Vallée de la Loire

ï»ż
Vallée de la Loire

Val de Loire

Val de Loire entre Sully-sur-Loire et Chalonnes 1
Patrimoine mondial
ChĂąteau d'Azay-le-Rideau

ChĂąteau d'Azay-le-Rideau

Latitude
Longitude
47° 23â€Č 56″ Nord
       0° 42â€Č 10″ Est
/ 47.39889, 0.70278
Pays France France
Type Culturel
CritĂšres (i)(ii)(iv)
Superficie 85 394 ha
Subdivision DĂ©partements de Loiret, Loir-et-Cher, Indre-et-Loire et Maine-et-Loire, RĂ©gions du Centre et Pays de la Loire
No  identification (ID) 933
RĂ©gion 2 Europe et AmĂ©rique du nord
AnnĂ©e d’inscription 2000 (24e session)

1 Descriptif officiel (UNESCO)
2 Classification UNESCO

World Heritage Emblem.svg
Documentation du modĂšle

Le Val de Loire, tel qu'il a Ă©tĂ© inscrit en 2000 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, dĂ©signe la partie de la vallĂ©e de la Loire situĂ©e entre Sully-sur-Loire (dans le Loiret) et Chalonnes-sur-Loire (en Maine-et-Loire). Cependant, on considĂšre gĂ©nĂ©ralement le pays angevin et le pays nantais comme faisant partie de la rĂ©gion du Val de Loire. Il constitue un site exceptionnel pour sa diversitĂ© biologique ainsi que pour sa richesse historique et culturelle (parcs, chĂąteaux et villes).

Sommaire

Survol rapide

Cette partie du fleuve traverse deux rĂ©gions, le Centre et les Pays de la Loire, et quatre dĂ©partements, le Loiret, le Loir-et-Cher, l’Indre-et-Loire et le Maine-et-Loire. Le fleuve, orientĂ© aprĂšs Sully-sur-Loire dans la direction ouest-nord-ouest, s’incurve Ă  OrlĂ©ans pour prendre la direction ouest-sud-ouest. Dans le Val de Loire, le fleuve reçoit de nombreux affluents, principalement du sud, les trois plus importants Ă©tant le Cher, l’Indre et la Vienne.

Entre OrlĂ©ans et Angers, la vallĂ©e est souvent bordĂ©e de petites falaises de tuffeau et de calcaire. De nombreux Ăźlots et bancs de sable ou de gravier parsĂšment le cours du fleuve, dont la profondeur et la largeur varient considĂ©rablement d’une saison Ă  l’autre et d’une annĂ©e Ă  l’autre. Les crues de la Loire ont gĂ©nĂ©ralement lieu en hiver et, grĂące Ă  la prĂ©sence de digues (levĂ©es) sur la plus grande partie de son cours, sont le plus souvent sans consĂ©quences graves. La vallĂ©e a cependant connu dans son histoire des inondations importantes, parfois catastrophiques, en toutes saisons[1]. Leur trace est conservĂ©e de place en place grĂące Ă  des indications de hauteur et d’annĂ©e sur les digues ou les bĂątiments.

En descendant le cours du fleuve, on rencontre les villes d’OrlĂ©ans, Blois, Amboise, Tours, Saumur et Angers (un peu Ă  l’écart du fleuve, sur la Maine), mais Ă©galement de nombreux bourgs et villages, ainsi que certains des chĂąteaux de la Loire, notamment ceux de Sully-sur-Loire, Blois, Chaumont-sur-Loire, Amboise, Saumur, d’autres Ă©tant situĂ©s Ă  l’écart du fleuve, souvent prĂšs d’un de ses affluents, comme Chambord prĂšs du Cosson, Chenonceau sur le Cher, Azay-le-Rideau sur l'Indre ou Chinon dans la vallĂ©e de la Vienne.

