Vallée de Sainte-Marie-aux-Mines

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Vallée de Sainte-Marie-aux-Mines

Val d'Argent

Val d'Argent ou
Vallée de Sainte-Marie-aux-Mines ou
Val de Lièpvre
Val de Lièpvre 132.JPG
Vue sur la vallée de la Liepvrette
Massif Massif des Vosges
Pays France France
Région Alsace
Département Haut-Rhin
Communes
Latitude
Longitude
48¬į 14‚Ä≤ Nord
       7¬į 10‚Ä≤ Est
/ 48.233, 7.167
 
G√©olocalisation sur la carte : France
France location map-Regions and departements.svg
Val d'Argent
Orientation nord-est
Longueur 25 km
Type Vallée glaciaire
Cours d'eau / Glacier Liepvrette
Voie d'accès principale N 59, D 48
Vall√©e - g√©ographie physique |  v ¬∑  ¬∑ m 

Le val d'Argent ou vall√©e de Sainte-Marie-aux-Mines ou val de Li√®pvre est situ√©e dans le d√©partements du Haut-Rhin. Il compte environ 10 710 habitants et sa ville principale est Sainte-Marie-aux-Mines. Il fait partie du secteur des Vosges moyennes et s'√©tend sur 103,5 km2 couverts √† 60% par la for√™t. Au nord, il est s√©par√© du val de Vill√© par des massifs montagneux depuis le col de la Hingrie (749 m√®tres) au nord-est jusqu'au ch√Ęteau du Frankenbourg (703 m). Au sud, il est d√©limit√© par les massifs montagneux du Br√©zouard (1229 m) et au centre par le Taennchel (dont le plus haut sommet culmine √† 988 m), et vers le sud-ouest par le Haut-Koenigsbourg (672 m). Le val de Li√®pvre d√©bouche sur la plaine d'Alsace √† S√©lestat et √† l'ouest vers le col de Sainte-Marie-aux-Mines (778 m) √† la ville de Saint-Di√©. L'origine du peuplement de cette vall√©e serait essentiellement due aux deux monast√®res, dont celui de Li√®pvre √©difi√© au VIIIe si√®cle, l'autre au Xe si√®cle √† Ech√©ry, autour desquels des serfs venus des r√©gions limitrophes, notamment du val de Galil√©e [1], s'√©taient fix√©s. L'existence du val de Li√®pvre est attest√©e d√®s le VIIIe si√®cle gr√Ęce √† une charte de Charlemagne dat√©e de 774 par laquelle il donne √† son chapelain Fulrad de vastes territoires dans la haute vall√©e de Sainte-Marie-aux-Mines.

Sommaire

Géographie

Ancienne carte du Val de Lièpvre en 1550. Dessin se trouvant dans la Cosmographie de Sébastien Munster. Bibliothèque Nationale, fonds lorrains

Le val de Li√®pvre, appel√© aussi la vall√©e de la Liepvrette, vall√©e de Sainte-Marie-aux-Mines et aujourd'hui le val d'Argent en raison de son pass√© minier, se compose de cinq communes : Sainte-Marie-aux-Mines, Sainte-Croix-aux-Mines, Li√®pvre, Rombach-le-Franc et Aubure. Elle a une superficie de 103 km2, qui s'√©tend sur 25 km de longueur depuis le fond de la vall√©e de la Petite-Li√®pvre au pied du col des Bagenelles jusqu'au confluent de la Liepvrette et Giessen en amont de la localit√© de Ch√Ętenois. Son plus haut sommet est la T√™te du Violu (994 m).

La vallée qui comprend le village de Lièpvre se trouve à 35 km de Colmar, 85 km de Mulhouse, à 60 km de Strasbourg et 110 km de Nancy. La ville de Sélestat, la plus grande agglomération de l'Alsace centrale est située à 15 km de Lièpvre. La vallée est encaissée, d'une part, en direction de Sainte-Marie-aux-Mines qui rejoint le col des Bagenelles, le Brézouard, la Chaume de Lusse, le col de Sainte-Marie-aux-Mines, le col du Bonhomme et dans sa partie sud, le col du Haut Ribeauvillé et les villages de Ribeauvillé et Aubure. Vers Lièpvre, la route départementale D 48 permet de rejoindre le village de Rombach-le-Franc et de là, en passant par le col de Fouchy,de se rendre vers Fouchy et l'ensemble des villages du val de Villé. Le val de Lièpvre est situé dans l'arrondissement de Ribeauvillé et le département du Haut-Rhin. Sainte-Marie-aux-Mines est la principale agglomération de la vallée de la Liepvrette qui débouche sur la plaine d'Alsace à 22 km de Sélestat. La vallée, l'une des plus attrayantes et des plus profondes des Vosges, permet de rejoindre la plaine d'Alsace par le col de Sainte-Marie-aux-Mines jusqu'en Lorraine. La vallée se trouve au carrefour des routes qui franchissent les Vosges, par les cols de Sainte-Marie-aux-Mines, du Bonhomme, et du col du Haut de Ribeauvillé. Le 20 janvier 1790 la Révolution a réuni les deux parties de la ville de Sainte-Marie-aux-Mines qui étaient séparées linguistiquement en une seule entité avec les annexes de Saint-Blaise, Fertrupt, Echéry, le Rauenthal et la Petite Lièpvre. Sainte-Marie-aux-Mines est le chef-lieu du Val de Lièpvre avec les communes de Sainte Croix-aux-Mines (St Kreutz en allemand), les annexes du Petit et du Grand Rombach, Lièpvre (Leberau en allemand), Rombach-le-Franc (Deutsch Rumbach de 1871 à 1918 et 1940-1944) et Aubure (Altweier en allemand). Cette dernière commune se situe sur le versant de Ribeauvillé.

