Variole

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Variole
Page d'aide sur les redirections Pour la ¬ę grande v√©role ¬Ľ, qui n'a aucun lien de parent√© avec la variole (malgr√© son surnom), voir syphilis.
Variole
Classification et ressources externes
Smallpox.jpg
Jeune garçon atteint de variole avec une éruption vésiculo-pustuleuse typique au visage.
CIM-10 B03
CIM-9 050
DiseasesDB 12219
MedlinePlus 001356
eMedicine emerg/885 
MeSH D012899

La variole ou petite v√©role √©tait une maladie infectieuse d'origine virale, tr√®s contagieuse et √©pid√©mique, due √† un poxvirus. Elle a √©t√© totalement √©radiqu√©e le 26 octobre 1977 (date du dernier cas connu en Somalie, un cuisinier hospitalier[1]), gr√Ęce √† une campagne de l'Organisation mondiale de la sant√© (OMS) combinant des campagnes de vaccination massive, d√®s 1958, avec une ¬ę strat√©gie de surveillance et d'endiguement ¬Ľ, mise en Ňďuvre √† partir de 1967. Aujourd'hui seuls des √©chantillons de ce virus sont conserv√©s √† des fins de recherche par des laboratoires habilit√©s par l'OMS.

Le mot variole vient du latin varus, i (qui signifie pustule) et de varius, a, um (qui signifie moucheté). En effet, la variole se caractérise en quelque sorte par un "mouchetage de pustules".

Sommaire

Le virus

Microscopie électronique en transmission de pox-virus.

Il fait partie des pox-virus qui causent entre autres :

  • le molluscum contagiosum, petite tumeur de la peau b√©nigne ;
  • la variole ; il existe deux variants Variola minor et Variola major (cette derni√®re √©tant commun√©ment appel√©e Variole classique ou encore Variole asiatique)[2] difficilement distinguables en laboratoire, mais pr√©sentant pourtant des taux de l√©talit√© tr√®s diff√©rents (respectivement 1 et 30 % [3]) ce qui a pu faire douter de l'unicit√© des maladies. L'existence de deux formes de variole √©tait pressentie depuis Jenner, mais ce n'est qu'√† partir de 1929 que le terme de Variola minor trouve √† s'imposer. Pour Variola minor, on distingue encore Variola alastrim, propre √† l'Am√©rique du Sud, du Variola minor que l'on trouvait en Afrique : il fut un temps propos√© d'y voir deux esp√®ces diff√©rentes ; cela ne fut pas retenu[4].
  • la vaccine, qui a permis la cr√©ation des premiers vaccins et qui atteint plusieurs esp√®ces animales : vache, singe, etc.

Du fait de sa grande taille , le virus de la variole fut observée au microscope optique en 1886 ( pour les autres virus, il fallut attendre l'invention du microscope électronique dans les années 1940 ).

Historique

Connue dans la Chine ancienne o√Ļ elle aurait √©t√© introduite en l'an 49 de notre √®re, il est g√©n√©ralement admis que la variole fut introduite en Europe par les invasions arabes, √† la suite de l'√©pid√©mie de la Mecque en 572. Cependant plusieurs savants ont aussi voulu voir la variole derri√®re l'√©pid√©mie qui frappa l'Empire romain durant le r√®gne de Marc Aur√®le, couramment appel√©e peste antonine. Le fl√©au s'est ensuite r√©pandu dans le monde entier, causant, au cours des si√®cles, d'effroyables pand√©mies responsables de millions de morts. Elle est notamment la plus virulente des maladies qui d√©cim√®rent les populations am√©rindiennes lors de la conqu√™te du Nouveau Monde, d√®s son arriv√©e en 1518.

Mécanisme

Il s'agit d'une maladie exclusivement inter-humaine. Il n'y a aucun réservoir de virus animal.

La porte d'entr√©e est usuellement les voies respiratoires, m√™me si d'autres voies de contamination sont possibles. Une premi√®re r√©plication virale se fait au niveau de l'√©pith√©lium des bronches, sans occasionner aucun sympt√īme. Le virus se diffuse ensuite dans le syst√®me r√©ticulo-endoth√©lial et entra√ģne les premiers signes de la maladie. La premi√®re l√©sion se situe fr√©quemment au niveau du pharynx, permettant ainsi le relargage des virus dans l'atmosph√®re. La peau est atteinte par transfert du virus √† ce niveau par les macrophages.

La maladie, si elle ne tue pas le patient, est immunisante : toute r√©infection par le m√™me virus est impossible pendant des ann√©es (voire des d√©cennies). D'autres sources affirment que l'immunit√© est durable √† vie[1].

Description

La période entre la contamination et l'apparition des premiers signes (durée d'incubation) est classiquement de 10 à 14 jours. L'éruption est précédée par une fièvre durant quelques jours, avec frissons, maux de tête, nausées…

L'√©ruption est caract√©ris√©e par l'apparition de taches rouges sur la peau, devenant des v√©sicules, puis des pustules avant de former une cro√Ľte. L'√©tendue en est variable et reste √©troitement reli√©e √† l'√©volution de la maladie (une √©ruption de plus grande taille est un crit√®re de gravit√©). Les l√©sions sont plus fr√©quentes au niveau du visage et des paumes. La l√©sion est rarement h√©morragique (saignante), mais est, dans ce cas, gravissime.