Histoire

Le dolmen de Bagneux (v. 3000 av. J.-C.), prĂšs de Saumur

DĂšs le palĂ©olithique, les hommes se sont installĂ©s sur les berges de la Loire et des nombreuses riviĂšres de la rĂ©gion. À partir de 10000 jusque vers 4000 av. J.-C., les populations originelles de chasseurs-cueilleurs se transformĂšrent progressivement en populations totalement sĂ©dentaires d’agriculteurs-Ă©leveurs. Cette transformation fut la consĂ©quence, Ă  la fois de l'abandon du nomadisme par les populations locales[2], puis de l'arrivĂ©e de populations d'agriculteurs venues du Proche-Orient.

Les communautĂ©s se regroupĂšrent ensuite en sociĂ©tĂ©s structurĂ©es, pour aboutir Ă  l'organisation territoriale des peuples gaulois autour de leurs citĂ©s. Au IVe siĂšcle av. J.-C., le pays des Carnutes, Ă  l’emplacement de l’OrlĂ©anais actuel, Ă©tait considĂ©rĂ© comme le centre de la Gaule. C’est lĂ  que se tenait l’assemblĂ©e annuelle des druides[3]. Bien avant la conquĂȘte romaine, les sites de toutes les villes importantes actuelles existaient dĂ©jĂ .

À l’exception des tentatives de soulĂšvement des Carnutes et des AndĂ©caves, Jules CĂ©sar ne rencontra que peu de rĂ©sistance dans la rĂ©gion lors de sa conquĂȘte. Les Gaulois adoptĂšrent rapidement le mode de vie romain, surtout dans les villes dĂ©jĂ  existantes (OrlĂ©ans, Tours, Angers), autour du forum, du thĂ©Ăątre et des thermes. La pĂ©riode gallo-romaine vit un dĂ©veloppement important de la production et du commerce.

Le christianisme se dĂ©veloppa Ă  partir du IVe siĂšcle sous l’impulsion des Ă©vĂȘques de Tours, OrlĂ©ans et Angers. Martin de Tours, un des pĂšres de l’Église, Ă©vĂȘque de 371 jusqu’à sa mort en 397, fut l’un des artisans les plus actifs de l’évangĂ©lisation. Des monastĂšres furent fondĂ©s, comme ceux de Fleury (le futur Saint-BenoĂźt) et de Marmoutier. Sous la dynastie carolingienne, deux proches de Charlemagne, Alcuin et ThĂ©odulphe, crĂ©Ăšrent dans la rĂ©gion des Ă©coles monastiques qui eurent une grande influence culturelle. Les invasions « barbares Â» n’épargnĂ©rent pas le Val de Loire : bien que les Sarrasins, repoussĂ©s au VIIIe siĂšcle par Charles Martel, n’aient pu franchir la Loire, les Vikings, dĂšs le milieu du IXe siĂšcle, remontĂšrent le fleuve avec leurs drakkars et pillĂšrent les villes et les abbayes de la vallĂ©e.

Le Chùteau de Saumur, façade sud. Enluminure de Septembre dans Les TrÚs Riches Heures du duc de Berry (1413-1416)

Au Moyen Âge, le Val de Loire fut le thĂ©Ăątre de luttes quasiment continuelles du Xe au XVe siĂšcle. Elles concernĂšrent d’abord la succession Ă  la couronne d'Angleterre, puis la lutte entre CapĂ©tiens et PlantagenĂȘts pour la possession du Royaume de France. Le dernier chapitre de ces luttes, la guerre de Cent Ans (1340-1453), fut marquĂ© par les faits d’armes de Jeanne d’Arc, qui dĂ©livra notamment OrlĂ©ans le 8 mai 1429, libĂ©ration dont la ville commĂ©more chaque anniversaire depuis l’an 1430, lors de ses FĂȘtes johanniques.