Histoire

On pense que c'est vers la moiti√© du onzi√®me si√®cle que la maison dite d'Alsace s'int√©resse au val de Li√®pvre, peut-√™tre en raison des riches mines qui √©taient exploit√©es dans la r√©gion. Vers 1078, le second duc de cette maison, Thierry II, restitue √† l'abbaye de Saint-Denis qui avait des droits dans la vall√©e, toutes les d√ģmes et droits que son p√®re et lui-m√™me s'√©taient octroy√©s √† tort sur l'abbaye. Puis vers 1290, le duc Ferry II donne en fief le Val de Li√®pvre √† Henri Ier, sire de Blamont. Par la suite, vers 1316, le duc Ferry IV transmet √† Henri Wafler d'Echery, chevalier et √† sa femme, le fief que le p√®re de celle-ci d√©tenait de lui, dans le Val de Li√®pvre [2]. Ensuite les preuves de l'action ducale dans la vall√©e sont espac√©es. A cette √©poque lointaine les documents sont encore rares, mais les textes suffisent √† d√©montrer que les ducs de Lorraine √©taient, en ces temps, les vrais ma√ģtres du Val de Li√®pvre, et qu'ayant des difficult√©s √† gouverner cette portion recul√©e de leur √Čtats, ils c√®dent par inf√©odation ou par engagement ces terres, tout en restant suzerains. La raret√© des documents pour cette √©poque fait que nous ignorons quels √©v√®nements importants se sont produits avant le milieu du XIVe si√®cle. Pendant une bonne partie du d√©but du Moyen √āge le Val de Li√®pvre est soumis √† la domination des seigneurs d'Eckerich dont le ch√Ęteau √©difi√© en 1300 domine le Petit Rombach √† Sainte-Croix-aux-Mines dans la partie lorraine de la vall√©e, dont il ne subsiste aujourd'hui que quelques ruines. La famille d'Echery, √©teinte en 1381 par le d√©c√®s de Jean d'Ech√©ry (le socle de la pierre tombale est expos√© √† l‚Äôint√©rieur de l'√©glise de Li√®pvre) est pass√©e par h√©ritage aux seigneurs de Ribeaupierre qui ont c√©d√© au XVIe si√®cle leur part du ch√Ęteau et leurs d√©pendances √† l'abbaye de Murbach dans la vall√©e de Guebwiller.

Le val de Lièpvre séparé en deux parties

Stanislas Ier LeszczyŇĄski

La Liepvrette faisait office de frontière entre la partie Lorraine du val de Lièpvre et celle des Ribeaupierre. La rive droite de la Lièpvrette était de langue allemande et de confession protestante et englobait les habitations entre les ruisseaux du Liversel et Isenbach et une partie de la ville de Sainte-Marie-aux-Mines ainsi que les hameaux de Saint-Blaise, Fertrupt, Echéry, la Petite Lièpvre et le Rauenthal.
La rive gauche de la Lièpvre était de langue française, de confession catholique, et appartenait au Duché de Lorraine. Elle comprenait une partie de la ville de Sainte-Marie-aux-Mines, les villages de Sainte Croix-aux-Mines, Lièpvre et Rombach-le-Franc (appelé anciennement Allemand Rombach). Ce territoire a fait partie du Duché de Lorraine jusqu'en 1766 année du décès du duc Stanislas qui vit la réunion de la Lorraine à la France.

La linguistique

Le Val de Li√®pvre √©tait divis√© en deux parties, non seulement par la langue mais aussi par la religion, l'habillement, les mŇďurs. Le dialecte al√©manique √©tait parl√© par les habitants des territoires qui appartenaient aux Seigneurs de Ribeaupierre. La partie lorraine parlait en majorit√© le fran√ßais sous forme de patois vosgien (welche) jusqu'√† la R√©volution. Depuis l'introduction du fran√ßais, apr√®s la premi√®re guerre mondiale, ce dialecte a presque compl√®tement disparu.

Lieux des Sabbats

Sabbat de sorcières.
Chronique de Johann Jakob Wick (XVIe siècle).

Au Moyen √āge quelques cas de sorcelleries et de sabbats sont signal√©es dans le Val de Li√®pvre. G√©n√©ralement ils se d√©roulaient sur une hauteur, √† proximit√© d'anciens emplacements connus pour √™tre des lieux de culte druidique ou pr√©-celtique. Dans le Val ou √† proximit√© on peut citer:

  • "la fontaine des Kersels" entre La Vancelle et Neubois
  • La "place de la Bataille" en aval de la "Jambe de Fer" vers Lubine : Une chemin forestier permet d'y acc√©der facilement par le Col de la Hingrie ou √† partir de la Chaume de Lusse
  • La Besse des Pentes (ou Besse des P√®nt) en aval de Best√©goutte, entre la Hingrie et Rombach-le-Franc
  • Le "Mont" : hauteur qui domine Musloch √† Li√®pvre et le Rain de l'Anneau √† Rombach-le-Franc
  • La "Roche des Sorci√®res", sous le Br√©zouard
  • Le Chalmont : montagne situ√©e au-dessus de Li√®pvre et La Vancelle, appel√©e autrefois le Ch√Ęnement parce que recouverte de Ch√™nes. Cette montagne est devenu le Chalmont d√©riv√© de Charlemont lorsque "Charlemagne" venait y chasser en compagnie de son ami "Fulrad" et plus tard son fils "Louis le Pieux".

