons, par exemple) et ne se sont jamais dĂ©veloppĂ©s en zone urbaine. La nĂ©cessitĂ© de ce subventionnement est reconnue par JCDecaux lui-mĂȘme.[rĂ©f. souhaitĂ©e]

Si les villes déclarent généralement ne pas débourser un centime voire gagner de l'argent lors de la mise en place d'un tel service, elles se privent de ressources liées au marché publicitaire (existant ou ajouté dans le cadre du marché) pour un montant supérieur. Par exemple, pour Vélib en 2008, le manque à gagner pour la ville (recettes publicitaires abandonnées) est d'environ 60 millions d'euros, pour un encaissement Vélib inférieur à 30 millions[8].

La lutte pour offrir ce service entre le Cyclocity de JCDecaux et le systÚme de Clear Channel, renommé depuis SmartBike, ne doit pas faire illusion. Son objet est surtout une bataille concurrentielle sur le marché de l'affichage urbain, suite au choix de lier ce marché à ce type de service. Ce qui explique que se soit deux entreprises publicitaires, plutÎt que des entreprises de locations de véhicules ou de fabrication de vélo ou autre, qui sont présentes.

De nouveaux acteurs de la mobilité

Simple service anecdotique Ă  l'origine, les offres de vĂ©lopartage ont proposĂ© un nouveau mode de transport qui entre dans les stratĂ©gies de dĂ©placement mises en place par les villes. Ce faisant, Clear Channel et JCDecaux sont passĂ©s du statut d'afficheur Ă  celui d'acteur de la mobilitĂ© urbaine. Le systĂšme a Ă©tĂ© plĂ©biscitĂ© par de nombreuses villes en France et en Europe, grĂące en partie Ă  un effet de mode, suscitant la mise au point d'autres offres. Dans ce contexte, de nouvelles offres sont apparues, comme « VĂ©lo+ Â» Ă  OrlĂ©ans conçu par EFFIA qui est un exemple de service de vĂ©lopartage indĂ©pendant du marchĂ© publicitaire. Les opĂ©rateurs de transport public dits 'historiques' comme Transdev ou Veolia Transport dĂ©veloppent Ă©galement leurs offres. Ainsi, Transdev a mis en place le systĂšme Reflex[9] Ă  Chalon-sur-SaĂŽne sur la base de la technologie Call a bike. Veolia Transport, via sa filiale dĂ©diĂ©e Veloway[10], sous la marque OYBike, exploite actuellement plus de 200 vĂ©los Ă  Londres et Southampton en Angleterre. En 2007, l'agglomĂ©ration de Montpellier a fait le choix d'une formule diffĂ©rente, en confiant la gestion du service VĂ©lomagg' Ă  la TAM, la sociĂ©tĂ© d'Ă©conomie mixte qui gĂšre les transports en commun, plutĂŽt qu'en accordant une nouvelle DĂ©lĂ©gation de service public Ă  un opĂ©rateur national ; cette solution est depuis dĂ©clinĂ©e en plusieurs offres par la sociĂ©tĂ© Smoove et a Ă©tĂ© adoptĂ©e par la ville d'Avignon sous l'appellation VĂ©lopop'. D'autres grands opĂ©rateurs y voient une occasion d'Ă©toffer leur offre de services, comme VINCI Park qui prĂȘte des vĂ©los aux automobilistes utilisant certains de ses parkings urbains[11].