La variole était un fléau redoutable et redouté. Elle tuait un malade sur cinq (chez les adultes, près d’un malade sur trois). Quand elle ne tuait pas, elle laissait souvent un visage grêlé, marqué à vie. Elle est toujours restée hors de portée d’un traitement efficace.

Le diagnostic diff√©rentiel doit √™tre fait avec la varicelle. Cette derni√®re pr√©sente aussi une p√©riode d'incubation de 14 √† 16 jours (extr√™mes 10-21 jours), des prodromes tels que fi√®vre et c√©phal√©es, des √©ruptions sur le cuir chevelu, le tronc et le visage. La principale diff√©rence entre la variole et la varicelle : les l√©sions de la varicelle (dans l'ordre macules, papules, v√©sicules, cro√Ľtes) n'√©voluent pas toutes en m√™me temps. Il peut donc y avoir en m√™me temps des papules, v√©sicules etc. contrairement √† la variole[5].

Lutte contre la variole

L'histoire de la lutte contre la variole peut se diviser en trois p√©riodes : d'abord la phase de la variolisation, ensuite celle de la vaccination, et enfin celle de la campagne mondiale d'√©radication (1958-1977).

Variolisation

En Inde, la variole est décrite dans les livres ayurvédiques. Le traitement curatif ayurvédique passait par l'inoculation d'un "matériau varioleux" vieux d'un an, issu des pustules de personnes ayant contracté la variole l'année précédente. L'efficacité de cette méthode a été attestée par le médecin britannique J.Z. Holwell dans un rapport au College of Physicians à Londres en 1767.

La premi√®re mention √©crite de la variole vient d'un m√©decin d'Alexandrie, Aaron. D√®s le XIe si√®cle, les Chinois pratiquaient la variolisation : il s'agissait d'inoculer une forme qu'on esp√©rait peu virulente de la maladie en mettant en contact la personne √† immuniser avec le contenu de la substance suppurant des v√©sicules d'un malade. C'est le premier ministre Wang Dan qui apr√®s la perte d'un de ses fils de la variole avait convoqu√© divers praticiens de toute la Chine pour mettre au point une prophylaxie. Un moine tao√Įste apporta la technique d'inoculation qui se diffusa progressivement dans toute la Chine.

Mais ces origines pr√©coces sont remises en causes par certains auteurs[6],[7] et la premi√®re mention indiscutable de la variolisation appara√ģt en Chine au XVIe si√®cle[8].

Le r√©sultat restait cependant al√©atoire et risqu√©, le taux de mortalit√© pouvait atteindre 1 ou 2 %. La pratique s'est progressivement diffus√©e le long de la route de la soie. En 1701, Giacomo Pylarini r√©alise la premi√®re inoculation √† Constantinople.

À partir des années 1710 les mentions concernant l'inoculation pratiquée en Orient se multiplient dans les journaux européens[9].

La technique est import√©e en occident au d√©but du XVIIIe si√®cle, par Lady Mary Wortley Montagu, femme de l'ambassadeur de Grande-Bretagne en Turquie, qui l'apprend du docteur Emmanuel Timoni (ca 1670-1718)[10], m√©decin de l'ambassade de Grande-Bretagne √† Istanbul. Dipl√īm√© de l'universit√© de Padoue, membre de la Royal Society de Londres depuis 1703, le docteur Timoni publie en 1713 dans les Philosophical transactions de la Royal Society son trait√© sur l'inoculation. Son travail est publi√© de nouveau l'ann√©e suivante √† Leipzig. √Ä partir de cette date, les publications sur ce sujet se multiplient, Pylarino en 1715, Leduc et Maitland en 1722‚Ķ Elle est introduite en France plus tard. En 1754, La Condamine fait une intervention remarqu√©e en faveur de l'inoculation √† l'Acad√©mie des sciences[11]. La premi√®re inoculation v√©ritablement m√©diatis√©e est celle pratiqu√©e par le docteur Th√©odore Tronchin en 1756 sur les enfants du duc d'Orl√©ans[12]. En 1760, lors d'un expos√© devant l'Acad√©mie Royale des Sciences de Paris ,Daniel Bernoulli d√©montra[13] que, malgr√© les risques, la g√©n√©ralisation de cette pratique permettrait de gagner un peu plus de trois ans d'esp√©rance de vie √† la naissance. le travail de Bernoulli , qui jetait les bases du mod√©lisme √©pid√©miologique , n'eut probablement pas de cons√©quences pratiques imm√©diates .La variolisation continua √† susciter l'hostilit√© de nombreux m√©decins[14].

Avant 1760 , la pratique de la variolisation √©tait parfois inefficace voire parfois m√™me catastrophique : les m√©decins europ√©ens avaient remplac√© l'aiguille, qui servait en Turquie √† l‚Äôinoculation, par un instrument plus ¬ę chirurgical ¬Ľ , la lancette ,qui permettait de faire une incision plus profonde .A compter de 1760, l'incision superficielle pr√©conis√©e par une famille de m√©decins du nom de Sutton, augmenta la fiabilit√© de l'inoculation [15].