Le sous-sol

Le sous-sol du Val d'Argent compte plusieurs failles o√Ļ se sont concentr√©es des mati√®res min√©rales qui ont √©t√© exploit√©es √† partir du Xe si√®cle par l'homme : argent cobalt, plombs, arsenic, cuivre‚Ķ L'exploitation des mines a profond√©ment marqu√© l'histoire de la vall√©e. On a recens√© aujourd'hui un millier de haldes. Le r√©seau de galeries souterraines repr√©sente une longueur d'environ 300 km creus√©es par la main de l'homme au cours des dix si√®cles qu'a repr√©sent√© l'exploitation des mines.

Exploitations minières dans la vallée

Le sous-sol de la vall√©e de la Liepvrette a connu au Moyen √āge d'importants travaux de recherches et d'exploitation.

La for√™t et les p√Ęturages

La for√™t et les p√Ęturages repr√©sentent l'autre √©l√©ment dominant de cette vall√©e. La for√™t du Val de Li√®pvre repr√©sente aujourd'hui une superficie de 6000 ha. Elle n'a pas toujours √©t√© aussi importante. Avec l'arriv√©e des anabaptiste aux XVIe et XVIIe si√®cles les flancs des montagnes ont √©t√© mis progressivement en culture pour les besoins des habitants et des troupeaux. Avec le recul de l'agriculture, la for√™t a de nouveau pris le dessus sur les montagnes. On y rencontre surtout le sapin et les √©pic√©as alors que le pin repeuple les anciennes p√Ętures de basse altitude.

L’agriculture de montagne

1re phase : des arbres malades, morts ou gravement stress√©s par la d√©shydratation (ici des Pinus contorta) sont attaqu√©s par des d√©foliateurs, puis par des scolytes
Seconde phase : Les arbres attaqu√©s par les scolytes (souvent group√©s) perdent leur √©corce. D'autres esp√®ces de scolytes ou d'insectes xylophages peuvent creuser plus profond√©ment le bois, favorisant la p√©n√©tration de champignons qui le d√©gradent plus rapidement (Certains scolyte ne consomment que le bois d'arbres tomb√©s)

Au XVe si√®cle le Val de Li√®pvre produisait en abondance des c√©r√©ales, du chanvre, des l√©gumes gr√Ęce √† son sol form√© d'alluvions. La r√©gion aurait continu√© √† √™tre dans l'aisance s'il n'y avait pas eu les guerres et invasions des XVIe et XVIIe si√®cles qui ont ruin√© les agriculteurs et rendus incultes de vastes terres faute de paysans.

Apr√®s la guerre de Trente Ans, pour rem√©dier √† cette d√©sertification, le duc de Lorraine et les seigneurs de Ribeaupierre favoris√®rent l'immigration, en accordant aux nouveaux arrivants des terres √† ceux qui acceptaient de les d√©fricher et en les exon√©rant d'imp√īts pendant dix ans. Le val de Li√®pvre sera repeupl√© de lorrains, de Bourguignons, de suisses. Parmi ces derniers, un grand nombre d'anabaptistes pers√©cut√©s dans leur pays prirent possession des fermes abandonn√©es dans les parties les plus abruptes de la vall√©e. En 1713 il y avait dans le seul Val de Li√®pvre plus de 80 familles d'anabaptistes qui ont d√©frich√© et mis en culture une grande quantit√© de terres, notamment en montagne. Au XIXe si√®cle la situation de l'agriculture est tr√®s florissante. Une grande partie de la population s'adonne au travail de la terre. Les propri√©t√©s rurales au-dessus de dix hectares repr√©sentent environ les 4/5e de la superficie agricole totale. On cultive surtout les c√©r√©ales, le houblon, le tabac, la betterave √† sucre, les arbres fruitiers et les vignes.

Au d√©but du XXe si√®cle, la situation de l'agriculture au Val de Li√®pvre s'est gravement d√©t√©rior√©e.En raison de la configuration des terrains (pentes souvent abruptes) les conditions de travail sont souvent plus difficiles qu'en plaine. En 1936, il y avait encore plus d'une centaine de fermiers dans le Val de Li√®pvre, alors qu'aujourd'hui on n'en d√©nombre √† peine plus qu'une vingtaine. L'agriculture de la vall√©e a subi le sort des vall√©es vosgiennes. Les dirigeants des organismes agricoles locaux s'efforcent cependant de rechercher les causes et les moyens pour y rem√©dier. L'une des causes √† cet abandon de l'agriculture de montagne est √† rechercher dans les deux guerres qui ont √©t√© tr√®s pr√©judiciables √† l'exploitation normales des fermes. Elles √©taient presque toutes situ√©es dans les zones de combat et ont √©t√© an√©anties ou gravement endommag√©es. Enfin l'existence tr√®s rude des agriculteurs de montagne, souvent isol√©s dans une nature tr√®s hostile, assi√©g√©s en hiver par des cong√®res de neige ont √©t√© une autre cause d'abandon des fermes par les jeunes g√©n√©rations. Ces derniers attir√©s par des emplois moins contraignants et plus r√©mun√©rateurs dans les agglom√©rations ont renonc√© √† poursuivre l'exploitation agricole au d√©c√®s de leurs parents.Actuellement le Val de Liepvre abrite encore des fermes aux productions vari√©es. Les paysans ont cr√©√© une association "Patrimoine Paysans de Montagne" dont le but est de faire conna√ģtre l'agriculture de la vall√©e et de ses produits. Des produits agricoles et artisanaux sont propos√©s venant essentiellemnt de la vall√©e et vendus directement par les producteurs. Chacun d'eux s'engage √† produire dans un souci de qualit√©, de respect de l'environnement, des produits priviligiant la transparence ainsi que le dialogue avec le consommateur.