Chronologie

  • 1974 - La ville de La Rochelle propose 350 vĂ©los jaunes sur 3 points de location en complĂ©ment de son offre de transport public.
  • 1988 - Morten Sadolin et Wessung Ole, de retour d'une soirĂ©e chez des amis, s'aperçoivent que leurs vĂ©los ont Ă©tĂ© volĂ©s ; contraints de rentrer Ă  pieds, ils imaginent un systĂšme de vĂ©los en libre service partagĂ©s.
  • 1991 - L'idĂ©e des Bycyklen de Copenhague est lancĂ©e par M. Sadolin et W. Ole, ils seront aidĂ©s ensuite par Niels Christiansen, puis lanceront le Fonden Bycyklen sur la base d'un partenariat public/privĂ©.
  • 1996 - L'UniversitĂ© de Portsmouth initie un systĂšme de vĂ©lo en libre service Ă  Portsmouth, Royaume-Uni. Ce service a aujourd'hui Ă©tĂ© abandonnĂ© par manque de fonds.
  • 2000 - Lancement du premier service Call a Bike Ă  Munich en Allemagne ;
    Lancement d'un service de vĂ©los en libre service gratuit, HKL Citybike, Ă  Helsinki en Finlande sur le modĂšle des Bycyklen danois ;
    Clear Channel lance plusieurs offres de vélos en libre service à Singapour, aujourd'hui toutes abandonnées.
  • 2002 - Lancement de Viennabike par une association Ă  Vienne en Autriche, toujours sur le modĂšle des Bycyklen mais le service faillit au bout de quelques semaines.
  • Mai 2003 - Remplacement du systĂšme Viennabike par Citybike Wien ; premier lancement du systĂšme Cyclocity de JCDecaux.
  • Juin 2003 - Mise en place de deux systĂšmes Cyclocity en Espagne (GijĂłn et CĂłrdoba) Ă  petite Ă©chelle et entiĂšrement gratuits.
  • Mai 2005 - Lancement du service vĂ©lo'v Ă  Lyon, plus important service de vĂ©los en libre service Ă  son lancement ; il le restera jusqu'au lancement du service VĂ©lib' Ă  Paris.
  • 25 juin 2007 - Lancement Ă  OrlĂ©ans de VĂ©lo'+ par le groupe EFFIA, premier service de ce type exploitĂ© en dehors d’un marchĂ© de mobilier urbain publicitaire en France[13].
  • 28 juin 2007 - Lancement du service VĂ©lomagg' Ă  Montpellier, 1 150 vĂ©los dont 550 vĂ©los en libre service sur le concept Smoove Key, 600 vĂ©los en location longue durĂ©e et tout un rĂ©seau de boxes collectifs de stationnement de vĂ©lo basĂ©s sur le concept Smoove Park.
  • 12 mai 2009 - Lancement du service BIXI Ă  MontrĂ©al, principal service de vĂ©lopartage en AmĂ©rique du Nord, 3 000 vĂ©los en libre-service rĂ©partis Ă  travers 300 stations [15][16].

Liste de services de vélopartage ou de vélos en libre service

En Europe

Liste par pays et par date de mise en service. Les points de location gratuits ou payants proposés par certaines municipalité ne sont pas listé ici, à ce sujet voir Vélos gratuits en ville.

Mise en service Nom Ville Société Nombre de vélos Nombre de stations Habitants par vélo Site Web
6 juin 1998 VĂ©lo Ă  la carte Rennes SmartBike 200 25 1 048 veloalacarte.free.fr
19 mai 2005 VĂ©lo'v Lyon Cyclocity[17] 4 000 340 118 www.velov.grandlyon.com
septembre 2005 Libre-service vĂ©los La Rochelle[18] Gestion en rĂ©gie 110 11 702 www.agglo-larochelle.fr
25 juin 2007 VĂ©lo'+ OrlĂ©ans EFFIA 300 33 377 www.agglo-veloplus.fr
28 juin 2007 VĂ©lomagg' Montpellier Smoove RĂ©gie: TaM 1 200 50 210 www.velomagg.com
29 juin 2007 V'hello Aix-en-Provence Cyclocity 200 16 713 www.vhello.fr
15 juillet 2007 VĂ©lib' Paris Cyclocity 20 600 1 451 106 www.velib.paris.fr
15 septembre 2007 VĂ©loCitĂ© Mulhouse Cyclocity 200 20 561 www.velocite.mulhouse.fr
25 septembre 2007 VĂ©loCitĂ© Besançon Cyclocity 200 30 585 www.velocite.besancon.fr
12 octobre 2007 Le vĂ©lo Marseille Cyclocity 800 100 1 049 www.levelo-mpm.fr
16 novembre 2007 VĂ©lĂŽToulouse Toulouse Cyclocity 2 400 253 182 www.velo.toulouse.fr
15 dĂ©cembre 2007 RĂ©flex Chalon-sur-SaĂŽne Transdev 100 14 462 www.buszoom.com
22 dĂ©cembre 2007 Cy'clic Rouen Cyclocity 175 14 630 cyclic.rouen.fr
16 fĂ©vrier 2008 VĂ©lam Amiens Cyclocity 313 26 435 www.velam.amiens.fr
27 fĂ©vrier 2008 BIP! Perpignan SmartBike 150 15 783 www.bip-perpignan.fr
29 fĂ©vrier 2008 Velodi Dijon SmartBike 350 33 433 www.velodi.net
22 mars 2008 V’eol Caen SmartBike 350 40 315 www.veol.caen.fr
5 mai 2008 Bicloo Nantes Cyclocity 700 79 404 www.bicloo.nantesmetropole.fr
27 septembre 2008 VĂ©lOstan Nancy Cyclocity 250 25 422 www.velostan.com
21 mars 2009 VĂ©lO2 Cergy-Pontoise Cyclocity 360 41 510 www.velo2.cergypontoise.fr
27 juin 2009 VĂ©locĂ©a Vannes[19] Veloway 180 20 316 www.velocea.fr
24 juin 2009 Velcom Plaine-Commune Cyclocity 450 50 765 www.velcom.fr
18 juillet 2009 VĂ©lobleu Nice[20] Veloway 1 750 175 www.velobleu.org
10 juillet 2009 VĂ©lopop' Avignon Smoove RĂ©gie: TCRA 200 17 462 www.velopop.fr
6 juin 2009 LE vĂ©lo STAR Rennes Keolis 900 81 431 levelostar.fr/