Vaccination de Jenner

Pour la premi√®re fois, des ann√©es 1770 jusqu'en 1791, au moins six personnes ont test√©, chacune de fa√ßon ind√©pendante, la possibilit√© d'immuniser les humains de la variole en leur inoculant la variole des vaches, qui √©tait pr√©sente sur les pis de la vache. Parmi les personnes qui ont fait les premiers essais, figurent en 1774, un fermier anglais au nom de Benjamin Jesty, et en 1791, un maitre d'√©cole allemand du nom de Peter Plett[16]. En 1796, le m√©decin anglais Edward Jenner fera la m√™me d√©couverte et se battra afin que l'on reconnaisse officiellement le bon r√©sultat de l'immunisation. Le 14 mai 1796, il inocula alors √† un enfant du pus pr√©lev√© sur la main d'une fermi√®re infect√©e par la vaccine (via le contact avec les pis de la vache infest√©e), ou variole des vaches (¬ę cow pox ¬Ľ en anglais). Trois mois plus tard, il inocula la variole √† l'enfant, qui y r√©sista, se r√©v√©lant ainsi immunis√© contre le virus. Cette pratique se r√©pandit alors progressivement dans toute l'Europe. N√©anmoins, la variole est rest√©e end√©mique pendant tout le XIXe si√®cle et n‚Äôa progressivement disparu d'Europe qu‚Äôapr√®s la Premi√®re Guerre mondiale.

Pour l'anecdote, la vaccination √† cette √©poque consistait √† pr√©lever du pus directement des pustules et √† infecter les hommes avec celui-ci (ne pas oublier que Louis Pasteur et l'asepsie ne vinrent que plus tard). Et plut√īt que de transporter une vache infest√©e, il √©tait plus simple de se d√©placer avec un homme r√©cemment ¬ę vaccin√© ¬Ľ et qui pr√©sentait les pustules de la cow pox. Cette pratique, nomm√©e "vaccination de bras-√†-bras", pose de nombreux probl√®mes. En effet, les populations, pour des raisons culturelles, sont parfois oppos√©es au m√©lange du sang bleu des aristocrates avec le sang du peuple. Les r√©ticences proviennent des populations et des m√©decins ; ces derniers acceptant mal d'engendrer le mal volontairement (voir tradition hippocrato-gal√©nique) Par ailleurs, cette forme de variolisation tend √† transmettre d'autres maladies, √† l'instar de la syphilis, maladie terrifiante par excellence. A cela s'ajoute un autre probl√®me : le taux de mortalit√© n'est pas nul, de l'ordre de 2%. Ainsi, en France, de 1760 √† 1787, il n'y a que 60 000 inoculations volontaires de la cow pox.

√Čpid√©mie de Montr√©al de 1885

√Čradication totale de la variole

En 1950, l'Organisation Sanitaire Pan Américaine, s'appuyant sur un nouveau procédé développé par Collier, entreprend d'éradiquer la variole des Amériques (ce résultat sera atteint en 1967 sauf au Brésil)[17].

L'Union sovi√©tique propose en 1958 d'√©radiquer enti√®rement la variole, qui faisait alors 2 millions de victimes par an dans le monde. Le projet est repris la m√™me ann√©e par l'Organisation mondiale de la sant√© (OMS) [18]. La strat√©gie initiale, propos√©e par l'URSS, estimait qu'un taux de vaccination de 80 % suffirait √† √©radiquer le virus[18]. La campagne de vaccination se r√©v√®le n√©anmoins ardue √† mettre en Ňďuvre.

Le rapport final de la Commission mondiale pour la certification de l'√©radication de l'OMS notait : ¬ę Les campagnes d'√©radication reposant enti√®rement ou essentiellement sur la vaccination de masse furent couronn√©es de succ√®s dans quelques pays mais √©chou√®rent dans la plupart des cas. [‚Ķ] En Inde, cinq ans apr√®s une campagne nationale d'√©radication entreprise en 1962 (55 595 cas), le nombre de notifications √©tait plus grand (84 902 cas) qu'il ne l'avait jamais √©t√© depuis 1958. Il e√Ľt √©t√© extr√™mement couteux et logistiquement difficile, sinon impossible, d'atteindre des niveaux beaucoup plus √©lev√©s de couverture. Avec les moyens disponibles, il fallait absolument changer de strat√©gie. ¬Ľ [19]

L'OMS change alors de strat√©gie en 1967, mettant en Ňďuvre la ¬ę strat√©gie de surveillance et d'endiguement ¬Ľ [18], qui consiste √† isoler les cas et √† vacciner tous ceux qui vivaient aux alentours de foyers d'√©pid√©mie. Une √©quipe internationale est constitu√©e sous la direction de l'Am√©ricain Donald Henderson.

La campagne d'√©radication se heurta d'abord au probl√®me d'identification des foyers d'infection, tous n'√©tant pas n√©cessairement recens√©s. Le contexte social, culturel et politique joua aussi un r√īle important. Ainsi, en Inde et au Bangladesh, beaucoup d'Hindous s'opposaient √† la vaccination par peur d'offenser Shitala Devi, la d√©esse associ√©e √† la variole. En outre, une ann√©e, les pluies violentes lors de la mousson ont bris√© les barrages et les digues, for√ßant la population √† fuir, ce qui avait pour effet d'√©tendre √† nouveau le foyer d'infection, lequel fut √©radiqu√© au bout d'un an d'efforts. Le Soudan, lui, √©tait plong√© en pleine guerre civile, exposant les √©quipes de sant√© √† des risques accrus (qui n'eurent n√©anmoins aucune victime √† d√©plorer).