La forêt, le bois

La Val de Li√®pvre est l'une des r√©gions les plus bois√©es de France. La gestion de la for√™t est assur√©e par l'Office national des for√™ts (ONF). Les principales essences de la for√™t sont : le sapin et le douglas (40%), l'√©pic√©a (23%), le pin (17%), le h√™tre (13%), le ch√™ne (5%), et divers autres bois (2%). Les coupes de bois sont exploit√©es en r√©gie g√©r√©es par l'Office Nationale des For√™ts. Le fa√ßonnage est ex√©cut√© par des b√Ľcherons. Le bois est vendu, fa√ßonn√© sur pied par adjudication publique. L'entretien des chemins, la mise en place de bancs et d'abris, les travaux de plantations, les indications et limites de parcelles sont assur√©s par une √©quipe d'ouvriers communaux encadr√©s par des techniciens. L‚Äôexploitation de la for√™t est l'une des pr√©occupations majeures des √©lus de la vall√©e.Le 26 d√©cembre 1999 jour de la Saint-√Čtienne des rafales de vents allaient an√©antir plus de 6 millions et demi de m√®tres cube de bois dans les for√™ts d'Alsace.A Li√®pvre les services de l'O.N.F. dressaient un premier inventaire en faisant √©tat de plus de 6500 M3 de bois tomb√©s dans les for√™ts de Li√®pvre.Des d√©g√Ęts du m√™me genre sont aussi √† d√©plorer √† Rombach-le-Franc, Sainte Croix-aux-Mines.

Le gibier occasionne souvent des d√©g√Ęts aux jeunes plantations par abroutissement des semis de sapin et par √©cor√ßage des perches d'√©pic√©a. Le d√©p√©rissement de la for√™t est un autre souci des √©lus de la vall√©e. Ce d√©p√©rissement touche particuli√®rement les zones au-dessus de 800 m√®tres d'altitude autour du Br√©zouard, Aubure, Fr√©land par des ph√©nom√®nes anormaux de coloration des feuilles, de mortalit√© des aiguilles de sapins et d'affaiblissement des arbres par pollutions azot√©es et sulfureuses, qui s'ajoutent √† la s√®cheresse, aux bostryche typographe et autres ph√©nom√®nes naturels tr√®s complexes. Ce scolyte s'attaque g√©n√©ralement aux √©pic√©as malades ou r√©cemment abattus. L'exploitation des for√™ts, dont un cinqui√®me est export√© en Allemagne et en Suisse, sous forme de grumes constitue une source importante de revenus pour l'industrie et les communes. A la fin du 19e si√®cle, on relevait dix scieries, dont sept √† Sainte Marie-aux-Mines, une √† Rombach-le-Franc, une √† Sainte Croix-aux-Mines. Aujourd'hui il n'y en a plus qu'une, la scierie Burger, situ√©e autrefois au centre de Sainte Marie-aux-Mines qui a renonc√© depuis de nombreuses ann√©es au sciage du bois pour se reporter et diversifier les activit√©s de l'entreprise √† l'industrie du bois dans de nouveaux b√Ętiments implant√©s dans la zone industrielle de Bois l'Abbesse pr√®s de Li√®pvre.

Forêt et tourisme

Le Val de Lièpvre a axé partiellement son développement économique sur l'activité touristique. La forêt constitue un atout majeur de cette politique. Elle accueille le promeneur et le cueilleur de champignons. Aujourd'hui, les massifs forestiers abritent divers types d'équipements touristiques destinés à attirer le visiteur.

  • sentier balis√©s du Club Vosgien
  • circuits √©questres et de VTT, cette discipline √©tant en plein essor
  • piste de ski de fond sur les hauteurs du col des Bagenelles
  • sentiers botaniques et parcours de sant√© (Sainte Marie-aux-Mines et Sainte Croix-aux-Mines)
  • aires de pique-niques, abri et refuges
  • camping (Li√®pvre, Rombach-le-Franc, etc..)

Tous ces aménagements sont liés à une forte augmentation de la fréquentation touristique aboutissant quelquefois à des frictions entre touristes et autres acteurs économiques de la forêt (chasseurs et sylviculteurs).