La Renaissance vit l’apogĂ©e du rĂŽle du Val de Loire au sein du Royaume de France. De Louis XI, qui fit de Tours sa capitale en 1461, jusqu’à Henri IV qui la ramena Ă  Paris en 1594, le centre du pouvoir demeura dans la rĂ©gion. Les Valois, qui avaient dĂ©couvert en Italie une nouvelle esthĂ©tique et un nouvel art de vivre, n’ont eu de cesse de les transposer dans le Val de Loire, en y faisant venir de nombreux artistes et artisans italiens, dont le plus cĂ©lĂšbre d’entre eux, LĂ©onard de Vinci. Ainsi naquit ce qui fut appelĂ© plus tard la premiĂšre Renaissance française, au cours de laquelle furent rĂ©novĂ©s les chĂąteaux royaux d’Amboise et de Blois, puis construits des « chĂąteaux de cour Â» destinĂ©s au plaisir, le plus remarquable Ă©tant celui de Chambord.

Aux XVIIe et XVIIIe siĂšcles, la rĂ©gion vit s’accroĂźtre son rĂŽle d’axe de communication grĂące Ă  la crĂ©ation de canaux (de Briare et d’OrlĂ©ans), ce qui constitua une pĂ©riode faste pour la marine de Loire. La RĂ©volution n’entraĂźna pas de graves troubles dans la rĂ©gion et fut globalement bien acceptĂ©e, Ă  l’exception notable de la rĂ©bellion des paysans des Mauges au sud de l’Anjou.

Au XIXe siĂšcle, l’apparition du chemin de fer introduisit des changements radicaux dans le paysage ligĂ©rien, en faisant disparaĂźtre la navigation sur le fleuve, ainsi que l’activitĂ© des ports de Loire.

La culture du Val de Loire

Rive de Loire Ă  ChĂąteauneuf-sur-Loire
Scene on the Loire (aquarelle de Joseph Mallord William Turner)

Les paysages du Val de Loire, caractĂ©risĂ©s par la combinaison harmonieuse des eaux du fleuve et de la vĂ©gĂ©tation de la forĂȘt, ont depuis longtemps inspirĂ© les artistes. Parmi leurs premiĂšres reprĂ©sentations littĂ©raires, les poĂ©sies de Charles d’OrlĂ©ans et les Ɠuvres de François Rabelais sont les plus cĂ©lĂšbres.

À l’époque de la Renaissance, ces paysages firent l’objet de reprĂ©sentations littĂ©raires, picturales et jardiniĂšres qui les Ă©rigĂšrent en modĂšles esthĂ©tiques. GrĂące Ă  la rencontre dans le Val de Loire des cultures italienne, flamande et française, un modĂšle paysager jardinĂ© vit le jour autour de la Loire. L’extension du jardin et de ses techniques de culture au territoire entre fleuve et forĂȘt a trouvĂ© son expression la plus forte en Touraine. Cette rĂ©gion, trĂšs tĂŽt cĂ©lĂ©brĂ©e comme le « Jardin de la France Â», a souvent servi de modĂšle Ă  l’ensemble du territoire national, dont l’aspect jardinĂ© est considĂ©rĂ© par beaucoup comme caractĂ©ristique de la France.

Les poĂštes de la Renaissance, comme Pierre de Ronsard ou Joachim du Bellay cĂ©lĂšbrĂšrent les beautĂ©s des paysages, qu’ils jugeaient aussi remarquables, sinon plus, que ceux de la rĂ©gion de Rome, oĂč sĂ©journa Du Bellay. AprĂšs la Renaissance, les paysages ligĂ©riens continuĂšrent Ă  ĂȘtre cĂ©lĂ©brĂ©s par de nombreux Ă©crivains, comme Jean de la Fontaine ou la marquise de SĂ©vignĂ© au XVIIe siĂšcle, et, au XIXe siĂšcle, par Alfred de Vigny, Gustave Flaubert, HonorĂ© de Balzac, Charles Baudelaire ou mĂȘme Victor Hugo, dont la sensibilitĂ© romantique s’harmonisait au romantisme des paysages de Loire.