La dernière grande épidémie européenne de variole eut lieu en 1972 en Yougoslavie. Un jeune Kosovar revenant d'un pèlerinage à la Mecque et en Irak a attrapé la variole. L'épidémie frappe 38 personnes, dont 6 meurent[20]. Le régime titiste déclara alors la loi martiale, imposa la quarantaine et entreprit une campagne massive de re-vaccination de la population, avec l'aide de l'OMS et de l'équipe de Henderson. L'épidémie fut endiguée en deux mois. Quelques années auparavant, un autre foyer d'infection s'était déclaré en Suède (mai-juillet 1963). Celui-ci fut aussi éradiqué via des mesures de quarantaine et de vaccination[21].

Le dernier cas spontan√© de la forme la plus grave de variole (Variola major) fut enregistr√© au Bangladesh, en octobre 1975 chez une jeune fille de deux ans, Rahima Banu. √Ä partir de cette date, la variole √©tait consid√©r√©e comme √©radiqu√©e de la quasi totalit√© du globe, √† l'exception de la Corne de l'Afrique. En effet, la pauvret√© des infrastructures sanitaires et routi√®res de l'√Čthiopie et de la Somalie rendaient tr√®s difficile la vaccination de masse qui avait √©t√© un succ√®s ailleurs. S'y ajoutaient aussi les conflits arm√©s, les famines et les migrations de r√©fugi√©s qui compliquaient encore la t√Ęche. N√©anmoins par une intensification des mesures de vaccination, de surveillance, de confinement, au d√©but de 1977, le dernier cas de variole contract√© de mani√®re naturelle fut diagnostiqu√© √† Merca en Somalie, le 26 octobre 1977.

En 1980, les trois anciens directeurs du Programme d'éradication globale de la variole lisent le texte annonçant officiellement le succès de cette entreprise.

L'éradication globale de la variole fut certifiée par une commission d'experts le 9 décembre 1979 et déclarée officiellement par l'OMS le 8 mai 1980 dans la résolution WHA33.3 [22],[23]

La vaccination fut supprimée suite à ce succès.

Après l'éradication

Bien que la variole ne circul√Ęt plus dans la population humaine, certains laboratoires m√©dicaux avaient conserv√© des stocks de virus varioliques. Or, en ao√Ľt 1978, Janet Parker, photographe de l'√Čcole de M√©decine de l'Universit√© de Birmingham se pr√©senta √† l'h√īpital avec des sympt√īmes de variole. Les analyses s√©rologiques confirm√®rent son √©tat[24] et elle d√©c√©da le 11 septembre de la m√™me ann√©e des suites de la maladie. Le professeur Henry Bedson, responsable des recherches sur la variole dans ce laboratoire se suicida peu de temps apr√®s.

D√®s lors il fut d√©cid√© que tous les stocks connus de ce virus seraient d√©truits ou transf√©r√©s √† l'un des deux laboratoires habilit√©s par l'OMS, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) aux √Čtats-Unis et le Centre National de Recherche en Virologie et Biotechnologie (VECTOR) de Koltsovo, en URSS. En 1986, l'OMS recommanda finalement la destruction totale de ces virus pour la date du 30 d√©cembre 1993. Mais apr√®s un premier ajournement au 30 juin 1995, cette d√©cision fut report√©e puis annul√©e en 2002. En effet, m√™me si la destruction totale des stocks diminuait le risque d'un accident menant √† une nouvelle √©ruption de la maladie, ces virus peuvent s'av√©rer utiles pour la recherche biom√©dicale comme pour le d√©veloppement de nouveaux vaccins, de m√©dicaments antiviraux, etc.

En mars 2004, des échantillons de virus variolique furent découverts à Santa Fe dans une enveloppe insérée entre les pages d'un livre de médecine datant de la Guerre de Sécession; Ces échantillons font l'objet d'analyse par le CDC pour comprendre l'histoire de la variole au cours des siècles.

En France

En France, au temps de la R√©gence, la pratique de l'inoculation fut discut√©e et √©tudi√©e par les cercles m√©dicaux et en Conseil du roi ;malheureusement,des probl√®mes plus urgents la rejet√®rent dans l'oubli pour presque vingt-cinq ans,en d√©pit d'une campagne men√©e par Voltaire en 1727[9], tandis que la pratique se diffusait lentement en Europe.Un des rares moments de paix sur le continent - entre la guerre de succession d'Autriche et celle de Sept ans - permit au d√©bat de se d√©velopper et de prendre m√™me la forme d'une vive controverse nourrie par un afflux de livres, d'articles dans les journaux,de pamphlets, d'√©changes de lettres et de m√©moires pr√©sent√©s l'Acad√©mie. Faute de donn√©es pr√©cises sur les taux de mortalit√© de la petite v√©role naturelle ou artificielle, les d√©bats manquaient d'un point d'appui solide. Les dangers de l'inoculation, non n√©gligeables, √©taient d'ailleurs rapport√©s par les inoculateurs eux-m√™mes, souvent prompts √† d√©noncer les erreurs, √©checs ou abus de leurs confr√®res et concurrents[25].

La technique employ√©e consistait √† placer des fils impr√©gn√©s de pus varioleux dans de profondes incisions : l' abondante suppuration ainsi provoqu√©e devait, suivant les croyances de l'√©poque, drainer hors du corps le pire effet de la petite v√©role (avec un b√©n√©fice secondaire pour l'inoculateur qui se faisait r√©mun√©rer pour les pansements compliqu√©s qu'il √©tait amen√© √† renouveler).