La chasse

Dans les d√©partements alsaciens et en Moselle, la chasse reste encore r√©gie par la loi locale. Des lots de chasse sont ainsi mis aux ench√®res tous les 9 ans. Le produit b√©n√©ficie aux communes concern√©es ; seul les propri√©taires de surface de plus de 25 ha d'un seul tenant peuvent chasser sur leur terre. Le Val de Li√®pvre compte ainsi plusieurs lots de chasse domaniale. La for√™t du Val reste giboyeuse. Le produit de la chasse constitue g√©n√©ralement une ressource importante pour les budgets communaux. Les versants de la montagne vosgienne du Val de Li√®pvre sont tr√®s recherch√©s par les chasseurs car on y pratique la chasse du grand gibier (cerf, chevreuil et sangliers). Les prix des baux de chasse √©tant tr√®s √©lev√©s on a assist√© ces derni√®res ann√©es √† des d√©gradations de la for√™t au point de ne plus permettre la r√©g√©n√©ration naturelle de certaines esp√®ces, en particulier le sapin. L'augmentation des populations de cervid√©s entra√ģnant un abroutissement des jeunes plants et √©cor√ßage des jeunes plantations causaient un pr√©judice pour les communes et les particuliers. A cel√† s'ajoute aussi les d√©g√Ęts caus√©s en pr√©s de fauche et en prairies par les sangliers. La caisse de compensation aliment√©s par les chasseurs compensent normalement les d√©g√Ęts provoqu√©s par les sangliers. .

La faune et la flore

MesangeBleu1.jpg

Un brocard

Les mammifères

Les for√™ts du Val de Li√®pvre sont essentiellement peupl√©es des grands animaux que sont les cerfs, les chevreuils et les sangliers. Cette esp√®ce s'est consid√©rablement d√©velopp√©e depuis les ann√©es 1950. Depuis 1955, les forestiers se plaignent des d√©g√Ęts occasionn√©s par les cervid√©s sur les jeunes pousses, par abroutissements ou d√©g√Ęts d'√©cor√ßage. Le cheptel est surtout abondant entre les vall√©es de la Li√®pvrette au nord, et celle de la Weiss au sud. Le chevreuil est un animal discret - que les forestiers allemands du d√©but du XXe si√®cle estimaient trop peu nombreux - s'est parfaitement acclimat√© dans la r√©gion. Les forestiers estiment que l'augmentation du cheptel des cervid√©s est incompatible avec une saine gestion de la for√™t, car les r√©g√©n√©rations naturelles sont an√©anties, les perchis, voire les jeunes futaies sont √©corc√©es par le cerf. Les forestiers n'ont pour l'instant trouv√© comme seule parade que l'engrillagement des jeunes pousses. En dehors de ces trois esp√®ces les plus fr√©quemment rencontr√©es, il faut √©galement citer le sanglier qui se reproduit assez facilement. Cette esp√®ce n'est pas consid√©r√©e par les forestiers comme "nuisible". On peut aussi citer le chamois qui a √©t√© introduit entre 1955-1956 au Markstein et qui s'est consid√©rablement d√©velopp√©. On le rencontre maintenant aussi dans le Val de Li√®pvre, √† Sainte-Marie-aux-Mines et √† Rombach-le-Franc, particuli√®rement √† la Hingrie dans les zones rocheuses. On le rencontre aussi occasionnellement au Bonhomme, √† Lapoutroie et √† Fr√©land ainsi qu'au Donon. La population de lynx du Donon semble plut√īt avoir √©migr√© du Palatinat que du Taennchel. L'ours qui peuplait encore le massif vosgien au Moyen √āge a compl√®tement disparu, bien que quelques animaux isol√©s aient √©t√© abattus plus tardivement au XVIIIe si√®cle. Au mammif√®re redout√©, le loup a surv√©cu plus longtemps dans les for√™ts du Val de Li√®pvre. Parmi les mammif√®res pr√©sents actuellement dans la r√©gion, il en est deux de la famille des f√©lid√©s dont la raret√© n'a d'√©gale que leur discr√©tion. Le chat sauvage, √† ne pas confondre avec le chat haret, chat domestique retourn√© √† l'√©tat sauvage, est rarement observ√© puisqu'il sort essentiellement la nuit. Il reste pr√©sent dans les massifs montagneux bois√©s de la r√©gion, comme au Chalmont ou dans les massif de l'Altenberg et du Taennchel. Consid√©r√© comme un animal nuisible par les chasseurs, il est encore "tir√©" r√©guli√®rement bien qu'il soit prot√©g√©.

Chouettes.
Un jeune lynx

Le lynx qui a √©t√© introduit en 1983 dans le massif du Taennchel √† partir d'un l√Ęcher situ√© en for√™t domanial de Ribeauvill√© semble s'√™tre tr√®s bien adapt√© et ne pose pas de probl√®mes particuliers. Cette esp√®ce tr√®s discr√®te a conquis les for√™ts du Val de Li√®pvre o√Ļ l'on a pu remarquer sa pr√©sence au "Grand Haut" pr√®s de la montagne du Chalmont et dans le Val de Vill√©. Le lynx avait compl√®tement disparu des Vosges. C'est pour cette raison qu'entre 1983 et 1993, 21 individus ont √©t√© r√©introduits dans le massif vosgien. Seul six animaux ont surv√©cu √† cette r√©introduction, mortalit√© li√©e √† des maladies, au braconnage et √† des accidents de la route. Une √©tude a d√©montr√© que les conditions de vie dans les montagnes des Vosges conviennent parfaitement aux lynx. Ils ont besoin de grands espaces et surtout de ne pas √™tre d√©rang√©s. Il faut ajouter que m√™me si cette esp√®ce n'avait pas √©t√© r√©introduit par l'homme, le lynx serait de toute fa√ßon arriv√© dans les montagnes des Vosges. Introduit depuis de nombreuses ann√©es en Suisse et dans le Palatinat, il commen√ßait √† traverser l'Alsace du sud et du nord.