Les reprĂ©sentations picturales n’apparurent que plus tardivement. La Loire ne se laisse en effet pas reprĂ©senter aisĂ©ment. Selon RenĂ© Bazin, cette difficultĂ© provient des trop vastes dimensions de sa vallĂ©e, et de sa lumiĂšre « fine, voilĂ©e, que ne relĂšve aucune ombre forte, aucun contraste Â». PlutĂŽt que de la montrer dans toute son ampleur, les peintres et graveurs ont largement reprĂ©sentĂ© ses ponts, ses quais et les « fronts de Loire Â» de ses villages et de ses villes. L’une des plus remarquables sĂ©ries de tableaux sur le Val de Loire est sans conteste celle rĂ©alisĂ©e par le peintre anglais Joseph Mallord William Turner lors de son voyage entre Nantes et OrlĂ©ans en 1826, qui a su inventer des points de vue originaux et utiliser les transparences de l’aquarelle pour suggĂ©rer la finesse de la lumiĂšre.

La vigne et le vin

Article dĂ©taillĂ© : Vignoble du Val-de-Loire.
Le vin, Ă©lĂ©ment fondamental du « bien vivre Â» Ă  la française

La vigne et le vin, dĂ©jĂ  prĂ©sents dans la rĂ©gion Ă  l’époque gallo-romaine, reprĂ©sentent un vĂ©ritable modĂšle historique et culturel, et sont partie intĂ©grante de la culture du « bien vivre Â» qui s’est dĂ©veloppĂ©e dans le Val de Loire. Comme pratiquement tous les vignobles du monde, les vignobles de la Loire eurent Ă  souffrir de la crise du phylloxĂ©ra, qui les dĂ©truisit en grande partie Ă  la fin du XIXe siĂšcle. Depuis, tous les pieds de vigne sont des pieds amĂ©ricains, rĂ©sistants au phylloxĂ©ra et sur lesquels ont Ă©tĂ© greffĂ©s les anciens cĂ©pages.

On trouve dans le Val de Loire divers terroirs qui, par la nature des sols, des reliefs et des orientations, produisent des vins qui, bien qu’issus des mĂȘmes cĂ©pages, sont d’une grande variĂ©tĂ©, mais ont cependant en commun une personnalitĂ© marquĂ©e par la fraĂźcheur, la vivacitĂ© et l’élĂ©gance. Ils sont connus sous leur « Appellation d’origine contrĂŽlĂ©e Â» (AOC), qui les distingue par l’association unique d’un territoire, d’un ou de plusieurs cĂ©pages et d’un savoir-faire.

Les vignobles les plus importants de la rĂ©gion sont ceux d’Anjou, de Saumur, de l'OrlĂ©anais et de Touraine. Parmi les cĂ©pages dont sont issus les vins du Val de Loire, les plus frĂ©quemment cultivĂ©s sont le Chenin, le Cabernet et le Gamay en Anjou, Saumur et Touraine, ainsi que le Sauvignon et le Pinot noir en Touraine. Les vins d’Anjou, de Saumur, de l'OrlĂ©anais et de Touraine regroupent 51 appellations, de vins blancs, rosĂ©s et rouges, pour certains (rosĂ©s et surtout blancs) effervescents.

La flore et la faune

La grande variĂ©tĂ© des biotopes du fleuve et de ses rives : berges et bancs sableux, Ăźlots de gravier recouverts de vĂ©gĂ©tation, berges boisĂ©es inondables, digues de protection, terrasses du lit majeur, forĂȘts, accueillent une grande variĂ©tĂ© d’habitats naturels, dont profitent une flore et une faune riches et abondantes.

Flore

Dame d'onze heures ou ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum)

Dans la rĂ©serve naturelle nationale de Saint-Mesmin, situĂ©e Ă  4 km en aval d’OrlĂ©ans, on a recensĂ© 558 espĂšces de plantes supĂ©rieures dont 3 protĂ©gĂ©es au niveau national (pulicaire vulgaire, gagĂ©e des prĂ©s, tulipe sauvage) et 5 au niveau rĂ©gional (limoselle aquatique, pigamon jaune, corydale Ă  bulbe plein, laĂźche de Loire, scille d'automne). On compte Ă©galement 37 espĂšces de bryophytes et 325 espĂšces de champignons.