Les nombres de vélos à disposition sont donnés à titre indicatif et le nombre de stations est sous réserves d'évolutions de ces services.

SynthĂšse des offres commerciales en Europe

Prestataire Nom Commercial Lié à une DSP publicitaire Techno stations Techno vélos Localités équipées 1Úre mise en service Notes
JCDecaux Cyclocity oui
sauf Ă  Toulouse
lourde Ă©lectronique Vienne, Cordoue, Lyon, Paris, Bruxelles, Marseille, Toulouse, nantes, Cergy-Pontoise, ... Vienne, 2002
Clear Channel SmartBike oui
sauf Ă  Dijon
lourde Ă©lectronique Rennes, Perpignan, Dijon, Caen, Barcelone, Oslo, Stockholm, Washington, ... Rennes, juin 1998 (fermĂ© en mai 2009)
Effia vélo'+ non lourde électronique Orléans Orléans
Keolis LE vĂ©lo STAR non lourde Ă©lectronique Rennes Rennes, 6 juin 2009
Transdev AlloCyclo [21] non lĂ©gĂšre (FIX) / aucune (FLEX) blocage roues (FIX/FLEX) Chalon-sur-SaĂŽne (RĂ©flex) Chalon-sur-SaĂŽne, 2008 2 modes : terminal GSM situĂ© sur la station (FIX) ou sur le vĂ©lo (FLEX)
Veolia Transport Veloway (Pass ou Mobile) non lourde (Pass)
ou légÚre (Mobile)
Ă©lectronique (Pass)
ou GSM (Mobile)
Smoove Vélomagg', Vélopop non légÚre (clés + RFID) sur totem mutualisable clé (ou RFID) Montpellier, Avignon Montpellier, 28 juin 2007
VINCI parking non manuelle aucune Nombreuses concessions[22] gratuit pour les clients parking

La colonne technologie station indique le type de station : lourde signifie des travaux de gĂ©nie civil importants (amĂ©nagement voirie...), lĂ©gĂšre indique des travaux plus rĂ©duits, donc plus de flexibilitĂ© dans la localisation ou l'extension de la station. La colonne technologie vĂ©lo indique le type de technologie embarquĂ©e sur le vĂ©lo propre au principe VLS. Ce peut ĂȘtre notamment "Ă©lectronique" pour un couplage Ă  des stations Ă©lectroniques, "clĂ©" pour un systĂšme Ă  cadenas classique (type Velomagg'), "GSM" pour la rĂ©servation par tĂ©lĂ©phone mobile, etc.

En Amérique du Nord

  • BIXI est le systĂšme de vĂ©los en libre-service de la ville de MontrĂ©al au QuĂ©bec. La ville veut se placer Ă  l'avant-garde des villes nord-amĂ©ricaines en lançant au printemps 2009 le premier service de vĂ©lo en libre-service d’envergure du continent[24],[25],[26]. Le nom du service, contraction de BIcyclette et TaXI a Ă©tĂ© choisi par concours. Il est prĂ©vu de dĂ©ployer 3 000 vĂ©los rĂ©partis sur 300 stations (environ 150 stations en fonction Ă  la fin mai 2009). - www.bixi.com.