Les li√®vres sont peu nombreux en for√™ts, bien qu'ils ne soient pas chass√©s. Le grand t√©tras ou coq de Bruy√®re, malgr√© une protection totale depuis une trentaine d'ann√©es a pratiquement disparu de la r√©gion. Il n'est repr√©sent√© que par quelques individus dont les places de chant se situent aux environs du Br√©zouard ou de la T√™te des Faux. Quelques g√©linottes sont signal√©es de temps √† autres, mais ne sont pas chass√©es. On rencontre aussi le renard, le blaireau, la martre, la fouine, la belette, divers pics, les geais, les corneilles, les buses, les vautours, et diverses chouettes et hiboux et la chauve-souris qui est de plus en plus menac√©e √† cause de l'activit√© humaine. La chouette hulotte de couleur gris-brun √† brun-roux vit surtout dans les sous-boisements entrecoup√©s de clairi√®res. Elle est visible quelquefois dans les hameaux un peu √©loign√©s des villages o√Ļ elle s'installe dans les fermes ou dans les falaises rocheuses. Elle est pr√©sente toute l'ann√©e. Le geai des ch√™nes, facilement reconnaissable gr√Ęce √† ses plumes bleues et noires est tr√®s pr√©sent dans la vall√©e. Il passe son temps dans les feuillages, sautant d'une branche √† l'autre ou se d√©pla√ßant en sautillant. Le h√©ron cendr√© est souvent visible au bord des rivi√®res ou sur les plans d'eau. Quelques sp√©cimens sont encore visibles sur les pr√©s de Bois l'Abbesse, Musloch ou √† la Hingrie. Une esp√®ce prot√©g√©e, la m√©sange bleue, interdit √† la chasse habite les for√™ts de feuillus, (ch√™nes surtout), les haies bordant les pr√©s, les vergers et les parcs. La m√©sange se nourrit de petits insectes et d'araign√©es, mais aussi de fruits, de petits insectes, de baies, de graines et de bourgeons.

La culture

La médiathèque

A la fin des ann√©es quatre vingt dix, le District d√©cide de mettre sur pied un √©quipement culturel, dans le cadre de la politique culturelle de la vall√©e. Une m√©diath√®que est envisag√©e d√®s 2002 qui est approuv√©e par le Conseil de Communaut√© des Communes. Ce projet b√©n√©ficie d'une aide du Minist√®re de la Culture et du Conseil g√©n√©ral du Haut-Rhin. Le reste, 20% de la somme reste √† la charge de la Communaut√©s des Communes. En septembre 2003 la constitution d'un fonds d'ouvrages est lanc√©e et on embauche √† cette occasion deux personnes pour classer et ranger les livres destin√©s √† √™tre emprunt√©s. La m√©diath√®que est inaugur√©e le 22 octobre 2004. Tous les habitants du Val de Li√®pvre peuvent aujourd'hui acc√©der √† 48 journaux et revues, 8000 romans, 8000 documentaires, 1200 bandes dessin√©es, 3200 CD, 1700 DVD et 500 bandes VHS. La m√©diath√®que qui se trouve √† la Villa Burrus √† Sainte Croix-aux-Mines organise aussi des expositions, des rencontres avec des artistes et des auteurs et souhaite ainsi d√©velopper, chez le plus grand nombre, enfants et adultes le go√Ľt de la lecture.

La t√©l√©distribution par le c√Ęble

En 1975 est mis en service une r√©gie intercommunale de t√©l√©distribution (RIT) destin√©e √† pallier l'insuffisance de la r√©ception des images de t√©l√©vision dans cette vall√©e encaiss√©e. Cette r√©gie fonctionne avec son propre Conseil d'administration et une √©quipe technique. Elle dispose de sa propre autonomie et d√©finit les orientations de d√©veloppement. Elle assure l'entretien du r√©seau c√Ębl√© et la production d'un programme local de t√©l√©vision, financ√© en partie par le district. En 1977, une antenne r√©ceptrice est install√©e √† La Pierre des 3 Bans, √† proximit√© d'Aubure qui permet d'acheminer le signal des √©missions de radio et de t√©l√©vision dans la vall√©e gr√Ęce au c√Ęble. Cette t√©l√©distribution permet ainsi de pallier les nombreuses zones d'ombre de la vall√©e. En 1994, 90% des habitants sont ainsi desservis par le r√©seau c√Ębl√© qui permet alors de capter 17 cha√ģnes. Au d√©but des ann√©es 2000, le RIT actualise son r√©seau et enfouit des gaines pr√™ts √† recevoir des fibres optiques. Cette modernisation du r√©seau c√Ębl√© de la vall√©e donne la possibilit√© d'acc√©der √† 25 cha√ģnes de t√©l√©vision et √† plus de 40 stations de radio. Par la suite, la R.I.T propose l'acc√®s √† la t√©l√©vision num√©rique en bouquets, sport, cin√©ma, jeunesse, d√©couverte et culture) en faisant appel √† l'op√©rateur Vialis install√© √† Colmar. Les efforts pour permettre l'acc√®s au haut d√©bit par le c√Ęble Internet ont √©t√© achev√©s en 2006. Le d√©fi pour la R.I.T est d'offrir √† ses abonn√©s les m√™mes services que ceux existants dans les grandes agglom√©rations pour un prix tr√®s raisonnable.