Deux personnalit√©s, les Docteurs Tissot et Tronchin, s'illustr√®rent dans les d√©bats : n'√©tant pas sujets du roi de France,protestants, ils √©taient plus libres de leur paroles tant vis-√†-vis de la Sorbonne que de Versailles. S'y adjoignait La Condamine. Leurs adversaires les plus notables √©taient De Haen, un brillant m√©decin, et Roncalli dont l'argumentation √©tait surtout d'ordre moral .En 1758 La Condamine compte √† peine cent inocul√©s √† Paris ; dix ans plus tard il n'en comptera qu'un peu plus de mille dans la France enti√®re[26].

Le 8 juin 1763, le Parlement de Paris, après avoir consulté les Facultés de médecine et de théologie, interdit sur son territoire les inoculations urbaines hors d'établissements spécialement dédiés[27].

La controverse de l'inoculation atteignit son acmé en 1768 avant de s'éteindre en 1774. En 1785, la Société royale de médecine, qui avait été fondée en 1776 afin d'étudier le problème des épizooties, des épidémies et des eaux minérales, indique comme moyen de lutter contre la maladie la mise en quarantaine.

La controverse resurgit √† l'occasion de l'introduction de la vaccination jenn√©rienne qui se pr√©senta √† un moment o√Ļ la France √©tait en conflit avec l'Angleterre.

la premi√®re vaccination selon la m√©thode de Jenner a eu lieu en France en 1799. Le 19 janvier 1800, le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, fonde, gr√Ęce √† une souscription publique,le Comit√© national de la vaccine. Le 6 mars 1801, Parmentier r√©dige un rapport pour Chaptal, alors ministre de l‚ÄôInt√©rieur de Napol√©on, sur l‚Äôinoculation gratuite de la vaccine aux enfants des familles indigentes.le 4 avril 1804, est fond√©e la Soci√©t√© pour l‚Äôextinction de la petite v√©role par la propagation de la vaccine au sein de laquelle un comit√© central ,pr√©sid√© par le docteur Guillotin ,a pour mission le d√©veloppement de cette pratique dans tous les d√©partements .En 1805 une circulaire explicative instituant l‚Äôusage de la vaccine est adress√©e aux pr√©fets sans aboutir √† de notables r√©sultats :la v√©ritable campagne de vaccination d√©butera en 1811, lorsque Napol√©on fera vacciner le roi de Rome et qu‚Äôune instruction minist√©rielle (du 29 mai) rendra la vaccination obligatoire dans l‚Äôarm√©e[28].

Les ministres de l'intérieur Chaptal puis Fouché imposent aux journaux- y compris médicaux - d'obtenir l'accord du Comité de vaccine avant toute publication sur le sujet[26].

Pour le transport, Bretonneau substitue les tubes en verre capillaire aux fils de lins imprégnés de la lymphe vaccinale.

Le Comit√© Central de la Vaccine cr√©e en 1803 et rattach√© √† l'Acad√©mie de M√©decine en 1820 ordonne les campagnes de vaccination. La circulaire du 26/08/1880 r√©serve l'acte vaccinal aux seuls dipl√īm√©s (jusqu'alors, les pr√™tres, religieuses, notables, instituteurs, etc. avaient pr√™t√© leur concours). La vaccination de bras √† bras restera la plus r√©pandue jusque dans les ann√©es 1880[29]. Les autorit√©s se plaignent du faible nombre d'enfants vaccinif√®res - on r√©coltait sur leurs pustules la pulpe vaccinale servant aux vaccinations - imput√© √† l'opposition des familles. Cet obstacle dispara√ģtra dans la derni√®re d√©cennie du si√®cle suite √† l'adoption d'abord de la ¬ę vaccine animale ¬Ľ puis du proc√©d√© de conservation de la pulpe vaccinale qui permettra de s'affranchir de la pr√©sence de g√©nisses lors des s√©ances de vaccination. Si les vaccinations sont souvent dispens√©es gratuitement aux indigents, il s'en faut de beaucoup que la gratuit√© soit largement pratiqu√©e. La cr√©ation d'un service public de vaccination fait l'objet de d√©bats dans lesquels le statut lib√©ral de la m√©decine p√®se d'un poids certain. De nombreuses voix appellent √† une obligation vaccinale, seule capable de venir √† bout de populations r√©tives et peu accessibles √† quelque √©ducation sanitaire que ce soit. Dans les colonies, cette obligation fut institu√©e plus t√īt qu'en m√©tropole, ainsi en 1876 en Cochinchine. En 1843, 1858 et 1880, plusieurs projets de loi ayant en vue une obligation vaccinale √©chouent.Toutefois, l'obligation est impos√©e √† diff√©rentes cat√©gories de la population : les enfants plac√©s en nourrice et leur gardienne en 1874, les conscrits en 1876, les √©coliers en 1882, les lyc√©ens et coll√©giens en 1883, les √©tudiants en m√©decine et pharmacie en 1891 .

Le 15 février 1902, la loi sur la Protection de la Santé publique, en son article 6, rend la vaccination antivariolique obligatoire au cours de la première année de vie ainsi que les re-vaccinations des dixième et vingt-et-unième années[30].