Galerie

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Notes et références

  1. ↑ a , b  et c  (en) Paul DeMaio, "Bycyklen" - Copenhagen's City Bike Program
  2. ↑ (en) News and Facts sur le site www.bycyklen.dk
  3. ↑ Voir à ce sujet l'article (de) Citybike Wien.
  4. ↑ Ce systĂšme n'est pas transposable en France Ă  l'identique car l'accrochage des vĂ©los au mobilier urbain est strictement interdit, contrairement Ă  l'Allemagne.
  5. ↑ Un dĂ©lai de maximum de dix jours est nĂ©cessaire par exemple pour l'offre Bicing Ă  Barcelone mais un abonnement courte durĂ©e d'une semaine y est annoncĂ©. En NorvĂšge, il est cependant possible d'obtenir une carte courte durĂ©e dans des offices de tourisme par exemple et un nouveau systĂšme par tĂ©lĂ©phone cellulaire fait son apparition sur les SmartBike de Clear Channel.
  6. ↑ VĂ©lib' en banlieue : JCDecaux va devoir patienter, article du NouvelObs.com du 23 juin 2008 [1]
  7. ↑ Les offres de Clear Channel sont gĂ©nĂ©ralement gratuites avec une limite de 2 heures ; la facturation d'heures supplĂ©mentaires constitue alors une pĂ©nalitĂ©. L'offre de JCDecaux propose plutĂŽt une gratuitĂ© plus limitĂ©e (une demi-heure ou une heure), facturant progressivement les heures supplĂ©mentaires.
  8. ↑ Cf. par exemple « Decaux tire la couverture du Velib’ Ă  lui Â» par HervĂ© Liffran dans le « Canard enchaĂźnĂ© Â» n°4536 du 03/10/2007, repris par http://www.politique.net/2007101601-velib-a-paris-les-chiffres-caches.htm . La ville comme l'opĂ©rateur restent beaucoup plus discrets sur les aspects financiers que sur ceux de la frĂ©quentation.
  9. ↑ La Stac, filiale de Transdev, dĂ©veloppe en partenariat avec le Grand Chalon une offre location de vĂ©los inĂ©dite en France sur transdev.fr
  10. ↑ Veolia Transport crĂ©e Veloway, son service vĂ©lo sur veolia-transport.com
  11. ↑ Vinci, PrĂȘt de vĂ©los, [2]
  12. ↑ Clear Channel - VĂ©lo Ă  la carte
  13. ↑ Effia Magazine, page 3[pdf]
  14. ↑ Signature du contrat des vĂ©los Ă  Paris sur www.mavilleavelo.com
  15. ↑ http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2009/05/12/003-bixi-montreal-lancement_n.shtml
  16. ↑ http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/archives/2009/05/20090512-100630.html
  17. ↑ a , b , c  et d  Voir la liste dĂ©taillĂ©e des services gĂ©rĂ©s par Cyclocity/JCDecaux.
  18. ↑ Ce service vient en complĂ©ment de l'offre des vĂ©los jaunes que propose la ville depuis 1974. Il correspond mieux au principe du vĂ©lopartage avec 11 stations et des vĂ©los disponible 24h/24.
  19. ↑ [3]
  20. ↑ JosĂ© SOTO, « VLS : Nice choisit Veloway Â» dans Ville et Transports 452 du 25/02/2009.
  21. ↑ AlloCyclo, le complĂ©ment des transports en commun, par Transdev [4]
  22. ↑ Vinci, PrĂȘt de vĂ©los, Liste des parcs proposant ce service, [5]
  23. ↑ a  et b  Nicolas Martelin, « Les vĂ©los en libre-service arrivent Ă  Washington Â» dans Le Figaro du 12-06-2008, [lire en ligne]
  24. ↑ Cyberpresse, mardi 10 juin 2008, Le «VĂ©lib» arrivera Ă  MontrĂ©al en septembre
  25. ↑ Ville de MontrĂ©al, mardi 10 juin 2008, VĂ©lo en libre-service- MontrĂ©al innove et se place Ă  l'avant-garde des villes nord-amĂ©ricaines
  26. ↑ Ville de MontrĂ©al, mardi 10 juin 2008, VĂ©lo en libre-service: mission accomplie pour le designer industriel quĂ©bĂ©cois Michel Dallaire


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