Télévision local du Val d'Argent (TLVA)

Les financements apport√©s par le Contrat de Pays permettent de cr√©er les premi√®res √©missions audiovisuelles locales comme les r√©trospectives annuelles. Un animateur est recrut√© en 1990, qui est charg√© de lancer √† titre exp√©rimental la T√©l√©vision locale du Val d'Argent (TLVA). Le programme est diffus√© tous les quinze jours. TLVA est cr√©√©e et financ√©e par le RIT et le District. TLVA monte v√©ritablement en puissance en 1991. Deux animateurs y travaillent, les moyens techniques augmentent et TLVA diffuse en plus du vid√©otex. En 1994, TLVA est r√©compens√© en tant que meilleure t√©l√©vision locale de France au festival des m√©dias locaux √† Marne-la-vall√©e. Elle est le m√©dia ayant alors le meilleur taux de couverture du Val d'Argent : 75% des habitants de la vall√©e visionnent syst√©matiquement chaque nouveau programme diffus√© en boucle chaque dimanche. En 1998, TLVA commence √† produire des journaux t√©l√©vis√©es hebdomadaires. depuis 2003, TLVA pait partie de l'ATILAC, (Association des T√©l√©visions d'Information locale d'Alsace Centrale). Son √©quipe r√©alise √©galement des programmes pour les communaut√©s de Communes de S√©lestat et de Marckolsheim. Depuis 2004, TLVA a son propre canal, fonctionnant continuellement pour les abonn√©s de la RIT. Cela permet √† la fois d'acc√©der √† l'actualit√© de la vall√©e, mais aussi de faire para√ģtre de petites annonces. Ce dernier service est enti√®rement gratuit.

Les cours d'eau

la Lièpvrette à Sainte Croix-aux-Mines

Le principal cours d'eau de la vall√©e est la Liepvrette qui prend sa source en amont du col des Bagenelles (750 m). Son trac√© est pour l'essentiel en territoire Haut-Rhinois. A Ech√©ry (Sainte Marie-aux-Mines) la Liepvrette r√©cup√®re les eaux de l'H√Ęte qui traverse le hameau historique de Saint Pierre et celle du Rauenthal, venu du Br√©zouard (1228 m), dont le nom est li√© depuis des si√®cles √† l'exploitation mini√®re. √Ä Sainte-Marie-aux-Mines, la Liepvrette re√ßoit aussi les eaux du Robinot, du Hergauchamp et de l'Isenbach qui d√©bouche du vallon de Saint-Blaise, autre hameau historique. Ensuite la Liepvrette grossie par les eaux en provenance de Sainte Marie-aux-Mines rejoint le village de Sainte Croix-aux-Mines. De l√†, elle re√ßoit, les affluents de la Timbach qui prend sa source au Hury, du Petit et du Grand Rombach, aliment√©s par de petits ruisseaux de la montagne, notamment du col de la Raleine, pour rejoindre le village de Li√®pvre. La Liepvrette re√ßoit ensuite les eaux du Rombach qui prend sa source au col de la Hingrie (749 m) qui parcourt un trajet de 8,5 km en r√©cup√©rant au passage les eaux des petits ruisseaux du Volbach, de Best√©goutte,de Biagoutte,de Naugigoutte, de Hargoutte et de la Vauri√®re. La Liepvrette se jette ensuite dans le Giessen, en amont de Scherwiller, pour rejoindre √† son tour l'Ill.

Démographie

Le Val de Li√®pvre a eu √† souffrir dans le pass√© de l'exode rural et de la fermeture de nombreuses usines, ce qui a entra√ģn√© une diminution de la population. En un si√®cle elle a perdu 10 000 habitants, soit la moiti√© de sa population.L'h√©morragie a √©t√© particuli√®rement importante √† partir de 1872 en raison du changement de nationalit√©, mais aussi sous l'effet g√©n√©ral de la d√©sertification des campagnes au profit des grandes villes. En 1990 la vall√©e comptait 10010 habitants et en 2005, 10710 habitants. L'h√©morragie semble d√©sormais enray√©e. L'objectif, selon les responsables de la vall√©e est d'atteindre √† terme une population de 12 000 habitants.

Le Val de Lièpvre: pays d'art et d'histoire

Calvaire de Hargoutte à Rombach-le-Franc (1720)

Le Val de Li√®pvre appartient d√©sormais au r√©seau national des villes et pays d'art et d'histoire. Il a obtenu cette reconnaissance √† la suite d'une convention entre la Communaut√© de Communes et l'Etat le 14 octobre 2005 et fait donc partie d'un r√©seau de 119 villes et pays √† travers toute la France. Le service du patrimoine met en Ňďuvre des actions toun√©es vers des actions p√©dagogiques, culturelles et patrimoniales. Une animatrice charg√©e depuis mai 2006 a la lourde t√Ęche de coordonner tous ces projets en menant des actions visant √† valoriser le patrimoine local. Ces actions visent notamment le public, les scolaires, les habitants mais aussi les touristes. Une brochure ¬ę Laissez-vous conter le Val d'Argent ¬Ľ a √©t√© √©dit√©e et de nombreux autres projets sont en cours de r√©alisation comme le centre d'Interpr√©tation de l'Architecture et du patrimoine( qui devrait ouvrir ses portes en 2008) ou encore des ateliers p√©dagogiques √† destination des scolaires alsaciens.