La dernière épidémie de variole date de novembre 1954 à Vannes. Le sergent Roger Debuigny rendait visite à sa famille dans le Morbihan, apportant avec lui de la soie de Saigon qui aurait été contaminée. Il y eut 16 morts sur 73 cas[31]. La variole a tué de nombreux hommes célèbres en France, dont, entre autres, le roi Louis XV.

La vaccination n'est plus obligatoire en France depuis 1979, et les rappels ne sont plus obligatoires depuis 1984.

Après 1980

Officiellement, deux souches sont conserv√©es √† des fins de recherche au Center for Disease Control (CDC) √† Atlanta (√Čtats-Unis) et √† l'Institut d'√Čtat de virologie et de biotechnologie √† Koltsovo (Russie). Ces deux laboratoires ont √©t√© initialement cr√©√©s √† des fins de guerre bact√©riologique lors de la guerre froide. R√©cemment, et en particulier suite aux attaques aux bacilles du charbon aux √Čtats-Unis en 2001, certaines institutions ont mis en avant l'usage possible de la variole en tant qu'arme biologique.

En 1999, un comité de l'OMS annonce que les réserves de vaccins disponibles sont trop limitées et qu'il faut relancer la production de vaccins. Un sondage de l'OMS de 1998 évaluait le nombre de doses disponibles au niveau mondial à 90 millions[22].

D√®s lors, les √Čtats-Unis, la France et d'autres pays ont relanc√© la production de vaccin contre la variole, en particulier apr√®s les attentats du 11 septembre 2001 et les attaques aux bacilles du charbon [citation n√©cessaire]. En France, un ¬ę plan gouvernemental de vaccination collective contre la variole ¬Ľ pr√©voit, dans l'hypoth√®se d'une r√©apparition du virus, un dispositif de vaccination de l'ensemble de la population en 14 jours au sein d'unit√©s de vaccination de base (UVB) r√©parties sur le territoire[32].

Monkeypox

Le Monkeypox ou orthopoxvirus simien ou virus de la variole du singe, qui circule de mani√®re enzootique dans les for√™ts ombrophiles d'Afrique centrale et occidentale, peut se transmettre √† l'homme, causant un syndrome dont les manifestations cliniques sont analogues √† celles de la variole (√©ruption pustuleuse, fi√®vre, sympt√īmes respiratoires avec une issue fatale dans certains cas). CIM-10 : B04. [citation n√©cessaire]

Cowpox

Un virus semblable existe √©galement chez les bovins, le virus de la vaccine, duquel le mot vaccin est originaire. Le vaccin a √©t√© ainsi fabriqu√© √† l'origine gr√Ęce √† des lambeaux de peaux de vaches infect√©es par la vaccine (ou cowpox en anglais), les pustules √©tant broy√©es et inject√©es par intraveineuse aux patients. La toute premi√®re vache qui a permis √† Edward Jenner de produire ce nouveau vaccin en 1796 √©tait nomm√©e Blossom. Ses cornes sont observables au mus√©e Jenner √† Berkeley en Angleterre.

Menaces terroristes

Craignant l'usage de variole dans un contexte terroriste, une surveillance rigoureuse des biochimistes et des souches a √©t√© d√©cid√© par certaines[Lesquelles ?] agences de services secrets.[r√©f. n√©cessaire]

Personnalités ayant été atteintes de la variole

Plusieurs personnages historiques ont contract√© la variole :