Dans les zones Ă  faible courant proches des rives, on peut observer diverses plantes flottantes ou immergĂ©es, comme les renoncules aquatiques, les potamots ou des jussies, espĂšces de plantes exotiques envahissantes. Dans les zones d’eaux stagnantes, on retrouve le mĂȘme type de vĂ©gĂ©tation que dans les Ă©tangs, notamment les lentilles d’eau.

AprĂšs les hautes eaux d’hiver et de printemps, les Ă©tiages d’étĂ© laissent apparaĂźtre de larges Ă©tendues de sable et de vase que colonisent des plantes annuelles, d’abord les minuscules souchets, la vĂ©ronique voyageuse ou la renoncule scĂ©lĂ©rate, puis la corrigiole des rives, les bidens ou la pulicaire vulgaire.

Sur les terrasses alluviales plus Ă©levĂ©es, moins frĂ©quemment recouvertes par les eaux du fleuve, se dĂ©veloppe une vĂ©gĂ©tation trĂšs variĂ©e qui dĂ©pend de la nature des alluvions. Selon les cas, on peut trouver une vĂ©gĂ©tation rase formĂ©e de petites plantes grasses (sedums), de graminĂ©es pionniĂšres comme les corynĂ©phores, ou bien, sur les sols les plus riches, des prairies dominĂ©es par des graminĂ©es comme la folle avoine ou le pĂąturin des prĂ©s, et d’espĂšces qui vont se succĂ©der au fil des saisons, dame d'onze heures au printemps, puis sauge des prĂ©s, et campanule en Ă©tĂ©.

Si l’homme ou les crues ne les empĂȘchent pas de se dĂ©velopper, ce sont les arbres et les arbustes qui s’installent ensuite : saules arbustifs dans les zones les plus basses (saule Ă  trois Ă©tamines, saule pourpre, saule des vanniers), peuplier noir et grands saules (saule blanc et saule fragile) dans les zones plus Ă©levĂ©es, moins soumises aux crues, puis enfin la forĂȘt de frĂȘnes, de chĂȘnes et d’ormes.

Faune

Balbuzard pĂȘcheur (Pandion haliaetus)

Dans la rĂ©serve naturelle nationale de Saint-Mesmin, on a recensĂ© 294 espĂšces de vertĂ©brĂ©s et 535 d’invertĂ©brĂ©s. Parmi les vertĂ©brĂ©s, on dĂ©nombre 29 poissons (chabot, bouviĂšre, saumon atlantique, grande alose, alose feinte, anguille, loche franche, Ă©pinochette...), 4 amphibiens (comme la grenouille agile), 7 reptiles (lĂ©zard des murailles, lĂ©zard des souches...), 226 oiseaux parmi lesquels 65 nicheurs (petit gravelot, rousserolle effarvatte, phragmite des joncs, martin-pĂȘcheur d’Europe, bouscarle de Cetti...), 190 de passage (chevalier guignette, bruant des roseaux, balbuzard pĂȘcheur...) et 103 hivernants (comme le grand cormoran), 29 espĂšces de mammifĂšres dont le castor d’Europe et 13 espĂšces de chauves-souris.

Les Ăźles et les berges sableuses, pauvres en vĂ©gĂ©tation, sont le lieu d’élection des sternes (sterne naine et sterne pierregarin), du petit gravelot et du chevalier guignette. Quant aux Ăźles vĂ©gĂ©talisĂ©es, elles sont souvent colonisĂ©es par les espĂšces grĂ©gaires comme la mouette rieuse, la mouette mĂ©lanocĂ©phale ou le goĂ©land leucophĂ©e. L’üle aux mouettes Ă  Bou, en amont d’OrlĂ©ans, en est un exemple spectaculaire.