Le patrimoine

Porte datée de 1609 à Sainte-Marie-aux-Mines

Le Val de Lièpvre dispose de nombreux petits monuments, tels que les calvaires, bornes armoriales, fontaines, linteaux de portes, ponts, ou encore chapelles qui sont souvent très anciens. Les calvaires en grès des Vosges jalonnent les routes ou sentiers forestiers des cinq coins des communes du Val de Lièpvre. Les calvaires sont des vestiges inaltérables du petit patrimoine rural qui ont été installés à différentes époques par des habitants à la suite d'un évènement malheureux ou heureux. Par exemple à Rombach-le-Franc le calvaire le plus ancien est celui de Hargoutte qui date de l'année 1720.

Situation linguistique dans la vallée

Le val de Li√®pvre pr√©sente dans le domaine linguistique une originalit√© par rapport aux autres r√©gions fran√ßaises. Depuis des si√®cles, le val a toujours √©t√© un lieu de rencontre entre deux grandes langues europ√©ennes, et plus pr√©cis√©ment entre deux dialectes de familles diff√©rentes: un dialecte alsacien et un dialecte roman encore parl√© par certaines personnes √Ęg√©es. Entre ces deux dialectes in√©galement perm√©able l'un √† l'autre, il n'existe pas pas de compr√©hension spontan√©e en d√©pit de nombreux emprunts du roman vosgien √† l'alsacien. On peut tracer une ligne de d√©marcation entre les deux domaines linguistiques qui mat√©rialise localement la fameuse fronti√®re entre la langue romane et al√©manique. Au del√† du Col de Fouchy, englobant Rombach-le-Franc, Li√®pvre et Sainte Croix-aux-Mines on parlait pendant des si√®cles le dialecte roman ou welche de m√™me qu'une partie de la commune de Sainte Marie-aux-Mines. Une explication peut-√™tre fournie par l'arriv√©e de moines de Saint-Denis au VIIIe si√®cle et des moines de Gorze au Xe si√®cle qui ont occup√© la vall√©e et construits des abbayes: l'abbaye de Li√®pvre et d'Echery. Par la suite les moines perdant peu √† peu leur mainmise sur la r√©gion ce sont les ducs de Lorraine qui vont occuper cette partie du territoire favorisant ainsi le venue de populations lorraines qui emm√®nent avec eux leur langue et leurs coutumes.

La survivance du patois

La proximité de la frontière entre l'Alsace et la Lorraine a favorisé la rencontre entre les populations francophones et germanophones. Les premiers parlaient pendant très longtemps le patois welche, les seconds l'alsacien. Les différents toponymes que l'on rencontre dans la vallée attestent ce mélange des langues. Aujourd'hui le patois welche et l'alsacien sont beaucoup moins parlés par les jeunes générations de la vallée.

Le climat

Le climat au Val de Li√®pvre est de type continental. La barri√®re des Vosges prot√®ge en grande partie l'ensemble de la vall√©e de fortes pr√©cipitations et a pour cons√©quence que les pluies sont moins abondantes que de l'autre c√īt√© des Vosges gr√Ęce aussi √† l'effet de fŇďhn.En contre partie, la vall√©e, du fait de la proximit√© des montagnes est marqu√©e par des hivers froids et humides et des √©t√©s chauds moins suffocants. Le sommet des Vosges est enneig√© de d√©cembre √† avril. La grisaille et la brume sont moins marqu√©es durant la p√©riode d'hiver que dans la plaine. Revers de la m√©daille: les nuits d'hiver sont souvent claires et d√©gag√©es ce qui fait chuter fortement la temp√©rature par rayonnement et par l'air froid descendu des montagnes. Dans la journ√©e le soleil permet de gagner quelques degr√©s de plus que dans la plaine.

Tellure

En 2009, Tellure, le centre d'exploitation des mondes souterrains devrait commencer son exploitation. Il proposera aux visiteurs un voyage interactif et plein d'√©motions sur divers th√®mes: vie des mineurs, fi√®vre de l'argent, outillage et technique d'extraction ... Le concept se veut √©volutif et pourra aborder d'autres th√©matiques : sp√©l√©ologie, arch√©ologie. Des historiens, arch√©ologues, archivistes, techniciens mus√©ographes, architectes et plus de 60 m√©tiers de toutes sp√©cialit√©s mettent actuellement les bouch√©es doubles pour finaliser le projet. De nombreux partenaires m√©diatiques, institutionnels et touristiques participent √† son d√©veloppement et √† son plan de communication qui se veut de dimension europ√©enne. Le concept de Tellure est reconnu par divers organismes comme un site novateur et de qualit√© devant valoriser le Val d'Argent.

Personnalités liées à la région

Richer de Senones: Moine de l'abbaye de Senones et peut-être originaire du Val d'Argent

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Le Val de Galil√©e √©tait l'ancienne d√©nomination de la r√©gion comprise entre le confluent de la Meurthe avec le ruisseau de Robache que Saint Hydulphe baptisa Val de Galil√©e. Cette appellation a exist√© au moins jusqu'en 1049
  2. ‚ÜĎ Archives de Meurthe & Moselle B.739, n¬į5

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