  • On pense que le pharaon Rams√®s V (-1150 √† -1145) en serait mort, car des l√©sions cutan√©es √©vocatrices sont pr√©sentes sur le visage de sa momie.
  • Les empereurs chinois Kangxi (1654 √† 1722), Shunzhi (1638 √† 1661) et peut-√™tre Tongzhi[r√©f. n√©cessaire].
  • Le daimyo (seigneur) japonais Date Masamune (1566 √† 1636), qui perdit un Ňďil √† la suite de la maladie.
  • Cuitlahuac, le dixi√®me tlatoani (maire) de la ville azt√®que de Tenochtitlan, est mort de la variole en 1520, peu apr√®s son introduction en Am√©rique.
  • L'empereur inca Huayna Capac est mort de la variole en 1527.
  • Guru Har Krishan, 8e gourou des sikhs en 1664.
  • Pierre II de Russie est mort de la variole le 30 janvier 1730 √† l'√Ęge de 14 ans.
  • Le prince-√©lecteur Maximilien III Joseph de Bavi√®re est mort de la variole en 1777.
  • Le maharajah Ranj√ģt Singh, le ¬ę Lion du Pendjab ¬Ľ, perdit la vision de l‚ÄôŇďil gauche √† la suite d'une attaque de variole au cours de son enfance.
  • Des familles √† travers le monde ont souvent plusieurs personnes infect√©es et/ou d√©c√©d√©es de la maladie. Par exemple, plusieurs parents de Henry VIII ont surv√©cu √† la maladie mais en ont gard√© les marques d√©finitives. Ce sont notamment sa sŇďur Margaret, reine d'√Čcosse, sa quatri√®me √©pouse, Anne de Cl√®ves, et sa fille, √Člisabeth Ire d'Angleterre en 1562 (devenue adulte, elle tentait de dissimuler les cicatrices de la variole sous un lourd maquillage). Une autre parente √©loign√©e, Marie Reine d'√Čcosse, avait contract√© la maladie dans l‚Äôenfance sans garder de cicatrices visibles.
  • En Europe, les d√©c√®s dus √† la variole ont souvent chang√© l‚Äôordre des successions dynastiques :
    • Louis XV de France succ√®de √† son arri√®re-grand-p√®re Louis XIV par le biais d'une s√©rie de morts de la variole ou de la rougeole parmi les premiers de la ligne de succession. Il est lui-m√™me d√©c√©d√© de la maladie en 1774.
    • Le seul fils survivant d‚ÄôHenry VIII, Edward VI, est probablement d√©c√©d√© de complications semble-t-il peu de temps apr√®s la r√©cup√©ration de la maladie, ce qui an√©antit les efforts tristement c√©l√®bres de son p√®re pour donner √† l'Angleterre un h√©ritier m√Ęle. Ses successeurs imm√©diats furent des femmes.
    • Guillaume III d'Angleterre perd sa m√®re de la maladie alors qu'il n'a que dix ans en 1660, et son oncle Charles devient son tuteur l√©gal. Son √©pouse et cousine Marie II meurt elle aussi de la variole en 1694. Ceci d√©clenche une cha√ģne d‚Äô√©v√©nements qui aboutit √† l'√©viction permanente de la lign√©e des Stuart du tr√īne britannique.
  • Mirabeau et Danton, ainsi que Mozart et Beethoven, ont contract√© et surv√©cu √† la maladie √©tant enfants ; tous les quatre √©taient porteurs de cicatrices visibles au visage.
  • Les deux pr√©sidents des √Čtats-Unis George Washington et Abraham Lincoln contract√®rent la maladie et en gu√©rirent.
  • Joseph Staline, qui fut durement marqu√© par la maladie t√īt dans sa vie, a souvent fait retoucher des photos pour rendre ses cicatrices moins apparentes.
  • Le criminel Lucky Luciano contracta la maladie en 1907 √† l'√Ęge de dix ans, avant d‚Äô√©migrer √† New York depuis la Sicile.
  • L‚Äôactrice indienne Geeta Bali est morte de la variole en 1965.
  • Le po√®te turc Asik Veysel ŇěatńĪrońülu fut rendu aveugle par la variole √† l'√Ęge de sept ans.