L’abondance des poissons attire quelques espĂšces strictement piscivores, la plus emblĂ©matique Ă©tant le balbuzard pĂȘcheur, qui ne nichait plus en France continentale depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle. À partir de 1985, annĂ©e oĂč un premier couple a installĂ© son nid sur un pin sylvestre dans la forĂȘt d’OrlĂ©ans, la population a progressĂ© pour atteindre 21 couples en 2004. L’autre espĂšce piscivore importante, le grand cormoran, frĂ©quente surtout la Loire en saison hivernale. EspĂšce rare sur la Loire avant 1975, sa population est en augmentation constante depuis, atteignant dĂ©sormais plusieurs milliers d’individus.

Les mammifĂšres semi-aquatiques sont aussi prĂ©sents sur la Loire. Certaines espĂšces ont Ă©tĂ© introduites par l’homme, comme le ragondin, originaire d’AmĂ©rique du Sud, ou le rat musquĂ©, d’AmĂ©rique du Nord. Les espĂšces autochtones sont le castor et la loutre d’Europe ; toutes deux, rares et vulnĂ©rables, sont protĂ©gĂ©es par la loi. Les populations de loutres commencent cependant Ă  se reconstituer progressivement, Ă  partir des cours supĂ©rieurs de la Loire et de l’Allier.

Sources

Notes et références

  1. ↑ Les crues les plus importantes mesurĂ©es ont eu lieu en septembre 1866, juin 1856 et octobre 1846 (voir la liste des plus grandes crues de la Loire).
  2. ↑ Le dĂ©placement des troupeaux de rennes vers le nord en raison du rĂ©chauffement climatique en est une des raisons probables.
  3. ↑ Selon les versions, cette assemblĂ©e se tenait, soit dans la mythique « forĂȘt carnute Â», soit dans l'une des deux citĂ©s de Cenabum (OrlĂ©ans) ou Autricum (Chartres).

Voir aussi

Commons-logo.svg

Articles connexes

Liens externes

  • Portail de la Loire Portail de la Loire
  • Portail de la rĂ©gion Centre Portail de la rĂ©gion Centre
  • Portail des Pays de la Loire Portail des Pays de la Loire
Ce document provient de « Val de Loire ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Vallée de la Loire de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Vignoble de la vallĂ©e de la Loire — VallĂ©e de la Loire Vignobles de la vallĂ©e de la Loire. DĂ©signation(s) VallĂ©e de la Loire Appellation(s) principale(s) 68 appellations diff 
   WikipĂ©dia en Français

  • Loire (departement) — Loire (dĂ©partement) Pour les articles homonymes, voir Loire (homonymie). Loire 
   WikipĂ©dia en Français

  • Vallee — VallĂ©e Pour les articles homonymes, voir VallĂ©e (homonymie). VallĂ©e de montagne, avec zone alluviale et riviĂšre en tresses (GĂ©orgie, Caucase) U 
   WikipĂ©dia en Français

  • vallĂ©e — [ vale ] n. f. ‱ valee 1080; de val 1 ♩ Espace allongĂ© entre deux zones plus Ă©levĂ©es (pli concave ou espace situĂ© de part et d autre du lit d un cours d eau). ⇒ val, vallon; combe, gorge, ravin. « La vallĂ©e [...] semble fermĂ©e de toutes parts,… 
   EncyclopĂ©die Universelle

  • Loire-Atlantique — Administration Pays 
   WikipĂ©dia en Français

  • Loire-Atlantique (dĂ©partement) — Loire Atlantique Loire Atlantique Administration 
   WikipĂ©dia en Français

  • Loire-InfĂ©rieure — Loire Atlantique Loire Atlantique Administration 
   WikipĂ©dia en Français

  • Loire-atlantique — Administration 
   WikipĂ©dia en Français

  • Loire-infĂ©rieure — Loire Atlantique Loire Atlantique Administration 
   WikipĂ©dia en Français

  • Loire Atlantique — Administration 
   WikipĂ©dia en Français


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.