Notes et références

  1. ‚ÜĎ a et b Article au sujet de la variole sur le site Doctissimo
  2. ‚ÜĎ (en) Ryan KJ, Ray CG (editors), Sherris Medical Microbiology, McGraw Hill, 2004, 4the √©d. (ISBN 978-0-8385-8529-0) (LCCN 2003054180), p. 525‚Äď8 
  3. ‚ÜĎ http://docs.google.com/viewer?a=v&q=cache:AriSeU-LfJoJ:www.labor-spiez.ch/fr/dok/fa/pdf_f/pocken_f_11_09.pdf+%22variola+minor%22&hl=fr&gl=fr&pid=bl&srcid=ADGEESi-4i9Qu7ReQ2-Usl5oCGuVULCdA0mmcBRBusIs5CTFL5nqWsL4n-eNRLw7ldiPgQqmfumwQjscUGMhzQQIxYCk2whhq5PCG23T2IpJhBbJCcsrHVwWqeOpOTMjB_4EKQPKBBFb&sig=AHIEtbTK3B4UwStzVzk26PrKxD87BTgyiQ
  4. ‚ÜĎ http://books.google.fr/books?id=zIBPrb6kRfgC&pg=PA89&dq=%22variola+minor%22&hl=fr&ei=TeDmS6KnA5aj-AbJu5n0Bg&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=7&ved=0CE0Q6AEwBjgK#v=onepage&q=%22variola%20minor%22&f=false
  5. ‚ÜĎ Harrison, principes de m√©decine interne 16e √©dition, p. 285, 1042
  6. ‚ÜĎ Guide illustr√© des m√©decines d'Asie, collectif 1998 ISBN 2-88086-195-0
  7. ‚ÜĎ Needham, Joseph. (1999). Science and Civilization in China: Volume 6, Biology and Biological Technology, Part 6, Medicine. Cambridge: Cambridge University Press. Page 154
  8. ‚ÜĎ Une histoire des microbes p206, Patrick Berche, 2007 (ISBN 2-7420-0674-5)
  9. ‚ÜĎ a et b http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0399-0826_1979_num_86_2_2980
  10. ‚ÜĎ Marie de Testa & Antoine Gautier, Une grande famille latine de l'Empire ottoman : les Timoni, m√©decins, drogmans et hommes d'√©glise, in Drogmans et diplomates europ√©ens aupr√®s de la Porte ottomane, √©ditions ISIS, Istanbul, 2003, pp. 235-255.
  11. ‚ÜĎ √Čvelyne Lever Philippe √Čgalit√©, Fayard 1996 p.49
  12. ‚ÜĎ Voir Catriona Seth, Les Rois aussi en mouraient. Les Lumi√®res en lutte contre la petite v√©role, Paris, Desjonqu√®res, 2008.
  13. ‚ÜĎ Bernoulli pr√©sente le 16 avril 1760 en lecture publique son travail intitul√© Essai d‚Äôune nouvelle analyse de la mortalit√© caus√©e par la petite v√©role,& des avantages de l‚Äôinoculation pour la pr√©venir ;l‚Äôencyclop√©diste Jean le Rond d'Alembert critiqua le travail de Bernoulli , qui n'avait pas √©t√© encore publi√©(il le sera en 1765 seulement),lors d'une s√©ance de l'Acad√©mie Royale des Sciences le 12 novembre 1760 . L'analyse de Bernoulli ne sera r√©habilit√©e qu'au 20√©me si√®cle
  14. ‚ÜĎ Voir C. Seth, Ibid.
  15. ‚ÜĎ http://www.sens-neuchatel.ch/bulletin/no39/art3-39-dreyer-gabriel.pdf
  16. ‚ÜĎ Sudhoffs Archiv, vol. 90 (2) p. 219-232, 2006, Stuttgart, Allemagne.
  17. ‚ÜĎ http://www.ncbi.nlm.nih.gov/bookshelf/br.fcgi?book=vacc&part=A3
  18. ‚ÜĎ a, b et c Jean-Luc Martin-Lagardette (enqu√™te de), ¬ę L'obligation vaccinale est-elle encore justifi√©e? ¬Ľ, AgoraVox, septembre 2007 (pp.13-14)
  19. ‚ÜĎ Cit√© par Jean-Luc Martin-Lagardette, ¬ę L'obligation vaccinale est-elle encore justifi√©e? ¬Ľ, op.cit. - Rapport final de la Commission mondiale pour la Certification de l'√Čradication
  20. ‚ÜĎ W. Ehrengut, Smallpox in Yugoslavia in 1972, Med. Klin, n22 (69), 1974, p. 350-235, op. cit√© par Patrick Berche dans L'histoire secr√®te des guerres biologiques. Mensonges et crimes d'√Čtat. Robert Laffont, 2009, p.300.
  21. ‚ÜĎ International Notes‚ÄĒQuarantine Measures Smallpox‚ÄĒStockholm, in MMWR, 1996, vol. 45, n¬į25, pages 538-545, Su√®de, 1963.
  22. ‚ÜĎ a et b Smallpox sur le site de l'OMS
  23. ‚ÜĎ http://whqlibdoc.who.int/smallpox/WORLD_HEALTH_MAY_1980_fre.pdf
  24. ‚ÜĎ Relev√© √Čpid√©miologique Hebdomadaire de l'OMS, 1er septembre 1978 n¬į 35, p 265-266
  25. ‚ÜĎ Antoinette Emch-D√©riaz, "L'inoculation justifi√©e... vraiment ?"
  26. ‚ÜĎ a et b http://harvard.academia.edu/JeanBaptisteFressoz/Papers/167731/Petite_histoire_philosophique_du_risque_et_de_lexpertise_a_propos_de_linoculation_et_de_la_vaccine_1750-1800
  27. ‚ÜĎ http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0399-0826_1979_num_86_2_2980?_Prescripts_Search_tabs1=standard&
  28. ‚ÜĎ http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2005/vaccine.htm
  29. ‚ÜĎ D√®s les ann√©es 1864, l'Institut Chambon, un √©tablissement priv√©, fournit m√©decins de ville et Assistance Publique en pulpe animale. Afin d'√©viter la transmission de la syphilis, en 1884, l'Arm√©e s'inspire de cet Institut et fonde l'institut Vaccinog√®ne. Voir La philosophie du rem√®de Par Jean-Claude Beaune, J. Az√©ma
  30. ‚ÜĎ http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/sosan_0294-0337_1984_num_2_3_985
  31. ‚ÜĎ ¬ę Il y a 50 ans, Vannes en proie √† la variole devient ¬ę pestif√©r√© ¬Ľ ¬Ľ, Lib√©ration, 18 f√©vrier 2005
  32. ‚ÜĎ [PDF] Plan Variole sur le site du Minist√®re de la Sant√©, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Pierre Darmon, La longue traque de la variole. Les pionniers de la m√©decine pr√©ventive, Paris, Perrin, 1986.
  • Catriona Seth, Les rois aussi en mouraient. Les Lumi√®res en lutte contre la petite v√©role, Paris, Desjonqu√®res, 2008.

Filmographie

  • Outbreak: Anatomy of a Plague, documentaire qu√©b√©cois de Jefferson Lewis, 2010.



Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Variole de Wikipédia en français (auteurs)

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  • Variole ‚ÄĒ Va ri*ole, n. [Cf. F. variole smallpox. See {Variola}.] 1. A foveola. [Webster 1913 Suppl.] 2. (Geol.) A spherule of a variolite. [Webster 1913 Suppl.] ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • Variole ‚ÄĒ Variole, s. Sph√§rolith ‚Ķ   Meyers Gro√ües Konversations-Lexikon

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  • variol√© ‚ÄĒ adj., v√©rol√©, gr√™l√© (ep. du visage), marqu√© par la variol√© variole // petite v√©role : KROTU, W√Ä (Albanais.001, Albertville.021, Annecy.003, Balme Si.020, Morzine.081, Onex.134, Th√īnes.004) / ouha (Saxel.002), W√ą (001,003,004,020, 134) / weu (081) ‚Ķ   Dictionnaire Fran√ßais-Savoyard

  • variole ‚ÄĒ n. [F. variole, smallpox] A pock like mark; fovea; fossa; variolate adj ‚Ķ   Dictionary of invertebrate zoology

  • VARIOLE ‚ÄĒ s. f. Nom que les m√©decins donnent √† la petite v√©role ‚Ķ   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)


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